RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 778
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 19 Décembre 2014
Recommander  |  Désinscription  |  Lire en ligne
Egalement dans ce numéro
Matière
Vers des diodes de la taille d'une molécule
Terre
Réchauffement climatique : la NASA modélise une année d'émissions de CO2
Vivant
Une nouvelle famille de médicaments contre le paludisme
La vie résiste aussi à l'Espace !
Le génome du moustique livre enfin ses secrets…
Rejet de greffe cutanée : un nouveau traitement
AVC du jeune adulte : une avancée sur le terrain génétique
Le yaourt pourrait prévenir le diabète de type 2
Cholestérol : faut-il généraliser la prévention par les statines ?
La mort subite du nourrisson expliquée par une anomalie cérébrale ?
La thérapie génique va révolutionner le traitement de l’hémophilie B
Vers des vaccins thérapeutiques personnalisés contre le cancer
La vaccination contre le rotavirus confirme son efficacité
Des bactéries -téléguidées- contre le cancer
Recherche
Bientôt des drones autonomes ?
Edito
La Pollution et le cerveau humain : un grand débat doit s’ouvrir !



Chers lecteurs, en raison des fêtes de fin d'année, il n'y aura pas, exceptionnellement, de Lettre le vendredi 2 janvier 2015 et nous vous enverrons la dernière lettre de l'année, le vendredi 26 décembre 2014 (numéro double). Nous reprendrons notre publication, avec notre première Lettre de l'année nouvelle (lettre 730) le vendredi 9 janvier 2015. Nous vous remercions à nouveau pour votre fidélité et vous souhaitons un joyeux Noël et une très heureuse année 2015. Bien cordialement. L'équipe de RTFlash

En 2005, une solide étude épidémiologique britannique dirigée par le Professeur George Knox (Université de Birmingham) et publiée dans la revue médicale britannique « Journal of Epidemiology and Community Health », avait fait grand bruit, en établissant un lien de causalité entre le risque de cancer chez l'enfant et le niveau d’exposition à la pollution atmosphérique environnante (Voir Journal of Epidemiology & Community Health).

En analysant et en recoupant les lieux de résidence de plus de 12 000 enfants décédés de leucémie ou de cancer entre 1953 et 1980 en Grande-Bretagne, ces recherches avaient montré que les enfants vivant à moins d'un kilomètre d'une source importante de pollution (gares routières, centres de transports, hôpitaux,) avaient un risque accru de mourir d'un cancer. Ce risque pouvait être multiplié par 12 pour les enfants qui avaient durablement vécu à moins de 500 mètres d’un lieu de fortes émissions de certains composés organiques volatils (COV) issus des carburants.

Une étude publiée en septembre 2004 dans la revue Occupational and Environmental Medicine et réalisée par des chercheurs de l'INSERM dans quatre villes françaises (Nancy, Lille, Lyon et Paris) émettait déjà l'hypothèse que vivre près d'un garage ou une station-service pourrait quadrupler le risque de leucémie infantile.

Depuis ces études, les recherches se sont accumulées partout dans le monde et finalement le Centre International de Recherche sur le Cancer de Lyon a fini par reconnaître officiellement en octobre 2013 (Voir IARC) que la pollution de l'air constituait un facteur cancérigène intrinsèque.

Mais il y a quelques jours, ce débat grandissant sur l’impact de l’environnement en matière de santé a pris une nouvelle dimension avec la publication d’une vaste étude américaine conduite par des chercheurs de l’Université Columbia, qui montre que les enfants exposés in utero à des niveaux élevés de deux phtalates présenteraient en moyenne un quotient intellectuel (QI) inférieur de plus de six points à celui d’enfants moins exposés (Voir PLOS One).

Les phtalates sont des composants présents dans de nombreux produits courants : objets en PVC, textiles imperméables, cuirs synthétiques, rouges à lèvres, shampooings. Bien que ces substances soient en partie interdites en Europe comme aux Etats-Unis, elles demeurent présentes dans certains dispositifs médicaux et il faudra attendre juillet 2015 pour que la France devienne le premier pays à interdire le matériel contenant des phtalates dans les services de néonatalogie, pédiatrie et les maternités.

L’étude américaine a porté sur 328 femmes dont l’urine a été analysée au cours du troisième trimestre de grossesse pour y mesurer la concentration de quatre phtalates. Les tests de QI ont été réalisés auprès de leurs enfants à l’âge de sept ans. Les chercheurs ont découvert que, pour le premier quartile des enfants dont les taux de DnBP et DiBP étaient les plus élevés, le QI était respectivement de 6,6 et 7,6 points inférieur à celui du quartile des enfants dont la mère présentait la concentration la plus basse de ces deux phtalates. Selon Robin Whyatt, qui a dirigé l’étude, « L’ampleur de ces différences de QI est troublante. Une baisse de six ou sept points pourrait avoir des conséquences substantielles sur la réussite scolaire et le potentiel professionnel de ces enfants. »

Cette étude vient relancer un débat bien plus vaste et complexe qui est celui de l’impact à long terme de certaines substances chimiques présentes dans notre environnement, non seulement sur notre santé physique mais également sur le fonctionnement de notre cerveau, nos capacités cognitives et les risques de troubles mentaux et psychiatriques.

