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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 370
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 17 Janvier 2006
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Egalement dans ce numéro
TIC
La France bascule dans la société numérique
L'administration électronique part à la conquête des mairies
Sécurité informatique : s'identifier par la pensée
iTunes U : les universités américaines mettent leurs cours à disposition
Thomson et OpenWide libèrent la télé de demain
Matière
Nouvelle théorie sur la dissipation de chaleur dans les nanotubes
Espace
Découverte d'une planète similaire à la Terre hors du système solaire
Terre
Réchauffement climatique : un rapport anglais prévoit des conséquences catastrophiques
La montée du niveau des mers s'accélère
Les Japonais tentent de percer les secrets de l'écorce terrestre
Vivant
Première implantation mondiale d'une prothèse cardiaque chez un foetus
Cancer : découverte capitale d'une nouvelle cellule tueuse
H5N1 : pourquoi le virus est si virulent chez l'homme
Parkinson : une cause génétique identifiée chez deux populations
Un gène qui varie chez les petits et les gros fumeurs
La Leucine, un acide aminé bénéfique au maintien de la masse musculaire au cours du vieillissement
L'IRM prometteur pour la surveillance des rejets de greffe
Homme
Comparer les prix de vos articles grâce à votre portable
Recherche
PSA Peugeot Citroën parie sur les hybrides diesel pour 2010
Edito
La médecine et l'hygiène de vie vont reculer les limites du vieillissement



Une étude passionnante réalisée par l'Ecole de Médecine Washington de l'Université du Missouri vient de montrer qu'une réduction de l'apport calorique couplée à une nutrition optimale s'avère bénéfique à notre état de santé général et notamment à nos fonctions cardiaques. Cette enquête est la première jamais réalisée sur ce sujet. Elle vient confirmer certaines découvertes antérieures menées sur des rats et des souris qui montraient les bénéfices cardiaques observés chez ces animaux, s'ils étaient nourris avec un régime pauvre en calories.

Les chercheurs ont ainsi étudié les fonctions cardiaques de 25 personnes âgées de 41 à 64 ans, qui avaient déjà suivi une restriction calorique pendant une période de six ans en moyenne, et consommant entre 1.400 et 2.000 calories par jour, avec 25 autres individus s'alimentant selon les normes classiques des pays occidentaux, soit 2.000 à 3.000 calories par jour en moyenne. Avec l'âge, le coeur se fatigue. Cependant, des échographies ont montré que le coeur des personnes soumises aux restrictions caloriques était plus souple que celui du groupe test et leurs fonctions cardiaques équivalentes à celles d'individus plus jeunes d'une quinzaine d'années. De plus, les scientifiques ont constaté une baisse des facteurs de risques cardiaques et inflammatoires chez les personnes suivant un régime basse calorie.

« Il s'agit de la première étude qui établit la preuve de l'efficacité sur le coeur d'un régime "basse calorie" à long terme associé à une alimentation optimale, notamment sur sa faculté à ralentir ou retarder son vieillissement », a indiqué Luigi Fontana, professeur en charge de cette étude auprès de l'Université de St Louis. Les membres du groupe "basse calorie" ont ainsi suivi un régime proche du régime méditerranéen : légumes, huile d'olive, féculents, céréales, fruits et poissons.

Une autre étude réalisée par des chercheurs français de l'Inra vient, pour sa part, de montrer que l'ajout de leucine dans la ration alimentaire permettait de compenser chez le rat la diminution de la masse musculaire liée à l'âge. Ces recherches ouvrent un grand espoir : celui de pouvoir compenser chez l'homme la fonte inéluctable de la masse musculaire liée au vieillissement.

En matière de prévention de la maladie d'Alzheimer, on sait par ailleurs depuis plusieurs années, grâce à plusieurs études convergentes, que l'exercice physique et les activités sociales jouent un rôle déterminant dans le bon maintien des facultés cognitives. On sait également que la prise régulière d'anti-inflammatoires semble exercer un effet protecteur sensible contre cette affection redoutable. Mais selon une vaste étude franco-australienne, diminuer la pression artérielle chez les personnes âgées permet également de réduire le nombre de lésions qui touchent la substance blanche du cerveau et qui, à terme, pourraient augmenter le risque de problèmes cognitifs ou de démence.

Des chercheurs de l'Inserm ont en effet réalisé une passionnante expérimentation sur 192 patients à trois ans d'intervalle afin de mesurer l'évolution des lésions cérébrales. Un groupe de patients a reçu un traitement contre l'hypertension, un autre groupe a pris un placebo. Les résultats, publiés dans la revue Circulation, montrent que les personnes sous hypertenseurs développaient deux fois moins de lésions que les autres. Par ailleurs le volume des nouvelles lésions était cinq fois moins important parmi les sujets sous anti-hypertenseur.

Ces résultats confortent donc la notion selon laquelle le traitement de l'hypertension artérielle protège le cerveau. Les auteurs estiment donc que l'abaissement de l'hypertension doit être pris en compte en tant que facteur important dans la prévention des troubles cognitifs liés au vieillissement, sachant que 80 % des gens de plus de 65 ans sont concernés par l'hypertension.

Par ailleurs, de récentes études américaines viennent de montrer que certains acides gras, et notamment les oméga-3 contenus dans certains poissons, exerçaient un puissant effet protecteur sur les neurones en empêchant le déclenchement de la maladie d'Alzheimer ou en ralentissant sa progression. Au cours des dernières années, trois grandes études épidémiologiques ont montré par ailleurs que les statines, des médicaments bien connus pour réduire le cholestérol sanguin, seraient des agents protecteurs particulièrement efficaces. Elles permettraient de réduire jusqu'à 70 % le risque de développer des démences comme la maladie d'Alzheimer. Une autre étude américaine, menée par les docteurs Paul A. Adlard, et Carl W. Cotman, de l'Université de la Californie, vient par ailleurs de confirmer qu'un simple exercice physique quotidien peut prévenir ou retarder l'apparition de la maladie d'Alzheimer. Enfin, plusieurs études récentes montrent que la pratique régulière d'une activité physique exerce un puisant effet antidépresseur, notamment chez les personnes âgées.

Toutes ces recherches récentes convergent de manière remarquable pour nous montrer que, si le vieillissement est un phénomène inévitable, la plupart de ses conséquences néfastes et des pathologies qui y sont associées peuvent à présent être prévenues ou très sensiblement retardées par une hygiène de vie adaptée, complétée par une prévention médicale active et personnalisée en fonction des risques héréditaires de chacun.

