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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 721
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 25 Octobre 2013
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Egalement dans ce numéro
Avenir
Un robot tout-terrain "galopeur" pour l'armée américaine !
Des robots-cubes capables de s'auto-assembler !
Matière
Solana : une centrale solaire thermodynamique qui continue à fonctionner… sans soleil
L'Upsalite : un nouveau matériau aux propriétés incroyables
Espace
Découverte de la première exoplanète solitaire "flottante"
Terre
Réchauffement climatique : trois fois moins d'enneigement dans les stations de ski d'ici la fin du siècle !
Vers l'élimination bactérienne des pollutions par hydrocarbures
Vivant
Un antidépresseur pour combattre une forme mortelle de cancer de poumon
Les bornes interactives s'imposent à l'hôpital
Cancer, niveau économique et dépenses de santé : un lien confirmé
Cancer du sein réfractaire : une avancée majeure
Le déclin de la mémoire lié à l'âge pourrait être réversible
Polyarthrite rhumatoïde : mangez de l'huile de poisson !
Marcher régulièrement réduit les risques de cancer du sein !
Recherche
Une voiture qui freine à votre place !
Edito
L’Internet des objets va déferler sur le Monde



En août dernier le cabinet d'analyse Gartner a publié une étude prospective très intéressante mais malheureusement passée un peu inaperçue dans la torpeur estivale. Il s’agit du « Hype Cycle », une analyse qui évalue le degré de maturité de plus de 1900 technologies regroupées en 98 catégories (Voir Gartner).

Le classement des technologies proposé par ce cabinet de prospective très réputé est intéressant et correspond aux cinq « temps » du cycle de l’innovation : déclenchement, pic d'attentes, dépression, banalisation, retour de productivité.

Pour 2013, Gartner a identifié 6 grandes familles de technologies qui présentent toutes un point commun : elles renforcent et améliorent les relations et la communication entre l’homme et les machines. La première famille concerne les technologies qui augmentent les capacités et les performances des hommes, que ce soit physiquement, émotionnellement ou bien encore au niveau cognitif.

En second lieu, on trouve des technologies qui permettent la substitution des machines aux humains dans des tâches dangereuses, simples mais coûteuses ou encore répétitives.

En troisième lieu, on trouve les machines qui facilitent l’utilisation des outils que nous devons utiliser. Cette compréhension va de l’utilisation du langage naturel à l’interprétation juste des émotions et de leur contexte (quantification de soi, informatique affective, reconnaissance vocale…),

Quatrième catégorie de technologie : celle qui nous permet de mieux prévoir le comportement des machines dans un environnement complexe.

Enfin, cinquième et dernière famille de technologies : celles qui permettent aux personnes et aux machines d’être plus intelligents « ensemble » (interfaces en langage naturel, analyse prescriptive, big data…).

Pour Gartner, grâce à ces technologies, les êtres humains vont entrer dans une nouvelle ère : celle de la productivité et de l’efficacité augmentées. L’apparition de nouvelles interfaces transparentes, intuitives, prothétiques et portables en permanence, telles que les montres communicantes, les lunettes à réalité augmentée ou encore les puces et biocapteurs implantables, va permettre de nouvelles relations symbiotiques hommes-machines et cette mutation ne va pas manquer d’entraîner des conséquences majeures en matière de croissance et de création de richesse.

Selon ce rapport, certaines technologies sont actuellement en haut du Hype Cycle et pourraient donc connaître dans un proche avenir une phase dite "de déception", suivie d'une phase de "banalisation". C’est par exemple le cas pour l’impression 3D ou encore pour le traitement intelligent des données massives (Big Data).

Ces technologies de rupture devraient, selon Gartner, mettre au moins cinq ans avant de connaître un plateau de productivité et de commencer à impacter massivement l’ensemble des cycles économiques et des processus industriels de production de biens et services.

Dans une autre étude publiée il y a quelques jours par le cabinet Gartner, les objets connectés (« Internet des objets ») devraient générer une valeur ajoutée de 1 900 milliards de dollars pour l’économie mondiale à l'horizon 2020, soit 2 % du produit mondial brut (Voir Gartner).

