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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 274
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 23 Janvier 2004
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Egalement dans ce numéro
TIC
Quand les villes américaines se transforment en opérateurs de télécoms
L'internaute est sociable et cultivé
Des bornes publiques pour recharger téléphones ou PC portables
Haut débit : les Etats Unis perdent du terrain et redécouvrent les vertus de l'intervention publique
NTI : la France en passe de rejoindre la moyenne européenne
Le cantal démocratise le haut débit grâce au satellite et au WiFi
Matière
De l'hydrogène en stock
Une nouvelle pile à combustible à fort rendement énergétique
Vivant
Tension qui baisse, 2 années de vie gagnées !
Les antibiotiques pourraient prévenir le cancer de l'estomac
Cancer cutané: la chirurgie plus sûre que le traitement cosmétique
Plus d'améliorations que de nouveaux médicaments en 2003
Le gouvernement se penche sur les infections nosocomiales
Un ophtalmologue suisse signe une première mondiale contre le glaucome
L'OMS prépare un vaccin protégeant l'homme de la grippe aviaire
L'hypertension, un phénomène inflammatoire ?
L'homme peut sécréter une très grande variété de protéines
Le pacemaker du cerveau
L'association de vitamines E et C pourrait prévenir la maladie d'Alzheimer
Edito
Trouver de nouvelles voies pour inciter tous les pays du monde à lutter contre l'effet de serre



Le directeur de l'Agence Internationale de l'Energie (AIE), Claude Mandil, a récemment déclaré, dans le cadre d'une conférence de l'ONU sur l'effet de serre, que "tous les pays", notamment les Etats-Unis et les grands pays en développement, devraient participer à l'avenir à la lutte contre le changement climatique. Rappelant d'abord que le protocole de Kyoto était "l'un des rares sujets divisant les membres de l'Agence", M. Mandil a rappelé avec force que "Kyoto ou pas Kyoto, nous savons tous que nous devons aller bien au-delà des objectifs de réduction fixés dans le protocole". "A l'avenir, il faudra que tous les pays participent au processus (de réduction des émissions de gaz à effet de serre), nous ne pouvons pas nous permettre de ne pas impliquer des acteurs importants". Parmi ces "acteurs", M. Mandil a cité les "pays de l'OCDE" (Organisation de Coopération et de Développement Economiques) dans une allusion aux Etats-Unis qui ont rejeté Kyoto, les "pays en transition", dans une référence aux adversaires russes du protocole, et "les grands pays en développement comme la Chine et l'Inde". Le protocole de Kyoto impose aux seuls pays industriels, à l'horizon 2010, des pourcentages de réduction d'émissions réchauffant l'atmosphère. Il a été rejeté par les Etats-Unis et la Russie hésite à le ratifier. M. Mandil, faisant preuve de lucidité et d'imagination, a proposé qu'un nouvel accord climatique pour l'horizon 2015, qu'il s'inscrive ou non dans la ligne de Kyoto, fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre qui soient indexés sur la croissance économique, ce qui réduirait leur coût d'application. Un prix maximal serait en outre fixé pour l'acquisition de droits d'émission, dans le cadre des échanges de quotas entre pays gros et faibles pollueurs. Enfin, les pays en développement pourraient négocier des objectifs non légalement contraignants, ce qui faciliterait leur participation. Nous pouvons tous constater depuis quelques années les effets de plus en plus catastrophiques liés à l'accélération du réchauffement climatique (les tempêtes historiques de fin 1999, la canicule extrême de 2003, les inondations récentes dans le Midi en sont quelques tristes exemples). Mais au niveau planétaire le pire, hélas, reste à venir. Le changement climatique est déjà à l'origine de 150.000 décès en l'an 2000, selon une étude parrainée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Les catastrophes naturelles, causées pour la plupart par des phénomènes climatiques extrêmes, ont coûté plus de 60 milliards de dollars en 2003, contre 55 milliards en 2002. "Ces pertes économiques importantes font partie d'une tendance inquiétante liée au changement climatique", a estimé le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) dans sa dernière étude. Le PNUE souligne que la catastrophe la plus coûteuse a été la canicule de l'été en Europe qui, à elle seule, a occasionné des pertes évaluées à 10 milliards de dollars dans l'agriculture et coûté la vie à environ 20.000 personnes. Le document tente de cerner de manière exhaustive l'impact actuel et à venir des changements sans précédent du climat du globe sur la santé humaine. Il aborde notamment les impacts sanitaires de l'élévation d'environ 0,4 degré Celsius des températures depuis les années 1970, et les réponses à apporter par les pouvoirs publics pour surveiller cette évolution et la prévenir. Il relève que la fréquence des catastrophes naturelles a triplé dans la décennie 1990 par rapport aux années 1960. L'étude souligne aussi l'importance déterminante des changements climatiques dans l'extension de maladies infectieuses comme la malaria. Face à une telle situation, et si nous voulons limiter les effets ravageurs du réchauffement climatique sur nos économies et nos sociétés, il faut réfléchir à cette idée de lier les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre et la croissance économique. Même si cela n'est pas populaire, il faut avoir le courage de dire à nos concitoyens que nous allons devoir modifier rapidement en profondeur nos modes de production et de consommation et plus largement nos modes de vie.

