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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 305
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 06 Octobre 2004
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Egalement dans ce numéro
TIC
Tele2 veut déconnecter l'ADSL de l'abonnement à France Télécom
La biométrie met la main sur les distributeurs de billets
Le secteur du câble se réorganise face à l'ADSL
Matière
Hydrates de gaz : le nouveau pétrole ?
Espace
2e vol suborbital réussi de SpaceShipOne en 5 jours
Vivant
La vie est partout !
La vie sur Terre a 3,4 milliards d'années
L'aspirine contre le cancer
Les insectes, un avenir possible de la lutte contre le cancer
L'activité physique, un bonus pour les neurones
Loi sur la bioéthique : l'importation de cellules souches embryonnaires autorisée
L'oreille et le cerveau
Edito
Messagerie internet : pourquoi ai-je moins de plaisir qu'il y a 10 ans ?



Depuis 10 ans, je passe en moyenne 2 heures chaque jour (ou plutôt chaque nuit !) sur Internet. En 1994, nous étions encore à la préhistoire de la Toile. En toute liberté, nous allions cueillir des fleurs rares dans l'immense forêt vierge. Nous n'avions alors qu'une seule règle à respecter : la Netiquette... Toutes nos visites, je dirais même plus, toutes nos aventures se réalisaient incognito : personne ne nous demandait notre nom, nous n'avions aucun password à fournir. C'était la liberté...

Et puis un jour, un petit « malin » est venu nous dire que nous perdions trop de temps dans cette immense forêt, que trop souvent nous nous égarions sur cette toile immense. Il a alors élevé des portails pour que l'internaute de base les voit de loin, se repère et ne se perde plus. Il a même ajouté que, gratuitement, il se proposait de nous rapporter tous les objets que nous désirions en lançant des robots qu'il avait prénommés « push » au lieu de perdre notre temps en vaines recherches. Il a posé une condition, une seule, pour assouvir notre soif de mondes nouveaux. Il lui fallait notre nom et notre adresse pour qu'il puisse nous livrer les objets que pour nous ses limiers informatiques auraient découverts. Nous trouvions que c'était si peu cher pour une telle manne d'informations que nous avons tous spontanément accepté. C'est de ce jour que viennent tous nos problèmes : d'internaute libre nous venions de nous transformer en client ! Depuis, ce qui devait arriver est arrivé. Les marchands de toute nature se sont emparés du réseau et chaque jour maintenant envahissent nos boîtes à lettres. Voilà pourquoi je suis moins heureux aujourd'hui d'ouvrir ma boîte aux lettres qu'il y a dix ans ; il me faut souvent passer de longues minutes à éliminer chaque jour les dizaines, sinon les centaines de « spams » qui la polluent. Ceci est intolérable et ne peut plus continuer.

Si aujourd'hui on me proposait, pour quelques euros par mois, de trier, dans la confidentialité, mes messages, en prenant l'engagement que je ne recevrais plus aucun spam : j'accepterais. Certes, je serais encore plus « client » qu'hier mais au moins pourrais-je me plaindre en ayant des chances d'être écouté puisque, dorénavant, je paierais le service rendu. Mes propos surprendront certainement les « bizuth » de l'Internet récemment arrivés sur la Toile qui ont toujours connu la pollution des spams. Mais tous ceux qui, comme moi, en une décennie, sont passés de l'ère préhistorique à la soi-disant modernité d'Internet, peuvent mesurer la différence. Il ne faudrait surtout pas penser qu'une dérive si considérable en quelques années n'est que secondaire et même anecdotique. Au-delà du légitime souci de protection de notre vie privée que semblent violer chaque jour ces nombreux messages non désirés, n'oublions pas que le bien le plus précieux sur cette terre n'est plus l'argent mais bien le temps. Or, les « spams » nous font perdre chaque jour un temps précieux. C'est en quoi ils sont dangereux pour l'avenir d'Internet.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Tele2 veut déconnecter l'ADSL de l'abonnement à France Télécom
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

