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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 191
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 19 Avril 2002
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Egalement dans ce numéro
TIC
Les légumes japonais pleins de puces
Le bracelet électronique officialisé dans le code de procédure pénale
Matière
Quatre géants s'unissent en France pour mettre au point les puces du futur
Disques optiques ré-enregistrables : la bataille pour le standard du futur fait rage
Espace
La découverte de deux étoiles étranges remet en cause les théories de la matière
Notre galaxie compterait un milliard de planètes comme la Terre
Terre
Des preuves tangibles du réchauffement climatique
Vivant
Chirurgie du cancer assistée par radioguidage
Un médicament français contre la sécheresse buccale serait efficace contre le cancer du poumon
Le virus du rhume, nouvelle arme contre le cancer
Manger du poisson !
La réparation du myocarde par les myoblastes ouvre la voie à la médecine régénératrice
Hypertension artérielle : une consommation très modérée d'alcool peut être bénéfique
Le mécanisme de l'ossification commence à livrer ses secrets
Alzheimer : l'immunisation pourrait améliorer les performances cognitives
La Chine réussit la première transplantation d'ovaire non congelé
Le café est bon pour les dents
Un tiers des plus de 50 ans "malentendants" en France
Les robots entrent à l'hôpital
Prévention : un rapport sévère de l'Académie de Médecine
Les effets nocifs du tabac persistent longtemps après l'arrêt
La dépression : un Français sur cinq est touché
Garder la forme sans faire d'effort !
Des études qui réhabilitent le maïs OGM
Cellules souches : la frustration croissante des biologistes français
Recherche
Veille stratégique sur Internet : Le Ministère de la recherche lance un appel à propositions
Edito
Face à la maladie d'Alzheimer, nous devons penser et mettre en oeuvre une nouvelle politique de santé publique



Dans notre pays vieillissant, l'extension de la maladie d' Alzheimer constitue un des plus redoutables défis médical, social et économique de ce début de XXIe siècle. On estime aujourd'hui en France à au moins 450000 le nombre de personnes atteintes par cette maladie neuro-dégénérative et chaque année 10000 nouveaux cas surviennent. Pour l'instant, on ne dispose d'aucun traitement efficace contre cette maladie mais, depuis 1995, on utilise deux catégories de médicaments (qui agissent sur deux neurotransmetteurs, l'acétylcholine et le glutamate) pour retarder la progression du mal. Les premiers essais de vaccin commencés fin 2001 en France ont été suspendus en janvier 2002 après la survenue d'une inflammation inexpliquée du système nerveux chez certains patients. De nouveaux médicaments sont en cours d'expérimentation chez l'animal et d'autres approches vaccinales sont prévues chez l'homme mais personne ne peut dire aujourd'hui combien d'années seront nécessaires pour disposer de traitements efficaces aux stades les plus sévères de la maladie. En tout état de cause, ces traitements, qui auront nécessité des dépenses de recherche considérables, seront très coûteux pour la collectivité. Dans ce contexte, la perspective d'une prévention active, par l'hygiène de vie, de la maladie d'Alzheimer, représente un enjeu majeur de santé publique. Or, on sait à présent qu'en dépit des prédispositions génétiques, il est possible globalement de réduire de manière considérable -peut-être des deux-tiers- l'incidence de cette maladie. Première voie de cette prévention active, la supplémentation alimentaire en acide folique, vitamine B 12 et vitamine E. Des travaux suédois récents sur la vitamine B12 et l'acide folique ont en effet montré qu'un apport trop faible de ces vitamines double le risque de développer cette affection. Quant à la vitamine E, des expérimentations sur des personnes souffrant de formes modérées à sévères de la maladie d'Alzheimer ont montré qu'à des doses importantes, elle retardait l'évolution de la maladie. La deuxième voie de prévention concerne le traitement efficace de l'hypertension artérielle et de l'excès de cholestérol des personnes de plus de 60 ans, qui permettrait de réduire de 50 % l'incidence des démences vasculaires et de la maladie d'Alzheimer. Une récente analyse des travaux publiés sur les statines indique que l'emploi de ces médicaments - destinés à faire baisser le taux de cholestérol sanguin - se traduit par une réduction de l'incidence des démences. Ces travaux montrent à quel point il est capital que notre pays organise un dépistage systématique et une prise en charge précoce de l'hypertension et de l'excès de cholestérol. Le troisième axe de cette politique de prévention concerne l'utilisation des anti-inflammatoires. Une étude hollandaise portant sur près de 7 000 personnes de plus de 55 ans, suivies pendant environ sept ans, a en effet démontré que la prise régulière et massive de ces médicaments pendant plusieurs années diminue de 80 % le risque de développer la maladie. Mais les mécanismes de cet effet bénéfique, qui n'existe que pour une très forte consommation de ces produits, et pas pour l'aspirine, doivent encore faire l'objet de nombreuses études. Quatrième moyen de prévention, une bonne formation éducative et culturelle. Une récente étude a en effet démontré que les personnes qui ont un faible niveau socio-éducatif ont un risque de développer une maladie d'Alzheimer multiplié par 2,6 par rapport aux plus instruites. Cette différence très importante serait due à la « réserve cognitive » qui fait que plus la formation initiale est poussée, plus la maladie commencera tardivement. Enfin, dernier facteur de prévention tout à fait important, l'exercice physique régulier. Une étude américaine, qui a porté sur près de 6 000 femmes de plus de 65 ans, montre que les plus actives sont celles qui gardent les meilleures facultés intellectuelles. Selon cette étude, l'idéal serait de marcher 1,5 kilomètre par jour et chaque mile (1,6 km) supplémentaire de marche par semaine réduit de 13 % les risques de déclin cognitif. Sachant que les facteurs bénéfiques, comme les facteurs de risques, multiplient leurs effets, on se prend à rêver des conséquences positives, à moyen et long terme, d'une grande politique de prévention qui agirait simultanément sur l'ensemble de ces leviers. Les bénéfices d'une telle prévention en termes humains, sociaux et économiques, seraient tout simplement inestimables, et cela d'autant plus que cette prévention active entraînerait également une diminution sensible des maladies cardio-vasculaires et de certains cancers. A la lumière de ces nouvelles connaissances, notre pays doit absolument faire un effort considérable et de longue durée afin de mettre en place cette ambitieuse politique d'éducation sanitaire et de prévention active. Pour le financement dans la durée d'une telle politique, il est capital de sortir de la logique purement comptable qui caractérise la gestion de notre système de santé. Dans ce domaine, il faut cesser de raisonner en terme de dépenses publiques pour penser en terme d'investissement à long terme dont les bénéfices pour notre collectivité seront, pour les générations futures, sans commune mesure avec les moyens financiers engagés.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Les légumes japonais pleins de puces
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Les légumes japonais pourront être suivis à la trace. La société japonaise Yamatake vient de développer un système à base de carte a puce sans contact pour les produits alimentaires frais. Cette carte accompagne les lots de légumes depuis le producteur jusqu'au consommateur final et contient des informations indispensables à l'identification du produit, mais aussi au suivi de la qualité de son transport, comme la température et le taux d'humidité, à différents moments. Le consommateur pourra lire les infos à l'aide d'un lecteur spécial. Cinq supermarché des environs de Tokyo et de Kanagawa devraient installer ce système dès ce mois d'avril. Ces mesures sont destinées à rassurer le consommateur japonais.

