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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 761
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 25 Juillet 2014
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Egalement dans ce numéro
TIC
Un nouvel outil révolutionnaire pour permettre aux malvoyants de lire
Avenir
Bio-bots : des robots biologiques musclés et imprimés en 3D
Le MIT invente une membrane pour séparer l'huile de l'eau
Le premier exosquelette médical autorisé aux Etats-Unis
Matière
La moitié de l'électricité mondiale sera issue des énergies renouvelables en 2030
La moitié de l'électricité mondiale sera issue des énergies renouvelables en 2030
IBM mise sur les nanotubes de carbone pour préparer l'après silicium…
Espace
La Nasa développe la plus grande fusée jamais créée : objectif : Mars !
Terre
La photo-électro-catalyse pour dépolluer les eaux usées
Prévoir les inondations plusieurs mois à l'avance grâce aux satellites
Vivant
Une alimentation trop sucrée augmenterait le risque de cancer du sein
Une vie saine doublerait l’espérance de vie !
Une vie saine doublerait l’espérance de vie !
AVC et insuffisance cardiaque : une diminution historique de la mortalité !
Les maladies inflammatoires auraient-elles une origine commune ?
Les maladies inflammatoires auraient-elles une origine commune ?
Les personnes agressives doublent leurs risques d'attaques cérébrales...
Cancer agressif de la vessie : vers un nouveau traitement
Un gène pour remplacer le pacemaker ?
Un bracelet pour prévenir les risques cardiaques
Marcher régulièrement pourrait ralentir la progression de la maladie de Parkinson !
Vers un simple test sanguin pour prédire le risque de cancer du sein
Régénérer les dents cariées grâce au laser !
Vers un diagnostic précoce et fiable de la maladie d'Alzheimer
Comment le cerveau garde-t-il son équilibre ?
Les grossesses tardives pourraient être un facteur de longévité…
Edito
Un nouveau cadre conceptuel entre biologie, sciences humaines et philosophie



Il y a quelques semaines, une étude tout à fait passionnante, malheureusement peu relayée par les medias, a été publiée par des chercheurs du laboratoire de psychologie de la perception (Université Paris-Descartes/CNRS/ Inserm) (PNAS)

Ces recherches visaient à éclairer une question fondamentale : comment parvenons-nous à intégrer et à articuler de manière cohérente l'espace, le temps et les quantités de manière à rendre intelligible le monde qui nous entoure ? Cette capacité de notre cerveau résulte-t-elle d’un apprentissage s’appuyant sur nos expériences sensorielles ou bien notre esprit est-il capable d’appréhender naturellement cette structure du réel dès notre naissance ?

Afin de répondre à cette question, un protocole expérimental a été mis en place, au sein de la maternité de l'hôpital Bichat, permettant d'enregistrer l'attention visuelle de 96 nouveau-nés âgés de 2 jours en moyenne. L'expérience les plaçait dans une situation sollicitant deux de leurs modalités sensorielles : la vision et l'audition.

Dans une première phase, pendant une minute, les nouveau-nés entendaient une séquence de sons évoquant une quantité numérique (6 ou 18 syllabes) et/ou une durée (1.4 ou 4.2 secondes), pendant qu'ils voyaient sur un écran une ligne légèrement en mouvement.  Dans une seconde phase, les expérimentateurs présentaient de nouveaux événements visuels et auditifs, modifiés par rapport à la première phase. Cependant, ces événements changeaient soit de manière congruente (qui est en rapport avec quelque chose), tous dans la même direction (ex: ligne plus longue, et une quantité de sons plus élevé), soit de manière non congruente, dans des directions opposées (ex: ligne plus grande, quantité de sons réduit).

De manière surprenante, ces expériences montrent que les nouveau-nés réagissent quand ces grandeurs changent de manière congruente. Ils sont donc capables de relier une quantité numérique à une durée, à une longueur dans l'espace et sont déjà sensibles aux relations qui existent entre ce qu’on peut appeler des « constantes fondamentales universelles », à savoir le temps, l'espace et la quantité…

Cette étude est d’autant plus fascinante qu’elle est à mettre en relation avec d’autres travaux récents dans le vaste et foisonnant domaine des sciences cognitives et notamment avec une autre étude récente  que j’ai déjà évoqué, celle publiée il y a un an par  une équipe de recherche franco-danoise, dirigée par Sid Kouider, du Laboratoire de Sciences Cognitives et Psycholinguistique (ENS Paris, CNRS).Cette étude, intitulée « Découverte d’un marqueur neuronal de la perception consciente chez le nouveau-né » (LSCP), a, pour la première fois, établi de manière rigoureuse l’existence chez le nourrisson d’une réponse cérébrale à des stimuli extérieurs, identique à celle des adultes.

Les chercheurs sont parvenus à cette surprenante conclusion en analysant l'activité cérébrale de bébés de 5 à 15 mois. Au cours de ces expérimentations, ils ont pu montrer que l’enchaînement des événements neurologiques entraînés par la vision, même très brève, d'un visage, s’effectue de manière identique chez ces nourrissons et chez les adultes.

Ces scientifiques savaient déjà que, chez l’adulte, ces marqueurs de la conscience montraient l’existence d’un mécanisme à double détente, aboutissant à la perception d’un évènement extérieur.  Dans un premier temps, la réponse du cerveau est non-consciente et se traduit par une activité cérébrale linéaire. Mais dans une deuxième phase, au bout d’environ 0,3 seconde, cette activité connaît une brusque rupture qui correspond, selon les scientifiques, à l’apparition de la conscience.

Pour connaître le niveau de perception et de conscience exacte de ces nourrissons, les chercheurs ont mesuré l’activité électrique du cerveau de 80 bébés, âgés de 5 à 15 mois, exposés à des visages qui leur étaient soumis plus ou moins brièvement.

Les résultats sont étonnants puisque l’étude précise que "pour tous les groupes d’âge, il a été observé la même réponse tardive et non-linéaire que chez les adultes, confirmant la présence de cette signature neuronale de la conscience chez ces nourrissons".

Ce mécanisme de la conscience perceptive chez les bébés fonctionne juste un peu plus lentement que chez les adultes, se déclenchant au bout d’une seconde, au lieu d’un tiers de seconde chez l’adulte. Mais il ne s’agit pas d’une différence de nature quant au mécanisme fondamental à l’œuvre dans le cerveau. Sid Kouider, qui a dirigé ces travaux, précise que la conscience dont il est question dans ces expériences est une conscience perceptive, une conscience primaire. Il ne s’agit pas de la conscience réflexive qui apparaît plus tard et permet au sujet de se concevoir comme séparé du monde qui l’entoure.

Mais, comme le précise ce scientifique « Nous pouvons, à l’issue de ces expériences, affirmer que les bébés possèdent des mécanismes d’accès à la conscience». Cette découverte fondamentale confirme et prolonge de récentes recherches qui démontrent les étonnantes capacités de raisonnement abstrait et probabiliste des nouveau-nés et même des prématurés.

Des chercheurs du CNRS dirigé par Vittorio Girotto ont par exemple montré (CNRS) dans une étude publiée en mai 2011 dans la revue « Science », que les bébés sont capables, à partir d’un an, alors qu’ils ne savent pas encore parler, d’utiliser une faculté cognitive que l’on croyait réservée à des enfants beaucoup plus âgés : la prévision rationnelle, dans un environnement complexe et inconnu, d’événements possibles, en s’appuyant sur un calcul de probabilités.

