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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 704
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 31 Mai 2013
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Egalement dans ce numéro
TIC
Un cadre de travail en réalité augmentée pour améliorer les relations sociales
Une jeune lycéenne invente un algorithme pour diagnostiquer la leucémie
Avenir
Peindre uniquement par la pensée !
Un robot pour vous aider à monter vos meubles
Le graphène va-t-il remplacer le silicium en électronique ?
Patrick Couvreur obtient le prix de l'inventeur européen 2013
Les robots d'assistance médicale entrent à l'hôpital
Matière
Vers une batterie zinc-air à haute capacité
Un minigénérateur piezoélectrique pour microcapteurs
Un arbre à vent pour produire de l'électricité dans son jardin
Une jeune chercheuse de 18 ans présente un concept de batterie révolutionnaire !
Le Japon inaugure la plus grande batterie au monde
Des plantes bioluminescentes pour éclairer nos villes !
Terre
Pourquoi les plantes poussent-elles vers la lumière ?
Des "feuilles artificielles" pour capter le CO2 ?
Vivant
Découverte d'un gène de l'orientation chez les abeilles
Des cellules-souches pour régénérer la moelle épinière
Un programme d’entraînement cérébral pour améliorer le sommeil des seniors
Une plante qui renaît après 400 ans d’hibernation !
La schizophrénie est-elle réversible ?
Un test sanguin pour détecter précocement la maladie d'Alzheimer
L'ADN -poubelle- jouerait un rôle-clé dans l'apparition du cancer
Le régime nordique abaisse le taux de mauvais cholestérol
Quand le cerveau s'auto répare après une lésion…
Les épilepsies de l’enfant provoquent des altérations précoces des facultés intellectuelles
Découverte d'un nouveau mécanisme de formation de synapses géantes dans le cerveau
Vers un médicament qui réduit les dommages cellulaires après une crise cardiaque
AVC : premiers résultats prometteurs d'un traitement par cellules-souches
La longévité des parents diminue le risque de cancer chez les enfants
Vers un vaccin universel contre la grippe
Les brûlures d'estomac augmenteraient sensiblement les risques de cancer de la gorge
La classification génétique des tumeurs progresse
En reprogrammant des lymphocytes, des chercheurs ouvrent une nouvelle voie en immunologie
Pour bien dormir, débranchez-vous !
Les restrictions caloriques bonnes pour le cerveau !
Le casque obligatoire réduit de moitié le nombre de traumatismes crâniens chez les cyclistes
Découverte d'une molécule-clé dans le déclenchement du cancer
Des cafards très darwiniens !
Les statines pourraient augmenter le risque de diabète
Un nouveau mécanisme moléculaire contre le cancer
Des récepteurs nanométriques pour détecter précocement le cancer de la prostate
La vitamine B confirme son effet protecteur sur le cerveau
Les antibiotiques, élixir de jouvence ?
Une nouvelle bithérapie efficace contre l'ostéoporose
Vers un traitement sans chirurgie du cancer du sein ?
Une nouvelle technique pour prévoir l'agressivité d'un cancer
Une substance issue de la camomille protégerait du cancer
Un enfant atteint d'une grave malformation est sauvé grâce à une imprimante 3D
Homme
Sommes-nous plus ou moins intelligents que nos ancêtres ?
L'homme s'est-il mis à marcher pour mieux explorer son environnement ?
Edito
Avons-nous bien conscience de la révolution sans précédent qui va être apportée par les Robots ?



Confronté au vieillissement inexorable de sa population et à une pénurie de main-d’œuvre croissante, le Japon est en train de basculer dans l’ère de la robotique polyvalente.

En 2012, il n’y a eu qu’un million de naissances au Japon, pour 1,2 million de décès et selon les prévisions du gouvernement, la population du Japon devrait descendre à 87 millions d’habitants en 2060, contre 128 millions aujourd’hui. .

La population japonaise est la plus âgée du monde. 23 % des Japonais ont plus de 65 ans (29 millions d’habitants) et cette proportion devrait monter à 42 % en 2060. A cet horizon, le Japon comptera plus de 9 millions d’octogénaires et au moins 300 000 centenaires, contre 45 000 aujourd’hui.

La population active de l’archipel suivra ce déclin démographique et devrait passer de 66 à 40 millions de personnes d’ici 2060 !

Quant au ratio de dépendance, il sera à cette échéance de 2060 d’une personne à charge pour un travailleur et devrait être dès 2025 de deux personnes à charge pour trois travailleurs.

Dans un tel contexte démographique, on comprend mieux que le Japon mise sur l’emploi généralisé des robots dans tous les secteurs d’activités économiques et sociaux.

L’industriel nippon Glory, spécialisé dans le traitement de la monnaie, a fait depuis trois ans le pari de la robotique intelligente dans une de ses usines. Avec l’aide de Kawada Industries, Glory a conçu un nouveau type de robot polyvalent, baptisé NextAge. En 2010, il n’y avait qu’un seul robot androïde dans les ateliers de Glory mais à présent cette usine en compte treize.

Contrairement aux robots de la génération précédente, NextAge a été conçu pour s’intégrer dans un environnement humain.

Ces robots sont capables d’effectuer une douzaine de tâches différentes et savent également choisir les outils spécifiques correspondant au travail à accomplir. Lorsqu’il a terminé l’assemblage de sa pièce, le robot la transmet à son voisin puis, comme le ferait un ouvrier humain, il remet de l’ordre sur son poste de travail et range les composants et les pièces dont il se sert.

Selon le directeur de cette usine-pilote, Katsuhiko Maruo, ces robots peuvent  déjà atteindre 80 % de la productivité d’un travailleur humain.

L’industriel japonais précise que chaque robot représente un investissement de 60 000 €, ce qui correspond au montant d’un an de salaire et de charges sociales d’un ouvrier.

Compte tenu du cadre fiscal japonais qui favorise les amortissements rapides dans le domaine de la robotique, Glory compte rentabiliser l’ensemble de ses robots en à peine deux ans. Ensuite, comme le souligne non sans fierté le directeur de l’usine, « Chacun de nos robots ne nous coûtera, hors frais de maintenance, qu’une quinzaine d’euros d’électricité par mois et surtout nos androïdes pourront travailler 24 heures sur 24 et sept jours sur sept ».

Néanmoins, cet industriel, qui connaît une forte croissance de son activité et de ses bénéfices, n’a pas réduit le nombre de ses employés - 320 à ce jour- car il considère que les ouvriers humains et les ouvriers robots sont complémentaires et que cette coopération améliore à la fois la productivité pour l’usine, la qualité des produits fabriqués et l’intérêt du travail pour les salariés

Mais au Japon, les robots n’envahissent pas seulement les usines, ils sont également de plus en plus présents dans l’immense secteur économique et social des services à la personne et notamment dans les établissements de santé.

Dernier exemple en date, le robot d’assistance médicale Riba. Ce robot-infirmier, dont la première version a été dévoilée en 2009, est le fruit d’une coopération entre le groupe Tokai Ruber et l’Institut de recherche public sur la santé.

Depuis cinq ans, ce robot n’a cessé d’être amélioré et il peut à présent soulever sans difficulté des malades pesant 80 kg.

Cet infirmier d’un nouveau genre fera son entrée dans les établissements de retraite japonais à partir de 2015 et devrait permettre de pallier en partie la pénurie croissante de personnel qualifié. Il manque en effet 700 000 aides-soignants et infirmiers au Japon et dans 10 ans, c’est plus d’un million et demi d’agents et d’employés qui feront défaut au système de santé japonais.

Bien conscient de ce déclin démographique et du vieillissement accéléré de sa population, le gouvernement nippon est bien décidé à faire de la robotique d’assistance médicale un des nouveaux moteurs de sa croissance industrielle économique.

Le gouvernement japonais veut à la fois conforter la  suprématie mondiale du Japon dans le domaine de la robotique avancée et répondre aux besoins médico-sociaux de sa population vieillissante. La recherche publique japonaise va donc continuer à investir massivement dans la robotique de services à la personne.

Mais le Japon ne doit pas seulement faire diminuer rapidement le prix unitaire de ces robots polyvalents nouvelle génération, condition indispensable à leur large diffusion dans la population, il veut également que ce type de robot soit entièrement pris en charge par le système de protection sociale japonais, afin d’inciter tous les acteurs du système de santé, médecins, hôpitaux, cliniques, maisons de retraite, à s’équiper massivement de ces nouveaux « auxiliaires » robotiques.

D’ici une vingtaine d’années, le marché de ces robots d’assistance médicale pourrait dépasser les 3 milliards d’euros selon le gouvernement japonais et les géants industriels nippons, forts de leur avance technologique, pourront alors s’imposer chez leurs voisins asiatiques touchés, eux aussi, par le vieillissement démographique, à commencer par la Chine.

Aux Etats-Unis, les robots d’assistance médicale font également une entrée remarquée dans les hôpitaux : En Californie, plusieurs établissements de santé viennent ainsi de se doter d’un nouveau type d’employé cybernétique, le robot RP-VITA. (Assistant télémédical autonome en présence virtuelle télécommandée)

Ce robot humanoïde  est muni d’un écran et doté de capteurs et de caméras qui lui permettent de se déplacer de façon autonome dans l’hôpital. Il peut également assurer une fonction très utile de dialogue et d’interface entre les patients et le médecin ou entre le médecin et le personnel soignant (CNET).

Les robots font également leur apparition dans des domaines d’activité plus inattendus. En France, un pharmacien, Pierre Chiarelli et un ingénieur, Jean-Noël Sallembien, ont mis au point, après plusieurs années de travail, le premier comptoir pharmaceutique robotisé du monde.

Baptisé Sellen, ce système robotique très innovant, qui équipe déjà une dizaine de pharmacies en France, peut non seulement reconnaître, trier, classer et ranger les différentes boîtes de médicaments mais il effectue toutes ces tâches plus rapidement et avec un plus faible taux d’erreur que le pharmacien humain. Ainsi libéré, le pharmacien peut consacrer plus de temps à son travail de conseil auprès des clients.

Les robots peuvent aussi être utilisés pour améliorer la prise en charge de pathologies psychiatriques lourdes.

Aux États-Unis par exemple, des chercheurs de l’Université de Vanderbilt (Tennessee) ont développé en coopération avec la firme française Aldebaran Robotic, un petit robot humanoïde baptisé NAO qui est destiné à aider les enfants autistes à améliorer leur communication et leurs relations sociales. .

NAO a été spécialement conçu pour pouvoir manifester toute une gamme de sentiments et d’émotions et permettre aux enfants autistes de sortir de leur isolement affectif et émotionnel.

Expérimenté pendant plusieurs mois dans une école maternelle anglaise, NAO semble avoir séduit les enfants et a permis de réelles innovations pédagogiques ainsi qu’une meilleure prise en charge des enfants autistes. Mais un robot comme NAO pourrait également avoir de multiples applications dans différents domaines et notamment dans l’aide aux personnes âgées.

Déjà, ce petit robot humanoïde autonome programmable de 57 cm de haut, doté de deux caméras, de quatre microphones, d’un système de communication et d’une multitude de capteurs, est présent dans plus de 200 établissements d’enseignement à travers le monde.

NAO, en raison de sa polyvalence et de sa souplesse de programmation, est d’ailleurs devenu le robot humanoïde le plus vendu au monde.

