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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 399
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 28 Septembre 2006
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Egalement dans ce numéro
TIC
Le gouvernement accélère la couverture du territoire en accès au haut-débit
Autonomie Services : un système global innovant pour le maintien à domicile des personnes âgées
Matsushita lance un nouveau livre électronique et des librairies en ligne
Expériences Web : un nouvel outil pour le téléenseignement des sciences
Matière
Un laser microscopique sur une puce au silicium
Produire plus de biocarburant avec du maïs OGM
Espace
La relativité générale confirmée grâce aux étoiles
Terre
La température du globe au plus haut depuis 12 000 ans
Vivant
Première opération chirurgicale en apesanteur
L'obésité touche à présent toutes les générations
La maladie d'Alzheimer : grande cause nationale de l'année 2007
Cancer de la prostate : pour un meilleur diagnostic précoce
La musique améliore les capacités cognitives des jeunes enfants
Homme
Orange lance Unik, le téléphone GSM-Wi-Fi
RFID et GPS, un couple prometteur pour révolutionner le transport et la logistique
Le Wi-Fi bouscule la téléphonie mobile
Edito
L'homme bionique devient une réalité



En 2001, l'électricien Jesse Sullivan, amputé des deux bras à la suite d'un accident du travail, avait reçu deux prothèses produites par l'Institut de réhabilitation de Chicago, grâce auxquelles il peut à nouveau effectuer la plupart des gestes du quotidien, même pêcher, tondre la pelouse ou étreindre ses petits-enfants.

Mais cette fois, c'est une nouvelle étape décisive et fascinante qui vient d'être franchie : Claudia Mitchell, 25 ans, soldat dans les Marines, est la première femme dotée d'un bras bionique contrôlable par la pensée. (Voir article sur la femme bionique et article de Science Daily).

Claudia a perdu son bras gauche il y a deux ans dans un accident de moto. A présent, elle peut ouvrir et fermer sa main rien qu'en y pensant. Elle peut également « sentir » son bras ainsi qu'une poignée de main. Les médecins de l'Institut de rééducation de Chicago (RIC) ont greffé le bras bionique aux terminaisons nerveuses de son ancien bras. Ce bras bionique est doté de six moteurs et peut effectuer quatre mouvements différents. «Avant l'opération, je ne pensais pas pouvoir avoir de nouveau une vie normale. Mais ce bras et l'institut de réhabilitation de Chicago m'ont permis de retrouver une vie plus agréable et active que je ne l'aurais jamais espéré. Je suis heureuse, pleine de confiance et indépendante», a déclaré Claudia.

Ce bras bionique est contrôlé par des nerfs qui ont été reroutés vers des muscles sains sur ses pectoraux. Cette nouvelle innervation de cette région du corps lui permet d'envoyer des signaux au bras robotique via des électrodes qui répondent aux impulsions de son cerveau. Il lui a fallu un an pour apprendre à contrôler sa prothèse. Elle réalise ses mouvements via sa pensée, comme tout un chacun. Ce bras bionique lui permet même de ressentir une poignée de main ou la chaleur...

Ces recherches intéressent au plus haut point le DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency), qui voit là un moyen de permettre aux militaires amputés lors de différentes guerres et autres opérations de retrouver une certaine autonomie. Le programme “Révolutionner la prosthétique” du DARPA investit ainsi 50 millions de dollars dans le but de produire un bras et une main artificiels “presque identiques au membre naturel en termes de contrôle moteur et de dextérité, de sensibilité tactile, de poids et de résistance, (...), directement contrôlés par le système nerveux.” Le responsable du programme, Geoffrey Ling, affiche clairement l'ambition auprès d'US News : “Je veux un bras avec lequel le patient puisse jouer du piano - mais du Brahms !”

La première étape, mécanique, a été confiée à DEKA, la société fondée par Dean Kamen, connu pour avoir inventé le Segway. A l'échéance 2007, il s'agit de produire un prototype opérationnel de bras et de main, capables d'être raccordés au système nerveux. La seconde étape devrait être achevée en 2009. Il s'agit, par le biais d'un second contrat avec le Laboratoire de physique appliquée de l'Université John Hopkins, de maîtriser suffisamment le contrôle neuronal du système pour faire oublier la prothèse.

Le projet, transdisciplinaire et "transversal" par nature, s'appuie sur un grand nombre de technologies développées dans plusieurs secteurs : il faut combiner de nouveaux matériaux résistants, légers, flexibles et bien acceptés par l'organisme, des batteries légères, autonomes et rapides à recharger, des moteurs robustes et peu consommateurs, des dizaines de capteurs et de puces capables de capter les signaux neuronaux, et des compétences dans les domaines informatiques et électroniques.

On voit donc qu'avant la fin de cette décennie, les membres bioniques directement contrôlés par la pensée seront sortis des laboratoires et pourront changer de manière radicale la qualité de vie pour des millions de personnes victimes d'accidents ou de pathologies les ayant privées de l'usage de leurs membres. Malheureusement, faute d'avoir consenti un effort de recherche sur le long terme suffisant, ce sont une fois de plus les Etats-Unis et le Japon qui domineront ce nouveau marché considérable, laissant l'Europe loin derrière. A cet égard, on peut regretter que parmi les 15 pôles de compétence à vocation mondiale mis en place en France en 2005, aucun n'ait pour objet la bionique et les neuroprothèses. Souhaitons que dans ce domaine stratégique, notre pays se réveille et reprenne sa place dans cette compétition technologique et industrielle majeure.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Le gouvernement accélère la couverture du territoire en accès au haut-débit
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Dans une circulaire du 15 septembre, le ministre délégué aux Collectivités territoriales demande aux préfets de rechercher un partenariat avec le président du conseil régional ou général pour la couverture du territoire en accès au haut-débit. «La disponibilité d'une connexion Internet à haut débit fait l'objet d'une attente forte de la part des citoyens et des entreprises et elle constitue un facteur de compétitivité pour les territoires, particulièrement pour les espaces ruraux insuffisamment desservis par les opérateurs privés.» Le ministre rappelle que le CIADT du 14 septembre 2004 avait fixé l'objectif suivant : «Les petites communes isolées devront pouvoir bénéficier d'au moins une connexion à haut débit à la mairie et dans un autre point (école, commerce), pour permettre au public d'accéder aux différents services publics en ligne».

