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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 246
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 06 Juin 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
Aux USA l'internet absorbe le téléphone
Naviguer sur Internet par la pensée
EDF teste l'Internet haut débit par courant porteur
Quand les portables deviennent physionomistes
EduLinux, un linux francophone
Sony présente la "PSX", machine numérique hybride
USA: l'administration autorise le renforcement de la concentration des médias
TF1 envisage une offre TV, téléphonie et internet
Avenir
Un minuscule ordinateur alimente par l'ADN
Matière
Un nouveau matériau nanostructure pour le stockage de l'hydrogène
Espace
Mission Mars Express: l'Europe à l'assaut de la "planète rouge"
Terre
Les transports américains premier producteur mondial de CO2
Vivant
Réduction du risque coronarien et activité physique : c'est le temps libre qui compte
Renforcement des pouvoirs de l'OMS pour lutter contre les nouvelles maladies
Tabac interdit, infarctus réduit
Le coût humain effrayant des morts violentes
Les antioxydants actifs sur les effets de l'alcoolisme
Sida : premier test de vaccin sur des humains
Des ARN capables de lutter contre des maladies génétiques
Naissance du premier membre cloné de l'espèce équine
Avec la science, les poules auront bientôt des dents
Des scientifiques régénèrent certaines cellules de l'audition chez le cobaye
La dépendance à la nicotine liée à l'âge de début du tabagisme
La production de neurones se poursuit tout au long de la vie
Edito
L'accord entre Microsoft et AOLTime Warner bouleverse le paysage numérique mondial



L'accord intervenu le 30 mai entre AOL Time Warner et Microsoft, qui met fin à la procédure judiciaire engagée par le plus grand groupe de médias mondial contre le premier éditeur informatique, place le numéro un mondial des médias en position de force sur le marché lucratif, et en plein essor, des loisirs numériques en ligne. Selon les termes de cet accord, Microsoft accepte de verser 750 millions de dollars à AOL pour que celui-ci accepte de retirer sa procédure pour abus de position dominante. Cet accord démontre également la volonté de Microsoft d'abandonner progressivement MSN comme service d'accès à Internet. Cette entente au sommet devrait bouleverser le marché très concurrentiel de la musique numérique et de la vidéo en ligne, qui explose avec la montée en puissance du haut débit dans les foyers. La première conséquence de cet accord devrait être la réorientation de MSN, qui perd de l'argent, vers les logiciels et les services plutôt que l'accès à Internet, domaine dans lequel MSN est un concurrent direct d'AOL. Microsoft a déjà commencé à proposer MSN, indépendamment de l'accès à Internet, offrant à ses utilisateurs un navigateur personnalisé et de nouvelles fonctions pour le service de courrier électronique Hotmail, lancé en 1995. MSN compte près de neuf millions d'abonnés, contre plus de 34 millions pour AOL, premier fournisseur mondial d'accès à Internet. Il est à présent clair que Microsoft souhaite soutenir de plus en plus AOL comme fournisseur de contenu. Cet accord comporte trois grands volets. Tout d'abord, l'éditeur informatique s'engage également à distribuer plusieurs logiciels d'AOL auprès de constructeurs de PC avec qui AOL n'a pas encore d'accord. Ensuite, AOL obtient en outre le droit d'utiliser le navigateur Internet Explorer gratuitement pendant sept ans. Enfin, les deux sociétés vont s'associer dans plusieurs technologies liées à Internet comme les messageries instantanées, les médias numériques et la lutte contre le piratage. Concrètement, pour l'utilisateur cela signifie notamment l'interopérabilité de messageries instantanées respectives de Microsoft et d'AOL, une option jusqu'ici refusée par AOL qui reste le leader incontesté du secteur avec une part de marché de 60 %, contre 22 % pour Windows Messenger. Cette interopérabilité des messageries instantanées de Microsoft et d'AOL devrait élargir considérablement le marché de la messagerie instantanée et lui permettre de se développer dans le secteur professionnel, bien plus lucratif que le marché grand public. Mais à terme, cet accord au sommet place également Microsoft dans une nouvelle position très favorable, pour ne pas dire hégémonique, avec ses logiciels Windows Media, pour devenir la première plate-forme des médias numériques. Les deux entreprises ont indiqué qu'elles allaient promouvoir le développement des logiciels centrés sur la musique, la vidéo et les médias, en s'appuyant sur la technologie de Microsoft et sur le large catalogue d'AOL, qui possède la chaîne de télévision américaine CNN ou le film à succès "Matrix Reloaded". Pour AOLTime Warner, en quête de meilleures synergies entre les "contenus" de Time Warner et le "contenant" AOL, cet accord va lui permettre d'utiliser la plate-forme numérique "Windows Media 9 Series" de Microsoft, ce qui ouvre la voie à une lecture informatique de meilleure qualité pour les programmes dits lourds, de musique ou surtout d'image animée. Quant au piratage numérique, tant redouté par le géant des médias, Microsoft va aider AOL Time Warner à le combattre en mettant à disposition ses outils technologiques. En revanche, cette alliance n'est pas une bonne nouvelle pour les autres acteurs du marché, comme Apple qui vient de lancer avec succès son service musical en ligne, RealNetworks, inventeur d'un lecteur utilisé pour écouter de la musique ou regarder un film, ainsi que d'autres plus modestes. L'alliance conclue avec Microsoft modifie également un partenariat entre AOL et RealNetworks, dont le lecteur est distribué par le fournisseur d'accès à Internet. Mais AOL ne représentant que 5 % de l'activité de RealNetworks et le contrat courant sur plusieurs années, l'impact de l'accord AOL-Microsoft devrait être limité pour RealNetworks. L'accord entre Microsoft et AOLTime Warner pourrait par ailleurs porter le coup de grâce à Netscape, le pionnier des navigateurs Internet commerciaux, acheté en 1998 par AOL. L'accord permet en effet à AOL Time Warner de distribuer gratuitement son grand concurrent, le navigateur Internet Explorer de Microsoft, pendant sept ans. L'histoire de Netscape se confond avec celle du développement d'Internet dans le monde. Netscape comptait jusqu'à 90 % du marché mondial des navigateurs, contre seulement 3 % aujourd'hui. Le déclin inexorable de Netscape a commencé lorsque Microsoft a commencé à distribuer Internet Explorer avec son système d'exploitation Windows. Même America Online a fini par choisir Internet Explorer, si bien que le navigateur de Microsoft peut se prévaloir aujourd'hui de plus de 90 % de part de marché, selon les analystes. La plupart des analystes américains pensent que la vente de Netscape par AOL est désormais programmée et n'est plus qu'une question de temps. Il ne faut pas être sorcier pour imaginer que les conséquences à long terme de cet accord seront une plus large utilisation des produits Microsoft en général, car AOL les soutiendra plutôt que de mettre la puissance de son marketing derrière une société proposant une alternative, comme Real. Selon les analystes, l'accord passé avec Microsoft soulage AOL Time Warner qui souhaite réduire sa dette de 26 à 20 milliards de dollars d'ici 2005 et raviver sa division Internet. Travailler avec Microsoft devrait permettre à AOL de prendre un nouveau départ face à ses concurrents et de poursuivre sa stratégie de développement dans le numérique en baissant ses coûts, estime Enderle. Les récents remaniements au sein d'AOL Time Warner, dont le départ du co-fondateur d'America Online, Steve Case, et le repositionnement du fournisseur d'accès sur les médias plutôt que sur la technologie, laissent présager d'autres accords de ce type. Si cet accord semble favoriser davantage AOL, du moins à court terme, il fonde également une alliance puissante dans le secteur des médias numériques où les deux géants pourraient créer un standard de fait pour la distribution du contenu numérique et la question essentielle de la gestion des droits numériques (DRM), qui représente d'énormes enjeux commerciaux et financiers et qui se trouve actuellement au centre d'un grand débat politico-juridique aux Etats-Unis. Devant cette entente, il sera intéressant de voir comment vont réagir les grands constructeurs informatiques ainsi que Sony qui développe une stratégie globale de maîtrise de la chaîne numérique, du PC à la photo et la vidéo, en passant naturellement par les stations de jeu en ligne, domaine dans lequel Sony, avec la PlayStation2, a pris une avance certaine sur Microsoft et sa X-Box. Il est d'ailleurs intéressant de noter que 2 jours avant l'accord Microsoft-AOL-Time Warner, Sony a dévoilé une nouvelle machine "tout-en-un", baptisée "PSX", qui intégrera une carte de réception TV, un graveur de DVD, un système de jeux vidéo et un puissant disque dur. Cette machine polyvalente pourra être utilisée pour jouer, écouter de la musique ou regarder des films. La PSX doit être lancée sur le marché japonais dans le courant de l'année, en Europe et aux Etats-Unis l'année prochaine. Face à ce "Yalta numérique", Sony parviendra-t-il à poursuivre sa stratégie numérique ? Comment la communauté de "l'open source" va-t-elle réagir et se réorganiser face à cette alliance ? Comment vont réagir les grands constructeurs informatiques qui commencent à proposer, comme Gateway ou Dell, leur propre service de distribution de musique, au travers de "paquets" qui regroupent un PC et l'accès en ligne à une discothèque numérique ? Enfin, et c'est bien entendu la question capitale, quelle sera l'attitude des consommateurs de contenus et de services numériques en ligne ? Pour lever toutes ces interrogations, les mois à venir vont être décisifs mais il est clair que, depuis le 30 mai, une phase capitale de la bataille technologique et commerciale sans merci pour la production et le contrôle mondial des flux numériques, via l'Internet haut débit, est engagée.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Aux USA l'internet absorbe le téléphone
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Une des grandes compagnies de téléphone aux Etats-Unis, Sprint Corp., va transformer son réseau téléphonique de façon à ce que les appels téléphoniques soient dorénavant transmis par paquets d'information, à l'instar de l'Internet. La société prévoit ainsi de basculer l'ensemble de ses 8 millions de lignes d'ici 12 à 15 ans. La nouvelle technologie permettra de saucissonner les informations en paquets qui seront envoyés sur le réseau pour être de nouveau assemblés à l'arrivée. Il sera ainsi possible de surfer sur Internet et d'effectuer plusieurs appels à partir d'une même ligne de téléphone. En plus des nouveaux services qui seront proposés à ses clients, l'opérateur espère diminuer les coûts de gestion. Un contrat, signé en novembre 2001 avec la société Nortel Networks, charge cette dernière de l'équipement et du déploiement. Le montant de l'opération pour la première phase s'élève à 1,1 milliards de dollars.

