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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 313
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 01 Décembre 2004
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Egalement dans ce numéro
TIC
Haut débit : Gilles de Robien prône le WiMax pour les collectivités
Les petits mots entre étudiants à l'ère du numérique
La RATP prend le bus communicant
Matière
Le nanotube à essai
Des circuits électroniques autorégulés
La lune, source d'énergie pour la terre ?
Terre
Une étude britannique favorable aux OGM
Vivant
Une épidémie mondiale de grippe serait inévitable
Les promesses des cellules souches adultes
Des capteurs dans les vêtements pour prévenir le risque cardiaque
Le stress ferait vieillir prématurément
On peut maintenant dater un échantillon d'ADN
Le cancer de l'estomac a son origine dans les cellules de la moelle osseuse
Première production de fils d'araignées artificiels
L'enzyme qui bloque le cancer
La pollution tue autant que la route
La convention anti-tabac de l'OMS entrera en vigueur fin février 2005
Les zones motrices du cerveau fonctionnent par anticipation
Obsessifs-compulsifs soulagés par l'électricité
Edito
Internet Acte II



La 26e Conférence Internationale de l'IDATE qui vient de se tenir à Montpellier fut très intéressante. Le thème central en était l'ACTE II d'Internet. Les financiers présents avouèrent, avec humour, qu'ils espéraient récupérer au cours de ce second acte tout l'argent qu'ils avaient perdu lors du premier... Mais les informations les plus importantes nous furent indubitablement apportées par les scientifiques et les stratèges des opérateurs de télécommunications.

Ainsi, le Professeur Gilles Kahn, le nouveau patron de l'INRIA, ne nous cacha pas que fusionner le monde du téléphone portable et de l'Internet n'était pas aisé car le protocole IP n'avait pas été conçu pour cela. En raison des très nombreux petits réseaux locaux qui sont en train d'apparaître, peut-être serait-il pertinent de différencier les protocoles du réseau global IP et des millions de petits réseaux « ad hoc » qui vont apparaître ? Ce n'est qu'une question mais elle a le mérite d'avoir été posée...

Le Professeur Kahn a délivré aussi une autre idée-force en affirmant que « Maintenant les évolutions technologiques sont plus liées aux mass-markets qu'à la recherche militaire ou académique qui, dans un passé récent, tirait encore l'innovation ». Si ce qu'affirme le Professeur Kahn se révèle être pertinent, et tous les développements récents semblent converger pour vérifier cette affirmation, cela signifie que les nations puissantes comme les Etats-Unis ou l'Europe qui donnaient encore le tempo dans l'innovation technologique jusqu'à la fin du 20e siècle, vont inexorablement laisser leur place à l'Asie et plus précisément à la Chine et l'Inde.

Cela serait vrai aussi dans la définition des normes du Futur. Pour confirmer cette tendance lourde qui devrait obliger tous les pays d'Occident à réfléchir, Olivier Huart, Directeur Général de Cegetel nous a appris que 2 millions d'ingénieurs nouveaux étaient diplômés chaque année, et ce pour la seule Chine... Pendant ce temps-là, les combats entre tous les acteurs des télécommunications, de l'informatique mais aussi des médias seront particulièrement saignants en Europe dans ces prochaines années. Pourquoi ?

Parce que, comme je vous l'ai dit la semaine dernière, la voix qui est encore le principal revenu des opérateurs historiques (France Télécom, British Telecom, Deustch Telecom, etc...) va devenir gratuite quand elle va se transformer en VoIP. Niklas Zennström, créateur de Skype, qui nous a délivré un message tonique sur la téléphonie gratuite, ne les a certainement pas rassurés en nous révélant que depuis quelques semaines ce sont 100.000 internautes qui, chaque jour, téléchargent son logiciel Skype pour téléphoner gratuitement sur leurs ordinateurs.

De plus, bien que cela ait plutôt fait partie du non-dit pendant ces journées de l'IDATE, les opérateurs de téléphonie mobile (dont France Télécom est l'acteur principal dans notre Pays) ont une peur bleue, actuellement, de voir s'écrouler les revenus faramineux qu'ils tirent du SMS. Le financier, David Baverez, a bien résumé la situation quand il a affirmé avec humour que « le SMS, c'est le plus grand casse de ce début de siècle » (97 à 98 % de marge), d'autant plus inacceptable qu'il se fait sur le dos des mineurs. Les opérateurs de mobile n'auraient pas dû aller si loin...

Ils ressentent bien que le mariage du portable et de l'Internet ne va pas laisser le SMS dans sa niche dorée et que l'e-mail gratuit et rénové risque de prendre en masse sa place quand la Jeunesse va prendre conscience de la spoliation dont elle est victime. Ils ont beau essayer de réagir, par avance, avec le « talk-now », le mal est fait. Les ressources essentielles (Voix et SMS) des opérateurs de télécoms s'effondrant, ceux-ci vont devoir réagir avec vigueur : cela décidera de leur vie ou de leur mort.

Certains les voient arriver sur des plates-formes de services proposés aux consommateurs. D'autres en doutent car ces opérateurs historiques n'en ont pas la culture. Mais ils ont accepté de telles transformations dans ces 10 dernières années, depuis le début de la libéralisation des télécoms en passant du téléphone de papa à Internet, que plus rien ne nous surprendrait vraiment. Les voix semblaient plus concordantes à Montpellier pour penser que les grands opérateurs étaient à l'aube d'une étape historique dans le domaine de l'image.

Ainsi, Nicolas Dufourcq, responsable de Cap Gemini, a affirmé que ces opérateurs historiques allaient devenir des « super câblo-opérateurs » en mettant à la disposition du consommateur des images de Haute Définition (TV, Vidéo, Visio, 3D, etc...) dont il va devenir de plus en plus friand. Là, c'est tout le monde des médias qui se met à trembler devant une telle perspective. En se plaçant sur ces segments, les opérateurs historiques justifieraient leur course actuelle dans le déploiement effréné des hauts débits. Les techniciens ont alors discrètement repris la parole en précisant les caractéristiques de la techno xDSL à venir. Indubitablement, l'ADSL+, le VDSL et même l'UDSL n'ont pas fini de nous surprendre.