En juillet 2006, rappelle le ministre délégué, le Premier ministre a décidé la mise en oeuvre d'un plan gouvernemental de couverture en haut débit pour les zones rurales. «Le succès de cette mesure repose sur votre mobilisation», précise-t-il aux préfets qui, à défaut d'un accord avec les départements ou les régions, devront engager eux-mêmes les actions nécessaires. Pour cela, il leur communique une note de procédure qui fixe le calendrier suivant :

- 30 septembre 2006 : désignation de correspondants départementaux, convocation d'un comité de pilotage régional ;

- 30 octobre 2006 : concertation avec le département ;

- 30 novembre 2006 : courrier aux maires et présidents d'EPCI ;

- 31 décembre 2006 et 31 janvier 2007 : première vague de collecte de candidatures ;

- 31 mars 2007 : instruction des candidatures ;

- 30 juin 2007 : réunion de la commission d'élus de la DGE des communes, attribution des aides.

Une seconde vague de collecte de candidatures pourra alors être lancée pour un financement en 2008. Le ministre précise que les préfets de région, avec leurs chargés de mission TIC, viennent en appui des préfets de département, en contribuant à sensibiliser et, si nécessaire, à former les correspondants départementaux, en co-instruisant les demandes et en veillant à la cohérence des projets avec les réseaux d'initiative publique, comme prévu par l'article 1425-1 du Code général des collectivités territoriales.

DIACT

Autonomie Services : un système global innovant pour le maintien à domicile des personnes âgées
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Selon l'Insee, en France, 1,6 million de personnes auront plus de 85 ans en 2010 et une partie d'entre elles sera inévitablement confrontée aux problèmes inhérents à l'âge d'où parfois, une perte d'autonomie. C'est en s'appuyant sur ce constat et profitant de l'essor de la technologie ADSL, que France Télécom et les Conseils généraux d'Ille-et-Vilaine et des Côtes-d'Armor en partenariat avec les sociétés CUSTOS et Présence Verte spécialisées dans la télé-assistance, ont lancé l'expérimentation baptisée Autonomie Services définie comme un dispositif global de services innovants de maintien à domicile mis à la disposition de personnes âgées, de leurs proches (famille, aide à domicile) et des acteurs médico-sociaux, s'appuyant sur les technologies de l'information et de la communication.

Plus complet que les simples services de télé-assistance déjà disponibles, Autonomie services comprend :

- Une télé-alarme manuelle portée autour du cou par la personne âgée permettant d'alerter ses proches ou le centre de télé-assistance

- Une plate-forme de télé-alarme automatique qui via divers capteurs environnementaux (détecteurs de fumée, de fuite de gaz, de fuite d'eau, de température, ...), permet de détecter toute situation anormale et de déclencher le cas échéant des alertes

- Un téléphone à l'ergonomie et aux fonctionnalités adaptées aux personnes âgées

- Un cahier de liaison électronique qui servira de lien entre les différents intervenants qui auront eu contact avec la personne âgée et ses proches

- Un site Web dédié et sécurisé utilisé par les proches pour configurer la liste des personnes à contacter en cas d'alerte et consulter à distance le contenu du cahier de liaison

- Un visiophone pour assurer un lien social et familial

Une trentaine de personnes de plus de 70 ans résidant en Bretagne vont tester un nouvel équipement leur permettant de rester à domicile en toute quiétude. "Il y a une volonté de vivre le plus longtemps à domicile. Il faut donc mettre en place les services nécessaires, avant d'envisager un placement en institution", a expliqué Jean-Louis Tourenne, président du conseil général d'Ille-et-Vilaine, en présentant l'opération lancée le 22 septembre en partenariat avec France Télécom.

D'où l'idée d'expérimenter pendant six mois un ensemble de services, dépassant la simple téléalarme déjà existante, pour accroître la sécurité, "recréer du lien social" et rompre l'isolement des personnes âgées. Baptisé "Autonomies Services" et gratuit pendant les six mois de tests en Ille-et-Vilaine et dans les Côtes-d'Armor, cet équipement pourrait ensuite être étendu dans toute la France pour un prix "aux alentours de 50 euros".

Parmi les innovations, un cahier électronique, avec stylo numérique, permet de consigner tous types d'informations : le passage de l'infirmière, celui de l'aide à domicile, le contenu des repas livrés ..., et de tenir les proches au courant. "Je regarde surtout le carnet, consultable sur le Net quand je sais que l'infirmière va passer", témoigne Maryvonne Dagnet, qui réside à 30 kilomètres du domicile de ses parents âgés, où l'équipement a été installé depuis un mois.

Sans ces nouveaux outils, son père, atteint de la maladie d'Alzheimer, qui vit sous le même toit que son épouse, encore valide, devrait être placé en maison. Un choix aussi difficile qu'onéreux, d'autant que les places sont rares, explique la jeune femme. S'il sécurise les parents, le dispositif a aussi l'avantage de "déculpabiliser les enfants", selon elle. "Je serai plus tranquille, et les enfants aussi", renchérit Pierre Bonnier, 79 ans, qui a demandé à bénéficier du nouvel équipement dans sa maison de Pleurtuit (Ille-et-Vilaine) après une récente une crise d'anémie. Il pourra déclencher son "macaron", porté autour du cou, pour appeler les secours, mais aussi pour répondre lorsqu'on cherche à le joindre.

Pour téléphoner, un imposant appareil à grosses touches carrées, d'un design tout droit sorti des années 80, devrait aussi simplifier la manoeuvre pour des personnes âgées souvent décontenancées par l'apparition du téléphone sans fil. En guise de webcam pour voir grandir les petits-enfants, le système comprend un visiophone très simple d'utilisation. "Il ne faut pas accepter ce genre d'appareils trop tard, sinon cela fait peur", commente M. Bonnier. Par ailleurs, une multitude de capteurs, pour détecter la chaleur, l'ouverture de portes, mais aussi le gaz, ou encore de la fumée peuvent alerter immédiatement la famille, les voisins ou les secours dans un ordre de priorité choisi préalablement.

FT

FT

Autonomies Services

Matsushita lance un nouveau livre électronique et des librairies en ligne
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Le géant de l'électronique japonais Matsushita (marque Panasonic) a présenté le 26 septembre à Tokyo un prototype de livre électronique à large écran couleur, ainsi que les services de ventes de contenus qu'il prévoit de commercialiser d'ici la fin de l'année au Japon. Baptisé "Words Gear", l'appareil, au format de livre de poche, permet de lire des livres ou magazines, d'écouter de la musique, de regarder des photos ou des vidéos stockés sur carte-mémoire au format SD.