Autre exemple du développement de la robotique en France, la jeune société Cybedroïd, implantée à Limoges, qui a conçu Ariell, un robot humanoïde de 1,40 m de hauteur.

Ce robot, qui en est encore au stade de prototype, est clairement destiné à un large usage familial. Polyvalent, Ariell est doté d’un système de reconnaissance vocale et pourrait devenir un « employé de maison »  indispensable dans les années à venir.

Il peut en effet effectuer de nombreuses tâches : raconter des histoires aux enfants, surveiller la maison ou encore s’occuper des personnes en perte d’autonomie.

Dans ce foisonnement d’innovations robotiques, il faut également évoquer « The Robot Studio », qui a conçu un surprenant robot reproduisant avec une  fidélité époustouflante la mécanique et les articulations du corps humain. La conception de cet androïde s’est effectuée dans le cadre du programme de recherche européen Eccerobot qui devrait permettre des avancées décisives dans « l’humanisation « des déplacements et de la gestuelle des robots.

L’un des grands enjeux technologiques actuels de la robotique est de conférer aux robots une meilleure capacité de reconnaissance et de compréhension des objets dans leur contexte afin qu’ils puissent adapter leur comportement et leurs actions de la manière la plus judicieuse, en fonction des objets rencontrés.

Aux États-Unis, des chercheurs de l’Université Carnegie Mellon sont parvenus, dans le cadre d’un projet de recherche baptisé Lifelong Robotic Object Discovery (LROD), à faire reconnaître et identifier par un robot plus d’une centaine d’objets différents, grâce à une combinaison logicielle plus intelligente de plusieurs types de caméras et de capteurs.

Dans cette approche interactive, les scientifiques ont doté le robot HERB (Home-Exploring Robot Butler) d’un nouveau type de programme qui lui permet de découvrir de sa propre initiative les différents types d’objets qui constituent son environnement.

Les performances de ce robot HERB ont d’ailleurs dépassé les espérances des chercheurs quand ceux-ci se sont aperçus que ce robot avait pris seule la décision de numériser, à l’aide de son scanner 3D, un sac contenant des restes alimentaires qui avaient été oubliés dans les laboratoires. Ils ont également constaté que le robot, poursuivant sa démarche heuristique, avait ensuite élaboré l’enchaînement de mouvements qui lui semblait le plus efficace pour ramasser ce sac !

Les enjeux de ces recherches sont capitaux car demain, les robots familiaux et domestiques qui nous assisteront dans nos tâches quotidiennes devront être capables d’identifier et de manipuler très rapidement et de manière autonome, pour des raisons de sécurité évidentes (même s’ils disposeront d’un système d’aide à l’identification en ligne grâce à l’Internet des objets), des centaines de types d’objets différents.

Cette nouvelle génération de robots autonomes, polyvalents et plus intelligents est également en train de conquérir les usines. Aux États-Unis, la firme Rething Robotics, installée à Boston, s’apprête à mettre sur le marché son robot Baxter qui constitue un véritable saut en matière d’intelligence artificielle.

Contrairement à ses congénères, Baxter peut être opérationnel sans qu’il y ait besoin d’effectuer une programmation complexe de son travail. Il suffit en effet que son « tuteur » humain indique à Baxter, grâce à une interface graphique, les tâches et les gestes que celui-ci doit effectuer !

Ce robot, qui coûte environ 18 000 € dans sa version de base, est équipé de plusieurs caméras et de deux bras possédant 7 degrés de liberté.

Ce type de robot, d’un usage simple et intuitif, devrait rapidement s’imposer dans les usines et pourrait permettre aux économies développées, en association avec d’autres innovations technologiques comme les imprimantes 3D dont nous avons récemment parlé, de retrouver un avantage compétitif décisif et inciter les industriels à relocaliser une grande partie de leurs productions sur leur territoire.

Il est d’ailleurs frappant que, dans sa dernière grande étude prospective  intitulée « Les technologies de rupture qui vont transformer la vie et l’économie » (McKinsey), le cabinet Mc Kinsey place la robotique avancée (derrière l’Internet mobile, l’automatisation de la connaissance, l’Internet des objets et les réseaux en nuage), en cinquième position des 12 technologies qui vont transformer nos sociétés et nos économies à l’horizon 2025.

Le marché mondial de la robotique qui était d’environ 11 milliards de dollars en 2005 devrait atteindre les 30 milliards de dollars en 2015 et les 65 milliards de dollars à l'horizon 2025, selon la Japan Robotics Association.

La Fédération Internationale de la Robotique estime pour sa part que la seule robotique de services et de loisirs pourrait représenter un marché mondial de plus de 100 milliards de dollars en 2020, contre 20 milliards en 2012.

Mais la robotique est également en train de pénétrer des secteurs beaucoup plus traditionnels, comme l’agriculture qui cherche de nouveaux outils innovants pour améliorer sa productivité.

Aux États-Unis, un entomologiste, David Dorhout, a développé un nouveau type de robot autonome destiné à améliorer le rendement des terres agricoles, un impératif si l’on veut parvenir à augmenter de 70 %  la production agricole d’ici 2050 pour nourrir la population mondiale. Ce scientifique a conçu un étonnant réseau de robots, baptisé Prospero. Comme les insectes, ces machines agissent toujours en coopération et communiquent entre elles en permanence sur différents modes.

Elles sont également dotées d’une certaine capacité d’autonomie, ce qui donne à l’ensemble du système une grande souplesse et une grande efficacité. Ces robots semeurs savent analyser la nature et la composition du sol avant de planter leurs graines et savent également calculer, en intégrant en temps réel un grand nombre de paramètres environnementaux et physiques, la quantité de semences à planter sur une surface agricole donnée.

David Dorhout ne souhaite pas s’arrêter en si bon chemin et travaille à présent sur un autre type de robot destiné à entretenir et récolter les cultures. À terme, ce chercheur visionnaire est persuadé que l’assistance robotique s’imposera à l’ensemble de la chaîne de production agricole, ce qui n’enlèvera rien, bien au contraire, à l’intérêt du métier d’agriculteur qui devra définir une stratégie de production et coordonner ces différents outils technologiques.

On le voit, d’ici 10 ans, tous les secteurs d’activités économiques, production industrielle, agriculture, éducation, santé, services variés, seront massivement impactés par l’arrivée de nombreux robots de nouvelle génération qui, sans être « intelligents », n’en seront pas moins remarquablement polyvalents, souples, autonomes et évolutifs.

L’étude récente de Mc Kinsey sur les 12 technologies de rupture, étude que je viens de citer il y a quelques instants, estime d’ailleurs que le potentiel économique de la « robotique avancée » se situera dans une fourchette allant de 1 700 à 4 500 milliards de dollars à l’horizon 2025, et représentera alors un moteur de création de valeur et de richesse aussi important que ceux des biotechnologies et de l’énergie réunis ! (Business Insider)

Quant à la question de savoir si les robots ne deviendront pas un jour aussi intelligents que l’homme, elle reste ouverte et dépend largement de la conception que nous nous faisons de l’intelligence.

Si nous admettons une définition « utilitariste » de l’intelligence, définie comme un ensemble d’aptitudes logiques permettant d’agir de manière heuristique dans un environnement complexe et non prévisible, alors nous pouvons effectivement considérer, comme le futurologue américain Ray Kurzweil, que les robots pourraient devenir intelligents dès 2035, en extrapolant la courbe de miniaturisation des puces électroniques et celle de l’augmentation de la puissance informatique « embarquée » dont disposeront les robots dans 20 ans.

Mais si nous considérons, comme un grand nombre de philosophes mais également de cogniticiens, que l’intelligence humaine est inséparable de la conscience réflexive et de la dimension émotionnelle et affective qui nous habitent, il y a peu de risques ou, peu de chances que les robots puissent devenir réellement  intelligents avant longtemps.

Il n’en reste pas moins vrai que le développement rapide de cette « robotique avancée » au cours des prochaines années va poser des questions politiques et éthiques au moins aussi importantes que celles soulevées par les avancées des sciences de la vie.

On assiste d’ailleurs déjà aux États-Unis à un débat, dans les cercles intellectuels et juridiques, dont l’objet est de savoir s’il convient d’accorder certains « droits » aux robots et qui vise également à déterminer le niveau de « responsabilité » juridique personnelle de ces androïdes en cas de dysfonctionnement ou de dommages causés à l’être humain. Nous devrions également en Europe et en France commencer à réfléchir sérieusement sur ces questions.

Il nous faut enfin ouvrir un autre débat, tout aussi important : celui de la redistribution sociale de la richesse croissante qui sera créée par ces robots avancés. Cette question est d’autant plus cruciale qu’elle conditionnera largement le niveau d’acceptabilité de notre société vis-à-vis de ces androïdes évolués qui deviendront demain indispensables à chacun d’entre nous.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Un cadre de travail en réalité augmentée pour améliorer les relations sociales
Mercredi, 29/05/2013 - 14:04

Aux États-Unis, les entreprises commencent à s'intéresser aux potentialités de la "réalité sociale augmentée". Derrière ce concept, il s'agit de prendre en compte l'aménagement du cadre de travail pour améliorer la productivité des employés et développer les échanges entre eux.

Pour Ben Waber, co-fondateur et CEO de Sociometric Solutions, il devient capital pour les entreprises de collecter et d'exploiter, via les différents terminaux numériques, les données concernant leurs employés afin de développer des interactions sociales au sein de l'entreprise.

Contrairement à la réalité augmentée qui enrichit l'environnement perçu par nos sens en y ajoutant des informations, la réalité sociale augmentée concerne les structures et les réseaux qui évoluent en permanence pour répondre aux attentes et aux besoins d'un groupe spécifique d'utilisateurs.

Concrètement, Sociometric Solutions, propose aux entreprises des badges équipés de capteurs qui permettent de mesurer les déplacements des salariés et leur comportement au travail.

Les données ainsi recueillies permettent de modifier l'organisation physique des bureaux de manière à améliorer les interactions sociales dans l'entreprise et à développer l'esprit de coopération et d'innovation.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Huffington Post

WSJ

Une jeune lycéenne invente un algorithme pour diagnostiquer la leucémie
Mardi, 28/05/2013 - 12:00

Une jeune lycéenne américaine, Brittany Wenger, a mis au point un outil sur ordinateur permettant de diagnostiquer certaines leucémies.

Pour réussir cet exploit, cette chercheuse en herbe a créé un réseau de neurones artificiels qui analysent de manière comparative les profils génétiques des patients, afin de repérer ceux qui sont atteints de leucémie à lignée mixte (MLL),  une forme très grave de la maladie qui entraîne 60 % de décès après cinq ans.

Cette jeune surdouée a non seulement découvert que chaque type de cancer présentait une signature moléculaire différente mais également observé que certains gènes pouvaient servir de cible pour mettre au point  des médicaments nouveaux contre cette forme de leucémie.

Cette adolescente, passionnée par l'informatique et les sciences depuis son plus jeune âge, a déjà fait parler d'elle dans les médias en développant un programme d’intelligence artificielle destiné à diagnostiquer le cancer du sein. Ce programme très efficace permet d'évaluer le caractère cancéreux d'une tumeur avec une précision de 99 %. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MASHHABLE

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Peindre uniquement par la pensée !
Mercredi, 29/05/2013 - 18:46

Des chercheurs autrichiens dirigés par le Docteur Christoph Guger, de l'Université de Graz, ont réussi à mettre au point un système permettant de peindre et de dessiner en utilisant uniquement la pensée. Ce dispositif, baptisé "intendiX Painting", fonctionne comme un logiciel de dessin : il intègre plusieurs types d'outils et permet de dessiner un grand nombre de formes et de couleurs.