SMNJ 27/05/03 : http://www.siliconvalley.com/

Naviguer sur Internet par la pensée
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Des chercheurs de l'université de l'Etat de Georgie mettent au point un navigateur qui permet de surfer sur Internet en utilisant l'activité cérébrale. Les concepteurs du logiciel BrainBrowser veulent utiliser pour leur projet les algorithmes développes pour déplacer le curseur d'une souris en utilisant ce type de signal, qui, jusqu'ici, démontrait des possibilités assez limitées. La fenêtre de navigation se divise en une section supérieure qui rappelle un navigateur traditionnel, et une section inférieure de contrôle. La partie gauche de cette section contient les boutons de contrôle de type " rafraichir la page ", " page de démarrage ", " page précédente ". Quand l'utilisateur concentre son attention sur un bouton, il est sélectionne, et lorsqu'il pense a cliquer sur ce bouton, un bip sonore est émis pour signaler l'opération. La partie droite contient un ensemble de liens de la page Internet parcourue pour faciliter la navigation. Ces chercheurs travaillent maintenant sur un clavier virtuel avec completion automatique des mots, qui permettrait d'entrer des adresses URL.

Université de Georgie : http://www.cis.gsu.edu/brainlab/docs/brainBrowser.pdf

EDF teste l'Internet haut débit par courant porteur
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Présenté il y a quelques années comme une véritable révolution, l'accès à Internet par la technologie des courants porteurs en ligne ( CPL ) avait suscité beaucoup d'espoirs mais la décision de Nortel de jeter l'éponge à l'issue de son expérimentation avec United Utilities à Manchester avait jeté un froid. Jusqu'ici extrêmement discrète, Electricité de France (EDF) vient même de créer une filiale dédiée, afin de tester le marché en région parisienne, à Courbevoie (92) avec Tele2, et à Rosny-sous-Bois (93) avec Aéroport de Paris (ADP) et le Sipperec. L'expérimentation de Courbevoie cible le grand public, celle de Rosny-sous-Bois étant tournée vers les entreprises. Une troisième expérimentation (dans une zone géographique qui reste à déterminer) est prévue, en principe dans une région touchée par la « fracture numérique ». Aujourd'hui, le terrain semble globalement plus propice à EDF qu'il ne l'était sous le gouvernement précédent, qui, au nom du « principe de spécialité » de la compagnie, lui avait formellement interdit de se diversifier dans les télécommunications .Pour ce qui est des expérimentations menées en région parisienne, les deux fournisseurs de modems raccordés sur le réseau électrique (qui assure le transport des données jusqu'au module d'accès de l'immeuble) sont main.net et Ascom. A Courbevoie, l'expérience concerne plusieurs centaines de foyers, tandis qu'à Rosny-sous-Bois, elle se concentre sur de jeunes entreprises. Les débits offerts oscillent entre 1 et 2 Mbit/s (le débit maximal qu'un câble électrique puisse véhiculer vient d'être porté de 45 à 168 Mbits/s). A Courbevoie, les essais ont démarré début avril, et le service d'accès, commercialisé par Tele2, est, pour l'instant, offert. Tele2 justifie sa démarche par la nécessité d' « expérimenter toutes les formes d'accès haut débit et bon marché à Internet ». L'Autorité de régulation des télécommunications (ART) suit également le dossier de près : « Les courants porteurs en ligne ont un potentiel important ; on devrait en entendre passablement parler dans les mois qui viennent » , assure Dominique Roux, l'un des cinq membres du collège.

OINet : http://www.01net.com/article/210086.html

Quand les portables deviennent physionomistes
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Si Earth Beat atteint ses objectifs, des milliers de Japonais pourraient bientôt se prendre en photo pour téléphoner. Cet éditeur du pays du Soleil-Levant vient en effet de mettre au point un logiciel permettant de s'identifier sur son portable via une image et non plus un mot de passe. Au Japon, les téléphones portables dotés d'appareils photos numériques sont devenus si courant que commencent à apparaître des modèles atteignant la résolution du mégapixel. Une tendance dont compte profiter Earth Beat avec sa technologie de reconnaissance faciale GeneLock-Light. Première étape : l'utilisateur doit se prendre en photo. Le logiciel GeneLock-Light va alors transformer cette image en une grille de points caractéristiques qui constituera l'identifiant du portable. Dès qu'il souhaitera utiliser son téléphone, l'utilisateur devra se prendre en photo. Le logiciel établira alors un parallèle entre cette image et celle contenue en mémoire, déverrouillant l'appareil si elles correspondent. Il sera aussi possible de définir des images servant d'identifiants pour l'accès à certaines fonctions du téléphone. Un GeneLock-Motion Light est ainsi en préparation capable d'identifier non plus une image statique mais une vidéo et ses mouvements. De quoi activer son téléphone en un clin d'oeil.