Il dispose d'un large écran à cristaux liquides et d'une interface à quatre capteurs sensoriels sur le côté qui permettent d'effectuer toutes les manipulations d'une seule main (choix de livre, changement de page, modification de la taille des caractères...). "Ce terminal sera en vente d'ici la fin de l'année, aux alentours de 40.000 yens" (270 euros), a précisé le patron du projet, Takakazu Otsuki.

Dans le même temps, Matsushita s'est associé au groupe d'édition de livres et magazines Kadokawa et au géant des médias audiovisuels privé TBS pour créer une nouvelle société, Words Gear, dédiée à la vente de contenus. Quelque 10.000 titres électroniques (mangas, romans, magazines, ouvrages multimédias, collections thématiques) seront proposés dans un premier temps, et 20.000 autres ultérieurement. Ils seront non seulement destinés aux terminaux "Words Gear" mais aussi aux téléphones portables et ordinateurs, ont expliqué les représentants de ces trois sociétés lors d'une conférence de presse conjointe.

"Nous prévoyons d'éditer des contenus spécifiques, comme des livres avec textes, sons et images, des magazines électroniques, des éditions spéciales sur carte-mémoire regroupant plusieurs ouvrages autour d'un thème ou d'un auteur, ainsi que des éditions de livres épuisés ou rares", a précisé un directeur de Kadokawa. Matsushita, qui à l'instar de Sony avait déjà lancé un livre électronique sur le marché nippon il y a quelques années sans rencontrer le succès escompté, récidive en espérant écouler 10.000 terminaux "Words Gear" cette année et capter 7 % à 10 % du marché des ouvrages électroniques japonais en 2010.

Panasonic

Expériences Web : un nouvel outil pour le téléenseignement des sciences
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Les expériences Web sont des outils formidables pour l'enseignement des sciences. Il s'agit en effet de procédures scientifiques pratiques contrôlées à distance par le biais d'un site Web. L'équipement expérimental peut être installé à l'université, dans un musée scientifique ou à tout autre endroit. Grâce aux expériences Web, les élèves peuvent participer à des expériences qu'il n'est pas possible de faire à l'école et mettre en pratique des techniques de bases de données afin d'analyser et de stocker les résultats d'une expérience, tandis que les enseignants et les techniciens reçoivent l'assistance de spécialistes externes.

Les expériences Web sont de véritables expériences, à la différence près qu'elles se font à partir d'un ordinateur tandis que l'équipement expérimental se trouve à distance. Autres caractéristiques des expériences Web :

? Elles ont lieu dans des endroits bien réels et peuvent parfois être visitées par le public. Normalement, une webcam suffit pour visualiser le dispositif mais il est également parfois possible de discuter en ligne avec un observateur présent sur place.

? Elles sont reliées à une base de données, ce qui signifie que les résultats d'une expérience sont sauvegardés pour une utilisation ultérieure. Avec le temps, étant donné que de nombreuses écoles réitèrent l'expérience, un nombre statistiquement élevé de points d'information voient leur contenu augmenter, permettant de mesurer la validité du résultat et l'influence de l'aspect aléatoire.

? Leur maintenance est assurée par des professionnels, garantissant ainsi une grande disponibilité et une importante fiabilité.

? Elles véhiculent l'image de laboratoires contrôlés à distance depuis les grands instituts de recherche internationaux actuels jusqu'aux laboratoires scolaires.

L'équipement destiné à réaliser les expériences Web peut être installé dans les musées scientifiques ou dans les écoles. Dans le premier cas, le public peut facilement avoir accès au dispositif et dialoguer avec le technicien responsable de l'équipement. À noter également que l'équipe de maintenance est généralement formée en matière de sécurité. Certaines expériences Web sont relativement faciles à mettre en place et peuvent donc être gérées depuis une école.

Le fait de réaliser une expérience Web dans une école peut encourager les élèves à se lancer dans une carrière scientifique étant donné que la maintenance du dispositif implique une collaboration entre élèves et enseignants. Ceci limite toutefois le nombre d'expériences Web en raison des contraintes liées à la sécurité. Autre inconvénient inhérent à l'organisation d'expériences au sein des écoles : la fiabilité du dispositif étant donné qu'il s'agit là d'une responsabilité supplémentaire pour les enseignants chargés de la surveillance ou pour les techniciens.

Les expériences Web présentent toute une série d'avantages :

? Elles permettent aux enseignants de réaliser une expérience en classe qui serait trop coûteuse, trop risquée ou trop compliquée dans un laboratoire scolaire ordinaire.

? Elles offrent à l'enseignant l'occasion de préparer des sessions de laboratoire que peuvent réaliser les élèves individuellement, comme s'il s'agissait d'un travail à faire à la maison. Chaque élève doit mettre en oeuvre un ensemble prédéfini de paramètres dans le cadre de l'expérience. Les résultats sont enregistrés dans la base de données et peuvent être utilisés à des fins d'analyse en classe.

? Elles permettent aux enseignants d'atteindre un meilleur niveau de qualité scientifique en combinant l'expérience et la base de données.

? Elles permettent de comparer directement les différents résultats des utilisateurs. Grâce aux statistiques obtenues pour tous les résultats, il est possible de savoir avec précision ce que l'on entend par mauvais résultat. Ainsi, on accorde plus de crédit à un « mauvais résultat » que simplement à « mauvais ».

? Elles ne nécessitent pas un temps de montage expérimental pour un enseignant et un technicien.

Xplora

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Matière
Matière et Energie
Un laser microscopique sur une puce au silicium
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Le groupe Intel, en coopération avec l'Université de Santa Barbara, a annoncé avoir mis au point un laser microscopique intégré à une puce au silicium, une étape vers la réalisation de circuits où l'électricité serait remplacée par la lumière avec, à la clé, un énorme gain en performances. Ces lasers pourraient transmettre un térabit de données par seconde et Intel estime pouvoir en intégrer quelques dizaines, voire quelques centaines dans une seule puce électronique. Intel a déjà fait la démonstration de modulateurs optiques semi-conducteurs capables de débits de l'ordre de 10 Gbps.

Concrètement, les chercheurs ont réussi à réaliser un laser depuis une tranche de silicium. Au lieu de générer le laser depuis le Silicium, c'est une couche de phosphate d'indium qui génère des électrons avant de devenir des photons. Ces photons sont ensuite expédiés dans une « rainure » de silicium dans laquelle ils rebondissent avant d'être alignés et projetés sous forme d'un laser (selon le principe de Raman).