A cet égard, l’exemple que représente la très forte progression de l’incidence de l’autisme dans le monde représente un véritable défi pour la communauté scientifique. En effet, selon les dernières données publiées par le Centre Américain de contrôle et de Prévention des Maladies (CDC), l’autisme concernerait à présent un enfant sur 68 aux Etats-Unis, soit une augmentation de l’incidence de 30 % en seulement deux ans. Cette incidence globale des troubles autistiques aurait doublé depuis 10 ans et aurait été multipliée par plus de 20 depuis 30 ans, sans qu’il soit possible de fournir une explication scientifique satisfaisante à cette fulgurante progression.

La Haute autorité médicale américaine souligne par ailleurs que d’autres troubles neuro-comportementaux ont également progressé fortement aux Etats-Unis au cours de ces dernières années. Par exemple, le taux d’enfants souffrant d’hyperactivité et de troubles de l’attention est passé de 7,8 % des enfants entre 4 et 17 ans en 2003 à 11 % en 2011. Le CDC précise que globalement, un enfant américain sur six est à présent affecté par un trouble du développement ou une pathologie psychiatrique.

Selon la chercheuse Barbara Demeneix, directrice du département Régulations, développement et diversité moléculaire du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), cette progression anormalement rapide de l’incidence des troubles neurocomportementaux serait essentiellement due à une exposition prolongée de la population générale à certaines pollutions chimiques diffuses.

Cette scientifique souligne, non sans arguments, que l’augmentation très forte de la fréquence de l’autisme est très difficilement imputable à la seule génétique et aux progrès en matière de diagnostic et ne peut être expliquée qu’en intégrant les effets des facteurs environnementaux. Barbara Demeneix souligne d’ailleurs qu’il est peu probable que l’augmentation de fréquence de l’autisme relève d’un biais de mesure car le niveau d’incidence en fonction du sexe reste constant et les garçons sont toujours cinq fois plus touchés que les filles.

Selon cette scientifique, l’augmentation forte et globale de l’incidence des troubles du développement pourrait être liée aux effets néfastes de plusieurs molécules de synthèse capables de modifier le fonctionnement de la glande thyroïde et de perturber les hormones thyroïdiennes qui jouent un rôle important dans l’expression des gènes à l’origine de certaines structures cérébrales comme l’hippocampe. Certaines de ces substances, et notamment certains composés chlorés, certaines dioxines, le bisphénol A, certains perfluorés et certains solvants pourraient altérer le comportement ou les capacités cognitives des enfants exposés in utero, ou aux premiers âges de la vie. 

L’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), en charge d’établir les protocoles de test des substances chimiques mises sur le marché, prend très au sérieux ce nouveau défi de santé publique et vient de se prononcer pour le développement urgent de nouveaux tests capables de mieux identifier les molécules interférant avec la thyroïde.

Cette question est d’autant plus importante qu’elle ne concerne pas seulement un possible déclin du niveau intellectuel pour les prochaines générations mais touche également à la santé globale. « Les épidémiologistes remarquent depuis longtemps que les personnes qui ont un quotient intellectuel élevé vivent plus longtemps, même lorsqu’on corrige des effets liés à la classe sociale », précise à cet égard Barbara Demeneix. 

Rappelons qu’au cours de ces dernières années, plusieurs études (dont nous nous sommes fait l’écho dans notre lettre) ont montré de manière convergente le rôle probable de la pollution en matière de troubles du développement. En décembre 2012, une étude publiée dans la revue de référence « Archives of General Psychiatry » avait déjà montré que l’exposition in utero à la pollution de la circulation multiplie le risque d’autisme par 2 et, et par 3 durant la première année de vie de l’enfant. Dans ce travail, l’équipe du professeur Volk a travaillé sur 279 enfants atteints d'autisme et 245 enfants-témoins, indemnes de ce trouble. En analysant les lieux de résidence des mères et de leurs enfants, les chercheurs sont parvenus à estimer l’exposition à la pollution pour chaque trimestre de la grossesse et pendant la première année de vie. Ce travail a montré que les enfants qui avaient vécu dans un environnement plus exposé à la pollution atmosphérique liée à la circulation, avaient sensiblement plus de risques de développer un trouble autistique.

En 2013, une autre équipe de recherche américaine, de la faculté de santé publique d' Harvard, a également travaillé sur les liens possibles entre l'exposition à la pollution et le risque d'autisme. Ces chercheurs ont analysé des données médicales concernant 116 000 femmes suivies pendant plus de 20 ans. Ils ont également passé au crible la qualité de l’air et son évolution dans différents lieux des naissances, tout en intégrant dans leur étude d'autres facteurs environnementaux, comme le tabagisme et le niveau socioprofessionnel des parents (Voir Environmental Health Perspectives).

Ce travail publié en août 2013 a finalement montré que dans les zones plus polluées, le risque de développer des troubles autistiques était multiplié par deux par rapport aux lieux de vie les moins exposés à la pollution. Il semblerait, selon ces travaux, qu'une exposition prolongée à une trop forte concentration de particules fines, notamment émises par les véhicules diesel ou la combustion de bois, pourrait avoir des effets irréversibles sur le développement des fonctions cérébrales des enfants. 

Une autre étude américaine publiée en octobre 2014 montre également que les enfants atteints de troubles autistiques sont plus susceptibles que les autres d'avoir été exposés à certains polluants atmosphériques pendant la grossesse et pendant leurs deux premières années de vie (Voir MNT).

