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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 247
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 13 Juin 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
USA : l'internet sur les lignes électriques généralisable d'ici 10 ans
Progiciels fonctionnels : des alternatives open source apparaissent
Microsoft admet, en interne, la concurrence de Linux
Microsoft courtise les câblo-opérateurs avec un nouveau logiciel
Intel : 25 ans et un milliard de processeurs vendus
La télévision sur IP se généralise sur le câble
Matière
Mémoires : une percée dans les MRAM
De l'hydrogène produit à partir du gaz de ville bientôt dans les stations-service
Espace
Les images de la sonde Mars Odyssey révolutionnent notre connaissance de Mars
Vivant
Consommation de drogues chez les jeunes: le tabac stable mais l'alcool et le cannabis en hausse
Les femmes enceintes de garçons mangent plus que celles enceintes de filles
Des cellules souches plus rapides
Parkinson : un espoir contre les tremblements
Un nez artificiel reconnaît la tuberculose
Des artères fabriquées en laboratoire !
Recherche
Des avions a hydrogène
Edito
L'exploration de Mars entre dans une phase décisive



La Nasa a donné le coup d'envoi mardi dernier de la plus complexe de ses missions vers Mars, avec le lancement, le 10 juin, de la première de deux sondes contenant un robot géant qui devra explorer la planète rouge et établir si l'eau et la vie ont pu y exister."Ce ne sera pas comme une balade à la plage un dimanche après-midi", a averti Ed Weiler, directeur adjoint de la Nasa pour la science spatiale, lors d'une conférence de presse au centre spatial Kennedy près de Cap Canaveral (Floride, sud-est), à l'occasion du départ prévu de la première des deux sondes de la mission Mars Exploration Rover (MER). "Si nous avons un quelconque espoir de répondre à la question de savoir s'il y a de la vie sur Mars ou s'il y en a eu, nous devons non seulement montrer que l'eau (dont la présence passée a été révélée par de précédentes missions) a existé sur Mars mais qu'elle y est restée pendant très, très longtemps", explique Ed Weiler, responsable des programmes scientifiques de l'agence aérospatiale américaine."Partout où il y a la vie sur Terre, il y a de l'eau, et partout où il y a de l'eau, il y a la vie. Sur Mars, il y eu de l'eau il y a des milliards d'années, et peut-être aussi il y quelques heures", a poursuivi M. Weiler pour résumer les objectifs de la mission. Au terme d'un périple de 500 millions de Km et d'un voyage de 7 mois, le premier robot doit atterrir le 4 janvier 2004 dans le cratère Gusev, par 15 degrés sud de l'équateur de Mars. Le cratère Gusev aurait jadis abrité un lac. La vallée repérée au milieu du cratère a peut-être été creusée par l'eau. Cela pourra être prouvé par la découverte de sédiments ou de roches déplacées par le ruissellement. Le responsable de la Nasa n'a pas exclu les problèmes durant cette mission, notamment durant l'arrivée des robots sur Mars en janvier 2004. Il est vrai que l'exploration de la planète rouge reste un exploit technologique et n'a rien d'une sinécure : sur 30 missions vers Mars tentées, seulement 12 ont réussi au cours des 40 dernières années. Cette mission américaine talonne la première expédition européenne débutée le 2 juin avec la sonde Mars Express, actuellement en route vers la planète rouge. La seconde sonde (MER-B), dont le lancement est prévu le 25 juin, visera le Meridiani Planum, une zone d'accumulation d'hématite grise (une forme d'oxyde de fer associé à de l'eau), située par deux degrés sud de l'équateur. Son arrivée est prévue le 25 janvier 2004, après un voyage de 491 millions de km. La Nasa a mobilisé de gros moyens, environ 800 millions de dollars, pour envoyer ses deux monstres robotisés à six roues aux antipodes l'un de l'autre, sur des sites au potentiel géologique important. Echaudée par l'échec du Polar Lander en 1999, qui s'était écrasé sur Mars après une défaillance de son système de descente motorisé, la Nasa a repris le système du Pathfinder : une descente ralentie par parachute, puis une chute amortie par un système d'airbags. Chaque engin doit rebondir une dizaine de fois sur le sol gelé de Mars avant de s'immobiliser. Une fois les airbags dégonflés, la coquille s'ouvrira comme une corolle, révélant le Rover qui sera immédiatement opérationnel, déployant son bras télescopique surmonté d'un appareil photo, pour prendre une vue panoramique à 360 degrés, en couleur, du site martien. Il pourra alors quitter son enveloppe protectrice pour débuter l'analyse du sol et des roches, grâce à cinq instruments d'étude géologique et à un outil spécial lui permettant de creuser ou de gratter. Qualifiés de "premiers robots géologues interplanétaires" par Joy Crisp, responsable scientifique de la mission, les Rovers alimentés par l'énergie solaire peuvent bouger de 40 mètres par journée martienne, soit davantage que la distance parcourue pendant toute la mission américaine Pathfinder, dont le mini-robot Sojourner de 10 kilos avait été le premier à se déplacer sur Mars en 1997. Les deux sondes, qui mesurent environ 1,45m, effectueront des prélèvements géologiques sur deux côtés opposés de la planète, précise Cathy Weitz, qui travaille sur ce programme. Se déplaçant sur six roues supportant une plate-forme de panneaux solaires, ces sondes sont munies à l'avant d'un bras équipé d'un microscope, de spectromètres pour identifier les minéraux, et d'un outil permettant de gratter la roche pour en analyser la composition. Sur le mât se dressant entre les panneaux solaires, une caméra panoramique aidera les scientifiques à déterminer les zones à explorer. "Quand vous regardez Mars aujourd'hui, c'est froid, sec, nu. Ce n'est pas le genre d'endroit convenant à la vie", estime Steve Squyres, directeur scientifique de la mission, "mais quand vous regardez d'en haut, vous voyez des preuves indubitables de ce que les conditions ont un jour été différentes". Si la planète rouge connaît une telle affluence, c'est parce que la configuration est très favorable en ce moment, Mars se trouvant particulièrement près de la Terre. Cette relative "proximité" de Mars par rapport à la Terre ramène la durée du voyage à sept mois contre neuf ou 10 habituellement. Le 2 juin, l'Agence spatiale européenne (ESA) a lancé sa première mission vers l'astre avec la sonde "Mars Express", partie de Baïkonour (Kazakhstan), pour rechercher elle aussi des traces de vie, grâce à sa mise en orbite pendant au moins deux ans et au robot de conception britannique "Beagle 2", qui doit se poser le 25 décembre dans une région équatoriale appelée Isidis Planitia (voir @RTFlash 246 rubrique espace). Quant à la sonde japonaise "Nozomi", bien que lancée en 1998, elle devrait arriver sur Mars au même moment que Mars Express et les MER: fin 2003. Quelques jours avant le lancement de la première sonde de la mission Mars Exploration Rover étaient publiées les premières données infrarouges collectées pendant un an par l'un des instruments de la sonde américaine Mars Odyssey en orbite autour de la planète rouge (voir article complet dans la rubrique espace de ce numéro). Ces données précieuses, d'une précision sans précédent, montrent des signes d'érosion et prouvent que d'importantes modifications de l'environnement se sont déroulées récemment sur Mars. Loin d'être une planète morte et figée, comme on l'a longtemps imaginé, Mars révèle, grâce à ces images extraordinaires, un nouveau et passionnant visage : celui d'une planète active qui continue à évoluer de manière complexe. Il apparaît donc de plus en plus que l'observation et l'exploration toujours plus poussée de Mars présente bien un immense intérêt scientifique et permet notamment de mieux comprendre comment s'est formée notre terre et son climat et comment la vie a pu y apparaître et s'y développer. C'est pourquoi après avoir épuisé toutes les ressources des missions robotisées programmées pour les 20 ans à venir, l'homme doit aller sur Mars pour franchir une nouvelle étape dans la connaissance de son environnement et dans la compréhension des origines de la vie. Mais au-delà de cette exaltante aventure scientifique, la conquête de Mars marque également un nouveau pas dans l'accomplissement du destin de l'Humanité, qui consiste à toujours reculer les frontières de son Univers pour aller, comme l'a si bien écrit Rimbaud, "au bout de l'inconnu y chercher du nouveau".