Selon Intel, la puce est prête à l'emploi et permet le transfert de données par voie optique. La puce peut générer plusieurs faisceaux parallèles pour augmenter la bande passante ou diviser les bus de données vers plusieurs autres composants. Grâce à cette technologie, on pourra assister à une augmentation radicale des bus de données dans les ordinateurs et les supercalculateurs. Contrairement aux dernières technologies de laser hybride au phosphure d'indium bien trop chères à produire, les coûts de production de la puce en silicium devraient être réduits. Ce qui rend donc la technologie exploitable.

Avec leurs fréquences plus élevées, les ondes lumineuses autorisent des bandes passantes bien plus vastes que l'électricité. L'enjeu est d'utiliser des connexions à fibres optiques au sein d'un réseau local, pour des liaisons longues distances ou entre les composants d'un ordinateur. Cette découverte permettrait d'accroître les capacités de communications à haut débit tout en réduisant les coûts de production, un peu comme ce qu'a vécu l'industrie des ordinateurs depuis 40 ans.

« Nous sommes encore loin d'un produit commercialisable, mais nous pensons que plusieurs dizaines, peut-être plusieurs centaines de lasers hybrides au silicium pourraient être intégrés à d'autres composants optiques sur une même puce » explique Mario Paniccia, directeur du laboratoire optique d'Intel. Ces puces optiques intégrant des lasers ne devraient pas être commercialisées avant 2010.

Intel

USCB

Produire plus de biocarburant avec du maïs OGM
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Le biocarburant est annoncé comme un substitut possible à l'essence, ainsi que le montre l'expérience menée actuellement au Brésil. Mais sa production en masse nécessite des surfaces agricoles extrêmement importantes, un facteur limitant pour de nombreux pays. D'où l'idée du chimiste américain Michael Raab d'"optimiser" génétiquement un plan de maïs afin d'en tirer le maximum de biocarburant, en l'occurrence du bioéthanol.

Agrivida, la start-up qu'il a créée en 2002 à Cambridge, dans le Massachusetts, promet d'augmenter de 50 % le rendement de la production d'éthanol à l'hectare de maïs cultivé tout en réduisant de plus de 20 % les coûts de transformation. De telles performances sont dues à la plante transgénique qui peut être utilisée dans son intégralité (tige, grains et feuilles) pour produire de l'éthanol, alors que les procédés actuels n'exploitent que le grain de maïs.

La plante, variété appelée GreenGenes, produit elle-même des enzymes qui contribuent à la dégradation des tiges et des feuilles, processus nécessaire à la fabrication de l'éthanol. "Cette autoproduction a déjà été tentée, mais les enzymes produites avaient tendance à tuer la plante avant la récolte, explique M. Raab. Les nôtres restent à l'état dormant pendant la croissance et elles ne sont activées qu'après la récolte." Une fois la plante coupée, tiges et feuilles sont soumises à une augmentation de température entre 70°C et 90°C qui provoque le "réveil" de la production d'enzymes. Celles-ci transforment en sucres les matières cellulosiques, étape dite de saccharification. Reste la fermentation et la purification pour obtenir l'éthanol.

Aujourd'hui, Agrivida réalise encore des essais en serre. "Nous pensons passer aux essais en champ d'ici dix-huit mois", indique M. Raab. Viendra ensuite le long processus d'agrément par les autorités fédérales, comme la Food and Drug Administration (FDA), qui devrait durer environ trois ans. Il s'agira de vérifier, entre autres, que le nouvel OGM n'engendre pas de contamination des cultures voisines, l'une des principales craintes exprimées par les anti-OGM en France. Ainsi, la commercialisation n'est pas envisagée avant cinq ans.

LM

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Espace
Espace et Cosmologie
La relativité générale confirmée grâce aux étoiles
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Depuis Einstein, nous savons que l'univers est un continuum espace-temps lié à la présence de la matière. L'univers est comparable à une sorte de treillis constitué de matière, d'espace et de temps dont la tension est assurée par un équilibre gravitationnel d'une extrême précision.

Une équipe de recherche internationale dirigée par le Professeur Kramer vient de vérifier de manière remarquable la théorie de la relativité générale en utilisant les propriétés d'un pulsar binaire (un système composé de deux étoiles à neutrons de quelques kilomètres de diamètre). Ces pulsars binaires ont la particularité d'émettre des impulsions radio d'une extraordinaire régularité, ce qui en fait de véritables "horloges cosmiques" d'une précision extrême. Déformé par la densité phénoménale du pulsar, l'univers réagit en retour en modifiant localement sa "tension" et en produisant une onde gravitationnelle qui se propage, telle une vague en surfant sur le continuum spatio-temporel.

Le pulsar binaire utilisé pour cette expérience a été découvert il y a trois ans et se situe à 2000 années-lumière de la Terre, dans la direction de la constellation de la Poupe. L'équipe de physiciens et d'astronomes a observé la manière dont chacune de ses montres stellaires se comportait. Les impulsions de ces pulsars sont comparables aux "tic-tac" d'une horloge et sont d'une précision inouïe grâce aux propriétés des neutrons émis et notamment à leur stabilité.

En mesurant la fréquence de ces impulsions les chercheurs ont constaté que le retard mesuré des faisceaux de neutrons était exactement celui prédit par la théorie d'Einstein du fait de la distance supplémentaire que doivent traverser ces faisceaux à travers l'espace-temps courbé par la masse considérable du pulsar.

Ce retard est de l'ordre de 90 millionième de seconde, ce qui est conforme avec une précision de 0.05 % aux prévisions d'Einstein. Ce phénomène de retard des horloges provoqué par un champ gravitationnel avait déjà été observé avec des horloges atomiques embarquées dans des avions mais son intensité est bien plus grande dans le cas des pulsars.

La théorie d'Einstein qui prévoit que ces pulsars doivent émettre des ondes de gravité se propageant telle des vagues dans l'espace-temps, se trouve donc pleinement confirmée même si, pour l'instant, ces observations et expériences n'ont fourni que des preuves indirectes de l'existence des ondes gravitationnelles.