Pour parvenir à ce constat qui a beaucoup étonné la communauté scientifique, ces chercheurs ont montré de petits films à 60 bébés âgés d’environ un an. Dans ces vidéos, les bébés pouvaient voir un ensemble d’objets ayant différentes formes et différentes couleurs rebondir dans un récipient transparent dont le fond pouvait s'ouvrir. Ce récipient était ensuite masqué. Quand le fond s'ouvrait, les bébés pouvaient voir l’un des objets en sortir.

Les chercheurs ont alors mesuré la durée de l’attention des enfants face aux différentes scènes, en supposant que ces bébés regarderaient plus longtemps un événement qu’ils considéraient comme inattendu et improbable. Et c’est effectivement ce qui s’est produit puisque les différences de niveau d’attention constatées montraient clairement que ces enfants faisaient des prédictions probabilistes correctes et étaient surpris lorsqu’ils voyaient sortir du récipient des objets qui ne correspondaient pas à leurs prévisions.

Ces récentes découvertes bouleversent profondément le cadre théorique de référence concernant le développement cognitif de l’enfant, fortement inspiré des travaux réalisés par Jean Piaget, il y a plus de 50 ans. Celui-ci, dans sa description des différentes phases de la construction cognitive chez l’enfant, considérait en effet qu'une telle faculté n’était pas en place avant l’âge de sept ans.

En avril 2012, une autre découverte étonnante, réalisé par des chercheurs du CNRS, dirigés par Édouard Gentaz, est venue également bousculer la conception généralement admise des capacités cognitives chez les bébés. (NCBI).

Cette étude a en effet montré que les prématurés, dès la 31e semaine de grossesse, sont capables de reconnaître, avec une main, un objet déjà manipulé par l’autre main. Ces observations expérimentales montrent qu’une aire cérébrale impliquée dans le transfert d'informations, le corps calleux, est déjà opérationnelle chez ces enfants nés avant terme. La même équipe de recherche avait déjà montré pour la première fois que les prématurés étaient capables de mémoriser la forme des objets à partir de l’information tactile que ces bébés parvenaient à en extraire... 

Il faut également évoquer une autre étude, publiée en février 2013 et réalisée par une équipe associant des chercheurs de l’Inserm, du CEA et du NeuroSpin. Ces recherches, dirigées par Fabrice Wallois et Ghislaine Dehaene-Lambertz, visaient à évaluer les capacités de discrimination auditive de nouveau-nés prématurés, nés deux à trois mois avant le terme. (Voir « Capacités de discrimination syllabique chez les enfants prématurés » (INSERM)

Certaines recherches avaient déjà montré que les nouveau-nés étaient capables, à la naissance, de distinguer des syllabes proches, de reconnaître la voix de leur mère et même de différencier diverses langues humaines. Mais il restait à éclaircir un point important : ces aptitudes au langage chez les bébés résultaient-ils de mécanismes innés ou étaient-ils le résultat d’un apprentissage des spécificités de la voix maternelle au cours des dernières semaines de grossesse ?

Des expériences réalisées dans le cadre de cette étude ont montré que ces enfants prématurés possédaient déjà une capacité d’identification d’un changement de syllabe et de repérage d’un nouveau son, ce qui montre que les fœtus disposent bien, avant la naissance, de capacités intrinsèques d’acquisition du langage.

Pour parvenir à ces conclusions étonnantes, les chercheurs ont stimulé auditivement les nouveau-nés prématurés, en les exposant à deux sons de syllabes proches, prononcés, soit par un homme, soit par une femme. Les réactions cérébrales de ces enfants ont ensuite été analysées à l’aide d’un système d’imagerie optique utilisant la spectroscopie. C’est cette analyse qui a permis de montrer qu’en dépit d’un cerveau immature, les prématurés sont à la fois réceptifs aux changements de voix (homme ou femme) et aux changements de phonèmes.

Ces travaux ont également montré que les réseaux de neurones mobilisés par ces aptitudes chez le prématuré sont très proches de ceux à l’œuvre chez le sujet adulte. Un autre travail réalisé au Laboratoire de Psychologie de la  Perception (Université Paris Descartes/CNRS/ENS), par Bahia Guellaï et Arlette Streri, a montré que les bébés de moins de 24 heures sont déjà sensibles au langage et au regard pour reconnaître des personnes qui s’adressent à eux.

Il semble donc, à la lumière de ces récentes expériences et découvertes, que le cerveau du fœtus soit déjà équipé pour pouvoir « décoder » et traiter les différents types d’informations qui correspondent au langage et à la parole et cela avant que les premiers apprentissages n’aient pu produire leurs effets.

Mais cet ensemble d’aptitudes cognitives précoces, et sans doute innées, doit être appréhendé dans un cadre plus large qui intègre la dimension sociale, relationnelle et affective, comme le montre une autre étude très intéressante publiée en avril 2011. (Voir http://www.plosone.org/article/info%3Adoi%2F10.1371%2Fjournal.pone.0018610)

Dans ces recherches, Bahia Guellaï et Arlette Streri ont présenté, à des nourrissons de 0 à 3 jours, des vidéos de visages leur parlant, soit en les regardant directement, soit présentant un regard en biais. Puis, en phase de reconnaissance, les nouveau-nés voyaient la photographie du visage vu et entendu précédemment et celle d’un nouveau visage.

Grâce à ce protocole, les chercheurs ont pu observer que les nouveau-nés regardent plus longtemps la photographie du visage familier uniquement si ce visage présente un regard direct plutôt qu’en biais au cours de la phase de familiarisation. Ces résultats soulignent l'importance de l’interaction entre la parole et le regard pour permettre aux nourrissons d’identifier une personne parmi d’autres. Il semblerait bien que, selon cette étude, les nourrissons soient déjà capables  d'identifier une personne qui s’adresse à eux comme un potentiel partenaire social, mais à condition que cette dernière les regarde en face quand elle leur  parle.

Ces récentes expériences et avancées dans le domaine de la neurobiologie et des sciences cognitives sont d’autant plus passionnantes qu’elles s’articulent de manière saisissante et particulièrement féconde avec une avancée fondamentale dans le domaine des neurosciences et plus largement des sciences humaines : la découverte des « neurones miroirs ».

Ces neurones miroirs ont été découverts par hasard en 1996 par des neurologues italiens dirigés par Giacomo Rizzolati. Travaillant sur des macaques, ces chercheurs ont remarqué que des neurones situés dans le cortex prémoteur qui étaient activés quand un singe effectuait un mouvement avec un but précis –prendre un objet par exemple -  étaient aussi activés quand le même singe observait simplement ce mouvement chez un autre singe.

En 2011, l’équipe de Roy Mukamel, du laboratoire de neurophysiologie cognitive de Los Angeles, a démontré l’existence des neurones miroirs chez l’homme. En montrant à 21 sujets atteints d'épilepsie sévère des vidéos où l’on voyait des individus accomplissant des gestes de la main, ces scientifiques ont constaté que certains neurones situés dans l'aire motrice supplémentaire et l’hippocampe réagissaient de la même façon quand ces sujets réalisaient une action précise et quand ils observaient une représentation filmée de cette même action accomplie par un tiers…

Ces recherches ont permis non seulement de confirmer l'existence de ces "neurones miroirs" chez l'homme mais de montrer que ceux-ci jouaient bien un rôle tout à fait central dans la compréhension immédiate des émotions et l’apprentissage par mimétisme des actions d’autrui. Cette aptitude humaine extraordinaire à pouvoir se mettre à la place d'autrui pour deviner ses sentiments et prévoir ses intentions ne résulterait donc pas d'un processus d'opérations logiques, comme celui à l'œuvre quand nous sommes face à un problème rationnel  sans dimension relationnelle ou affective.