OINet : http://www.01net.com/article/209466.html

EduLinux, un linux francophone
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

La Faculté de génie de l'Université de Sherbrooke, en partenariat avec MandrakeSoft Canada et le GULUS (Groupe d'utilisateurs de Linux à l'Université de Sherbrooke (www.gulus.org), a le plaisir d'annoncer le lancement de la distribution EduLinux permettant à toutes les clientèles étudiantes, à tous les établissements d'enseignement ou à toute personne utilisant un ordinateur de profiter, d'un système d'exploitation a code ouvert (open source) convivial et compatible avec les ordinateurs de type PC actuels. Cette distribution comprend le système d'exploitation basé sur Mandrake Linux ainsi qu'une offre logicielle bureautique complète, soit un traitement de texte, un tableur, un navigateur Internet, un système de courriel, Acrobat Reader, Real Player et plusieurs autres. Grâce à la suite bureautique OpenOffice.org version 1.0.3 francophone, qui fait partie de la distribution EduLinux, il est possible de créer, d'ouvrir et de modifier des documents Microsoft Office tels que Word, Excel ou PowerPoint, et ce, de manière transparente. Des outils de développement de logiciels y sont également inclus. EduLinux est essentiellement tournée vers les utilisateurs néophytes, même si elle intègre toute l offre progicielle de Mandrake 9.1. Pour des raisons légales, le quatrième CD (RealPlayer, Flash, JavaRuntimeEnvirnment,plug in DVD pour xine) ne peut actuellement être téléchargé via internet.

Linux : http://linuxfr.org/2003/06/03/12704.html

Sony présente la "PSX", machine numérique hybride
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Deux semaines après la présentation de sa future console de jeux portables "PSP", Sony a dévoilé mercredi une nouvelle machine "tout-en-un", baptisée "PSX", qui intégrera une carte de réception TV, un graveur de DVD et un système de jeux vidéo. Sony est cependant resté très évasif sur le lancement d'une nouvelle génération de systèmes de jeux, c'est-à-dire d'une éventuelle PlayStation3, pour prendre la succession de la PS2. La console vedette, qui devrait couvrir ses frais initiaux d'investissement cette année, est devenue l'une des principales sources de bénéfices du fabricant. Marché et joueurs se demandent quand Sony lancera sa nouvelle console. Pour certains analystes, fin 2004-début 2005 semble un horizon raisonnable, mais le fabricant se trouve face à un dilemme: tirer le plus de profit de la PlayStation2 et conserver son avance sur ses concurrents comme la XBox de Microsoft. La PSX, qui sera équipée d'un disque dur, d'un lecteur-graveur de disques DVD et d'une carte de réception de signaux télévisuels, doit être lancée sur le marché japonais dans le courant de l'année, en Europe et aux Etats-Unis l'année prochaine. Les futures PSP et PSX "marqueront le début d'une nouvelle ligne de produits qui combineront les appareils électroniques les plus évolués et la technologie de semi-conducteurs la plus avancée dans le domaine des jeux vidéo", peut-on lire dans un communiqué. Selon Sony, qui a présenté son produit lors d'une conférence de presse consacrée à la stratégie du groupe à Tokyo, il s'agit d'un produit "tout en un" que l'on pourra utiliser pour jouer, écouter de la musique ou regarder des films. Au début du mois de mai, Sony avait levé le voile sur la PSP, une version portable de sa PlayStation2, qui doit être lancée avant la fin 2004. Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030528/85/386k9.html

USA: l'administration autorise le renforcement de la concentration des médias
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

La Commission fédérale des communications (FCC), organe américain de réglementation, a autorisé lundi un renforcement de la concentration des médias aux Etats-Unis. Un seul groupe pourra ainsi contrôler plusieurs chaînes de télévision et posséder à la fois une station d'émission et un journal dans la même ville. Cette réforme de la réglementation, adoptée par trois voix contre deux par la FCC, commission à majorité républicaine, était réclamée par les grands groupes de communications. Ces derniers considèrent en effet que le paysage médiatique américain a été largement modifié par l'arrivée du câble, des chaînes par satellite et d'Internet. La FCC a décidé qu'un même groupe de médias pourrait désormais contrôler jusqu'à 45% de l'audience américaine, contre 35 % auparavant, comme le souhaitaient les grands réseaux télévisés. Les détracteurs de cet assouplissement craignent pour leur part qu'il n'entraîne une vague de fusions, permettant aux géants du secteur d'accroître leur mainmise sur le marché américain des médias. Le résultat du vote de lundi est une victoire personnelle pour le président de la FCC, Michael Powell, dont les projets de dérégulation étaient de plus en plus contestés. "Nos actions vont faire progresser nos objectifs de pluralisme et de 'localisme'", a-t-il fait valoir. Selon lui, les précédents règlements nécessitaient une mise à jour, notamment pour des considérations de viabilité économique. La commission fédérale a par ailleurs mis fin à la mesure interdisant à un groupe de posséder un journal et une station de radio-télévision dans la même ville. Les participations croisées sont à présent autorisées dans les marchés comptant au moins neuf stations. Dans le même souci de dérégulation, l'agence gouvernementale a assoupli les règles sur la propriété des télévisions locales, autorisant un même groupe à contrôler deux stations, voire trois dans des villes de la taille de New York ou Los Angeles. La FCC a en revanche maintenu l'interdiction de fusion entre les quatre principaux réseaux télévisés du pays: ABC, CBS, NBC et Fox. De l'avis de Michael Copps, membre démocrate de la commission, ces changements sont inquiétants et risquent de donner naissance à une "nouvelle élite des médias", capable de contrôler l'ensemble de la filière de l'information et du divertissement. A l'approche du vote de la FCC, les opposants à cette réforme ont manifesté leur hostilité par voie de courriers (papiers ou électroniques) et de rassemblements devant les filiales des grands groupes de communications. Ils ont aussi acheté des espaces publicitaires dans les grands journaux et les chaînes les plus regardées. Bon nombre de ces encarts visaient Rupert Murdoch, dont le groupe News Corp. possède entre autres la chaîne Fox, les studios 20th Century Fox et le journal populaire "New York Post". Entendu en mai par une commission du Sénat, le magnat australo-américain avait assuré n'avoir aucunement l'intention de se lancer dans de nouvelles acquisitions une fois le nouveau règlement adopté. A l'exception toutefois de son rachat de DirectTV, premier opérateur de télévision par satellite aux Etats-Unis. Michael Powell avait encore ardemment défendu son projet dimanche dans un entretien à la chaîne de télévision ABC. Selon lui, la voie ouverte à davantage de concentration se justifie au nom de la viabilité économique des grands groupes, confrontés à un risque d'éparpillement des recettes publicitaires avec l'émergence des chaînes câblées. "De nombreux médias souhaitent accroître leurs capacités par la concentration, de manière à mobiliser un plus grand nombre de téléspectateurs pour rester économiquement viables sur le marché de la publicité", a expliqué le président de la FCC. Historiquement, la poignée de grands réseaux télévisuels américains concentrait 80% de l'audimat aux heures de grande écoute, mais l'émergence des chaînes câblées, notamment, a fait tomber cette part à 50 %. De son côté l'association des producteurs de films et de vidéos indépendants a estimé que plus les chaînes de télévision --les acheteurs de leurs programmes-- seraient concentrées sous la coupe d'un petit nombre de conglomérats (News Corp., Viacom, AOL Time Warner, Disney..), plus il leur serait difficile d'exister. Démocrates, écologistes, défenseurs des minorités et du débat d'idées, les nombreux opposants ont aussi compté des soutiens inattendus. Outre le fondateur de CNN Ted Turner, gros actionnaire d'AOL Time Warner, les patrons de USA Interactive, Barry Diller, et de Liberty Media, John Malone, se sont largement exprimés sur les dangers du projet. "Nous avons besoin de plus de régulation, pas de moins", a notamment dit Barry Diller. Il a souligné que dans la télévision cinq groupes réalisent déjà 70% de l'audience de "prime time", tandis que dans la radio le géant Clear Channel Communications attire 25 % des auditeurs américains.