Dans cette perspective, les accords de Kyoto sont déjà dépassés et insuffisants avant même d'être entrés en vigueur. Comme le souligne M. Mandil, il est indispensable et vital pour l'avenir de notre planète de définir et de mettre en oeuvre, d'ici 2015, un accord global beaucoup plus ambitieux que Kyoto qui indexe les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre sur la croissance économique, et qui lie également de manière beaucoup plus contraignante la croissance économique au développement des énergies renouvelables. En ce qui concerne la France, la loi d'orientation sur l'énergie qui sera prochainement adoptée par le Parlement, indiquera clairement que l'objectif de la France est de diviser par quatre ses émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050. A plus court terme, le "plan climat 2003" qui va entrer en application est indispensable pour parvenir à l'objectif de Kyoto d'une stabilisation des émissions françaises de gaz à effet de serre à l'horizon 2010. En matière d'économies d'énergie, notre pays se fixe également l'objectif ambitieux de parvenir en 2015 à une consommation stable pour une croissance du PIB de 2 %. Le gouvernement veut aussi développer considérablement les énergies renouvelables. Il faut en effet dés à présent se donner les moyens d'aller plus loin que la directive européenne qui prévoit de porter à 21 % la consommation d'électricité produite à partir des énergies renouvelables en 2010. Toutes ces mesures sont indispensables car en France, le réchauffement se traduira probablement par une hausse moyenne de 3 à 4 degrés des températures et de 15 à 20 % des précipitations, selon Météo-France. Mais chacun comprend bien qu'un problème aussi global, aussi grave et aussi complexe que le réchauffement accéléré du climat doit être envisagé et combattu au niveau mondial. Cela suppose la définition et la mise en place d'un nouveau cadre juridique international et d'une véritable gouvernance mondiale qui puisse agir au nom de l'intérêt supérieur de l'Humanité. Face aux attitudes irresponsables et égoïstes de certains états et à des groupes de pression économique très puissants, il faut souhaiter qu'une durable pression des opinions publiques au niveau mondial conduise enfin les états à accepter l'idée d'une autorité mondiale dotée de larges pouvoirs en matière d'environnement. C'est à ce prix que nous pourrons peut-être limiter et maîtriser les conséquences à présent inévitables du réchauffement climatique pour notre planète.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Quand les villes américaines se transforment en opérateurs de télécoms
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

LAT 11/01/04 :

http://www.latimes.com/technology/la-fi-munitel11jan11,1,2819287.story?coll=-hea...

Face à des services d'accès à Internet haut débit trop chers ou carrément inexistant pour les habitants des petites villes, trois cent cinquante sept municipalités américaines ont déjà choisi de construire leur propre réseau câblé afin d'offrir à leurs administrés les mêmes avantages que ceux dont bénéficient les habitants des grandes agglomérations, pour un coût d'abonnement comparable. C'est ainsi, par exemple, que les habitants de Newnam, petite ville de 16000 habitants dans la banlieue d'Atlanta, peuvent disposer, pour seulement 25 dollars par mois, d'un accès haut débit à l'Internet. Pour 30 dollars de plus il peuvent avoir accès à 74 chaînes de télévision sur le câble. Ils peuvent enfin disposer, pour 30 dollars par mois, d'un accès illimité au téléphone local. Comme le souligne Harry Belcastro, un habitant de Newnam, "Si je devais passer par le privé pour accéder à l'ensemble de ces services, çà me coûterait plus de 1000 dollars par mois". Même de toutes petites villes, comme. Reedsburg (3800 habitants), dans le centre du Wisconsin se lance dans l'aventure numérique. Cette ville a construit, pour un coût de 6 millions de dollars, un réseau local en fibres optiques qui distribue l'internet, la télévision et le téléphone pour la plus grande joie de ses habitants dont 1000 ont déjà souscrits en moins d'un an leur abonnement à ce réseau local. Mais le succès n'est pas toujours au rendez-vous et certaines villes qui se lancent hâtivement dans des projets de réseaux numériques démesurées ou mal conçus se retrouvent en situation périlleuse, comme Tacoma qui a perdu plus de 16 millions de dollars dans son réseau numérique depuis sa création en 1997. Il n'en reste pas moins que cette tendance à l'interventionnisme local en matière numérique ne fait que se confirmer avec une augmentation de plus de 50 % au cours des deux dernières années du nombre de villes américaines qui se sont substituées aux opérateurs défaillants. Mais ces initiatives locales ne sont pas du goût du secteur privé qui invoque une concurrence déloyale. Les municipalités ne sont en effet pas soumises aux mêmes obligations, notamment en matière de taxes, et ce sont elles qui fixent certaines règles du marché. La Cour Suprême, qui doit prochainement trancher ce conflit juridique, doit entendre à ce propos les arguments des grandes compagnies de téléphone. Celles-ci font valoir que le Telecommunications Act de 1996 autorise les Etats à interdire la construction de réseaux par les villes. Le problème est que cette loi de déréglementation indique que n'importe quelle entité peut proposer des services de télécommunications mais ne définit pas clairement le terme "entité". Pour les partisans du développement de réseaux municipaux, comme le Représentant de Virginie Rick Boucher, ces initiatives de réseaux numériques locaux ne font que répéter l'histoire vécue à la fin du XIXe siècle avec l'électricité, lorsque certaines petites villes non desservies par les grandes compagnies pour cause de non-rentabilité s'étaient lancées elles-mêmes dans la production électrique. Rick Boucher souligne que dans les régions les plus rurales de son Etat, un accès à l'internet haut débit peut coûter plus de 1200 dollars par mois si l'on doit passer par le secteur privé, ce qui pose un vrai problème social et politique d'égalité de tous les américains à la société numérique. Face à cette nouvelle et sérieuse concurrence des collectivités locales américaines, les opérateurs de télécoms vont donc devoir améliorer leur service et réduire leur prix, à la plus grande satisfaction des utilisateurs !