Mais plus les débits deviendront importants et plus petites seront les surfaces utilement desservies et plus la dissymétrie deviendra criante. Tout laisse penser que le xDSL restera une solution pertinente pour les 3 à 5 ans à venir mais qu'au-delà cela ne suffira plus. Aussi, mezza-voce, le responsable d'Alcatel a précisé qu'à nouveau l'optique commençait à frémir en France. Dennis Weller, Chief Economist de Verizon, l'un des principaux opérateurs américains, a annoncé que sa compagnie avait lancé un très gros programme d' « opticalisation » de son réseau jusqu'à l'usager. Il en va de la survie de ce leader, nous a-t-il dit. C'est une leçon que devraient méditer les opérateurs historiques européens...

René TRÉGOUËT

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Haut débit : Gilles de Robien prône le WiMax pour les collectivités
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Le ministre de l'Equipement et de l'Aménagement du territoire Gilles de Robien a prôné mercredi une nouvelle technologie d'internet haut débit, WiMax, alternative à l'ADSL, pour permettre aux collectivités locales de s'équiper elles-mêmes en haut débit. Comme le Wi-Fi, le WiMax permet un accès sans fil à internet. Mais il promet des débits allant jusqu'à 70 mégabits par seconde pour des rayons d'action allant jusqu'à 50 km, soit neuf fois plus que l'actuel débit ADSL proposé au grand public. Le WiMax est par ailleurs beaucoup moins coûteux à installer que l'ADSL. Cette technologie permet de raccorder sur un même territoire, par voie hertzienne, PME, services publics et clients résidentiels. Seul bémol, elle ne permet pas la diffusion de la télévision sur internet. M. de Robien a souhaité mettre à l'étude la possibilité de "confier des licences WiMax à des collectivités territoriales de niveau départemental pour qu'elles puissent utiliser cette technologie et développer leur propre réseau", lors d'une table ronde sur le haut débit organisée par l'Autorité de régulation des télécoms (ART).

Cette position favorable au WiMax intervient dans un contexte où les collectivités sont habilitées, depuis la loi sur la confiance dans l'économie numérique de juin 2004, à être elles-mêmes opérateurs télécoms, en concurrence avec les opérateurs ou lorsque ces derniers font défaut lors d'un appel d'offres. Une possibilité particulièrement intéressante pour les territoires ruraux ou enclavés, sachant que le plan gouvernemental d'aménagement numérique du territoire ("Resho 2007") prévoit un déploiement en haut débit sur tout le territoire à l'horizon 2007. Le soutien gouvernemental au WiMax fait par ailleurs écho à l'offre sur mesure concoctée par l'opérateur historique France Télécom, la "charte départements innovants", qui a séduit la moitié des départements français en à peine trois mois (début 2004). Cette charte propose aux collectivités d'éviter de faire des investissements en tant qu'opérateur, France Télécom se chargeant du déploiement du haut débit en avance sur le calendrier gouvernemental, moyennant certaines contreparties. Le déploiement du haut débit recouvre "des problématiques complexes, qui appellent donc des solutions diversifiées", a souligné M. de Robien.

Selon le ministre, un autre avantage du WiMax est que ces licences peuvent être attribuées directement aux collectivités, sans passer par les opérateurs télécoms comme c'est le cas pour l'ADSL.

Le ministre a par ailleurs plaidé pour la possibilité donnée aux collectivités d'être opérateurs de réseaux, en tant que défense du service public local. "Maîtriser un réseau public, c'est avoir la possibilité d'offrir, sur tout le territoire, à toutes ses entreprises, ses hôpitaux, écoles, collèges, lycées, universités ou encore aux touristes, aux habitants toute la diversité des services au meilleur prix sans autres contraintes que celles édictées par la loi".

AFP

Les petits mots entre étudiants à l'ère du numérique
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

La technologie n'épargne aucun domaine et s'immisce jusque dans les salles de cours et les amphithéâtres, rendant désuète l'antique habitude des étudiants ou des salariés de se passer des petits mots pendant les cours ou les conférences. La démocratisation des appareils électroniques accédant à internet sans fil, ajoutée à la prolifération des points de connexion sur les campus, dans les entreprises, les cafés et ailleurs, a rendu possible la communication en temps réel et complique d'autant plus le contrôle des "chuchotements" dans le dos des enseignants et intervenants. Les chercheurs se sont intéressés au phénomène et ont constaté qu'il ne se réduisait plus à l'espace confiné de la classe.

Ils ont observé par exemple des discussions par messagerie instantanée entre employés situés en différents points de l'entreprise lors d'une réunion avec la direction ou la communication en temps réel vers l'extérieur lors de négociations financières par le biais d'appareils électroniques tels que le Blackberry. "Ce ne sont plus seulement les jeunes qui y ont recours", soulève Danah Boyd, thésarde à l'université de Californie de Berkeley, ajoutant que ces conversations sous le manteau sont considérées comme particulièrement subversives, certaines entreprises allant jusqu'à interdire l'usage des messageries instantanées tandis que des établissements scolaires bannissent les téléphones portables des classes de cours. "Nous imaginons en général que c'est l'apanage des mauvais étudiants qui s'évadent (ainsi des cours)", expliquait Danah Boyd le mois dernier lors d'une conférence intitulée Computer Supported Cooperative Work (CSCW), s'intéressant à l'impact des technologies sur la société. Mais l'étudiant est "engagé dans une méta-conversation" qui peut, estime-t-elle ainsi que certains de ses confrères, déboucher sur de nouvelles idées et des informations valables.