Selon cette étude, le nombre total d’objets connectés dans le monde va passer de 2,5 milliards en 2009  à au moins 30 milliards d’ici 2020. Le cabinet d'études Idate estime pour sa part que ce nombre total d’objets connectés, aujourd’hui environ 15 milliards, atteindra les 80 milliards en 2020 ! Enfin, le cabinet d’analyse économique IDC est encore plus optimiste et prévoit quant à lui 212 milliards d’objets connectés en 2020, générant une valeur ajoutée totale de 8 900 milliards de dollars, plus de 10 % du produit mondial brut !

Il est intéressant de noter que, dans le rapport qu’elle a rendu au Président de la République le 15 octobre dernier et qui concerne l’innovation en 2030, Anne Lauvergeon souligne également que l’Internet des objets et le traitement des masses de données (Big Data) constituent l’une des sept grandes priorités scientifiques techniques et industrielles que la France doit s’assigner d'ici 20 ans.

Il est vrai que le basculement technologique qui va s’opérer d’ici 2020 est vertigineux : à cet horizon, 83 % des appareils numériques vendus seront des smartphones, des tablettes ou des « ultraportables » hybrides et le PC traditionnel sera en voie de disparition. La deuxième révolution concernera la répartition et la nature des données numériques produites et traitées.  Aujourd’hui, on estime en effet que 80 % des données numériques produites sont privées et 20 % publiques. Mais d’ici 2020, la part globale des données publiques aura probablement rattrapé celle des données privées.

Cette révolution de l’Internet des objets n’a pas échappé aux géants de l’électronique, du numérique et des médias. La feuille de route présentée par Intel il y a quelques jours est ainsi résolument axée sur le développement de l’Internet des objets et sur la généralisation des nouvelles puces à basse consommation qui vont être intégrées dans la plupart des objets que nous utilisons dans notre vie quotidienne.

Intel mise donc énormément sur ces nouvelles puces « Atom », gravées en 22 nm et disposant de 1 à 4 cœurs physiques, pour une enveloppe thermique variant de 5 à 10 W selon les modèles. Cette nouvelle génération de puces repose sur une micro-architecture à faible consommation, dérivée de celle conçue pour les smartphones et les tablettes. Pour s’imposer sur ce nouveau marché gigantesque, Intel mise également sur son nouveau microprocesseur Quark X1000 à très basse consommation (Voir GCN).

Cette révolution en marche n’a pas non plus échappé à IBM qui espère bien également se tailler la part du lion sur ce nouveau marché, grâce à sa technologie MQTT (Message Queuing Telemetry Transport) et à son protocole IBM MessageSight, qui permet le traitement parallèle et en temps réel d’une très grande quantité d’informations et peut gérer simultanément jusqu’à 13 millions de messages par seconde.

Le pari d’IBM est de parvenir à faire communiquer entre eux des objets et systèmes hétérogènes très rapidement et sans consommation excessive d’énergie. MQTT a été spécialement conçu dans ce but et pourra pratiquement multiplier par 100 la vitesse de transfert des informations numériques, tout en divisant par 10 la consommation d’énergie.

Mais pour pouvoir révéler toutes ses potentialités, l’Internet des objets n’a pas seulement besoin d’une nouvelle génération de composants électroniques spécialement adaptés et de nouveaux logiciels informatiques conçus pour la communication inter-objets. Il faut également un réseau de transmission de données à très haut débit sans fil suffisamment dense et performant pour prendre en charge et acheminer dans de bonnes conditions un flux d’informations numériques qui va être décuplé.

À cet égard, il faut rappeler que le nouvel objectif de l’État est de pouvoir proposer à plus de la moitié la population un accès à la fibre optique à très haut débit d’ici 2017 puis de généraliser de cet accès à l’ensemble du pays d’ici 10 ans. Parallèlement au déploiement de cette ossature physique indispensable, la rapide montée en charge du réseau de communication à haut débit sans fil 4G devrait permettre aux trois quarts de la population française d’accéder, d’ici 2017, à ces nouveaux services numériques mobiles à très haut débit.

Il faut bien comprendre que la montée en puissance simultanée d’un réseau à très haut débit mobile sur l’ensemble du territoire et de l’Internet des objets va provoquer en seulement quelques années une véritable révolution économique, cognitive et culturelle.

La conférence Gigacom Mobilize, qui s’est tenue à San Francisco les 16 et 17 octobre derniers, a justement été l’occasion de faire le point sur l’ampleur de cette vague que représente l’Internet des objets et qui est en train de déferler sur le monde.