Notre système nerveux semble donc structuré de façon à nous permettre de pouvoir nous  "connecter" intuitivement à nos semblables et à ressentir physiquement ce qu'ils éprouvent. Le cerveau humain aurait donc des capacités innées à nouer des liens sociaux et affectifs et développer un sentiment d'empathie pour autrui.

Ces études sont d’autant plus intéressantes qu’elles  nous obligent à dépasser l’opposition stérile et artificielle entre « inné » et « acquis », « génétique » et « environnement ». En effet, ce que nous montrent ces avancées scientifiques, c’est que le nouveau-né semble déjà disposer d’un extraordinaire outil d’analyse cognitive, sans doute génétiquement programmé, qui lui permet déjà de réaliser des opérations de calcul et d’évaluation abstraite et d’accéder très tôt au sens du langage et qu’il va ensuite développer et modifier tout au long de sa vie, son propre système d’appréhension mental, cognitif et symbolique du monde, en fonction de son histoire affective, corporelle, sociale et culturelle singulière.

Pour éviter tout malentendu, il est très important de souligner que ce nouveau paysage neurobiologique qui se révèle depuis quelques années non seulement ne s’oppose pas à certaines approches ou théories psychologiques ou psychanalytiques mais vient même les conforter et les éclairer d’une lumière nouvelle. C’est notamment le cas de la théorie de l’attachement, du pédiatre et psychanalyste anglais Donald Winnicott, qui a montré de manière magistrale, il y a plus d’un demi-siècle, le rôle fondamental des liens et des relations parents-enfants dans la construction affective et sociale de l’être humain.

Nous sommes donc très éloignés, dans ce nouveau cadre scientifique et théorique d’une vision neurobiologique réductrice de l’homme. Selon le concept cher à Edgar Morin d’ « Unitas Multiplex », nous voyons émerger une nouvelle conception de l’homme infiniment plus riche, complexe et multidimensionnelle que celle qui prévalait il y a encore quelques années.

Ce que nous disent en effet les avancées récentes de la science c’est que l’homme n’est jamais réductible à ces gènes ou à sa dimension biologique mais qu’il n’est pas davantage une sorte de pur esprit ou une construction purement sociale ou psychologique, dont la dimension biologique et corporelle serait in fine subsidiaire.  

Comme l’avait bien vu Spinoza, « Nul ne sait ce que peut le corps » et "l’affect est capacité d’agir" .La science nous montre qu’il existe bien ce qu’Antonio Damasio appelle de manière très pertinente une « inscription corporelle de l’esprit » qui fait que toutes nos décisions et actions, même les plus rationnelles, ne sont jamais séparables du monde infini de perception, d’émotions et de sensations qui nous entoure et des liens affectifs que nous ne cessons de tisser avec les autres.

Dans ce nouveau cadre conceptuel qui émerge et jette de nouveaux ponts entre biologie, sciences humaines, et philosophie. Actions, perceptions et émotions ne peuvent plus être pensées séparément mais doivent être considérées comme des manifestations ou des modes d’expression de cette profonde unité ontologique du corps et de l’esprit.

Mais ces études et notamment celle qui vient d’être publiée par le laboratoire de psychologie de la perception de l’Université Paris-Descartes qui concerne la perception par les nourrissons des relations entre espace, temps et quantité, semblent également donner raison à Kant et sa conception du temps et de l’espace comme "formes a priori de la sensibilité".

Si l’ensemble de ces découvertes est confirmée, cela voudrait dire que l’homme dispose, dès la naissance et peut-être même avant, de la double capacité innée de percevoir, d’une part, la cohérence spatio-temporelle et physique du réel et de ressentir, d’autre part, les émotions et les actions d’autrui en les intériorisant au plus profond de sa conscience mais également en les incorporant au sens littéral du terme...

Mais le plus extraordinaire est que cette double aptitude innée, cognitive et relationnelle, résultat prodigieux mais finalement compréhensible de l’évolution de notre espèce longtemps confrontée aux défis de la survie dans un environnement hostile, loin de nous limiter ou de nous déterminer en nous réduisant à notre seule dimension biologique et physique, nous fournit au contraire les instruments qui nous permettront tout au long de notre vie de nous construire comme sujet autonome et d’ouvrir, par le langage et les liens que nous ne cessons de nouer avec nos semblables, des espaces infinis imprévisibles et irréductibles de liberté et de créativité.

René TREGOUET


TIC
Information et Communication
Un nouvel outil révolutionnaire pour permettre aux malvoyants de lire
Jeudi, 24/07/2014 - 10:10

Après trois ans de recherche, des chercheurs de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT) aux Etats-Unis ont mis au point un outil révolutionnaire pour les malvoyants : une bague capable de détecter les lettres et les mots. Reliée à un récepteur audio, elle transforme en sons tout ce que le doigt lit ! Les aveugles ont ainsi accès facilement à tous les textes écrits et peuvent être davantage aidés dans leur vie quotidienne.

Le "Finger Reader" ou "Doigt lecteur" peut lire tout type de documents, livres, brochures, plans, journaux et devrait considérablement faciliter la vie quotidienne des personnes non voyantes.

Concrétement, il suffit de poser son doigt avec la bague sur le texte et un logiciel se met en marche et suit les mouvements du doigt pour identifier chaque mot. "Un signal sonore s'active si le doigt n'est plus sur la bonne ligne et une vibration s'active si le doigt n'est plus du tout sur le texte » explique Roy Shilkrot, développeur du dispositif au MIT. "A présent, nous allons travailler pour que ce doigt révolutionnaire puisse également se connecter aux téléphones portables » explique Roy Shilkrot.

MIT

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Bio-bots : des robots biologiques musclés et imprimés en 3D
Mardi, 22/07/2014 - 10:06

Des scientifiques de l'Université de l'Illinois ont créé un "robot biologique", imprimé en 3D, qui utilise du tissu musculaire stimulé électriquement pour se mouvoir. Des recherches inhabituelles mais avec des applications potentielles bien réelles. Ces «bio-bots» - robots biologiques- sont capables de marcher grâce à des cellules musculaires contrôlées par des impulsions électriques. Ils font moins d'un centimètre et sont faits d'une combinaison de cellules vivantes et de cellules synthétiques en hydrogel, imprimées en 3D.

Ces chercheurs, mené par Rashid Bashir, directeur du département de bioingenierie de l'université, avaient déjà créé des bio-bots capables de «marcher» à l'aide de cellules cardiaques de rats, mais celles-ci devaient se contracter en permanence et il n'était pas possible de contrôler les mouvements de la machine.

S' inspirant des structures musculo-squelettiques (muscle-tendon-os) qu'on trouve dans la nature, les nouveaux bio-bots utilisent une bande de cellules provenant de muscles squelettiques (sous contrôle volontaire du système nerveux central), ce qui permet aux chercheurs de mieux les contrôler et ouvre la voie à de nombreuses applications pour cette technologie.

Cette technique emploie une armature d'hydrogel imprimée en 3D, suffisamment forte pour donner une structure au bio-bot, mais également assez flexible pour plier comme une articulation. Le muscle est attaché aux deux «pieds» du bio-bot, de la même manière qu'un muscle est attaché à l'os par un tendon. La vitesse du bio-bot peut être contrôlée en ajustant la fréquence des impulsions électriques.