L'autre grand enseignement de ces études est que la santé du corps et celle de l'esprit sont indissociables et qu'une prévention cardio-vasculaire active, notamment en matière d'hypertension et de cholestérol, aura également des effets très bénéfiques en matière de protection contre les maladies neurodégénératives, comme l'Alzheimer et de prévention du déclin cognitif lié à l'âge. Enfin, et cela est une découverte capitale, nos choix alimentaires, tant quantitatifs que qualitatifs, n'ont pas seulement un impact majeur dans la prévention des principales pathologies du vieillissement (cancers, maladies cardio-vasculaires et démences) mais semblent être en mesure de ralentir le processus biologique du vieillissement lui-même !

Plusieurs études ont déjà montré que l'âge moyen d'apparition des maladies incapacitantes a reculé en France depuis 25 ans. Calculée à la naissance, l'espérance de vie sans incapacité (dépourvue d'affection grave ou handicapante) a gagné au cours de cette période 3 ans pour les hommes (passant de 60,8 à 63,8 ans) et 2,6 ans pour les femmes (passant de 65,9 ans à 68,5 ans).

On peut donc raisonnablement imaginer qu'avec la mise en oeuvre d'une politique globale de prévention personnalisée du vieillissement, basée sur le profil génétique de chacun, il serait possible, pour un coût global tout à fait acceptable, de prévenir ou de retarder sensiblement un grande partie des pathologies jusqu'à présent considérées comme inévitablement liées au grand âge. Ces progrès décisifs dans la compréhension des mécanismes biologiques intimes du vieillissement et du rôle déterminant de l'alimentation et de l'hygiène de vie dans la préservation de notre "capital" santé, devraient permettre à chacun d'entre nous non seulement d'ajouter des années à la vie mais, ce qui est encore plus important, d'ajouter de la vie aux années en conservant une bonne forme physique et mentale jusqu'à la fin de sa vie, ce qui modifierait radicalement la qualité de vie de nos aînés et remettrait complètement en cause les sombres prévisions socio-économiques concernant les conséquences du vieillissement pour notre société.

Cette définition et cette mise en oeuvre d'un parcours personnalisé du vieillissement seront un enjeu majeur de société dans les décennies à venir et doivent être au coeur de l'ensemble des actions et des politiques médicales et sociales conduites par l'Etat et nos collectivités locales.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
La France bascule dans la société numérique
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

L'autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP) et le Conseil général des technologies de l'information (CGTI) ont rendu publics les résultats de la troisième enquête annuelle sur la diffusion des TIC en France, en décembre 2005. Ceux-ci confirment l'attrait de la société française pour les technologies de l'information en abordant la téléphonie (fixe ou mobile), l'équipement en micro-ordinateurs et les usages de l'internet.

En juin 2005, 82 % des adultes disposent d'au moins une ligne de téléphone fixe à leur domicile. D'année en année, ce pourcentage ne cesse de diminuer : il était de 90 % en 2000, et était même encore plus élevé avant que le téléphone mobile ne fasse son apparition sur le marché français (95 %). En quelques années, le téléphone mobile s'est diffusé à une vitesse jamais observée dans l'histoire des biens d'équipement : huit ans seulement après l'apparition de la norme GSM (en 1992), le taux d'équipement était déjà de 47 % ; 5 ans plus tard, il a encore progressé. Aujourd'hui, 70 % des Français sont équipés. Le mobile est bien le terminal le plus répandu dans la population, ce qui devrait conduire les collectivités à se pencher encore davantage sur les services qu'elles pourraient rendre à la population par ce biais (fil d'information, suivi de dossier, télépaiement...)

“Le téléphone mobile est exemplaire du phénomène de convergence observé dans le secteur : l'outil permet en effet non seulement de téléphoner, mais également d'envoyer des messages écrits (SMS), des images, de la musique ; il est également possible d'accéder à Internet, de prendre des photos ou de filmer des séquences vidéos, et, grâce aux nouvelles générations de mobiles, de regarder la télévision en direct”, conclut l'étude.

En juin 2005, 64 % des français envoient régulièrement des SMS (2 par jour en moyenne plus précisément). Les adolescents sont très attachés à ce mode de communication : 97 % des 12-17 ans envoient en effet des SMS (28 par semaine en moyenne). Les 12-17 ans sont également de grands consommateurs de sonneries ou de jeux : 64 % des possesseurs de téléphone mobile de cet âge ont téléchargé ce type de fichiers au cours de l'année (la proportion n'est que de 3 à 4 % chez les seniors équipés d'un mobile).

D'autres usages sont émergents : 10 % des possesseurs de téléphone portable s'en servent pour naviguer sur Internet, 7 % y consultent leurs e-mails. Les chiffres ont doublé en deux ans et il est “probable que les nouvelles générations de téléphone mobile séduiront encore de nouveaux consommateurs, ce terminal étant cité comme le deuxième meilleur moyen de se connecter à la Toile, derrière l'ordinateur”.

En juin 2005, 55 % de la population (12 ans et plus) disposent d'au moins un ordinateur à domicile (11% en ont plusieurs) et 40 % sont abonnés à Internet. Ramenés à la population adulte (18 ans et plus), les chiffres sont respectivement de 53 % et 39 %. Les deux sont en forte progression cette année (+3 et +4 points). Depuis cinq ans, le parc informatique des particuliers est de plus en plus souvent relié à Internet : en 2000, 41 % des ordinateurs étaient connectés à la Toile ; aujourd'hui, près des trois quarts le sont (73 % exactement).

Autre phénomène marquant de l'année 2005, la très forte croissance des connexions à haut débit : 75 % des abonnements sont en effet à grande vitesse ; la proportion n'était que de 55 % l'an dernier. 93 % des connexions se font via l'ADSL, le câble ne représentant que 5 % du marché haut débit. Les connexions ADSL se sont surtout multipliées dans les petites communes : la proportion de personnes disposant d'une connexion à haut débit dans les communes rurales est ainsi passée de 24 % à 60 % en un an, au sein de la population disposant d'Internet (+36 points, contre +12 points à Paris et dans son agglomération).