Depuis presque un siècle, la relativité d'Einstein a résisté avec succès à toutes les vérifications expérimentales mais un nombre croissant de physiciens pensent cependant que cette théorie de la relativité générale doit être complétée et modifiée pour pouvoir la concilier avec la mécanique quantique qui régit le monde des particules. « Nous savons que la relativité générale est une excellente théorie mais elle n'est sans doute pas l'explication définitive et complète quant à la nature profonde de la gravitation » souligne le Professeur Kramer qui poursuit : « La réponse à cette question fondamentale se trouve peut-être dans l'étude des trous noirs ».

L'équipe de Kramer va à présent tenter d'utiliser ces horloges stellaires pour détecter directement les ondes gravitationnelles émises lors de la fusion de trous noirs supermassifs. En traversant l'espace-temps très courbé au voisinage des pulsars, ces ondes devraient laisser une trace détectable dans les signaux radio reçus sur Terre.

Article @RTFlash

BBC

Science

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
La température du globe au plus haut depuis 12 000 ans
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Au cours des 30 dernières années, la température terrestre a grimpé au plus haut niveau depuis près de 12 000 ans. Ce réchauffement climatique commence à affecter la faune et la flore, selon une étude publiée par des chercheurs américains. La température du globe au cours des 30 dernières années s'est accrue de 0,2 degré Celsius par décennie. Cette montée rapide fait que nous sommes actuellement à environ un degré Celsius du maximum enregistré depuis près d'un million d'années, affirme James Hansen de l'Institut Goddard de la Nasa pour les études spatiales, principal auteur de cette recherche.

Ces travaux sont publiés dans les annales de l'Académie nationale américaine des Sciences. "Cette montée du thermomètre fait que la Terre connaît la température la plus chaude de la période inter glaciaire actuelle qui a débuté il y a environ 12 000 ans", a-t-il dit. "Les indices laissent penser que nous approchons de niveaux de pollution humaine dangereux".

Les gaz à effet de serre comme le C02, le dioxyde de carbone, sont depuis les dernières décennies la principale cause du changement climatique, a mis en garde ce climatologue. "Si le réchauffement atteint au total deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons", a-t-il ajouté. "La dernière fois que la planète était aussi chaude au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d'années, le niveau des océans était environ 25 mètres au-dessus de celui d'aujourd'hui, selon les estimations", a souligné le climatologue de la Nasa, l'agence spatiale américaine.

Les auteurs de cette recherche ont rappelé qu'un rapport publié en 2003 dans la revue scientifique britannique Nature montrait que 1.700 variétés de plantes et d'espèces d'animaux et d'insectes avaient migré vers le pôle nord à un rythme moyen de 6 km par décennie au cours de la dernière moitié du 20e siècle. Le réchauffement est plus prononcé en allant vers l'Arctique : la fonte des glaces et des neiges y met à nu le sol et les roches plus sombres qui absorbent de ce fait davantage la chaleur du soleil, amplifiant le phénomène. En revanche, les océans se réchauffent moins vite grâce aux échanges thermiques avec les eaux froides en profondeur.

"Si le réchauffement global se poursuit de deux ou trois degrés Celsius, nous verrons probablement des changements qui feront de la Terre une planète différente de celle que nous connaissons. La dernière fois qu'il faisait aussi chaud était au milieu du Pliocène, il y a environ trois millions d'années, lorsque le niveau des océans était estimé à 25 mètres de plus qu'aujourd'hui", a déclaré M. Hansen.

NASA

PNAS

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Première opération chirurgicale en apesanteur
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Pour la première fois au monde, un patient a subi le 27 septembre une intervention chirurgicale en apesanteur. Agé de 46 ans, l'homme s'est fait enlever une petite tumeur graisseuse à l'avant bras. Pratiquée sous anesthésie locale, l'opération "a été réussie" et "s'est déroulée sans aucune difficulté particulière", a annoncé le professeur Dominique Martin, du CHU de Bordeaux, qui est intervenu aux côtés de trois chirurgiens et deux anesthésistes. Les instruments de travail, plus petits que dans un bloc opératoire ordinaire, étaient disposés sur de puissants aimants installés à côté du patient ligoté.

L'équipe médicale avait déjà opéré un rat dans les mêmes conditions. "On n'a pas cherché à faire un exploit technique mais à réaliser un test de faisabilité. On s'est mis en situation réelle pour opérer dans les conditions spatiales", a-t-il indiqué au cours d'un point presse. "Maintenant on sait qu'un être humain pourra se faire opérer dans l'espace sans trop de difficultés", a-t-il ajouté.

L'expérimentation s'est déroulée à bord d'un Airbus A300 de la société Novespace. L'appareil a décollé à 9h30 de la base aérienne de Mérignac. Pendant trois heures, l'A300 a effectué en altitude des montées puis des descentes au cours desquelles les passagers se sont retrouvés en apesanteur à 32 reprises pendant une vingtaine de secondes à chaque fois. L'intervention en tant que telle a été réalisée en "moins de 10 minutes". "Si on avait eu deux heures d'apesanteur continue, on aurait pu opérer une appendicite", a souligné le professeur Martin.

"L'opération vise à valider l'utilisation de nouvelles techniques chirurgicales et d'anesthésie appliquées à l'apesanteur", avait indiqué le CHU avant le début de l'expérimentation. "Au-delà, elle s'intègre dans un projet de téléchirurgie dont les applications terrestres pourraient être fondamentales". La prochaine étape de l'équipe médicale consiste à faire réaliser une opération chirurgicale à un robot piloté depuis une base terrestre. Le professeur Martin espère que cette intervention pourra avoir lieu d'ici l'an prochain.

Cette expérimentation, menée en collaboration avec le Centre national d'études spatiales (CNES) et le conseil régional d'Aquitaine, pourrait servir de prototype pour opérer dans la Station spatiale internationale (ISS) ou toute autre structure située dans l'espace.

La prochaine étape de l'équipe médicale consiste à faire réaliser une opération chirurgicale à un robot piloté depuis une base terrestre. Le professeur Martin espère que cette intervention pourra avoir lieu d'ici l'an prochain. Aujourd'hui, plus de 400 personnes sont déjà parties dans l'espace. "La probabilité qu'il y ait des traumatismes en cours de mission va être de plus en plus importante, d'autant que faire redescendre un blessé sur terre représente un danger pour la personne mais aussi un coût élevé.