WP :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A5450-2003Jun2.html?nav=hptop_tb

FCC :

http://www.fcc.gov/Daily_Releases/Daily_Business/2003/db0602/DOC-235047A1.doc

TF1 envisage une offre TV, téléphonie et internet
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

TF1 envisage une offre groupée associant bouquet de chaînes, téléphonie et accès à l'internet pour assurer le succès commercial de ses projets de télévision sur ADSL, a annoncé mardi à Paris le PDG de la chaîne Patrick Le Lay. En l'état, a expliqué M. Le Lay lors d'un forum de l'Electronic Business Group (EBG), la télévision sur l'ADSL, autrement dit via la ligne téléphonique, reste "un produit trop cher" pour le client. Il faut donc, selon lui, "trouver un schéma astucieux avec un ou plusieurs fournisseurs d'accès internet, des opérateurs de téléphone et des fournisseurs d'images" afin de "baisser le tarif" et de "partager les coûts d'accès". Le coût de la diffusion de chaînes par satellite est de deux euros par abonné, elle serait de dix euros via l'ADSL "dans une vision extrêmement volontariste", a-t-il précisé, jugeant "l'écart trop lourd pour le moment". Un lancement pourrait toutefois être envisagé "à la fin de l'année ou au début de l'année prochaine", a-t-il dit. Evoquant Dream TV, l'expérimentation de télévision par ADSL menée par TF1 dans la région parisienne, M. Le Lay a affirmé : "Le premier objectif était de prouver qu'il n'y avait pas bug et nous l'avons franchi".

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030603/1/38k4h.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un minuscule ordinateur alimente par l'ADN
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Cinquante ans après la découverte de la structure de l'ADN, on a découvert un nouvel emploi pour cette molécule dont on parle tant : elle pourrait servir de carburant aux systèmes moléculaires informatiques. Cette recherche, menée par des chercheurs de l'Institut Weizmann, a été publiée dans le numéro de "PNAS" (Proceedings of the National Academy of Sciences) du 24 février 2003. Qu'il soit alimente sur secteur ou par piles, un ordinateur a besoin d'énergie. Il y a un an environ, le Professeur Ehud Shapiro de l'Institut Weizmann s'est rendu célèbre pour avoir conçu un ordinateur moléculaire compose d'enzymes et de molécules d'ADN. Et voila que son équipe a rendu ce dispositif autosuffisant : la molécule d'ADN qui fournit a l'ordinateur les données d'entrée lui donne aussi le carburant nécessaire. Le dispositif précédent recevait le carburant d'une molécule appelée ATP, qui est la source d'énergie de toute forme de vie. Dans sa nouvelle conception, ce dispositif traite sa molécule ADN d'entrée en utilisant uniquement des mécanismes spontanés, qui libèrent l'énergie. Il casse deux liaisons dans la molécule ADN d'entrée, libérant sous forme de chaleur l'énergie accumulée dans ces liaisons. Ce processus génère une énergie suffisante pour mener a bien les calculs sans l'aide d'aucune source extérieure d'énergie. Une cuillerée (5 mL) de "soupe d'ordinateurs" peut contenir 15 000 milliards de ces ordinateurs qui exécutent ensemble 330 milliards d'opérations par seconde avec 99 % d'exactitude par étape. Ils ont besoin de très peu d'énergie et ils libèrent ensemble moins d'un millionième de watt de chaleur.Ce dispositif a récemment été consacre par Guiness comme "le plus petit ordinateur biologique du monde".

ADIT : http://www.be.adit.fr

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Matière
Matière et Energie
Un nouveau matériau nanostructure pour le stockage de l'hydrogène
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Le Forschungszentrum Karlsruhe a mis au point un matériau nanostructure permettant un meilleur stockage de l'hydrogène. Actuellement, le remplissage du réservoir d'hydrogène d'une pile a combustible prend plus d'une heure ; en outre, l'hydrogène ne peut se libérer du réservoir que de façon lente, ce qui limite la puissance du moteur. Avec le matériau composé de nano-particules mis au point a Karlsruhe, l'opération de remplissage ne devrait durer plus que quelques minutes. Le matériau est constitue d'un mélange d'hydrures métalliques d'aluminium NaAlH4 et de nano-clusters de titane. Les hydrures métalliques ont la capacité de stocker les atomes d'hydrogène dans leur structure atomique et de la libérer par simple augmentation de la température ; les nano-clusters de titane ont un rôle de catalyseur, ce qui permet de réduire le temps de remplissage et de vidage du réservoir. Ils sont composes de 13 atomes, un atome au centre entoures de 12 atomes, le tout étant maintenu stable grâce a des molécules de solvant qui les enveloppent.

BE Allemagne : http://www.adit.fr

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Espace
Espace et Cosmologie
Mission Mars Express: l'Europe à l'assaut de la "planète rouge"
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