Les signaux cérébraux de l'utilisateur sont captés par des microélectrodes et sont ensuite analysés par le système.

Cet outil unique au monde a permis à Heide Pfützner, une ancienne enseignante atteinte de Sclérose latérale amyotrophique (SLA), de réaliser des peintures abstraites. Bien qu'elle soit complètement paralysée, Madame Pfützner, après plusieurs semaines d'entraînement, a réussi à maîtriser ce système et a pu commencer à peindre des tableaux.

Ces résultats encourageants ont conduit les chercheurs à aller plus loin et ils travaillent à présent sur un nouveau dispositif qui sera directement implanté dans le cerveau, pour permettre à l'ordinateur d'analyser plus rapidement et plus facilement les pensées de l'utilisateur.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NG

Un robot pour vous aider à monter vos meubles
Mercredi, 29/05/2013 - 18:41

Après deux ans de travaux, des chercheurs du MIT, dirigés par Ross Knepper, ont mis au point deux robots, baptisés Kuka youBots qui sont destinés à assembler les pièces des meubles du fabricant suédois IKEA.

Ces deux robots savent coopérer pour monter efficacement un meuble. Dans le cas du montage d'une table par exemple, le premier robot maintient en position les pieds et le second robot les vis à l'aide d'une pince.

Ces bricoleurs infatigables sont capables d'aller chercher les pièces dans le bon ordre, pour les assembler progressivement, grâce à un plan informatisé généré automatiquement à partir du descriptif du meuble.

Certes, pour l'instant, ces robots ne savent monter que des tables basses mais ils apprennent vite et pour IKEA, l'enjeu commercial est de taille. La société suédoise sait en effet que beaucoup de clients potentiels renoncent finalement à l'achat d'un meuble de la marque en étant découragés d'avance par son montage, souvent long et fastidieux.

Gageons que, dans quelques années, les week-end entiers passés à essayer de déchiffrer des notices de montage hermétiques et à chercher comment se fixent les poignées de l'armoire ne seront plus qu'un mauvais souvenir !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Digital Trends

New Scientist

Le graphène va-t-il remplacer le silicium en électronique ?
Mercredi, 29/05/2013 - 14:25

Une équipe de chercheurs du MIT, composée de Ray Ashoori, Andrea Young, Ben Hunt, Javier Sanchez-Yamagishi et Pablo Jarillo-Herrero, est parvenue à créer un wafer de 75 millimètres de graphène.

Ce résultat a pu être obtenu en combinant une couche de graphène, facilitant la circulation des électrons et une couche de nitrure de bore hexagonal, réputé pour ses propriétés isolantes, grâce à sa structure en nid d'abeille. Ce nouveau matériau hybride offre de grandes perspectives dans le cadre de la conception d'un nouveau type de transistors ultrarapides.

Ces travaux ont montré qu'il était également possible de graver un grand nombre de composants sur une seule tranche de ce matériau. Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont optimisé l'emplacement et l'alignement des atomes.

La prochaine étape de ces recherches consistera à réaliser un cercle imprimé complet sur une tranche de ce matériau composite.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT

Patrick Couvreur obtient le prix de l'inventeur européen 2013
Mercredi, 29/05/2013 - 14:14

Le chercheur Patrick Couvreur et son équipe de l'Université Paris-Sud/CNRS viennent de recevoir le 28 mai à Amsterdam le prix de l'inventeur européen 2013 pour leurs remarquables travaux portant sur l’ utilisation thérapeutique de nanoparticules en cancérologie.

Il y 36 ans, en 1977, un jeune chercheur belge travaillant à l'Ecole Polytechnique de Zurich, Patrick Couvreur, parvenait pour la première fois à encapsuler des médicaments dans des nano-particules biodégradables utilisables à des fins thérapeutiques.

Patrick Couvreur vint ensuite travailler à l'Université Paris-Sud et au CNRS et devint un acteur-clé dans le développement associé de la galénique (la forme individuelle sous laquelle sont agencés les principes actifs et les excipients qui constituent un médicament) et de la nanomédecine (terme générique qui désigne l'utilisation de différents types de "nanovecteurs" qui vont pouvoir transporter des molécules thérapeutiques et les acheminer exactement sur la cible à traiter.

L'encapsulation des médicaments à l'intérieur de minuscules capsules - 70 fois plus petites que les globules rouges et protégées par un revêtement biodégradable - permet de leur faire traverser sans encombre la circulation sanguine jusqu'à ce qu'ils atteignent leur lieu d'action. Cette approche permet, par rapport à la chimiothérapie classique, de limiter considérablement les atteintes aux tissus sains et autorise la délivrance de doses 10 fois plus importantes de médicament, ce qui accroît d'autant l'efficacité thérapeutique du traitement. En outre, la voie technique originale développée par Patrick Couvreur est la seule qui permette un taux d'encapsulation qui dépasse 50 %, contre environ 5 % pour les autres méthodes.

Actuellement, le cancer reste la première cause de mortalité dans le monde et la nanomédecine représente incontestablement une rupture thérapeutique majeure dans le traitement des cancers, surtout lorsque ceux-ci sont résistants aux chimiothérapies classiques.

Patrick Couvreur travaille à présent  sur la troisième génération de nanoparticules avec son équipe de recherche. Cette nouvelle génération de nanoparticules combine un anti-cancéreux, la gemcitabine, avec le lipide compact squalène, pour multiplier par dix l'efficacité anti-tumorale. Ce nouveau médicament subit actuellement les essais cliniques de phase III et devrait être autorisé par la FDA et les autorités règlementaires européennes en 2015.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

EPO

EPO

Les robots d'assistance médicale entrent à l'hôpital
Mardi, 28/05/2013 - 12:24

La Federal Drug Administration (FDA) vient d’autoriser la présence du robot RP-VITA dans les établissements de santé américains et ce robot vient de faire son entrée dans le centre médical Ronald Reagan en Californie.

RP-VITA joue un rôle précieux d'interface entre les malades et les médecins. Il permet notamment une télésurveillance médicale plus fine et humanisée. Il peut, en outre, accomplir un certain nombre de tâches administratives, au moment de la sortie de l'hôpital, ce qui constitue également une aide appréciable.

Mesurant 1,65 m, RP-VITA (Remote Presence Virtual Independent Telemedicine Assistant) a fait son apparition dans plusieurs hôpitaux californiens.

Via son écran, ce robot permet la téléprésence d’un médecin auprès d’équipes ou de malades distants. Le visage du médecin s'affiche sur l'écran, ce qui permet un dialogue interactif avec les patients et le personnel.

RP-Vita peut également, sur commande, se déplacer à l'intérieur de l'établissement hospitalier de manière autonome et il est capable, grâce à ses capteurs et à ses caméras, d'éviter ou de contourner les différents obstacles qu'il peut rencontrer.

Article rédigé par georges Simmonds pour RT Flash

intouchhealth

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Vers une batterie zinc-air à haute capacité
Jeudi, 30/05/2013 - 13:38

Des chercheurs de l'Université de Stanford ont mis au point une batterie zinc-air dont les performances sont supérieures aux actuelles batteries lithium-ion.

"Il y a aujourd'hui une demande croissante pour des batteries très performantes peu coûteuses et fiables, tant dans le secteur électronique que dans le secteur des transports et les batteries métal-air sont en mesure de relever ces défis", précise Hongjie Dai, professeur à Stanford et auteur principal de l'étude.

Les batteries zinc-air combinent l'oxygène atmosphérique et le zinc dans un électrolyte alcalin liquide pour produire de l'électricité. Au cours de la recharge, ce processus est inversé, régénérant l'oxygène et le zinc. Ce type de pile présente de nombreux avantages : un faible coût, une grande sûreté et une grande densité de stockage électrique.

Il restait cependant à surmonter l'obstacle du catalyseur et de la durée de vie limitée des électrodes en zinc. Pour y parvenir, ces chercheurs ont mis au point un nouveau type de catalyseur à base d'oxyde de métal non précieux et de nanotubes de carbone. Ces catalyseurs ont des performances et une longévité supérieures à celles de leurs homologues classiques, à base de métaux précieux.

Les chercheurs ont notamment travaillé sur un catalyseur utilisant l'oxyde de cobalt et l'hydroxyde de nickel-fer, ce qui permet d'obtenir une batterie zinc-air d'une densité énergétique plus de deux fois supérieure à celle de la technologie lithium-ion.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Stanford

Un minigénérateur piezoélectrique pour microcapteurs
Mercredi, 29/05/2013 - 18:43

MicroGen Systems, une start-up américaine, a développé un système piézoélectrique microélectronique (Mems), le Bolt, qui sera commercialisé dans quelques semaines. Ce dispositif innovant intègre un minuscule balancier qui produit de l’électricité grâce aux mouvements provenant  des vibrations.

Il suffit de poser ce petit boîtier à proximité d'une source de vibrations quelconque ( four à micro-ondes, ventilateur, congélateur) pour que celui-ci produise assez d'électricité pour alimenter un capteur sans fil, mais en utilisant seulement les fréquences de 120 Hz. Toutefois le dispositif existe également dans d'autres versions pouvant fonctionner sur d'autres gammes de fréquences couramment utilisées :  50, 60 et 100 Hz. Ce boîtier permet d'obtenir une tension allant jusqu'à 10 V, pour une puissance de l'ordre de 10 µW .

Ce système, qui aurait une durée de vie de plus de 20 ans, pourrait se substituer à terme aux piles boutons polluantes qui alimentent les micros-capteurs utilisés dans l'industrie, le bâtiment ou la sécurité et réduire les coûts liés au remplacement de celles-ci.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CU

Un arbre à vent pour produire de l'électricité dans son jardin
Mardi, 28/05/2013 - 10:45

Pourrons-nous un jour produire dans notre jardin l'électricité dont nous avons besoin à l'aide d'un "arbre à vent" ? Peut-être, si l'on en croit la société New-Wind qui a développé ce concept permettant l'utilisation énergétique du vent, même de faible puissance, qui circule dans les agglomérations.

Cet arbre artificiel est muni de feuilles pivotantes et produit de l'énergie dès que le vent atteint 2 m/s, au lieu de 4 m/s pour les éoliennes classiques.

Grâce à cette caractéristique, ces arbres à vent peuvent fonctionner jusqu'à 200 jours par an. Ces micros éoliennes urbaines sont constituées d'un tronc en acier et d'une structure souple et solide pouvant résister à des vents violents.

Grâce à la force du vent, ces "arbres" produisent un courant alternatif qui est transformé en courant continu. Cet arbre est proposé en deux modèles, l'un de 8 m et l'autre de 12 m, ce qui permet de les installer facilement dans son jardin, sans avoir besoin d'un permis de construire.

Un arbre de 8 mètres de haut peut produire jusqu'à 3,5 kWh d'électricité, ce qui correspond à la consommation moyenne d'électricité d'un foyer de quatre personnes ou encore à la consommation électrique d'une bonne vingtaine de luminaires. En théorie, trois de ces arbres peuvent fournir plus de 10 kWh, c'est-à-dire assez de puissance électrique pour recharger son véhicule électrique.