Transfert : http://www.transfert.net/

Le bracelet électronique officialisé dans le code de procédure pénale
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Utilisé jusqu'à présent de manière expérimentale, le bracelet élecronique est désormais une mesure officielle alternative à l'incarcération. Le décret introduisant cette disposition dans le Code de procédure pénale a été publié mercredi au Journal Officiel. Ce bracelet, conçu pour ne pas pouvoir être enlevé, permet de localiser la personne qui le porte et de vérifier qu'elle se trouve bien dans le lieu qui lui a été assigné par la justice. C'est l'Administration pénitentiaire qui est chargée de poser le bracelet. Les détenus en fin de peine, les condamnés à des courtes peines d'emprisonnement ou les prévenus pourront faire l'objet dorénavant de cette mesure. Cete mesure est appliquée par le juge d'application des peines quand il s'agit d'une personne condamnée et par le juge des libertés et de la détention quand il s'agit d'un prévenu placé en détention provisoire. Le coût moyen journalier d'un bracelet électronique revient à environ 14 euros tandis qu'une journée de détention revient à 54 euros. Le bracelet électronique a été expérimenté à partir de septembre 2000 sur 217 détenus. Au début du mois d'avril 2002, 52 détenus portaient toujours ce bracelet d'un genre nouveau tandis que l'expérience était terminée pour 165 d'entre eux. Sur ces 165 personnes, dix ont fait l'objet d'une révocation de cette mesure, le plus généralement pour non-respect des obligations de contrôle, précise-t-on à la direction de l'Administration pénitentiaire. "La phase de généralisation est en cours", explique-t-on de même source. En plus des quatre sites expérimentaux -Agen (Lot-et-Garonne), Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), Grenoble (Isère) et Loos-les-Lille (Nord)-, deux autres maisons d'arrêt -Osny (Val-d'Oise) et Béziers (Hérault)- utilisent depuis peu cette nouvelle mesure. Trois autres sites vont bientot mettre en place le port du bracelet. Il s'agit de Colmar (Haut-Rhin), Angers (Maine-et-Loire) et Dijon (Côte-d'Or).

AP : http://fr.news.yahoo.com/020410/5/2jmd1.html

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Matière
Matière et Energie
Quatre géants s'unissent en France pour mettre au point les puces du futur
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Les industriels européens ST Microelectronics et Philips Semiconductors sont parvenus à convaincre leur alter ego, mais néanmoins concurrent, Motorola d'investir avec eux dans la recherche pour les nouvelles générations de puces électroniques. Dans un communiqué commun, les trois poids lourds du secteur annoncent avoir signé une lettre d'intention pour investir, dans un premier temps, 1,4 milliard d'euros d'ici à 2005. Cette somme comprend les 700 millions d'euros que ST et Philips avaient déjà convenu d'investir en commun dans une nouvelle usine à Crolles (Isère), dans le massif de la Chartreuse. Les deux industriels européens sont partenaires technologiques à Crolles depuis plusieurs années. Au total c'est 2,8 milliards d'euros sur cinq ans, jusqu'à 2007, qui pourraient être investis par les trois géants, ce qui constituerait un record en matière d'investissement industriel dans l'Hexagone. Cet accord porte sur les nanotechnologies, la science de l'infiniment petit (1nanomètre égal 1milliardième de mètre). Le nouveau centre de R&D, baptisé "Crolles2", sera consacré aux tranches de silicium de 300 mm, avec comme objectif de développer des composants basés sur la technologie CMOS, qui passeront d'une précision de gravure de 90 à 32 nanomètres au cours des cinq prochaines années. Cette alliance devrait également inclure, pour le développement des procédés, la participation du groupe de Taiwan TSMC, présenté comme le plus grand fondeur mondial de semiconducteurs.

Philips Semiconductors :

http://www.semiconductors.philips.com/news/content/file_814.html

Disques optiques ré-enregistrables : la bataille pour le standard du futur fait rage
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Les disques optiques ré-enregistrables de la prochaine génération sont actuellement en cours de développement chez les principaux fabricants d'electronique japonais ; leur standardisation devrait faire l'objet d'une nouvelle bataille dans les prochains mois. Deux projets sont actuellement en concurrence. Le plus avance des deux est le "Blu-ray disc" présenté en février 2002 par un consortium de neuf sociétés réunissant entre autres Sony, Hitachi et Pioneer, caractérisé par une capacité de 27 GO/face. Le second projet est le disque optique de Toshiba d'une capacité de 30 GO/face, avec une évolution possible a 55 GO/face. Une troisième société, NEC, vient d'annoncer avoir développé un nouveau disque optique ré-enregistrable de 35 GO/face. Comme pour les standards concurrents, la technologie de lecture et d'écriture mise au point par NEC repose sur l'utilisation d'un laser bleu-violet d'une longueur d'onde de 405 nm. La capacité d'enregistrement par face a été augmentée a 35 GO grâce a l'utilisation d'un film mince de sulfure de zinc et d'oxyde de silicium. Cette capacité lui permet de stocker trois heures de vidéo en haute définition, contre deux heures pour les projets concurrents.

Nihon Keizai Shinbun du 11 avril 2002 : http://www.adit.fr

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Espace
Espace et Cosmologie
La découverte de deux étoiles étranges remet en cause les théories de la matière
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Le télescope spatial Chandra de la NASA a permis d'observer deux étoiles aux caractéristiques étranges, qui par leur taille et leur température, révèlent une faille dans notre compréhension de la structure de la matière, selon les auteurs des découvertes annoncées le 10 avril. L'observation par le télescope à rayons-X de ces étoiles (nommées RXJ1856 et 3C58) suggère que leur matière est d'une forme inconnue, encore plus dense que la matière nucléaire existant sur Terre. Ces étoiles pourraient être composées de purs quarks ou contenir des cristaux de particules infra-atomiques qui ne peuvent d'ordinaire être observés que de façon éphémère après une collision provoquée par des expériences en accélérateur de particules à très haute énergie. En combinant les données collectées par Chandra et celles obtenues par le télescope orbital Hubble, les astronomes ont établi que l'étoile RXJ1856 irradie comme un corps solide, avec une température de 700.000 degrés C. D'un diamètre de 11,3 km, elle est considérée comme trop petite pour entrer dans la catégorie habituelle des étoiles à neutrons, qui étaient pour l'instant la forme la plus extrême de matière connue. "En apparence, les observations combinées nous orientent vers une étoile qui n'est pas composée de neutrons mais de quarks, connus sous le nom de quarks étranges", les plus denses des quarks, a expliqué Jeremy Drake du centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian à Cambridge (Massachusetts). "Les quarks, considérés comme les composants fondamentaux des particules nucléaires, n'ont jamais été observés en dehors du noyau", a ajouté le professeur Drake, principal auteur de l'article sur cette étoile, à paraître dans le numéro du 20 juin de la revue américaine The Astrophysical Journal. Les observations menées par Chandra sur l'étoile 3C58 ont également donné des résultats surprenants. La mesure de rayons-X qu'elle génère est inférieure à celle que les chercheurs s'attendaient à obtenir à la surface de cette étoile chaude, une étoile à neutrons née, pense-t-on, d'une explosion observée par des astronomes chinois et japonais en 1181 de notre ère. Les scientifiques en déduisent que la température de l'étoile est inférieure à un millions de degrés Celsius. "Nos observations de 3C58 constituent le premier test de notre modélisation du refroidissement des étoiles à neutrons, et la théorie la plus courante ne fonctionne pas", a expliqué David Helfand. "Il apparaît que les étoiles à neutrons ne sont finalement pas (constituées) de purs neutrons, de nouvelles formes de matière sont nécessaires" pour expliquer leur température, a ajouté ce professeur de Columbia University à New York.