Certaines académies envisagent déjà d'étendre le recours à ce type de conversations. William Griswold, professeur d'informatique à l'université de Californie de San Diego, a ainsi adopté une approche tolérante des discussions électroniques qu'il savait se tenir dans son dos en classe. "Cette notion est aussi ancienne que le chuchotement à l'oreille (...) Nous avons toujours su gérer la situation, (la technologie) ne fait qu'amplifier les effets", dit-il. Il a noté que lorsque la présence à ses cours augmentait, la participation diminuait, en partie à cause de la peur de certains étudiants à intervenir en public devant un grand nombre de personnes. "Vous réalisez alors que si les questions ne sont pas posées, l'étendue de l'enseignement s'en trouve réduite", avance Griswold. "Vous perdez en efficacité et ce n'est pas le but."

Avec une donation du constructeur informatique Hewlett-Packard en 2001, l'enseignant californien a développé un logiciel qui permet aux étudiants de poser en temps réel leur question anonymement via leur ordinateur portable ou leur assistant personnel numérique. "Quand vous proposez aux gens ce canal de communication permanent, vous élargissez le débat", ajoute Griswold qui souligne que cette méthode a même développé le rôle des assistants du professeur. "Certaines de ces questions sont très pointues." Ailleurs, la technologie envahit d'autres domaines, certaines universités fournissant aux étudiants des télécommandes qui leur permettent de répondre à des questionnaires à choix multiples, permettant dans certains cas de savoir si les élèves ont compris le cours.

Reuters

La RATP prend le bus communicant
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

A la RATP, les nouvelles technologies favorisent la mobilité urbaine. Anne-Marie Idrac, PDG du premier transporteur d'Ile-de-France, vient d'en faire la démonstration en présence de François Goulard, secrétaire d'Etat aux Transports et à la Mer. Cette semaine, directeurs de département et chefs de projets de la Régie se sont succédés, passant en revue les projets destinés à améliorer les services offerts aux voyageurs. Stationnant, pour l'occasion, Cours de Vincennes, dans le XIIe arrondissement parisien, le « bus communicant » de la RATP a ainsi ouvert ses portes.

Au programme : de la vidéosurveillance pour plus de sécurité et une chaîne télévisée multimédia embarquée pour plus de confort. Cette dernière innovation de la RATP est une première mondiale. Son objectif : fournir aux voyageurs une information en temps réel sur les horaires et les perturbations sur son réseau de transport, ainsi que des informations plus ludiques comme les activités commerciales ou culturelles de proximité. Le tout est agrémenté de vues aériennes en 3D des quartiers traversés par le véhicule.

La radiolocalisation des bus par GPS et la transmission sans fil d'informations font partie des technologies de pointe utilisées par la RATP pour donner naissance à ce nouveau service. Ce dernier fera l'objet d'une première expérimentation grandeur nature, à partir du printemps prochain, sur la ligne de bus 38, déjà entièrement équipée de Wi-Fi, et la ligne 1 du métro. Au passage, la Régie prouve sa capacité à agréger les informations contenues dans ses différentes bases de données et à les diffuser sur tout type de média. Ce qui en soit relève également de la prouesse technique, étant donné l'hétérogénéité des systèmes utilisés.

OINet

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Le nanotube à essai
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

En obtenant une réaction chimique contrôlée dans un nanotube de carbone, des chercheurs britanniques peuvent prétendre à la création du plus petit tube à essai jamais utilisé. David Britz (Université d'Oxford) et ses collègues ont fabriqué des nanotubes de 1,2 nanomètre de diamètre et de 200 nm de long (1 nm = 1 milliardième de mètre). Ils les ont remplis de fullerènes, ces cages en forme de ballon de foot, qu'ils ont organisés en chaîne. Pour obtenir cette polymérisation, les chimistes ont ajouté un atome d'oxygène à chaque fullerène avant de les mettre dans les nanotubes. Sous des conditions de température et de pression particulières, les fullerènes se sont liés entre eux en formant une seule chaîne. Le nanotube en lui-même n'a pas interféré avec la réaction chimique, affirment les auteurs, qui publient leurs travaux dans Chemical Communications. Avant de savoir si ce nanotube sera au final utile à la recherche fondamentale ou s'il trouvera des débouchés plus concrets, une étape majeure doit être franchie : ressortir les fullerènes polymérisés du tube. Pour l'instant les chercheurs n'y sont pas parvenus.

Sciences&Avenir

Des circuits électroniques autorégulés
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Les laboratoires de recherche d'IBM sont en train de mettre au point des circuits électroniques de nouvelle génération, capables de s'autocontrôler. Pour parvenir à cet objectif, les chercheurs ont notamment développé des micro-fusibles électroniques qui, en cas de défaillance d'un circuit, réorientent le flux d'électrons de manière à ce que le bit d'information parvienne tout de même à destination. Le principe : l'électromigration. Le passage d'un courant électrique dans un support conducteur, provoque un déplacement des atomes de ce conducteur. Comme les processeurs sont de plus en plus miniaturisés, ce phénomène prend de l'importance ce qui diminue l'efficacité des circuits (les atomes décalés ralentissent le mouvement des électrons).

Or les chercheurs d'IBM ont annoncé qu'ils étaient parvenus à contrôler ce processus en utilisant une brève surcharge électrique qui génère une haute température et permet d'accélérer la migration des atomes en des points précis sans altérer la structure d'ensemble. A l'instar des fusibles traditionnels, on peut ainsi ouvrir ou fermer des voies dans les circuits électriques. En associant ce nouveau dispositif à un contrôle logiciel, IBM veut mettre au point des systèmes informatiques capables de s'auto-diagnostiquer et de réguler leurs propres performances. « Grâce au contrôle de l'électromigration, il deviendra possible à la puce de votre mobile de s'autoreconfigurer en fonction des applications utilisées », souligne enthousiaste Chandrasekharan Kothandaraman, l'un des chercheurs, qui ajoute « le phénomène d'électromigration me fascine. Jusqu'à présent je le considérais comme nuisible mais en physique il n'a pas de bonnes ou de mauvaises propriétés, tout dépend sous quel angle on observe les choses. »

NYT

La lune, source d'énergie pour la terre ?
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