La sonde martienne de l'ESA "Mars Express", avec laquelle l'Europe a entamé en solo sa première aventure planétaire, après avoir décollé le 2 juin du cosmodrome de Baïkonour (Kazakhstan) à bord d'un lanceur Soyouz-Frégate, avec l'ambitieux objectif d'identifier d'éventuelles traces de vie sur la "planète rouge".Mars, par ordre de distance au Soleil, est la quatrième planète du système solaire, juste après la Terre. Elle a de tout temps fasciné les hommes et ses secrets restent difficiles à percer, bien qu'elle soit souvent visitée par des engins spatiaux. Au début de l'exploration martienne, on s'attendait à trouver une planète "jumelle" de la Terre, verte, habitée et couverte d'océans. Mais les sondes Mariner, pionnières de l'étude de Mars dans les années 1960, ont déçu cette attente, ne découvrant qu'un sol aride. Plus tard, en 1976, les sondes Viking ont cherché en vain des traces de vie. Vingt ans après, c'est une vision différente, avec son cortège de nouvelles questions, que nous offrent les véhicules spatiaux. On sait que la température sur Mars était probablement beaucoup plus élevée dans le passé, et il semblerait maintenant qu'il y ait eu des océans et que la vie ait pu s'y développer. "Nous ne savons pas ce qu'a connu cette planète par le passé", ni ce que sont "les mécanismes qui l'ont transformée en monde aride et froid", explique Agustin Chicarro, responsable scientifique du projet à l'ESA. "Avec Mars Express, nous aurons enfin la réponse. Et nous en attendons une vue globale de cette planète: son histoire, sa géologie, son évolution." Mars Express doit arriver à destination fin décembre, après un périple d'un peu plus de 6 mois et un voyage de 400 millions de kilomètres. Six jours avant d'être placé sur son orbite définitive, il larguera un atterrisseur de conception britannique, "Beagle-2", ainsi baptisé en hommage au navire à bord duquel Charles Darwin eut l'idée de sa théorie de l'évolution. Mars Express observera la planète et son atmosphère depuis une orbite quasi polaire et fonctionnera au moins pendant une année martienne (687 jours terrestres). Beagle-2 quant à lui se posera dans une zone équatoriale, probablement recouverte d'eau par le passé et susceptible d'avoir conservé des "signatures" de vie. Outre le module de surface Beagle 2, Mars Express emportera des instruments à la pointe de la technologie. Conçus par des instituts scientifiques européens, russes, américains, japonais et chinois, ils comprennent un radar de sondage de subsurface, une caméra haute résolution, plusieurs spectromètres qui étudieront l'atmosphère et la surface, un analyseur de plasma et une expérience de radioscience. Afin de détecter des preuves directes d'activité biologique passée ou actuelle, le "nez" de Beagle 2 est composé d'un système d'analyse des gaz. Il pourra déterminer la présence éventuelle de carbonates ayant pu participer à des processus biologiques. Il pourra également détecter des gaz comme le méthane qui, selon les scientifiques, ne peut être produit que par des organismes vivants. Beagle-2 sera aussi capable de prélever des échantillons du sous-sol, que ce soit sous de gros rochers ou à l'intérieur de roches, endroits préservés des rayons ultraviolets destructeurs du Soleil. Ces prélèvements seront réalisés par la "taupe", un instrument capable de parcourir de petites distances en surface, à une vitesse d'environ 1 cm toutes les 6 secondes, et de creuser jusqu'à 2 m de profondeur. "Toute cette science dans à peine 60 kilos, le pari est audacieux", reconnaît l'astrophysicien Francis Rocard, du CNES. Mission historique pour l'Europe, Mars Express devrait apporter une contribution considérable aux activités internationales d'exploration martienne. Elle sera suivie par les deux robots de la NASA (Mars Exploration Rover), qui profiteront d'une fenêtre exceptionnelle de lancement, comme il n'en existe que tous les 26 mois, lorsque la distance entre les deux planètes est la plus courte.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030602/202/38ge3.html

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Les transports américains premier producteur mondial de CO2
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Les transports aux Etats-Unis sont responsables à eux seuls du tiers des émissions de dioxyde de carbone (CO2) du pays et en produisent plus que n'importe quelle autre économie au monde, à l'exception de la Chine, a affirmé le 28 mai le centre américain de recherches PEW. Dans une étude sur l'importance du système de transports américains pour le changement climatique, le centre PEW affirme qu'il existe dès à présent une multitude d'options pour réduire ces émissions polluantes et qui pourraient ainsi réduire la dépendance des Etats-Unis envers les importations pétrolières. Les transports sur le vaste réseau d'autoroutes comptent pour 72% des émissions de CO2 et les voitures particulières et les véhicules utilitaires légers représentent plus de la moitié de ces émissions sectorielles. Chaque année, chaque Américain parcourt ainsi l'équivalent d'un tour du monde complet dans l'un ou l'autre des moyens de transports à sa disposition. En 2000, les moyens de transports ont émis 515 millions de tonnes d'équivalent de carbone, soit plus du quart de toutes les émissions de gaz à effet de serre du pays, dont le CO2 représente à lui seul 95 %. Si rien n'est fait, le secteur des transports produira en 2020 quelque 36 % du dioxyde de carbone américain. "Le secteur des transports aux Etats-Unis offre une myriade de choix pour améliorer son efficacité énergétique dans un proche avenir", souligne Eileen Claussen, présidente du Centre de recherche PEW sur le changement climatique. "Puisque bon nombre de ces moyens sont disponibles et abordables, il est inexcusable de ne pas en tirer profit", ajoute-t-elle, citée dans un communiqué. Avec les technologies existant actuellement, il serait ainsi possible de réduire les émissions de CO2 de 20 à 25 % d'ici 2015, voire de 45 à 50 % d'ici 2030 dans le secteur des transports aux Etats-Unis, selon l'étude. Aussi les auteurs de l'étude recommandent-ils d'augmenter dans les 10 à 15 ans à venir les économies de consommation de carburant des voitures neuves et des véhicules légers de 25 à 33 %. Les technologies actuellement sur le marché le permettent, et d'ici 2030 la modernisation des techniques et le développement des moteurs hybrides permettront même de pousser les économies de carburant à plus de 50 %, souligne l'étude en rappelant que ces nouvelles technologies ne nécessitent ni réduction de la taille ni des performances des véhicules. L'étude insiste par ailleurs sur l'importance de la volonté politique d'imposer de nouvelles normes d'efficacité énergétique et d'introduire des carburants moins polluants. De même le gouvernement doit indiquer clairement la voie afin de canaliser les investissements privés vers le développement des nouveaux types de carburant et de voitures. Dans les 15 ans à venir, les améliorations apportées à l'efficacité énergétique, les politiques de prix et la substitution des carburants "seront les composants clé pour un effort important de réduction des émissions de gaz responsables du réchauffement climatique", selon l'étude. De plus, plusieurs des mesures présentées ont l'avantage de non seulement réduire les émissions de CO2 mais également la dépendance énergétique des Etats-Unis vis-à-vis du pétrole étranger. Enfin, l'étude du centre PEW note que "l'effort international de réduire les émissions de gaz à effet de serre dus aux transports offre une occasion unique aux Etats-Unis de coopérer avec les autres pays pour réduire la demande mondiale de pétrole (...) et à terme diminuer la puissance du cartel de l'Opep". Mais "en restant en dehors de l'effort mondial, les Etats-Unis pourraient gâcher leur meilleure chance de résoudre leur problème de dépendance pétrolière", conclut l'étude.

PEW : http://www.pewclimate.org/projects/ustransp.cfm

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Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Réduction du risque coronarien et activité physique : c'est le temps libre qui compte
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

L'activité physique pendant le temps libre, mais pas pendant l'activité professionnelle, est associée à une réduction du risque de maladie coronarienne. Une équipe menée par Wolgang Koening (Centre médical de l'Université d'Ulm, Allemagne) a étudié l'activité physique pendant le temps libre et pendant l'activité professionnelle chez 312 patients coronariens et 479 sujets témoins.

Les chercheurs ont trouvé une relation inverse entre le degré d'activité physique pendant le temps libre et le risque de maladie coronarienne. Par rapport à ceux qui ne pratiquaient pas d'activité physique pendant leur temps libre, ceux qui en pratiquaient au moins deux heures par semaine avaient un risque de maladie coronarienne réduite de 61 %. Les marqueurs de la réponse inflammatoire étaient aussi améliorés, ajoutent les auteurs.