Dans ce travail, Evelyn Talbott de l'Université de Pittsburgh a étudié 217 familles dont les enfants étaient atteints d’autisme. Elle a comparé leur exposition et celles de deux populations tests à plus de 30 polluants connus pour causer des perturbations endocriniennes ou des problèmes de développement neurologique. Résultat : les enfants qui avaient été exposés à des niveaux plus élevés de chrome et de styrène (utilisés dans la fabrication des plastiques et également issus de la combustion de l'essence des voitures) étaient 1,4 à 2 fois plus susceptibles que les autres de souffrir d’autisme.

S’agissant à présent de l’impact global de la pollution sur la santé, l'Inserm a réalisé, sur plus de trois millions d'enfants suivis pendant 20 ans, un remarquable travail de recherche qui a montré que l'exposition à une forte pollution altérait le système immunitaire des fœtus pendant la grossesse de la mère (Voir EHP).

Publiée en 2009, cette étude menée sur 280 femmes enceintes indique que leur exposition aux polluants atmosphériques, notamment ceux issus de la combustion (trafic routier, chauffage), pourrait nuire à la croissance du fœtus. Cette étude dirigée par Remy Slama était d’autant plus intéressante qu’elle a pu prendre en compte, grâce une méthodologie particulière, l’exposition des femmes à la pollution extérieure mais également intérieure.

Même en prenant en compte l’effet des facteurs déjà connus, cette étude a montré que l’exposition aux polluants de l’air est associée à une diminution du poids de l’enfant à la naissance ainsi qu’à une diminution de son périmètre crânien dès la fin du deuxième trimestre de grossesse.

La Commission européenne a lancé récemment une consultation publique sur les perturbateurs endocriniens, qui s’achèvera le 16 janvier 2015. L’objectif de cette campagne est de mieux prévenir les effets néfastes, à présent avérés, de ces perturbateurs endocriniens. La consultation européenne porte sur l’adoption de critères de définition de ces substances, que l’industrie souhaite très souples, alors que les associations espèrent qu’ils permettront leur interdiction définitive.

Cette pollution biochimique diffuse aurait également un coût économique considérable pour la collectivité : selon une étude, menée dans les pays scandinaves, le seul effet des perturbateurs endocriniens sur les troubles masculins de l’appareil reproductif s’élèveraient pour l’UE jusqu’à 1,2 milliard d’euros par année d’exposition. L’étude de HEAL estime pour sa part que le coût pour l’ensemble des maladies liées aux perturbateurs endocriniens s’élève à 31 milliards d’euros par an.

Bien sûr, il faut se garder de céder au catastrophisme ; il n’est pas envisageable d’interdire immédiatement la production et l’utilisation de la totalité des composants et substances chimiques qui pourraient, à un niveau ou à un autre, avoir un impact sur notre santé physique ou mentale. En effet, l’application d’un tel principe de précaution élargie conduirait à interdire préventivement plusieurs centaines, voire des milliers de substances dont certaines ne sont pas substituables à leurs usages dans l’état actuel de nos connaissances scientifiques et techniques. Le coût économique mais également social d’une telle interdiction élargie serait considérable et sans doute disproportionné par rapport aux objectifs de santé publique poursuivis.

Néanmoins, nous ne pouvons pas ne pas prendre en compte l’ensemble de ces travaux et études scientifiques récentes concernant l’impact néfaste sur notre santé de certains types de substances chimiques présents dans notre environnement. Il est donc absolument capital et urgent, comme le propose d’ailleurs l’OCDE et l’Union Européenne et comme le préconise également un nombre croissant de scientifiques, de développer et de mettre en place de nouveaux outils et de nouvelles procédures d’analyse biologique et chimique qui permettent de mieux évaluer les effets à long terme d’une exposition de longue durée à certains types de molécules chimiques, même lorsque cette exposition se fait à des niveaux très faibles qui étaient considérés jusqu’à présent comme inoffensifs.

Dans cet enjeu de santé publique tout à fait majeur, il est néanmoins très important de ne pas dresser les différents acteurs les uns contre les autres dans un affrontement stérile. Nous devons au contraire parvenir à instaurer des processus de coopération et de concertation raisonnables, évaluables et transparents sur le plan démocratique qui associent les industriels - dont l’intérêt bien compris est de pouvoir garantir aux consommateurs la qualité et l’innocuité de leurs produits - , la communauté scientifique, les associations et bien entendu des responsables politiques qui ont la responsabilité irremplaçable de définir le cadre législatif et réglementaire dans ce domaine.

C’est en construisant et en développant ce nouveau processus collectif de concertation, d’information et d’évaluation que notre société parviendra à concilier la nécessité du développement économique et technologique et les impératifs liés à la prévention médicale et à l’indispensable protection de notre santé et de notre qualité de vie.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Matière
Matière et Energie
Vers des diodes de la taille d'une molécule
Lundi, 15/12/2014 - 08:05

L'électronique de demain reposera sur de nouvelles molécules capables d'assumer à elles seules le rôle de transistor ou de diode. Une première étape vers cet objectif a été atteinte par des chercheurs de l'UCL, en collaboration avec l'Université de Stanford. Ceux-ci ont réalisé une diode en identifiant et modélisant les caractéristiques d'une molécule composée entièrement de carbone.