Brève rédigée par @RT Flash

L'internaute est sociable et cultivé
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Contrairement à certaines idées reçues, l'internaute moyen est en fait un être cultivé et sociable, qui aime les livres, boude la télévision et entretient de nombreuses relationsamicales, selon l'étude World Internet Project réalisée par l'université californienne UCLA. L'internaute ne ressemble donc pas du tout au stéréotype du "geek", ce fou d'informatique souvent jeune et éternel célibataire, qui passe l'essentiel de son temps libre sur le web et n'a pratiquement aucun contact avec le monde réel. Cette étude, publiée pour la première fois, compare le profil des internautes et des non-internautes dans 14 pays: Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Hongrie, Italie, Espagne, Suède, Japon, Macao, Corée du Sud, Singapour, Taiwan, Chine et Chili. Dans chacun de ces pays, les internautes sont en général de grands lecteurs de livres, consacrent plus de temps à des activités sociales que les personnes ne surfant pas sur le web, et passent jusqu'à cinq heures de moins par semaine devant la télévision, poursuit l'étude. "L'utilisation d'internet réduit le temps passé à regarder la télévision partout dans le monde, et n'a qu'un faible impact sur les aspects positifs de la vie sociale", a déclaré Jeffrey Cole, directeur du Center for Communication Policy de l'UCLA, qui a mené le projet. L'étude confirme également certaines tendances lourdes déjà observées dans l'usage de l'internet, et notamment le fait que les riches surfent davantage que les pauvres, et les hommes davantage que les femmes. Mais l'étendue de ces phénomènes varie considérablement en fonction des pays. Par exemple, l'Italie est le pays ou le fossé entre les sexes est le plus important, avec 41,7% des hommes adeptes de l'internet contre 21,5% des femmes. Par contre, Taiwan a presque atteint la parité, puisque 25,1% des hommes surfent contre 23,5 des femmes. La fameuse "fracture numérique" entre riches et pauvres a également tendance à se réduire, estime Jeffrey Cole. Dans sept des douze pays où ce type de données était disponible, plus de 20 % du segment le plus défavorisé de la population utilise l'internet. Selon l'étude, la Suède, la Corée du Sud et les Etats-Unis sont les pays où les pauvres surfent le plus. Enfin, le World Internet Project montre que les internautes Chinois sont les champions des relations sociales en ligne, et qu'ils utilisent beaucoup le web pour discuter politique, hobbies ou religion avec d'autres internautes. "C'est beaucoup plus que dans n'importe quel autre pays, et c'est un chiffre révélateur dans un pays où la religion est officiellement interdite", lit-on dans l'étude à propos de la popularité des discussions religieuses parmi les internautes chinois.