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
USA : l'internet sur les lignes électriques généralisable d'ici 10 ans
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Selon une expérience menée par deux entreprises d'électricité américaines, quelques modifications permettent de faire circuler des données internet sur des lignes électriques traditionnelles. Consolidated Edison et Ambient, espèrent que la technologie pourra permettre à n'importe quel foyer relié au réseau électrique de disposer d'un accès internet rapide et peu onéreux. "Des signaux sont envoyés (...) via des lignes électriques depuis longtemps", a déclaré George Jee, responsable de la communication du projet de ConEd. "Les compagnies d'électricité envoyaient des signaux audio sur les lignes pour vérifier leur fonctionnement." Depuis un an ConEd et Ambient expérimentent le système dans un garage de Briarcliff Manor, à une trentaine de kilomètres au nord de New York, où un ordinateur reçoit à la fois de l'électricité et des données de la même prise électrique murale. Les signaux internet sont dirigés des lignes électriques vers un coupleur magnétique et une boîte de communications pas plus grosse qu'un disque dur d'ordinateur, les deux étant reliés au même pôle électrique. Les données sont envoyées sur les lignes à une fréquence bien plus élevée que l'électricité de façon à ce que les deux flux n'interfèrent pas. "Nous faisons attention à ce qu'il n'y ait pas de mélange avec l'électricité, mais on peut s'en servir (des lignes électriques), les deux peuvent coexister", a déclaré Jee. Mais même si les compagnies d'électricité européennes et américaines travaillent depuis les années 1990 sur l'accès internet via des lignes électriques, les particuliers devront patienter avant d'utiliser leurs prises électriques pour se connecter au réseau mondial. Malgré les énormes infrastructures de lignes électriques existantes, le coût de leur adaptation au transfert de données pourrait les rendre comparativement plus chères que d'autres moyens d'accès à internet, comme les technologies sans fil. "En général, ils ont démontré la viabilité théorique des communications haut débit via des lignes électriques", a déclaré Dylan Brooks, principal analyste chez Telluride, une entreprise de conseil spécialisée dans le haut débit. "La question la plus importante est de savoir si c'est la solution la plus rentable" surtout à un moment où la technologie sans fil progresse plus rapidement. Cela va probablement prendre près d'une décennie avant d'être introduit sur le marché de masse", a-t-il ajouté.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030606/85/38qds.html