La Lune pourrait offrir une source d'énergie inestimable pour la terre au moment où l'on s'interroge sur l'épuisement dans les décennies à venir des carburants fossiles comme le pétrole, ont rappelé vendredi des scientifiques lors d'un colloque en Inde. Des échantillons de minéraux lunaires ont montré une forte teneur en hélium 3, un gaz qui, combiné avec un isotope de l'hydrogène, le deutérium, peut produire de grandes quantités d'énergie. "La Lune possède une énorme quantité d'hélium 3" dans le régolite, la couche de poussière recouvrant le sol sur une épaisseur de 5 m environ, a déclaré Lawrence Taylor, directeur à l'Institut américain des géosciences planétaires. "Quand l'hélium 3 se combine au deutérium, la réaction de fusion se produit à très forte température et peut générer des quantités considérables d'énergie", a-t-il dit. "25 tonnes d'hélium, qu'on peut transporter en navette spatiale, suffiraient pour fournir de l'électricité aux Etats-Unis pendant toute une année", a précisé à l'AFP le scientifique, qui participait à Udaipur à une conférence internationale sur l'exploration de la Lune. Mais les choses ne sont pas simples. Pour extraire l'hélium 3 du sol lunaire, il faut chauffer les roches à 800 degrés Celsius, et 200 millions de tonnes de sol lunaire sont nécessaires pour produire une tonne de ce gaz, a noté M. Taylor.

Le président indien, A.P.J. Abdul Kalam, a déclaré de son côté que "la Lune contenait dix fois plus d'énergie sous forme d'hélium 3 que tous les carburants fossiles de la Terre". Mais, a reconnu M. Taylor, la technologie pour la fusion en est aux balbutiements. "On en est encore au stade du laboratoire. Au rythme actuel, cela prendra trente ans", a-t-il dit. En attendant, les scientifiques pensent qu'il faut procéder à un recensement des réserves d'hélium de la Lune "de sorte que quand la technologie des réacteurs fonctionnera, nous serons prêts et disposerons d'une information précise", a déclaré D.J. Lawrence, du laboratoire américain de Los Alamos. "On peut vraiment l'utiliser comme carburant dans l'avenir et ce n'est pas dangereux. On n'est pas du tout dans la science fiction", a-t-il assuré de son côté. M. Taylor a regretté qu'il n'y ait pas de fonds disponibles pour ce type de projet aux Etats-Unis alors que "d'ici 2050, le monde aura un gros problème" avec l'épuisement des ressources en gaz et pétrole. Pour lui, "nous devons anticiper".

AFP

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Une étude britannique favorable aux OGM
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Une étude britannique de quatre années évaluant l'impact de cultures génétiquement modifiées sur l'environnement montre que cette agriculture ''biotech'' ne pose pas plus de problème que l'agriculture conventionnelle. L'expérience BRIGHT a comparé la culture de semences de colza et de betteraves sucrières GM à des semences conventionnelles. Menée par le ministère de l'Agriculture (Defra) en partenariat avec certains industriels, BRIGHT avait pour but de reproduire la culture en alternance pratiquée par les agriculteurs. Les chercheurs ont semé des plants de colza et de betterave rendus résistants aux herbicides. D'après les résultats rendus publics lundi, les lots plantés de semences GM n'étaient pas appauvris en herbes et en graines dont se nourrissent les oiseaux et d'autres animaux. La biodiversité ne serait donc pas menacée par ces plantes transgéniques. La précédente étude sur les OGM menée à grande échelle en Grande-Bretagne n'était pas aussi optimiste. D'après la Farm-Scale Evaluation (FSE) -évaluation à l'échelle d'une exploitation agricole-, la biodiversité était mieux préservée dans les champs de colza et de betterave non transgéniques. En revanche elle était meilleure dans les champs de maïs transgénique par rapport au maïs conventionnel.

BBC

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Une épidémie mondiale de grippe serait inévitable
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Chaque Etat doit mettre au point de façon urgente un plan de lutte contre l'inévitable épidémie de grippe qui devrait être déclenchée par le virus de la grippe aviaire qui a touché l'Asie cette année, affirme un membre important de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Selon l'OMS, la prochaine pandémie de grippe toucherait 25 % à 30 % des six milliards d'habitants de la planète et ferait 7 millions de morts. "Je pense que nous sommes plus proches d'une pandémie aujourd'hui qu'à aucun autre moment de ces dernières années", a déclaré Shigeru Omi, directeur régional de la région occidentale de l'OMS. "Aucun pays ne sera épargné quand ce sera devenu une pandémie", a-t-il affirmé au cours d'une conférence de presse. "L'histoire nous a appris que les pandémies de grippe surviennent selon des cycles réguliers, tous les 20 ou 30 ans. Sur cette base, la prochaine est en retard." "Les évaluations les plus prudentes font état de sept à dix millions de morts mais le maximum pourrait être de cinquante millions ou même, dans le pire des scénarios, cent millions", a déclaré M. Shigeru Omi l.

Le virus H5N1 de la grippe aviaire, qui touche avant tout les volailles même s'il est responsable de la mort de 32 personnes en Asie jusqu'à présent, se transformera tôt ou tard en une pandémie humaine, a assuré sans l'ombre d'un doute le responsable, basé à Manille. "Cela arrivera", a-t-il asséné, mettant également en garde contre une propagation rapide de la maladie.

"Auparavant, cela aurait pris un an pour se propager dans le monde mais, en raison de la mondialisation, il ne faudra plus que quelques semaines", a-t-il prédit. "Si nous ne sommes pas prêts, les conséquences seront importantes", a-t-il lancé. "Nous estimons qu'une pandémie est hautement probable à moins d'une intensification des efforts internationaux pour contrôler la situation", a ajouté Omi à propos du virus H5N1 de la grippe aviaire que plusieurs pays, dont la Thaïlande, n'ont pas réussi à éradiquer. Les Etats devront partager rapidement les informations sur le virus, sur sa façon de se propager, sur la vitesse à laquelle il opère sa mutation. Il faudra tenter de comprendre pourquoi les enfants sont plus facilement touchés que les adultes, a déclaré Omi. Il a souligné qu'il n'y avait pas une solution unique pour résoudre le problème. La vaccination est souhaitable, mais elle ne peut prévenir à elle seule cette éruption, a-t-il estimé. Le virus H5N1, qui a déjà tué 20 personnes au Vietnam et 12 en Thaïlande, est arrivé en Asie il y a environ un an, sans doute transporté par des oiseaux migrateurs.