NYT du 11-04-2002 :

http://www.nytimes.com/2002/04/11/science/11QUAR.html

Notre galaxie compterait un milliard de planètes comme la Terre
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Un milliard de planètes semblables à la Terre, capables d'abriter la vie, pourraient exister dans notre galaxie, selon de nouvelles recherches rendues publiques le 10 avril par des astronomes britanniques de l'Open University. Les chercheurs ont mis au point un nouveau modèle de simulation sur ordinateur qui permet d'estimer combien de systèmes solaires sont susceptibles d'abriter des planètes semblables à la Terre, notamment par leur humidité et leur température. Leur conclusion, présentée mercredi au Congrès national des astronomes à Bristol, est qu'il pourrait exister au moins un milliard de planètes, capables comme la Terre d'abriter la vie. Le Dr Barrie Jones est persuadé que, d'ici une dizaine d'années, les scientifiques disposeront de téléscopes capables de repérerces planètes . "Il pourrait y avoir au moins un milliard d'autres "Terres" dans la Voie Lactée, et bien plus encore si nous trouvons des systèmes solaires plus semblables au nôtre, avec des planètes géantes éloignées des zones habitables" a declaré le professeur Barrie Jones. Le système de calcul projette des "Terres" hypothétiques en orbite dans des zones à température modérée pouvant permettre la vie humaine, sur le modèle de la "zone Goldilocks" (Boucles d'or), qui s'étend dans notre système solaire de l'orbite de Venus à celle de Mars. Le système de calcul établit ensuite dans quelle mesure ces planètes semblables à la Terre sont susceptibles d'être éjectées par les champs de gravitation de planètes voisines plus importantes. Près de 100 planètes ont dejà été détectées en orbite près des étoiles, mais elles contiennent essentiellement du gaz, étant ainsi plus proches de Jupiter que de la Terre.

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_1920000/1920896.stm

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Des preuves tangibles du réchauffement climatique
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

"A tous ceux qui douteraient encore de la réalité du changement climatique". Telle aurait pu s'intituler la conclusion de l'étude menée par le Dr. Annette Menzel, du département d'écologie de l'Université Technique de Munich. Cette étude montre l'ampleur du changement en cours. Sous l'influence de la hausse des températures, des écosystèmes entiers subissent des modifications. Des espèces animales (ex: certains papillons, certains oiseaux) colonisent des territoires nouveaux situes a des latitudes et/ou des altitudes de plus en plus élevées, la ou il y a de cela quelques décennies encore des températures trop fraîches les auraient condamnes a une mort certaine. Le même phénomène est observe chez les représentants du règne végétal, quoique avec une cinétique moindre. Bien d'autres indices trahissant l'influence du réchauffement climatique ont été étudies a la loupe. Ainsi, les chercheurs groupes autour du Dr. Menzel ont-ils constate que les plantes a fleurs d'Amérique du Nord et d'Europe fleurissent de plus en plus tôt, ayant gagne 3,8 jours par décennie durant les cinquante derniers années. Les papillons et les oiseaux migrateurs ne sont pas en reste, les premiers eclosant 3,2 jours/décennie plus tôt, les seconds avançant le retour de leurs quartiers d'hivers de 4,4 jours/décennie. L'ensemble de étude du Dr. Menzel est parue dans l'édition du mois de mars de la revue Nature.

BE Allemagne : http://www.adit.fr

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Chirurgie du cancer assistée par radioguidage
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

L'équipe « Interfaces physique-biologie » de l'institut de physique nucléaire d'Orsay travaille depuis plusieurs années à mettre au point une caméra gamma miniaturisée utilisable au bloc opératoire, qui permettrait de guider le chirurgien dans son geste opératoire en garantissant un maximum d'exhaustivité. L'efficacité du traitement chirurgical à visée curative des tumeurs solides repose en effet sur l'exérèse totale des tissus tumoraux. Or si l'imagerie conventionnelle et la radio-imagerie avec une caméra gamma ont fait d'importants progrès en matière de diagnostic préopératoire, elles gardent néanmoins des limites. Ainsi, la capacité de résolution spatiale des gamma-caméras externes utilisées en médecine nucléaire est limitée à 7 mm. De même, l'importante taille de ces outils d'imagerie ne permet pas toujours de repérer les tumeurs dans un positionnement chirurgical, d'où un risque d'imprécision au moment du geste. En 2000, un premier imageur POCI (Per Operative Compact Imager) avec un champ de vision de 25 mm a été testé sur des malades à l'institut Gustave-Roussy (Villejuif) dans le cadre d'un protocole dit du « ganglion sentinelle ». Ce protocole consiste à pratiquer un curage ganglionnaire uniquement en cas d'envahissement du premier relais ganglionnaire chez des patients atteints d'un cancer du sein ou d'un mélanome malin. Les résultats obtenus ont été très prometteurs : la caméra POCI a en effet permis au chirurgien, d'une part, de localiser facilement et rapidement (moins de deux minutes) le ganglion atteint et, d'autre part, de vérifier son ablation. Par ailleurs, l'absence formelle de radioactivité dans le creux axillaire des patients leur a permis d'éviter les désagréments d'un curage ganglionnaire a fortiori inutile. Les chercheurs travaillent maintenant à la mise au point d'une version pré-industrielle dont le champ de vision sera élargi à 40 mm, voire 60 mm et dont le temps de prise d'une image sera de dix secondes. « Mais attention, explique Stéphanie Pitre, le champ de détectabilité de ces caméras est à la fois leur intérêt et leur limite car l'appareil doit rester compact. Nous allons maintenant commencer un essai clinique de faisabilité qui fera intervenir la caméra POCI pour les ganglions sentinelles et aussi probablement les tumeurs des parathyroïdes et de la prostate. »

Quotimed : http://www.quotimed.com/information/index.cfm?

Un médicament français contre la sécheresse buccale serait efficace contre le cancer du poumon
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Un médicament longtemps utilisé pour traiter la sécheresse buccale pourrait représenter une arme contre le cancer du poumon du fumeur, selon les résultats préliminaires d'une nouvelle étude nord-américaine. Le Sialor ou Sulfarlem, fabriqué par le laboratoire pharmaceutique français Solvay Pharma, semble très prometteur chez les anciens fumeurs, qui présentent toujours un risque élevé des années après avoir arrêté. L'étude, présentée mardi lors du Congrès de l'Association américaine de recherche sur le cancer par le Dr Stephen Lam, de l'Agence contre le cancer de Colombie britannique (Canada), souligne que le risque pour un ancien fumeur présentant des lésions pré-cancéreuses de développer un cancer est diminué de 22% pendant les six mois d'utilisation du médicament. Selon les experts, d'autres études à large échelle sont toutefois nécessaires pour prouver l'efficacité de ce produit. L'étude a été menée sur des volontaires qui présentaient des lésions bronchiques précancéreuses. Après six mois de traitement, les malades traités présentaient un risque de 32% de développer de nouvelles lésions ou un cancer du poumon, alors que ce risque était de 54% dans le groupe non traité. Le médicament de Solvay Pharma est vendu au Canada, en Europe et en Chine, mais pas aux Etats-Unis.