Progiciels fonctionnels : des alternatives open source apparaissent
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Les logiciels libres se sont d'abord imposés au niveau de l'infrastructure des projets e-business avec des stars comme Linux, Bind, Apache, PHP, JBoss ou MySQL. Arrivées à maturité, ces briques techniques servent maintenant de point d'ancrage à des logiciels de plus haut niveau fonctionnel : des logiciels de gestion financière, de gestion commerciale, et même des progiciels de gestion intégrés (PGI). A l'image d'ERP5, d'Etude ou encore du Facturier, les projets sont, le plus souvent, motivés par deux facteurs : l'absence de solution commerciale répondant à des besoins spécifiques, et la volonté des entreprises de mutualiser leurs coûts de développement et de maintenance. « Les solutions existantes sont très chères et rarement adaptées aux besoins spécifiques d'un cabinet d'avocats. J'ai donc écrit Etude en fonction de mes besoins. Grâce à la licence GPL, son développement sera peut-être, à terme, pris en charge par une communauté. Ce qui augmentera la qualité des modules tout en réduisant leur coût de maintenance », illustre Olivier Subilia, avocat au barreau du canton de Vaud (Suisse). Les initiatives francophones ne sont pas les seules alternatives aux logiciels commerciaux. Certains logiciels anglo-saxons, tels SQL-Ledger (comptabilité), Compiere (PGI) ou Value (PGI), ont, en effet, été conçus dès leur origine pour être facilement adaptables. Langue et spécificités nationales sont introduites sous forme de plug in. « SQL-Ledger est complètement paramétrable et peut être adapté aux spécificités de la comptabilité française. A condition, toutefois, de mettre les mains dans le cambouis », explique Daniel Andron, expert-comptable et commissaire aux comptes, qui s'appuie sur SQL-Ledger pour ses besoins et ceux de ses clients. De Compiere - l'un des projets les plus actifs - à Nomicmac, la richesse fonctionnelle des outils varie fortement, essentiellement en fonction du type d'entreprise visé. Certains logiciels se cantonnent, en effet, aux besoins de base des TPE, tandis que d'autres, tel ERP5, s'adressent aux grosses PME comme aux grandes entreprises. Avec des atouts tels que la gratuité de licence, l'indépendance vis-à-vis d'un éditeur et un cahier des charges fonctionnel défini par les utilisateurs, il ne manque plus qu'une offre de services et d'intégration accompagnant ces logiciels.

OINet : http://www.01net.com/article/210540.html

Microsoft admet, en interne, la concurrence de Linux
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Microsoft est confronté à une sérieuse concurrence du logiciel libre Linux et à un ralentissement des dépenses technologiques des entreprises, a déclaré mercredi Steve Ballmer, directeur général du premier concepteur mondial de logiciels. "Dans cet environnement de maigres budgets technologiques et d'inquiétudes sur l'attention que Microsoft porte à ses clients, les logiciels non commerciaux tels que Linux et OpenOffice sont considérés comme des alternatives intéressantes," écrit Ballmer aux plus de 50.000 employés de Microsoft dans un courrier électronique interne obtenu par Reuters. Le logiciel Linux est gratuit et peut être copié et modifié, contrairement à ceux de Microsoft. OpenOffice est une application utilisant le système d'exploitation Linux et imitant les programmes de traitement de texte, de tableur et de présentation de documents de la série Microsoft Office. Linux s'est répandu parmi les entreprises cherchant à réduire les coûts de leurs systèmes informatiques. "Sur le long terme, je suis optimiste sur nos perspectives de croissance. Mais nous sommes confrontés à de sérieuses difficultés à court et moyen terme", a déclaré Ballmer. "L'état général de l'économie est problématique. Lorsque je parle avec nos clients, il y a moins de passion et d'enthousiasme pour la technologie et un souci plus grand de faire plus avec moins de moyens." Les commentaires de Ballmer sur Linux mettent en évidence l'attention croissante portée par Microsoft à ce concurrent. Bien que son système d'exploitation Windows équipe pratiquement tous les ordinateurs personnels mondiaux, Microsoft est en compétition avec Linux sur le marché des serveurs gestionnaires de réseaux informatiques. "L'adoption de Linux par IBM a ajouté de la crédibilité (à Linux) (...)", a-t-il déclaré en faisant allusion à la stratégie d'International Business Machines, de proposer les services Linux pour ses ordinateurs d'entreprises haut de gamme.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030605/85/38o1y.html