UCLA : http://ccp.ucla.edu/pages/InternetStudy.asp

Des bornes publiques pour recharger téléphones ou PC portables
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Une start-up française fait le pari d'équiper les lieux publics à forte fréquentation de "points recharge", pour dépanner ceux dont le PDA ou téléphone mobile tombe en panne de batterie. Premiers débouchés espérés: France Télécom, SFR ou la SNCF. La hantise de la batterie vide ouvre une nouvelle perspective de marché. Après le chargeur à brancher sur l'allume-cigare ou la manivelle manuelle, une start-up nîmoise, Galéa Technologies, a mis au point une borne de recharge pour tous les types d'appareils nomades, amenée à fleurir dans les aéroport, gares ou magasins. Baptisé "Cogib", l'appareil ressemble à un distributeur automatique de billets; un écran tactile permet de saisir le modèle exact de l'appareil à recharger. Une fois l'enregistrement effectué, un numéro de consigne est fourni à l'utilisateur. Lequel peut alors accéder à l'un des 6 tiroirs de rechargement de l'appareil (4 tiroirs pour mobiles et PDA pouvant accueillir 5 appareils chacun, et 2 tiroirs pour PC portable capables de recevoir 4 machines chacun). Une version de taille réduite du Cogib est également proposée avec un gabarit proche de celui d'une borne de mise à jour des cartes de santé Vitales. L'utilisateur y branche son appareil qui est censé être rechargé en seulement 20 minutes. C'est d'ailleurs là que réside la principale innovation du dispositif. «La borne optimise la recharge en fonction des caractéristiques exactes de chaque appareil, ce qui permet de gagner en vitesse et en sécurité», explique à ZDNet Sébastien Grau, directeur général de Galéa Technologies. Un procédé de recharge qui a été breveté. Objectif: plus de 200 bornes vendues en 2004. Galéa Technologie a été fondée en juillet 2003 par deux diplômés en DESS de marketing. Leur projet avait déjà gagné en 2002 le prix de l'initiative du Crédit agricole. L'entreprise est hébergée par l'École des mines d'Alès (EMA), qui fait office d'incubateur. Comme premier client, Galéa cite France Télécom qui va tester une borne dans l'une de ses agences parisiennes. «Il s'agit pour l'opérateur de proposer un service gratuit pour attirer de nouveaux clients dans ses agences», explique-t-on à Galéa Technologies. Des «contacts très avancés» sont noués également avec l'opérateur mobile du groupe Gegetel, SFR, ainsi qu'avec ADP Télécom, opérateur réseau filiale d'Aéroports de Paris. La start-up assure également avoir été approchée par la SNCF, des sociétés gérant les autoroutes ainsi que des centres commerciaux.

ZDNet :

http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39138064,00.htm

Haut débit : les Etats Unis perdent du terrain et redécouvrent les vertus de l'intervention publique
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

USA Today :

http://www.usatoday.com/tech/techinvestor/2004-01-19-broadband_x.htm

Une récente étude des Nations Unies place les Etats-Unis au onzième rang des pays les mieux équipés en Internet haut débit, derrière la Corée du Sud, Hong Kong ou l'Islande. Actuellement 73 % des foyers américains continuent d'utiliser une connexion par ligne téléphonique classique (hors DSL) pour accéder à Internet et la progression du nombre de foyers équipés d'un accès haut débit ralentit (elle est passé de 15 % en 2002 à 21% en 2003). Cette situation, si elle devait perdurer, risquerait d'avoir des effets négatifs sur l'économie du pays. Alors que d'autres gouvernements, de l'Union Européenne ou des pays asiatiques, ont choisi de réaliser de gros investissements dans la construction de réseaux, la stratégie américaine a pour le moment surtout compté sur le secteur privé pour faire avancer la couverture nationale. Mais cette stratégie commence à montrer ses limites (voir article de cette rubrique sur les petites villes américaines qui se transforment en opérateurs de télécoms). Par exemple la chaîne de restaurants LaBelle Management, dont le siège est à Mount Pleasant, dans le Michigan, n'est pas en mesure de relier ses 46 restaurants du Michigan et de l'Indiana sur l'internet haut débit faute d'accès au réseau à un prix raisonnable. Pendant ce temps, en Corée du sud, grâce aux investissements massifs de l'Etat ( 50 millions de dollars l'an dernier), le consultant d'affaires James Rooneypeut se connecter sur le Web 50 fois plus vite que La Belle Management dans le Michigan, et pour un coût bien inférieur ! On mesure mieux le chemin parcouru quand on sait que la Corée du Sud n'avait que 270 000 lignes de téléphones en 1979, contre 30 millions aujourd'hui ! Mais il est vrai que les petits pays asiatiques comme la Corée, Singapour ou Taiwan sont avantagés par leur faible superficie qui permet de développer pour un coût acceptable des réseaux en fibres optiques jusqu'aux foyers à desservir (FTTH). Aux USA en revanche la situation est tout autre et plus de 70 millions de personnes, presque un américain sur quatre, vit dans des régions rurales où il est encore très difficile de disposer d'un accès à l'internet large bande à un prix raisonnable. En outre le maquis des réglementations fédérales et locales ne facilite pas le développement des réseaux haut débit. Mais les choses sont en train de changer et un nombre croissant d'états et de villes américaines ont compris que le seul jeu du marché ne suffirait pas à permettre un accès haut débit pour tous à un prix raisonnable et se sont lancés dans la construction de réseaux numériques pour assurer une meilleure égalité d'accès à l'économie numérique sur l'ensemble du territoire américain.