Caducée : http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=4768&cal=1

Renforcement des pouvoirs de l'OMS pour lutter contre les nouvelles maladies
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Les 192 Etats membres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ont approuvé le 28 mai des mesures renforçant ses pouvoirs pour lutter contre les nouvelles maladies comme le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) et les menaces d'infections d'origine alimentaire. L'Assemblée mondiale de la santé a achevé sa session annuelle en adoptant une résolution qui donne à l'OMS autorité pour vérifier la présence de flambées épidémiques auprès de sources officielles comme officieuses. Elle permettra à l'OMS, le cas échéant, d'en déterminer la gravité par des études sur place. Cette résolution est une étape majeure dans la révision actuelle du "Règlement sanitaire international" publié pour la première fois en 1969, et qui n'impose de déclaration obligatoire que pour quelques maladies. Un document qui, souligne l'OMS, "n'est plus en phase" avec la lutte contre les nouvelles maladies. "C'est une décision extrêmement importante pour la santé publique internationale. Le SRAS nous a montré l'ampleur des défis, et ces nouvelles mesures nous permettront de réagir plus efficacement aux prochaines menaces pour la santé publique", a commenté la directrice générale de l'OMS, Gro Harlem Brundtland. La lutte contre la pneumonie atypique a pâti du manque de transparence des autorités chinoises, qui avaient tardé à rendre compte de l'ampleur de l'épidémie et à autoriser les experts de l'OMS à se rendre dans la principale région touchée. Les nouvelles maladies sont "amplifiées par les conditions d'un monde très mobile et étroitement interdépendant", a noté l'OMS. Le porte-parole de l'OMS, Iain Simpson, s'est félicité que l'Assemblée ait remisé ses querelles et décidé d'établir un programme de travail en vue de modifier en profondeur les règles sanitaires d'ici à 2005. M. Simpson a relevé que les gouvernements auront désormais l'obligation, dans un délai de 24 heures, d'avoir un responsable de permanence prêt à réagir aux alertes de l'OMS sur les maladies infectieuses, contrairement à ce qui s'est passé lors de l'alerte initiale sur le SRAS. Selon le directeur exécutif chargé des maladies transmissibles, David Heymann, l'OMS a commencé à rédiger ses propositions sur une version révisée du Règlement sanitaire international, qui couvrira toutes les maladies infectieuses et les contaminations alimentaires. Elle prendra aussi en compte le risque de maladies délibérément provoquées. Une autre résolution appelle l'OMS à jouer un rôle plus important pour l'observance des normes internationales de santé alimentaire (Codex Alimentarius), conjointement avec l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). "Vous pouvez vous attendre à ce que nous demandions des informations exactes sur l'étiquetage des denrées"' a déclaré David Nabarro, directeur exécutif pour le développement durable. Une autre résolution confère à l'agence de l'ONU un rôle accru de conseil et d'arbitre pour déterminer quand il est nécessaire de passer outre au droit des brevets pour octroyer aux pays pauvres un accès large aux médicaments essentiels. Cette résolution a été adoptée après que les Etats-Unis eurent renoncé à s'y opposer.

OMS : http://www.who.int/mediacentre/releases/2003/prwha7/en/

Tabac interdit, infarctus réduit
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

A titre expérimental, le tabac a été interdit par décret dans la ville d'Helena du Montana, pendant six mois. Cette mesure concernait une population d'environ 65.000 habitants et a eu pour effet de contraindre les fumeurs à baisser leur consommation et de diminuer l'exposition au tabagisme passif. Au cours de cette étude, la première du genre, le nombre d'admission à l'hôpital pour infarctus du myocarde durant cette période a été comparée à celui des quatre années précédentes. Pendant les six mois d'interdiction tabagique, les auteurs ont constaté une baisse de près de 60% des attaques cardiaques, tandis que le nombre de victimes d'infarctus venant de l'extérieur de la ville n'a pas varié.Certes, la taille de la population étudiée est faible et cette baisse de 60 % correspond à 4 infarctus en moins par mois (contre 7 durant les années précédentes). Mais la diminution du tabac et du tabagisme passif a eu ici un effet immédiat, montrant que cette action ne protège pas seulement à long terme des problèmes cardiaques, mais prévient aussi très rapidement la survenue d'infarctus. Cette réduction des attaques cardiaques est logiquement liée à l'élimination des effets rapides du tabagisme sur les plaquettes et les coronaires. Protéger de l'intoxication tabagique permet donc de sauver rapidement des vies. E Santé : http://www.e-sante.fr/francais/article_6512_146.htm

Le coût humain effrayant des morts violentes
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Accidents de la voie publique, suicides, homicides, noyades, intoxications, conflits armés... Chaque année dans le monde, les traumatismes font plus de 5 millions de morts, soit 9% de l'ensemble des décès annuels dans le monde. Ces chiffres saisissants émanent de deux nouvelles publications de l'OMS intitulées Injury Chartbook et Injury : a leading cause of the global burden of disease. Les auteurs insistent notamment sur les accidents de la voie publique, dont le bilan est terrible : 1,2 millions de morts et des millions de blessés chaque année. Ce triste classement concerne également les suicides (820 000 morts par an), les homicides (520 000), les noyades (450 000), les intoxications (315 000), les conflits armés (310 000), les chutes (283 000) et les brûlures (238 000). Les auteurs s'inquiètent enfin de l'impact économique grave de ces traumatismes. A l'échelle mondiale, la moitié des 5 millions de décès liés aux traumatismes touche les 15 à 44 ans. « Ces décès ou les incapacités (qui persistent chez les survivants) ont des conséquences graves pour les victimes bien sûr, mais aussi leurs familles et les autres personnes à charge, entraînant une réduction de la qualité de vie, des souffrances et une aggravation de la pauvreté » a déclaré le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'OMS.

OMS : http://www.who.int/en/

Les antioxydants actifs sur les effets de l'alcoolisme
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Les antioxydants, déjà connus pour leur rôle anticancéreux, pourraient aussi protéger le cerveau des méfaits de l'alcoolisme chronique, selon une étude menée sur des rats par des scientifiques américains et espagnols. Les antioxydants sont des nutriments qui captent les radicaux libres, des toxines produites par l'organisme. Ils permettent d'éviter une oxydation prématurée des cellules. De nombreuses études tendent à démontrer qu'ils jouent un rôle essentiel dans la prévention mais aussi dans la guérison de certaines maladies. Dans l'alimentation courante, les antioxydants les plus connus sont l'acide citrique, les vitamines C et E, les lécithines, l'acide phosphorique, ou les tanins contenus dans le thé vert. L'alcoolisme chronique n'est pas sans effets sur le cerveau : il entraîne des troubles de l'apprentissage et de la mémoire que des chercheurs ont réussi à éviter chez des rats en leur donnant des antioxydants. Dans leur expérience, l'antioxydant utilisé inhibe l'oxydation d'une substance à laquelle les rats sont "accros", l'oxydation pouvant endommager les cellules. L'équipe que conduit le Dr Daniel Herrera du collège médical Weill de l'Université Cornell, a fait suivre aux rats un régime liquide contenant de l'alcool pendant six semaines. A ce stade, les rats présentaient une diminution de 66 % du nombre de nouvelles cellules dans des parties cruciales du cerveau et une augmentation de la mort cellulaire de plus de 227 %. En revanche, les rats qui avaient reçu parallèlement des injections d'ebselen, un antioxydant, ne présentaient aucune difficulté à fabriquer de nouvelles cellules cérébrales. Par ailleurs leur cerveau possédait les mêmes caractéristiques que les cerveaux de rats qui n'avaient pas reçu d'alcool. L'alcool détruit aussi les cellules hépatiques, et les chercheurs savaient que cette destruction pouvait être combattue par les antioxydants, selon le Pr Herrera. Le Dr Antonio Norhonha, chef du département des neurosciences et du comportement à l'Institut national (américain) de l'abus d'alcool et de l'alcoolisme, estime qu'il s'agit de la première étude montrant l'action des antioxydants sur les effets délétères de l'alcoolisme chronique.