Microsoft courtise les câblo-opérateurs avec un nouveau logiciel
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Microsoft a déclaré qu'il voulait proposer de nouveaux logiciels à l'industrie du câble, dans l'espoir de prendre enfin pied sur un marché jusque là plutôt insensible à ses offres. Le fondateur du géant du logiciel, Bill Gates, devait donner davantage de détails lundi sur ce nouvel ensemble de logiciels, baptisé Microsoft TV Foundation, à l'occasion du National Show de Chicago, manifestation qui rassemble chaque année les professionnels du secteur. Le logiciel permet aux abonnés au câble d'accéder plus facilement à la vidéo à la demande, a indiqué Microsoft. Après plusieurs tentatives, la firme de Redmond espère bien s'imposer enfin dans ce secteur. En 1999, Microsoft a investi cinq milliards de dollars dans AT&T Broadband. Cet investissement devait notamment lui permettre d'équiper avec son logiciel les quelque 10 millions de nouveaux boîtiers d'AT&T mais le câblo-opérateur renonça à généraliser le système après l'avoir testé sur quelques centaines de milliers de décodeurs. Le logiciel exigeait des boîtiers coûteux et lorsque les marchés se sont effondrés en 2001, les câblo-opérateurs étaient encore moins enclins à investir dans les équipements, commentent les analystes. Microsoft a eu des débuts difficiles avec les professionnels du câble, confirme Sean Badding, analyste chez Carmel Group. La société a affirmé que ces nouveaux outils faciliteraient la conception des menus interactifs qui permettent aux abonnés d'accéder à une chaîne. Le logiciel fonctionne avec des boîtiers moins chers. Il est finalement compatible avec des décodeurs de différentes marques, ce qui n'est pas le cas actuellement, précisent-ils. "La question de savoir si Microsoft veut devenir la norme dans ce secteur ne se pose pas même pas", a assuré Badding. "Il veut dominer le marché du câble."

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030609/85/38wg8.html

Intel : 25 ans et un milliard de processeurs vendus
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

En 1978, les ordinateurs opéraient à l'aide de transistors à lampe, pesaient des centaines de kilos pour un volume plus proche de l'armoire normande que de la machine de bureau. Ils étaient évidement complètement immobiles et s'adressaient à quelques scientifiques et industriels. Avec son premier microprocesseur lancé le 8 juin 1978, un 8086 à 5 MHz pour 29 000 transistors gravés en 3 microns, Intel va révolutionner l'industrie de l'informatique. Notamment avec l'aide d'IBM qui intégrera en 1982 le 8088, une version évoluée du 8086, dans ses personal computers. Que de progrès en 25 ans : le Pentium 4 intègre aujourd'hui environ 55 millions de transistors gravés en 0,13 micron (130 nanomètres) et son horloge tourne à plus de 3 GHz, soit 600 fois plus vite que le 8086. Mais, bien qu'elle ait été enrichie au fil des ans, c'est surtout l'architecture x86 32 bits qui a survécu à ce quart de siècle et prédomine tant chez le fondeur de Santa Clara que chez les Athlon et Duron du concurrent AMD (qui bascule cependant doucement vers le 64 bits). Selon Mercury Research, Intel aurait vendu plus d'un milliard de processeurs. Et toujours selon ce même cabinet d'études, le seuil des 2 milliards de puces commercialisées sera franchi en 2007. La production des processeurs serait-elle, à l'image de la loi de Moore, exponentielle ?

VUNet : http://www.vnunet.fr/svm/actu/infojour.htm

La télévision sur IP se généralise sur le câble
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

NC Numéricâble, le cablo-opérateur du groupe Vivendi via Canal+, teste depuis le 21 mai un service de «télévision sur IP», auprès des 15000 abonnés de ses offres d'accès internet de la région parisienne. Cinq chaînes thématiques (Equipe TV, I-Télévision, Canal J, Match TV et MTV Live) peuvent être regardées en plein écran, depuis un PC, avec une qualité d'image entre le VHS et le DVD. Les émissions sont diffusées comme les chaînes de TV classiques, en flux continu et en "multicast", c'est-à-dire que le même programme est envoyé simultanément à tous les destinataires. Le câblo-opérateur utilise pour cela la technologie de Naino SA, un opérateur de télévision sur IP basé à Paris. Les données vidéo sont transférées avec un débit de 1 Mégabits par seconde (Mbps), quelle que soit la connexion internet de l'utilisateur (128, 512 et 1024 Kbps), car elles empruntent une bande passante parallèle. «Nous séparons sur notre réseau le flux de données vidéo de celui des données internet», explique à ZDNet Olivier Defoort, directeur réseau adjoint chez NC Numéricâble. «Pour cela, le flux internet vidéo est au protocole UDP/IP alors que le flux internet est comme à l'accoutumée en TCP/IP, le protocole standard de l'échange de données sur internet», poursuit le responsable. L'UDP/IP (User Datagram Protocole) est une variante du protocole TCP/IP particulièrement bien adaptée à la vidéo. «Notre réseau est capable de supporter parallèlement l'envoi en continu de ce flux vidéo et les connexions internet pour l'ensemble des abonnés; il n'y a donc pas de saturation à craindre», précise par ailleurs Defoort. Enfin, seuls les abonnés aux offres internet de NC Numéricâble peuvent voir ces chaînes, diffusées sur une partie réservée du portail numericable.fr, dont l'accès est filtré par reconnaissance de l'adresse IP du PC de l'abonné.Le test est prévu pour durer deux mois à l'issue desquels il sera décidé si le service est payant ou s'il s'agit juste d'un argument de vente pour les offres internet. Le service de NC Numéricâble est une réponse à celui de Noos (groupe Suez-Lyonnaise), qui depuis juillet 2001 a lancé trois chaînes accessibles également en "multicast", via la technologie de Naïno (CNBC, I-Télévision et Ciné-Info). Tout comme pour NC, Noos utilise donc une bande passante parallèle. Ses services sont pour l'instant gratuits, mais un bouquet payant fera son arrivée en septembre, nous a indiqué Noos.Enfin les deux câblo-opérateurs devraient entrer en concurrence avec le haut débit sur ligne téléphonique (technologie ADSL). TF1, qui détient en partie les droits de diffusion du championnat de France de football, prépare ainsi un bouquet de programmes dédiés aux internautes ADSL. Actuellement, le groupe fait des tests auprès de 200 personnes jusqu'en juillet. Club-Internet a, de son côté, lancé depuis novembre 2002 son offre Live Pass pour ses abonnés ADSL: elle donne accès pour 5 euros pas mois à cinq chaînes (LCI, Eurosport, MTV Live, MCM2 et Teletoon). Désavantage de l'ADSL: il ne permet pas d'exploiter une bande passante parallèle. La vidéo et l'internet se partagent donc le même débit. D'où le risque d'embouteillages, en fonction du nombre de personnes connectées en même temps.