Autre avantage de ce système, au-delà d'un nombre minimum de feuilles, c'est-à-dire de micro turbine éoliennes, on peut augmenter ou diminuer dans une certaine mesure le nombre total de feuilles sur l'arbre de manière à atteindre la puissance électrique souhaitée.  

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

Word Press

Une jeune chercheuse de 18 ans présente un concept de batterie révolutionnaire !
Samedi, 25/05/2013 - 08:22

C'est bien connu, "Aux âmes bien nées la valeur n'attend pas le nombre des années". Il y a quelques mois, un jeune Américain de seulement 15 ans, Jack Andraka, mettait au point un nouveau test de détection précoce du cancer du pancréas.

Cette fois, c'est une jeune Californienne d'à peine 18 ans, Eesha Khare, d'être sous les feux de la rampe. Elle vient de remporter le concours international des sciences d'innovation, sponsorisé par Intel, en présentant au jury son projet de supercondensateur, un système qui pourrait à terme permettre de recharger son mobile en moins de 30 secondes.

Actuellement, les batteries sur le marché offrent une densité énergétique maximale de 5 Wh par Kg, contre 20 Wh par Kg pour le système présenté par Eesha Khare. Le supercondensateur sur lequel travaille cette chercheuse en herbe permettrait en outre 10 000 cycles de charge, au lieu de 1 000 cycles pour les batteries actuelles. Cerise sur le gâteau, ce système serait adaptable aux batteries des véhicules électriques.

Pour améliorer la densité d'énergie de ce supercondensateur, la jeune chercheuse a conçu un nouveau type d'électrode dont la nanostructure composite est faite de cristaux de dioxyde de titane et d'une enveloppe en polyaniline. Cette structure particulière permet de combiner une excellente conductivité et une grande densité d'énergie (Voir descriptif complet).

Gageons que le prix de 50 000 $ qu'elle vient de recevoir l'encouragera à poursuivre ses recherches !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Business Insider

The Huffington Post

Le Japon inaugure la plus grande batterie au monde
Vendredi, 24/05/2013 - 15:44

Le Japon va prochainement inaugurer une énorme batterie de stockage - la plus grande au monde - destinée à emmagasiner l’électricité issue des énergies renouvelables.

Cette batterie d'une puissance record de 60 MWh représente un investissement de 200 millions de dollars. Elle sera installée sur l'île d'Hokkaïdo et permettra de stocker le surplus d’électricité produit par les panneaux solaires et les éoliennes. Le gouvernement japonais devrait mettre en service cette batterie géante d'ici mars 2015.

Depuis le tragique accident de la centrale nucléaire de Fukushima, le Japon a fermé la quasi-totalité de ses centrales nucléaires et a perdu plus du tiers de sa capacité de production électrique.

Face à cette situation, le gouvernement a décidé d'accélérer la promotion des énergies renouvelables, ce qui suppose également l'adaptation des infrastructures de distribution électrique et l'installation de moyens de stockage énergétique de grande capacité.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Bloomberg

Des plantes bioluminescentes pour éclairer nos villes !
Vendredi, 24/05/2013 - 15:40

Verrons-nous un jour les rues et boulevards de nos villes éclairés grâce à des arbres biofluorescents ? Peut-être, si l'on en croit le projet américain "Glowing Plants".

Ce projet vise à produire des végétaux, plantes et arbres qui sont naturellement bioluminescents. Pour atteindre cet objectif, les chercheurs s'inspirent des capacités de certains animaux, comme la luciole, qui peuvent émettre de la "lumière froide", grâce à un mécanisme biochimique impliquant une enzyme spécifique, la luciférase.

En modifiant génétiquement, à l'aide d'une bactérie appelée Agrobactérium, un plant d'Arabidopsis, une plante de la famille des Brassicacées, ces chercheurs ont pu introduire dans le matériel génétique de cette plante un gène commandant la bioluminescence.

Pour l'instant, l'intensité lumineuse de ces plantes reste trop faible pour envisager de les utiliser en remplacement de l'éclairage public mais les chercheurs soulignent que la marge de progression énergétique reste très importante et qu'il est à la fois possible d'augmenter cette intensité et de multiplier la surface luminescente.

L'éclairage bioluminescent par des végétaux serait en outre neutre en matière d'émissions de CO2, un argument de poids quand on sait par exemple que la consommation énergétique de l'éclairage en Chine représente à elle seule plus de deux fois les émissions de CO2 de la France !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Glowing Plant

BBC

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Pourquoi les plantes poussent-elles vers la lumière ?
Jeudi, 30/05/2013 - 14:28

Des chercheurs de l’Université de Lausanne, dirigés par Le professeur Christian Fankhauser, ont pu démontrer qu'une substance, l'auxine, jouait un rôle-clé dans le développement et l'orientation des plantes vers la lumière.

Comme l'avait observé Charles Darwin en 1880, les plantes ont développé une panoplie de stratégies remarquables pour capter le maximum de lumière du soleil grâce à leurs feuilles.

Il suffit d'observer nos plantes d'appartement pour constater qu'elles se développent en s'orientant vers la lumière du soleil, afin de pouvoir extraire par photosynthèse l'énergie dont elles ont besoin.

Cette croissance des plantes vers la lumière est particulièrement importante au début de leur cycle de vie car un grand nombre de graines germent dans le sol et ne disposent que de faibles réserves de lipides et d'amidon. Il est donc vital que ces plantes puissent rapidement se développer de bas en haut et trouvent le chemin de la lumière.

Ce type de croissance orientée vers la lumière est appelé phototropisme et les chercheurs ont découvert que la molécule responsable de l'élongation cellulaire qui permet à la plante de s'orienter vers la lumière est une hormone, l'auxine. Ces travaux confirment ainsi hypothèse d’une molécule comme l'auxine, proposée en 1937 par le chercheur néerlandais Frits.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

The Plant Cell

Des "feuilles artificielles" pour capter le CO2 ?
Dimanche, 26/05/2013 - 11:34

La concentration de CO2 dans l'atmosphère a récemment dépassé la barre des 400 ppm (parties par million), d'après les mesures rendues publiques il y a quelques semaines.

Il faut remonter au moins à 800 000 ans en arrière pour retrouver un tel niveau de CO2 dans l'atmosphère et à cette époque, le niveau des mers était plus élevé de plusieurs mètres et la température moyenne plus chaude de 2 à 3 degrés. Compte tenu de l'inertie du système thermodynamique que représente la terre, même si nous cessions d'émettre du CO2 aujourd'hui, il faudrait des siècles pour que la quantité de CO2 présent dans l'atmosphère diminue sensiblement. 

Partout dans le monde, des équipes de recherches essayent de mettre au point des solutions technologiques pour capturer et séquestrer à la source le carbone émis par les activités humaines.

Des chercheurs de l'université de Columbia , dirigés par Klaus Lacker travaillent depuis plusieurs années sur un projet de "feuilles artificielles" qui permettraient de capter du CO2 plus efficacement que ne le font les végétaux par les mécanismes naturels de la photosynthèse chlorophyllienne.

Leur système utilise un filtre imprégné de carbonate de sodium. Piégé dans ce filtre, le CO2 permet de transformer le carbonate de sodium en bicarbonate. Il suffit en fin de processus, de récupérer le CO2 avec de l'eau.

D'autres voies technologiques sont également explorées, notamment celle qui consiste à combiner le CO2 avec de l'hydrogène pour produire des hydrocarbures ou celle qui vise à utiliser le CO2 comme source de nutrition pour la culture industrielle d'algocarburants.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NG

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Découverte d'un gène de l'orientation chez les abeilles
Jeudi, 30/05/2013 - 14:56

Lorsqu'elles quittent la ruche à la recherche de fleurs à butiner, les abeilles ne savent pas où se trouvent ces fleurs et sont incapables de se déplacer à l'extérieur de la ruche. Pourtant très rapidement, les abeilles apprennent à s'orienter sur de longues distances et à retrouver leur chemin dans un environnement changeant.

Des chercheurs de l'Université de l'Illinois ont découvert que si les abeilles parviennent à de telles prouesses, c'est grâce à l'activation d'un gène qui leur confère très rapidement le sens de l'orientation.

"Cette découverte explique enfin comment les abeilles sont capables de se déplacer et de s'orienter d'une manière aussi remarquable avec un si petit cerveau", précise Gene Robinson, professeur d'entomologie à l'Institut de biologie génomique de l'Université de I'Illinois.

Le gène de l'orientation chez les abeilles, baptisé Egr, s'active lorsque ces dernières doivent retrouver leur chemin dans un environnement inconnu. Ce gène de régulation est l'équivalent chez les insectes d'un facteur de transcription chez les mammifères.

Les chercheurs ont également démontré que l'activation de ce gène Egr n'a pas lieu sous l'effet  de l'apprentissage du vol ou de la mémorisation d'indices visuels mais uniquement en réponse à l'exposition des abeilles à un environnement inconnu.

Cette découverte confirme que certains des mécanismes moléculaires qui sous-tendent la plasticité comportementale sont conservés de manière remarquable au cours de l'évolution des espèces.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Phys

Des cellules-souches pour régénérer la moelle épinière
Jeudi, 30/05/2013 - 14:23

Une étude réalisée par une équipe internationale de recherche associant l'Université de Californie et des chercheurs tchèques, slovaques et néerlandais a montré que l'injection de cellules neuronales fœtales dans la moelle épinière endommagée de rats permettait une régénération des neurones lésés.

Ces chercheurs ont observé, après transplantation de ces cellules-souches, une nette amélioration de la locomotion et du tonus musculaire.

"Nous avons également démontré que les neurones greffés peuvent développer des contacts avec les neurones de l'hôte et rétablir un certain niveau de connectivité entre les neurones, de part et d'autre de la lésion", a déclaré Martin Marsala, l'un des chercheurs impliqués dans ce travail.

L'observation par IRM a confirmé la régénération partielle de la moelle épinière à la suite de la transplantation de ces cellules-souches.

Une autre équipe de l'Université de Wisconsin-Madison a annoncé qu'elle a réussi à obtenir une amélioration de la fonction musculaire chez des rats en utilisant des cellules-souches adultes de la moelle osseuse humaine.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wired

Un programme d’entraînement cérébral pour améliorer le sommeil des seniors
Jeudi, 30/05/2013 - 13:31

Une étude israélo-américaine réalisée chez 51 sujets âgés souffrant d’insomnie chronique a montré qu'un entraînement cérébral régulier de deux mois pouvait améliorer sensiblement la qualité du sommeil de ces personnes.

Ces travaux ont montré, dans le groupe ayant suivi le programme d’entraînement cérébral, une amélioration sensible des fonctions cognitives, par rapport au groupe témoin, notamment au niveau de la concentration et de la mémoire.

La comparaison de l'ensemble des paramètres du sommeil et des fonctions cognitives entre le groupe-témoin et le groupe de participants a par ailleurs confirmé que l'entraînement cérébral régulier était bien à l'origine d'une amélioration de la qualité du sommeil qui s'est traduite à la fois par une augmentation de la durée totale du temps de sommeil et par une réduction des réveils nocturnes.

