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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 765
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 19 Septembre 2014
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Egalement dans ce numéro
Avenir
Les drones s'imposent dans l'entretien des bâtiments
Matière
Vers une production massive de méthanol à partir de CO2
Une équipe internationale de recherche découvre une diode de la taille d’une molécule
Vivant
Sommes-nous moins intelligents que nos parents ?
Un anticholestérol divise par 2 le nombre de crises cardiaques et d'AVC
Un nouveau médicament pourrait bouleverser la prise en charge de l'insuffisance cardiaque
Pour bien apprendre, il faut bien dormir !
Pourquoi arrête-t-on de bouger pour mieux écouter ?
Maladie d'Alzheimer : une nouvelle molécule prometteuse à l'essai…
Première implantation mondiale sur l'homme de cellules iPS
L’excès de sodium favoriserait les poussées de sclérose en plaques
Enfants prématurés : prévenir les lésions cérébrales avec une hormone
Le cancer laisse sa signature sur l'ADN…
Dengue : le vaccin de Sanofi Pasteur passe la phase III avec succès
Une nouvelle arme anti-bactérie dans les eaux chaudes du Vésuve !
Edito
Les robots envahissent l’agriculture !



D’ici 2050, la population mondiale va augmenter de près de 3 milliards d’habitants, ce qui correspond à la population actuelle de toute l’Afrique, de l’Europe et des États-Unis réunis ! Au cours des 20 dernières années, la population mondiale est passée de 5,7 à 7,2 milliards d’habitants et en même temps, selon les derniers chiffres publiés cette semaine par la FAO, le nombre d’humains souffrant de malnutrition a diminué de 209 millions et est estimé aujourd’hui à 805 millions de personnes. Ce recul de la malnutrition est encore plus remarquable exprimé en pourcentage de la population mondiale, puisqu’on constate que la part des habitants de la terre souffrant de la faim est passée de 17 % en 1994 à 11 % en 2014.

Parallèlement, la production mondiale de céréales a augmenté d’environ 25 % au cours de ces 20 dernières années, passant globalement de 2 à 2,5 milliards de tonnes. Mais pour faire face à la poussée démographique mondiale, l’Humanité va devoir produire environ 1 milliard de tonnes de céréales en plus d’ici 2050, ce qui va nécessiter, en supposant que les surfaces cultivables mondiales restent au niveau actuel, une augmentation moyenne des rendements céréaliers de l’ordre de 40 %.

Pour relever ce défi agricole mondial, tous les leviers vont devoir être utilisés : il faudra notamment réorganiser profondément au niveau international les circuits de production, de stockage et de vente des produits agricoles pour réduire au moins de moitié l’impensable gaspillage de la production agricole qui représente environ 40 % de manque à gagner en termes de produits alimentaires.

Des choix politiques difficiles devront également être faits en termes d’affectation des usages sur les surfaces de terres très importantes, potentiellement cultivables mais actuellement non exploitées, faute de rentabilité et de main-d’œuvre suffisantes. En effet, contrairement à une idée reçue tenace, notre planète ne craint pas la pénurie de terres cultivables : à cet égard, les remarquables travaux de Laurence Roudart ont montré que 2, 5 milliards d’hectares cultivables ne sont toujours pas exploités au niveau mondial et que, même en tenant compte des contraintes liées à la préservation des forêts, au développement des biocarburants et à l’extension des villes et des infrastructures, on pouvait encore mettre en culture au moins 970 millions d’hectares, ce qui est, en théorie, très largement suffisant pour assurer à l’ensemble de la population mondiale en 2050 une ration alimentaire de 3000 calories par personne.

Toutefois, ce scénario, bien que solide et réaliste, n’intègre pas une variable de taille, celle des effets considérables mais encore difficilement évaluables du changement climatique en cours sur les rendements agricoles et la production agricole mondiale.

Heureusement pour l’Humanité, des progrès scientifiques considérables sont intervenus récemment dans les domaines génétiques, génomiques et agronomiques et permettent d’envisager à moyen terme la mise en culture à grande échelle des nouvelles espèces de plantes agricoles qui seront capables de s’adapter à des conditions climatiques et météorologiques beaucoup plus difficiles. À titre d’exemple, une première cartographie du génome du blé tendre, qui compte 120 000 gènes (quatre fois plus que l’être humain) a été publié cet été par un groupe de recherches internationales et la carte complète de ce génome du blé devrait être disponible à l’horizon 2018.

Un autre groupe de recherches a également réussi à décrypter il y a quelques semaines le génome complet du « riz africain », une variété de riz très différente du riz asiatique qui est beaucoup plus résistante dans des conditions climatiques sévères.

Mais ces avancées scientifiques et agronomiques dans l’obtention de nouvelles espèces et variétés agricoles ne suffiront pas à elles seules à relever l’immense défi alimentaire mondial qui nous attend et qui consiste à augmenter de moitié la production agricole de la planète en 40 ans, tout en maîtrisant les coûts de production et de main-d’œuvre. Pour résoudre cette équation particulièrement difficile, l’agriculture et l’élevage vont également devoir accélérer leur mutation en basculant massivement dans l’ère du numérique et de la révolution robotique.