ZDNet : http://www.zdnet.fr/

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Matière
Matière et Energie
Mémoires : une percée dans les MRAM
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Associés depuis novembre 2000 dans la recherche sur les mémoires non volatiles, International Business Machines et Infineon Technologies ont annoncé le 10 juin avoir réalisé une avancée importante dans le domaine des mémoires MRAM, qui pourraient notamment permettre d'allumer les ordinateurs quasi-instantanément. IBM a expliqué que les mémoires MRAM (Magnetic Random Access Memory) pourrait remplacer dès 2005 les DRAM (Dynamic random access memory), mémoire vive des PC actuels. La technologie MRAM agira également comme une mémoire Flash, qui permet de sauvegarder des données quand l'appareil est éteint. Avec une mémoire MRAM, un ordinateur pourra s'allumer comme une lampe, instantanément, souligne IBM. Contrairement aux mémoires DRAM, l'information n'est plus stockée sur les MRAM sous forme d'impulsions électriques mais sous forme de charges magnétiques grâce à la technologie des jonctions magnétiques "tunnels". En outre, ce type de mémoire non volatile n'a pas besoin d'un "raffraichissement" constant des données et consommera donc beaucoup moins d'énergie que nos actuelles mémoires DRAM et SRAM : un atout décisif pour accroître l'autonomie des mobiles, portables, PDA, ordinateurs de poche et autres terminaux numériques nomades. Enfin dernier avantage de ces MRAM, une rapidité d'accès bien plus grande que nos mémoires actuelles. Cette annonce des deux fabricants survient au moment où tous cherchent des moyens de mieux traiter les données, sur PC, téléphones portables ou ordinateurs de poche. "Je pense que le secteur recherche désespérément une technologie de mémoire universelle qui peut répondre à tous les défis actuellement relevés par différents types de mémoires", a souligné Richard Gordon, analyste chez Gartner. IBM, qui travaille sur les MRAM depuis les années 70, espère pouvoir faire une démonstration l'année prochaine. D'autres grands noms travaillent sur ces nouvelles mémoires, notamment Toshiba, Motorola et NEC.

Brève rédigée par @RT Flash

IBM :

http://www.research.ibm.com/resources/news/20030610_mram.shtml

De l'hydrogène produit à partir du gaz de ville bientôt dans les stations-service
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Un des problèmes majeurs qui freine l'utilisation de piles a combustible dans l'automobile est l'approvisionnement en hydrogène. Des chercheurs du " Process Technology Group " de l'université de Warwick dirigent le projet, " Hydrofueler ", qui a pour objectif de connecter les stations-service au réseau de distribution de gaz et d'utiliser ce gaz pour ravitailler en hydrogène les automobiles fonctionnant avec des piles a combustibles. Si connecter les stations-service au réseau de gaz n'est pas très difficile, produire de l'hydrogène a partir du gaz naturel dans un espace restreint et en utilisant un procédé simple est bien plus ardu. Des procédés industriels pour produire de l'hydrogène a partir de gaz naturel existent. Ces technologies utilisent malheureusement des installations de grandes dimensions qui ne peuvent pas être réduites. De plus, le coût de ces installations est généralement très élevé. En combinant un nouveau design de réacteur, de nouveaux procédés d'échanges thermiques, des matériaux originaux et un nouveau catalyseur pour augmenter le rendement de la réaction de reformage du gaz, les chercheurs de l'université de Warwick ont réussi à résoudre ce problème. Ces innovations ont permis à l'équipe de développer un réacteur d'une taille raisonnable (quelques mètres cube), suffisamment petit pour être utilise dans les infrastructures des stations-service et capable de produire de l'hydrogène à un coût raisonnable. Comme le procédé est divise en plusieurs étapes pour produire l'hydrogène, il est capable de produire de l'hydrogène de différentes qualités et de répondre aux besoins des différents types piles a combustible. Ce projet qui rassemble plusieurs partenaires européens est financé par l'Union Européenne a hauteur de 2.8 millions d'euros sur trois ans. L'équipe examine maintenant la possibilité de développer en utilisant la même technologie, un système de transformation du gaz naturel en hydrogène embarqué dans les automobiles et de remplacer les procédés industriels existant par cette nouvelle technologie. De son côté, la firme japonaise IHI a également mis au point une unité de production hydrogène qui pourrait permettre une commercialisation plus facile des véhicules a piles a combustible. La société travaille en effet à une membrane d'extraction contenant un alliage de palladium qui devrait permettre de fabriquer de hydrogène a partir du gaz de ville. Ce procédé serait moins cher et plus compact que les unités de production traditionnelles, facilitant la mise en place de stations service à hydrogène au centre même des villes. La méthode actuelle de production la plus répandue consiste à produire hydrogène a partir du naphta et d'autres carburants fossiles à haute température et sous pression contrôlée. Mais ce procédé est cher (plus de 100 yen par litre produit). La membrane d'IHI permet une production à moitie prix, à l'aide d'une installation dont le coût serait réduit d'environ 30% par rapport aux systèmes existants. Du fait que le nouveau dispositif ne nécessite pas unité de pressurisation ni de composants spécifiques, la place occupée est de moitie inférieure à celle des stations actuelles de production hydrogène. Le système devrait être achevé en 2005, pour être ensuite commercialise auprès d'entreprises de gaz et autres compagnies intéressées par la distribution hydrogène.