Selon cette étude, l’entraînement cérébral pourrait améliorer le sommeil en réduisant les effets neurobiologiques du vieillissement, en améliorant la plasticité cérébrale.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PLOS

Une plante qui renaît après 400 ans d’hibernation !
Jeudi, 30/05/2013 - 13:26

Des botanistes de l'Université canadienne d'Alberta ont montré que certaines algues vertes, de la famille des bryophytes, pouvaient revenir à la vie, après avoir passé plus de 400 ans à l'intérieur d'un glacier, le Teardrop, sur l’Ile Ellesmere, dans l’Archipel arctique canadien.

Les chercheurs ont identifié une soixantaine d'espèces d'algues différentes et notamment les espèces Aulacomnium turgidum, Distichium capillaceum et Encalypta procera. Fait étonnant, ces plantes ont manifesté, après leur prélèvement, des signes de retour à la vie.

Ces recherches révèlent l'extraordinaire capacité d'adaptation de ce type d'algue et montrent que les organismes vivants possèdent des ressources insoupçonnées pour recoloniser leurs biotopes lorsque survient un réchauffement climatique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

La schizophrénie est-elle réversible ?
Jeudi, 30/05/2013 - 11:57

Des chercheurs américains de la Georgia Regents University ont montré que la surexpression d’un gène associé à la schizophrénie pouvait provoquer les symptômes de la maladie, mais qu’en rétablissant son expression normale il était possible d'inverser ces symptômes.

Pour parvenir à ces conclusions, Lin Mei, Dongmin Yin et Yongjun Chen ont d’abord modifié génétiquement des souris de manière à ce qu’elles présentent des niveaux différents de neuréguline-1, une protéine retrouvée à des niveaux élevés chez certains patients atteints de schizophrénie.

Ces scientifiques ont constaté qu'en ramenant la concentration de neuréguline-1 à un niveau normal les symptômes de schizophrénie disparaissent. Cette étude révèle donc un lien puissant entre des niveaux élevés de neureguline-1 et la schizophrénie.

Ces travaux ouvrent également une nouvelle voie thérapeutique qui consisterait à bloquer l'expression du gène commandant la neuréguline-1.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NEURON

Un test sanguin pour détecter précocement la maladie d'Alzheimer
Jeudi, 30/05/2013 - 11:51

Des chercheurs américains de la clinique Mayo ont mis au point une nouvelle technique qui permettrait de dépistage précoce de la maladie d'Alzheimer à partir de l'analyse d'un échantillon sanguin.

Ces chercheurs ont analysé des échantillons de liquide céphalo-rachidien de 45 patients (15 sans déclin cognitif, 15 avec des troubles cognitifs légers et 15 avec la maladie d'Alzheimer).

En utilisant une nouvelle technique, baptisée métabolomique, qui consiste à analyser certaines réactions biochimiques intracellulaires, ces scientifiques ont pu identifier des modifications significatives dans le liquide céphalo-rachidien et le plasma des sujets souffrant de la maladie d'Alzheimer.

Parmi ces modifications, les chercheurs ont notamment pu observer une transformation de la fonction mitochondriale et du métabolisme énergétique.

"Si nous voulons que les traitements de la maladie d'Alzheimer soient plus efficaces, nous devons absolument réussir à diagnostiquer cette pathologie avant l'apparition des premiers symptômes. Ces recherches montrent que cet objectif est à présent à notre portée", souligne Eugenia Trushina qui a dirigé ces recherches.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

SCIENCE DAILY

L'ADN -poubelle- jouerait un rôle-clé dans l'apparition du cancer
Jeudi, 30/05/2013 - 11:44

Des scientifiques de l'Université de Nottingham ont découvert que certaines séquences d'ADN non codant, encore appelé "ADN poubelle", parce qu'elle ne se traduit pas en protéines, semblent jouer un rôle important dans l'apparition de certains cancers.

Les chercheurs, dirigés par Cristina Tufarelli, ont notamment découvert qu'un élément génétique défectueux - la transcription chimérique LCT13 - est associé à l'inhibition d'un gène suppresseur de tumeur, le TFPI-2, dont l'expression est nécessaire pour empêcher l'apparition de certains cancers et le développement des métastases.

Commentant cette découverte, le docteur Tufarelli précise que "nous avons identifié une nouvelle voie par laquelle l'ADN non codant peut venir perturber le fonctionnement cellulaire normal, jusqu'à provoquer l'apparition d'un cancer. Nous allons à présent à présent essayer de comprendre le détail de ce mécanisme, ce qui devrait nous permettre de concevoir des traitements bloquant ce processus génétique propice aux cancers".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

University of Nottingham

Le régime nordique abaisse le taux de mauvais cholestérol
Jeudi, 30/05/2013 - 11:39

Une étude suédoise réalisée par l'Université de Lund vient de montrer qu'une alimentation de type nordique abaisse le taux de cholestérol et diminue sensiblement les risques de diabète et de maladies cardio-vasculaires.

Selon ces travaux, les personnes qui pratiquent régulièrement le régime nordique présentent des niveaux plus bas de "mauvais" cholestérol LDL et des niveaux élevés de "bon" cholestérol HDL.

Le régime nordique repose sur la consommation de baies, de légumes-racines (choux, betteraves), de volailles, de poissons gras (hareng et saumon) ainsi que de céréales complètes, source abondante de fibres. Ce type d'alimentation est très riche en antioxydants, en polyphénol et en oméga-3.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

AG

Quand le cerveau s'auto répare après une lésion…
Mercredi, 29/05/2013 - 18:31

Des chercheurs de l'Université de Californie, dirigés par Michael Fanselow, et le chercheur australien Bryce Vissel (Institut Garvan pour la recherche médicale de Sydney, Australie), ont découvert que certaines zones du cortex préfrontal sont capables de se substituer à l'hippocampe, lorsque cette région cérébrale, très impliquée dans les processus de mémorisation et d'apprentissage, devient incapable de fonctionner correctement à la suite d'une maladie ou d'une lésion.

Concrètement, ces scientifiques ont montré chez le rat qu'en cas de lésions de l'hippocampe, le cerveau met en place des circuits neuronaux alternatifs dans le cortex préfrontal afin de prendre le relais de cette aire cérébrale déficiente. Ce processus de substitution est d'autant plus étonnant que ces deux régions, hippocampe et cortex préfrontal, sont éloignées l’une de l’autre dans le cerveau.

La mise en évidence de cette plasticité inconnue dans la production de circuits neuronaux pourrait s'avérer très utile dans la mise au point de nouvelles thérapies contre la maladie d'Alzheimer et pourrait également déboucher sur de nouveaux traitements des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

Les épilepsies de l’enfant provoquent des altérations précoces des facultés intellectuelles
Mercredi, 29/05/2013 - 16:36

Les épilepsies de l’enfant entraînent souvent une diminution des performances cognitives et scolaires. De récents travaux menés par des chercheurs de l'université du Wisconsin montrent que ces altérations des facultés intellectuelles existeraient dès l'origine de ces épilepsies.

Ces travaux ont évalué 94 enfants âgés de 8 à 18 ans, atteints de différentes formes d’épilepsie : épilepsies bénignes, focales, temporales et frontales. Un groupe témoin composé de 72 enfants sains a également été constitué. Les enfants épileptiques ont été suivis par IRM et les participants des deux groupes ont été soumis à différents tests psychologiques.

Les enfants atteints d’épilepsies généralisées avaient des résultats aux tests de QI sensiblement inférieurs à ceux des enfants du groupe témoin. Les chercheurs ont également observé que les fonctions exécutives étaient plus altérées dans les épilepsies généralisées, alors que le langage et la mémoire verbale étaient davantage touchés dans les épilepsies localisées.

Au total, la moitié des enfants épileptiques présentait de sérieuses difficultés scolaires. Cette étude conclut que les différentes formes d’épilepsie, y compris les formes bénignes, entraînent des troubles précoces des facultés cognitives et de la scolarité.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

NCBI

Découverte d'un nouveau mécanisme de formation de synapses géantes dans le cerveau
Mercredi, 29/05/2013 - 14:32

Des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne en Suisse ont découvert un nouveau mécanisme de formation de synapses géantes dans le cerveau.

Ces travaux ont pu établir que le cerveau avait développé un circuit rapide qui permettait de traiter la localisation des sons dans l'espace en analysant les minuscules décalages temporels liés à la perception de l'information sonore par chacune des oreilles.

Ces recherches ont montré que la clé de voûte de ce système est le "Calice de Held". Il s'agit de la plus grande synapse identifiée à ce jour dans le cerveau.

Elle permet un traitement de l'information 10 fois plus rapidement que les autres types de réseaux neuronaux. Les chercheurs ont également découvert le rôle de la protéine BMP, qui semble commander la croissance de ces synapses géantes. Les chercheurs ont également montré que cette protéine n'était pas seulement impliquée dans la croissance de cette synapse géante mais semblait commander également la suppression de certains circuits neuronaux.

Cette protéine BMP jouerait donc un rôle important dans le développement de la connectivité du cerveau et pourrait ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques dans la prise en charge de certaines pathologies, comme l'autisme et la schizophrénie qui se traduisent justement par des dysfonctionnements majeurs de cette connectivité neuronale.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

Vers un médicament qui réduit les dommages cellulaires après une crise cardiaque
Mercredi, 29/05/2013 - 14:20

Une équipe internationale de recherche associant des chercheurs britanniques, néo-zélandais et américains, a montré qu'une molécule appelée MitoSNO pourrait sensiblement réduire les dommages consécutifs à une crise cardiaque.

Quand une personne est victime d'une crise cardiaque, l'irrigation du cœur ne se fait plus, ce qui entraîne des lésions plus ou moins graves des tissus concernés. Ces travaux sur la souris ont montré que le composé, appelé MitoSNO, protège le tissu cardiaque des lésions qui surviennent au moment où les tissus, privé pendant un certain temps d'oxygène, se retrouvent à nouveau brutalement irrigués, ce qui entraîne la production de molécules nocives, les radicaux libres, à l'intérieur des mitochondries.

La molécule MitoSNO est capable « d'éteindre »  les mitochondries au cours des premières minutes après le rétablissement du flux sanguin, ce qui limite l'accumulation des radicaux libres qui détruisent les cellules cardiaques.

Bien que ces recherches en soient encore à un stade préliminaire, la découverte de cet effet protecteur de la molécule MitoSNO ouvre une nouvelle voie thérapeutique très intéressante pour limiter les dommages subis par le cœur après une attaque cardiaque.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Cambridge

AVC : premiers résultats prometteurs d'un traitement par cellules-souches
Mardi, 28/05/2013 - 11:15

Une étude réalisée par l'Université de Glasgow, sous la direction du professeur Keith Muir, a montré que l'injection de cellules-souches dans le cerveau pouvait sensiblement améliorer l'état de patients ayant été victimes d'un accident vasculaire cérébral.

L'étude, réalisée sur neuf patients âgés de 60 à 80 ans, visait à évaluer le bénéfice thérapeutique d'une greffe de cellules-souches dans la partie endommagée du cerveau.

Les premiers résultats montrent que cette injection de cellules-souches a permis des améliorations sensibles de l'état des patients, sans entraîner des effets secondaires notables.