En collaboration avec l'Université de Stanford en Californie, deux équipes de recherche de l'UCL sont parvenues à étudier et comprendre les caractéristiques électroniques d'une molécule nouvellement synthétisée, composée de deux formes de carbone : un fullerène (C60) et un nano-agrégat de diamant. Cette étude publiée dans Nature Communications révèle des caractéristiques électroniques exceptionnelles pour cette molécule puisqu'elle laisse passer le courant dans un sens et pas dans l'autre. Elle se comporte donc comme une diode mais à l'échelle d'une molécule, c'est-à-dire de quelques nanomètres !

Après la découverte des caractéristiques électroniques particulièrement prometteuses de cette molécule, les équipes des professeurs UCL Jean-Christophe Charlier et Sorin Melinte ont modélisé ces caractéristiques afin de comprendre pourquoi le courant passe dans un sens et pas dans l'autre dans cette molécule.

Les techniques de simulation numérique basées sur la mécanique quantique ont permis une compréhension théorique du phénomène, ce qui devrait permettre de prédire le comportement électronique d'autres molécules de ce type.

Les perspectives à long termes de ces découvertes sont non seulement des possibilités nouvelles de miniaturisation pour les futurs ordinateurs, tablettes et autres dispositifs électroniques, mais aussi la construction de dispositifs "verts" à base de molécules organiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Réchauffement climatique : la NASA modélise une année d'émissions de CO2
Mardi, 16/12/2014 - 08:00

La NASA vient de mettre en ligne la modélisation représentant une année d'émissions mondiales de CO2, en l'occurrence l'année 2006. En trois minutes, la production de ce gaz à effet de serre, qu'elle soit d'origine naturelle ou provenant des activités humaines, et sa circulation dans l'atmosphère terrestre, peuvent être visualisées.

La simulation commence au 1er janvier 2006 pour s'achever le 31 décembre de la même année. Le premier constat est que les émissions proviennent et stagnent principalement dans l'hémisphère Nord. Les trois principaux foyers de ces tempêtes polluantes proviennent de bassins industriels situés dans l'est des Etats-Unis, l'Europe et la côte est de la Chine.

L'autre enseignement est que les saisons jouent un rôle essentiel dans la concentration du CO2 dans l'atmosphère. Vers la fin du printemps, le nuage rouge géant s'éclaircit. Ce processus coïncide avec le réveil des végétaux à feuilles non persistantes.

Ces plantes agissent comme de puissants puits de carbone par le processus de photosynthèse. La moitié du CO2 capturée n'est d'ailleurs par rejetée ensuite dans l'air, mais sert à la croissance de la plante. En revanche, dès le mois d'octobre, autrement dit juste avant l'automne, le fragile équilibre se rompt et les concentrations de CO2 repartent à la hausse.

Toute la question est de savoir jusqu'à quand les puits de carbone naturels, qui captent le surplus de gaz, pourront assurer cet équilibre. Or, il semble que l'efficacité de ces puits de carbone ait diminué de 10 % depuis 50 ans, ce qui confirmerait que notre planète ne parvient plus à absorber les 40 milliards de tonnes de CO2 émises par l'homme chaque année.

Toujours selon la NASA, la concentration de dioxyde de carbone actuelle est la plus haute constatée sur Terre depuis au moins 800 000 ans, selon les dernières mesures très précises  du satellite Orbting Carbon Obervatory-2. Récemment, plus de 1.000 entreprises et 73 pays, représentant plus de la moitié des émissions mondiales de CO2, se sont déclarés favorables à un système permettant de faire payer la pollution au C02 via une taxe carbone ou un système de quotas échangeables. « En soutenant la fixation d'un prix sur le carbone, les dirigeants à travers le monde et les entreprises s'unissent pour envoyer un message fort », a estimé le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NASA

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Une nouvelle famille de médicaments contre le paludisme
Vendredi, 19/12/2014 - 01:20

Une équipe de recherche internationale conduite par Akhil Vaidya de l’Université Drexel à Philadelphie a découvert une molécule (amides du pyrazole) qui agit sur la concentration de sodium cellulaire et semble en mesure de pouvoir détruire le parasite responsable du paludisme.

Ces chercheurs ont réalisé des tests in vivo, chez des souris ayant reçu une greffe de globules rouges humains infectés par Plasmodium. Ils ont pu vérifier que les amides du pyrazole pouvaient affecter une pompe à cations et perturber ainsi rapidement les concentrations de sodium chez le parasite, ce qui entraîne son gonflement et sa mort rapide.

En outre, les amides de pyrazole présentent l’avantage d’être actifs contre les Plasmodium au stade de maturité sexuelle. L’inhibition de la production de gamètes empêcherait ainsi le parasite de se reproduire.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

La vie résiste aussi à l'Espace !
Vendredi, 19/12/2014 - 01:10

On savait déjà que la vie sur Terre pouvait s'adapter et survivre dans des conditions extrêmes et très inhospitalières. Mais une récente expérience a montré que des microorganismes pouvaient très probablement survivre à des séjours dans l'Espace.

Pour parvenir à cette conclusion, des chercheurs de l'Université de Zurich ont déposé de petites gouttes d'ADN plasmidique - de l'ADN circulaire retrouvée chez les bactéries - sur l'enveloppe extérieure d'une fusée TEXUS-49.