Si les disparités d'accès selon le lieu de résidence ont fortement décru, les inégalités d'équipement selon l'âge et la catégorie sociale restent conséquentes : 79 % des cadres supérieurs disposent d'une connexion à Internet, de même que 76 % des titulaires de revenus supérieurs à 3100 euros mensuels, 71 % des diplômés du supérieur et 55 % des adolescents ; la proportion chute à 31 % parmi les ouvriers, 21 % chez les individus percevant moins de 900 euros mensuels, 11 % chez les non-diplômés et 7 % chez les personnes de plus de 70 ans. En outre, une diminution de l'accès à l'ordinateur et de l'usage d'Internet sur le lieu de travail ou d'études s'amorce (mais elle n'est pas encore statistiquement significative). 18 % des personnes se connectent à Internet en dehors de leur domicile ou de leur lieu de travail : essentiellement en utilisant un équipement mis à disposition dans un lieu public (cyber-café, bibliothèque, bureau de poste, Espace Public Numérique, soit 11 %), mais aussi sur un téléphone mobile (7 %). Les connexions dans un lieu public via un PC portable personnel restent rares (2 %).

40 % des internautes utilisent désormais le web pour leurs démarches administratives et fiscales. Rapporté à l'ensemble de la population, ce sont donc environ 11 millions de personnes qui ont fréquenté l'an dernier les services de l'administration électronique. Par ailleurs, plus d'un actif sur quatre ayant accès à Internet a pu suivre des formations en ligne ; la proportion s'élève à 43 % chez les internautes de 12-17 ans et à 56 % chez les internautes étudiants.

OTAN

L'administration électronique part à la conquête des mairies
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Comment s'informer tout à la fois des propositions de logements de sa ville, du montant de ses aides, de la politique culturelle de la région et des domaines d'action des associations locales ? Dans quelques villes pionnières en France, plutôt que de courir de service en service, la solution s'appelle Adeline. Petite soeur du programme d'administration électronique français Adèle, lancée officiellement mardi à l'occasion des Rencontres Democr@tis 2006, Adeline doit faciliter l'accès direct des citoyens aux services locaux et nationaux.

A partir d'événements marquants, comme un déménagement ou un mariage, la mairie doit ainsi prendre totalement en charge, sur son site Internet, l'orientation de ses administrés. Une expérimentation se tiendra durant ce premier semestre 2006 sur les communes de Vandoeuvre-lès-Nancy et de Franconville, dans la Communauté de communes de Parthenay, et sera bientôt portée à Rennes, en association avec les partenaires locaux, notamment les caisses d'allocations familiales et les agences locales pour l'emploi. Les rubriques dédiées au nouvel arrivant, qui permettent de consulter des listes de démarches ou de créer sa liste personnalisée, sont déjà accessibles. Bientôt, les services d'Adeline seront étendus à d'autres événements de la vie du citoyen et mis à disposition des autres collectivités.

Outre l'administration locale, d'autres services nationaux se développeront cette année. Dans quelques semaines sera expérimenté un « espace de stockage en ligne, personnalisé et personnalisable, qui aura pour vocation d'accueillir les documents administratifs les concernant, ainsi qu'un bloc-notes contenant des formulaires en ligne », pour un lancement prévu fin 2006. A partir de juin, les actes de naissance, l'acte d'état civil le plus populaire, pourront se demander en ligne. Et d'ici là fin de l'année, les deux-tiers des formulaires administratifs seront disponibles en ligne.

Expansion

Sécurité informatique : s'identifier par la pensée
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Et si les BCI (pour "Brain-Computer Interfaces", que l'on peut traduire par "Interfaces Cerveau-Ordinateur"), non contents de nous donner la possibilité, notamment destinée aux handicapés, de contrôler des machines par la pensée permettaient également à des machines de savoir qui nous sommes ? Julie Thorpe, étudiante à la Carleton University, au Canada, avance en effet que "les signaux émis par le cerveau de tout un chacun sont légèrement différents, y compris lorsque l'on pense à la même chose. Ils sont uniques, comme les empreintes digitales". Avec son professeur Paul Van Oorschot, spécialisé en sécurité informatique, Julie Thorpe estime ainsi qu'il serait possible de s'authentifier, en se contentant de penser à son mot de passe. Ces pass-thoughts ("pensées de passe") permettraient dès lors d'éviter les risques de vol et d'usurpation de mots de passe, cartes d'identification et autres identifiants biométriques. De plus, il serait également possible de choisir comme mot de passe, non pas une suite de chiffres et de lettres, mais un son ou un souvenir, rendant d'autant plus difficile sa prédiction et son 'cassage'. Il ne reste plus qu'à trouver un moyen de séparer le bruit de fond de toutes nos pensées de ce signal très particulier, et de développer une interface moins astreignante et coûteuse que les casques bardés d'électrodes utilisés aujourd'hui dans les BCI.

CU

iTunes U : les universités américaines mettent leurs cours à disposition
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

ITunes n'est pas seulement un magasin de musique en ligne ! Depuis quelques temps, Apple collabore avec les universités américaines pour diffuser leurs cours, animations, agendas, entretiens via iTunes U. L'extension du service de téléchargement est donc à vocation éducative. L'année dernière, Apple a testé ce programme en collaboration avec six universités américaines. ITunes U est aujourd'hui officiellement disponible. Toute université qui souhaite utiliser cette plateforme peut le faire gratuitement. Les universités qui ont testé cette possibilité l'année dernière ont précisé que le taux d'équipement des étudiants en iPods les avait poussées à contracter avec iTunes.

Chaque université peut personnaliser sa page d'accueil iTunes selon ses besoins spécifiques et pour qu'elle s'intègre à la charte graphique du site Internet de l'université. L'avantage de ce service comparé à un extranet créé par une université est qu'il est disponible à la fois sur PC et sur Mac. L'interopérabilité est garantie et le téléchargement sur iPod est possible.

L'Université de Stanford, par exemple, laisse ses contenus à la portée du grand public

Atelier

Thomson et OpenWide libèrent la télé de demain
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

La division Compression Product Line du groupe Thomson - spécialisée dans la conception d'infrastructures de conversion et de compression d'images à destination des opérateurs de chaînes de télévision - s'allie à OpenWide pour le développements d'applications embarquées basées sur des composants Open Source.