« Nous avons observé des améliorations surprenantes sur des malades qui étaient lourdement handicapés depuis plusieurs années. Nous avons notamment été surpris de voir que certains patients parvenaient à nouveau à marcher seuls et à reconnaître leur environnement. Et, ce qui est encore plus encourageant, c'est que ces améliorations sensibles semblent persister dans le temps », souligne le professeur Muir.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

BBC

La longévité des parents diminue le risque de cancer chez les enfants
Mardi, 28/05/2013 - 11:09

Une vaste étude internationale associant des chercheurs de l'Inserm, des universités du Michigan et de l'Iowa et de l'Université de l'école médicale Exeter, a pu montrer que les personnes dont les parents ont une durée de vie sensiblement supérieure à la moyenne avaient un risque global de cancer diminué de 24 %.

Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont analysé par génération les corrélations entre cause de décès des enfants et âge de décès des parents.

Travaillant sur 938 cas de cancer apparus au cours des 18 années de la durée de l'étude (de 1992 à 2010), les chercheurs ont constaté que le taux de mortalité globale diminuait pour chaque enfant de 19 %, pour chaque décennie de vie supplémentaire des parents au-delà de 65 ans.

Les enfants dont les mères étaient décédées après 85 ans voyaient leur taux de mortalité diminué de 40 % par rapport à la moyenne de la population.

Comme le souligne le Professeur William Henley, de école médicale Exeter, "Des études antérieures avait déjà montré que les enfants dont les parents avaient vécu très vieux avaient eux-mêmes plus de chances d'atteindre un âge avancé et moins de risques de maladies cardiaques. Mais cette étude est la première du genre à montrer que les enfants dont les parents ont vécu très vieux ont également sensiblement moins de risques de cancers".

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

Medical Xpress

Vers un vaccin universel contre la grippe
Mardi, 28/05/2013 - 11:02

Des chercheurs américains du National Institute of Allergy and Infectious Disease de Bethesda, dirigés par Masaru Kanekiyo, ont expérimenté chez le furet un vaccin qui pourrait permettre, en une seule injection, une protection efficace contre plusieurs souches du virus de la grippe.

Jusqu'à présent, le vaccin contre la grippe utilise des virus entiers inactivés et doit être "réactualisé" tous les ans, pour tenir compte de l'évolution du virus, qui ne cesse de muter. Mais ces chercheurs ont cette fois travaillé sur la cible principale des anticorps : l'hémagglutinine, une protéine présente à la surface du virus de la grippe qui permet sa fixation sur les cellules de l'organisme.

Les chercheurs ont réussi pour la première fois à créer une nouvelle molécule constituée d'un assemblage d'hémagglutinines de la souche H1N1 de 1997, sur un cœur de ferritine, une protéine naturelle de l'organisme qui a la propriété de former des sphères.

Cette technique innovante permet d'activer des anticorps contre la tige de l'hémagglutinine, une région difficile d'accès chez les virus. Ce type d'anticorps à large spectre possède une très grande efficacité et peut combattre simultanément plusieurs variants du virus de la grippe.

Comme le souligne Bruno Lina, responsable du laboratoire associé au Centre national de référence des virus de la grippe aux Hospices Civils de Lyon, "Cette approche très élégante constitue une véritable avancée en immunologie et devrait permettre d'améliorer considérablement l'efficacité des vaccins actuels".

Les essais réalisés sur le furet de ce nouveau type de vaccin ont montré qu'une seule injection permettait une protection immunitaire pouvant être jusqu'à 10 fois plus efficace contre différentes souches de grippe.

Fait remarquable, ce nouveau vaccin, utilisant l'hémagglutinine issue du virus de la grippe de 1999, a également permis de protéger les animaux contre la souche grippale de 2007. Il semblerait donc que ce vaccin soit bien en mesure de mobiliser efficacement le système immunitaire contre de futures souches de grippe, dont les mutations sont, par définition, encore inconnues des chercheurs.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Les brûlures d'estomac augmenteraient sensiblement les risques de cancer de la gorge
Mardi, 28/05/2013 - 10:26

Une étude réalisée par des chercheurs de la Brown University, à Providence (Rhode Island) et dirigée par le docteur Scott M. Langevin, a montré que les patients souffrant régulièrement de brûlures d'estomac présentent un risque accru de cancer de la gorge ou des cordes vocales.

Cette surprenante corrélation, ignorée jusqu'à ce jour, est le fruit d'un travail mené sur 631 malades américains atteints d'un cancer de la gorge ou d'un cancer des cordes vocales.

En faisant remplir aux malades un questionnaire très complet sur leurs habitudes et leur mode de vie, les chercheurs ont fait deux constatations importantes : d'une part, les malades qui, pourtant, n'étaient ni de gros fumeurs ni de gros buveurs mais souffrant régulièrement de brûlures d'estomac, présentaient un risque de cancer de la gorge ou des cordes vocales qui augmentait de 78 %.

D'autre part, les malades qui souffraient de brûlures de l'estomac et bénéficiaient d'un traitement à base de médicaments anti-acides réduisaient ce risque de 41 %.

Compte tenu de ces découvertes, les chercheurs pensent donc que le reflux gasto-oesophagien, considéré comme l'une des principales causes de brûlures d'estomac, constitue un facteur de risque indépendant en matière de cancer de la gorge et des cordes vocales. L'étude précise enfin que l'effet protecteur des médicaments anti-acides pour ce type de cancer mérite d'être mieux évalué.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CBS

Eurekalert

La classification génétique des tumeurs progresse
Mardi, 28/05/2013 - 10:20

Une vaste étude menée par le réseau américain TCGA (The Cancer Genome Atlas) vient de montrer, grâce à une analyse poussée du génome de tumeurs de l'endomètre, que ce type de cancer ne comptait pas deux mais quatre sous-types.

Le cancer de l’endomètre est le cancer gynécologique le plus fréquent. Il touche près de 7000 femmes par an en France et provoque chaque année plus de 2000 décès.

Actuellement, la cancérologie distingue les adénocarcinomes endométroïdes, qui ont un pronostic plutôt favorable et les adénocarcinomes séreux, au pronostic plus sombre. Mais en se livrant à une analyse très fine du génome de 373 tumeurs endométriales, cette nouvelle étude a montré qu'il existait en fait quatre grands profils génétiques différents pour ce type de tumeur.

Cette nouvelle classification génétique devrait permettre de proposer au malade des choix thérapeutiques plus efficaces et plus personnalisés.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CGA

En reprogrammant des lymphocytes, des chercheurs ouvrent une nouvelle voie en immunologie
Mardi, 28/05/2013 - 10:16

C'est peut-être l'un des dogmes de la biologie qui serait remis en cause par cette étude. Les recherches effectuées à l’université américaine de science et de la santé de l’Etat d’Oregon viennent en effet de montrer que le comportement spécifique des différents groupes de lymphocytes T n'est pas déterminé une fois pour toutes et peut être modifié.

Selon le cadre théorique actuel en immunologie, les lymphocytes T CD8+ reconnaissent les protéines apparentées au complexe majeur d’histocompatibilité (CMH) de classe I et les lymphocytes T CD4+ reconnaissent, pour leur part, les protéines spécifiques d’histocompatibilité de classe II.

Mais ces chercheurs, en modifiant un vecteur issu du cytomégalovirus, sont parvenus à "contraindre" les lymphocytes T CD8+ à s’intéresser au CMH de classe II, ce qui était considéré comme impossible jusqu'à présent.

Cette "rééducation" des lymphocytes pourrait ouvrir la voie à de nouveaux types de vaccins contre les rétrovirus et permet notamment d'envisager la mise au point de nouveaux vaccins qui seraient efficaces contre certains types de virus, jusqu'à présent hors d'atteinte d'une stratégie vaccinale.

Ces travaux démontrent qu'il est possible de produire un nouveau type de lymphocytes T, capables de mettre fin à l'impuissance du système immunitaire naturel vis-à-vis des rétrovirus. Ces recherches permettent également d'envisager le développement d'un vaccin préventif efficace contre le virus du Sida.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Pour bien dormir, débranchez-vous !
Lundi, 27/05/2013 - 08:30

Si vous voulez bien dormir et suffisamment longtemps, éteignez tous vos appareils électroniques et terminaux numériques !

Selon une étude réalisée par l'Ecole médicale de Harvard, l'exposition nocturne aux LED qui illuminent les différents écrans des appareils qui nous entourent perturbent les rythmes naturels du corps et peuvent non seulement augmenter les risques de perte du sommeil, mais également provoquer de sérieux problèmes de santé.

Cet excès de lumière artificielle altère la qualité du sommeil en ralentissant l'activité des neurones qui déclenchent l'endormissement  et en activant ceux de l'éveil, réprimant la mélatonine, l'hormone du sommeil.

Le Professeur Charles Czeisler qui a dirigé cette étude souligne qu’un nombre croissant de personnes vivent de manière complètement décalée en utilisant beaucoup trop tard dans la nuit les technologies numériques. Or, une réduction trop importante du temps de sommeil entraîne de graves problèmes de santé, tels que l'obésité, le diabète, la dépression et les maladies cardio-vasculaires.

L'étude rappelle que 30 % des salariés américains dorment moins de six heures par nuit alors qu'il y a 50 ans cette proportion n'était que de 3 % ! Au niveau mondial, on estime que les enfants dorment en moyenne 1h15 de moins par nuit qu’il y a un siècle.

L'Institut américain de médecine estime en outre qu'au moins 60 millions d'Américains ont des problèmes de santé directement liés à un sommeil insuffisant et de mauvaise qualité.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

Nature

Les restrictions caloriques bonnes pour le cerveau !
Lundi, 27/05/2013 - 08:15

Restreindre son apport en calories permet de perdre du poids, ce qui paraît logique. Mais ce qu'on sait moins, c'est qu'une diminution de l'apport calorique pourrait entraîner un accroissement sensible de la longévité chez l'homme et permettre également de vieillir en meilleure santé.

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), dirigés par Johannes Gräff, viennent de montrer sur des souris qu'une restriction calorique de 30 % pendant trois mois permettait de ralentir sensiblement la détérioration des cellules nerveuses et le déclin des facultés cognitives lié à l'âge.

Il semble que cet effet protecteur provienne du fait que les restrictions caloriques activent une enzyme appelée Sirtuine 1 (SIRT1) qui protège les cellules nerveuses de la dégradation liée au vieillissement. Mais ces scientifiques ont également montré qu'il était aussi possible d'obtenir le même effet protecteur sans recourir à un tel régime et en activant cette enzyme à l'aide d'un médicament.

L'étude souligne que "si ces résultats se confirment chez l'homme, cela ouvre la voie à une prévention chimique du vieillissement cérébral".  

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

The Journal of Neuroscience

Le casque obligatoire réduit de moitié le nombre de traumatismes crâniens chez les cyclistes
Lundi, 27/05/2013 - 08:00

De nombreux pays ont adopté des cadres réglementaires visant à rendre obligatoire le port du casque pour les cyclistes. Il faut en effet savoir que ce mode de transport multiplie par 10 les risques d'accident par kilomètre parcouru, par rapport aux automobilistes.

En outre, les cyclistes étant beaucoup moins protégés par nature que l'automobiliste, les accidents dont ils sont victimes ont un niveau de gravité plus grand. Pourtant, certaines associations continuent à contester, en matière de sécurité, la nécessité du caractère obligatoire du port du casque.

Des chercheurs Canadiens se sont penchés sur cette question et ont recensé l'ensemble des admissions de cyclistes dans les services d'urgence entre 1994 et 2008, période au cours de laquelle le port du casque pour les cyclistes a été rendu obligatoire dans certaines provinces. Cette étude a dénombré un total de 66 700 admissions pour l'ensemble du Canada, dont 30 % concernaient des traumatismes crâniens et 23 % présentaient des lésions cérébrales.