La plupart des experts et des professionnels présents à cette manifestation étaient d’accord pour souligner que l’avènement rapide de cet Internet des objets, combiné au très haut débit mobile pour tous, va radicalement transformer six grands domaines d’activité.

Le premier concerne la domotique au sens large, c’est-à-dire la gestion automatisée et intelligente des habitations, non seulement en matière d’énergie et de chauffage mais également en matière de sécurité (prévention des incendies et inondations, système anti intrusion) et de gestion des flux et stocks domestiques.

Deuxième secteur qui va être bouleversé, celui de l’économie numérique,  du commerce électronique et des services en ligne, avec la généralisation de systèmes comme Placemeter ou Motionloft qui permettent une analyse très fine des types de clients fréquentant un magasin. L’Internet des objets va également constituer un puissant booster pour le financement participatif (crowdfunding) qui connaît un succès phénoménal en France depuis un an (80 millions d’euros levés en 2013) et va prochainement faire l’objet d’un cadre législatif pour accompagner son développement.

Troisième domaine qui va connaître une révolution sans précédent : la télésanté et la télé assistance aux personnes âgées. Dans quelques années, il sera tout simplement inconcevable pour une personne âgée de ne pas être équipée d’un système portable, une montre par exemple, surveillant en permanence ses principaux paramètres biologiques et son état de santé et informant les services médicaux en cas d’anomalies, chute ou malaise par exemple.

Le quatrième domaine qui va être impacté est celui de la téléformation et de l’enseignement à distance. Avec l’arrivée des écrans virtuels 3D directement intégrés dans les lunettes et la généralisation des commandes haptiques, il deviendra possible d’accéder à tout moment à un immense catalogue de formation professionnelle et de cours virtuels dans tous les domaines.

Le cinquième domaine est celui de la gouvernance de la démocratie électronique. L’Internet des objets va en effet radicalement changer la nature et le fonctionnement des acteurs politiques, tant au niveau national que local. Les responsables politiques vont être confrontés à de nouvelles exigences en termes d’efficacité de résultats et vont devoir gérer de nouvelles formes « d’interactivité démocratique ». Cela est déjà vrai dans certaines métropoles qui ont déployé un Internet des objets utilisé pour gérer et interconnecter les différents flux d’information (trafic routier, énergie, sécurité, déchets…) et pour réagir de façon proactive dès qu’un dysfonctionnement survient au niveau des infrastructures ou des services locaux.

Exemple de ce basculement vers la démocratie « horizontale » et participative, le succès des plates-formes communautaires urbaines, comme le site SeeClickFix qui propose aux citoyens des grandes métropoles de signaler les problèmes et dysfonctionnements locaux aux autorités municipales.

Enfin le sixième domaine est celui que l’on peut désigner sous le terme de réseaux communautaires d’échange de données. Concrètement, ce type de réseau permettra un échange direct et transversal de données entre utilisateurs, chacun devenant en quelque sorte micro serveur personnel. Cette nouvelle architecture réticulaire utilisera des protocoles « Multi-sauts » (Multi Hop) permettant à différents types de flux numériques de circuler sur un même réseau ou à un type de flux de circuler sur plusieurs réseaux différents.

Ces nouveaux réseaux hétérogènes à forte capacité d’auto organisation permettront non seulement de décupler l’efficacité et la puissance des réseaux de données numériques (en évitant leur saturation) mais constitueront également le moteur de puissantes communautés numériques d’affinités et d’intérêts qui viendront probablement contrebalancer l’hégémonie des grands réseaux sociaux actuels.

Il faut par ailleurs souligner que ces domaines d’activités ne sont pas étanches et se fertilisent mutuellement. Par exemple, on peut déjà observer que l’émergence de réseaux communautaires de partage de données a un impact direct sur la gouvernance et les processus de décision politique, qu’ils soient locaux ou nationaux. Une des illustrations de ce phénomène est l’apparition récente des pétitions électroniques de grande ampleur qui peuvent à la fois être l’expression de la puissance d’une communauté d’opinion ou d’intérêt et modifier un processus de décision politique.