Reuters

Les promesses des cellules souches adultes
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Une nouvelle technique de lutte contre l'incontinence pourrait voir le jour grâce aux cellules souches adultes. Le Pr Ferdinand Frauscher, d'Innsbruck, en Autriche, tente de renforcer les muscles qui permettent de contrôler la vessie à partir de cellules prélevées sur les muscles des patientes. Il a déjà obtenu de bons résultats sur une vingtaine de femmes. En France on estime que deux millions et demi de personnes, majoritairement des femmes, souffrent d'incontinence urinaire. Normalement, l'ouverture et la fermeture de la vessie est contrôlée par les sphincters, muscles situés à la base de la vessie et dans la paroi de l'urètre, le canal par lequel s'évacue l'urine. Lorsque les muscles entourant la vessie s'affaiblissent, des fuites peuvent se produire. Plusieurs techniques opératoires permettent aujourd'hui de réduire cette incontinence. Le Pr Frauscher a lui développé une nouvelle technique : il prélève un minuscule cube de muscle dans le bras des patientes et en extrait des myoblastes. Ces cellules précurseurs des cellules musculaires interviennent notamment dans la réparation du muscle. Les myoblastes sont cultivés pendant plusieurs semaines afin d'en avoir une grande quantité. Ils sont ensuite injectés dans la paroi de l'urètre et de la vessie sous échographie afin de vérifier qu'ils atterrissent précisément au bon endroit. 24 heures après l'opération, la majorité des femmes n'avait plus de fuites urinaires. Deux semaines après, la contraction musculaire était améliorée. Un an après, 18 des 20 patientes ont gardé le contrôle de leur vessie. Ces résultats ont été présentés lundi lors du congrès de la Société nord-américaine de radiologie.

Sciences&avenir

Des capteurs dans les vêtements pour prévenir le risque cardiaque
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Première cause de mortalité en France et dans la plupart des pays industrialisés, les maladies cardio-vasculaires pourraient être mieux suivies grâce à l'utilisation de capteurs et d'appareils communicants portés en permanence par les patients. Pour aller plus loin que les appareils personnels déjà commercialisés aujourd'hui en pharmacie ou en parapharmacie tels que les autotensiomètres ou les électrocardiographes portables (voir Electronique International Hebdo du 27 mai), un projet européen vise à mettre au point des appareils véritablement enfouis dans les vêtements.

Le projet IST MyHeart, coordonné par Philips, d'un montant de 33 millions d'euros, rassemble une trentaine de partenaires dont Nokia, Medtronic, Vodafone, plusieurs hôpitaux, mais aussi le Léti (CEA), l'Institut national des technologies de Suisse (ETH), ou encore l'italien Nylstar, spécialiste des tissus synthétiques. Le projet, lancé le 31 décembre 2003, devrait se terminer fin août 2007. L'objectif est de développer des « vêtements biomédicaux intelligents », c'est-à-dire des vêtements intégrant divers capteurs enfouis dans le tissu, mais également une électronique plus classique chargée de recevoir les données brutes, puis de les transmettre sans fil vers un ordinateur, où directement vers un centre médicalisé. Philips a ainsi mis au point des capteurs pouvant être intégrés dans une ceinture ou un soutien-gorge et permettant de mesurer divers paramètres biologiques tels que la température corporelle, le rythme cardiaque ou encore le rythme respiratoire. Grâce à un module radio, ces données peuvent être transmises de façon continue vers un ordinateur de poche ou un téléphone portable.

Pour aller plus loin dans l'intégration au tissu, les recherches s'orientent vers la mise au point d'une électronique « tissable », constituée de fibres dotées de propriétés de conduction du courant, de génération d'énergie, voire de stockage de données. En recevant de façon quasi permanente les données décrivant l'évolution de l'état de la personne, les centres de soins pourront ainsi prévenir les risques d'arrêt cardiaque, mais aussi, grâce à une collaboration avec les services d'urgences, réagir plus rapidement en cas de crise. Philips gère déjà en Allemagne le service Paxiva, destiné au suivi des personnes atteintes de troubles cardiaques, et qui compte plusieurs milliers de patients.

Pour être suivi à domicile, chaque patient se voit attribuer un électrocardiographe communicant qui envoie les mesures vers un centre de soins via Internet. Dans le même ordre d'idée, en octobre dernier, le géant néerlandais a débuté une étude pilote aux Etats-Unis, baptisée Motiva, permettant aux patients d'envoyer les données biologiques à un centre de soins et d'être mis en relation avec un médecin par vidéoconférence sur un téléviseur en utilisant une liaison IP haut-débit.

Dans le cadre du projet MyHeart, les patients, plutôt que de rester sous l'entière responsabilité des médecins, pourront également avoir accès directement à un certain nombre d'informations concernant leur état de santé. Ces données seront consultables par l'intermédiaire d'une interface intégrée dans un objet de la vie quotidienne tel qu'un miroir de salle de bains doté d'un écran tactile par exemple. Le logiciel pourra conseiller le patient pour l'inciter à faire plus d'exercices physiques, modifier ses habitudes alimentaires ou prévenir les situations de stress.

OINet

Le stress ferait vieillir prématurément
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Les résultats d'une étude américaine suggèrent que le stress augmente le vieillissement des cellules. Les chercheurs de l'université de Californie soutiennent qu'une femme qui s'occupe d'un enfant malade voit son corps vieillir plus rapidement. En fait, elle peut ajouter 10 ans et plus à l'âge biologique de ses cellules. Le stress affecte les télomères, cette zone de l'ADN située à l'extrémité des chromosomes et dont la longueur est liée à la durée de vie des cellules. Les télomères sont aussi impliqués dans la régulation de la division cellulaire. L'équipe californienne affirme que ces femmes ont des télomères plus courts que celles dont les enfants sont en bonne santé.