PNAS : http://www.pnas.org/papbyrecent.shtml

Sida : premier test de vaccin sur des humains
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Des chercheurs ont commencé à recruter des volontaires le 4 juin pour le premier test sur des êtres humains d'un vaccin contre le Sida développé par un consortium australo-thaïlandais. Ces tests seront menés sur 24 volontaires à l'Hôpital St Vincent de Sydney et sont le fruit des recherches de quatre universités australiennes, d'une agence de recherche du gouvernement australien ainsi que de plusieurs organismes de lutte contre le Sida et de la société de la Croix Rouge thaïlandaise. Le chercheur Stephen Kent a indiqué que des tests en laboratoire avaient démontré que ce vaccin multipliait le nombre de cellules immunitaires qui attaquent le virus VIH et qu'il fallait désormais des tests cliniques pour prouver qu'il était sans risque pour les humains. "Ce test est une première étape essentielle dans le développement d'un vaccin anti-VIH efficace. Nous devons démontrer que ce vaccin peut avoir un effet réel sur le système immunitaire des personnes qui se porteront volontaires pour ces essais", a-t-il déclaré. Le directeur des recherches, Tony Kelleher de l'Université des Nouvelles Galles du sud, a précisé que c'était la première fois que ce vaccin allait être administré à des humains. "Nous allons être en mesure d'entreprendre une série de tests en laboratoire très sophistiqués pour déterminer si les vaccins stimulent le système immunitaire humain pour réagir contre le virus VIH. Ces résultats nous permettront d'aller plus loin dans le développement d'un vaccin", a-t-il déclaré. Le vaccin contient de l'ADN modifiée du virus VIH ainsi que le virus de la diphtérie aviaire. Le principe développé par les chercheurs est que l'ADN modifiée aide le corps humains à identifier les composants du virus VIH, et que celui de la diphtérie aviaire entraîne une production importante par le système immunitaire de cellules capables de vaincre le VIH. Les résultats de ces tests devraient être connus en fin d'année.

The Australien : http://www.theaustralian.news.com.au/health/

Des ARN capables de lutter contre des maladies génétiques
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

De courts ARN pourront peut-être un jour être utilisés pour le traitement de maladies génétiques, démontre une étude américaine. Elle décrit l'intérêt des ARN interférents pour inactiver l'expression des gènes de façon spécifique. Les ARN interférents ou « small interfering RNA (siRNAs) » sont de courts ARNS capables d'inhiber l'expression des gènes par le biais d'une interaction spécifique avec leurs ARN messagers. Des chercheurs américains ont construit une série de siRNAs dirigés contre des gènes mutants associés à deux maladies neurologiques: la maladie de Machado-Joseph/ataxie cérébelleuse de type 3 et la démence fronto-temporale avec Parkinsonisme.Ces siRNAs ont empêché l'expression des gènes mutants dans des cellules en culture sans pour autant perturber l'expression des copies normales du gène. Ils pourraient ainsi inhiber la production de protéines essentielles au développement de la maladie.

PNAS du 26-05-2003 : http://www.pnas.org/cgi/content/short/100/11/6343

Naissance du premier membre cloné de l'espèce équine
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Une équipe de chercheurs américains a réussi à cloner un mulet, premier membre de l'espèce équine produite par clonage, selon des travaux publiés le 29 mai aux Etats-Unis, qui pourraient avoir des applications intéressantes dans la recherche sur le cancer. Le mulet, appelé Idaho Gem (Gemme de l'Idaho) est né le 4 mai et il s'agit du premier clone d'un animal hybride, puisque le mulet résulte d'un croisement entre une jument et un âne. Les animaux hybrides sont généralement stériles. L'examen vétérinaire du poulain cloné et de la mère porteuse établit la bonne santé des animaux, a expliqué l'un des chercheurs, Gordon Woods, professeur de sciences vétérinaire et animale à l'Université de l'Idaho (nord-ouest) à Moscow. Le patrimoine génétique (ADN) de l'animal cloné provient d'une culture foetale débutée en 1998 dans cette université. Les auteurs des travaux, publiés dans la revue Science, soulignent l'intérêt de ce clonage pour la recherche médicale chez l'homme. Le professeur Woods estime notamment que la percée dans la connaissance en biologie cellulaire, qui a rendu possible cette première, offre de nouvelles perspectives de recherche sur le cancer. Pendant trois ans, de 1998 à 2000, l'équipe a transféré le noyau de cellules du mulet dans 134 ovules de juments avant de les implanter dans des juments porteuses, essuyant une série d'échecs, à l'exception de deux grossesses qui n'ont pas dépassé les quatre semaines. En 2001, les chercheurs ont examiné les niveaux de calcium du liquide entourant les ovules durant la procédure de clonage. Une modification du niveau de calcium a permis d'améliorer le taux de réussite, avec cinq grossesses apparentes résultant de 84 tentatives. "Les résultats ont été impressionnants et immédiats", a relaté le professeur Woods. En 2002, lui et ses collègues Ken White et Dirk Vanderwall ont continué de peaufiner les niveaux de calcium, qui paraissaient avoir une influence directe sur le succès de l'opération de clonage. Les chercheurs ont alors réussi 14 grossesses sur 113 tentatives, dont huit ont atteint les 40 jours, stade auquel un battement cardiaque est détecté. Le lien établi par les chercheurs entre le niveau de calcium et la croissance cellulaire pourrait, selon eux, être utile dans la recherche sur le cancer humain. En outre, le cheval est un modèle intéressant pour l'étude des métastases et maladies liées au vieillissement chez l'homme. "Les similarités sont frappantes entre les métastases cancéreuses et la division embryonnaire", selon le professeur Woods. "Nous avons identifié un suppresseur du calcium intracellulaire et pensons que son manque est la cause profonde du niveau anormalement haut de calcium intracellulaire", a-t-il poursuivi. Un niveau anormalement haut de calcium intracellulaire est généralement détecté chez les personnes qui souffrent d'un cancer métastasé. Pour lui, "les contrastes et similarités entre l'homme et le cheval au niveau cellulaire fournissent un certain nombre d'éclairages sur la façon dont certaines substances de l'organisme affectent l'activité cellulaire normale et anormale". Le mulet cloné est le frère génétique d'un mulet de course possédé par un homme d'affaires de l'Idaho, qui a financé le programme de recherche de cette université, ont précisé les chercheurs.