Avec la généralisation de l’Internet des objets et son extension illimitée dans le temps et dans l’espace, le concept de « village planétaire » imaginé il y a plus de 40 ans par McLuhan va réellement prendre corps et devenir réalité. Mais dans ce Nouveau Monde où les processus de désintermédiation, d’auto organisation et d’asymétrie informationnelle vont régner en maître, le niveau de maîtrise cognitive et culturelle constituera plus que jamais la clé d’accès à la vie économique, sociale et professionnelle.

C’est bien pourquoi il me semble si nécessaire, alors que chaque année 150 000 jeunes quittent notre système éducatif sans aucune formation et que près de 2 millions d’entre eux sont des naufragés sociaux, sortis du système éducatif et sans emploi ni formation, que ces nouveaux outils numériques extraordinaires soient massivement et prioritairement utilisés à l’insertion sociale et professionnelle de notre jeunesse afin de lui offrir d’autres choix de vie que le désespoir, la drogue ou la violence.

Il serait en effet insupportable, non seulement sur le plan économique et social mais d'abord sur le plan humain, de laisser s’agrandir un tel fossé numérique et cognitif alors que nous allons connaître une mutation de notre économie et de notre société sans précédent depuis le début de la révolution industrielle.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un robot tout-terrain "galopeur" pour l'armée américaine !
Lundi, 21/10/2013 - 14:31

Depuis plusieurs années, les chercheurs de la DARPA (L'agence de recherche de l'armée américaine) travaillent sur de nombreux programmes destinés à doter les militaires d'auxiliaires robotisés pour les aider à remplir plus efficacement leurs différentes missions.

L'une des priorités de l'armée américaine est de mettre à disposition de ses fantassins des "robots-mules", extrêmement maniables et utilisables sur les terrains les plus difficiles, capables de porter tout le matériel militaire et le ravitaillement des troupes.

Dans cette perspective, la firme Boston Dynamics a mis au point une mule robotique appelée "Big dog" dont les mouvements sont si proches de ceux d'un animal que le résultat en est vraiment troublant.

Mais à présent la DARPA vient de présenter son "chat sauvage" (wildcat), un nouveau robot autonome (contrairement à son prédécesseur) et équipé d'un moteur 2 temps, couplé à une pompe hydraulique. Cet étonnant robot quadrupède, qui n'est encore qu'un prototype, peut déjà atteindre la vitesse de 26 km/h sur terrain plat, pour une autonomie d’environ 5 minutes.

Mais le plus surprenant, comme le montre la vidéo de démonstration, est l'extraordinaire souplesse de ce robot qui peut s'arrêter presque instantanément, changer très rapidement de direction et négocier le virage serré, comme le ferait un véritable chat…

Boston Dynamics travaille également sur un autre robot étonnant. Cette machine, baptisé ATLAS peut évoluer sur des terrains très difficiles avec une agilité impressionnante.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CNET

The Register

Des robots-cubes capables de s'auto-assembler !
Vendredi, 18/10/2013 - 14:33

Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), dirigés par John Romanishin, ont mis au point un système de cubes robotisés, capables de s’assembler et de se déplacer les uns par rapport aux autres pour former une structure qui évolue en permanence.

Ces chercheurs du Laboratoire d'Informatique et d'Intelligence Artificielle (MIT, États-Unis) ont imaginé et conçu des M-Blocks, robots de forme cubique, capables de se regrouper et de modifier en permanence leur position les uns par rapport aux autres. Ces robots-cubes peuvent ainsi former une structure souple, capable de se reconfigurer en permanence en fonction du déplacement de chaque cube.

Pour se repositionner constamment, ces M-Blocks se déplacent de manière très astucieuse, grâce à de petits volants d'inertie implantés dans chacun de ces cubes et dont la vitesse de rotation peut atteindre les 20 000 tours par minute.

Ces cubes robotisés sont également munis d'aimants placés sur les arêtes des cubes, dont les pôles s'inversent selon le mouvement qui est effectué par le cube en déplacement. Ce système permet l'arrimage et le désarrimage pratiquement instantané de chaque cube.

Ces robots cubes pourraient avoir de multiples applications et servir par exemple de vecteur pour acheminer des médicaments dans une région précise de l'organisme.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BBC

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Solana : une centrale solaire thermodynamique qui continue à fonctionner… sans soleil
Jeudi, 24/10/2013 - 16:06

La centrale solaire géante Solana d'Abengoa, construite en Arizona, vient d'entrer en phase finale de tests avant une prochaine mise en service.