A moyen terme, ces dispositifs pourraient permettre de concevoir de nouveaux capteurs environnementaux mobiles et autonomes, capables de détecter des molécules toxiques. A plus long terme, ces machines biologiques pourraient être utilisées comme vecteurs pour acheminer des médicaments, ou encore être utilisées comme "implants intelligents", en chirurgie robotisée.

UOI

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Le MIT invente une membrane pour séparer l'huile de l'eau
Mardi, 22/07/2014 - 09:55

Des chercheurs du MIT ont mis au point une membrane capable de filtrer l'eau et l'huile, permettant ainsi de séparer des émulsions oléo-aqueuses sans avoir recours aux produits chimiques polluants habituellement utilisés. Lorsque de l'huile est versée dans de l'eau, les deux substances ont tendance à former une émulsion : un mélange de minuscules gouttelettes très difficiles à séparer.  Lorsque surviennent des pollutions majeures ou des accidents industriels, les dégâts pour l'environnement peuvent être considérables.

Jusqu'à présent, on utilise des désémulsifiants pour séparer ces émulsions mais ces substances présentent elles-mêmes un risque important pour l'environnement. Cette nouvelle approche repose sur l'utilisation de membranes dont la structure des pores est hiérarchisée. Elles combinent une couche très fine de nanopores avec une couche plus épaisse de micropores pour empêcher le passage des éléments indésirables tout en conservant une résistance et un débit élevés. Les membranes peuvent être fabriquées avec différentes propriétés de mouillage, pour attirer l'eau et repousser l'huile ou le contraire.

La technique développée par ces chercheurs a été de créer de larges pores d'un côté de la membrane qui la traversent presque complètement, limitant la résistance au flux, et des nanopores de l'autre côté, en contact avec l'émulsion. La couche fine sert de filtre, tandis que la couche épaisse fournit un support mécanique qui empêche la déchirure.

Cette technique permet de créer une phase polymérique en double couche, avec une couche pauvre en polymères et l'autre riche. Lors de la précipitation, la couche riche en polymères développe les nanopores et celle pauvre en polymères forme les micropores.  La dernière étape est d'ajouter un autre type de polymère sous forme de revêtement qui détermine si le matériau va attirer ou repousser l'eau et l'huile.

MIT http://newsoffice.mit.edu/2014/separating-finely-mixed-oil-and-water-0701

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

 

Le premier exosquelette médical autorisé aux Etats-Unis
Dimanche, 20/07/2014 - 19:42

L'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA ) a autorisé le 26 juin dernier aux États-Unis la commercialisation de l'exosquelette ReWalk, création de la société israélienne ReWalk Robotics qui permet aux personnes, dont la moelle épinière a été atteinte, de remarcher.

Selon les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies, environ 200 000 personnes aux Etats-Unis ont une lésion à la moelle épinière, et beaucoup d'entre eux souffrent d'une paralysie complète ou partielle. L'exosquelette ReWalk s'enfile comme une combinaison qui entoure les jambes, les cuisses et la partie supérieure du corps. Il comporte des moteurs au niveau des hanches, des genoux et des chevilles qui exécutent les mouvements, et des capteurs d'inclinaison et d'orientation qui évaluent le centre de gravité du corps en mouvement.

Ces informations captées sont traitées par un système informatique embarqué dans un sac à dos porté par la personne et qui renferme également l'alimentation électrique du système. Le patient pilote ses mouvements grâce à une commande portée au poignet pour indiquer à l'exosquelette s'il désire s'asseoir, se lever ou marcher. 

La FDA précise toutefois que "Cet exosquelette a été plus particulièrement conçu pour les patients avec une atteinte médullaire entre la 7ème vertèbre thoracique et la 5ème vertèbre lombaire", indique la FDA. Il est déconseillé aux personnes ayant des antécédents de blessures neurologiques graves autres que des blessures de la moelle épinière, ou atteintes d'infection, de troubles circulatoires, ou encore de maladies cardiaques ou pulmonaires".

FDA

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

 

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Matière
Matière et Energie
La moitié de l'électricité mondiale sera issue des énergies renouvelables en 2030
Jeudi, 24/07/2014 - 11:01

Selon le rapport « 2030 Market Outlook » de Bloomberg New Energy Finance, la capacité électrique installée dans le monde va presque doubler d’ici 2030, passant de 5,5 TW en 2012 à 10.5 TW en 2030. 60% des nouvelles capacités ajoutées sur la période seront renouvelables. Au cours de cette période, les énergies renouvelables devraient attirer 5 trillions de dollars d’investissements, dont la moitié pour la région Asie-Pacifique.

Les deux principaux moteurs de ce changement global seront le solaire et l’éolien terrestre. La puissance photovoltaïque cumulée en 2030 sera de 1,9 TW (0,14 TW en 2013), soit davantage que celle de l’éolien qui atteindra 1,3 TW. La puissance installée des autres EnR (dont l’hydroélectricité) sera de 2 TW. Au total, les énergies renouvelables représenteront donc 5,2 TW installées en 2030, soit la moitié de la production mondiale d'électricité.

La part combinée du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre dans le mix électrique mondial passera de 3% en 2013 à 17% en 2030. Le troisième élément majeur sera l’hydroélectricité. En revanche, la contribution de l’éolien offshore sera relativement modeste, tandis que celle du solaire thermodynamique (CSP) et de la géothermie restera marginale.

En Europe, selon BNEF, la part des énergies renouvelables (y compris l' hydroélectricité) dans le mix électrique passera à 50%. La part de la production éolienne terrestre grimpera de 6% en 2013 à 20% en 2030.

Par ailleurs, sur notre continent européen, la part du charbon dans le mix électrique va chuter de 19% en 2013 à 8% en 2030. Celle du gaz de 25% à 17%. Grâce à la croissance du solaire photovoltaïque et de l’éolien les émissions de CO2 du secteur électrique seront divisées par deux. A l’échelle mondiale « les émissions globales en CO2 devraient cesser d’augmenter à la fin de la prochaine décennie.

BNEF

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

La moitié de l'électricité mondiale sera issue des énergies renouvelables en 2030
Jeudi, 24/07/2014 - 11:00

Selon le rapport « 2030 Market Outlook » de Bloomberg New Energy Finance, la capacité électrique installée dans le monde va presque doubler d’ici 2030, passant de 5,5 TW en 2012 à 10.5 TW en 2030. 60% des nouvelles capacités ajoutées sur la période seront renouvelables. Au cours de cette période, les énergies renouvelables devraient attirer 5 trillions de dollars d’investissements, dont la moitié pour la région Asie-Pacifique.

Les deux principaux moteurs de ce changement global seront le solaire et l’éolien terrestre. La puissance photovoltaïque cumulée en 2030 sera de 1,9 TW (0,14 TW en 2013), soit davantage que celle de l’éolien qui atteindra 1,3 TW. La puissance installée des autres EnR (dont l’hydroélectricité) sera de 2 TW. Au total, les énergies renouvelables représenteront donc 5,2 TW installées en 2030, soit la moitié de la production mondiale d'électricité.

La part combinée du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre dans le mix électrique mondial passera de 3% en 2013 à 17% en 2030. Le troisième élément majeur sera l’hydroélectricité. En revanche, la contribution de l’éolien offshore sera relativement modeste, tandis que celle du solaire thermodynamique (CSP) et de la géothermie restera marginale.

En Europe, selon BNEF, la part des énergies renouvelables (y compris l' hydroélectricité) dans le mix électrique passera à 50%. La part de la production éolienne terrestre grimpera de 6% en 2013 à 20% en 2030.