Les 13 euros par mois versés à France Télécom sont plus que jamais dans le collimateur des fournisseurs d'accès à Internet. Alors que se mettent en place les offres ADSL en dégroupage total, qui permettent à un client de ne plus verser l'abonnement téléphonique à l'opérateur historique, Tele2 a eu une autre idée, en s'inspirant, selon lui, de ce qui se fait en Norvège. Le fournisseur d'accès à Internet part du principe que le dégroupage total, onéreux en investissements et coûts reversés à France Télécom, ne peut donc se généraliser qu'avec lenteur et difficulté (13 066 lignes seulement en juillet dernier). Du coup, Tele2 propose, en parallèle, que les clients qui se servent de leur ligne fixe uniquement pour l'accès ADSL (par exemple ceux qui n'utilisent que leur portable pour téléphoner) ne payent plus l'abonnement à France Télécom. C'est ce que l'entreprise a écrit dans sa réponse à l'appel à contribution lancé cet été par l'Autorité de régulation des télécommunications (ART) dans le cadre des nouvelles directives européennes (« Analyse des marchés pertinents »). pour Tele2, si la somme de 13 euros peut éventuellement se justifier dans le cadre d'un service complet (accès au réseau téléphonique, entretien de la ligne, services de voix), elle devient exagérée si le client ne se sert de sa ligne que pour accéder à Internet. « Quand on paye l'abonnement, on paye pour sa ligne et pour l'accès à d'autres matériels sur le réseau, comme les commutateurs ne servant qu'à l'acheminement de la voix, NDLR], par exemple, explique Jean-Louis Constanza, directeur général de Tele2 France. Mais si on ne veut que l'ADSL [donc ne transférer que des données, NDLR], alors des tas d'éléments de réseau n'entrent plus en ligne de compte. » Et ce, même dans le cas où le consommateur se sert de sa ligne ADSL pour faire de la téléphonie sur IP. « Même dans le cas où la voix sur IP utilise en partie la commutation téléphonique classique, le trafic arrive alors sur les matériels de l'opérateur alternatif. » La proposition de Tele2 s'appliquerait aussi bien aux clients dégroupés partiellement qu'aux clients dits en « revente » (l'opérateur commercialise son ADSL en l'achetant à France Télécom). Le fournisseur d'accès Internet propose alors de payer à France Télécom une somme (déterminée par l'ART) inférieure à 13 euros, qui serait ensuite répercutée sur le client final selon les choix du FAI. L'abonnement serait ainsi payé à Tele2, pas à l'opérateur historique.

OINet :[http://www.01net.com/article/251839.html

La biométrie met la main sur les distributeurs de billets
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

Pour certains Tokyoïtes, tendre la main suffira dorénavant pour obtenir de l'argent. Pas question ici de générosité, puisqu'il s'agira de leur propre argent, mais de technologie : la Bank of Tokyo-Mitsubishi, un des principaux établissements bancaires japonais, va en effet généraliser l'usage de la reconnaissance par identification des veines de la paume sur ses distributeurs bancaires. Peu à peu la biométrie quitte le monde de l'entreprise pour se frotter au grand public. Le service de l'établissement bancaire, « Super IC Card Tokyo-Mitsubishi », sera en effet accessible à tous à compter du 12 octobre. Il exigera toujours une carte bancaire. Mais, une fois celle-ci glissée dans le distributeur, il suffira de poser sa main juste au-dessus d'une petite surface lumineuse pour s'identifier. Plus besoin de mémoriser le traditionnel code à quatre chiffres. La reconnaissance fonctionne ici avec un rayon infrarouge envoyé sur la paume de la main. Celui-ci fournit une image, à l'instar d'un scanner, d'où ressortent en noir les veines. Leur répartition géographique permet de caractériser chaque utilisateur. Le service de la Bank of Tokyo-Mitsubishi enregistre alors ces informations dans une carte bancaire ad hoc. Chaque fois qu'un client voudra retirer de l'argent, le distributeur vérifiera que les données biométriques stockées et celles obtenues par un scan de la main qu'il effectue sont identiques. Ces informations n'iront pas plus loin. Pour ne pas effrayer ses utilisateurs, la banque a décidé de laisser ces données sur les cartes et de ne pas les centraliser sur un serveur central. Quant au choix des veines, il est issu de tests utilisateurs. Après six mois d'études, en particulier en Corée du Sud où la biométrie serait plus répandue, la banque avait retenu deux modes de reconnaissance : les empreintes digitales et les images de la paume. Pour, au final, retenir le second. Interviewé sur FindBiometrics.com, un responsable de la société justifie cette décision par des raisons d'hygiène, l'idée de centaines de personnes apposant leur doigt sur la même surface ne plaisant visiblement pas à tous. Et la Bank of Tokyo-Mitsubishi ne compte pas limiter son service à quelques utilisateurs. Initialement, seuls les possesseurs d'une carte Gold Premium, facturée 10 500 yens (76 euros), pourront y avoir accès. Mais, dès le printemps 2005, tous ses clients y auront droit. L'étape suivante pourrait provenir des portables. La société japonaise s'intéresse en effet aux téléphones sans fil intégrant des cartes de paiement sans contact. Poser la main sur un distributeur bancaire et en approcher son portable suffirait alors pour obtenir des yens.