AP : http://fr.news.yahoo.com/020410/5/2jm5b.html

Le virus du rhume, nouvelle arme contre le cancer
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Un virus du rhume génétiquement modifié vient d'être utilisé avec succès comme arme contre le cancer. Injecté dans l'artère conduisant au foie, ce virus a exterminé sélectivement les cellules tumorales sans endommager le tissu hépatique sain, a révélé le Dr Daniel Sze lors des rencontres scientifiques annuelles de la Society of cardiovascular and interventional radiology qui se tiennent actuellement à Baltimore. «Le virus du rhume constitue une nouvelle forme de chimiothérapie qui est beaucoup plus sélective dans ses attaques», a déclaré le Dr Daniel Sze, professeur de radiologie au Stanford Université Medical Center en Californie. «Alors que la chimiothérapie telle que nous la connaissons aujourd'hui tue autant les cellules saines que cancéreuses, ce virus a été conçu pour n'attaquer que le cancer et épargner les cellules saines.» Cette nouvelle forme de traitement n'est pas une thérapie génique proprement dite. Dans une thérapie génique, un gène particulier est amalgamé à un virus désactivé, qui sert strictement de véhicule pour acheminer le gène à l'intérieur de la cellule. Dans ce cas-ci, c'est le virus lui-même - sans l'ajout de gène extérieur - qui est l'élément curatif. De plus, au lieu d'introduire le virus directement dans la tumeur à l'aide d'une seringue, on l'injecte dans l'artère menant au foie. Ainsi, le flot sanguin le répandra dans l'ensemble de l'organe et permettra de rejoindre toutes les tumeurs qui ont pu s'y développer. Le virus utilisé dans la nouvelle thérapie est bien vivant bien qu'on ait atténué sa capacité d'infection par une manipulation génétique. Le virus a aussi été modifié de telle sorte qu'il n'infecte que les cellules dont le gène p53, suppresseur de tumeur, est anormal. Le gène p53 est en quelque sorte un système de surveillance qui détecte et détruit la plupart des jeunes cancers. La fonction de ce gène est anormale dans environ 50 à 66 % des cancers. Le nouveau traitement élaboré vise pour le moment les cancers gastro-intestinaux, tels que les cancers de l'estomac, du pancréas ou du colon, qui essaiment fréquemment dans le foie, et pour lesquels la chirurgie et la chimiothérapie se révèlent peu efficaces à éliminer les métastases hépatiques. Les patients traités avec le virus modifié du rhume en ressentent les symptômes pendant environ une semaine à la suite de l'injection, préviennent les chercheurs. Contrairement à la plupart des virus employés en thérapie génique, ce virus conserve la capacité de se répliquer. C'est justement cette aptitude qui le rend si efficace dans l'extermination des cellules cancéreuses. Quand une cellule cancéreuse meurt, elle se brise et laisse échapper le virus et toutes ses copies qui peuvent à leur tour aller infecter d'autres cellules cancéreuses et les tuer. L'élégance de cette thérapie réside dans le fait que les cellules dont le système de surveillance est déficient en raison d'une anomalie du gène p53 ne repèrent non seulement plus l'apparition d'un processus cancéreux au sein de la cellule, mais également l'infection de celle-ci par un virus. Ce qui rend ces cellules particulièrement vulnérables aux infections virales, notamment par le virus du rhume modifié par les scientifiques du Stanford University Medical Center. Les chercheurs ont expérimenté cette thérapie virale chez 35 individus atteints d'un cancer gastro-intestinal, qui s'était répandu au foie. L'administration de fortes doses du virus du rhume a prolongé la vie des patients d'environ six mois. Par des techniques d'imagerie médicale, les scientifiques ont par ailleurs observé un rétrécissement des tumeurs. Mais plus significative encore est la chute, voire la disparition totale, des protéines qui sont sécrétées par les tumeurs et qui se retrouvent dans le sang où l'on peut mesurer leur présence. «Ces observations laissent penser que les tumeurs, bien qu'elles demeurent visibles sur les images tomographiques, sont mourantes ou complètement mortes», précise le Dr Sze. Selon les résultats préliminaires d'un second essai clinique en cours dans lequel on a combiné une chimiothérapie classique à une injection de virus du rhume, l'effet de ce dernier semble s'additionner à celui du cocktail de substances chimiques. Le Dr Sze prévient que ce nouveau traitement révolutionnaire ne fera pas partie de la pratique courante avant plusieurs années. Mais les espoirs sont grands, car le virus du rhume pourrait bien devenir la thérapie de première ligne pour divers types de cancers, et ce, autant pour les tumeurs originales que pour leurs métastases.

BBC : http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1918000/1918447.stm

Manger du poisson !
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Une étude publiée dans le New England Journal of Medicine confirme qu'une alimentation riche en acides gras polyinsaturés Oméga-3 protège rapidement et efficacement contre l'infarctus. Le gras que nous retrouvons dans le poisson se présente principalement sous la forme d'acides gras polyinsaturés. Parmi ces acides gras, on distingue la famille des acides gras omega-3, divisée en deux catégories : celle provenant des végétaux (acide linolénique) et celle provenant des animaux marins (l'acide eicosapentanoïque et l'acide docosahexanoïque). Pendant 17 ans, le docteur Christine Albert, de l'Université de Harvard, dans le Massachusetts, a suivi 278 hommes ne souffrant d'aucune maladie cardio-vasculaire. La scientifique a observé que la concentration sanguine en acides gras oméga-3 des patients était inversement proportionnelle au nombre de décès par arrêt du coeur. Les individus qui mangeaient du poisson au moins deux fois par semaine, voyaient le risque de mortalité diminuer de 81 %. La chercheuse conclut que ces acides gras essentiels réduisent l'incidence des troubles du rythme cardiaque, comme la fibrillation ventriculaire et la tachycardie, responsable des morts subites. Parce qu'ils ne sont pas synthétisés par l'organisme, ces acides gras sont appelés essentiels et ils doivent impérativement être fournis par l'alimentation. On les trouve principalement dans les poissons gras des mers froides, comme le saumon, le thon, le homard et la crevette. Les chercheurs recommandent de manger du poisson au moins deux fois par semaine et de consommer des aliments enrichis en Oméga-3.

New England Journal of Medicine : http://content.nejm.org/current.shtml

La réparation du myocarde par les myoblastes ouvre la voie à la médecine régénératrice
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Dans le cadre des séminaires du Généthon, Jean-Thomas Vilquin (Institut de Myologie, Pitié Salpetrière, Paris) est venu parler des premiers essais pré-cliniques sur lhomme, dautogreffes de myoblastes dans le muscle cardiaque chez des patients souffrant dinsuffisance cardiaque post-ischémique (infarctus du myocarde). Le premier patient greffé, dont l'essai avait déjà fait l'objet dune publication l'année passée dans le Lancet, montrait un recouvrement de la fonction contractile dans la zone infarcie cinq mois après la greffe. Depuis, neuf autres patients ont été inclus dans un essai thérapeutique préclinique de phase I/II et il semble quen moyenne (mais ce sont des résultats préliminaires non encore publiés), plus de la moitié des zones lésées aient retrouvé une fonction contractile et une activité métabolique. L'insuffisance cardiaque (120000 nouveaux cas par an en France), souvent d'origine ischémique, est un vrai problème de santé publique, et nombreux sont les patients qui, réfractaires aux thérapies médicamenteuses ou n'ayant pas eu la chance de bénéficier d'une transplantation cardiaque (300 greffes par an), en meurent. Dans la recherche d'options thérapeutiques alternatives, la greffe cellulaire pour remplacer les cardiomyocytes perdus au cours d'un événement cardiaque de type ischémique, s'inscrit dans ce qu'on appelle aujourd'hui la médecine régénératrice, très en vogue actuellement avec l'explosion des cellules souches. «Les myoblastes sont peut-être des cellules souches», a d'ailleurs commenté le docteur Vilquin, en parlant de l'apparente plasticité de ces cellules qui peuvent, in vitro ou in vivo lorsqu'elles sont injectées dans un organe comme le coeur, se différencier en myotubes puis en fibres musculaires, pour adopter les fonctions de cellules environnantes. Les myoblastes sont des cellules satellites situées en périphérie de la fibre musculaire, juste sous la membrane basale du muscle. Normalement quiescents à l'état normal, ils ont la capacité de pouvoir se mobiliser rapidement lors d'un traumatisme et de proliférer rapidement pour ensuite fusionner et reformer les fibres musculaires lésées. Vilquin a montré des preuves expérimentales de la réussite de la technique, avec notamment un recouvrement de la fonction des segments infarcis (déterminée en autres par échographie, IRM et PET-Scan) de plus de 59 %, contre en moyenne 10 % lors d'un infarctus du myocarde après un pontage coronarien. Les zones implantées avec les myoblastes semblent retrouver un pouvoir contractile Si les résultats sont publiés, des essais cliniques pour cette fois-ci évaluer l'efficacité de la technique (300 patients sont prévus, il s'agissait ici d'une phase préclinique pour évaluer la sécurité et l'approche expérimentale de la technique) seront lancés. Le chercheur voit des applications plus larges à cette technique de médecine régénératrice, en faisant allusion notamment aux cardiomyopathies ou myopathies.