Dans le cadre de l'évolution des standards de transmission vidéo (passage de la norme MPEG 2HD à la norme MPEG 4HD) et de l'avènement de la télévision numérique, le département Thomson Compression Product Line a confié à OpenWide le portage et l'évolution de ses applications existantes vers de nouvelles infrastructures architecturées sous Linux. Ce projet stratégique, initié en février 2005, devrait permettre à Thomson de commercialiser ses nouveaux produits d'ici à la fin de l'année, et d'améliorer les performances de ses solutions en proposant de nouvelles interfaces, notamment dans le domaine du streaming.

TL

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Matière
Matière et Energie
Nouvelle théorie sur la dissipation de chaleur dans les nanotubes
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Une théorie analysant la dissipation de chaleur due au passage d'un courant électrique dans un nanotube vient d'être publiée par une équipe de l'Université de l'Illinois. Les conclusions du travail remettent en question le comportement balistique des électrons qui transportent le courant le long d'un nanotube. Du fait de la dimension nanométrique et de l'unidimensionnalité de ces objets, il était couramment postulé que le transport des électrons se faisait sans diffusion par les atomes de carbone. Cependant, même si les nanotubes ont une conductivité nettement supérieure à celle du cuivre, ils possèdent une résistance électrique et s'échauffent donc par effet Joule.

Le modèle montre qu'aux fortes densités de courant, la dissipation de chaleur due aux collisions phonons - électrons peut conduire à la destruction thermique du nanotube. L'étude montre que les nanotubes les plus courts dissipent mieux la chaleur qui s'évacue préférentiellement par les extrémités. La température la plus élevée est toujours obtenue au milieu du nanotube. Les chercheurs concluent que l'énorme densité de courant que peut supporter un nanotube court (109-1010 A/cm2, soit plus de 1000 fois que le cuivre) n'est pas le fait d'un transport balistique, mais résulte plutôt d'une dissipation efficace de la chaleur. Ces résultats théoriques, appuyés par des mesures expérimentales, sont des données utiles dans l'optique de l'intégration de nanotubes dans des circuits électroniques ou la puissance thermique dégagée est un paramètre critique.

BE USA

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Espace
Espace et Cosmologie
Découverte d'une planète similaire à la Terre hors du système solaire
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Une nouvelle planète similaire dans sa conformation à la Terre a été découverte par un groupe d'astronomes grâce à un réseau de téléscopes répartis dans le monde, a annoncé l'observatoire européen austral (ESO), depuis son siège de Santiago. La nouvelle planète baptisée OGLE-2005-BLG-390Lb, tourne en orbite autour d'une étoile rouge cinq fois moins grande que le soleil, située à environ 20.000 années lumière, pas très loin du centre de la Voie lactée. Cette planète, dont la masse est à peine 5 fois et demie supérieure à celle de la Terre, est celle qui ressemble le plus à notre Terre, parmi les quelque 180 planètes qui ont déjà été repérées en dix ans à l'extérieur de notre système solaire.

La planète ressemble à la Terre notamment par sa taille et sa composition chimique, a indiqué Stéphane Brillant, un astronome français de l'ESO. "En termes de masse, elle est plus proche de la Terre que de toute autre planète. A son centre, elle est formée de roches, ce qui la rend aussi semblable. Elle n'est pas identique à la Terre mais nous sommes plus proches qu'avant". "La recherche d'une deuxième Terre a été le moteur de nos investigations et cette découverte nous permet de faire un grand saut en avant puisque c'est la planète la plus similaire à la Terre connue jusqu'à présent", a renchéri l'Allemand Daniel Kubas.

La planète OGLE se trouve trois fois plus loin de son étoile de référence que la Terre du soleil et a besoin de 10 ans pour en faire le tour. La température à sa superficie est d'environ -220 degrés celsius. "OGLE est la troisième planète extrapolaire découverte grâce à la micro-optique", a indiqué Jean-Philippe Beaulieu, un autre astronome français. Jusqu'à présent, la plupart de ces astres ont été découverts par la méthode des "vitesses radiales", c'est-à-dire en déduisant leur existence des perturbations que cause leur gravité aux mouvements de leur étoile.

Cette fois, les astronomes se sont appuyés sur la technique, complexe, des "micro-lentilles gravitationnelles". Quand un objet massif, une étoile par exemple, passe devant une autre étoile, sa gravité dévie et amplifie les rayons lumineux de celle située à l'arrière-plan. Vue de la Terre, cette amplification de la lumière peut durer jusqu'à un mois, le temps que l'étoile-lentille passe devant l'étoile-source.

L'ESO (European Southern Observatory), créé en 1962, est l'organisation européenne de recherche astronomique dans l'hémisphère sud. ESO est soutenue par 11 pays et opère au Chili sur deux observatoires situés dans le désert d'Atacama, le plus aride au monde.

ESO

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Réchauffement climatique : un rapport anglais prévoit des conséquences catastrophiques
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

L'augmentation des gaz à effet de serre provoque un réchauffement du climat à un rythme qui est "insoutenable" et dont les conséquences pourraient être plus rapides et plus importantes que prévu, affirme le gouvernement britannique dans un nouveau rapport. Les calottes glaciaires autour des deux pôles pourraient commencer à fondre au cours de ce siècle en raison du réchauffement climatique dû à l'augmentation de ces émissions, indique notamment le gouvernement. "Il est à présent évident que l'émission de gaz à effet de serre, associés à l'industrialisation et la croissance économique d'une population mondiale qui a été multipliée par six en 200 ans, provoque un réchauffement climatique à un rythme qui est insoutenable", affirme le Premier ministre Tony Blair dans la préface de ce rapport. "Les risques de changement climatique pourraient bien être plus grands que ce que nous pensions", avertit M. Blair.

Le rapport, intitulé Eviter un changement climatique dangereux, compile les travaux de scientifiques réunis en février 2005 à l'occasion d'une conférence sur le changement climatique, organisée à Exeter (sud-ouest de l'Angleterre). Il affirme qu'il y a à présent "plus de clarté et moins d'incertitudes" concernant l'impact du changement climatique que ne le pensait dans son rapport de 2001 le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Celui-ci affirmait à l'époque qu'"il y a de sérieuses preuves que le changement climatique dû aux émissions humaines de gaz à effet de serre se produit déjà et que les émissions futures de gaz à effet de serre vont probablement augmenter les températures globales d'entre 1,4 et 5,8 degrés celsius au cours de ce siècle, avec un large éventail d'impacts sur la nature et les sociétés humaines. "Or, affirme le rapport du gouvernement britannique, "dans bien des cas, les risques sont plus sérieux que précédemment estimé". Pour exemple, il cite "le récent changement qui se produit dans l'acidité de l'océan", ce qui "va probablement réduire la capacité d'absorber le dioxyde de carbone (CO2) de l'atmosphère et affecter la chaîne alimentaire marine dans sa totalité".