OINet :http://www.01net.com/article/252826.html

Le secteur du câble se réorganise face à l'ADSL
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

Chahuté par la spectaculaire croissance de l'ADSL, son plus redoutable concurrent depuis qu'il transporte aussi téléphone et télévision, le câble français a commencé sa recomposition accélérée. Celle-ci devrait aboutir à la constitution de deux groupes majeurs : le tandem UPC-Noos d'un côté, France Télécom Câble et NC Numéricâble de l'autre. Depuis le 1er juillet, le n°1 français Noos est passé sous la coupe du groupe UnitedGlobalCom (UGC), qui détenait déjà le n° 4 hexagonal, UPC. Les deux câblo-opérateurs, qui sont détenus d'égale façon par deux actionnaires (UGC à 80 % et Suez à 20 %) travaillent actuellement à leur rapprochement. Outre un exécutif commun, les deux entités devront aussi trancher en matière de choix technologiques et surtout d'effectifs. Noos a déjà connu deux plans sociaux en 2002 et 2003, qui ont fait chuter ses effectifs de 1100 à 600 personnes aujourd'hui. Côté services, les deux câblo-opérateurs sont souvent assez proches (ils proposent tous les deux un accès Internet à 4 Mbits/s par exemple). Seule la téléphonie sur le câble, proposée uniquement par UPC, les différencie vraiment. UPC et Noos, réunis sous une même enseigne, proposeront, selon Patrick Leleu, de la téléphonie sur IP, déjà inaugurée par UGC en Hongrie et aux Pays-Bas. De plus, les réseaux des deux câblo-opérateurs seront préparés à partir de 2005 à la norme EuroDocsis, qui devrait améliorer la qualité des connexions Internet par le câble et permettre des débits allant jusqu'à 30 Mbits/s. En écho à ce mariage câblé, deux autres opérateurs devraient prochainement convoler : France Télécom Câble et NC Numéricâble. Leurs propriétaires respectifs ont opté pour une vente conjointe à un même acquéreur, pour un montant minimal de 500 millions d'euros (Noos a été cédé 615 millions d'euros par Suez). En août, c'est le duo Cinven -Altice One Group qui semblait tenir la corde pour le rachat

OINet :http://www.01net.com/article/252579.html

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Matière
Matière et Energie
Hydrates de gaz : le nouveau pétrole ?
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