Science du 29-05-2003 :

http://sciencenow.sciencemag.org/cgi/content/full/2003/529/1

Avec la science, les poules auront bientôt des dents
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Les poulets peuvent avoir des dents. C'est le résultat auquel est parvenue une équipe de chercheurs conduite entre autres par Thimios Mitsiadis, chercheur au laboratoire de Biologie moléculaire et cellulaire de l'Ecole Normale Supérieure de Sciences de Lyon. Le résultat ne permet pas de faire mentir une formule bien connue, synonyme d'échéance improbable. Quand les poules auront des dents, renvoie bien plus loin que les calendes grecques... Mais le retour des dents chez des oiseaux, va bien au delà d'un clin d'oeil. Thimios Mitsiadis, qui a suivi des études à Athènes, avant de les pousuivre en France, à Lyon, puis à Marseille, avant d'aller en Suède, en Finlande, aux Etats-Unis, explique la démarche dans un article publié avec ses collègues Yvonnick Chéraud et Josiane Fontane-Pérus,( CNRS Nantes) et Paul Sharpe ( King's College de Londres). « Les oiseaux descendent si l'on peut dire des dinosaures, des reptiles qui avaient des dents. Il y a 70 millions d'années, les dinosaures ont disparu. La forme de la tête des oiseaux a évolué . Avec, les contraintes de l'aérodynamisme, le bec s'est développé, et les dents ont disparu...Les cellules venant du tube neural, qui pendant le développement des dinosaures, s'installaient sur l'épithélium de la bouche et y provoquaient la croissance des dents, ont perdu leurs capacités. Les gènes ont dû s'endormir... mais leur existence est toujours connue. ». Les chercheurs ont donc cherché à réveiller sur les capacités de l'épithélium, sur la paroi de la bouche, à provoquer la pousse de dents, en important des cellules prélevées sur le tube neural de souris entre le huitième et le onzième jour du foetus. Le tissu du foetus de poulet, dans l'oeuf, et la cellule venant de la souris, se renvoient des signaux chimiques qui déclenchent la création des dents en réveillant l'activité des gènes endormis dans les cellules. Des tissus d'épithélium d'oiseau recevant des cellules de souris produisent des structures dentaires. L'implantation des cellules doit être faite avant que les mécanismes de défense entrent en action et rejettent le corps étranger. Les perspectives pour la santé humaine sont réelles, explique le chercheur que nous avons joint à Londres par téléphone. Il sera possible avec des cellules souches de faire pousser des dents chez des patients atteints de troubles graves. C'est une nouvelle dentisterie qui verra le jour. « Depuis plus de deux mille ans, explique Thimios Mitsiadis, les techniques restent au fond les mêmes, même si les matériaux ont évolué ». On a retrouvé des amalgames de l'époque romaine... La biologie ouvre des perspectives totalement nouvelles sur lesquelles travaillent des sociétés de biotechnologie aux USA et en Grande Bretagne, et à Marseille, la société Natural Implant.

Progrès : http://www.leprogres.fr/

Des scientifiques régénèrent certaines cellules de l'audition chez le cobaye
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Yehoash Raphael et ses collègues de la Faculté médicale de l'Université du Michigan viennent de réaliser une prouesse technique : régénérer des cellules ciliées dans la cochlée d'un cobaye (aussi appelé cochon de Guinée). Ces cellules, dont chaque être humain possède environ 16 000 exemplaires par oreille, transforment les ondes sonores en influx nerveux qui sont ensuite acheminés jusqu'au cerveau. Elles ne sont pas renouvelables et c'est pourquoi leur perte entraîne la surdité. Pour obtenir leurs résultats inédits, les scientifiques américains ont travaillé sur le gène Math1, indispensable au déclenchement de la production des cellules ciliées au stade foetal. Ils ont intégré gène à un vecteur virus, puis l'ont injecté en solution dans la cochlée de cobayes adultes. Au bout d'un à deux mois, tous les animaux ayant subi l'opération ont développé des cellules ciliées immatures (de l'ordre de 25 à 50), preuve selon les chercheurs que le traitement a permis la transformation de cellules non sensorielles. Mais la plus grande prudence reste de mise. Les travaux engagés n'en sont qu'au stade de l'expérimentation animale et d'autres études doivent maintenant compléter ces observations, notamment en ce qui concerne la localisation des cellules, apparues en dehors de leur zone habituelle, et la restauration des liens avec le système nerveux.

WP 31/05/03 :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A62760-2003May31.html

La dépendance à la nicotine liée à l'âge de début du tabagisme
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

Une étude menée par des chercheurs de l'Inserm montre que l'adolescence est une période de forte vulnérabilité neuro-biologique à la nicotine et que, plus on commence à fumer tôt, plus la dépendance est forte. L'étude, réalisée par l'équipe de Pier Vincenzo Piazza, directeur de l'Unité Inserm 588 (Physiopathologie du Comportement) à Bordeaux, a été réalisée sur des rats. Les chercheurs soulignent cependant que les résultats obtenus sur cet animal sont "pertinents pour l'extrapolation à l'homme".Chez les rongeurs, les chercheurs ont comparé les effets d'une exposition à la nicotine à des âges différents, durant la période de péri-adolescence (entre 7 à 10 jours avant la puberté jusqu'aux quelques jours qui suivent) et la post-adolescence. Une fois ces animaux devenus adultes et séparés en deux groupes, les scientifiques ont étudié l'auto-administration de nicotine et l'expression des gènes de certains récepteurs neuronaux connus pour être liés à la dépendance à cette drogue. Les rats ont été placés dans une cage équipée d'un trou par lequel il leur suffisait d'appliquer le museau pour obtenir l'administration d'une dose de nicotine. Résultat : les animaux initiés tôt à la nicotine se sont précipités sur les pompes à nicotine et ont pris des doses nettement plus fortes que les rats du groupe de contrôle qui avaient été exposés à la fin de leur adolescence. Les animaux du premier groupe ont également déployé plus d'efforts pour obtenir la nicotine dont ils avaient besoin. Les chercheurs ont par ailleurs constaté que les gènes des récepteurs neuronaux de la dépendance étaient augmentés chez les rats exposés à la nicotine avant leur puberté. Selon les auteurs de ce travail, c'est probablement au travers de cette modification que ces animaux deviennent plus sensibles à la nicotine. Dans la même revue scientifique, la même équipe de l'Inserm annonce avoir mis en évidence le rôle joué par un récepteur cérébral du stress dans l'appétence pour la cocaïne. Les chercheurs ont inactivé ce récepteur - baptisé GR - chez un groupe de souris et de rats et ont ensuite soumis deux groupes de rongeurs à des distributeurs de cocaïne fonctionnant sur le même principe que les pompes utilisées dans l'expérience sur la nicotine. Ils ont constaté que les animaux "avec GR" étaient complètement drogués : ils s'auto-administraient régulièrement de la cocaïne et montraient une sensibilisation importante aux effets comportementaux et moléculaires de cette drogue. Au contraire, les animaux privés de ce récepteur cérébral étaient bien moins motivés pour prendre de la cocaïne. "Ces résultats constituent une première piste thérapeutique pour la dépendance à la cocaïne", estiment les chercheurs. Cette piste pourrait en effet passer par l'inactivation du récepteur en question.

Journal of Neuroscience : http://www.jneurosci.org/

La production de neurones se poursuit tout au long de la vie
Samedi, 07/06/2003 - 00:00

La production de neurones par le cerveau tout au long de la vie serait encore plus importante qu'on ne pense. Même si l'essentiel des neurones existe déjà au moment de la naissance, il a été démontré ces dernières années que de nouvelles cellules nerveuses se forment au cours de la vie, notamment dans une partie de l'hippocampe appelé le gyrus dentelé et dans le bulbe olfactif. D'après une équipe de neurologues suédois, la substance noire doit être ajoutée à la liste. L'équipe d'Ann Marie Janson (Institut Karolinska) a découvert chez la souris que la substance noire produisait de nouveaux neurones dopaminergiques, ces cellules nerveuses impliquées dans le contrôle du mouvement. La perte de ces neurones est à l'origine des symptômes de la maladie de Parkinson. Les chercheurs estiment qu'avec un taux de production constant, l'ensemble des neurones dopaminergiques pourrait être renouvelé l'espace d'une vie de souris. Ces résultats, montrent que la neurogénèse à l'âge adulte est peut-être plus banale que prévue.

PNAS : http://www.pnas.org/

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