BE GB : http://www.adit.fr

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Espace
Espace et Cosmologie
Les images de la sonde Mars Odyssey révolutionnent notre connaissance de Mars
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Des signes d'érosion et d'importantes modifications de l'environnement sont présents sur Mars, selon les données infrarouges collectées pendant un an par l'un des instruments de la sonde américaine Mars Odyssey en orbite autour de la planète rouge, publiées le 5 juin. Ces données collectées par le Système d'imagerie des émissions thermiques (THEMIS) qui équipe la sonde de la Nasa "vont révolutionner notre cartographie de la planète et notre idée de sa géologie", a estimé le responsable de cet instrument pour la mission Mars Odyssey, Philip Christensen. "Cela va occuper les spécialistes de Mars pendant les 20 prochaines années, pour comprendre les évolutions qui ont produit ce paysage", a encore estimé M. Christensen.THEMIS fournit des images des températures et radiations infrarouges de la surface de Mars, révélant des détails géologiques impossibles à obtenir avec les autres équipements qui scrutent la surface de la planète, selon les chercheurs. Parmi les nouvelles données jugées significatives figure la présence de différentes couches à la surface de Mars qui indiquent des changements majeurs dans l'environnement de la planète. "Il est très difficile de dire exactement ce qui s'est passé à un endroit donné, mais nous avons établi qu'en de nombreux endroits sur Mars, la situation n'a pas été la même pendant des milliards d'années", a expliqué le chercheur, auteur d'un article détaillant ses travaux dans la revue américaine Science datée du 6 juin. Son équipe a notamment repéré l'accumulation de rochers sur certaines collines martiennes, indiquant des effets récents de changements dans l'environnement. "Si ces rochers avaient été produits il y a des milliards d'années, ils seraient couverts de poussière", a poursuivi M. Christensen, en estimant que les nouvelles images montre une planète "Mars dynamique, un endroit actif".

NASA :

http://mars.jpl.nasa.gov/odyssey/newsroom/pressreleases/20030605a.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Consommation de drogues chez les jeunes: le tabac stable mais l'alcool et le cannabis en hausse
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

L'usage du tabac chez les jeunes de 17 ans, en particulier chez les filles, semble marquer le pas avec un "léger fléchissement" de l'usage régulier, selon les premiers éléments d'une étude de l'observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT). Les auteurs de l'étude, dont les résultats définitifs doivent paraître en septembre, relèvent une "stabilisation récente de l'expérimentation" de la cigarette et un "léger fléchissement" de l'usage régulier. Les chercheurs estiment qu'il faudra attendre de nouvelles études pour "déterminer si cette évolution légère persiste et dessine une tendance à plus long terme ou si elle n'est qu'une fluctuation conjoncturelle" après une décennie de croissance continue. Cette étude, baptisée ESCAPAD, a été réalisée en 2002 auprès des jeunes nés en 1985 venus passer leur journée d'appel de préparation à la défense. "L'usage quotidien est largement répandu sans différence significative entre les sexes (39 % parmi les filles, 40 % parmi les garçons)" mais "le tabagisme actuel, fumeurs occasionnels ou quotidiens, a légèrement baissé (47,8 % contre 49,6 % en 2000) notamment parmi les filles (47,8 % contre 50,7 % en 2000), la baisse observée parmi les garçons n'étant pas significative", selon les chercheurs. L'usage de tous les autres produits étudiés par l'OFDT, alcool, drogues psychoactives, dont le cannabis, mais aussi médicaments psychotropes, restent en revanche en hausse. "Entre 2000 et 2002, l'usage de boissons alcoolisées au cours des trente derniers jours est resté stable parmi les filles (76,8 % contre 77,4%) mais il a augmenté parmi les garçons (84,7 % contre 81% en 2000), cette augmentation étant surtout due à la croissance de la proportion de buveurs réguliers (18,8 % contre 16%)", selon l'étude. "A 17 ans, 62,8 % des garçons déclarent avoir été ivres et 49,1 % des filles" reconnaissent l'avoir été, des proportions relativement stables par rapport à 2000. Concernant le cannabis, "plus souvent expérimentateurs (54,6 % contre 45,7 %), les garçons sont aussi presque trois fois plus souvent usagers réguliers (17,7 % contre 6,8 %)" que les filles. "Il est probable que l'expérimentation du cannabis plafonnera en deçà de celle du tabac bien qu'on ne puisse prédire à quel niveau", poursuivent les auteurs.