Par ailleurs, sur notre continent européen, la part du charbon dans le mix électrique va chuter de 19% en 2013 à 8% en 2030. Celle du gaz de 25% à 17%. Grâce à la croissance du solaire photovoltaïque et de l’éolien les émissions de CO2 du secteur électrique seront divisées par deux. A l’échelle mondiale « les émissions globales en CO2 devraient cesser d’augmenter à la fin de la prochaine décennie.

BNEF

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

IBM mise sur les nanotubes de carbone pour préparer l'après silicium…
Mardi, 22/07/2014 - 10:01

Le géant américain de l'informatique IBM va investir 3 milliards de dollars sur les cinq prochaines années pour développer de nouvelles technologies de semi-conducteurs capables d'affronter les défis du cloud et de l'analyse de données massives. "Big blue" veut notamment réduire la finesse de gravure des microprocesseurs à 7 nanomètres et trouver des alternatives au silicium pour les puces électroniques.

Un premier projet présenté par IBM vise à développer des nanotechnologies pouvant permettre à un microprocesseur de supporter un volume important de requêtes. Ces demandes ont explosé avec la montée en puissance de l'informatique dématérialisée ("cloud computing") et des applications d'analyses et d'exploitation de données massives ("Big Data").

L'objectif est donc d'améliorer la performance de ces microprocesseurs, en réduisant la finesse de gravure qui est actuellement de 22 nanomètres,  pour descendre à 14 nanomètres, 10 nanomètres, puis 7 nanomètres, afin qu'ils puissent traiter des volumes d'informations toujours plus grands. IBM veut également accélérer la recherche sur les futurs ordinateurs à transistors, à effet tunnel, les futurs ordinateurs quantiques ou encore sur des marqueurs indétectables pour authentifier des objets, ajoute le communiqué.

L'enjeu est colossal car il s'agit de préparer l'électronique à l'ère de l'après silicium qui se profile à l'horizon 2025. Le graphène ou les nanotubes de carbone pourraient ainsi permettre de contourner les limites physiques des dispositifs semi-conducteurs classiques à base de silicium.

IBM

MIT

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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Espace
Espace et Cosmologie
La Nasa développe la plus grande fusée jamais créée : objectif : Mars !
Lundi, 21/07/2014 - 21:51

La Nasa a signé un contrat de 2,8 milliards de dollars avec le constructeur aéronautique Boeing afin de construire la plus puissante fusée jamais conçue. Haute de 117 mètres et pesant plus de 3.000 tonnes, la nouvelle fusée que va développer la Nasa permettra de mettre en orbite des charges de plus de 100 tonnes.

Destinée à l’exploration habitée lointaine, cette fusée s'inscrit dans le cadre du programme SLS, destiné principalement à l’exploration d’astéroïdes et à terme de Mars à partir de 2035. Mais cet appareil sera aussi un nouvel outil précieux pour la recherche scientifique : «il va permettre des avancées dans de nombreux domaines notamment la science de l’espace» a déclaré Steve Creech, directeur adjoint du programme de la stratégie et des partenariats pour SLS.

La première version du lanceur sera capable de propulser dans l'espace une charge utile allant de 70 à 100 tonnes, avant d'évoluer pour accroître cette capacité jusqu'à 140 tonnes. Le vol inaugural du SLS est prévu pour 2017.

DM

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
La photo-électro-catalyse pour dépolluer les eaux usées
Jeudi, 24/07/2014 - 11:13

Issus des antibiotiques, des antidépresseurs, des hormones ou des stéroïdes, il y aurait au moins 38 000 polluants émergents dans notre environnement ayant des effets sur le système endocrinien. Chez l'homme, on soupçonne ces molécules d'être à l'origine du déclin du spermatozoïde ainsi que de nombreux cancers. Pour les espèces aquatiques, le portrait est encore plus sombre. « Ces contaminants perturbent les fonctions de bioluminescence chez le poisson pêcheur et le calmar, par exemple, et Ils peuvent même entraîner la disparition de certaines espèces. » explique la chercheuse Rimeh Daghrir.

Cette scientifique qui travaille au Centre Eau Terre Environnement de Québec a mis au point un procédé qui permet d'éliminer la carbamazépine et la chlorotétracycline, deux produits pharmaceutiques présents dans nos cours d'eau. « D'autres recherches ont montré que la technique peut aussi être utilisée sur des polluants réfractaires comme le bisphénol A », précise-t-elle.

Son procédé consiste à provoquer dans l'eau usée une réaction chimique qui génère ce qu'on appelle des espèces oxygénées hautement réactives – le peroxyde d'hydrogène, l'ozone et les radicaux hydroxyles. Pour parvenir à produire ces molécules dans l'eau usée, cette chercheuse a eu l'idée de plonger dans l'eau, un catalyseur photoactif nanostructuré, l'oxyde de titane dopé et de générer ainsi des espèces ultra-oxydantes lorsqu’elles sont soumises à l'action conjointe de la lumière ultraviolette (UV) et du courant électrique.

L'utilisation de ces anodes nanostructrées dans les procédés de photo-électro-catalyse crée suffisamment de radicaux hydroxyles pour purifier complètement les effluents traités. En ajoutant l'électricité, on obtient de 30 à 35 % plus d'espèces oxygénées réactives, ce qui nous permet de tout détruire. » Il ne suffit que d'une lampe UV et d'une anode nanostructurée (photosensible au rayonnement solaire) pour redonner à l'eau toute sa pureté.

Ce procédé transforme en eau et en dioxyde de carbone jusqu'à 90 % des contaminants. Comme on peut générer sur place la quantité exacte d'oxydants réactifs pour traiter l'eau, on évite en plus des problèmes de transport, de stockage et de dosage des espèces oxygénées réactives.

INRS

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Prévoir les inondations plusieurs mois à l'avance grâce aux satellites
Jeudi, 24/07/2014 - 10:25

Des chercheurs de l'Université de Californie à Irvine ont montré que les satellites qui scrutent les variations de la gravité à la surface de la Terre pourraient permettre de donner l'alarme aux inondations plusieurs mois à l'avance. Ces chercheurs ont dressé une carte du bassin du fleuve Mississippi en couplant les relevés effectués au sol et les données fournies par les satellites GRACE de la Nasa, lancés en 2002 pour effectuer des mesures très précises de la gravité terrestre.

Et ils ont découvert que les infimes variations de la gravité indiquaient parfaitement la quantité d'humidité piégée à la surface de la Terre. Par extension, elles permettent donc de calculer comment un bassin fluvial va réagir en cas de précipitations ou de fonte des neiges exceptionnelles. Plus le sol est sec, plus il peut absorber et conserver l'eau. Mais s'il est déjà presque saturé, les précipitations vont très rapidement s'écouler vers le bassin fluvial et y faire monter le niveau d'eau.

Les scientifiques ont testé leur technique rétroactivement, en étudiant les inondations massives qui ont frappé au printemps 2011 la rivière Missouri (le plus gros affluent du Mississippi), une catastrophe d'une ampleur telle qu'elle ne survient en moyenne que tous les 500 ans.

Bien que leur modèle ne fonctionne qu'à grande échelle, il permet de donner l'alerte sur les risques d'inondations avec six à onze mois d'avance. A titre de comparaison, les prévisions fondées sur l'humidité du sol ou la fonte des neiges mesurées depuis la surface ne dépassent généralement pas deux mois, tandis que les prévisions météo plafonnent à une dizaine de jours.