Brève rédigée par @RT Flash

NTI : la France en passe de rejoindre la moyenne européenne
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Bonne surprise. En 2003, 40,2 % des foyers français disposent d'un ordinateur au domicile familial, soit 9,9 millions de familles, selon l'étude annuelle sur l'équipement des ménages réalisée par l'institut Gfk pour le magazine SVM. Certes, plus de la moitié du pays se tient encore à l'écart de l'informatique familiale. Mais 2003 aura donc connu une nette progression en matière d'équipement des ménages puisqu'ils étaient moins de 36 % à disposer d'une machine en 2002 et moins de 33 % en 2001. Un chiffre qui pourrait s'élever à plus de 44 % en 2004. La France rattrape ainsi en partie son retard européen dont la moyenne en matière d'équipement de micro-ordinateurs s'élève à 43 % des foyers. Seuls la Hollande (67 % des foyers équipés), l'Allemagne (52 %), la Belgique (45 %) et le Royaume-Uni (45 %) devancent l'Hexagone. Surtout, 29 % des foyers ont déclaré disposer d'une connexion Internet à domicile, soit 7,12 millions de foyers. Ils étaient moins de 24 % un an auparavant et devraient être plus de 33 % en 2004. Le haut débit, l'ADSL particulièrement, serait à l'origine de cette appréciable croissance. Près de 740 000 foyers auraient décidé de s'équiper d'un ordinateur pour avoir accès au réseau mondial à grande vitesse.

VUNet :

http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=11828&date=2004-01-20

Le cantal démocratise le haut débit grâce au satellite et au WiFi
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Sus à la fracture numérique entre les territoires ! Sous l'impulsion de son conseil général, de France Telecom et Sagem, le département français du Cantal, situé dans la Région Auvergne, déploie une solution pour démocratiser l'internet haut-débit.Après avoir effectué le raccordement ADSL de 23 collèges dans le cadre du plan CyberC@ntal, le conseil général a décidé de s'attaquer à l'épineux problème du haut-débit en zone rurale en équipant le village pilote de Saint Mamet. Ne pouvant bénéficier de l'accès ADSL en raison de son éloignement avec le central téléphonique, le village bénéficie d'une solution couplant accès satellite bidirectionnel pour l'accès distant et réseau WI Fi pour la boucle locale et offrant des débits sensiblement comparables à l'ADSL 512 k. Sur le plan financier, la solution retenue a coûté environ 100.000 euros à la collectivité locale, qu'un opérateur public sera chargé de rentabiliser via des abonnements de 30 euros par mois pour les particuliers et 70 euros pour les entreprises. "Cette initiative va permettre un désenclavement numérique, va également refléter l'image dynamique du Cantal. Elle devient également un facteur sociologique important puisque les cantaliens ne se sentent plus exclus. L'Internet haut débit participe à lutter contre l'exode rural." précise le service de presse du conseil général. Relativement accessible pour une collectivité locale, ce type de solution, couplant l'accès satellite bi-directionnel commence à se démocratiser mais reste néanmoins moins compétitive que la solution WADSL déployée dans le cadre des inforoutes de l'Ardèche, un département situé de l'autre côté du massif central.

Nétéconomie :

http://www.neteconomie.com/perl/navig.pl/neteconomie/infos/article/2004011914331...

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Du silicium dans la détection à ultrasons
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Des chercheurs américains ont mis au point un transducteur à ultrasons contenant du silicium, plus performant que ceux utilisés actuellement. Ce prototype pourrait avoir de multiples applications dans le domaine médical, comme pour la détection de tumeurs. Butrus Khuri-Yakub et ses collègues de l'Université de Stanford ont fabriqué un transducteur à ultrasons à base de silicium, et non de matériaux piézo-céramiques, aujourd'hui le plus souvent utilisés. . L'appareil est constitué de membranes en nitrure de silicium et de petits modules à base de silicium. Le principe de ce dispositif est simple. Un signal électrique est appliqué entre la membrane et le module. Il induit des vibrations qui envoient des ondes sous forme d'ultrasons. Lorsque ces dernières rencontrent un obstacle, elles sont réfléchies et captées par le transducteur. Ces signaux électriques sont ensuite retranscrits sous forme d'images en 3D. Le transducteur de Butrus Khuri-Yakub permet d'atteindre des fréquences plus élevées, et, par conséquent, une détection plus fine. En attendant que ce prototype fasse ses preuves, il est déjà utilisé aux Etats-Unis dans la recherche des plaques sur les parois des vaisseaux sanguins.