A leur grande surprise, ils ont pu observer qu'après un vol sub-orbital et une rentrée atmosphérique, 35 % des molécules avaient tout de même préservé leurs fonctions biologiques, comme l'ont démontrées des expériences menées avec les plasmides récupérés qui étaient encore capables de déclencher la synthèse de protéines. Et pourtant, lors de la rentrée atmosphérique, l'enveloppe extérieure est exposée à des températures d'environ 1000°C durant 780 secondes !

"Cette étude fournit la preuve expérimentale que l'information génétique codée dans l'ADN est capable de survivre aux conditions extrêmes de l'espace et de la rentrée dans l'atmosphère dense de la Terre", affirme Oliver Ullrich de l'Université de Zurich.

Cette étude semble donc conforter l'hypothèse controversée de la panspermie selon laquelle la vie sur Terre a une origine extraterrestre et qu'elle a pu être transportée par des météorites ou des comètes. À l'inverse, ce travail expérimental constitue aussi une mise en garde car les humains pourraient eux aussi contaminer les planètes qu'ils explorent en y introduisant de l'ADN.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Focus

Le génome du moustique livre enfin ses secrets…
Vendredi, 19/12/2014 - 01:00

A l'issue de plus de 10 années de recherches, un consortium international vient de publier le séquençage de l’ADN de 16 espèces de moustiques, vecteurs du paludisme. "Ces résultats permettront d’améliorer les stratégies de lutte antivectorielle, incontournables pour contrôler la transmission de la maladie en l’absence de vaccin", commentent les auteurs de l'étude.

Le paludisme, qui entraîne environ 800 000 décès par an, principalement en Afrique subsaharienne, est une maladie provoquée par des parasites de type Plasmodium transmis à l'homme par des piqûres de moustiques du genre Anopheles. On connaît actuellement 450 espèces d'Anopheles, et parmi elles, seule une douzaine est responsable de la plupart des transmissions de la maladie à l’homme.

Ce consortium de chercheurs a étudié des spécimens d’anophèles provenant de nombreuses régions du monde : Afrique, Asie, Asie Mineure, Amérique centrale et Océanie. En utilisant des techniques avancées de séquençage et de nouvelles méthodes d'analyse de séquences et de comparaison de génomes, ils sont parvenus à séquencer le génome complet de 16 nouvelles espèces d’anophèles. Ce vaste travail a permis de découvrir que les génomes séquencés présentent de grande disparités : ils comptent entre 10.000 et 16.000 gènes par espèce et leur taille varie entre 135 et 275 millions de paires de bases.

Leurs premiers résultats montrent également que certains gènes acquis au cours de l'évolution et impliqués dans la perception des odeurs, permettraient d'expliquer le comportement "anthropophile" (le fait qu'un organisme vive au contact de l'homme ou dans des lieux qu'il fréquente) de ces moustiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Rejet de greffe cutanée : un nouveau traitement
Jeudi, 18/12/2014 - 08:20

Une équipe de l'INSERM a réussi à mettre au point une combinaison de molécules qui diminue chez la souris le risque de rejet après une greffe cutanée. Son utilisation chez l’homme pourrait intervenir très rapidement car ces deux molécules bénéficient déjà d’une autorisation de mise sur le marché (AMM).

L’un des défis majeurs de la transplantation est d’éviter le rejet de l’organe ou du tissu greffé par l’organisme du receveur. Lors d’une greffe dite allogénique (provenant d’un donneur A différent du receveur B), le système immunitaire reconnaît le greffon comme un élément étranger. Il s'emploie alors à le détruire au même titre qu’un virus lors d’une infection par exemple.

Pour empêcher ce phénomène, les médecins utilisent de puissants médicaments immunosuppresseurs mais ces composants ont ouvent des effets toxiques. Des équipes INSERM de José Cohen et Philippe Grimbert (Unité 955/Université de Paris Est Créteil – Institut Curie et hôpital européen Georges Pompidou) ont travaillé sur une molécule aux propriétés très intéressantes : la cytokine interleukine 2 (IL-2). Celle-ci est utilisée dans le traitement de certains cancers et du diabète de type 1. Elle peut ralentir l’action du système immunitaire, ce qui pourrait donc diminuer le risque de rejet de greffe.

Les chercheurs ont constaté qu'en combinant l’IL-2 et la rapamycine (un immunosuppresseur) sur des souris, celles-ci ne montraient aucun signe de rejet 30 jours après la greffe cutanée. "C’est très encourageant quand on sait qu’habituellement ce rejet intervient dans les 10 jours" soulignent ces scientifiques. Reste à présent à passer aux essais cliniques chez l'homme…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

AVC du jeune adulte : une avancée sur le terrain génétique
Jeudi, 18/12/2014 - 08:00

En octobre 2013, une étude internationale rassemblant les données de 119 pays avait montré que le nombre des AVC avait augmenté de 25 % en 20 ans chez les 20-64 ans, portant leur proportion dans le nombre total d'AVC à 31 % en 2010 contre 25 % en 1990.

Une des causes principales de survenue d'un AVC chez le jeune adulte est la dissection des artères cervicales. Un saignement mal compris qui survient dans la paroi des artères carotides ou vertébrales passant de part et d'autre du cou.