Heureusement, après des décennies d’expérimentation et de tâtonnements, les robots ont enfin fait leur entrée à la ferme. En Australie par exemple, l’Université de Sydney a développé un étonnant robot, baptisé LadyBird. Cette machine totalement autonome fonctionne grâce à l’énergie solaire et circule dans les rangées de plantations pour surveiller et analyser les plants. Ce robot a déjà passé avec succès de nombreux tests réalisés dans des champs de légumes mais se contente de surveiller la « bonne santé » des cultures et plantations. Grâce à ses nombreux capteurs, senseurs et caméras, il détecte rapidement d’éventuelles anomalies (présence de mauvaises herbes, animaux nuisibles, croissance trop faible) et avertit l’exploitant agricole qui peut ainsi prendre immédiatement les mesures appropriées

Mais les chercheurs australiens ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin et travaillent déjà au développement d’autres types de robots agricoles, capables non seulement de surveiller les cultures mais également de récolter ou de désherber sans intervention humaine. Ce type de machine est d’ailleurs déjà utilisé dans les vignes, avec le robot VitiRover, un étonnant petit véhicule à quatre roues chargé de tondre la végétation autour des ceps de vigne.

Pour être encore plus efficaces, ces robots agricoles sont de plus en plus souvent assistés par des drones qui permettent d’obtenir des vues aériennes très précises des cultures et de détecter pratiquement en temps réel les nombreux types de problèmes susceptibles d’affecter ou de diminuer la productivité agricole.

Ces nouveaux robots agricoles commencent également à être utilisés dans la fertilisation et permettent de réduire de manière très sensible l’utilisation de produits chimiques. Aux États-Unis, les producteurs de maïs du Middle-West commencent ainsi à utiliser un nouveau type de robot spécialement conçu pour fertiliser les champs de maïs et mis au point dans le cadre d’un projet de recherche de l’Université Carnegie Mellon.

Dans la culture du maïs, il est en effet crucial de parvenir à coordonner parfaitement l’apport d’engrais et le rythme de croissance très rapide de cette plante. Le problème est que, lorsque les tiges de maïs dépassent une certaine hauteur, il devient impossible de recourir aux tracteurs sans provoquer des dégâts. C’est à ce stade délicat qu’intervient le Rowbot, un petit robot à quatre roues motrices, capable de fertiliser, pour un coût moyen de 25 $ l’hectare, une bonne soixantaine d’hectares de maïs en une seule journée. La généralisation de ce nouveau type de robot devrait contribuer à réduire très sensiblement les doses d’azote en début de saison, qui polluent les cours d’eau lors de fortes pluies.

Les robots sont également en train de totalement transformer le secteur de l’élevage. Christophe et François Seynaeve, éleveurs depuis 25 ans à Serques, dans le Pas-de-Calais, utilisent depuis le début de l’année un nouveau mode de traite très sophistiqué qui a littéralement transformé le métier et la vie de ces agriculteurs.

Dans cette exploitation high-tech qui compte une soixantaine de bêtes, chaque vache est munie d’un collier électronique communicant qui permet au robot de la reconnaître et de lui délivrer la quantité exacte de concentré et de nutriments dont elle a la besoin. Pendant que ses vaches s’alimentent, le robot nettoie le pis puis quatre trayons à guidage laser viennent se positionner sur les mamelles de la vache. Ce robot obéit à un logiciel spécifique qui autorise une traite au minimum deux fois par jour, tout en limitant à quatre le nombre de traites journalières.

Selon ces éleveurs, l’utilisation de ce robot a totalement transformé leur métier et malgré son coût de 140 000 € (plus 20 000 € par an de coûts d’exportation) il va s’imposer rapidement dans le secteur de l’élevage en raison des gains de productivité qu’il permet mais également parce qu’il améliore considérablement l’intérêt de la profession et la qualité de vie des exploitants.

Il est vrai que l’ensemble des informations recueillies et gérées par le robot sont traitées par un logiciel très performant consultable à tout moment à partir du Smartphone de l’exploitant. Ce logiciel permet notamment d’alerter automatiquement par SMS l’agriculteur, dès qu’un événement important ou anormal se produit (un animal refusant de s’alimenter ou sur le point de mettre bas par exemple). L’exploitant peut ainsi suivre individuellement le développement de chaque bête et optimiser parfaitement l’ensemble de ses différentes productions et activités.

L’informatique a également envahi les outils et installations agricoles. Exemple : grâce à des logiciels spécifiques, les agriculteurs peuvent à présent ajuster parfaitement la vitesse de leur tracteur en fonction de la quantité de lisier ou de fumier à épandre. D’autres systèmes informatiques, couplés à des capteurs ultrasons, permettent à l'exploitant de savoir exactement quelle quantité d'aliment pour bétail il reste dans ses silos. Grâce à cette application, l’exploitant peut planifier ses livraisons et éviter tout risque de rupture de stock.