NYT :

http://www.nytimes.com/2004/01/15/technology/circuits/15next.html

De l'hydrogène en stock
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Des chercheurs américains ont mis au point une méthode pratique de stockage de l'hydrogène. Ils font part de leurs travaux dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. Actuellement, il existe deux méthodes assez contraignantes pour stocker l'hydrogène. La plus courante consiste à le conserver sous forme liquide à une température de - 253°C qui ne peut être atteinte que par des procédés longs et compliqués. L'autre possibilité est d'entreposer le gaz à température ambiante sous forme compressée. Le « hic » : pour un volume donné, la quantité d'hydrogène conservé est moindre. Devant de telles difficultés, Wendy et Ho-Kwang Mao de l'Université de Chicago (Illinois, Etats-Unis) et leurs collègues de la Carnegie Institution de Washington, ont cherché un nouveau processus permettant de stocker facilement ce gaz qui est considéré comme une des énergies propres de demain. Les chercheurs ont synthétisé un clathrate d'hydrogène, sorte de composé chimique «entrepôt», à l'intérieur duquel les molécules de gaz sont enfermées dans un réseau cristallin. Wendy et Ho-Kwang Mao ont mis au point cette “prison” à hydrogène sous une température de -195°C, ce qui permet de stocker le clathrate dans de l'azote liquide. Pour libérer le gaz, il suffit d'amener le composé « entrepôt » à une température de -130°C. Apparemment facile à synthétiser, ce nouveau produit pourrait permettre de stocker plus facilement l'hydrogène.

PNAS : http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/0307449100v1

Une nouvelle pile à combustible à fort rendement énergétique
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Kansai Electric Power Co. et Mitsubishi Materials Corp. déclarent avoir développé conjointement la pile a combustible la plus efficace du marche. La pile a combustible affiche un rendement énergétique de 50%, le double des 25%-35% mesure sur les systèmes actuels. Les associes pensent développer une pile a combustible d'une puissance de plus de 10kw d'ici a 2007. Le système génère de énergie a partir de hydrogène contenu dans le méthane (solid oxide fuel cell - SOFC), qui va ensuite réagir avec oxygène pour produire de énergie. Le rendement du système a été augmente en réduisant la taille de la structure moléculaire des électrodes. De plus, le nouveau système fonctionne a une température de 800°C, largement inférieure aux 1000°C nécessaires au fonctionnement de la plupart des piles a combustible. Cette température de fonctionnement plus basse rend le coût de production inférieur en raison de la possibilité d'utiliser de l'acier inoxydable dans sa construction.

BE Japon : http://www.be.adit.fr/japon

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Tension qui baisse, 2 années de vie gagnées !
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Une étude américaine vient de chiffrer, en années d'espérance de vie, les bénéfices d'une baisse de la tension artérielle. Les auteurs se sont penchés sur des données concernant plus de 57.000 sujets. En analysant l'évolution des chiffres tensionnels et la durée de vie, les auteurs constatent que les personnes hypertendues qui réussissent à ramener leur tension à des valeurs normales (en l'occurrence 14/8 dans cette étude), vivent deux années de plus. Ce bénéfice atteint les trois ans si les patients sont en plus diabétiques (le diabète étant également impliqué dans les risques cardiovasculaires), ou s'ils sont fumeurs. Certes, on s'y attendait un peu. L'hypertension est un important facteur de risque cardiovasculaire. La traiter, diminue notamment le risque d'être victime d'un infarctus du myocarde. Mais restaient à chiffrer précisément les bénéfices en nombre d'année de vie. Il n'y a pas que les médicaments pour faire baisser sa tension. Moins de stress, de tabac, d'alcool et de sel, mais également plus de sport, de fruits et de légumes, aident aussi considérablement à se rapprocher d'une tension normale.