Généthon : http://www.genethon.fr/

Hypertension artérielle : une consommation très modérée d'alcool peut être bénéfique
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Les femmes qui consomment un quart à un demi-verre d'alcool par jour voient leur risque d'hypertension artérielle diminué de 14 % par rapport à celles qui s'abstiennent de toute boisson alcoolisée. En revanche, celles qui boivent plus d'un verre et demi par jour sont exposées à un risque supérieur de 20 %. Pendant 8 ans Ravi Thadhani, du Brigham and Women's General Hospital de Boston, a suivi plus de 70 000 femmes de 25 à 42 ans pour étudier les relations entre leur consommation d'alcool et le risque d'HTA. Au cours de ce travail, plus de 4 000 d'entre elles ont développé la maladie. Selon Thadhani, " le lien entre consommation d'alcool et hypertension chronique chez les femmes jeunes suit une courbe en J. Les buveuses modérées présentent une réduction modeste du risque d'hypertension. Celles qui sont le plus portées sur la boisson en revanche, voient leur niveau de risque nettement augmenté ". Donc comme toujours, la modération est de rigueur...

Archives of Internal Medicine, 11 mars 2002 :

http://archinte.ama-assn.org/issues/v162n5/abs/ioi10140.html

Le mécanisme de l'ossification commence à livrer ses secrets
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Des chercheurs américains ont découvert une molécule indispensable à la régulation du développement des os de l'embryon chez la souris. C'est un premier pas vers la prévention de maladies comme l'achondroplasie (nanisme) et la craniosténose. L'achondroplasie est une affection héréditaire rare du développement osseux qui entraîne un nanisme touchant uniquement les membres. Les individus atteints ont donc des bras et des jambes courts mais leur tronc et leur tête sont de taille normale. La craniosténose est une fermeture prématurée d'une ou de plusieurs sutures de la voûte crânienne. Cette maladie est à l'origine d'un arrêt du développement et de déformations de différentes régions du crâne. David Ornitz et son équipe de l'école de médecine de l'université de Washington ont démontré qu'un facteur de croissance des fibroblastes (FGF 18) joue un rôle important dans l'ossification du cartilage au cours de l'embryogenèse, phénomène en cause dans ce type de maladie. « La molécule messagère freine la croissance du cartilage et donc détermine la longueur des os » , explique David Ornitz. « Ceci suggère que FGF 18 coordonne le processus d'allongement des os autant que celui de durcissement. » Les chercheurs pensent que cette étude pourrait permettre de mieux comprendre certaines maladies congénitales qui causent des malformations osseuses, et peut-être même certains cancer ou l'ostéoporose. En effet, les embryons de souris de laboratoire étudiés par cette équipe ont perdu le gène qui code pour FGF 18 et, de ce fait, présentent une augmentation de l'activité de l'ossification. Par exemple, les zones de croissances de leurs fémurs sont 37 à 60% plus larges que chez un embryon de souris normal. Par contre, l'allongement est perturbé. De plus, les chercheurs soulignent que les embryons malades présentent les mêmes symptômes que ceux qui ont perdu le gène codant pour un récepteur de FGF (FGF receptor 3). Il y a donc de fortes chances pour que FGF 18 soit une importante molécule de contrôle de l'ossification et que FGFR 3 soit l'un de ses récepteurs. On sait qu'une mutation dans les gènes codant pour des récepteurs de FGF peut provoquer plusieurs formes de nanisme ou une craniosténose. « Si nous comprenons les relations entre FGF 18 et ses récepteurs, peut-être qu'un jour nous pourront prévenir certaines de ces pathologies », conclut David Ornitz.

Genes and Development du 1er avril 2002 :

http://www.genesdev.org/cgi/content/abstract/16/7/859

Alzheimer : l'immunisation pourrait améliorer les performances cognitives
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Un résultat surprenant en matière de traitement de la maladie d'Alzheimer est publié cette semaine dans la revue « Nature Neuroscience ». Des souris immunisées contre le peptide bêta-amyloïde améliorent leurs performances cognitives, alors que la quantité de dépôts amyloïdes intracérébraux est inchangée. Encore plus étonnant, les animaux sont améliorés le lendemain d'une immunisation passive par injection d'anticorps. Dans la nouvelle étude, réalisée conjointement avec une unité du CNRS de Strasbourg (Chantal Mathis), les capacités cognitives des souris transgéniques « Alzheimer » adultes (8 mois) et très âgées (12 mois) ont été étudiées comparativement, avant et après une immunisation active contre le peptide bA par injection de m266. L'immunisation a été pratiquée de façon « subchronique » pendant six semaines et « aiguë » par une seule injection, les tests mnésiques étant pratiqués immédiatement après. Les résultats sont surprenants. Les animaux immunisés passivement par m266 ont retrouvé leurs capacités cognitives à la fois dans les tâches de reconnaissance des objets et, plus globalement, dans l'ensemble des tests d'apprentissage et de mémoire. L'amélioration était nette et significative par rapport aux souris transgéniques non immunisées (p < 0,001), alors même que la quantité de dépôts amyloïdes dans le cortex et l'hippocampe des animaux était inchangée. La modification était observée chez les souris très « âgées » immunisées de façon subchronique qui obtenaient des résultats aux tests de reconnaissance des objets superposables à ceux de souris plus jeunes (dans le modèle murin d'Alzheimer, les déficits cognitifs s'accroissent avec l'âge). Les souris immunisées présentaient également plus d'intérêt pour des objets nouveaux que les autres. Jusqu'à présent, les travaux portant sur la recherche d'un vaccin contre la maladie d'Alzheimer se fondaient sur la régression des dépôts amyloïdes intracérébraux (plaques séniles) obtenue. Dans ce cas, l'amélioration des performances mnésiques à attendre de la vaccination était corrélée à l'élimination du peptide bêta-amyloïde (bA). Mais on est loin de savoir si les symptômes de la maladie d'Alzheimer sont uniquement ou majoritairement dus aux dépôts du peptide bA. Cette étude franco-américaine renforce d'autres hypothèses.

Quotimed : http://www.quotimed.com/information/index.cfm?

La Chine réussit la première transplantation d'ovaire non congelé
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Des médecins chinois ont réussi la première transplantation au monde d'un ovaire non congelé, ont déclaré des responsables médicaux le 9 avril. L'opération s'est déroulée le 5 mars sur une femme de 34 ans, Tang Fangfang, à qui l'on a implanté un ovaire donné par sa soeur, a dit à l'AFP le Pr Zheng Wei de l'hôpital de Hangzhou, dans la province de Zhejiang (est de la Chine). La patiente souffrait d'un cancer des ovaires diagnostiqué il y a deux ans et avait été opérée. Elle ne pouvait plus avoir de menstruations ni produire les hormones nécessaires, et avait commencé à vieillir prématurément et à souffrir de problèmes de santé. Sa soeur, Tang Yezi, plus jeune de dix ans, a fourni l'organe dont la malade avait besoin sans qu'il y ait réaction de rejet. L'opération a réussi et les deux soeurs récupèrent à l'hopital, selon le Dr Zheng qui a déclaré que ce genre d'opération n'avait jusqu'à présent été réalisée que sur des animaux. Des experts cités par le quotidien de langue anglaise China Daily ont souligné que la greffe d'un ovaire non préalablement congelé pouvait accroître les chances des femmes d'avoir des enfants car les ovaires décongelés produisent beaucoup moins d'ovules. "Nous maîtrisons maintenant la technologie permettant de prolonger la période de menstruation d'une femme et de ralentir son vieillissement", a affirmé un expert médical anonyme cité par le China Daily.