Mais ces systèmes informatiques et robotiques vont encore plus loin et peuvent adapter et individualiser en temps réel l'alimentation des animaux, en fonction de leur état et de leurs besoins, ce qui permet à la fois des économies substantielles et des gains importants de productivité…

Robotique, informatique et électronique permettent également des progrès décisifs en matière de sécurité et de confort de travail pour les agriculteurs. A l'Irstea, Institut de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture, on prépare déjà les robots agricoles autonomes et intelligents de demain avec le programme « Safe Platoon ». Il s’agit d’un convoi de cinq petits véhicules, commandé par le tracteur de tête qui est chargé de préparer et d’assurer la récolte.

Autre projet prometteur : le « Baudet-Rob », qui permet le transport de sacs et de récoltes en terrain difficile et se pilote à partir d’une tablette ou d’un smartphone. Ce système robotique, qui devrait rapidement s’imposer en viniculture et en arboriculture, réduit les risques d’accident et remplacera dans quelques années l’homme pour l’exécution des tâches pénibles ou dangereuses. En outre, ces systèmes robotique autonomes et modulaires, en « convoi » permettent de démultiplier la force et l'intelligence humaines puisqu'une seule personne  peut commander plusieurs machines. Aujourd’hui, on estime que les trois quarts des nouvelles installations agricoles intègrent des technologies numériques et de la robotique mais, avant la fin de la décennie, cette robotique autonome sera partout présente dans les exploitations agricoles.

Pour alimenter l’ensemble de ces systèmes et installations informatiques et robotiques terrestres, les agriculteurs pourront également compter sur un nouvel auxiliaire indispensable : le drone. Il y a quelques mois, de jeunes ingénieurs issus de l’Ecole supérieure d’informatique, électronique, automatique (ESIEA) à Paris ont ainsi créé en Poitou-Charentes la société Airinov qui propose aux agriculteurs des prestations sur mesure consistant à réaliser à l’aide de drones des images permettant d’établir un diagnostic précis de leurs surfaces cultivables. S’appuyant sur cet état des lieux détaillé, complet et rapide, l’exploitant peut ensuite réorienter éventuellement ses choix de productions et ajuster bien plus finement l’utilisation des engrais et désherbants, ce qui améliore l’état des sols et des nappes phréatiques, tout en permettant des gains de productivité et des économies pour l’agriculteur…

Même les maraîchers et l’agriculture « Bio » ont compris l’intérêt d’une utilisation judicieuse de ces nouveaux robots agricoles. Deux ingénieurs toulousains, Gaëtan Séverac et Aymeric Barthes, ont ainsi conçu un robot agricole baptisé « Oz » qui est capable de s’orienter  dans son environnement à l'aide d'une caméra vidéo et de biner sans tasser le terrain. « Grâce à notre robot, l’agriculteur n'a plus besoin de désherber et peut en outre éviter l’utilisation de  désherbants », souligne Aymeric Barthes. Ces ingénieurs ont fondé une petite société, Naïo Technologies, qui espère vendre dès cette année une cinquantaine de ces robots.

Mais l’ensemble de ces nouvelles technologies robotiques et numériques ne sont pas réservées aux pays développés et pourraient bien, à terme, révolutionner également les pratiques agricoles dans les pays émergents, notamment en Afrique. Des chercheurs de l’Université de Ouagadougou, en collaboration avec des chercheurs de l'Institut français de Recherche et de Développement (IRD), ont récemment mis au point une technique permettant de mesurer la pluviométrie, en se basant sur des informations recueillies par les opérateurs de téléphonie mobile, dans la transmission du signal entre deux pylônes. Les premiers résultats très positifs de cette technologie viennent d’être publiés dans la prestigieuse « Lettre des recherches en géophysique » ; ils montrent que cette innovation remarquable, qui pourrait être étendue à toute l’Afrique, permet de mesurer et de prévoir les niveaux de précipitations de manière bien plus précise et bien moins coûteuse que tous les outils actuels. Quand on connaît l’importance de la prévision des niveaux de pluies dans la production agricole et alimentaire en Afrique, on mesure mieux l’impact que peut avoir la généralisation d’une telle rupture technologique sur la vie des habitants de ce continent qui comptera plus de deux milliards d’habitants en 2050…

En février 2014, une étude de marché publiée par Wintergreen Research a estimé à 817 millions de dollars le marché mondial de la robotique agricole en 2013. Selon ce cabinet, ce chiffre pourrait être multiplié par vingt d’ici 10 ans, atteignant les 16,3 milliards de dollars d’ici 2023… En réalité, il est probable que ce marché se développe de manière encore plus importante, notamment à cause des immenses besoins que pourrait satisfaire la robotique agricole dans les pays émergents.