OFDT : http://www.ofdt.fr/

Les femmes enceintes de garçons mangent plus que celles enceintes de filles
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Les femmes enceintes de garçons ont tendance à manger quotidiennement 10 % de calories en plus que celles qui attendent des filles, sans pour autant prendre elles-mêmes plus de poids, selon une étude. Une pratique qui expliquerait en partie pourquoi les nourrissons mâles pèsent plus lourd que les filles. L'étude, publiée dans le British Medical journal, suggère l'existence de signaux entre le foetus et la mère qui commanderaient chez elle l'appétit pendant la grossesse. A la naissance, les nouveau-nés de sexe masculin pèsent généralement 100 grammes de plus que les filles. L'étude, réalisée par des chercheurs de l'école de santé publique de Harvard aux Etats-Unis et l'Institut Karolinska de Stockholm en Suède, est la première à considérer l'alimentation maternelle à l'origine de ce phénomène. Les scientifiques ont analysé l'alimentation de 244 Américaines une semaine avant la visite médicale obligatoire des 27 semaines de grossesse. Toutes les femmes ont donné naissance à des enfants nés à terme, de poids normal. Selon les chercheurs, les mères de garçons avaient mangé 10%, soit 200 calories de plus par jour que celles qui ont accouché de filles. Mais quel que soit le sexe du foetus, le poids pris par la femme enceinte jusqu'à la naissance était le même. "Cela semble sans aucun doute commandé par le foetus", estime Kent Thornburg, spécialiste de la physiologie foetale, de l'Université des sciences de la santé de l'Oregon et qui n'a pas participé à cette étude. Mais ces découvertes ne signifient pas forcément que les garçons sont plus forts uniquement parce que leur mère mange plus, ajoute-t-il. "Cela aboutirait à la conclusion selon laquelle plus une femme enceinte mange, plus son bébé sera gros, et que les filles seraient plus grosses à la naissance si leurs mères mangeaient plus". "L'hypothèse la plus probable, c'est que les foetus stimulent l'appétit de leur mère en fonction de leurs besoins pour une croissance optimale". Les scientifiques ne comprennent pas exactement ce qui provoque l'augmentation de l'appétit qui caractérise la grossesse mais les résultats de l'étude suggèrent qu'il existe une communication chimique entre la mère et le foetus. Grâce à celle-ci, les garçons grossiraient plus vite que les filles, la mère étant entraînée à manger plus pour permettre la croissance du garçon. Cette hypothèse pourrait s'appliquer à la découverte récente de l'existence d'une relation entre la taille de naissance et le risque de maladie cardio-vasculaire et de diabète à l'âge adulte. "Il y a dix ans, nous pensions que le risque de maladie chronique le plus important chez n'importe quel nourrisson apparemment en bonne santé était simplement le résultat de l'héritage génétique des parents", poursuit le Pr Thornburg. "Nous savons maintenant que l'accès du foetus aux nutriments est important pour déterminer la croissance prénatale et par là même la santé future."

BMJ du 7-06-2003 : http://bmj.com/cgi/content/full/326/7401/1245?

Des cellules souches plus rapides
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Des chercheurs torontois du university Health Network ont découvert un nouveau type de cellule souche qui serait capable de renforcer les systèmes immunitaires affaiblis par des traitements contre le cancer ou des greffes. Ces cellules produisent de nouveaux globules sanguins plus rapidement que les cellules souches déjà connues. Les chercheurs ont fait cette découverte après avoir repensé la façon dont les cellules souches sont habituellement transplantées. Les gens qui suivent des traitements pour un cancer, ou qui ont subi une greffe d'organe ou de moelle, sont très vulnérables dans les semaines qui suivent les traitements, parce que les médicaments qu'elles doivent prendre réduisent le nombre de globules sanguins disponibles pour lutter contre une infection grave. Le fait d'accélérer la production de globules de remplacement diminue considérablement ce risque, en permettant de rebâtir l'immunité plus rapidement. Cependant, l'utilisation de cette nouvelle procédure sur les humains pourrait prendre encore plusieurs années.

Nature Medicine. : http://www.nature.com/cgi-taf/DynaPage.taf?

Parkinson : un espoir contre les tremblements
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Deux équipes françaises du CNRS et de l'INSERM, et un groupe de chercheurs allemands, viennent de mettre au point un traitement susceptible de lutter contre les troubles motrices très invalidantes qui affectent les parkinsoniens : les dyskinésies. Celles-ci se traduisent notamment par des mouvements involontaires lents et incontrôlés, des tremblements, une rigidité et des troubles de la démarche. Elles apparaissent très fréquemment chez les patients traités à la L-dopa, un des principaux traitements disponibles. A partir d'un travail réalisé sur des singes, les auteurs ont découvert qu'un récepteur (D3) particulier à la dopamine contribuait à l'apparition de ces dyskinésies. Ils ont ainsi mis au point une molécule - BP897 - qui « permet de maintenir la stimulation du récepteur D3 à un niveau contrôlé ». Le résultat a été frappant : les singes parkinsoniens traités avec une combinaison de L-dopa et de BP897 ont ainsi vu disparaître leurs troubles moteurs. Des études cliniques sont d'ores et déjà programmées chez l'homme. Mais « dès à présent, le modèle expérimental choisi (...) tend à suggérer que cette molécule pourrait être un candidat sérieux pour lutter contre les dyskinésies ».