La France dispose-t-elle d'hydrates de gaz au fond de la mer de Corail, dans le sud-ouest du Pacifique ? Ce curieux composé à base d'eau et de méthane intéresse les chercheurs depuis que d'importants gisements ont été découverts à travers le monde. Jusqu'au 5 octobre, une campagne d'exploration a mobilisé deux navires au large de la Nouvelle-Calédonie. Objectif de la mission ZoNéCo : vérifier l'existence d'un signal sismique généralement associé à la présence de cette matière. Connus des chimistes depuis le XIXe siècle, les hydrates de gaz ressemblent à une glace blanche, nuancée d'orange, de rouge, de bleu et de gris. Ils sont faits de molécules d'eau assemblées en cages - les «clathrates» - contenant du méthane. Très abondants sur notre planète, ils se forment naturellement dans le sous-sol : au-delà de 1 000 mètres sous la terre gelée d'un permafrost nordique ou à plus de 500 mètres au-dessous du plancher des océans profonds. L'intérêt de cet étrange solide ? Il stocke d'énormes quantités de méthane. En fondant, 1 centimètre cube d'hydrate de gaz libère jusqu'à 164 centimètres cubes de gaz ! Longtemps, les géologues ont ignoré l'existence à l'état naturel de cette «cage à méthane». Observée d'abord au cours de manipulations en laboratoire, elle fut plus tard considérée comme une nuisance industrielle. Sous certaines conditions, cette substance chimique bouche, en effet, les conduits de gaz naturel. Mais, en 1964, une découverte va bouleverser les connaissances dans ce domaine. En Sibérie, des ingénieurs soviétiques, travaillant sur un champ gazier, détectent au fond d'un puits un surprenant échantillon : le premier bloc d'hydrates de gaz. Depuis, les scientifiques ont appris que ce composé est emprisonné dans des couches de sédiments larges de quelques centaines de mètres. Il s'y formerait à partir du méthane issu de la décomposition de matières organiques. A basses températures et sous de fortes pressions, cette substance s'associerait avec de l'eau pour former un complexe solide. Enfin, grâce à des techniques sismiques et à des forages, les chercheurs ont repéré des régions - golfe du Mexique, zone de subduction de Cascadia, au large des Etats-Unis, ou encore fosse de Nankai, au sud-est du Japon... - où cette ressource abonde. Le stock s'avère fabuleux : le Service géologique américain USGS) estimait, il y a quelques années, à 20 millions de milliards de mètres cubes la quantité de méthane présente dans le sol sous forme d'hydrates. Deux fois le volume équivalent des réserves prouvées de charbon, de pétrole et de gaz réunies ! Pourrait-on profiter de cette manne extraordinaire ? Le jeu en vaut la chandelle : mise à profit, 1 % de cette ressource suffirait à fournir la planète entière en énergie propre et peu génératrice de gaz à effet de serre. «Toutefois, seuls les gisements d'hydrates les plus riches seraient exploitables, explique Jean-Paul Foucher, chercheur à l'Ifremer, à Brest. Or il est aujourd'hui impossible de connaître leur teneur précise sans procéder à des forages coûteux.» Lancé en 2001, le projet européen Hydratech, auquel participe, pour la France, l'Ifremer, vise à développer des méthodes pour quantifier les hydrates du sous-sol. Il a abouti, cette année, à la mise au point d'une technique fondée sur l'analyse d'ondes acoustiques générées par des «stations d'écoutes sismiques» disposées en fond de mer. Reste toutefois à évaluer les performances de cet outil en le comparant à des forages. Seconde difficulté : l'exploitation. Rien n'indiquait, a priori, que les ingénieurs soient capables de tirer du gaz d'un champ d'hydrates. Commencé en 2002, un programme international baptisé «Mallik», associant cinq pays, devait en apporter la preuve. Mis en oeuvre dans le delta de la rivière Mackenzie, aux confins des Territoires du Nord-Ouest canadien, il a permis de tester durant deux ans, sur un puits, les procédés permettant de recueillir, par chauffage ou par réduction de pression, le méthane gazeux. Un pari réussi : au mois de décembre 2003, les chercheurs ont annoncé avoir réussi à produire, durant cinq jours consécutifs, le précieux fluide.

Express :http://www.lexpress.fr/info/economie/dossier/petrole/dossier.asp?ida=429675

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Espace
Espace et Cosmologie
2e vol suborbital réussi de SpaceShipOne en 5 jours
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