Il faut souhaiter que la France, qui dispose d’un niveau d’excellence reconnu dans les domaines de l’industrie agroalimentaire et de la recherche agronomique, maintienne son avance dans cette compétition technologique et industrielle majeure qui va profondément transformer la vie des 1,25 milliard de personnes qui travaillent la terre et dont à peine 20 % disposent aujourd’hui d’une aide animale ou mécanique quelconque !

Demain, quand il faudra nourrir près de 10 milliards d’êtres humains en leur proposant une alimentation de qualité à un prix abordable, issue de modes de production agricoles plus respectueux de l’environnement et de la santé, les robots agricoles intelligents deviendront totalement indispensables et les jeunes agriculteurs qui nourriront leurs populations dans 30 ans ne s’imagineront même pas comment il était possible de travailler sans ces auxiliaires dévoués et irremplaçables !

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Les drones s'imposent dans l'entretien des bâtiments
Mercredi, 17/09/2014 - 08:40

Des chercheurs allemands réfléchissent depuis 2011 à l’utilisation du drone dans le domaine du bâtiment. Christian Eschmann, chercheur à l'Institut allemand Fraunhofer, travaille sur un projet qui vise à utiliser des drones pour analyser l’état de construction d’immeubles dans des zones difficilement accessibles par l’homme. Le type de drone utilisé est un "octocopter"; ce dernier est pour l’instant piloté à distance mais devrait à terme devenir autonome et pouvoir évoluer seul autour ou dans un bâtiment.

Outre les 8 rotors qui permettent une navigation précise, l’octocopter est équipé d’une caméra haute-résolution lui permettant de prendre jusqu’à 1200 photos durant un vol de 15 minutes. Ainsi, toutes les images combinées donnent naissance à une visualisation 3D de l’édifice, alors que seule une version 2D est actuellement disponible grâce à la modélisation humaine sur des cartes.

A l’avenir, les chercheurs veulent créer un logiciel incluant des fonctionnalités inédites comme la reconnaissance de fissures, le traitement d’images ou encore l’accès à une base de données. A terme, l’idée est d’automatiser l’activité du drone grâce à différents capteurs.

Bien que ce robot ne puisse pas remplacer une intervention humaine, sa rapidité d'intervention constitue un avantage décisif. En effet, pour évaluer l'état d'un immeuble de 20 mètres sur 80, un ingénieur a besoin d'au moins deux jours, contre trois heures pour l’appareil. Ainsi, cette rapidité d’exécution permettra de détecter les défauts de construction très tôt, et donc de prendre des mesures de réparation en conséquence.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Fraunhofer

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Vers une production massive de méthanol à partir de CO2
Mardi, 16/09/2014 - 11:07

La demande énergétique mondiale reste encore assurée à 85 % par les énergies fossiles, largement responsables du réchauffement climatique. Face à cette évolution, le développement massif des énergies renouvelables ne suffira pas et il faudra également aller vers des ruptures technlogiques en matière de séquestration de CO2 et de production de biocarburants.

Des chercheurs de l'Iramis (laboratoire de Chimie de Coordination des Éléments), au CEA, ont réussi à produire du méthanol à partir d'acide formique avec un rendement de 50 %, une efficacité bien supérieure à celle atteinte jusque-là (2 %). Pour obtenir un tel résultat, les chercheurs ont développé un modèle de catalyse à base de ruthénium, métal dix fois moins coûteux que l'iridium, l'élément utilisé jusqu'à présent pour la formation de méthanol. Ces résultats ont été publiés en ligne le 2 août dans la revue Angewandte Chemie.

Composé utilisable aussi bien dans les piles à combustible à convertisseur intégré que dans les moteurs à combustion, le méthanol pourrait fournir la clé d'une production de carburant à haute densité énergétique, à partir de ressources renouvelables. Il peut en effet être formé à partir de la réduction à six électrons d'une matière carbonée renouvelable, le CO2. Cependant, les catalyseurs existant pour la transformation directe (électrolyse) du CO2 en méthanol ne sont ni efficaces ni sélectifs et l'hydrogénation du CO2 pose des problèmes liés à l'utilisation de hautes pressions.

La réduction à deux électrons du CO2 vers l'acide formique est, quant à elle, efficace et bien maîtrisée. Une alternative intéressante pour convertir le CO2 en méthanol serait donc d'utiliser l'acide formique comme relais, à condition d'être ensuite capable de convertir efficacement ce dernier en méthanol.

L'utilisation du ruthénium au lieu de l'iridium présente un avantage économique certain, ce métal étant plus de dix fois moins coûteux que l'iridium. Le mécanisme de la réaction a été étudié par une approche duale, expérimentale et théorique, qui a permis de mettre en évidence les intermédiaires réactionnels et les espèces catalytiques impliqués dans la formation du méthanol. Il a ainsi été montré que l'espèce active en catalyse était un complexe hydrure de ruthénium capable de redistribuer efficacement la liaison C–H de l'acide formique.