INSERM : http://www.inserm.fr/

Un nez artificiel reconnaît la tuberculose
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Un nez artificiel pourrait aider a l'avenir, a endiguer la propagation de la tuberculose. Des scientifiques berlinois de l'Institut fur Umwelttechnologien (Institut pour les technologies environnementales) et du Laser und Medizin Technologie GmbH (SARL Technologies du Laser et de la Médecine) ont développé, dans le cadre d'un projet de recherche international, le premier modèle de spectromètre capable de détecter le pathogène "Mycobacter tuberculosis", responsable de la maladie. L'appareil mis au point permet un diagnostic immédiat. Il suffit à la personne susceptible d'avoir contracte la tuberculose de souffler dans un petit tuyau. L'air expiré est conduit vers une cellule de mesure du spectromètre, ou les molécules traversent un collecteur d'ions ; les caractéristiques spectrales sont aussitôt déterminées. Le nez artificiel est si sensible qu'il est capable de reconnaître, a cote de Mycobacter tuberculosis, près de 2000 composes chimiques. Le spectromètre peut ainsi détecter des armes chimiques telles que le sarin, le tabon ou l'ypérite, plus connue sous le nom de "gaz moutarde". La taille modeste de l'appareil, qui ne dépasse pas celle d'un attaché-case, son efficacité et sa célérité permettent d'envisager une future utilisation du nez artificiel pour des contrôles rapides au sein des aéroports.

BE Allemagne : http://www.be.adit.fr

Des artères fabriquées en laboratoire !
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Un patient qui subit un pontage coronarien a besoin de vaisseaux sanguins de rechange. À l'heure actuelle, les chirurgiens utilisent soit des vaisseaux provenant des jambes du malade, soit des vaisseaux faits de matériaux synthétiques, qui ont tendance à boucher après quelque temps. Ils rêvent de pouvoir utiliser des vaisseaux neufs entièrement biologiques, cultivés à partir de cellules du malade, de façon à éviter tout rejet. Une équipe de l'Université Duke, en Caroline du Nord, a conçu de tels tissus. Ces chercheurs ont en effet réussi à cultiver quatre artères d'une longueur de 8 centimètres et d'un diamètre de 3 millimètres. Ils ont d'abord prélevé un échantillon de cellules musculaires lisses humaines, le matériau de base des vaisseaux sanguins, et ils les ont déposées dans un milieu de culture pour qu'elles se multiplient. Ce type de cellules présente cependant un défaut majeur : elles prolifèrent de façon limitée. Les chercheurs y ont donc introduit le gène TRTh, connu pour sa capacité à faire proliférer les cellules humaines. Ce gène commande la production d'une partie précise d'une enzyme, la sous-unité transcriptase inverse de la télomérase humaine. Ils ont ensuite installé les tissus cultivés sur des supports cylindriques en polymère biodégradable. Au bout de deux mois, les supports s'étaient dissous et les chercheurs avaient leurs vaisseaux. Il ne restait plus qu'à déposer à l'intérieur des cellules endothéliales, qui forment la couche interne des vaisseaux.

Science Dailly :

http://www.sciencedaily.com/releases/2003/06/030606080223.htm

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Des avions a hydrogène
Samedi, 14/06/2003 - 00:00

Le premier avion fonctionnant grâce a des piles a combustible sera construit par Boeing et réalisera son premier vol en décembre 2003. L'avion utilisera des batteries pour atteindre la vitesse nécessaire pour le décollage et une fois en vol, il dépendra entièrement d'une pile à combustible de 25 kilowatts pour fournir l'électricité qui alimentera l'hélice. C'est la compagnie britannique Intelligent Energy qui a été choisie par Boeing pour fournir cette pile a combustible. Un responsable d'Intelligent Energy souligne que l'appareil n'est qu'un planeur modifie ce qui permettra au pilote de planer jusqu'au sol pour atterrir en cas de

problème. L'utilisation de piles a combustible pour propulser des avions de plus grande taille semble cependant exclue. Si les piles a combustible ne constituent pas réellement un problème, le stockage du carburant, l'hydrogène, est lui problématique. Un responsable de la compagnie américaine Lynntech, société qui construit des drones fonctionnant grâce a des piles a combustible, indique qu'un avion de plus grande taille n'a pas la possibilité de transporter assez d'hydrogène pour produire l'énergie nécessaire a sa propulsion. Boeing prévoit cependant de remplacer les sources auxiliaires d'énergie, qui fournissent pendant le vol l'énergie nécessaire au chauffage et a l'éclairage par des piles a combustibles. Cette énergie est actuellement fournie par des batteries qui sont rechargées lorsque les turbines de l'avion fonctionnent. L'utilisation de pile a combustible permettrait de diminuer la charge de travail de ces turbines et les émissions polluantes lors des vols.

New Scientist du 12/05/03 : http://http://www.newscientist.com/news

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