Ce travail a montré que plus de la moitié de ces traumatisés crâniens étaient âgés de moins de 18 ans, alors qu’ils ne représentent que 20 % de la population canadienne. Autre enseignement, le taux de traumatismes crâniens chez ces jeunes a diminué de 54 % dans les provinces qui ont rendu obligatoire le port du casque. Enfin, le pourcentage d'adultes traumatisés à la suite d'un accident de vélo n’a régressé que dans les provinces qui avaient rendu le port du casque obligatoire.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BJM

Découverte d'une molécule-clé dans le déclenchement du cancer
Dimanche, 26/05/2013 - 08:32

Des chercheurs américains de l'université de l'Illinois sont parvenus à désactiver une molécule appelée NF-kB, fortement impliquée dans le déclenchement de certains cancers.

NF-kB joue un rôle clé dans le système immunitaire mais sa forme active a été détectée dans le noyau de divers types de cellules cancéreuses et semble participer activement à la croissance des tumeurs cancéreuses.

Le Professeur Lin-Feng Chen, qui a dirigé cette étude précise que "Normalement, NF-kB ne se trouve pas dans le noyau cellulaire et n'est pas activée. Mais dans les cellules cancéreuses, la forme active de NF-kB peut être détectée dans le noyau sans aucun stimulus externe et cette activation rend les cellules malignes immortelles."

Le problème c'est que NF-kB peut à la fois avoir des effet négatifs ou positifs. Cette molécule peut, selon les circonstances, déclencher des cancers ou permettre à des cellules normales de se défendre contre une agression, une infection par exemple.

Pour contourner cette difficulté, les chercheurs ont choisi de bloquer l'action d'une autre molécule, appelée BRD4, qui peut désactiver sur commande NF-kB.

Les scientifiques ont montré sur des cellules de cancer du poumon cultivées en laboratoire l'efficacité d'un médicament expérimental, baptisé JQ1, qui interfère avec BRD4. Ces travaux ont également montré que ce médicament parvenait à bloquer l'interaction entre BRD4 et NF-kB et à désactiver les gènes impliqués dans ce type de cancer.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

CR

Des cafards très darwiniens !
Samedi, 25/05/2013 - 19:11

Depuis une vingtaine d'années, les méthodes utilisées pour détruire les blattes et autres cafards reposent sur l'utilisation d'appâts empoisonnés à base de sucre. Mais en moins de 10 ans, ces pièges sont devenus inefficaces. Les cafards ont recommencé à se multiplier, ce qui a fortement intrigué la communauté scientifique.

Selon une étude réalisée par le Professeur Silverman de l'Université de Caroline du nord, si les cafards se multiplient à nouveau ce n'est pas parce qu'ils sont devenus résistants aux insecticides mais pour une autre raison plus étonnante : ces insectes refusent de manger des appâts contenant du sucre !

Ces recherches ont également montré que cette répulsion pour le sucre était d'origine génétique et se transmettait de génération en génération.

Le Professeur Silverman se dit stupéfait par ce mécanisme. Il précise en effet que dans la majorité des cas les mutations génétiques entraînent la perte d'une fonction biologique. Mais cette fois, les cafards ont acquis une nouvelle fonction, en l'occurrence activer des capteurs sensoriels gustatifs de l'amertume en présence de glucose.

"Menacés d'extermination, ces insectes ont réussi en seulement quelques années à modifier génétiquement leur système gustatif et à transmettre à leur descendance ce nouveau caractère acquis, ce qui constitue une extraordinaire démonstration de l'efficacité de la pression du milieu sur les génotypes et confirme de manière éclatante la théorie synthétique de l'évolution".

Le professeur Silverman ajoute : "Il s'agit d'une réponse génétique très rapide face aux très fortes pressions de la sélection provoquées par les insecticides".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

LAT

Science

Les statines pourraient augmenter le risque de diabète
Samedi, 25/05/2013 - 19:00

En mars dernier, deux chercheurs, Mark Goldstein et Luca Mascitelli, avaient publié une méta-analyse concernant les relations entre la prise de statines et le risque de diabète de type-2. Ces chercheurs avaient conclu que les statines pouvaient élever le risque de diabète de 10 % environ (1 cas supplémentaire pour 1000 personnes traitées pendant un an) chez des patients d’âge moyen.

Une nouvelle étude canadienne dirigée par le Professeur Carter et portant sur 1,5 million de personnes vient de montrer que la prise régulière de statines pourrait augmenter le risque de 22 % par rapport à des médicaments plus faibles (1 cas supplémentaire du diabète pour 160 patients traités).

Les statines sont des médicaments largement utilisés pour faire baisser le taux de mauvais cholestérol dans le sang et réduire ainsi les risques de maladie cardio-vasculaire.

Selon cette étude, les patients traités par atorvastatine, rosuvastatine ou simvastatine avaient un risque accru de diabète par rapport à ceux traités par pravastatine.

Ce travail conclut que "même si le rapport bénéfice-risque reste nettement en faveur de la prise de statines, les statines les plus puissantes, lorsqu'elles sont prescrites à des doses élevées, devraient de préférence être réservées aux patients qui ne répondent pas à un autre traitement et présentent un risque global élevé de maladie cardiovasculaire."

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BMJ

BBC

Un nouveau mécanisme moléculaire contre le cancer
Samedi, 25/05/2013 - 18:46

Des chercheurs de l'Université de Montréal ont découvert un nouveau mécanisme moléculaire qui semble être en mesure de freiner la prolifération de certains cancers mais également d'autres pathologies où interviennent des croissances cellulaires anormales.

Ces scientifiques ont montré que la rapamycine pouvait ralentir la prolifération cellulaire en actionnant un mécanisme appelé TOR (Target of Rapamycin ou Cible de la Rapamycine).

Ces recherches ont également permis de découvrir que TOR fait partie d'un circuit qui contrôle l'arrêt de la division cellulaire et provoque l'envoi de messages via l'ARN pour un régulateur cellulaire clé appelé B-cycline.

Comme le précise le docteur Zenklusen, « il s'agit d'une découverte importante qui éclaire notre connaissance sur les mécanismes complexes d'interaction entre l'environnement et le contrôle de la croissance cellulaire. Nous avons été très étonnés de découvrir ce mécanisme faisant intervenir l'ARN pour coder une protéine régulatrice. »

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

Des récepteurs nanométriques pour détecter précocement le cancer de la prostate
Samedi, 25/05/2013 - 18:42

Après plus d'une décennie de travail, des chercheurs de l'Université de Californie Irvine ont découvert des marqueurs utilisables pour la détection précoce du cancer de la prostate dans l'urine.

Cette nouvelle technique pourrait permettre à terme de détecter très tôt et avec une très grande fiabilité plusieurs types de cancer et notamment le cancer de la vessie et le myélome.

"Notre objectif est de parvenir à un test qui ne coûte pas plus de 10 $ et qui soit utilisable très facilement", précise Reginald Penner, l'un des auteurs de cette étude.

Chaque année, 240 000 Américains sont diagnostiqués avec un cancer de la prostate  et 29.000 en meurent. Malheureusement, les tests actuellement disponibles ne permettent pas toujours de détecter ce type de cancer immédiatement et entraînent également des faux positifs, ce qui conduit à des traitements parfois inutiles et risqués pour les patients.

Ces chercheurs ont utilisé un nouveau biomarqueur, le PSMA, et ont également mis au point une technique qui utilise des capteurs électroniques très sensibles à base de récepteurs de protéines nanométriques.

Ce procédé permet de repérer de manière très fiable et très sélective les cellules cancéreuses dans l'urine.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Azonano

UCI

La vitamine B confirme son effet protecteur sur le cerveau
Samedi, 25/05/2013 - 08:10

Des chercheurs de l'Université d'Oxford dirigés par David Smith ont montré, par une étude réalisée en double aveugle contre placebo sur 158 personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer, que ces malades présentaient des taux élevés d'homocystéine, ce qui entraînerait une dégradation de leurs facultés cognitives, accompagnée d'une altération de la mémoire.

Dans cette étude, le premier groupe a reçu un cocktail de vitamine B et le second groupe un placebo. Ces essais ont montré que le groupe recevant une association de vitamine B avait deux fois moins de risque d'être touché par un déclin cognitif. Selon ces recherches, une supplémentation comprenant chaque jour 0,8 mg d'acide folique, 20 mg de vitamine B6 et 0,5 mg de vitamine B12 ralentiraient en moyenne de deux ans les premiers signes de déclin cognitif.

L'étude souligne qu'une supplémentation spécifique en vitamine B pour les sujets âgés présentant des niveaux élevés d'homocystéine pourrait permettre de retarder de manière significative le déclin cognitif chez ces personnes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

WPN

PNAS

Les antibiotiques, élixir de jouvence ?
Samedi, 25/05/2013 - 08:04

Des chercheurs suisses de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont montré qu'il était possible d'augmenter sensiblement l'espérance de vie des vers Caenorhabditis elegans en leur administrant un cocktail d'antibiotiques.

Ce traitement insolite a permis une augmentation de la durée de vie de ces vers de plus de 50 %. Comme le souligne Johan Auwerx, qui dirige ces recherches, "les vers ainsi traités ont non seulement vécu beaucoup plus longtemps mais étaient en meilleure forme".

Ce  résultat s'appuie sur la découverte par ces chercheurs d'un nouveau mécanisme impliqué dans le vieillissement et se déroulant dans les mitochondries, des unités intracellulaires chargées de fournir son énergie à la cellule.

Ces scientifiques ont d'abord réussi à élucider chez la souris un mécanisme génétique, impliquant trois gènes du chromosome2 qui semblent commander le processus du vieillissement. En diminuant l'expression de ces gènes, les chercheurs sont parvenus à augmenter de huit mois la durée de vie moyenne des souris, soit un gain de vie d'environ 20 %.

Cette équipe a pu actionner les mêmes mécanismes génétiques chez les vers en leur administrant des antibiotiques et leur durée de vie est alors passée de 20 à 30 jours. Selon ces travaux, la diminution de la concentration d'une protéine (la MRP) entraînerait dans les mitochondries une réaction biochimique provoquant cette augmentation de la durée de vie.

Reste cependant à confirmer par d'autres études que les effets du vieillissement peuvent être également ralentis chez l'homme avec ce type de traitement à base d'antibiotiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

EPFL

Une nouvelle bithérapie efficace contre l'ostéoporose
Vendredi, 24/05/2013 - 18:54

Les options thérapeutiques contre l'ostéoporose se sont diversifiées depuis quelques années mais il n'existe encore aucun traitement efficace permettant de restaurer les os lésés chez les malades souffrant de cette pathologie.

Une équipe américaine dirigée par Joy N. Tsai, du Massachusetts General Hospital de Boston a voulu évaluer sur 100 femmes atteintes d’ostéoporose la combinaison du tériparatide (hormone parathyroïdienne) et du dénosumab (anticorps monoclonal inhibant la résorption osseuse).

Ces femmes ont reçu pendant un an, soit cette bithérapie associant tériparatide et dénosumab, soit l'une ou l'autre de ces molécules.

Les chercheurs ont constaté aux termes de l'étude que les femmes ayant bénéficiée de la bithérapie présentaient une densité moyenne osseuse sensiblement plus élevée que celle ayant pris séparément l'une ou l'autre de ces molécules.