Et avec de telles hausses de la température moyenne de la Terre, les conséquences sur la géographie de la planète seront majeures, estiment les scientifiques. Selon eux, une augmentation de 1,5 degré celsius à l'échelle de la planète pourrait ainsi être un seuil qui déclenche la fonte de la calotte glaciaire du Groenland, tandis qu'une augmentation de la température globale d'environ 1 degré pourrait mener à un blanchissement du corail. Le rapport estime également que des solutions technologiques pour réduire de manière significative les émissions existent, et leur coût pourrait être "plus petit", parfois moitié moins, que ceux considérés jusqu'à présent. Un éventail d'options "est nécessaire et exclure n'importe quelle option va augmenter les coûts", indique-t-il, en évoquant notamment les échanges de quotas des émissions de CO2.

BBC

La montée du niveau des mers s'accélère
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Des chercheurs australiens ont constaté que le niveau des mers a augmenté de 19,5 cm entre 1870 et 2004, avec une nette accélération au cours de ces 50 dernières années. Cette étude repose sur l'exploitation des données des mesures de marée sur l'ensemble de la planète. Selon le rapport du Panel Intergouvernemental de 2001 (IPCC), le niveau moyen des mers devrait augmenter de 9 à 88 cm entre 1990 et 2100. Afin d'essayer de réduire cette marge importante d'incertitude, les chercheurs australiens ont analysé les disques de marée en remontant jusqu'à 1870.

De 1870 à 2004, le taux moyen d'élévation du niveau des mers a été de 1,44 mm par an mais cette élévation du niveau des mers s'est accélérée pour atteindre en moyenne 1,75 mm par an depuis 1950. Cette étude historique de grande ampleur confirme donc les prévisions alarmantes des modèles climatiques et prévoit que si cette élévation se poursuit au même rythme, elle pourrait atteindre de 28 à 34 cm d'ici la fin de ce siècle, soit près du double de celle enregistrée au cours de la période 1870-2004.

Le Docteur John, l'un des auteurs de cette étude, souligne qu'il y a maintenant un consensus parmi des scientifiques sur le rôle des émissions massives de gaz à effet de serre en matière de réchauffement climatique. Ce réchauffement, explique-t-il, induit à son tour un fonte accélérée des glaciers et une dilatation thermique de l'eau de mer qui entraîne une élévation du niveau des mers. « Nous devons à la fois réduire sensiblement nos émissions de gaz à effet de serre et améliorer nos modèles de prévisions climatiques de façon à ce que les états concernés puissent mieux anticiper les conséquences considérables pour l'homme de cette élévation générale du niveau des mers. » souligne John.

Article @RTFlash

BBC

Les Japonais tentent de percer les secrets de l'écorce terrestre
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Etudier l'évolution du climat ou encore percer les mystères des séismes : c'est le programme ambitieux du Chikyu, navire de recherche japonais lancé l'an dernier, doté du plus grand trépan de forage sous-marin jamais conçu et d'un laboratoire flottant sophistiqué.

Concentré de technologie, le bâtiment de 210 mètres de long, évalué à 57 milliards de yens (407 millions d'euros), a passé un premier test grandeur nature en novembre. Il a foré en profondeur le plancher océanique au large du Japon, récoltant des échantillons prometteurs. "Leur valeur scientifique est immense", souligne le géologue Daniel Curewitz, montrant les longs tubes de sédiments recueillis. Avec son gigantesque mât de forage, le Chikyu ("terre" en japonais) est capable de sonder à 7.000 mètres sous les fonds marins, selon les responsables du projet. Il devrait ainsi faire beaucoup mieux que le forage de 2.111 mètres de profondeur sous le plancher océanique réalisé par le navire américain Joides Resolution. "Au-delà de 2.000 mètres, nous ouvrirons une nouvelle frontière dans les sciences de la Terre", explique le géologue Asahiko Taira, directeur général du Centre japonais pour l'exploration des profondeurs terrestres.

Le trépan peut atteindre des profondeurs inédites grâce à une nouvelle technologie du "riser", long tube qui enveloppe le trépan au-dessus du fond de l'océan et aspire les débris générés par le forage. Le Chikyu est également équipé d'un système de positionnement dynamique qui permet au bâtiment de rester dans un périmètre de 30 mètres de diamètre. Le but est d'empêcher une dérive du navire qui risquerait de tordre le trépan enfoncé dans le sol. Des échantillons prélevés dans le manteau terrestre, une région que l'homme n'a pas encore atteinte, pourraient livrer une moisson d'informations scientifiques importantes, note M. Curewitz. Les échantillons peuvent être analysés dans le laboratoire du navire mais le Japon a également créé un centre de recherche à Kochi (sud-ouest) pour des examens plus approfondis.

Les domaines de recherche sont variés : l'évolution du climat au fil des siècles, la dynamique des plaques ou encore les écosystèmes marins et les extrémophiles, organismes vivant dans des conditions extrêmes. La découverte d'organismes résistant à la chaleur intense et à la pression régnant dans le manteau terrestre pourrait par exemple fournir des indices sur la manière dont la vie est apparue et a évolué sur Terre.

Après une année 2006 passée à subir des tests, le Chikyu tentera à partir de l'an prochain de percer les mystères des séismes meurtriers, un sujet de préoccupation majeur au Japon. Situé à la jonction de quatre plaques tectoniques, l'archipel subit de fréquents tremblements de terre. Face au danger, le Japon dispose d'un vaste réseau de détection et d'alerte. Mais malgré des décennies d'efforts, il n'est toujours pas possible de prévoir l'imminence d'un séisme.

Le Chikyu conduira sa première mission dans la "dépression de Nankai", une région du Pacifique à l'origine de puissants séismes au large du sud-ouest du Japon. Là, les géologues espèrent réaliser une première en sondant le sous-sol marin à la limite entre les plaques océanique et continentale dans une zone dite "sismogène". Les chercheurs comptent également installer des capteurs dans les orifices creusés par le Chikyu et les relier à un câble au fond de l'océan pour disposer d'un système de détection rapide des mouvements des plaques sous la mer.