Cette réaction permet donc de former du méthanol et deux molécules de CO2 à partir de trois molécules d'acide formique. Le bilan carbone total est ainsi favorable puisque trois molécules de CO2 sont nécessaires pour préparer trois molécules d'acide formique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wiley

Une équipe internationale de recherche découvre une diode de la taille d’une molécule
Vendredi, 12/09/2014 - 15:06

Des chercheurs de L’Université catholique de Louvain (UCL) et l’Université de Stanford (Californie) ont découvert une diode de la taille d’une molécule. Le secteur de l’électronique a aujourd’hui principalement recours au silicium. Mais cet élément largement utilisé pour la production des transistors possède des limites physiques intrinsèques, c'est pourquoi tous les laboratoires cherchent à developper d'autres types de substrats.

Les chercheurs de l’UCL, en collaboration avec Stanford, ont identifié et modélisé les caractéristiques d’une molécule composée entièrement de carbone. "Elle se comporte donc comme une diode mais à l’échelle d’une molécule, c’est-à-dire de quelques nanomètres !", explique l’UCL qui ajoute "Ce nouveau type de composant électronique ouvre des possibilités nouvelles de miniaturisation pour les futurs ordinateurs, tablettes et autres dispositifs électroniques".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Phys

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Sommes-nous moins intelligents que nos parents ?
Jeudi, 18/09/2014 - 08:40

En comparant les résultats d’un test de QI donné aux militaires danois de 1998 à ceux des Danois d’aujourd’hui, des chercheurs de l'Université de Copenhague ont observé une baisse moyenne du QI de 1,5 point. Selon cette étude, l'une des raisons de cette diminution pourrait être liée au fait que la population étudiée aurait atteint notre seuil maximal d’intelligence.

Plusieurs autres raisons sont toutefois évoquées par les chercheurs : le déclin de l’éducation, la possibilité que les gens intelligents se reproduisent de moins en moins ou encore une accentuation de la rapidité des modes de vie.

Entre les années 1930 et 1980 aux Etats-Unis, l’humanité aurait connu ce que l’on appelle le "Flynn effect" - du nom du chercheur qui l’a mis en lumière, à savoir l’augmentation constante du Quotient intellectuel au sein des populations en raison d’une amélioration des modes de vie.

Richard Lynn, psychologue à l’Université d’Ulster au Royaume-Uni, a par ailleurs confirmé cette théorie en calculant le déclin du potentiel génétique humain. Pour cela, il a comparé l’intelligence collective des années 1950 à celle des années 2000 et a constaté une baisse de 1 point. Une autre étude encore a confirmé cette tendance au déclin : celle de Michael Woodley de l’Université libre de Bruxelles. Selon lui, les temps de réactions seraient bien supérieurs à ceux observés à l’époque victorienne…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Université de Copenhague

Un anticholestérol divise par 2 le nombre de crises cardiaques et d'AVC
Jeudi, 18/09/2014 - 08:35

Selon une étude annoncée au cours du récent congrès de la Société européenne de cardiologie, l'anti-cholestérol "alirocumab", mis au point par Sanofi et Regeneron Pharmaceuticals, permet de réduire considérablement le nombre de crises cardiaques et d'accidents vasculaires cérébraux dans le cadre d'un essai clinique.

Pour parvenir à cette conclusion, les auteurs ont analysé les résultats détaillés de quatre études pivots du programme d'essais cliniques de phase 3 Odyssey menées sur plus de 5 000 patients suivis pendant une durée comprise entre 24 et 104 semaines.

Ces travaux montrent pour la première fois que le fait de cibler la protéine PCSK9, qui affecte la dégradation par l'organisme du « mauvais cholestérol » (LDL) dans le sang, permet de diviser par deux le nombre de crises cardiaques et d'AVC, comparé à des patients sous traitements placebo. Autre résultat rapporté par les chercheurs, l'alirocumab, associé à un traitement hypolipémiant (statines) à la dose maximale tolérée, a permis d'obtenir une réduction de 62 % du mauvais cholestérol (LDL), comparativement au placebo (à 24 semaines). « L'ampleur et la rapidité de ces résultats sont très encourageants », a déclaré Jennifer Robinson, cardiologue à l'Université de l'Iowa (Etats-Unis), qui a dirigé l'étude.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Codex

Un nouveau médicament pourrait bouleverser la prise en charge de l'insuffisance cardiaque
Jeudi, 18/09/2014 - 08:30

Novartis a annoncé, à l'occasion du congrès de la Société européenne de cardiologie, que son médicament expérimental, le LCZ696 était supérieur à l'inhibiteur de l'ECA énalapril pour les critères d'évaluation clés dans la plus large étude sur l'insuffisance cardiaque jamais réalisée.