L'étude conclut que ce traitement combiné, associant le dénosumab et le tériparatide constitue une avancée thérapeutique significative par rapport à l'ensemble des traitements existants.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

LANCET

Vers un traitement sans chirurgie du cancer du sein ?
Vendredi, 24/05/2013 - 16:58

Une équipe de chercheurs japonais vient de réaliser une première mondiale qui pourrait marquer le début d'une révolution thérapeutique dans la prise en charge du cancer du sein.

Réalisée par l 'Institut national des sciences radiologiques, cette expérimentation vise à utiliser une radiothérapie par ions lourds qui émet un faisceau très directif pouvant être focalisés très précisément vers les cellules malignes.

Comme le souligne Kumiko Karasawa, responsable de ces recherches "si nous avons entrepris cet essai, c'est parce qu'à présent nous avons plus de moyens pour identifier les types de cancer du sein qui peuvent bénéficier de ce traitement".

Ce type de radiothérapie avait déjà été expérimenté contre les cancers du poumon et de la prostate mais n'avait jamais été testé contre le cancer du sein.

Contrairement à la radiothérapie conventionnelle, dont le rayonnement décroît rapidement en pénétrant les tissus, la radiothérapie par ions lourds permet une pénétration profonde dans le corps, sans perte d'énergie. La tumeur peut alors être mieux détruite.

Ces premiers essais ont été réalisés sur une vingtaine de patients âgés de plus de 60 ans et présentant des tumeurs de taille limitée, sans métastases. L'un des grands avantages de cette nouvelle technique est que ce type de radiothérapie s'effectue en seulement quatre jours, à raison d'une heure par séance, une durée bien plus courte qu'avec la radiothérapie classique.

Il faudra cependant un suivi médical strict d'au moins cinq ans pour évaluer précisément les bénéfices thérapeutiques de cette méthode et voir si elle peut éventuellement constituer une alternative à la chirurgie.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

JDP

Une nouvelle technique pour prévoir l'agressivité d'un cancer
Vendredi, 24/05/2013 - 15:34

Une équipe de recherche associant des scientifiques du CNRS, de l'Inserm et de l'Université Fourier de Grenoble a développé une nouvelle technique permettant de mieux prévoir l'agressivité d'une tumeur.

Ces travaux ont notamment montré que dans la plupart des cancers, on observe une activation anormale de gènes appartenant à d'autres tissus. Les chercheurs ont notamment découvert que dans le cas du cancer du poumon, les cellules malignes exprimaient des gènes spécifiques à la production de spermatozoïdes qui, normalement, devraient être "éteints".

Ces recherches ont également montré que dans la plupart des cancers, de nombreux gènes issus du placenta et de la lignée germinale s'activent de manière anormale et peuvent donc être utilisés comme biomarqueurs dans la détection et la caractérisation d'un cancer.

Les chercheurs ont montré, dans le cas du cancer du poumon, que 26 gènes spécifiques étaient associés à des types de tumeurs très agressives. Cette nouvelle approche génétique pourrait permettre de développer des stratégies thérapeutiques entièrement personnalisées dans la prise en charge des cancers.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Une substance issue de la camomille protégerait du cancer
Vendredi, 24/05/2013 - 15:27

Les progrès de la nutrition génomique ont montré depuis quelques années à quel point certains choix alimentaires pourraient avoir des effets bénéfiques, notamment en matière de prévention des cancers. C'est notamment le cas du lycopène, contenu dans les tomates, du sulphoraphane, contenu dans le brocoli, de la quercétine, contenue dans les pommes, ou encore de l'épicatéchine-gallate, contenu dans le thé vert.

Cette fois, des chercheurs de l'Université de l'Ohio ont découvert qu'une substance présente dans la camomille, l'apigénine, pourrait avoir un effet toxique sur les cellules cancéreuses. Des essais réalisés sur la souris ont en effet montré que l'apigénine avait la capacité de provoquer la mort des cellules cancéreuses et de rendre celles-ci plus sensibles à la chimiothérapie.

« Il est à présent démontré qu'une alimentation saine peut avoir un effet protecteur en matière de cancer mais nous ignorons encore largement quels sont les mécanismes biologiques et génétiques impliqués dans cette protection », souligne Andrea Doseff, chercheuse en génétique moléculaire à l'Université de l'Ohio. Celle-ci ajoute que « l'apigénine, par ses propriétés exceptionnelles, pourrait permettre une prévention alimentaire contre certains cancers ».

Ces travaux ont également montré que les affinités entre l'apigénine et les protéines hnRNPA2 rétablissaient l'épissage unique dans les cellules cancéreuses. Or, ces cellules deviennent précisément tumorales parce qu'elle présentent un double épissage.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

Un enfant atteint d'une grave malformation est sauvé grâce à une imprimante 3D
Vendredi, 24/05/2013 - 15:20

On connaissait déjà l'imprimante 3D dans l'industrie mais cette nouvelle technique est également en train de s'imposer rapidement dans le domaine biologique et médical.

C'est ainsi qu'un jeune garçon habitant l'Ohio, aux États-Unis, Kaiba Gionfriddo, a  réussi à surmonter des problèmes respiratoires potentiellement mortels grâce à cette technique d'impression 3D qui a permis de fabriquer sur mesure une petite prothèse en plastique qui a été implantée dans la gorge de l'enfant lorsqu'il avait deux mois et lui a permis de respirer normalement.

Collaborant avec les ingénieurs, les médecins ont réussi à concevoir en quelques jours cet implant en forme de tube qui a parfaitement rempli sa fonction et a sauvé la vie de l'enfant. Grâce à cette innovation thérapeutique surprenante, l'enfant est sorti de l'hôpital au bout de quelques semaines.

Agé à présent de 20 mois, l'état de santé global de cet enfant s'est considérablement amélioré et les médecins envisagent à présent d'ôter cet implant.

Rappelons qu'en début d'année, une autre équipe américaine avait réussi à concevoir et à produire par la même technique d'impression 3D une oreille biocompatible fonctionnelle.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

Daily Mail

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Sommes-nous plus ou moins intelligents que nos ancêtres ?
Mardi, 28/05/2013 - 10:39

Sommes-nous plus intelligents ou au contraire plus stupides que nos ancêtres vivant à l'époque de Louis-Philippe ?

Selon une étude de l'université d'Amsterdam, dirigée par le professeur Jan te Nijenhuis, les habitants du monde occidental auraient vu leur intelligence sérieusement décliner depuis un siècle et demi. Pour en arriver à cette conclusion alarmante, ces chercheurs ont réalisé une méta-analyse de quatorze études menées entre 1884 et 2004 et ayant toutes comme sujet l'évaluation de l'intelligence humaine, grâce à certaines mesures physiologiques et sensorielles objectives.

Chacune de ces études avait notamment mesuré le temps de réaction visuelle des participants. Ce temps constitue un bon indicateur de la rapidité avec laquelle le cerveau traite l'information et ce paramètre a été retenu par l'étude comme manifestation de l'intelligence. Entre le milieu du XIXe siècle et 2004, ce temps de réaction est passé en moyenne de 194 à 275 millisecondes, soit un allongement de 42 %. Selon cette étude, le QI moyen aurait donc chuté de 14 points au cours de cette période.

Mais comment expliquer un tel déclin ? Selon les chercheurs, il serait dû au fait que les femmes les plus intelligentes ont moins d'enfants que les autres et ce lien entre le nombre d'enfants et le QI serait très clair tout au long du siècle dernier.

Mais un autre spécialiste, le professeur Gerald Crabtree, de l'université de Stanford, souligne que la tendance des femmes les plus intelligentes à avoir moins d'enfants ne permet pas d'expliquer entièrement cette forte diminution du QI moyen global. Selon le professeur Crabtree, il est possible que l'intelligence humaine ait tout simplement commencé à décliner à partir du moment  où la pression de l'environnement et la sélection naturelle ont été moins fortes (et les conditions de vie meilleures), c'est-à-dire à partir du Néolithique, il y a 11 000 ans.

Toutefois, ce déclin général du QI en Occident ne fait pas l'unanimité dans la communauté scientifique. D'autres études menées au cours de ces 50 dernières années et notamment les travaux réalisés par James Flynn, de l'université d'Otago à Dunedin (Nouvelle-Zélande), ont au contraire montré une progression du QI de l'ordre de 21 points entre 1952 et 1982.

Les causes de cette augmentation importante du QI global seraient liées à des facteurs environnementaux : amélioration de la qualité de la nutrition, allongement et généralisation de la scolarité, amélioration globale de l'état de santé et enrichissement du milieu informationnel et culturel.

Le professeur Te Nijenhuis ne nie pas l'existence de ces facteurs environnementaux mais considère qu'en réalité, ceux-ci auraient masqué le déclin intrinsèque de l'intelligence humaine.

On le voit, ce débat dans lequel interviennent des considérations sociales, politiques et idéologiques, est loin d'être clos, d'autant plus qu'il faudrait que les scientifiques parviennent à s'accorder sur la définition exacte de l'intelligence, ce qui est loin d'être le cas.

Si l'on admet en effet, comme le propose la théorie des intelligences multiples de Gardner, qu'il existe une dizaine de formes différentes d'intelligence, on peut être conduit à émettre l'hypothèse que certaines formes d'intelligence ont très bien pu décliner au cours du siècle dernier alors que d'autres augmentaient…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Direct

The Huffington Post

L'homme s'est-il mis à marcher pour mieux explorer son environnement ?
Samedi, 25/05/2013 - 18:53

Selon une étude publiée par l'Université britannique de York, les premiers hominiens seraient devenus bipèdes non sous l'effet d'un brusque changement climatique mais plus probablement parce qu'ils étaient contraints d'évoluer dans des régions aux reliefs escarpés.

Jusqu'à présent, la théorie dominante postulait que les premiers hommes avaient quitté la forêt pour explorer la savane à la suite d'un brutal changement climatique. Se retrouvant dans un milieu où ils étaient bien plus exposés aux prédateurs divers, ces premiers hommes se seraient alors redressés pour survivre et auraient adopté le bipédisme.

Mais après avoir étudié l'évolution de l'anatomie des premiers hominiens et les milieux dans lesquels ils évoluaient, ces nouvelles recherches dirigées par Isabelle Winder en arrivent à la conclusion que le bipédisme se serait probablement développé en réponse à l'adaptation d'une exploration de régions à fort relief et non en réaction à un changement climatique et écologique.

Selon cette nouvelle hypothèse, les hominiens auraient décidé, il y a environ 6 millions d'années, de se réfugier dans les gorges rocheuses d'Afrique de l'Est dont le relief tourmenté leur procurait de nombreux abris. Obligés de se déplacer dans ce nouvel environnement escarpé, ces premiers hommes auraient fini par adopter le bipédisme, un mode de locomotion bien plus efficace sur ce type de terrain. Nos ancêtres auraient ensuite, grâce à la libération de leurs mains, bénéficié d'un fort développement cérébral qui leur aurait permis d'inventer et de combiner les premiers outils.

L'étude souligne enfin que "Cet environnement nouveau et très varié a probablement également contribué à développer certaines aptitudes nouvelles, telles que le sens de l'orientation, un mode de communication plus élaboré et des stratégies de chasse et de coopération sociale beaucoup plus complexes".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Antiquity

The University of York

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