Pour en arriver à ces conclusions, elle a étudié 58 femmes dont 39 prenaient soin d'un enfant malade depuis plusieurs années. Leur niveau de stress a été évalué à l'aide d'un questionnaire. Outre les femmes responsables d'enfants malades, celles qui exprimaient un grand niveau de stress avaient également des cellules vieillissant prématurément. D'autres études ont démontré un lien entre le stress et la production de radicaux libres, dérivés de l'oxydation. Le stress oxydatif pourrait ainsi causer le raccourcissement des télomères. Le stress chronique semble avoir le potentiel de réduire la vie des cellules tout au moins des cellules du système immunitaire", a souligné dans un communiqué Elissa Epel, un des membres de l'équipe de chercheurs ayant effectué ces travaux. Ces chercheurs ont indiqué qu'ils allaient conduire des études pour déterminer si d'autres types de cellules sont aussi affectées par le stress.

Radio Canada

On peut maintenant dater un échantillon d'ADN
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Les tests d'ADN sont de solides preuves admises depuis déjà plusieurs années. Grâce à un peu de sang, de sperme, de salive, de peau, on peut identifier un individu avec une grande assurance. Les avocats de la défense, toutefois, réfutent souvent ces preuves sur la base que l'on ignore depuis quand l'échantillon est sur les lieux d'un crime. L'accusé peut très bien être passé là bien avant ou bien après le méfait. Ce problème sera bientôt contourné car des chercheurs en biologie moléculaire de l'Université de Virginie Occidentale ont trouvé un moyen de dater les échantillons biologiques. Leur nouvelle approche est décrite dans le Journal of Forensic Science International. Les chercheurs se basent en gros sur la vitesse de décomposition de deux types d'ARN de nos cellules, l'ARN messager et l'ARN ribosomal. Ils ont découvert que le premier a un taux de décomposition plus rapide que le second.

Sur un échantillon biologique, il suffit donc de mesurer la proportion d'ARN décomposé pour chacun des deux types et on obtient son âge en comparant les deux valeurs. Les essais préliminaires donnent à cette méthode une très grande précision, même après 150 jours. Un tout petit microlitre de sang est suffisant pour mener le test et, selon les auteurs, on pourrait même théoriquement connaître le moment où une empreinte digitale a été laissée sur une surface en analysant les particules de peau qu'elle contient. Il faudra toutefois d'autres études pour que cet outil soit accepté. On ne sait par exemple pas encore si la décomposition de l'ARN est influencée par les conditions environnementales comme l'humidité, la chaleur ou la lumière. Il va aussi falloir élucider les mécanismes de décomposition de l'ARN car on ne comprend pas encore parfaitement pourquoi les taux diffèrent d'une forme à l'autre.

Cybersciences




Le cancer de l'estomac a son origine dans les cellules de la moelle osseuse
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Le cancer de l'estomac a pour origine des cellules-souche dérivées de la moelle osseuse et non de cellules-souche de la muqueuse gastrique interne (épithéliale) comme il est généralement admis par la médecine, selon des recherches conduites sur des souris, dont les résultats ont été publiés jeudi dans la revue américaine Science. "Cette découverte est surprenante et pourrait modifier la théorie actuelle sur l'origine des cancers gastriques", a estimé Daniel Silberberg, professeur de médecine à l'Université Columbia (New York, nord-est), un des membres de l'équipe de chercheurs. "Les conclusions de cette étude pourraient aussi conduire à la mise au point de nouvelles méthodes pour diagnostiquer et traiter de nombreux cancers, particulièrement ceux liés à des inflammations chroniques de l'estomac, de l'oesophage, des poumons et du foie", a-t-il ajouté. La théorie dominante chez les cancérologues est que la plupart des cancers ont leur origine dans les cellules-souche de l'organe où ils se développent. Mais les chercheurs ont suspecté que ces cellules de la moelle osseuse pourraient contribuer au développement et à la progression des tumeurs cancéreuses en migrant vers les tissus endommagés ou subissant une inflammation, pour les réparer.

Ces recherches sur des souris ont montré qu'une infection chronique avec la bactérie Helicobacter pylori, cause fréquente des inflammations et des ulcères de l'estomac, conduit à la destruction des cellules de l'estomac ce qui déclenche l'arrivée en masse de cellules-souche de la moelle osseuse pour réparer les dommages. Ces cellules-souche, qui ont la propriété de prendre la forme des cellules des organes qu'elles réparent, ont évolué dans ces expériences en cellules cancéreuses de l'estomac, ont précisé ces chercheurs. S'appuyant sur cette meilleure compréhension de la relation entre les cellules-souches dérivées de la moelle osseuse et le cancer de l'estomac, les chercheurs ont indiqué qu'allaient être élaborés des modèles pour suivre des personnes présentant des risques élevés de cancer et travailler à la mise au point de nouveaux traitements ciblant ces cellules-souche migrantes. Le cancer de l'estomac est fréquent surtout en Asie, en Europe de l'Est et dans certaines régions de l'Amérique Latine où il est la deuxième cause de mortalité par cancer après celui du poumon. Aux Etats-Unis et en Europe Occidentale, la fréquence du cancer de l'estomac a fortement diminué au cours des 50 dernières années. Environ 22 % des malades touchés par ce cancer survivent cinq ans, a précisé cette étude.