Cette vaste étude montre que les patients avec insuffisance cardiaque et fraction d'éjection du ventricule gauche altérée (HF-REF) ayant reçu LCZ696 étaient plus susceptibles de survivre et moins susceptibles d'être hospitalisés pour une détérioration soudaine de leur insuffisance cardiaque que les patients ayant reçu de l'énalapril, un inhibiteur de l'ECA.

L'ampleur du bénéfice du LCZ696 par rapport à l'énalapril chez les patients HF-REF était statistiquement très significatif et cliniquement important puisqu'il réduit le risque de décès d'origine cardiovasculaire de 20 % et le risque de mortalité toutes causes de 16 %.

Le LCZ696  renforce le système neuro-hormonal protecteur du cœur tout en supprimant simultanément le système néfaste. Malgré les traitements existants, le taux de mortalité de l'insuffisance cardiaque demeure très élevé, avec jusqu'à 50 % des patients mourant dans les 5 ans après le diagnostic.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NEJM

Pour bien apprendre, il faut bien dormir !
Mercredi, 17/09/2014 - 08:35

Des recherches effectuées sur des musiciens par Karen Debas, neuropsychologue de l'Université de Montréal, ont montré que les régions sous-corticales jouent un rôle important lors de la consolidation de l'information.

Selon ces travaux, l'activation simultanée des régions sous-corticales entraîne une meilleure synchronie après avoir dormi mais les résultats sont moins bons après une période de manque de sommeil. Pour mener leurs recherches, les scientifiques n'ont pas utilisé de véritables pianos mais ont tout simplement enseigné de nouvelles séquences de mouvements de doigts sur une boîte rappelant un clavier.

Les participants ont été soumis à des IRM pendant qu'ils réalisaient ces séquences de piano avant et après une période de sommeil. Pendant ce temps, un groupe témoin distinct a été testé à deux reprises sans avoir dormi. Résultat : le putamen, partie centrale du cerveau, était plus actif après avoir dormi et ses performances étaient meilleures au réveil qu’au cours de la journée.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Direct

Pourquoi arrête-t-on de bouger pour mieux écouter ?
Mercredi, 17/09/2014 - 08:30

Dans la très grande majorité des cas, nous arrêtons de bouger pour écouter attentivement quelque chose. Mais d'où vient ce réflexe ? Selon des recherches réalisées par trois chercheurs du laboratoire de neurobiologie du Professeur Richard Mooney, à la Duke University School of Medicine (Caroline du Nord), cette attitude ne permet pas seulement d'éviter tout bruit parasite : elle laisse également  notre cerveau travailler plus efficacement.

Lorsqu'un animal est engagé dans une tâche impliquant une écoute attentive, certains neurones de son cortex auditif sont inhibés, ce qui lui permet de focaliser son attention sur un bruit précis. Une équipe menée par Richard Mooney avait, en 2013, montré sur des cerveaux de souris que les axones (fibres nerveuses qui transmettent les signaux électriques) de certains neurones spécifiques du cortex moteur possédaient des prolongements jusqu'à d'autres sous-ensembles neuronaux, situés au sein du cortex auditif.

Au cours de ces nouvelles recherches, les neurobiologistes américains ont mis des souris sur des tapis roulants, et observé le fonctionnement de leur cerveau en combinant enregistrements électriques, optogénétique (une technique qui permet d'observer une population très précise de cellules nerveuses rendues sensibles à la lumière), analyses comportementales et manipulations pharmacologiques.

Ces expériences ont montré que certains neurones particuliers du cortex moteur sont capables, juste avant qu'un animal commence à bouger puis tout au long de son mouvement, d'envoyer des signaux pour inhiber le fonctionnement des neurones auditifs, et donc réduire la réponse auditive cérébrale.

Ce mécanisme permet de mieux entendre car il permet au cortex de contrôler l'intensité sonore du bruit perçu. L'objectif est de neutraliser tous les bruits "parasites" que nos gestes provoquent, afin de rester plus disponible pour mieux percevoir les sons inattendus, qui sont potentiellement lourds d'informations.

Cette étude présente un intérêt fondamental pour les neurosciences car elle permet de comprendre comment se coordonnent deux régions cruciales du cortex. Mais elle pourrait aussi aider à comprendre deux handicaps auditifs fréquents car les mêmes circuits corticaux sont en effet impliqués "dans différentes formes d'audition anormale, notamment les acouphènes".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Maladie d'Alzheimer : une nouvelle molécule prometteuse à l'essai…
Mardi, 16/09/2014 - 11:01

Trois laboratoires publics français de Caen et Montpellier disent avoir découvert une molécule qui pourrait être efficace pour enrayer l'évolution de la maladie d'Alzheimer. La molécule, le donécopride, a été testée avec succès in vitro mais aussi sur des souris à Caen, qui auraient retrouvé, grâce à elle, la mémoire. "En dépit de ces avancées, il faut être très prudent, ce n'est pas encore un médicament", a déclaré le Professeur Patrick Dallemagne, directeur du CERNM.