NGS

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Une alimentation trop sucrée augmenterait le risque de cancer du sein
Jeudi, 24/07/2014 - 11:28

Trois chercheuses de la Faculté de médecine de Québec viennent de montrer, à partir d'une étude réalisée auprès de 1 555 femmes, un lien entre la consommation d'aliments et de boissons contenant du sucre et la densité mammaire, un facteur de risque du cancer du sein.

Caroline S. Duchaine, Isabelle Dumas et Caroline Diorio ont estimé la consommation de sucre dans l'alimentation des participantes en recueillant des informations sur leurs habitudes alimentaires. Les femmes devaient indiquer, à l'aide d'une liste de 161 éléments, la fréquence à laquelle elles avaient consommé divers produits au cours de l'année précédente. Ces femmes ont ensuite fait l'objet d'une mammographie qui a permis de mesurer leur densité mammaire.

Ces travaux ont montré que cette densité mammaire augmentait en fonction de la consommation de sucre. Même si cette hausse est relativement faible (environ 3 %), elle aurait, selon les chercheuses, une influence  certaine sur le risque de cancer du sein. L'étude rappelle, à titre de comparaison, que la prise de tamoxifène – un médicament qui prévient le cancer du sein – pendant 30 à 54 mois - réduit la densité mammaire de 6 points, ce qui se traduit par une diminution de 30 à 50% des risques de cancer du sein.

En mars 2014, l'OMS à fait passer de 10% à 5% la limite recommandée pour le sucre dans l'apport calorique quotidien, ce qui correspond à six cuillérées à thé de sucre. Or, une seule canette de boisson gazeuse en contient dix...

BMC

Article rédigé par Georges Simmonds Pour RT Flash

Une vie saine doublerait l’espérance de vie !
Jeudi, 24/07/2014 - 11:24

Une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Zurich a calculé le temps qu’il nous reste à vivre selon notre mode de vie. Si les recherches n’incluent que des personnes âgées de 65 et 75 ans, chacun peut s’identifier puisque l’estimation se base sur quatre critères de mode de vie : la consommation de tabac, la consommation d’alcool, l’exercice physique et l’alimentation.

L’étude a porté sur 16 000 personnes, âgées de 65 à 75 ans. Parmi les hommes, les résultats indiquent que ceux fumant des cigarettes, buvant régulièrement de l’alcool, pratiquant peu d’activités sportives et mangeant très peu de fruits, n'ont que 35 % de chances de vivre une décennie de plus. En revanche, selon ces travaux, les hommes du même âge ayant un mode de vie inverse dit «sain», ont eux 67% de chance de vivre au moins encore 10 ans!

Sans surprise, le tabac représente à lui seul  57% de risques sur l’espérance de vie. Les trois autres critères (alcool, exercice physique, alimentation) ne pèsent que pour 15% chacun. Cette étude confirme donc les rercherches publiées en début d'année dans le New England Journal of Medecine et montre que le tabac peut faire perdre jusqu'à 10 ans d'espérance de vie aux fumeurs.

SD

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Une vie saine doublerait l’espérance de vie !
Jeudi, 24/07/2014 - 11:23

Une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Zurich a calculé le temps qu’il nous reste à vivre selon notre mode de vie. Si les recherches n’incluent que des personnes âgées de 65 et 75 ans, chacun peut s’identifier puisque l’estimation se base sur quatre critères de mode de vie : la consommation de tabac, la consommation d’alcool, l’exercice physique et l’alimentation.

L’étude a porté sur 16 000 personnes, âgées de 65 à 75 ans. Parmi les hommes, les résultats indiquent que ceux fumant des cigarettes, buvant régulièrement de l’alcool, pratiquant peu d’activités sportives et mangeant très peu de fruits, n'ont que 35 % de chances de vivre une décennie de plus. En revanche, selon ces travaux, les hommes du même âge ayant un mode de vie inverse dit «sain», ont eux 67% de chance de vivre au moins encore 10 ans!

Sans surprise, le tabac représente à lui seul  57% de risques sur l’espérance de vie. Les trois autres critères (alcool, exercice physique, alimentation) ne pèsent que pour 15% chacun. Cette étude confirme donc les rercherches publiées en début d'année dans le New England Journal of Medecine et montre que le tabac peut faire perdre jusqu'à 10 ans d'espérance de vie aux fumeurs.

SD

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

AVC et insuffisance cardiaque : une diminution historique de la mortalité !
Jeudi, 24/07/2014 - 11:18

On savait déjà que la mortalité de cancer ne cesse de reculer depuis plus de 20 ans dans tous les pays développés, si l'on tient compte de l'augmentation et du vieillisement de la population. Mais voici que deux études épidémiologiques, l'une américaine, l'autre française, montre que la mortalité liée à l'insuffisance cardiaque et aux AVC (accidents vasculaires cérébraux) a également sensiblement diminuée au cours de ces dernières années. Selon l'étude américaine, le risque de faire un premier AVC a baissé de 24% ces vingts dernières années, et le nombre de décès a, dans le même temps, chuté de 20%.

Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont suivi environ 14 000 américains n’ayant jamais eu d’AVC, âgés de 45 à 64 ans dès la fin des années 80, et ce pendant 20 ans. Durant cette période, 7% d’entre eux ont eu un AVC.  Parmi eux, 10% sont morts dans les 30 jours suivant l’AVC, 21% dans l’année, 40% dans les 5 ans, et 58% d’ici à la fin de l’étude.

Selon cette étude dirigée par Josef Coresh, ces diminutions, à la fois du risque et de la mortalité liée aux AVC, s’expliquent par un meilleur contrôle des facteurs de risque, comme la pression artérielle, l’arrêt du tabac et l’utilisation des statines pour faire baisser le cholestérol.

Une autre étude, française celle-ci, montre qu' au cours de la dernière décennie, la mortalité par insuffisance cardiaque a baissé de 30 %. En effet, entre 2000 et 2010, le nombre de décès liés à l’insuffisance cardiaque a baissé de 4 % par an. La fréquence de l’insuffisance cardiaque ne baissant pas, la diminution de la mortalité s’explique surtout par l’amélioration des traitements (bêtabloquants, inhibiteurs de l’enzyme de conversion de l’angiotensine, etc.) mais aussi par l’éducation thérapeutique des patients. 

JAMA

BEH

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Les maladies inflammatoires auraient-elles une origine commune ?
Jeudi, 24/07/2014 - 11:07

Selon une étude menée par des chercheurs de l'université de Copenhague sur 50 patients, une protéine jouerait un rôle clé dans l’apparition des inflammations chroniques entraînant des pathologies aussi variées que le psoriasis, l’arthrite, ou les maladies inflammatoires de l’intestin. 

Ces recherches dirigées par Kirsten Reichwald ont étudié le processus à l'origine de ces inflammations qui finissent, à terme, par se transformer en véritables affections particulièrement douloureuses et handicapantes, et qui touchent non seulement les os et les articulations, mais aussi la peau.

Ces travaux ont permis de confirmer que c’était la présence d’un agent pathogène qui poussait l’organisme à réagir de manière excessive en activant le système immunitaire, ce qui finit par provoquer une inflammation chronique qui va se traduire par une  arthrite ou un psoriasis. Il semblerait en effet qu’une seule protéine, appelée TL1A, puisse provoquer une "saturation" de notre système immunitaire et ainsi, faciliter le phénomène d’inflammation. Les chercheurs danois travaillent à présent sur la mise au point de traitements permettant de bloquer l’action de cette protéine, ce qui devrait  réduire sensiblement les risques d’inflammations chroniques et donc de pathologies qui en résultent.