Science

Première production de fils d'araignées artificiels
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Une équipe de scientifiques israéliens, allemands et britanniques conduite par le département de biologie de l'Université hébraïque de Jérusalem a pour la première fois produit des fils d'araignées. Ces travaux, parallèlement publiés par la revue Current Biology, sont le fruit de deux ans de recherches d'une équipe dirigée par le docteur Uri Gat et impliquant outre des Israéliens, des scientifiques des universités de Munich et d'Oxford, a annoncé mercredi ce département. Les fibres d'araignées, impossibles à obtenir en culture en raison des spécificités biologiques de ces insectes, sont particulièrement solides et fines. Elles ont été produites après des recherches génétiques qui ont permis de synthétiser des protéines spécifiques de l'araignée de jardin (Araneus diadematus). Les fibres ainsi développées ont les mêmes propriétés que celles produites naturellement : à diamètre égal, elles sont six fois plus résistantes que le nylon ou l'acier. La future production en série de telles fibres d'un millième de millimètre d'épaisseur peut trouver des applications industrielles dans des domaines très variés comme la fabrication de gilets pare-balles, de fils chirurgicaux, de micro-conducteurs, fibres optiques, fils de pêche ou même de nouveaux types de vêtements.

TSR

L'enzyme qui bloque le cancer
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Selon une étude réalisée par l'université de Copenhague et publiée par le journal international du Cancer, le blocage d'une enzyme spécifique (urokinase) pourrait permettre d'empêcher la dissémination des cellules cancéreuses dans le corps humain. Dans cette étude, les chercheurs Ont réussi à bloquer la diffusion du cancer pour six des sept souris testées. L'étude a également confirmé que le corps n'avait pas besoin de cette enzyme pour fonctionner normalement. Le Docteur Morten Johnsen qui dirige ces recherches est persuadé qu'il est possible, par cette voie, d'empêcher la généralisation du cancer par métastases sans provoquer d'effets secondaires trop importants. Le Docteur Torben Skovsgaard, spécialiste du cancer à l'hôpital de Copenhague, confirme que ces recherches ouvrent une voie nouvelle et prometteuse qui devrait déboucher dans quelques années sur de nouveaux médicaments ciblés qui seront capables, en inhibant sélectivement le fonctionnement de certaines enzymes, de contrôler les cancers et d'empêcher les métastases, souvent responsables du décès des malades.

BBC

La pollution tue autant que la route
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Les fines particules polluantes, émises surtout par les automobiles, réduisent jusqu'à deux ans l'espérance de vie des Européens, ce qui les rend aussi meurtrières que les accidents de la route. C'est ce qu'indiquent lundi des travaux de l'IIASA, un institut d'études autrichien. En moyenne, ces particules d'une taille inférieure à 2,5 millièmes de millimètre "réduisent notre vie d'environ huit mois en Europe", a expliqué l'un des auteurs de l'étude, Markus Amann. Les régions les plus urbaines et industrialisées du continent, comme le Benelux, l'Italie du Nord, l'Ukraine ou la Russie, sont exposées à des niveaux beaucoup plus élevés, qui réduisent de deux ans l'espérance de vie. Les particules, par leur taille, peuvent rester en suspension dans l'atmosphère pendant 40 à 50 heures et être poussées par les vents sur 3.000 km, a estimé le spécialiste. Et d'ajouter qu'elles sont à l'origine de maladies respiratoires et pulmonaires mais aussi cardio-vasculaires car elles s'introduisent profondément dans les poumons puis dans le sang.

Aciéries, cimenteries et centrales thermiques sont d'importantes émettrices de particules fines, ainsi que les moteurs automobiles diesel. Pour l'heure, seul le constructeur Peugeot a installé des filtres à particules sur ses véhicules de série, mais cette technologie devrait devenir obligatoire à terme dans l'Union européenne. Des négociations sur ce thème ont démarré cette semaine à Genève entre les 49 pays membres de la "Convention sur la pollution atmosphérique trans-frontière à longue distance", mise en place en 1979 par la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe. Grâce aux mesures prises ces dernières années par la convention contre les émissions de substances comme le monoxyde de soufre, les niveaux dans l'atmosphère devraient se réduire, selon Markus Amann. D'ici dix à 15 ans, la perte pour l'espérance de vie devrait revenir aux alentours de cinq à six mois.

TF1

La convention anti-tabac de l'OMS entrera en vigueur fin février 2005
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

La convention anti-tabac de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) va entrer en vigueur fin février 2005, à la suite de sa ratification par le Pérou, a annoncé mercredi l'OMS. Le Pérou a été le 40ème pays à ratifier mardi ce texte, déjà adopté en mai 2003 par 192 pays membres de l'OMS après trois ans d'âpres négociations et de pressions de la part des fabricants de cigarettes. Cette convention cadre est le premier traité international en matière de santé publique jamais adopté. Elle vise à interdire la publicité pour les cigarettes, réglementer l'étiquetage et limiter l'usage du tabac dans les lieux publics.

Elle est réputée entrer en vigueur 90 jours après sa ratification par un total de 40 Etats membres, soit le 28 février 2005. "Il s'agit d'un traité majeur de santé publique qui offrira pour la première fois à la population une protection vis à vis du tabac", a souligné Iain Simpson, un porte-parole de l'OMS. "Il y a 40 pays (signataires) mais nous en espérons beaucoup d'autres". Pour le Dr Lee Jong-wook, directeur général de l'OMS, l'entrée en vigueur de la convention "montre l'importance que donne la communauté internationale à la nécessité de sauver des millions de vie, actuellement emportées par le tabac". "C'est maintenant que le vrai travail commence", souligne cependant le Dr Catherine Le Galès-Camus, sous directeur général à l'OMS pour les maladies non transmissibles. Elle rappelle que la convention ne fait que "fixer les objectifs idéaux à atteindre et un plan de travail à appliquer dans les pays". Le traité prévoit de restreindre la demande de tabac par l'augmentation des taxes sur les cigarettes et recommande la mise en oeuvre de mesures législatives pour interdire de fumer dans les lieux publics et de travail.

Il définit des règles de conditionnement et d'étiquetage pour les paquets de cigarettes, dont des avertissements aux utilisateurs sur les dangers du tabagisme. Il instaure en règle générale une interdiction globale de toute publicité en faveur du tabac, de toute promotion et de tout parrainage du tabac. Selon les statistiques de l'OMS, le tabac fait chaque année cinq millions de morts et ce chiffre va doubler dans les 25 années à venir si rien n'est fait pour freiner la consommation.