E Santé : http://www.e-sante.fr/francais/article_7084_180.htm

Les antibiotiques pourraient prévenir le cancer de l'estomac
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Les antibiotiques pourraient bien prévenir l'apparition d'un cancer de l'estomac chez les personnes porteuses d'une bactérie connue pour être responsable d'ulcères, l'Helicobacter pylori, selon une étude publiée mercredi dans le Journal de l'Association médicale américaine (JAMA). Cette expérience menée en Chine confirme la responsabilité de l'Helicobacter pylori dans l'apparition de certains cancers de l'estomac, une maladie particulièrement fréquente en Asie, mais plus rare dans les pays occidentaux. L'étude portait sur 1.630 hommes et femmes venant de la province de Fujian, dans le sud de la Chine. Tous étaient porteurs d'Helicobacter pylori, et une centaine d'entre eux seulement présentaient déjà des lésions pré-cancéreuses au début de l'étude. Les patients étaient répartis au hasard en deux groupes: le premier recevait des antibiotiques pendant deux semaines en association avec un médicament anti-ulcéreux, l'autre groupe recevait un simple placebo. Tous ont été suivis durant sept ans et demi après le traitement. Aucune des 988 personnes indemnes de lésion pré-cancéreuse au départ n'a développé de cancer dans le groupe traité, alors qu'elles étaient six dans le groupe placebo. Parmi les personnes présentant des lésions pré-cancéreuses, les résultats n'étaient pas aussi frappants: sept personnes ont développé un cancer de l'estomac dans le groupe traité, contre 11 dans le groupe placebo. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), H. pylori affecterait près de 90% de la population dans certains pays en développement et près de 50% dans certains pays développés. Le cancer de l'estomac occupe la quatrième place sur la liste des cancers les plus fréquents. Chaque année, 870.000 personnes en sont atteintes dans le monde, selon l'OMS. Le taux le plus important se trouve dans l'est de l'Asie, notamment en Chine, peut-être pour des raisons génétiques ou à cause d'une alimentation pré-salée. Selon les auteurs de l'étude, Benjamin Chun-Yu Wong, de l'Université de Hong Kong, ces résultats soulignent combien le dépistage de cette bactérie est important, notamment dans les zones à risques, tout comme le traitement des infections à H. pylori, notamment chez des personnes indemnes de lésions pré-cancéreuses. Dans un éditorial d'accompagnement, le Dr Julie Parsonnet, spécialiste de maladies infectieuses à l'université américaine de Stanford, et David Forman, de l'université de Leeds en Angleterre, ont toutefois insisté sur le coût faramineux que représenterait le dépistage de lésions par fibroscopie.

JAMA : http://jama.ama-assn.org/cgi/content/full/291/2/187

Cancer cutané: la chirurgie plus sûre que le traitement cosmétique
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

S'il est plus esthétique, le traitement cosmétique des cancers de la peau ne se montre pas aussi efficace que le traitement chirurgical, selon une étude publiée lundi dans les Archives de dermatologie, une revue scientifique américaine. Baptisé thérapie photodynamique, ce traitement non chirurgical consiste en l'application d'une crème cutanée rendue active par un rayonnement lumineux et capable ainsi de tuer les cellules cancéreuses. Déjà utilisé en Europe, en Australie et en Nouvelle-Zélande, ce traitement fait débat aux Etats-Unis où un comité d'experts de l'Agence américaine du médicament, la FDA, s'est prononcé contre sa mise sur le marché. Le cancer baso-cellulaire souvent déclenché par une surexposition au soleil touche environ deux millions de personnes chaque année dans le monde, le plaçant à la tête des cancers les plus fréquents. Ce cancer est par ailleurs l'un de ceux qui se guérissent le mieux. L'ablation chirurgicale de la tumeur cutanée est le traitement le plus souvent utilisé mais ces cancers pouvant apparaître sur le visage, certaines personnes redoutent les cicatrices. La nouvelle étude concerne 101 personnes qui ont bénéficié soit d'un traitement chirurgical, soit de deux cures d'une semaine de traitement cosmétique avec la crème aminolévulinate de méthyl, commercialisée aux Etats-Unis sous la marque Metvix. Deux ans plus tard, le traitement cosmétique a été préféré par les médecins et les patients mais cinq des cancers traités ont récidivé, alors que la récidive n'a concerné qu'un seul patient dans le groupe traité par la chirurgie.

AP : http://fr.news.yahoo.com/040120/5/3lmib.html

Plus d'améliorations que de nouveaux médicaments en 2003
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Quelques nouveaux médicaments, notamment quatre contre des maladies rares, mais surtout des améliorations dans l'efficacité de traitements déjà existants, ont vu le jour en 2003 selon le bilan dressé mardi par le groupement des principales entreprises du médicament, le Leem."En tout, 42 situations cliniques ont progressé au cours de l'année 2003, apportant un bénéfice notable aux patients", a souligné le Dr Pierre Le Sourd, nouveau président du Leem. En 2002, selon cet organisme, 31 demandes d'autorisations sur le marché (AMM) ont été déposées pour de nouvelles molécules, 38 en 2003 et les prévisions pour 2004 sont de 40. Mais 3.200 demandes de modifications d'AMM pour tenir compte de nouvelles indications, formulations, dosage ou mode d'administration, d'évolutions dans les stratégies thérapeutiques ou la gestion des effets secondaires ont été déposées en 2003, selon le Leem. En cancérologie, le progrès le plus marquant a porté sur le traitement d'une forme de cancer du sang, la leucémie myéloïde chronique, contre laquelle un médicament, l'imatinib, Glivec selon son nom commercial, bloque la protéine produite par le gène anormal responsable de la survenue de cette maladie qui affecte une personne sur 100.000. Extrêmement ciblée, cette molécule est devenue le médicament de première intention, lorsque la greffe de moelle n'est pas réalisable, a souligné le Leem. En cardiologie, un premier médicament, l'altéplase, commercialisé sous l'appellation d'Actilyse, vient de prouver son efficacité pour réduire les handicaps consécutifs aux accidents vasculaires cérébraux. L'année 2003 a également vu, dans le traitement d'une certaine forme de lymphome (une forme de cancer du sang), des extensions d'indication pour un anticorps monoclonal qui, associé à la chimiothérapie classique, apporte une amélioration significative de la survie des malades. "A ce jour, a précisé le Pr Noël Milpied, hématologue et cancérologue à l'Hôtel-Dieu de Nantes, pas moins de sept maladies sont concernées par la mise au point d'anticorps monoclonaux capables, selon les cas, de venir en renfort des cellules, de provoquer leur disparition, d'agir par couplage avec un isotope radioactif ou par adjonction, soit d'un produit toxique, soit d'un médicament".