Pour autant, la molécule développée par les chercheurs constitue une véritable innovation. La nouveauté, c'est que le donécopride ne vise plus une seule mais plusieurs cibles moléculaires impliquées dans la maladie d'Alzheimer.

Cette molécule exerce plusieurs actions, pour lutter contre les symptômes et pour enrayer l'évolution de la maladie. Le donécopride n'est pour l'instant qu'un prototype et il faudrait passer aux essais cliniques pour qu'il devienne un médicament.

Dans un premier temps, les chercheurs ont employé des molécules détériorant la mémoire de la souris, pour ensuite lui administrer le donécopride, ce qui leur a permis de vérifier que sa mémoire s'améliorait. D'autres tests ont été effectués sur des souris transgéniques présentant des troubles assez proches d'Alzheimer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

Première implantation mondiale sur l'homme de cellules iPS
Mardi, 16/09/2014 - 10:55

Une équipe japonaise de l'Institut Riken dirigée par Masayo Takahashi a réalisé vendredi 12 septembre la toute première intervention chirurgicale au monde d'implantation sur l'homme de cellules créées à partir de cellules reprogrammées appelées pluripotentes induites (iPS). Cette intervention, qui a duré environ trois heures, a consisté à implanter dans l'œil d'une patiente, une femme de 70 ans, un film mince de cellules créées à partir de cellules iPS, elles-mêmes issues de cellules adultes de la peau du bras de cette personne.

Dans le cas présent, il s'agit de traiter une des formes de la maladie oculaire appelée dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA), qui est la première cause de cécité des plus de 55 ans dans les pays industrialisés. Les cellules souches pluripotentes induites (iPS) sont créées à partir de cellules adultes du patient ramenées à l'état quasi embryonnaire en leur faisant de nouveau exprimer quatre gènes (normalement inactifs dans les cellules adultes).

Cette manipulation génétique a pour but de restaurer chez ces cellules  la capacité de se différencier dans tous les types cellulaires, en fonction du milieu dans lequel elles se trouvent. En 2012, les chercheurs japonais Shinya Yamanaka et britannique John Gurdon avaient été récompensés conjointement du prix Nobel de médecine pour avoir montré que des cellules matures différenciées pouvaient redevenir pluripotentes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Japan Times

L’excès de sodium favoriserait les poussées de sclérose en plaques
Lundi, 15/09/2014 - 08:40

Selon une étude de l'équipe de Mauricio F. Farez (département de neurologie, Institut Raul Carrea, Buenos Aires, Argentine), une alimentation trop salée pourrait contribuer à augmenter l’activité clinique et radiologique de la sclérose en plaques (SEP).

Des études sur l'animal avaient déjà montré qu’un régime hypersodé augmentait les poussées d’encéphalite auto-immune expérimentale (EAE, modèle de SEP) en stimulant l’activité d’une sous population de cellules immunitaires T, les lymphocytes Th17 dont le rôle a été clairement démontré dans l’EAE.

Mais cette fois, les chercheurs ont travaillé sur 70 patients atteints de SEP chez lesquels les apports sodés ont été estimés par le dosage urinaire du sodium. La consommation de sodium a été divisée en 3 groupes : consommation faible (inférieure à 2 g/j), consommation modérée comprise entre 2 g et 4,8 g par jour et consommation élevée supérieure à 4,8 g/j.

Résultat : il existe bien une corrélation positive entre le taux d’exacerbation de la SEP et la quantité de sodium absorbée, après ajustement des différents autres facteurs de risque. Selon ces travaux, les taux d’exacerbation étaient respectivement 2,75 et 3,95 fois plus élevés dans les groupes de consommation forte et très forte de sodium. En outre, les sujets dont la consommation était la plus élevée avaient un risque 3,4 fois supérieur de présenter de nouvelles lésions visibles à l’IRM.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Journal of Neurology, Neurosurgery & Psychiatry

Enfants prématurés : prévenir les lésions cérébrales avec une hormone
Lundi, 15/09/2014 - 08:35

Les enfants prématurés présentent à leur naissance plus de risques que ceux qui naissent à terme, non seulement sur le plan physique, mais également dans le développement du cerveau. Toutefois, l’injection d’une hormone appelée érythropoïétine (EPO) pourrait changer la donne, selon une étude suisse publiée dans le Journal de l'Association Médicale Américaine (JAMA).

Ces chercheurs de l’hôpital universitaire de la Faculté de médecine de Genève ont étudié les résultats d’Imagerie par résonance magnétique (IRM) sur 165 cerveaux de bébés prématurés. La moitié d’entre eux a reçu trois doses d’EPO dans les deux jours suivant leur naissance. L’autre moitié a eu un placebo. Résultat de cette étude en double aveugle : les cerveaux des enfants ayant reçu les doses d’EPO ont subi moins de dommages que les autres.