Cette installation géante de 770 ha et d'une puissance totale de 280 MW utilise la technologie thermodynamique CSP (énergie solaire concentrée). Ses 2700 miroirs cylindro-paraboliques sont conçus pour suivre la course du soleil et concentrer la chaleur dans un tube contenant un fluide caloriporteur. La chaleur ainsi produite est convertie en vapeur, ce qui permet d'alimenter des turbines produisant de l'électricité.

Contrairement aux centrales photovoltaïques, ce type de centrale est conçu pour pouvoir assurer six heures de stockage d'énergie en l'absence de soleil.

Cette installation, la plus grande au monde à ce jour, permettra d'alimenter environ 72 000 foyers en électricité. Cette centrale a également été conçue de manière à respecter l'environnement : prévue pour fonctionner 50 ans, elle est composée en grande partie de matériaux recyclables (verre et acier) ; elle consommera 10 fois moins d'eau que la surface équivalente de cultures sur laquelle elle a été construite et enfin, elle permettra d'éviter l'émission de 475 000 tonnes de CO2 par an dans l'atmosphère.

Sa mise en service s’inscrit dans le cadre d'un plan ambitieux mis en œuvre par l'État d'Arizona et qui vise à produire, d'ici 2025, 15 % de l'électricité consommée à l'aide d'énergies propres.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Phys

L'Upsalite : un nouveau matériau aux propriétés incroyables
Lundi, 21/10/2013 - 14:37

Des chercheurs suédois de l'Université d'Uppsala ont mis au point un nouveau matériau à partir d'une forme désordonnée de carbonate de magnésium, l'Upsalite, qui possède des propriétés remarquables et notamment une grande surface développée (800m2 par gramme) ainsi que des capacités d'absorption de l'eau exceptionnelles. Ce nouveau matériau pourrait trouver de multiples applications en biologie, en médecine ou encore en électronique.

Le plus étonnant, c'est que cette découverte a été faite par hasard : c'est en effet grâce à l'oubli d'une solution dans une chambre de réaction pendant plusieurs jours que ces chercheurs ont constaté que le nouveau matériau obtenu possédait des propriétés tout à fait exceptionnelles, notamment en matière d'absorption d'humidité.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Disruptive Materials

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Espace
Espace et Cosmologie
Découverte de la première exoplanète solitaire "flottante"
Jeudi, 24/10/2013 - 15:59

Une équipe de chercheurs de l'Institut d'astronomie de l’Université de Hawaï, dirigée par Michael Liu, a découvert la première planète solitaire, n'orbitant pas autour d'une étoile et flottant seule dans l'Espace. Baptisée PSO J318.5-22, cette planète se situe à environ 80 années-lumière de la Terre (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de kilomètres), toute petite distance à l'échelle astronomique !

D'une masse six fois supérieure à Jupiter (la plus grosse planète de notre système solaire), cette planète pour le moins atypique se serait formée il y a environ 12 millions d'années.

Depuis une vingtaine d'années, plus d'un millier d'exoplanètes ont été découvertes grâce à l'emploi de techniques optiques sophistiquées qui ont permis de les détecter de façon indirecte, notamment en visualisant l'ombre produite par ces corps célestes lorsqu'ils passent devant leur étoile.

En revanche, il est très difficile pour les astronomes d'observer directement ces exoplanètes à cause de l'extrême luminosité des étoiles -qui ont en général moins de 200 millions d'années- autour desquelles elle gravitent.

La découverte de cette étrange planète située à proximité de notre système solaire devrait donc permettre aux astrophysiciens d'en apprendre beaucoup plus sur la formation et l'évolution des grosses planètes gazeuses, du type de Jupiter.

"Nous n'avons jamais vu un objet de cette taille flottant librement dans l'Espace et nous nous demandions à quoi cela pouvait bien ressembler. Le plus étonnant est que cette planète possède toutes les caractéristiques des jeunes planètes que l'on peut observer en orbite autour des étoiles. Mais pour une raison inconnue, cette planète évolue seule dans l'Espace" souligne le professeur Liu.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Sci-News

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Réchauffement climatique : trois fois moins d'enneigement dans les stations de ski d'ici la fin du siècle !
Mardi, 22/10/2013 - 14:07

Selon la Conférence internationale sur l'étude de la neige qui vient de se terminer le 11 octobre à Grenoble et Chamonix et qui a réuni plus de 600 spécialistes pendant cinq jours, les précipitations neigeuses pourraient diminuer de 75 % sur le massif alpin d'ici la fin du siècle à cause du réchauffement climatique.