Si le rythme actuel se maintient, le nombre de fumeurs dans le monde devrait passer de 1,3 milliard à 1,7 milliard en 2025. Le tabac, souligne l'OMS dans un communiqué, est le seul produit légal pouvant entraîner la mort d'une personne sur deux qui en consomment régulièrement : autrement dit, sur 1,3 milliard de fumeurs, 650 millions décèderont prématurément à cause du tabac. Les groupes de pression anti-tabac se sont félicités de l'entrée en vigueur de la Convention. L'organisation britannique ASH a appelé la Grande-Bretagne à la "ratifier immédiatement". "Retarder cette ratification ne fait que servir les intérêts de l'industrie du tabac", a affirmé sa porte-parole Deborah Arnott.

OMS

Les zones motrices du cerveau fonctionnent par anticipation
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

Le cerveau humain préfère prédire plutôt que réagir aux mouvements d'autrui » explique Angela Sirigu, neuroscientifique au CNRS. Elle a dirigé avec des chercheurs anglais une expérience sur 22 sujets, en 2003, à l'Institut des sciences cognitives de Lyon. Les résultats sont publiés dans la revue Nature Neuroscience de décembre 2004. Dans cette expérience, le sujet visionne deux vidéos. Dans l'une, il voit une main posée près d'un objet vert et sait que la main va saisir l'objet. Dans l'autre, la main est près d'un objet rouge et ne bougera pas. L'activité cérébrale (par électroencéphalogramme) et l'activité musculaire du sujet sont enregistrées simultanément. Durant la première partie de la séquence vidéo, le sujet voit strictement la même chose sur les deux films : une main immobile. Mais il est préparé à observer ensuite un mouvement ou non.

Quand l'objet est vert et que le sujet s'attend à un mouvement, son système moteur est activé, sans qu'il en ait conscience. Les chercheurs ont mesuré une onde cérébrale spécifique : le « potentiel de préparation ». Ce pic d'activité cérébrale motrice se déclenche habituellement quand un mouvement volontaire est réalisé ou même, dans certaines conditions, quand un mouvement est seulement observé. Dans l'expérience, ce pic est enregistré avant même que le mouvement soit observé, sur la base d'indices préalables (la couleur de l'objet dans ce cas). Une « condition de contrôle » vérifie que l'expérience mesure bien une activité du cerveau liée à l'attente d'un mouvement et non à celle d'un événement quelconque. Sur la vidéo, un objet passe du bleu au violet et le sujet anticipe ces changements de couleur. Mais aucune zone motrice cérébrale n'est enregistrée. Pour Angela Sirigu, «si nous savions déjà grâce à différents travaux antérieurs que l'observation et la réalisation des mouvements empruntent le même système neuronal, nous observons grâce à cette étude qu'il s'agit d'un système essentiellement prédictif ».

Ainsi, se préparer à observer une action active les mêmes circuits cérébraux que se préparer à exécuter cette action. Les chercheurs font l'hypothèse que les sportifs auraient surdéveloppé ce mécanisme. En effet une telle anticipation des mouvements de quelqu'un d'autre paraît particulièrement bien adaptée pour prédire les intentions d'un adversaire. Ce système pourrait aussi être utilisé pour prédire les conséquences de ses propres mouvements avant même de les avoir initiés. C'est ce qu'on appelle communément l'imagerie motrice, une technique de simulation mentale que bon nombre de sportifs de haut niveau utilisent durant leur entraînement. On peut également supposer qu'en entraînant un sportif à observer des mouvements, il pourrait ainsi mieux les anticiper. Pour autant, cela ne veut pas dire qu'un téléspectateur pourrait améliorer sa pratique sportive devant sa télé ! Les prochaines études vérifieront si ce même système moteur s'active chez les bébés et si leur système neuronal est « pré câblé ». Cette étude a été financée par la National Science Fondation (USA), dans le cadre des travaux sur la motricité et la plasticité liée aux greffes des mains menés par Angela Sirigu. Elle est responsable de l'équipe « Neuropsychologie de l'action » à l'Institut des sciences cognitives, et de l'université Claude Bernard Lyon 1.

CNRS

Obsessifs-compulsifs soulagés par l'électricité
Jeudi, 02/12/2004 - 00:00

L'obsession démesurée du rangement, de la propreté, de l'ordre ou bien l'angoisse et la peur, voilà ce que sont les troubles obsessionnels compulsifs (TOC). Cette maladie touche 3 % de la population et les principaux traitements jusqu'ici reconnus (médicaments, psychothérapie, ou même la neurochirurgie) ne sont efficaces que dans 60 % des cas. Une équipe de chercheurs français du Centre national de recherche scientifique et du Centre hospitalier de Bordeaux vient de tester avec succès une technique de stimulation électrique.

Appelée technique de stimulation cérébrale profonde (SCP), elle est utilisée depuis des années pour le traitement de la maladie de Parkinson et de l'épilepsie. En ce qui concerne les TOC, tout a commencé en 2002, quand une équipe de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale a observé les effets de la stimulation électrique sur deux patients atteints de Parkinson, mais qui souffraient également de TOC. Les symptômes de TOC sont presque disparus et ceci se vérifiait toujours, 18 mois plus tard. Au contraire de la neurochirurgie, la stimulation cérébrale profonde est une technique qui ne semble pas entraîner de complications et n'entraîne pas de destructions cérébrales définitives. Dans le cas du Parkinson, elle consiste à introduire des électrodes au niveau de la zone du cerveau impliquée dans le contrôle des mouvements. Grâce à des impulsions à haute fréquence, la transmission du message nerveux est interrompue et les mouvements compulsifs, atténués. Mais c'est la première fois que l'efficacité de cette stimulation électrique est testée sur un patient soufrant d'une forme sévère et résistante de TOC et ce, sans l'ajout de traitements pharmacologiques. Les chercheurs ont observé une réduction de la sévérité des mouvements compulsifs. Les résultats devront être confirmés sur un plus grand nombre d'individus et donnent espoir pour les formes de TOC résistantes aux thérapies plus classiques.

ASP

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