« Ce n’est que la première étape », précise le Professeur Petra Hüppi, auteur principal de l’étude qui ajoute « Nous devons suivre les bébés concernés et faire d’autres IRM dans deux ou trois ans afin de voir si les déficiences cognitives que l’on observe généralement chez les enfants prématurés sont atténuées. Si cela s’avère être le cas, nous aurons franchi une étape importante dans la prévention des lésions cérébrales et de ses conséquences à long terme chez les bébés prématurés. »

L'érythropoïétine (EPO) est une hormone qui stimule la formation et la croissance des globules rouges. Elle est produite en majorité par le rein. En France, le nombre de naissances d’enfants prématurés est en hausse constante et a atteint  60 000 en 2013, selon le Collectif de Prématurité. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) recense, quant à elle, 15 millions de bébés nés prématurément chaque année dans le monde.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JAMA

Le cancer laisse sa signature sur l'ADN…
Lundi, 15/09/2014 - 08:30

Selon une étude réalisée par des chercheurs américains de l'Université Johns Hopkins Medicine, un cancer laisse une signature révélatrice sur l'épigénome. Cette trace se présente sous la forme d'altérations chimiques sur certains gènes, liées au développement d’une tumeur. Ces travaux présentés dans la revue Genome Medicine, confirment le rôle de l’épigénétique dans de nombreuses maladies.

Les modifications observées par les scientifiques portent sur des groupes méthyles attachés à l'ADN, qui vont contribuer à déterminer l’activité ou non des gènes et finalement, le comportement de la cellule. Ces marques épigénétiques sur l'ADN sont réversibles et forment l'épigénome.

Cette équipe dirigée par le Docteur Andrew Feinberg avait déjà identifié, dès 1983, une méthylation anormale dans certains cancers mais ce n'est que récemment que la recherche a pu disposer des outils nécessaires pour les identifier précisément. Ces modifications épigénétiques se produisent au tout début de la formation des tumeurs et semblent permettre aux cellules malignes de se développer en désactivant certains de leurs gènes. Cette empreinte caractéristique pourrait devenir un biomarqueur intéressant pour le dépistage précoce et le traitement préventif des cancers.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Genome Medicine

Dengue : le vaccin de Sanofi Pasteur passe la phase III avec succès
Vendredi, 12/09/2014 - 15:15

Sanofi Pasteur, la division vaccins de Sanofi, a annoncé que la dernière étape de l’étude d’efficacité de phase III pour son candidat vaccin conduite en Amérique latine a atteint avec succès son objectif clinique principal. Les résultats montrent une réduction globale significative de 60,8 % des cas de dengue sur les enfants et adolescents âgés de 9 à 16 ans ayant reçu trois doses du vaccin. Plus important encore, l’efficacité du vaccin a été observée contre chacun des quatre types du virus de la dengue.

Ces recherches ont également montré une réduction de 80,3 % du risque d’hospitalisation due à la dengue pendant la durée de l’étude. Enfin, les résultats suggèrent une meilleure protection en cas d’exposition préalable au virus de la dengue.

Le candidat vaccin de Sanofi Pasteur est le plus avancé du point de vue du développement clinique et industriel. Plus de 40 000 volontaires ont participé au programme d’études cliniques de Sanofi Pasteur pour un vaccin contre la dengue. Chaque année, on estime que 500 000 personnes dans le monde, parmi lesquelles des enfants, sont touchées par des cas sévères de dengue qui requièrent une période d’hospitalisation. Un vaccin contre la dengue représenterait une avancée majeure dans la lutte contre la maladie et serait un moyen important d’atteindre les objectifs de l’OMS visant à réduire d’au moins 50 % le taux de mortalité et d’au moins 25 % le taux de morbidité d’ici 2020.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Pharma Letter

Une nouvelle arme anti-bactérie dans les eaux chaudes du Vésuve !
Vendredi, 12/09/2014 - 15:01

Des chercheurs français de l’Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales (URMITE), dirigés par les professeurs Chabrière et Raoult, ont découvert dans les eaux du Vésuve une enzyme, baptisée SSOPOX (Sufolobus Solfataricus Paraoxonase), aux propriétés étonnantes.

Cette enzyme est très résistante et peut survivre dans une eau qui fait près de 100 degrés. Mais elle possède également la faculté de bloquer la communication entre bactéries. Ces chercheurs ont réussi à modifier ses gènes pour en faire un nouvel outil antibactérien très efficace. Ils ont monté une start-up avec l'aide de l'armée (2 millions d'euros) et se sont associés à l'entreprise Urgo, pour mettre au point des pansements. Ce sera la première application concrète.

Cette découverte a déjà fait l’objet d’essais positifs sur les rats et pourrait déboucher sur une nouvelle classe de médicaments pour empêcher les infections. Leur enzyme pourrait aussi servir dans les hôpitaux, pour lutter contre les maladies nosocomiales ou pour dépolluer les terres agricoles quand elles ont absorbé trop de pesticides. Avantage par rapport aux antibiotiques : cette enzyme ne tue pas les bactéries, elle les neutralise et les empêche de devenir résistantes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

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