Ce saignement va fissurer peu à peu l'artère où il apparaît sans pour autant rompre le vaisseau sanguin. L'hématome qui en résulte va diminuer le diamètre de l'artère et peut finir par provoquer son obturation, ce qui favorise la formation d'un caillot et le déclenchement de l'AVC.

Il y a quelques jours, des chercheurs de l'Inserm et du CHRU de Lille, dirigés par le Docteur Jean Dallongeville, sont parvenus à mettre en évidence un gène de susceptibilité impliqué dans la survenue de ces dissections : le gène PHACTR1.

Cette découverte a été faite après analyse du génome de 19 116 personnes provenant de 12 pays différents. Les chercheurs ont comparé les génomes des 2 052 participants atteints de dissection à celui des 17.064 sains. Ils ont ainsi pu démontrer qu’une forme particulière du gène PHACTR1 était associée à une diminution du risque de développer une dissection des artères cervicales.

Cette mise en évidence d'une forme spécifique du gène PHACTR1 impliquée dans cette pathologie en augmentation offre de nouvelles perspectives pour identifier les personnes à risque et tenter de prévenir la survenue des attaques cérébrales chez le jeune adulte.  

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Huffington Post

Genomeweb

Le yaourt pourrait prévenir le diabète de type 2
Mercredi, 17/12/2014 - 08:10

Selon une étude scientifique américaine, une hausse de la consommation quotidienne de yaourts est associée à un risque réduit de diabète de type 2, alors que les autres types d'aliments lactés du quotidien ne changeraient rien à ce risque. Les chercheurs, dirigés par le Docteur Frank Hu, ont compilé et comparé les résultats de trois grandes études, regroupant les données médicales et les habitudes de vie de 194 458 professionnels de santé.

Tous les participants ont rempli un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires au début de l'étude, et ont été suivis tous les quatre an. Au début de l'enquête, aucun des participants n'avait de diabète, de maladie cardiovasculaire ou de cancer. A la fin du suivi, 15 156 cas de diabète de type 2 ont été répertoriés.

Les scientifiques ont ensuite analysé les consommations individuelles de fromage, de lait écrémé, de lait entier et de yaourt. Après avoir ajusté leurs résultats en fonction de l'âge et du poids des patients, les chercheurs ont constaté que la consommation de yaourts diminuait le risque de diabète de type 2. Ils ont calculé que le fait de consommer 28 grammes de yaourts par jour réduirait ainsi le risque de diabète de type 2 de 18 % par rapport à une alimentation sans yaourt.

Selon ces recherches, il est possible que la présence de calcium, de magnésium ou de certains acides gras dans le yaourt provoquent cet effet bénéfique, en association avec certaines bactéries probiotiques. "Ces conclusions indiquent que le yaourt peut être incorporé à un régime alimentaire sain", précise l'étude.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BMC Medicine

Cholestérol : faut-il généraliser la prévention par les statines ?
Mercredi, 17/12/2014 - 08:05

Les statines constituent actuellement un médicament phare dans la réduction du taux de « mauvais » cholestérol (LDL), responsable de la majorité des maladies cardiovasculaires telles que l'infarctus ou même l'AVC.

Aujourd'hui, ces substances sont prescrites à des millions de patients dans le monde. Cependant, selon une nouvelle étude scientifique américaine, les statines devraient être prescrites en prévention des maladies cardiovasculaires à la majorité des personnes âgées de 66 à 75 ans, même si leur taux de LDL est normal.

Cette étude a été menée sur 6 088 personnes âgées de 66 à 90 ans, suivies pendant 25 ans, et se base sur les recommandations de l'American College of Cardiology et l'American Heart Association, publiées fin 2013. Ces recommandations soulignent que les personnes avec un risque élevé de crise cardiaque ou d'attaque cérébrale doivent consommer des statines, même si leur taux de mauvais cholestérol n'est pas en excès par rapport à la limite fixée.

Mais selon ces travaux dirigés par le Professeur Miedema, trop peu de gens se voient prescrire des statines. Après avoir analysé les données de santé de l'échantillon, les chercheurs ont en effet constaté que 97 % des 66-75 ans, et 100 % des hommes de cette tranche d'âge devraient prendre des statines, pour réduire le risque d'accident cardiovasculaire.

Ces recherches montrent que ce ne serait pas les antécédents familiaux ou le taux de cholestérol qui importerait, mais bien l'âge du patient. Ce facteur d'âge permettrait d'estimer à lui seul le risque de l'individu et donc l'utilité de le traiter avec des statines.

Article rédigé par Georges Simmonds

Science Daily

La mort subite du nourrisson expliquée par une anomalie cérébrale ?
Mercredi, 17/12/2014 - 08:00

La mort subite du nourrisson se caractérise par le brusque décès d'un enfant de moins d'un an, durant son sommeil, alors qu’il est apparemment en bonne santé. Cette pathologie reste la cause de mortalité numéro un chez les enfants de moins d'un an et ses causes restent encore largement inexpliquées.

Selon une équipe de chercheurs américains dirigés par Hannah C. Kinney (Harvard Medical School de Boston), 43 % des enfants morts subitement ont en commun une anomalie cérébrale qui affecte la région de l'hippocampe, un centre qui commande les fonctions de base comme la respiration et le rythme cardiaque.