SpaceShipOne, premier engin privé spatial avec pilote, a effectué lundi avec succès son deuxième vol suborbital en cinq jours, gagnant le prix Ansari de 10 millions de dollars. Ce vol, le troisième depuis le premier, historique, du 21 juin dernier, ouvre la voie à l'ère du spatial commercial, que les créateurs du prix Ansari veulent encourager. SpaceShipOne a atteint 114 km (368.000 pieds), selon les mesures préliminaires des radars, ont indiqué les organisateurs, soit largement au-dessus des 100 km considérés comme la frontière de l'espace. Il a du même coup fait tomber le record d'altitude établi par l'avion expérimental X15 en 1963. "Nous avons dépassé le X-15", a commenté Peter Diamandis, le président de la fondation Ansari X Prize, qui offre ce prix au premier engin privé capable d'effectuer deux vols suborbitaux en l'espace en deux semaines et en transportant à bord l'équivalent en poids de deux passagers en plus du pilote. Le X-15, fruit d'une collaboration de l'agence spatiale (Nasa) et des militaires américains avait atteint 108 km (354.200 pieds) le 22 août 1963, établissant alors un record. Lors du retour sur terre de SpaceShipOne lundi, son concepteur et constructeur, Burt Rutan, un ingénieur aéronautique légendaire, attendait sur la piste dans le désert californien au côté du milliardaire Richard Branson et de Peter Diamandis, tous visiblement très satisfaits. Le milliardaire britannique Richard Branson, le fondateur de la compagnie aérienne Virgin, avait annoncé la semaine dernière la création d'une société conjointe pour exploiter commercialement l'espace utilisant un engin dont la technologie sera basée sur celle du SpaceShipOne. L'engin en forme de suppositoire ailé était piloté lundi par Brian Binnie, 51 ans, un ancien pilote d'essai de la Marine. Mercredi lors du précédent vol, SpaceShipOne avec Mike Melvill, 62 ans, au commandes SpaceShipOne avait donné quelques sueurs froides à ceux qui regardaient l'événement, en virevoltant une douzaine de fois à plus de trois fois la vitesse (3.500 km/h) avant de stabiliser. Mike Melville avait piloté l'engin spatial pour les deux premiers vols. Lundi, il n'y a eu aucun problème. Après la séparation avec l'avion porteur qu'il l'avait emporté à 14.100 mètres d'altitude, Brian Binnie a allumé le moteur fusée qui l'a propulsé à la verticale vers l'espace à 3.500 km/h. Il a éteint le moteur après 84 secondes et poursuivi son ascension sur sa lancée pour franchir les 100 km d'altitude (328.000 pieds) et atteindre à son apogée 114 km. SpaceShipOne a alors entamé une descente en chute libre puis en vol plané pendant une demi-heure avant de revenir se poser à son point de départ. Marion Blakey, le patron de l'Administration américaine de l'aviation civile qui réglemente les vols suborbitaux, a qualifié cet évènement "d'historique car il marque le début du transport spatial commercial". Le prix Ansari, financé par des donateurs privés, a été créé en 1996 à l'instar du prix Orteig dans les années 1920 pour encourager le transport aérien commercial. Charles Lindbergh avait gagné ce prix après avoir réussi le premier vol transatlantique en 1927. Si SpaceShipOne est la création de Burt Rutan, son financement a été assuré par le milliardaire Paul Allen, co-fondateur de Microsoft. Ensemble ils ont créé Mojave Aerospace Ventures, l'équipe qui gère SpaceShipOne. Dès son premier vol, SpaceShipOne avait déjà suscité un grand intérêt d'autres investisseurs pour développer le tourisme spatial. Outre Richard Branson, le millionnaire américain Robert Bigelow a annoncé un prix de 50 millions de dollars pour encourager la mise au point d'un lanceur privé capable de transporter de 5 à 7 astronautes dans l'espace d'ici la fin de la décennie.

SpaceShipOne:http://www.scaled.com/projects/tierone/index.htm

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
La vie est partout !
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

Elles peuvent survivre à des températures sous zéro, ce qui aurait été considéré impossible il n'y a pas si longtemps, et les concentrations élevées de rayons ultraviolets ne semblent pas les déranger. Voici les tout nouveaux micro-organismes de la collection : la vie extrême.Il semble bien que partout où les scientifiques se tournent sur la Terre, ils trouvent une nouvelle forme de vie. La dernière décennie a en effet été le théâtre d'une explosion dans ce domaine dit des extrémophiles, ces micro-organismescapablesde survivre dans des conditions extrêmes : on connaissait déjà celles vivant à proximité des volcans sous-marins, mais d'année en année, le record des températures auxquelles certaines réussissent à survivre ne cesse d'être battu (plus de 112 degrés Celsius à présent) ; depuis, on a aussi localisé des micro-organismes à plus d'un kilomètre sous la surface, dans des secteurs dénués de toute eau et bien sûr de toute lumière, où ils parviennent à se nourrir de soufre ; on en a localisé dans les lieux les plus stériles, comme ces salles de la Nasa où sont préparées les futures sondes spatiales ; on en a trouvé qui, après des dizaines de milliers d'années de congélation, se remettent à vivre et à se multiplier lorsqu'on les décongèle ; et dans cette dernière catégorie, voilà qu'on en trouve dans les glaces de l'Arctique et de l'Antarctique, et qui, cette fois, ne sont pas congelés, mais vivent bel et bien. Leur habitat : à l'intérieur même de la roche, rapportent des scientifiques britanniques et américains dans la revue Nature, après étude de 850 roches dites dolomites. Celles-ci ont été ramassées dans les lieux parmi les plus désolés de la planète, les îles Cornwallis et Devon, dans le Grand Nord canadien, là où aucune plante n'a poussé depuis des millions d'années. Et pourtant, 90 % des roches ramassées par ces scientifiques étaient colonisées par ces bactéries, ou cyanobactéries, qui tirent leur énergie, comme les plantes, de la lumière du soleil. Une "activité" similaire avait été rapportée sur l'île Alexander, un coin tout aussi désolé de l'Antarctique. "Nous ne nous attendions pas à trouver ce type de colonisation dans les régions polaires, où la plupart des roches sont opaques" à la lumière du soleil, explique Charles Cocknell, du Service géologique britannique. Sans compter le bombardement ultraviolet -la couche d'ozone est plus mince là-bas- qui rend l'environnement pour le moins hostile à la vie.