Mais même ainsi, la possibilité de prédire des séismes sera très limitée : les chercheurs espèrent parvenir à annoncer une secousse trente secondes à l'avance, ce qui serait évidemment trop peu. Le géologue Asahiko Taira nourrit toutefois des espoirs pour l'avenir : "Nous serons peut-être capables de diffuser une alerte en temps réel qui pourra sauver des vies."

AP

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Première implantation mondiale d'une prothèse cardiaque chez un foetus
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Des chirurgiens américains du célèbre Hôpital pour enfants de Boston ont procédé avec succès à la première implantation d'une endoprothèse dans le coeur d'un foetus de 30 semaines souffrant d'une malformation congénitale. Cette première mondiale a été réalisée le 7 novembre 2005 par une équipe de 16 chirurgiens et autres spécialistes de l'hôpital Brigham and Women. Les pédiatres avaient détecté la malformation, une hypoplasie du coeur gauche, au cours d'une échographie de routine. Ce défaut, qui empêche le développement du ventricule gauche, nécessite trois interventions chirurgicales dans les premières années de vie de l'enfant pour reconstruire son coeur et les chances de survie du foetus n'étaient que de 20 %, en raison d'une mauvaise circulation sanguine.

Les médecins ont alors décidé de pratiquer une intervention consistant à insérer dans le coeur du foetus un tube de 9 mm de long et 2,5 mm de large muni, à son extrémité, d'un petit ballon destiné à maintenir ouvert l'orifice et à permettre une bonne circulation du sang d'une oreillette à l'autre. L'opération s'est parfaitement déroulée et la petite fille, Grâce VanDerwerken, est née le 10 janvier et est sortie de l'hôpital, précise un communiqué publié sur le site internet du Children's Hospital de Boston. Une seconde intervention est à présent prévue dans 4 à 6 mois.

Article @RTFlash

CH

Cancer : découverte capitale d'une nouvelle cellule tueuse
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Des chercheurs français, issus de l'Institut Gustave Roussy, de l'Inserm, et de l'Université Paris-Sud et dirigés par le Professeur Laurence Zitvogel ont découvert un nouveau type de minuscules cellules immunitaires capables de détruire par simple contact des cellules cancéreuses dix fois plus grosses qu'elles chez la souris. Mais les chercheurs sont persuadés que ces cellules peuvent également être mobilisées chez l'homme pour détruire les cellules cancéreuses. Ces travaux très prometteurs font la couverture de la revue Nature Medicine de février.

Depuis quelques années, les scientifiques s'intéressent aux cellules dendritiques (ainsi appelées parce qu'elles possèdent des prolongements externes très fins) du système immunitaire, chargé de la protection contre différents types d'agressions. Situées dans la rate, le foie, le thymus, les ganglions ou la moelle osseuse, ces cellules ont pour mission d'apprendre aux lymphocytes T, à défendre l'organisme contre les virus, bactéries et autres parasites, mais aussi contre d'éventuelles cellules tumorales.

Ces cellules dendritiques capturent les antigènes au niveau de la peau ou des muqueuses, migrent dans la lymphe, puis se dirigent vers les ganglions, là où se trouvent les lymphocytes T, prêts à être «éduqués». Les lymphocytes s'engagent ensuite dans la circulation sanguine veineuse où ils font des patrouilles. A la moindre alerte, ils traversent la paroi et se dirigent vers le tissu agressé et tuent les cellules infectieuses ou tumorales.

Cette équipe française a découvert un nouveau sous-type de toutes petites cellules dendritiques (pas plus de 5 à 6 microns) baptisées IKDC (pour Interferon producing killer dendritic cell) capables de tuer directement les cellules tumorales. Sans passer par l'étape intermédiaire du lymphocyte T.

«Chez des souris atteintes de mélanomes ou d'adénocarcinomes du côlon, ces IKDC sont capables de migrer préférentiellement vers la zone tumorale, de l'infiltrer massivement et de la détruire très vite, en l'espace de quatre heures après avoir effectué un ballet spectaculaire autour de ces grosses cellules cancéreuses», explique le Pr Laurence Zitvogel. «Nous avons également prouvé que ces IKDC sont capables de détruire indirectement les cellules tumorales, en sécrétant de l'interféron Gamma, un antiangiogénique très puissant», précise Cédric Ménard, l'un des auteurs de la publication. L'interféron gamma permet de couper et d'isoler la tumeur des vaisseaux sanguins qui l'alimentent, facilitant ainsi son déclin et sa mort.

De surcroît, l'activité antitumorale de ces cellules, toujours chez la souris, est amplifiée et activée par la combinaison de Glivec (utilisé pour le traitement des leucémies myéloides chroniques et des sarcomes gastro-intestinaux) et d'Interleukine 2. Ces médicaments auraient pour effet d'attirer ces cellules IKDC sur le site tumoral.

Or, ces deux médicaments ont une action très spécifique sur un certain type de lymphocytes, baptisés NK (natural killer), des tueurs naturels de tumeurs. L'hypothèse que les IKDC existent aussi chez l'homme constitue un espoir majeur en cancérologie.

L'équipe du Pr. Laurence Zitvogel va lancer très prochainement des essais de phase I et II pour tester la combinaison Glivec-IL-2 chez des patients atteints de cancers ovariens résistants au cisplatine et chez des patients atteints de cancers gastro-intestinaux résistantes au Glivec.

IGR

H5N1 : pourquoi le virus est si virulent chez l'homme
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Déjà 83 morts officiels depuis 2003, et plus de 150 personnes touchées par le virus, en Turquie et en Asie. La grippe aviaire inquiète. Et mobilise les chercheurs du monde entier, qui se penchent sur une question majeure : pourquoi la version humaine du virus est-elle si toxique, rendant sa progression si menaçante ? Une équipe de scientifiques américains semble en mesure d'y répondre.

Selon elle, une caractéristique génétique commune aux différentes souches des virus de la grippe aviaire est absente dans la version humaine. «C'est ce qui pourrait les rendre plus toxiques quand ils infectent des cellules humaines», expliquent ces épidémiologistes de l'université du Tennessee, dont les travaux ont paru dans la revue Science datée du 27 janvier. Le virus, d'origine aviaire, pourrait ainsi interférer avec le fonctionnement de certaines protéines dans le corps humain.