Les chercheurs ont analysé l'hippocampe de 83 enfants décédés d' une mort subite du nourrisson. Parmi ces enfants, les chercheurs ont constaté une anomalie dans l'hippocampe, plus précisément dans le gyrus denté. Au lieu de ne contenir qu'une couche de cellules nerveuses, le gyrus denté en avait deux. Il est possible que cette anomalie ait une incidence sur le contrôle de la respiration et du rythme cardiaque, lorsque l'enfant est endormi. Les chercheurs pensent cependant qu'il existe plusieurs facteurs pouvant causer la mort subite du nourrisson, ce qui explique pourquoi cette anomalie n'est pas présente chez tous les nourrissons.

Il est également possible que, lorsque le nourrisson dort dans une position non recommandée, cela déclenche l'anomalie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Springer

La thérapie génique va révolutionner le traitement de l’hémophilie B
Mardi, 16/12/2014 - 08:10

En 2011, une équipe de recherche anglaise annonçait que six patients atteints d’hémophilie B avaient reçu une injection intraveineuse d’un transgène, porté vers le foie par un virus vecteur (parvovirus non pathogène) sérotype 8 (AAV8).

Ce gène avait permis aux cellules hépatiques de synthétiser le facteur IX manquant et d’élever le taux de ce facteur à un niveau faible mais cependant suffisant pour apporter une amélioration clinique spectaculaire. Seize mois après l’injection, le taux de facteur IX se maintenait entre 1 et 6 % de sa valeur normale, chez les 6 patients traités, suffisamment pour assurer l’amélioration clinique.

La même équipe vient de publier une nouvelle étude qui révèle que, sur un suivi moyen de 3,2 ans, et après une seule injection, le taux de facteur IX circulant se maintient chez les patients à un niveau suffisant pour assurer une réduction de 90 % des saignements.

Actuellement, le traitement de l’hémophilie B est prophylactique et contraignant et consiste en injections intraveineuses de facteur IX tous les 2 à 3 jours. S’il est confirmé par des études plus vastes, le traitement présenté dans cette étude pourrait transformer la vie de ces patients.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NEJM

Vers des vaccins thérapeutiques personnalisés contre le cancer
Mardi, 16/12/2014 - 08:05

Président de l’EPFL, Patrick Aebischer, fondateur de Biogen, s'est associé au professeur Bernard Mach qui a créé NovImmune à la fin des années 90. Leur association dans une nouvelle entreprise, MaxiVAX, est donc prometteuse.

Cette collaboration au sommet entre deux grands scientifiques vise à progresser dans le domaine en pleine effervescence de la stimulation du système immunitaire pour lutter «naturellement » contre les cancers. Les essais cliniques viennent de débuter sous la responsabilité du docteur Nicolas Mach, qui dirige l’unité de recherche clinique de la Fondation Docteur Henri Dubois-Ferrière Dinu Lipatti au sein du centre d’Oncologie des Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG).

L’idée de cette thérapie, inventée par le Docteur Nicolas Mach, part du constat que le système de défense immunitaire ne parvient pas toujours naturellement à détecter et à détruire les cellules rendues anormales par un cancer. « Il s’agit de l’éduquer à reconnaître ces cellules tumorales pour les éradiquer », explique ce dernier.

Pour atteindre cet objectif capital, l’immunisation développée par MaxiVAX est constituée de deux éléments : le premier est formé par des cellules cancéreuses du patient, irradiées afin de les rendre inoffensives, tout en conservant les antigènes tumoraux qui sont identifiables par le système immunitaire, ce qui permet d'obtenir des vaccins spécifiques à chaque patient et même à chaque cancer.

Le second élément vise à stimuler la réponse immunitaire sur le lieu sain où sont réinjectées ces cellules afin de "doper" avec des globules blancs et de leur rendre leur capacité de repérage et de destruction des cellules anormales. Pour ce faire, MaxiVAX a fait appel à la technologie d’encapsulation de cellules produisant spécifiquement des protéines d’intérêt initialement développée par Patrick Aebischer pour des affections telles que les maladies neurodégénératives ou le diabète.

Concrètement, environ 800 000 cellules humaines, mais génétiquement modifiées pour produire un immunomodulateur puissant, sont encapsulées dans une petite fibre biocompatible. La paroi de la capsule est poreuse, permettant la libération de la protéine dans le tissu avoisinant.

L’immunomodulateur utilisé, baptisé GM-CSF, est un facteur de croissance pour certaines sortes de globules blancs. Il a la particularité de stimuler naturellement la réponse immunitaire. Le dispositif implanté sous la peau donne donc au système immunitaire le temps de reconnaître les cellules cancéreuses du vaccin dont les anomalies lui avait échappé. Reconnaissant désormais leurs cibles, les lymphocytes T et les anticorps « éduqués » vont ensuite s’attaquer aux cellules cancéreuses où qu’elles soient dans le corps.

Les capsules biocompatibles et microporeuses pour relâcher des protéines d’intérêt développées par Patrick Aebischer ont fait leur preuve en tant que vecteur. "La sécrétion de GM-CSF s’est montrée stable et suffisante en quantité tant sur l’animal que chez les quatre premiers patients implantés », précise le docteur Nicolas Mach.