CNES

L'obésité touche à présent toutes les générations
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Le plus grave, c'est l'augmentation des cas d'obésité chez les jeunes adultes et les personnes âgées ». Pour le professeur Arnaud Basdevant, responsable du service de nutrition à l'Hôtel-Dieu à Paris, l'épidémie de surpoids qui s'étend en France est en passe de devenir un sérieux problème de santé publique. De surcroît, soigner des malades très corpulents est une nouvelle source de nombreux casse-têtes dans les hôpitaux. L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a bien lancé un programme « spécial gros patients », mais globalement, ces cas sont difficiles à gérer dans les structures de soins existantes. « Six centres spécifiques ont été créés dans la région parisienne pour prendre en charge les obésités morbides. Mais certains malades ne peuvent toujours pas accéder à l'imagerie médicale, faute de machines adaptées », indique Arnaud Basdevant.

En fait, la plupart des équipements hospitaliers sont calibrés pour des tailles relativement standards. « De nombreux malades se voient refuser l'accès dans des services qui ne disposent pas des engins de levage ou de brancardage adéquats », ajoute le nutritionniste parisien. Une chose est sûre : compte tenu de l'augmentation inéluctable du nombre d'obèses dans le pays, le monde de la santé « va devoir s'adapter à la nouvelle donne ».

Les chiffres de la dernière enquête ObEpi-Roche révélés le 19 septembre dernier sont sans appel. Actuellement, 12,4 % des Français souffrent d'un indice de masse corporelle supérieur à 30 (plus de 90 kg pour 1,74 m), seuil qui les fait rentrer dans le camp des obèses modérés, selon la classification internationale. Et près de 0,8 % de la population (environ 500.000 personnes) est déjà dans la zone rouge qui démarre au-delà d'un IMC de 40 (120 kg pour 1,74 m ou 108 kg pour 1,65 m). « Cette augmentation des obésités massives est très préoccupante » indique le médecin de l'Hôtel-Dieu.

Selon cette enquête, la proportion de gros progresse dans toutes les classes d'âge : elle atteint 3 % chez les 15-25 ans (contre 1,8 % en 1997), 8,7 % chez les 25-34 ans (contre 5,5 %), 13,1 % chez les 35-44 ans (contre 7,7 %), 18,3 % chez les 55-64 ans (13,2 %) et 16,5 % chez les plus de 65 ans (contre 11,2 %). Cette généralisation de l'embonpoint excessif inquiète Marie-Aline Charles, médecin à l'Inserm et coordonnatrice des enquêtes ObEpi. « Les nouvelles générations sont touchées de plus en plus tôt. En moyenne, les femmes de 28 ans ont aujourd'hui le même tour de taille que leurs mères qui ont plus de 50 ans ».

Près d'une femme sur trois possède désormais un tour de taille au-delà du seuil d'alerte. Cette valeur liée à l'adiposité abdominale est aujourd'hui considérée comme un bon indicateur du risque cardio-vasculaire associé à la surcharge pondérale. Le tour de taille maximum a été fixé à 102 cm chez les hommes et 88 cm chez les femmes.

Trois pathologies principales sont associées au poids : les maladies cardio-vasculaires, le diabète de type 2 et l'hypertension artérielle. « Mais il y a également un risque majoré pour les cancers et nous rencontrons de très nombreux problèmes articulaires », ajoute Arnaud Basdevant.

Reste enfin posé le problème des seniors. L'enquête 2006 montre que cette tranche d'âge n'est pas épargnée par l'épidémie. Actuellement, 19,3 % des hommes dans la tranche d'âge 65-69 ans est en situation critique du point de vue de la corpulence (16,7 % des femmes).

Ce ratio diminue certes avec l'âge (17,7 % des 70-74 ans et 11,8 % chez les plus de 80 ans), mais il est trop élevé. « Il faudra lancer une enquête spécifique à ces populations » plaide Arnaud Basdevant. En fait on ne sait pas si un embonpoint chez les seniors est un avantage (protection en cas de chute) ou un inconvénient (induisant des maladies associées). Une chose est sûre, l'obésité traverse désormais toutes les générations sans exception et les anciens n'ont pas réussi a éviter le double piège de la suralimentation et du manque d'exercice.

Roche

La maladie d'Alzheimer : grande cause nationale de l'année 2007
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

La lutte contre la maladie d'Alzheimer sera "la grande cause nationale de l'année 2007", a annoncé le 21 septembre le Premier ministre Dominique de Villepin. "La maladie d'Alzheimer et les maladies liées à l'âge constituent un enjeu majeur pour notre société. Face à ce défi, le gouvernement est déterminé à agir", a déclaré le chef du gouvernement lors d'un déplacement à Nice à l'occasion de la "journée mondiale Alzheimer". Il a précisé qu'il recevrait à la fin de l'année les associations engagées dans la lutte contre la maladie pour "élaborer un projet collectif".

Dominique de Villepin a assuré que la mise en oeuvre du plan Alzheimer de 2004 serait "encore accélérée cette année". Le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2007 mettra ainsi en place une "consultation de prévention pour les personnes de plus de 70 ans financée par la Sécurité sociale". Le Premier Ministre a également annoncé une mesure très attendue, la mise en place d'un congé familial d'un an pour les proches des malades. La maladie d'Alzheimer n'est en moyenne diagnostiquée que deux ans après l'apparition des premiers symptômes et seul un patient sur deux est diagnostiqué, a rappelé le Premier ministre.

La maladie touche 25 millions de personnes dans le monde, et, en France, 850 000 selon les chercheurs de l'INSERM (si l'on inclut les pathologies apparentées). La maladie frappe 5 % des plus de 65 ans, 25 % des plus de 80 ans. Les estimations françaises chez les plus de 75 ans sont de 13,2 % pour hommes et 20,5 % pour les femmes. Chaque année, 225.000 nouveaux cas se déclarent en France et selon les prévisions de l'Insee, près de 1,3 million de personnes seront atteintes d'ici à 2020, soit un Français de plus 65 ans sur quatre. En incluant l'entourage familial, très éprouvé, c'est au moins 3 millions de personnes qui sont directement concernées en France. Environ 65 000 décès sont dus à cette maladie chaque année, autant de morts que ceux provoqués par l'alcool ou le tabac.

Le coût financier s'élève, pour les dépenses strictement médicales, à 5 731 ? par malade. (Total estimé à 1 milliard d'euros par an, dont 97 % pris en charge par l'assurance maladie) et pour les dépenses médico-sociales à 16 307 ? par malade. Au total un malade représente 22 099 ? de dépenses annuelles. L'APA (allocation personnalisée d'autonomie) couvre une grande part des frais engagés, mais 55 % de ces dépenses restent à la charge des familles.