Dans le massif de la Chartreuse, près de Grenoble, on constate déjà une baisse de plus de 50 % de l'enneigement, passé de 110 cm au début des années 1960 à 50 cm actuellement.

Dans le cadre d'un projet baptisé Scampei (Scénarios climatiques adaptés aux zones de montagne : Phénomènes extrêmes, Enneigement et Incertitudes), des chercheurs ont modélisé les évolutions du climat dans les Alpes en fonction de l'altitude, de l'exposition au soleil et de la pente.

Ce modèle montre qu'une diminution de l'enneigement de 70 à 80 % sur les Alpes en moyenne à 1.800 mètres à l'horizon 2070-2100 est possible. Selon ces prévisions, le nord des Alpes sera relativement épargné mais le Chablais, près de la frontière suisse, pourrait perdre deux mois d'enneigement à 1.800 mètres d'altitude.

Autre conséquence de ce réchauffement alpin, le nombre d'avalanches devrait très fortement diminuer, sauf dans l'extrême nord des Alpes et notamment dans le massif du Mont-Blanc.

Les chutes de neige seront bien moins abondantes à basse altitude et les avalanches se déclencheront donc sur des sites plus éloignés des routes et des habitations, ce qui devrait réduire les risques humains et matériels.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

ISSW

Vers l'élimination bactérienne des pollutions par hydrocarbures
Vendredi, 18/10/2013 - 14:19

Des chercheurs allemands du Centre Helmholtz pour la recherche environnementale (Leipzig) et de l’Institut Max Planck de génétique moléculaire (Berlin), travaillent, dans le cadre du projet européen BACSIN, à la mise au point de bactéries capables de dégrader tous les types d'hydrocarbures et de les transformer en micro-organismes inoffensifs pour l'environnement.

Ces scientifiques viennent de publier une cartographie génétique d’Oleispira antarctica, une bactérie vivant dans l’océan Antarctique qui possède la capacité de dévorer les carburants. La même équipe a également étudié Alcanivorax borkumensis, une bactérie mangeuse de pétrole qui peut transformer les alcanes de 12 à 19 carbones en acides gras afin de les intégrer dans sa membrane plasmique.

Ces recherches pourraient déboucher sur de nouvelles techniques particulièrement efficaces et écologiques, visant à l'utilisation de ces micro-organismes dans le contrôle des pollutions maritimes par hydrocarbures. Il semble notamment envisageable, en s'appuyant sur ces recherches, d'utiliser plusieurs types de bactéries mangeuses de pétrole sous la forme d'une poudre lyophilisée qui pourrait être répandue directement sur les nappes polluantes. Ces dernières seraient alors rapidement dégradées et transformées en sous-produits biodégradables et inoffensifs pour l'environnement.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Un antidépresseur pour combattre une forme mortelle de cancer de poumon
Jeudi, 24/10/2013 - 15:49

Des chercheurs américains de l'Université de Stanford ont découvert qu’un antidépresseur, l’Imipramine, pourrait combattre une forme mortelle de cancer du poumon.

Le cancer du poumon à petites cellules ne représente qu'un cancer du poumon sur 6 mais c'est une forme très agressive avec un taux de moralité de 95 % à 5 ans et peu d'options thérapeutiques.

Ces chercheurs avaient déjà montré en 2011 qu'un médicament antiulcéreux pouvait être efficace contre un autre sous-type de cancer du poumon, et qu'un antiépileptique pourrait traiter les maladies inflammatoires de l'intestin (MICI).

En testant l’Imipramine sur des lignées de cellules cancéreuses du poumon à petites cellules humaines, ces chercheurs ont montré que cette molécule active un processus d'apoptose des cellules cancéreuses et empêche la formation de métastases chez l’animal. Ce médicament agit sur des récepteurs spécifiques présents à la surface des cellules cancéreuses.

En outre, l’imipramine serait également efficace contre d'autres types de cancer, comme le cancer du pancréas et le neuroblastome.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cancer Discovery

Les bornes interactives s'imposent à l'hôpital
Mercredi, 23/10/2013 - 11:01

En Norvège, l'hôpital de Baerum s'est équipé d'un système de bornes interactives délivrant une multitude d'informations utiles, tant pour les médecins que le personnel soignant, les malades et les visiteurs.