BBC :http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/3679352.stm

La vie sur Terre a 3,4 milliards d'années
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

Les premières formes de vie microbiennes seraient apparues sur Terre il y a 3,4 milliards d'années. C'est 16 millions d'années plus tôt que ce qui était généralement admis par la communauté scientifique. Pour en arriver à ces résultats, les chercheurs de l'université Stanford, aux États-Unis, ont procédé à des analyses du récif corallien Buck Reef d'Afrique du Sud. Ce dernier date de 3,416 milliards d'années. Les résultats des recherches ont montré que le récif avait été formé par des couches de sédimentation classiques et que la plus grande partie de la matière contenant du carbone avait pour origine des organismes photosynthétiques. Les auteurs estiment que ces nouvelles données devrait mettent un terme au débat sur la date de l'origine de la vie sur Terre. Des chercheurs avaient déjà trouvé des éléments faisant remonter cette origine aux débuts du précambrien, il y a plus de 3,4 milliards d'années. Leur théorie avait toutefois été mise en doute par d'autres experts. Les résultats complets sont publiés dans le magazine Nature.

RC:http://radio-canada.ca/nouvelles/Santeeducation/nouvelles/200409/29/003-vie-terr...

L'aspirine contre le cancer
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

Selon une étude du Fox Chase Cancer Center, présentée à l'occasion des rencontres annuelles de la Société Américaine de Radiologie et d'Oncologie à Atlanta, la prise régulière d'aspirine et d'autres anti-inflammatoires non stéroïdiens semble réduire les risques d'apparition de certains cancers dont le cancer de la prostate, le plus répandu des cancers chez l'homme. L'étude a porté sur 1206 hommes adultes qui ont subi une radiothérapie contre leur cancer de la prostate. 232 de ces hommes prenaient régulièrement de l'aspirine ou des AINS alors que les 974 autres n'en prenaient pas. Selon cette étude, et même en tenant compte des autres facteurs (tabac, alimentation, poids, âge) les hommes qui on pris régulièrement de l'aspirine ont vu leurs risques de métastases réduits et leur taux de guérison augmenter de manière « significative » Khanh H. Nguyen, qui a dirigé cette étude veut à présent poursuivre ces recherches pour évaluer plus précisément le bénéfice préventif de l'aspirine et des AINS en matière de cancer de la prostate, mais aussi pour d'autres cancers. Il semble en effet que l'aspirine et les AINS diminuent les risques de cancers gastro-intestinaux et de cancer du pancréas. Selon les chercheurs, en inhibant l'action des enzymes COX1 et COX2 l'aspirine et les AINS accéléreraient le processus d'apostose qui conduit les cellules cancéreuses à s'autodétruire.

SD :http://www.sciencedaily.com/releases/2004/10/041005075305.htm

Les insectes, un avenir possible de la lutte contre le cancer
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