AFP : http://www.caducee.net/afp/edit.asp?id_depeche=9803

Le café est bon pour les dents
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Les constituants du café, comme l'acide clorogénique et la trigonelline, s'attaquent aux bactéries qui sont à l'origine de la plaque dentaire. Carla Pruzzo de l'Université d'Ancona, en Italie, a montré que le principal composant du café, la trigonelline (celui qui donne au café son goût amer), est l'anti adhésif le plus efficace. Il empêche les principaux germes responsables de la carie, appelés Streptococcus mutans, de se coller à la surface des dents. La manière dont il agit reste inconnue. La carie est une maladie infectieuse favorisée par une alimentation riche en glucides. En effet, la principale bactérie responsable de la carie, Streptococcus mutans, se délecte des sucres de notre alimentation, dans lesquels elle puise l'énergie lui permettant de vivre et de se reproduire. Lorsqu'elle a fini de métaboliser son repas, elle se débarrasse de ses déchets, principalement de l'acide lactique, qui dissout l'émail des dents et cause la carie. La carie apparaît donc aux endroits fortement exposés aux glucides, en particulier lorsque le flux salivaire est réduit. La salive assure l'autonettoyage buccal, l'élimination des glucides et la neutralisation des acides. Elle contribue ainsi à la protection contre les caries dentaires.

Journal of Agricultural and Food Chemistry :

http://pubs.acs.org/journals/jafcau/

Un tiers des plus de 50 ans "malentendants" en France
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Plus du tiers des plus de 50 ans présentent une déficience auditive en France mais seulement 20 % d'entre eux, soit 4 millions de personnes, sont appareillés et toutes sont loin d'être satisfaites. Selon le Pr Patrice Tran Ba Huy, chef du service d'oto-rhino-laryngologie (ORL) de l'hôpital Lariboisière à Paris, qui s'exprimait à l'occasion d'une table ronde organisée par la Fondation de l'avenir (reconnue d'utilité publique), dans 80 % des cas, c'est la presbyacousie, une baisse des capacités sensorielles liée au vieillissement, qui est à l'origine des appareillages auditifs. Les causes de la presbyacousie sont multiples et il n'existe pas de traitement curatif mais seulement des traitements visant à pallier aux déficiences de l'audition. Parmi ces traitements, les prothèses acoustiques amplificatrices ou les appareillages amplificateurs externes sont les plus utilisés. Mais une étude de satisfaction montre que rien n'est simple. Selon cette étude, menée il y a 15 mois auprès de 205 patients, les prothèses sont en effet loin d'être totalement efficaces en toutes circonstances. "Toutes les personnes appareillées n'ont pas les mêmes besoins et n'utilisent pas leurs prothèses de la même manière, prenant plus ou moins de liberté par rapport à elles", explique le Pr Tran Ba Huy. Certaines personnes les portent en permanence, même lorsque celles-ci génèrent plus de gêne que de bénéfice alors que d'autres les enlèvent dans certains cas. Ainsi, 77 % les portent avec satisfaction pour suivre une conversation sans bruit de fond et 68 % pour regarder la télévision. En revanche, la satisfaction est nettement moindre lorsqu'il s'agit de mener une conversation dans une rue animée (49 %) ou de suivre une conversation en groupe (46 %). Paradoxalement, les prothèses n'apportent que peu de satisfaction dans les situations où les gens expriment le plus la nécessité de récupérer leur capacité auditive : lorsqu'ils sont en groupe, dans une ambiance animée, ou dans toute situation caractérisée par la présence d'un bruit de fond permanent. Par ailleurs, les problèmes d'interférence sont fréquents lors de l'utilisation d'appareils téléphoniques non munis de haut-parleur. En dehors de l'insuffisance de motivation, le principal obstacle à l'appareillage reste le coût trop élevé des prothèses et surtout leur faible taux de remboursement.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020409/202/2jkk1.html

Les robots entrent à l'hôpital
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Les établissements hospitalièrs commencent à utiliser des robots autonomes. Pyxis Corporation a déjà installé près d'une centaine de robots HelpMate dans des hôpitaux, parmi lesquels onze centres appartenant à la Veterans' Administration. Mesurant 1m70 pour un poids de 200 kg, TOBOR est équipé de piles qu'il doit recharger deux fois par jour. Un sonar et des capteurs infrarouges lui permettent de se déplacer dans les couloirs tout en évitant les obstacles. Par ailleurs, il communique avec les ascenseurs, qu'il emprunte, via un signal radio. Si TOBOR achemine dans chaque service des médicaments et des sacs à intraveineuse dont le code-barre correspond à un patient déterminé, il ne transporte jamais de sang, des produits de chimiothérapie ou certains produits narcotiques. Une équipe de Carnegie Mellon University a d'ores et déjà développé un robot qui parle, pouvant être utilisé pour guider des personnes âgées dans des maisons de retraite, et un déambulateur "intelligent" capable d'orienter et de soutenir une personne handicapée. Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology perfectionnent, quant à eux, des robots dotés d'un dispositif de reconnaissance vocale et pouvant assurer des tâches ménagères simples.

WP 03/04/02 :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A54378-2002Apr2.html

Prévention : un rapport sévère de l'Académie de Médecine
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

" C'est l'insuffisance de prévention qui accentue les inégalités dans notre système de santé ". Dans un rapport remis ce matin à Jacques Chirac, l'Académie nationale de Médecine place en pleine lumière les lacunes de la France en la matière. Son objectif ? Provoquer une prise de conscience face à la " gravité de la situation " dénoncée par les académiciens ! Les plus atteints seraient en effet les jeunes, très touchés par le tabagisme, l'alcoolisme, l'obésité ou les suicides... D'après l'Académie, au sein de l'Union européenne les Français de 15 à 30 ans figurent parmi ceux qui fument le plus de tabac ou de cannabis, boivent le plus d'alcool et meurent le plus dans des accidents de la circulation. Ils sont également en haut des statistiques de suicides, de consommation de somnifères et de tranquillisants. Ils sont enfin parmi les plus fréquemment séropositifs au virus du SIDA ! Probablement sans doute parce que la France a mis plus de 7 ans à se doter d'une politique d'information et de prévention dans ce dernier domaine... Pour l'Académie, la clé du succès réside dans la petite enfance, " au moment où se forment la personnalité, la capacité de maîtriser ses pulsions ainsi que l'équilibre psychique et affectif ". Voilà pourquoi elle prône la mise en place d'une véritable politique globale de prévention. Celle-ci associerait les parents et leur permettrait " de consacrer plus de temps à leurs enfants, jusqu'à l'âge de deux ans ". Les médecins figureraient également au coeur du dispositif. " Il faut accroître leur formation en matière de prévention et les inciter à lui consacrer plus de temps ", souligne le rapport remis au président candidat. La balle désormais, se trouve dans le camp des politiques...

Académie nationale de Médecine, 11 avril 2002 :

http://www.academie-medecine.fr/actualites/rapports.asp

Les effets nocifs du tabac persistent longtemps après l'arrêt
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