L'étude ajoute que ce point est commun avec la souche responsable de la pandémie très meurtrière de 1918. Cette découverte potentiellement importante a été faite dans le cadre d'une analyse de 2.196 gènes de virus de la grippe aviaire et de 169 génomes complets de ces pathogènes tirés de divers échantillons prélevés sur des oiseaux sauvages depuis 30 ans. Elle «donne le premier éclairage de fonds sur l'évolution des virus de la grippe dans la nature, à la source de toutes les souches virales de la grippe infectant les humains, les animaux domestiques et les oiseaux sauvages», a souligné Robert Webster, un des grands experts mondiaux de la grippe.

Figaro

Parkinson : une cause génétique identifiée chez deux populations
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Une mutation intervenant sur un seul gène pourrait être une des causes de la survenue de la maladie de Parkinson chez deux populations : des juifs ashkénazes et des Maghrébins. Deux équipes différentes ont recherché la fréquence d'une mutation sur le gène LRRK2. Il a déjà été montré que cette mutation était plus fréquente chez des patients atteints d'une forme familiale de la maladie de Parkinson que chez les cas isolés.

Aux Etats-Unis, l'équipe de Susan Bressman a trouvé la mutation du gène LRRK2 chez 22 personnes sur un groupe de 120 patients (soit 18 %) atteints de la maladie de Parkinson et issus de la communauté ashkénaze. Dans le groupe contrôle d'Ashkénazes (les juifs originaires d'Europe de l'Est) exempts de la maladie la proportion n'était que de 1,3 %.

En France, l'équipe d'Alexis Brice (Inserm) a cherché la même mutation (appelée G2019S) chez 76 patients originaires du Maghreb. 39 % étaient porteurs contre 1 % pour le groupe contrôle (150 Maghrébins non parkinsoniens). La fréquence de la mutation était aussi importante pour les cas de Parkinson familiaux que pour les cas isolés.

L'ensemble de ces résultats, publiés dans le New England Journal of Medicine, suggère que la mutation G2019S explique un nombre important de cas de Parkinson chez ces deux populations. L'origine de cette mutation génétique se trouve peut-être chez un ancêtre commun issu du Moyen-Orient. Reste à comprendre les mécanismes induits par cette mutation pour avancer sur la voie d'un traitement.

La maladie de Parkinson est due à une perte des neurones dopaminergiques dans la substance noire du cerveau. Elle se traduit par une rigidité musculaire, des problèmes de contrôle des mouvements, un tremblement des membres au repos. Le traitement consiste à compenser la perte de dopamine mais ne permet pas de stopper la maladie.

NEJM

Un gène qui varie chez les petits et les gros fumeurs
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

La quantité de cigarettes consommées par un fumeur -plutôt une dizaine de cigarettes ou plutôt deux paquets- dépendrait en partie d'un gène impliqué dans la dégradation de la nicotine par l'organisme. La nicotine est la principale responsable de l'addiction au tabac. Deux nouvelles études éclairent le rôle d'un gène -CYP2A6- qui permet la synthèse d'une enzyme qui dégrade la nicotine en cotinine. L'envie d'allumer la prochaine cigarette serait justement liée à la vitesse à laquelle la nicotine est métabolisée par l'organisme.

Au Japon, l'équipe de Hidetoshi Nakamura et de Naoto Minematsu a étudié la relation entre la forme du gène CYP2A6 et les habitudes de consommation de 200 fumeurs âgés d'au moins 50 ans, accros depuis au moins 10 ans. Les chercheurs ont constaté que 25 % étaient porteurs des copies (ou allèles) normales du gène et que les plus gros fumeurs appartenaient à ce groupe (deux paquets par jour). A l'autre extrémité se trouvent ceux qui portent deux copies d'une autre forme du gène et pour lesquels la dégradation de la nicotine est ralentie. Ceux-là étaient les moins gros fumeurs (moins d'un paquet par jour). Entre ces deux groupes se trouvent des fumeurs intermédiaires porteurs d'autres formes du même gène. Ces travaux, publiés dans le Journal européen de pneumologie (European Respiratory Journal), pourraient permettre de mieux adapter les substituts nicotiniques pour ceux qui souhaitent arrêter de fumer.

ERJ

La Leucine, un acide aminé bénéfique au maintien de la masse musculaire au cours du vieillissement
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Comme dans tous les tissus, les protéines musculaires sont constamment fabriquées (synthétisées) et dégradées. Chez l'adulte les deux processus sont équilibrés (balance azotée), ce qui permet de maintenir une masse musculaire constante. Au cours du vieillissement, à partir de 40 ans, il se produit graduellement un déséquilibre et la dégradation des protéines musculaires devient légèrement plus élevée que la synthèse protéique. Ceci conduit à une perte progressive de muscle de l'ordre de 0,5 à 2% par an appelée sarcopénie. Elle est responsable de la réduction de la mobilité et de l'autonomie des personnes âgées mais aussi de leurs capacités à rester en bonne santé.

Immédiatement après un repas, la dégradation des protéines musculaires est normalement ralentie et la synthèse protéique est stimulée. Ces adaptations sont notamment contrôlées par l'apport massif d'acides aminés provenant de la digestion des protéines alimentaires. Chez le rat et l'homme âgés, la synthèse des protéines musculaires est moins stimulée et la dégradation des protéines n'est plus réduite.

Lydie Combaret, Dominique Dardevet et leurs collègues du Centre de Recherche INRA de Clermont-Ferrand-Theix (Centre de Recherche en Nutrition Humaine d'Auvergne) viennent de démontrer que l'ajout d'un acide aminé, la leucine, dans la ration alimentaire du rat âgé permet de revenir à l'état observé chez l'animal adulte.

Les chercheurs ont mesuré la vitesse de dégradation des protéines du muscle après un repas chez des rats adultes âgés de 8 mois et de vieux animaux âgés de 22 mois. Ils ont mis en évidence une absence totale de réduction de la dégradation des protéines du muscle chez les rats âgés, qui se traduit par un déséquilibre entre la vitesse de synthèse et de dégradation de ces protéines. Ils ont ensuite ajouté de la leucine dans la ration alimentaire des rats et montré que la réponse normale est restaurée.

Ces travaux présentent un intérêt majeur car ils éclairent le phénomène de perte progressive de protéines au cours du vieillissement. Cette étude montre également qu'un régime riche en leucine présente également un effet bénéfique sur la synthèse protéique comme l'avaient déjà démontré les chercheurs de l'INRA de Clermont-Ferrand. Enfin, ces travaux suggèrent que l'ajout de leucine dans les repas des personnes âgées et/ou la consommation d'aliments riches en leucine (essentiellement des protéines animales comme les protéines du petit lait) pourraient avoir un effet bénéfique sur le maintien de leur masse musculaire.