Pionnière dans la recherche de médicaments inspirés de la biodiversité des insectes, la société Entomed a obtenu ces derniers mois des "résultats prometteurs" dans le domaine des molécules anti-cancéreuses. "Nous avons deux programmes assez avancés avec des molécules très actives, notamment contre les cellules cancéreuses", explique Jean Combalbert, PDG de l'entreprise installée depuis 1999 à Illkirch-Graffenstaden, dans la banlieue de Strasbourg. A ses débuts, Entomed avait privilégié les recherches sur les peptides anti-infectieux, petites protéines produites naturellement par les insectes pour se protéger contre les infections fongiques ou bactériennes. Ses chercheurs sont d'ailleurs presque arrivés à la phase des essais cliniques pour certains de ces antibiotiques, mais en raison notamment de coûts de production trop élevés, le projet a été laissé de côté fin 2002. Ainsi, depuis près de deux ans, avec des résultats pour l'instant "très prometteurs", Entomed se concentre sur les "petites molécules" également issues d'insectes, spécialement celles pouvant intervenir dans le traitement du cancer, confie M. Combalbert. "Pour le moment, on parle de molécules anti-cancéreuses ou anti-prolifératives. Il est trop tôt pour être plus précis", notamment pour identifier un type de cancer que le futur médicament pourrait combattre, continue ce pharmacien qui espère pouvoir commencer les essais cliniques au deuxième semestre 2006. Mais avant que ces produits, issus de molécules d'insectes dont l'identité est gardée secrète, n'arrivent dans nos pharmacies, Entomed, malgré sa position de leader mondial en matière de recherche de médicaments dérivés d'insectes, a besoin de partenaires, principalement pour les phases d'expérimentation sur les patients et pour la production. "L'ambition d'une petite société comme la nôtre est de parvenir à être une source de nouvelles molécules pour l'industrie pharmaceutique, et en aucun cas, d'être une entreprise pharmaceutique en tant que telle", insiste M. Combalbert. Entomed, qui a entamé une procédure de licenciement économique concernant 13 de ses 40 salariés, a également "besoin de 8 à 10 millions d'euros" pour poursuivre le développement de ses petites molécules. "La situation n'est pas alarmante. La recherche de médicaments est longue et difficile et toutes les sociétés de biotechnologie ont des difficultés de refinancement", tempère le PDG de cette entreprise qui avait réussi à lever 20 millions d'euros en 2000. M. Combalbert espère également pouvoir nouer de nouvelles collaborations grâce à son "entomothèque", qui référence 14.000 molécules pures, directement extraites d'insectes ou inspirés d'eux.

AFP :http://fr.news.yahoo.com/041001/202/42tvl.html

L'activité physique, un bonus pour les neurones
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

Les femmes de plus de 70 ans les plus actives obtiennent de meilleurs résultats aux tests de performance cognitive et montrent un déclin plus faible de ces fonctions, indique une nouvelle étude. Jennifer Weuve (Harvard School of Public Health, Boston) et ses collaborateurs ont étudié plus de 18000 femmes de 70 à 81 ans au travers de questionnaires sur leur activité physique et d'entretiens téléphoniques visant à tester leurs capacités cognitives. Les chercheurs ont trouvé que les niveaux d'exercice les plus élevés étaient associés à de meilleures performances cognitives. Ainsi, celles qui se situaient dans le premier des cinq groupes selon le niveau d'activité physique avaient un risque de trouble cognitif réduit de 20 % par rapport aux femmes qui étaient les moins actives. L'effet positif sur les fonctions cognitives était visible pour des activités modérées telle qu'une marche tranquille pendant 1,5 heures par semaine. D'après les auteurs : « ...les bénéfices cognitifs d'une plus grande activité physique étaient équivalents à être trois ans plus jeune et étaient associés à un risque de trouble cognitif réduit de 20 %. Cette association n'était pas limitée aux femmes qui pratiquaient des activités vigoureuses... »

JAMA :http://jama.ama-assn.org/cgi/content/full/292/12/1433

Loi sur la bioéthique : l'importation de cellules souches embryonnaires autorisée
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