AP

Cancer de la prostate : pour un meilleur diagnostic précoce
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Les scientifiques du centre allemand de recherche contre le cancer (DKFZ) et du centre hospitalo-universitaire de Hambourg-Eppendorf (UHE) ont identifié une activité génétique spécifique du stade précoce des cellules tumorales prostatiques. Ces résultats ont été présentés par le Dr. Holger Sultmann, du service d'analyse moléculaire du génome - DKFZ, lors de la première journée du congrès "Genomics and Cancer 2006 " du 13 au 16 Sept 2006. Il a ainsi proposé une approche permettant, à l'avenir, de diagnostiquer plus précocement les carcinomes de la prostate et d'en évaluer la dangerosité.

Pour arriver à ce résultat, il a travaillé en collaboration avec les Dr. Thorsten Schlomm et Olaf Hellwinkle de la clinique Martini spécialisée dans le cancer de la prostate à l'UHE. Ces équipes ont comparé les activités génétiques de tissus prostatiques prélevés sur des patients atteints du cancer de la prostate, indétectables par analyse histologique, avec les activités génétiques de tissus prostatiques sains. Ils ont ainsi montré que des cancers indétectables au microscope (analyse histologique des biopsies) pouvaient tout de même être diagnostiqués et ainsi traités beaucoup plus précocement.

BE Allemagne

La musique améliore les capacités cognitives des jeunes enfants
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Selon une étude publiée dans la revue Brain, la musique améliore les capacités cognitives des enfants. Des chercheurs en psychologie de l'université McMaster, ont comparé les effets de l'apprentissage de la musique sur la sensibilité des enfants aux sons et sur leur capacité de mémorisation. Laurel Trainor et ses collaborateurs ont suivi durant deux années deux groupes de 6 enfants âgés de 4 à 6 ans. Le premier groupe a suivi durant 12 mois un apprentissage de la musique via la méthode Suzuki, le second ne suivait aucun cours de musique en dehors de ceux de l'école. La méthode Suzuki, créée par un violoniste pédagogue et philosophe japonais du même nom, est basée sur une pédagogie qui permet à des enfants, même très jeunes, de se mettre à la musique et de pratiquer un instrument. Sur le principe de l'apprentissage de la langue maternelle, elle consiste à apprendre par le jeu et à écouter quotidiennement de sons et de la musique. En respectant la vitesse de progression de l'enfant, cette méthode lui permet de découvrir et d'exprimer sa sensibilité musicale.

A quatre reprises au cours de l'année d'étude, Laurel Trainor et ses collaborateurs ont fait passer une série de tests à leurs cobayes. Ils ont notamment mesuré l'activité de leur cerveau via une technique appelée « magnetoencéphalographie » alors que les enfants écoutaient deux types de son : soit celui d'un violon soit celui d'un brouhaha. Cette technique leur a permis d'en savoir plus sur la manière dont les enfants captaient, percevaient et intégraient les sons. Mais également sur les changements induits par l'activité musicale sur leur cortex cérébral.

Lors de la première et de la dernière session, les chercheurs ont soumis leurs petits volontaires à l'évaluation de leurs capacités de mémorisation et de leur capacité à se repérer dans les harmonies, les rythmes et les mélodies. Résultats : comme on pouvait s'y attendre, les deux groupes d'enfants réagissent différemment à la musique. Ceux qui ont suivi la méthode Suzuki sont plus sensibles et réagissent beaucoup plus rapidement à des « sons qui ont du sens » comme celui du violon. Pour les auteurs, c'est le signe d'une maturation accélérée de leur cortex cérébral. Plus étonnant : les enfants musiciens ont des capacités de mémorisation plus importante et ceci, dès la première évaluation c'est-à-dire après 4 mois d'apprentissage.

D'après les auteurs, de meilleures capacités de mémorisation facilitent l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et des mathématiques, le développement du repérage dans l'espace et augmentent le quotient intellectuel. « C'est la première étude qui montre que les réponses du cerveau peuvent évoluer de manière différentes au cours d'une année selon que les enfants sont formés ou non à la musique explique Laurel Trainor. Ces changements sont en lien direct avec les meilleures performances cognitives constatées chez ceux qui font de la musique. » Une preuve que l'apprentissage de la musique a un effet très positif sur la mémoire et sur l'attention. D'ailleurs, pour Takako Fujioka, un des auteurs de l'étude « la musique devrait être enseignée de manière systématique à la maternelle et au primaire. »

Brain

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Orange lance Unik, le téléphone GSM-Wi-Fi
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

A partir du 5 octobre 2006, Orange va proposer à ses clients Unik, un téléphone qui permet, en plus des communications mobiles classiques, d'appeler en illimité vers les fixes et vers les mobiles Orange lorsque l'on se trouve à proximité d'une Livebox chez soi ou en entreprise.

Le constat est simple. Le mobile est de plus en plus utilisé au bureau et chez soi. 40 % des appels passés avec un portable pourraient l'être avec un appareil fixe. Mais les consommateurs préfèrent employer leur portable, bien qu'ils paient plus cher. Grâce à Unik, ils pourront alléger leur facture puisqu'ils passeront des appels illimités vers tous les téléphones fixes installés en France et vers les mobiles Orange, assurent les dirigeants de France Télécom. Mais chacun devra calculer combien il économise réellement.

Unik sera progressivement déployé au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Espagne et en Pologne, en tenant compte des attentes des clients et des besoins du marché de chaque pays. En France, l'offre Unik s'adresse aux 22 millions d'abonnés Orange.

A l'occasion du lancement d'Unik, Didier Lombard, Président-Directeur Général du groupe France Télécom, a déclaré : " Le lancement commercial d'Unik annonce l'avènement d'une nouvelle génération de téléphone. De nos jours, on ne téléphone plus comme avant. Avec le Haut Débit, les usages d'Internet, du mobile, de voix sur IP, les technologies de Haute Définition pour l'image et le son, nos habitudes de communication évoluent très rapidement. Unik réinvente le téléphone en unifiant les univers fixes et mobiles.

Issue des travaux de notre Technocentre, cette offre sans équivalent sur le marché est aussi la 1ère véritable offre de convergence imaginée, développée et commercialisée par le Groupe sous la marque Orange. Unik va permettre à tous nos clients, en France et très prochainement au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, en Espagne et en Pologne, de vivre au quotidien la nouvelle expérience des télécommunications que je leur ai annoncée, dans leur univers personnel et professionnel ".