Ces bornes sont notamment connectées aux terminaux numériques personnels des médecins, ce qui permet à ces derniers d’envoyer et d'obtenir à tout moment des informations sur l’état des patients et sur les soins à appliquer.

Ce système informatique permet également une gestion intelligente et en temps réel des flux de patients et des stocks de lits à gérer.  A plus long terme, ce système intégrera une téléalarme utilisant des capteurs placés au domicile des patients, ce qui devrait permettre d'anticiper et de prévenir les risques et problèmes médicaux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Sintef

Cancer, niveau économique et dépenses de santé : un lien confirmé
Mercredi, 23/10/2013 - 10:56

Une étude belge présentée à l'occasion du Congrès européen sur le cancer vient de montrer à quel point les chances de survie pour cette maladie étaient corrélées au niveau de développement économique du pays considéré et à la part de la richesse nationale consacrée à la santé.

Ce travail a analysé les relations entre le PIB par habitant, la part de la richesse nationale consacrée par habitant aux dépenses de santé et le risque de décéder d'un cancer dans les différents pays de l'Union européenne.

Cette étude montre que, dans les états consacrant moins de 2.000 dollars par habitant en soins de santé (Roumanie, Pologne, Hongrie), environ 60 % des patients atteints d'un cancer décéderont de leur maladie.

Dans les pays qui dépensent entre 2 500 et 3 500 dollars (Portugal, Espagne et Royaume-Uni), cette proportion tombe à environ 50 %. Enfin, dans les pays qui dépensent plus de 4 000 dollars par habitant (France, Belgique et Allemagne), la part des malades atteints de cancer qui décéderont de leur maladie tombe à 40 % .

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Alphagalileo

Cancer du sein réfractaire : une avancée majeure
Mercredi, 23/10/2013 - 10:49

Des chercheurs français de l'Inserm, dirigés par Patrick Legembre, ont montré la forte implication d’une molécule, le cl-CD95L, dans la formation de métastases des cancers du sein appelés "triples négatifs".

En 2012, 48 000 femmes ont été touchées par un cancer du sein. Parmi ces femmes, une sur six souffre d'un cancer du sein "Triple négatif" qui présente la particularité d'être agressif et réfractaire à la plupart des traitements conventionnels.

En montrant le rôle-clé de cette molécule dans ce type de cancer, les chercheurs ouvrent une nouvelle voie thérapeutique très intéressante. En effet, comme le souligne Patrick Legembre, "la présence chez certaines patientes atteintes d'un cancer du sein d'un haut niveau de cl-CD95L dans le sang pourrait devenir un indicateur permettant de proposer à ces patientes, en association à la chimiothérapie, un traitement spécifique inhibant l'action du récepteur CD95. Cette perspective est d'autant plus réaliste que nous disposons déjà d'une molécule capable de bloquer le CD95."

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCBI

Le déclin de la mémoire lié à l'âge pourrait être réversible
Mardi, 22/10/2013 - 14:14

Des chercheurs américains de l'Université de New York, dirigés par Eric Kandel, sont parvenus à restaurer la mémoire de souris âgées en contrôlant l'activité d'un gène.

Selon ces travaux, les pertes de mémoire liées à l'âge et à la maladie d'Alzheimer auraient deux causes distinctes. Il y aurait, d'une part, une destruction des neurones au niveau du cortex et, d'autre part, une baisse de concentration d'une protéine dans la région de l'hippocampe, régions cérébrales fortement impliquées dans les processus de mémorisation.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont travaillé sur les cerveaux de personnes décédées âgées de 33 à 88 ans. Ces recherches ont permis de découvrir une protéine spécifique dont la concentration diminue régulièrement avec l'âge.

Afin de démontrer le rôle important de cette protéine, baptisée RbAp48, les chercheurs ont produit des lignées de souris génétiquement modifiées de manière à ce que le gène commandant la production de cette protéine ne fonctionne pas. Les scientifiques ont alors pu constater que ces souris, en dépit de leur jeunesse, présentaient des troubles de mémoire aussi importants que ceux de leurs congénères quatre fois plus âgés !