L'arrêt du tabac ne fait pas baisser le risque de développer un cancer du poumon, selon les chiffres présentés jeudi par les pneumologues français qui soulignent cependant que cet arrêt est "essentiel car toujours rentable à longue échéance". Au vu de ces données, ces spécialistes insistent sur la nécessité de développer les campagnes de prévention. Ils mettent aussi en avant la diminution rapide des risques cardio-vasculaires après l'arrêt du tabac.Le constat n'en est pas moins démobilisateur: plus de 40% des patients chez lesquels un cancer bronchique a été diagnostiqué en 2000 avaient renoncé au tabac depuis plus de 10 ans, selon l'étude présentée par le Collège des pneumologues des hôpitaux généraux (CPHG).C'est seulement après vingt ans de privations que la fréquence de la maladie commence à décliner, de 25% à 15%.Parmi les patients, 7,2% n'avaient jamais fumé, "ce qui laisse une place au tabagisme passif", selon les auteurs de cette étude. Cette nouvelle étude --la plus grande jamais menée en France sur ce cancer-- a été réalisée par les pneumologues des hôpitaux généraux pendant un an dans 148 centres hospitaliers.Au total, ces spécialistes ont relevé 5.667 nouveaux cas de cancer, le quart du total annuel français. En moyenne, les malades sont âgés de 64,3 ans. Mais le plus jeune a 27 ans et le plus vieux 96. L'étude met aussi en évidence la montée en flèche de ce cancer chez les femmes: en 2000, elles ont représenté 16 % des cas, contre 11 % en 1993. Avant 50 ans, elles sont d'ailleurs nettement plus frappées que les hommes: 20,6 % contre "seulement" 12,7 %. "Il semble que les femmes aient moins besoin de fumer, et moins longtemps, pour être touchées, probablement en raison d'une vulnérabilité biologique ou génétique plus grande que les hommes aux effets toxiques du tabac", a indiqué à l'AFP le Dr François Blanchon, pneumologue à l'hôpital général de Meaux (Seine-et-Marne). Autres ombres au tableau: le délai moyen entre l'apparition des premiers symptômes --toux, crachements de sang, essoufflement, amaigrissement-- et le diagnostic est de plus de 113 jours. ire encore, le délai entre la radio pulmonaire mettant en évidence la maladie et son diagnostic dépasse les 80 jours. Des retards que les pneumologues imputent sans trop d'hésitations aux premiers à voir les malades, les médecins généralistes. Conséquence probable de ces retards à répétition: plus de 77% des cancers du poumon sont détectés à un stade 3 ou 4 (sur une échelle de 4) et donc à un stade déjà très évolué, parce que la tumeur s'est étendue ou parce qu'elle a essaimé à d'autres parties du corps (métastases à distance). Au stade numéro un, 60% des patients sont encore vivants cinq ans après l'ablation de la tumeur et de 24% à 34% au stade 2, selon les données du CPHG. Au stade 4, la "survie à cinq ans" ne dépasse pas 1%. Ces taux sont "sans aucune amélioration depuis 20 ans", soulignent les pneumologues qui relèvent que le cancer du poumon est en progression constante depuis 50 ans en France et dans le reste du monde. Aux Etats-Unis --où les femmes ont commencé à fumer plus tôt qu'en Europe-- le taux de cancers féminins du poumon est très élevé et la mortalité liée aux tumeurs bronchiques a dépassé celle des cancers du sein, avertissent les pneumologues.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020411/202/2jo9s.html

La dépression : un Français sur cinq est touché
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Chaque année, près de trois millions de patients sont affectés par une dépression majeure. C'est à peine 5 % de la population, mais ce chiffre relativement modeste cache une autre réalité. Car sur le long terme, pratiquement un Français sur cinq " souffre, a souffert ou souffrira " de dépression au cours de son existence. Ce que les épidémiologistes appellent la " prévalence vie entière " de la maladie oscille en effet de 17 % à 19 % selon les sources ! D'après le rapport " Itinéraires des déprimés ", entre 50% et 70 % des malades ne seraient pas traités (1998 - AFSSAPS). Ce constat est préoccupant. Car la dépression est une maladie de longue durée qui doit être reconnue comme telle. Souvent récurrente, elle peut évoluer vers une forme chronique si elle n'est pas prise en charge. Or nous sommes loin du compte en la matière : moins d'un malade sur deux est identifié et 50 % seulement des patients traités suivent bien leur traitement ...

Destination Santé : http://www.destinationsante.com/filnews.html

Garder la forme sans faire d'effort !
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Une protéine qui augmente la résistance et l'endurance à l'effort du muscle squelettique vient d'être découverte. C'est ce qu'annonce la revue Science du 12 avril. Les chercheurs des Universités du Texas, à Dallas et de Duke, en Caroline du Nord, ont créé des souris transgéniques, dont les gènes fabriquent une protéine, appelée CaMK (calcium/calmoduline dependent protein kinase) en excès. Une fois activée, cette protéine déclenche les mêmes transformations physiques que subissent les cellules musculaires après un exercice intense. Les scientifiques ont constaté que les cellules musculaires de ces souris étaient plus endurantes, comme celles que possèdent les athlètes. Celles-ci ont, par ailleurs, plus de mitochondries, les usines des cellules qui produisent de l'énergie. Les cellules qui en contiennent beaucoup peuvent travailler plus longtemps. Ces rongeurs transgéniques développent donc les mêmes cellules musculaires que ceux qui pratiquent une activité. Cette découverte offre des perspectives thérapeutiques aux personnes qui souffrent d'insuffisance cardiaque ou respiratoire, ainsi qu'à ceux qui sont dans l'incapacité de pratiquer la moindre activité physique. Elle pourrait aussi mener au développement d'un médicament qui rendrait les gens forts et endurants. Ceci sans effort.

Science du 12 avril p. 349 :

http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/296/5566/349

Des études qui réhabilitent le maïs OGM
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

« Nous disposons de données chiffrées qui montrent que les risques pour l'environnement du maïs génétiquement modifié Bt sont faibles et parfaitement gérables », a expliqué, Guy Riba, directeur scientifique à l'Inra (1), lors des dernières Rencontres Internationales de Prospective du Sénat du 7 février 2002, intitulée " L'alimentation du futur : production, qualité, sécurité". (voir la lettre @RTFlash 178 du 19 au 25-01-2002 http://www.tregouet.org/lettres/rtflashmail.asp?theLettre=192). Premier constat : ces maïs, porteurs du gène de la bactérie Bacillus thuringensis (Bt), qui leur permet de sécréter une substance insecticide, sont d'une redoutable efficacité. En l'espace de deux jours, 99 % des larves de pyrale de premier stade sont éliminées, au lieu de six jours avec les meilleurs insecticides chimiques. Mais, surtout, la probabilité que cette efficacité soit contournée par l'apparition d'individus résistants est très réduite. Denis Bourguet, chercheur à la station Inra de la Minière (Yvelines), et David Andow, de l'université du Minnesota (États-Unis), ont analysé pendant deux ans la descendance de 1 200 lignées de pyrales femelles prélevées dans le milieu naturel. Ces papillons provenaient, d'une part, de la « Corn Belt », une région des États-Unis où le maïs Bt est cultivé à grande échelle depuis cinq ans, et, d'autre part, du sud-ouest de la France où les agriculteurs ne sèment pas de maïs transgénique. Les résultats de cette étude, qui vient d'être soumise à publication dans la revue Theoritical Applied Genetics, sont rassurants : la fréquence des gènes de résistance dans les populations française et américaine est, dans les deux cas, inférieure à un pour mille. Sachant que seuls les individus homozygotes ceux qui possèdent deux copies du même gène) sont capables de survivre dans le milieu naturel, le risque qu'une résistance au maïs Bt se développe est de l'ordre de un sur un million. « Certes, la probabilité n'est pas et ne sera jamais nulle, compte tenu de l'extrême variabilité génétique de ces populations d'insectes, explique Denis Bourguet pour qui, « le problème n'est pas d'éviter la résistance mais de la maîtriser ». En effet, en partant d'un niveau aussi faible, il devient possible de contrôler le phénomène moyennant la mise en place d'un dispositif de biovigilance dans les zones de culture. En France, le service de la protection des végétaux du ministère de l'Agriculture s'y emploie depuis plusieurs années. Si la proportion d'individus résistants vient à augmenter, il suffira, pour enrayer l'évolution, de stopper la culture du maïs Bt l'année suivante dans la zone incriminée et de revenir à la lutte chimique classique. « Nous disposons d'un temps de réaction suffisamment grand, surtout en France où nous avons la chance de n'avoir qu'une génération de pyrales par an, contre trois aux États-Unis et sept en Chine, souligne Guy Riba. Autre résultat positif pour les promoteurs d'OGM : le maïs Bt préserve les insectes non-cibles. Il y a trois ans, une étude publiée dans Nature (2) avait déclenché une vive polémique en laissant entendre que cet OGM pouvait menacer la survie du papillon monarque, qui jouit d'une immense popularité outre-Atlantique. Mais, en septembre dernier, une série de cinq autres études publiées dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences démontrait le contraire. Explication : en mettant artificiellement en contact des chenilles de monarque avec des doses très élevées de pollen transgénique, il était prévisible que les chercheurs qui ont réalisé la première étude constatent des taux de mortalité élevée. La toxine Bt agit en effet spécifiquement sur les papillons, sauf que, dans les conditions naturelles, cette situation ne se produit quasiment jamais. Les larves des monarques vivent en effet sur des feuilles d'asclépiade, une sorte de laiteron très commun en Amérique du Nord qui pousse en bordure ou à l'intérieur des champs de maïs, et non sur le maïs transgénique insecticide. « De ce fait, elles sont bien plus exposées aux traitements chimiques déversés par avion ou hélicoptère, qui ont un spectre d'action beaucoup plus large et dont les dommages sur les insectes sont avérés », explique Denis Bourguet, qui s'apprête à publier, dans la revue Environnemental Biosafety Research, une étude qui démontre l'absence d'« effets collatéraux » du maïs Bt sur les insectes non-cibles. « En France, l'utilisation de ces variétés transgéniques permettrait de se passer une bonne fois pour toutes d'insecticides chimiques sur près de 600 000 hectares de maïs », déclare Guy Riba, qui se défend d'être un partisan du « tout OGM » : « Les données dont nous disposons concernent uniquement le maïs Bt en France contre la pyrale. Pour le reste, il faut analyser chaque situation au cas par cas. Ensuite, ce n'est pas parce qu'une technologie est performante et sans risque qu'elle est nécessaire ou pertinente. C'est à la société d'en décider, pas aux scientifiques. » De ce point de vue, les producteurs de maïs maintiennent le moratoire de fait qu'ils se sont imposé depuis deux ans : pas question pour eux de se lancer dans le maïs Bt, dont la culture est pourtant autorisée en France depuis 1998. Explication claire donnée par un porte-parole de l'Association générale des producteurs de maïs : « Le marché n'en veut pas. »