PLOS

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Les maladies inflammatoires auraient-elles une origine commune ?
Jeudi, 24/07/2014 - 11:06

Selon une étude menée par des chercheurs de l'université de Copenhague sur 50 patients, une protéine jouerait un rôle clé dans l’apparition des inflammations chroniques entraînant des pathologies aussi variées que le psoriasis, l’arthrite, ou les maladies inflammatoires de l’intestin. 

Ces recherches dirigées par Kirsten Reichwald ont étudié le processus à l'origine de ces inflammations qui finissent, à terme, par se transformer en véritables affections particulièrement douloureuses et handicapantes, et qui touchent non seulement les os et les articulations, mais aussi la peau.

Ces travaux ont permis de confirmer que c’était la présence d’un agent pathogène qui poussait l’organisme à réagir de manière excessive en activant le système immunitaire, ce qui finit par provoquer une inflammation chronique qui va se traduire par une  arthrite ou un psoriasis. Il semblerait en effet qu’une seule protéine, appelée TL1A, puisse provoquer une "saturation" de notre système immunitaire et ainsi, faciliter le phénomène d’inflammation. Les chercheurs danois travaillent à présent sur la mise au point de traitements permettant de bloquer l’action de cette protéine, ce qui devrait  réduire sensiblement les risques d’inflammations chroniques et donc de pathologies qui en résultent.

PLOS

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Les personnes agressives doublent leurs risques d'attaques cérébrales...
Jeudi, 24/07/2014 - 10:55

Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'université du Minnesota à Minneapolis, le fait d' être agressif à l'égard des autres doublerait le risque d'avoir une attaque cérébrale. Ces travaux ont été réalisés auprès de 6700 adultes âgés de 45 à 84 ans. Les sujets ont été évalués sur leur état de stress pendant onze ans et ont régulièrement répondu à des questions sur leur comportement, leurs symptômes dépressifs, leur colère ou leur agressivité.

Les conclusions de l'étude démontrent qu'indépendamment des autres facteurs de risques, les personnes présentant le plus haut niveau d'agressivité doublent leurs risques d'avoir une attaque cérébrale ou un accident ischémique transitoire (AIT). De même les sujets qui présentent des résultats élevés en matière de symptômes dépressifs augmentent de 86 % le risque d'avoir une attaque cérébrale ou un AIT. Quant à ceux qui sont stressés de façon chronique, ils ont un risque 59% plus élevé d'être victimes de ces attaques.

"On se concentre à juste titre sur les facteurs traditionnels de risque - le niveau de cholestérol, la pression sanguine, la cigarette etc -, mais nos travaux montrent que les facteurs psychologiques sont également importants", explique, Susan Everson-Rose, professeur de médecine associée à l'université du Minnesota à Minneapolis. 

STROKE

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cancer agressif de la vessie : vers un nouveau traitement
Jeudi, 24/07/2014 - 10:14

On estime à environ 12 000 le nombre de nouveaux cas de cancers de la vessie diagnostiqués en France en 2012. Pour environ un quart des patients, la tumeur est invasive et dans ce cas seul un patient sur 2 est encore en vie cinq ans après l'ablation de la vessie.

L'équipe du Dr Radvanyi, de l'Institut Curie, a analysé des gènes de 383 tumeurs vésicales invasives et a ainsi pu identifier un groupe de tumeurs particulièrement agressif, qui représente près de 24 % des cas de cancer de la vessie. "Leur profil d'expression génique s'est révélé très proche de celui d'un type particulier de tumeurs agressives du sein, dites "basal-like".

L'analyse des anomalies moléculaires spécifiques de ce groupe de tumeurs a montré une activation permanente de la voie EGFR, une voie de signalisation moléculaire qui constitue une cible thérapeutique pour plusieurs thérapies ciblées déjà utilisées dans le traitement d'autres cancers, notamment ceux du côlon et du poumon.

Les résultats de ces recherches devraient déboucher prochainement sur des essais cliniques et d''autres travaux sont actuellement en cours afin d'accroître l'efficacité des molécules anti-EGFR en les combinant avec une chimiothérapie conventionnelle.

HC

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Un gène pour remplacer le pacemaker ?
Jeudi, 24/07/2014 - 09:49

Lorsque le muscle cardiaque ne parvient plus à rempir normalement sa fonction, les médecins ont souvent recours à un stimulateur cardiaque ou pacemaker. Ce dispositif directement implanté dans l’organisme génère des impulsions électriques qui permettent de réguler les battements du cœur. Mais cette intervention reste lourde pour le patient.

Des chercheurs de l’Institut cardiaque Cedars-Sinaï, dirigés par Eduardo Marban, ont montré qu'il était envisageable de recourir à la thérapie génique pour stimuler les cœurs défaillants. Ils ont découvert un gène, nommé TBX18, qui pourrait, à terme, remplacer l’implantation d’un pacemaker. En effet, en injectant ce gène spécifique à l’intérieur du cœur d’animaux, au sein de la chambre pompante principale, les chercheurs ont réussi à induire la transformation de cellules normales en cellules sinusales. Ce processus a permis de réguler correctement le rythme cardiaque des porcs malades.

Les chercheurs vont à présent poursuivre leurs essais sur l'homme pour vérifier si ce même gène est aussi efficace chez l’être hiumain. Si c’est le cas, une nouvelle ère thérapeutique pourrait s’ouvrir en cardiologie.

STM

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

 

Un bracelet pour prévenir les risques cardiaques
Mercredi, 23/07/2014 - 16:09

La société STBL Medical Research AG (STBL) a mis au point un système de la taille d'une montre qui enregistre la pression artérielle en permanence. La mesure est effectuée par plusieurs capteurs qui mesurent simultanément la pression de contact, le pouls et le flux sanguin à la surface de la peau au niveau du poignet. Cet appareil  pourrait alors être utilisé aussi bien à titre de précaution pour les patients à haut risque, mais aussi comme moniteur de fréquence cardiaque pour surveiller la pression artérielle lors d’activités physiques.

Dans l’élaboration de cette technologie, les ingénieurs se sont confrontés à un obstacle : la pression de l'appareil sur la peau change constamment, ce qui signifie que des mesures de correction très sensibles doivent être considérées. Le laboratoire de l'Empa a alors placé dans le bracelet un capteur à base de fibres piézorésistifs, capable de mesurer la pression de contact de l'appareil sur la peau.

Plus d'un milliard de personnes devraient mesurer leur tension artérielle tous les jours afin d'éviter les conséquences possibles de l'hypertension. Le capteur de l’Empa, en offrant une mesure en continu, augmente les marges de sécurité. En effet, une crise cardiaque, tout comme un accident vasculaire cérébral, est précédée par une onde de pression accrue, que le système pourrait enregistrer et analyser, ce qui permettrait de prendre des mesures d'urgence.

Le dispositif permet également d'enregistrer la pression sanguine dans l'environnement naturel du patient, le patient conservant sa liberté de mouvement. Des essais cliniques sont actuellement en cours. Les premières mesures, prises en parallèle d’une procédure de cathéter, ont enregistré des résultats très prometteurs. Le capteur devrait être dix fois moins cher que les dispositifs de surveillance 24 heures sur 24 actuellement utilisés dans les hôpitaux.

Carunda

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Marcher régulièrement pourrait ralentir la progression de la maladie de Parkinson !
Lundi, 21/07/2014 - 21:46

Avec 150 000 malades, la maladie de Parkinson représente la seconde affection neurodégénérative après la maladie d'Alzheimer en France. Les patients atteints par cette maladie ont des tremblements, des raideurs et voient leurs mouvements se ralentir.