C'est une première étape avant l'entrée en vigueur effective de la loi sur la bioéthique : le ministre de la Santé Philippe Douste-Blazy a présenté mardi le décret autorisant en France l'importation de cellules souches embryonnaires, un dispositif qu'il a qualifié de "transitoire". Le texte, publié au Journal officiel le 30 septembre, autorise pour la première fois en France l'importation de cellules souches d'embryons humains sans projet parental. Ce "dispositif transitoire est mis en place pour que les chercheurs puissent continuer à travailler", en attendant l'entrée en vigueur de la loi sur la bioéthique, probablement au printemps prochain, a précisé Philippe Douste-Blazy lors d'une visite à l'hôpital Antoine Béclère de Clamart (Hauts-de-Seine). "D'ici là, les chercheurs utiliseront des embryons importés de l'étranger". La loi prévoit d'autoriser la recherche sur les embryons congelés surnuméraires pendant cinq ans à titre dérogatoire. Présentes au premier stade du développement embryonnaire (les embryons surnuméraires issus de l'aide à la procréation représentent un réservoir important), ces cellules souches dites "totipotentes" sont à l'origine des quelque 260 lignées cellulaires qui composent l'organisme. Au cours du développement, elles se transforment en cellules cardiaques, musculaires, cutanées, cérébrales, etc... Les chercheurs espèrent parvenir à orienter leur transformation en laboratoire pour traiter des maladies telles que le diabète, la maladie de Parkinson, les affections cardio-vasculaires... Le Pr René Frydman, le "père" du premier bébé-éprouvette français, s'est félicité de la signature de ce décret. "Ça nous apporte en France la possibilité de travailler sur ce qui, je pense, devrait être une véritable étape de la médecine, aussi importante qu'a été la découverte des antibiotiques", a-t-il souligné. Interrogé sur les raisons du retard de la France en matière de cellules souches embryonnaires, il a estimé qu'elles étaient "idéologiques". "Il y avait une opposition qui restait sur la possibilité de travailler sur des embryons sur lesquels il y avait un investissement affectif". Mais à partir du moment où il n'y a pas de projet d'enfant avec l'un d'eux, "ils sont une source d'espoir", a rappelé le Pr Frydman. Philippe Douste-Blazy a observé que la signature de ce décret était une première étape avant la création, en janvier prochain, de l'Agence de la biomédecine qui se substituera à l'Etablissement français des greffes, ainsi qu'à la Commission nationale de médecine et de biologie de la reproduction et du diagnostic prénatal. Cette création sera suivie, au printemps, par la signature du décret autorisant l'utilisation des embryons congelés. Le ministre de la Santé a également annoncé le lancement d'un recensement précis de tous les embryons humains actuellement congelés dans l'Hexagone, dont le nombre est estimé à plus de 118.000. Selon lui, 55 % d'entre eux font encore l'objet aujourd'hui d'un projet parental. "Il n'est donc pas question d'y toucher", a-t-il assuré. Il a également redit son opposition au clonage reproductif, rappelant que la loi sur la bioéthique en faisait "un crime contre l'espèce humaine", passible de vingt ans de réclusion. De son côté, le ministre délégué à la Recherche François d'Aubert a jugé "important pour la recherche d'avoir un système juridique qui permette d'aller le plus loin possible dans ces domaines extrêmement prometteurs".

AP :http://fr.news.yahoo.com/041005/5/430st.html

L'oreille et le cerveau
Jeudi, 07/10/2004 - 00:00

L'hémisphère gauche du cerveau serait spécialisé dans le traitement du langage (sons de la parole) tandis que le droit s'occuperait plus spécifiquement de la musique. Deux scientifiques américaines ont recherché un lien entre ces différences hémisphériques de traitement de l'information acoustique et les différences perceptives entre les deux oreilles. Pour leur étude, les Américaines ont mesuré, chez environ 3 000 bébés âgés de 4 mois, les réponses cochléaires (appelées otoémissions acoustiques) car les bébés n'entendent pas tous les sons de la même oreille. Il s'agit de sons générés par la contraction des cellules ciliées externes situées dans l'oreille interne. Parmi les bébés présentant des réponses suffisamment fortes, cette étude a mis en évidence que l'amplitude de ces réponses cochléaires diffère entre l'oreille droite et l'oreille gauche. La nouveauté réside dans le fait que ces différences dépendent de la nature du stimulus utilisé pour recueillir la réponse. Ainsi, chez un bébé sur deux environ, les otoémissions obtenues en réponse à un clic (signal complexe dont la composition sonore se rapproche de celle de la parole) sont significativement plus amples sur l'oreille droite alors que celles obtenues en réponse à un son pur (proche de la musique) sont plus amples sur l'oreille gauche. Cette spécialisation périphérique droite/gauche précoce (dès la naissance) de nos oreilles pourrait influencer la mise en place de la spécialisation cérébrale fonctionnelle au cours du développement postnatal. «Même si on peut émettre des réserves sur cette hypothèse, il n'en reste pas moins que les résultats de cette étude sont passionnants», estime Evelyne Veuillet, du laboratoire UMR/CNRS 5020 à Lyon. Cette Française appartient à l'équipe du professeur Collet qui a déjà publié plusieurs études sur ce sujet. L'étude publiée dans Science va sans doute permettre de mieux comprendre les mécanismes impliqués dans la maturation des voies auditives. On peut s'interroger sur les effets qu'exerce cette asymétrie fonctionnelle périphérique présente à la naissance sur la perception auditive future.

(Science)

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