INRA

L'IRM prometteur pour la surveillance des rejets de greffe
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

La surveillance des cellules immunitaires par l'imagerie à résonance magnétique (IRM) pourrait à terme représenter le meilleur moyen de détection des rejets de greffe, selon une étude publiée par les Annales de l'Académie nationale des sciences aux USA. Une équipe de recherche conduite par Chien Ho de l'Université Carnegie Mellon, annonce avoir pu marquer des cellules immunitaires à l'oxyde de fer et les avoir suivies grâce à l'IRM. L'accumulation de ces cellules immunitaires dans un organe transplanté peut être le signal de son rejet.

Chien Ho et ses collègues ont étudié des souris qui avaient subi une transplantation cardiaque. A l'heure actuelle, les patients transplantés reçoivent des médicaments qui affaiblissent leurs défenses immunitaires pour éviter un rejet de la greffe. En outre, des biopsies cardiaques sont souvent pratiquées : on introduit un cathéter jusque dans le coeur pour prélever du tissu cardiaque à la recherche de signes de rejet. Ces interventions sont désagréables et chères. Sans compter que l'échantillon de tissu prélevé n'est pas représentatif de l'ensemble du coeur, et par conséquent source d'erreur. La technique de Chien Ho implique des cellules immunitaires, les macrophages, dont le rôle est d'ingérer les particules étrangères à l'organisme. Son équipe a marqué ces cellules avec une toute petite quantité d'oxyde de fer, avant de les injecter à des souris qui avaient subi une transplantation cardiaque trois jours avant. Grâce à l'IRM, ils ont pu suivre ces cellules et observer le phénomène de rejet, a souligné Chien Ho : le processus de rejet de la transplantation se fait de l'extérieur vers l'intérieur du coeur, selon lui. L'équipe de Chien Ho travaille maintenant en collaboration avec des chercheurs de l'Ecole de médecine de l'Université de Pittsburg, afin d'élargir cet essai à des animaux plus gros que les souris.

PNAS

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Comparer les prix de vos articles grâce à votre portable
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

Ce livre vu en librairie vous paraît un peu cher ? Pour en avoir le coeur net, il suffit de vous munir de votre téléphone portable et de prendre en photo le code-barres de l'ouvrage. Les données du code sont directement transmises aux serveurs d'Amazon ou à un site de comparaison de prix, qui vous indiqueront en retour leurs propres tarifs. Ce procédé original ne tient pas de la science-fiction mais des développements de la société ScanBuy, une start-up américaine.

Au coeur du système, un petit logiciel de reconnaissance d'images, installé sur le portable, interprète les codes-barres photographiés ; une opération classiquement effectuée par les lecteurs laser de nos magasins ou des terminaux professionnels. Ici, grâce à la connexion Internet du portable, les données du code peuvent être exploitées de multiples manières par des fournisseurs de contenu : comparaison de prix (accords avec Amazon, Shopping.com ou PriceGrabber pour le moment), guide d'achat, raccourcis d'accès vers n'importe quel contenu (en savoir plus sur un produit par exemple), etc.

Lancée il y a un an aux Etats-Unis, l'application de comparateur de prix ScanZOOM est téléchargeable gratuitement pour les particuliers. Cette technologie devrait arriver en Europe en 2006 : le français Abaxia, en partenariat avec Nokia, vient de lancer une solution équivalente, Mobile Tag. Il s'agit également d'un code 2D, lu par tous les appareils Nokia, permettant d'accéder directement à des informations en ligne. Les fournisseurs de contenu n'ont plus que l'embarras du choix.

OINet

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
PSA Peugeot Citroën parie sur les hybrides diesel pour 2010
Mercredi, 18/01/2006 - 00:00

PSA a décidé de miser sur les moteurs hybrides. Le constructeur a dévoilé le 31 janvier dans son siège parisien une Citroën C4 et une Peugeot 307 dotées de moteurs hybrides diesel HDI et consommant 3,4 litres aux 100 km, soit une économie de 28 % comparé à des moteurs diesel classiques et de 25 % comparé à des moteurs hybrides essence (essence/électricité). Ces véhicules hybrides à distribution parallèle produisent leur electricité grâce à l'énergie cinétique obtenue au freinage ou par le moteur Diesel lorsque les batteries sont vides. La voiture peut rouler soit en mode tout électrique, soit en appoint du moteur thermique.

Les émissions de CO2 seraient de l'ordre de 90 grammes par kilomètre contre 169 grammes pour une C4 1,6 l essence et 104 grammes de CO2/km pour la Prius de Toyota, l'un des véhicules hybrides les moins polluants au monde.

Le patron de PSA, Jean-Martin Folz, a cependant souligné que si l'équation financière était réaliste dans le cadre d'un hybride diesel-électricité, il fallait encore diminuer sensiblement les coûts. A ses yeux, l'écart de prix entre une voiture équipée d'un moteur Diesel et une auto dotée d'un moteur hybride doit être équivalent à celui qui existe entre un moteur Diesel et un moteur essence, soit de 1.500 à 2.000 euros. Or actuellement, la différence de prix serait trois fois supérieure, c'est-à-dire comprise entre 5.000 et 6.000 euros.

Mais PSA Peugeot Citroën est persuadé que les hybrides essence n'ont pas d'intérêt en Europe où les moteurs diesel sont bien acceptés. La flambée des prix du pétrole et la montée des préoccupations publiques face au réchauffement climatique lié aux émissions de gaz à effet de serre, illustrées par des changements réglementaires et fiscaux, l'ont incité à se pencher sur les hybrides diesel.

"Alors que nous avons longtemps jugé que le surcoût du diesel plus de l'hybridation était trop élevé et que nous ne trouverions pas de marché, les progrès de la recherche sur les hybrides diesel et les perspectives de réduction des surcoûts des composants nécessaires nous ont fait changer d'avis", a dit le PDG de PSA.

Toute la question est de savoir si, à terme, les consommateurs accepteront de payer le surcoût entre un moteur essence classique et un hybride diesel. Pour réduire ces coûts, Jean-Martin Folz espère que de sensibles évolutions techniques se produiront notamment dans les domaines des piles et des moteurs électriques.

PSA

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