Le Figaro :

http://www.lefigaro.fr/sciences/20020409.FIG0109.html

Cellules souches : la frustration croissante des biologistes français
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Dernière information du front de la recherche sur les cellules souches : un groupe de biologistes et de médecins dirigé par le docteur Michel Lévesque (Centre médical Cedars-Sinai, Los Angeles) a révélé, lundi 8 avril, avoir, pour la première fois au monde, obtenu une importante amélioration clinique chez une personne souffrant de la maladie neurodégénérative de Parkinson. A partir d'une nouvelle approche de thérapie cellulaire, le groupe américano-canadien annonce avoir pu, après prélèvement de cellules souches au sein du système nerveux central du patient, réduire de manière significative - dans une proportion, selon lui, de "80 %" - l'intensité des symptômes (tremblement, rigidité musculaire) dont souffrait un homme d'une quarantaine d'années. Après prélèvement et mise en culture, les cellules souches ont été transplantées dans la région cérébrale connue pour être directement impliquée dans la physiopathologie de la maladie de Parkinson. "Nous avons besoin de mener des études supplémentaires, a expliqué le docteur Lévesquelors d'une assemblée de l'Association américaine des chirurgiens neurologiques organisée à Chicago.Il s'agit néanmoins du premier cas montrant qu'une technique exploitant des cellules souches adultes peut fonctionner." "Nous avons prélevé chez notre premier patient un fragment tissulaire d'une région corticale d'un volume inférieur à celui d'un petit pois", a précisé le docteur Lévesque, expliquant avoir pu, ensuite, extraire des cellules souches neuronales productrices du neuromédiateur dont sont privées les personnes souffrant de la maladie de Parkinson. Le docteur Lévesque a, d'autre part, indiqué que, sur la base de ce premier et spectaculaire résultat, la Food and Drug Administration (FDA) américaine avait donné son feu vert pour que cette thérapeutique expérimentale soit prochainement testée sur plusieurs dizaines de malades. Cette annonce conforte l'opinion de ceux qui sont persuadés qu'en biologie, comme en médecine, le futur proche sera totalement différent de celui que l'on imaginait dans les dernières années du deuxième millénaire. Telle est la conviction partagée par l'ensemble des participants au colloque international sur les cellules souches et la thérapie cellulaire organisé du 25 au 27 mars, à Paris, par l'Académie des sciences et l'Académie nationale de médecine conjointement avec l'Académie des sciences médicales du Royaume-Uni. Ce colloque, auquel participaient les principales équipes engagées à travers le monde dans les recherches sur les cellules souches et le clonage des mammifères, a permis de prendre la mesure de l'enthousiasme qui anime les biologistes face au nouvel espace de connaissance et de maîtrise du vivant qu'offrent aujourd'hui ces cellules. Les caractéristiques de ces cellules, et le fait que l'on sait depuis peu les isoler et les cultiver, laissent espérer l'avènement d'une nouvelle médecine. Dite régénératrice, cette dernière cherche à pallier les lésions tissulaires observées dans de très nombreuses affections dégénératives aujourd'hui incurables. De telles cellules peuvent être isolées dans un organisme adulte et au sein du sang du cordon ombilical. Elles peuvent aussi provenir d'embryons obtenus après fécondation in vitro et détruits à un stade précoce de leur développement. Lors du colloque parisien, les diverses communications ont montré qu'aucune de ces voies ne pouvait, aujourd'hui, être privilégiée, même si de nombreux chercheurs postulent que les cellules souches adultes, à la différence de celles présentes chez l'embryon, ne présentent pas les caractéristiques qui permettraient une utilisation thérapeutique pleinement efficace. Les premiers acquis expérimentaux de cette nouvelle branche de la biologie ont eu pour effet de bouleverser les conclusions, tenues pour définitives, de l'embryologie. Ils ont aussi soulevé une série de problèmes éthiques face auxquels les législations de la plupart des pays industrialisés ne fournissent aucune réponse, privant de nombreux chercheurs d'une liberté d'action qu'ils réclament de plus en plus clairement. En pratique, seules les équipes britanniques et celles qui, aux Etats-Unis, ne réclament pas de fonds fédéraux, peuvent mener des expériences sur des cellules souches embryonnaires humaines. Plusieurs pays - dont la France - étudient la possibilité de commencer à lever le tabou de la recherche sur l'embryon en autorisant, sous certaines conditions, l'utilisation des embryons conçus dans le cadre de l'assistance médicale à la procréation ne faisant plus l'objet d'un projet parental. Une solution d'attente a d'ores et déjà été trouvée, en France et en Allemagne notamment, consistant à autoriser l'importation, à des fins de recherche, de lignées de cellules souches embryonnaires créées dans des laboratoires de pays autorisant de manière explicite ou non ce type de travaux. Mais cette initiative ne peut satisfaire les biologistes français.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--270563-,00.html

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Veille stratégique sur Internet : Le Ministère de la recherche lance un appel à propositions
Samedi, 20/04/2002 - 00:00

Le Ministère de la recherche lance un appel à propositions relatif à la veille stratégique sur Internet.La date limite d'envoi du dossier par messagerie électronique est fixée au 7 juin 2002. Cet appel à propositions s'inscrit dans le cadre du programme "Veille stratégique pour les entreprises" et est destiné à aider les entreprises, particulièrement le tissu des PMI-PME dans les domaines de haute technologie, à accéder à l'information technologique et concurrentielle afin de leur permettre d'acquérir et de conserver un haut niveau de compétitivité.

L'appel à propositions comporte deux volets :

Volet 1 : "Ressources de veille : cette action vise à encourager la réalisation de services d'information thématique spécialisée intéressant une communauté d'acteurs industriels bien identifiée et accessibles sur l'Internet (portails spécialisés, sites thématiques,S). Il s'agit en ce sens d'encourager l'offre de produits d'information à destination des PME-PMI.

Volet 2 : "Outils de veille" : l'objectif est de soutenir la réalisation et l'adaptation d'outils de veille automatisée aux besoins des PME-PMI dans des secteurs informationnels précis. Toutes les catégories d'outils concourant au traitement de l'information professionnelle sont concernées : les moteurs de recherche d'information, les outils de filtrage et de routage, les " agents intelligents ", les outils de traduction et de recherche d'information interlingues, les outils de visualisation et de cartographie

Ministère de la recherche :

http://www.recherche.gouv.fr/appel/2002/veilleinternet.htm

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