Les troubles de la marche sont également fréquents lors de l'évolution de la maladie de Parkinson. Pourtant, une nouvelle étude réalisée sur 60 personnes par le Dr Ergun Uc, de l'Université de l'Iowa, vient de montrer que le fait de pratiquer une marche de 45 mn, d'intensité modérée (un moniteur cardiaque permettait de vérifier l'intensité), trois fois par semaine,  pendant 6 mois, permettrait de ralentir la progression de la maladie.

L'étude souigne que "La marche peut fournir un moyen sûr et facilement accessible pour améliorer des symptômes de la maladie de Parkinson et la qualité de vie chez les personnes atteintes d'une forme légère à modérée de la maladie".

Dans le même temps, les participants à l'étude ont passé des tests mesurant leurs fonctions motrices, leur mémoire, leur capacité de raisonnement ainsi que leur humeur et leur état de fatigue. L'étude a révélé que ces marches régulières amélioraient les fonctions motrices de 15%, l'attention de 14% et réduisait la fatigue de 11%.

NEUROLOGY

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Vers un simple test sanguin pour prédire le risque de cancer du sein
Lundi, 21/07/2014 - 20:35

On sait qu'une femme sur huit sera concernée par le cancer du sein au cours de sa vie. En cause, plusieurs facteurs tels l’alimentation, la sédentarité, et le vieillissement de la population.

Afin d’améliorer le dépistage de ce cancer très fréquent, Martin Widschwendter et ses collaborateurs de l'University College de Londres ont travaillé  sur le gène BRCA1, connu pour être responsable de 10 % des cancers du sein. En étudiant des échantillons sanguins de femmes ayant ce gène, ainsi que ceux de femmes ne le possédant pas, les chercheurs ont découvert une signature ADN qui permettrait dans tous les cas de déceler les patientes susceptibles d’être touchées par un cancer du sein, même en l’absence de prédisposition génétique liée à BRCA1.

Selon ces chercheurs, un simple test sanguin permettrait de reconnaître ou non la présence de cette signature ADN et ainsi de prédire les risques de cancer du sein, 10 ans avant sa survenue. Avec un tel test, il devient donc envisageable de mettre en œuvre une prévention active du cancer du sein en agissant sur le mode de vie.

MNT

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Régénérer les dents cariées grâce au laser !
Dimanche, 20/07/2014 - 19:47

Une équipe américaine de Harvard est parvenue, grâce à la stimulation de cellules souches dentaires par un laser, à faire repousser, chez le rat, la dentine, partie de la dent située entre l'émail et la pulpe. 

Ces scientifiques ont utilisé un laser basse énergie produisant une lumière de longueur d'onde égale à 820 nanomètres - dans l'infrarouge - pour activer la dissociation de cellules souches en dentine chez le rat. Le traitement n'a duré que 5 minutes, puis il a fallu 12 semaines à la dentine pour repousser sous une couche protectrice posée par les chercheurs.

Malgré la maîtrise depuis des dizaines d'années du coiffage pulpaire, qui protège la pulpe dentaire après une carie, les traitements finissent souvent par être lourds et douloureux. La régénération grâce aux cellules souches pourrait donc transformer les soins dentaires.

HARVARD

Article rédigé par RT Flash

Vers un diagnostic précoce et fiable de la maladie d'Alzheimer
Dimanche, 20/07/2014 - 19:36

Selon une étude internationale dirigée par Bruno Dubois, la maladie d'Alzheimer pourrait être diagnostiquée de manière plus précoce et plus fiable, grâce à des marqueurs biologiques. "Après 9 ans de travaux, grâce à cette nouvelle approche, il sera désormais possible de faire le diagnostic de manière plus sûre et plus précoce", a déclaré Bruno Dubois.

La pathologie commence généralement par des troubles de la mémoire suivis par des difficultés à s'orienter dans l'espace et le temps, des troubles du comportement et une perte d'autonomie. Mais ces symptômes ne sont pas spécifiques à la seule maladie d'Alzheimer et cette pathologie ne pouvait jusqu'à présent être diagnostiquée de manière sûre à un stade précoce.

Mais ces recherches ont permis de parvenir à un consensus de diagnostic de la maladie d'Alzheimer, à partir de deux profils cliniques spécifiques. Les cas typiques (80 à 85% des cas) sont caractérisés par des troubles de la mémoire épisodique à long terme (rappel volontaire de souvenirs) tandis que dans les cas atypiques (15 à 20% des cas), on trouve soit des troubles de la mémoire verbale, soit des troubles du comportement.

Chacun de ces profils doit, selon les chercheurs, être confirmé par au moins un marqueur biologique. Il s'agit soit d'une ponction lombaire montrant des teneurs anormales de protéines cérébrales dans le liquide céphalorachidien, soit d'une tomographie par émission de positons (TEP) du cerveau, examen d'imagerie qui permet de visualiser les activités des tissus.

LANCET

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Comment le cerveau garde-t-il son équilibre ?
Vendredi, 18/07/2014 - 10:05

Un mécanisme fondamental par lequel le cerveau maintient son équilibre interne, vient d’être élucidé par les chercheurs de l'Université de Californie, San Diego, dirigés par le Pr Massimo Scanziani, professeur de neurosciences à l’Howard Hughes Medical Institute. Cette découverte devrait avoir d'importantes implications pour certains troubles neurologiques et neurodégénératifs.

Ces scientifiques ont découvert une sorte d’équilibre dans la transmission neuronale, avec une équivalence entre le montant total de stimulations des neurones excitateurs et le montant total de signalisations de blocage des neurones inhibiteurs. Ce rapport, nommé E/I ratio, « E » pour Excitateur et « I » pour Inhibiteur était déjà connu pour exister pour chaque neurone,  individuellement et à un moment bien précis. Ces travaux montrent cette fois que le ratio E/I existe aussi pour des « populations » entières de neurones dans le cortex –ici chez la souris- probablement chez les humains.

Cette découverte pourrait avoir  de nombreuses implications cliniques, pour les maladies neurologiques comme l'autisme, l'épilepsie et la schizophrénie qui sont liées à une moindre capacité du cerveau à maintenir ce rapport optimal E/I ou également, pour certaines maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson et la maladie de Huntington. Les chercheurs sont en effet convaincus que rétablir cet équilibre dans le cerveau permettrait de réduire considérablement les symptômes de ces maladies.

Nature

Les grossesses tardives pourraient être un facteur de longévité…
Vendredi, 18/07/2014 - 10:01

Une étude réalisée par des chercheurs de l'université de Boston vient de montrer que les femmes ayant accouché de leur dernier enfant entre 33 ans et 37 ans ont deux fois plus de chance de dépasser les 95 ans que celles qui ont eu leur dernier enfant avant 29 ans.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les données démographiques d'un panel de 462 femmes : 311 ayant atteint 95 printemps et plus, et 151 décédées plus jeunes. Cette base de données préexistante du National Institute on Aging (NIA) avait au départ pour but d'étudier l'influence de la transmission génétique entre les générations.

La grossesse elle-même ne serait pas forcement la cause de la longévité et il s'agirait plutôt d'une prédisposition génétique. La capacité à enfanter après 33 ans serait le signe que l'appareil reproducteur de la femme ne vieillit pas rapidement, et donc que c'est aussi le cas pour son corps.

menopause

Article rédigé par Georges Simmons pour RT Flash

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