L’essai mené aux HUG sur une quinzaine de patients doit s’achever au printemps. Il est destiné à prouver la non toxicité de la procédure. Il devrait être suivi d’essais cliniques plus larges pour démontrer l’efficacité du vaccin sur des cancers particulièrement difficiles à soigner tels que ceux du poumon, du pancréas et des ovaires.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Biospace

La vaccination contre le rotavirus confirme son efficacité
Lundi, 15/12/2014 - 08:10

En 2009, l’OMS a recommandé l’inclusion du vaccin anti-rotavirus (VAR) dans les programmes nationaux de vaccination. Ces vaccins ont montré leur efficacité et leur innocuité avec des différences selon les pays, pauvres ou développés.

En Europe, le taux de couverture vaccinale est très différent d’un pays à l’autre et la vaccination VAR dans les pays où elle est répandue a entraîné une diminution de 49 % à 89 % des hospitalisations liées au RV avant 5 ans.

En Allemagne, les politiques de vaccination dépendent des 16 états fédéraux, ce qui a permis d’évaluer l’impact du VAR dans des régions partageant le même système de santé mais avec un taux de couverture différent.

Les données ont été obtenues à partir des notifications à un réseau de surveillance épidémiologique des maladies infectieuses (Survstat), des diagnostics de sortie des enfants hospitalisés avant 5 ans, des réseaux informatiques des généralistes et spécialistes, des assurances et des délivrances de vaccins à partir d’un échantillon de 4 000 pharmacies. Dans les états de l’ancienne Allemagne de l’Est, le taux de couverture moyen était en 2012 de 65 % (54 % à 77 %) et dans l’Allemagne de l’Ouest de 26 % (11 % à 31 %).

Avant l'apparition de ces vaccins, les taux d’infections et d’hospitalisations étaient comparables. Dans les états de l’Est, le nombre de cas d’infections notifiées a baissé entre 2006 et 2012 de 74 % et à l’Ouest de 49 %.

Parallèlement, les hospitalisations des nourrissons de moins d’un an liées au RV ont baissé de 60 % dans les états de haute couverture vaccinale contre 19 % dans ceux de basse couverture. Cette étude épidémiologique suggère donc une bonne efficacité pour la prévention des hospitalisations liées aux infections à rotavirus.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCBI

Des bactéries -téléguidées- contre le cancer
Lundi, 15/12/2014 - 08:00

« Plus de 80 % des cancers sont localisés à un endroit bien précis. Pourtant, la plupart des molécules anti-cancéreuses ne sont pas dirigées vers le bon endroit, faute d'un vecteur assez efficace », explique Sylvain Martel, professeur au Département de génie informatique et génie logiciel de l’Ecole Polytechnique de Montréal.

Le professeur Martel et son équipe du Laboratoire de nanorobotique de l’École polytechnique ont donc décidé d'explorer une nouvelle voie : celle du transport de médicaments par des bactéries. Ils les ont donc cultivées en laboratoire et apprivoisées pour en faire des super-bactéries capables de transporter une charge et de la livrer à un endroit précis, comme une tumeur cancéreuse.

Après 13 ans de recherches, cette équipe est optimiste et se dit persuadée que les premières bactéries modifiées pour devenir des vecteurs ciblés de médicaments anti-cancéreux pourront faire l'objet des premiers essais cliniques sur l'homme en 2018…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Le Journal de Montréal

^ Haut
Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Bientôt des drones autonomes ?
Jeudi, 18/12/2014 - 08:10

Des chercheurs des laboratoires HRL (un centre de recherche conjoint de GM et Boeing), financés par la Darpa (département de la recherche militaire américaine) travaillent à la mise au point d'un nouveau type de drone équipé d’une puce électronique constituée de neurones en silicium. Ces drones devraient être capables d'apprendre à se reconnaître dans un environnement nouveau en assimilant les caractéristiques d’un lieu ou d’un paysage lors d’un premier survol.

Les puces électroniques qui équiperont ces appaeils sont neuromorphiques : il s'agit de circuits intégrés qui miment la structure et le fonctionnement du cerveau en utilisant des réseaux de neurones capables de reconnaître et identifier des formes ou des signaux, après un apprentissage sur le terrain.

Une équipe des laboratoires HRL a décidé de tester cette technologie au profit des drones. Ils ont donc embarqué une puce de 576 neurones sur un drone spécialement conçu par le fabricant californien Aerovironment. Un engin ultra léger : 93 grammes, batterie comprise. La puce utilisée ne pèse que 18 grammes et peut fonctionner avec seulement 50 milliwatts de puissance. Elle traite une multitude de données fournies par des capteurs optiques, infra-rouge ou à ultrasons.

Les premiers essais auraient confirmé qu’un tel système était capable d’apprentissage en vol. Les tests financés par la Darpa ont été réalisés dans le cadre du projet Synapse sur les circuits électroniques neuromorphiques, auquel participe notamment IBM.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT Technology Review

^ Haut
VOTRE INSCRIPTION
Vous recevez cette lettre car vous êtes inscrits à la newsletter RTFLash. Les articles que vous recevez correspondent aux centres d'intérêts spécifiés dans votre compte.
Désinscription Cliquez sur ce lien pour vous désinscrire.
Mon compte pour créer ou accéder à votre compte et modifier vos centres d'intérêts.
PLUS D'INFOS
Suivez-nous sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook
 http://www.rtflash.fr
back-to-top