Unik a pour ambition d'associer le meilleur des univers fixes et mobiles au sein d'un terminal unique : un seul téléphone, un seul numéro (en 06), un seul carnet d'adresses, le meilleur réseau et le meilleur tarif. A la maison ou au bureau, le terminal mobile se connecte en WiFi à la Livebox et les communications transitent par le réseau Internet, offrant ainsi une couverture parfaite à l'intérieur du domicile, et permettant des appels illimités 7j/7 et 24h/24 vers tous les fixes en France métropolitaine et vers les mobiles Orange.

A l'extérieur, Unik se comporte comme un mobile classique. Les communications sont décomptées selon le forfait Orange habituel du client.

Unik offre une véritable continuité de service et une communication démarrée avec Unik via la Livebox bascule automatiquement sur le réseau mobile Orange, lorsqu'on quitte le domicile, et ce, sans aucune coupure (" handover "). Le client est informé en permanence du réseau sur lequel il est connecté grâce à un symbole sur l'écran du téléphone.

Une communication commencée à la maison reste incluse dans l'illimité même quand on sort de son domicile. Il est également possible de connecter plusieurs téléphones Unik à la Livebox et d'émettre jusqu'à trois appels illimités en simultané, ce qui confirme le statut de téléphone personnel nouvelle génération d'Unik. Un abonné pourra aussi se connecter sur une autre Livebox que la sienne, sous réserve d'activer un mot de passe. L'opérateur affirme par ailleurs être en discussion avec ses concurrents pour qu'Unik puisse se connecter en Wi-Fi sur, par exemple, la Freebox ou la Neuf Box.

Pour bénéficier de ce nouveau service, il faut être client d'Orange à double titre : pour l'internet haut débit (incluant la Livebox) et la téléphonie mobile. L'option Unik s'active depuis l'abonnement Orange mobile : 10 euros par mois pour des appels illimités vers les fixes en France (pour une connexion depuis la Livebox) et 22 euros par mois pour des appels illimités vers les fixes et les mobiles Orange (toujours avec une connexion depuis la Livebox). Cette offre est limitée aux 100.000 premiers clients. Autre contrainte : les abonnés ne pourront choisir qu'entre trois modèles compatibles avec l'offre, fabriqués par les constructeurs Nokia, Motorola et Samsung, pour un prix moyen de 100 euros.

Orange espère que d'ici 2008, 15 % de ses clients en France auront choisi cette option. A terme, Unik se connectera aussi aux 17.000 bornes Wifi Orange installées dans les lieux publics. France Télécom compte multiplier dans les prochains mois les offres de convergence (téléphonie fixe et mobile, internet, télévision) pour freiner le départ de ses clients vers la concurrence, séduits par le dégroupage total.

FT-

RFID et GPS, un couple prometteur pour révolutionner le transport et la logistique
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Depuis le récent rachat de Symbol Technologies par Motorola, il ne fait plus de doute que la technologie RFID sera l'une des voies de développement des solutions de mobilité. Les RFID (Radio frequency identification), ce sont ces célèbres puces émettant un signal radio unique - une sorte de code-barres hertzien - permettant d'identifier un objet à courte distance. La baisse de leur coût de production a permis d'étendre progressivement leur domaine d'application et l'idée de les associer à des solutions de gestion de flotte est aujourd'hui économiquement envisageable.

Le principe de cette association est d'ajouter à la localisation à distance d'un véhicule, une information sur son chargement. Pour cela, un lecteur RFID embarqué permet de connaître, à tout moment, le détail du chargement d'un container ou d'un camion, à condition que les produits transportés soient pourvus de ces puces. Concrètement, pour le propriétaire d'une flotte de véhicules de livraison, il serait donc possible de savoir où se trouve chaque véhicule et ce qu'il transporte, en temps réel.

Les solutions clé en main ne sont malheureusement pas encore disponibles, plusieurs sociétés dont MicrotrackGPS et IBM travaillent actuellement à leur élaboration et paraissent très confiantes quant à leur succès commercial, comme en témoigne le nombre important de brevets déposés par ces sociétés. Destinées à remplacer les traditionnels codes-barres d'ici quelques années, les RFID seront assurément indissociables de la gestion de flotte dans le transport marchand. Une nouvelle aubaine pour les fabricants de solutions de géolocalisation professionnelle !

BBM

Le Wi-Fi bouscule la téléphonie mobile
Vendredi, 29/09/2006 - 00:00

Malmené depuis plus de deux ans par les opérateurs alternatifs (Free, Neuf Telecom, etc.), France Télécom voit sa rente de situation dans la téléphonie fixe se réduire peu à peu. "Les revenus de la téléphonie fixe (abonnements et communications) sont en baisse de 4,6 % sur un an alors que le volume est orienté à la hausse" notait, pour le premier trimestre 2006, l'Observatoire des marchés de l'Autorité de régulation des communications électronique et des postes. La faute aux "box", vecteurs de la VOIP (téléphonie via Internet), qui rognent inlassablement les parts de marché de l'opérateur historique. Convergence oblige, les trublions de l'Internet, réfléchissent depuis 2005 à la possibilité de renforcer leurs offres triple-play (téléphonie fixe, TV et accès Internet) avec de la téléphonie mobile. Sans surprise (SFR est actionnaire à 40,7 %) le premier à dégaîner est Neuf Télécom. En juin, alors qu'Orange promet pour la rentrée 2007 le "premier téléphone de la convergence", Neuf lance Twin, le premier téléphone GSM/Wi-Fi.

En deux clics, le possesseur d'un Twin peut connecter son téléphone à n'importe quel émetteur Wi-Fi ouvert, quel que soit l'opérateur. Selon Guillaume Lacroix, directeur de la stratégie et de l'innovation chez Neuf Télécom, 3 000 points d'accès sont ouverts en France, "mais nous travaillons à densifier le réseau. Nous réfléchissons à un système qui ouvrira en toute sécurité les box de nos clients aux possesseurs de Twin de passage". Ces derniers profiteront alors du maillage des centaines de milliers de clients Neuf. La téléphonie via le mobile devient illimitée, pour le prix d'un abonnement à la Neuf Box (l'achat du téléphone coûte néanmoins 199 euros). Après avoir cassé l'hégémonie de France Télécom dans la téléphonie fixe, la VOIP sur mobile ressemble à une première banderille sur l'oligopole de la téléphonie mobile.

LM

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