A contrario, des expérimentations réalisées sur des souris génétiquement modifiées pour produire en plus grande quantité cette protéine ont montré que cette production accrue entraînait une amélioration sensible des capacités de mémorisation.

Comme le souligne Eric Kandel, "Ces expériences sont très encourageantes et démontrent formellement que le déclin de la mémoire n'est pas irréversible et qu'il est envisageable, en modifiant l'expression de certains gènes, de restaurer les capacités de mémorisation chez l'homme".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Columbia

Science

Polyarthrite rhumatoïde : mangez de l'huile de poisson !
Lundi, 21/10/2013 - 14:44

Des chercheurs australiens du Royal Adelaide Hospital, à Adelaide, dirigés par la  professeure Susanna M Proudman, viennent de montrer, grâce à une étude en double aveugle d'un an sur 140 sujets, qu'une supplémentation en huile de poisson pouvait améliorer l'efficacité d'une trithérapie à base de méthotrexate et améliorer sensiblement l'état des patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde sévère.

Selon cette étude, l'effet thérapeutique de l'huile de poisson contre la polyarthrite rhumatoïde pourrait résulter de l'action inhibitrice de l'EPA (acide eicosapentaénoïque) et de la DHA (acide docosahexaénoïque) sur la production de certains promoteurs de l'inflammation, tels que la prostaglandine E2, le leucotriène B4 ou le TNF alpha.

Compte tenu des résultats de cette étude, ses auteurs estiment que la supplémentation en huile de poisson au cours de la PR pourrait faire « d'une pierre deux coups » et apporter un bénéfice cardiovasculaire et articulaire.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BJM

Marcher régulièrement réduit les risques de cancer du sein !
Vendredi, 18/10/2013 - 14:26

Selon une étude américaine réalisée par la Société américaine du cancer (ACS) à partir de l'analyse et du suivi pendant 17 ans des dossiers médicaux de 73.615 femmes post-ménopausées (dont 4 760 ont développé un cancer du sein pendant la durée de l'étude), les femmes qui marchent une heure par jour réduisent leur risque de cancer du sein de 14 %.

Les résultats de cette étude ont aussi montré que les femmes pratiquant un sport intensif une heure par jour réduisaient ce même risque de 25 %, par rapport aux femmes les plus sédentaires.

Il est important de souligner que même si des recherches précédentes avaient déjà révélé les bienfaits de l'activité physique pour prévenir le cancer du sein, cette nouvelle étude montre pour la première fois l'effet bénéfique de l'exercice modéré en matière de prévention du cancer.

L'étude montre également, de façon très intéressante, que cet effet protecteur de l'exercice modéré en matière de cancer du sein semble indépendant des autres facteurs de risque connus.

En conclusion, le professeur Patel, épidémiologiste auprès de l'American Cancer Society d'Atlanta, souligne que "Ces  résultats montrent de manière particulièrement claire qu'un exercice physique modéré mais régulier peut avoir un effet protecteur réel et important en matière de cancer".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Reuters

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Une voiture qui freine à votre place !
Mardi, 22/10/2013 - 14:20

Des scientifiques australiens viennent de présenter un prototype automobile capable de moduler automatiquement sa vitesse en fonction du niveau d'attention du conducteur.

L'accélérateur du véhicule peut être commandé à distance par un casque muni de 14 capteurs qui mesurent l'intensité et la nature de l'activité cérébrale du conducteur, ce qui permet d'évaluer son degré de concentration, comme le souligne Geoffrey Mackellar, chercheur au sein de l'entreprise de neuromécanique Emotiv.

Cette évaluation se fait grâce à un logiciel qui analyse tout un ensemble de données biologiques et physiologiques, telles que la fréquence des clignements des yeux, la durée du regard sur un point précis, l'inclinaison du cou et le degré de l'activité cérébrale.

Lorsque la voiture détecte une baisse d'attention, elle décélère, puis réaccélère lorsque l'attention du conducteur remonte. Selon les chercheurs australiens, les effets de l'inattention en termes d'accidents de la circulation sont aussi graves que ceux de la vitesse et de la conduite en état d'ivresse et ils espèrent que leurs recherches pourront déboucher à terme sur des systèmes embarqués et fiables qui pourront pallier les défauts d'attention les plus dangereux et éviter ainsi des accidents mortels.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Hindu

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