AFP :

http://fr.news.yahoo.com/040120/202/3lmdz.html

Le gouvernement se penche sur les infections nosocomiales
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Le ministre de la Santé Jean-François Mattei a annoncé mardi qu'"un projet de tableau de bord" des infections nosocomiales, responsables en France de 4.000 décès par an, lui serait remis le mois prochain. Ces maladies infectieuses contractées pendant une hospitalisation touchent entre 500.000 et 800.000 patients chaque année à travers le pays. "Ces infections, dont le poids pour la société est encore mal connu, insuffisamment évalué, sont parfois dévastatrices pour l'individu", a dit le ministre de la Santé à l'occasion d'une journée consacrée à la lutte contre ces maladies. "Nous disposons déjà de données de surveillance (...) mais ces données d'incidence sont limitées à certains établissements, souvent les plus performants", a-t-il ajouté. Le "tableau de bord", en cours d'élaboration par des experts de l'Institut de veille sanitaire (InVs), comprendra des indicateurs sur la prévention, la consommation et la prescription d'antibiotiques, les mesures d'hygiène ainsi que les outils de surveillance des sites opératoires. "Certains indicateurs pourraient être disponibles très rapidement. D'autres feront l'objet d'une phase de test en 2004", a dit le ministre qui a insisté sur la nécessité d'être "transparent" et a invité les hôpitaux à "mieux connaître leur taux d'infection" et à "mieux diffuser l'information" auprès des usagers. Jean-François Mattei a mis aussi l'accent sur l'impossibilité de "faire disparaître (...) dans un avenir proche" ces infections, dont la résistance est "directement liée" à la consommation d'antibiotiques. Il s'est engagé à mettre en place une commission d'antibiotiques dans chaque établissement hospitalier et à désigner un médecin référent pour l'antibiothérapie.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/040120/85/3lmj3.html

Un ophtalmologue suisse signe une première mondiale contre le glaucome
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Un espoir nouveau se profile pour les personnes souffrant d'un glaucome, une affection de l'oeil qui peut provoquer la cécité. Le médecin suisse André Mermoud, de l'hôpital ophtalmique Jules Gonin de Lausanne, vient de signer une première mondiale pour traiter cette affection. Le procédé consiste à implanter un micro-tube qui évacue le liquide en excès responsable de la maladie. Le glaucome résulte d'une pression excessive du liquide situé dans le globe oculaire entre la cornée et le cristallin, a expliqué mardi le Fonds national suisse de la recherche scientifique (FNS), qui soutient le projet. Pour y remédier, André Mermoud et son équipe ont implanté dans l'oeil de patients un tube de trois millimètres de long et de 50 microns de diamètre permettant d'éliminer l'humeur aqueuse en excès à l'origine de cette surpression intra-oculaire. A ce jour, une dizaine de personnes ont pu bénéficier de cette technique entièrement nouvelle, a précisé le FNS. L'opération dure une demi-heure sous anesthésie locale. Le glaucome touche aujourd'hui 100.000 personnes en Suisse et on estime à plus de 70 millions les individus qui en souffrent dans le monde, selon le FNS. Dans les années 1990, André Mermoud avait déjà proposé une méthode permettant une amélioration sensible, la sclérectomie profonde, aujourd'hui pratiquée par une centaine de chirurgiens dans le monde. Il s'agit, comme pour la méthode testée actuellement, de ménager une poche servant de réservoir à l'humeur aqueuse en excès. Mais au lieu de passer par un tube, l'écoulement se fait directement au travers d'une dissection pratiquée dans le canal de Schlemm. "A cette étape de l'intervention, il y a un gros risque de perforer la membrane qui délimite le canal, relève André Mermoud. C'est donc pour simplifier le processus chirurgical et le rendre accessible à un maximum de chirurgiens que nous avons développé la technique du micro-tube".

AP : http://fr.news.yahoo.com/040120/5/3lmr4.html

L'OMS prépare un vaccin protégeant l'homme de la grippe aviaire
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

L'Organisation mondiale de la santé a annoncé jeudi qu'un vaccin protégeant l'homme de la grippe aviaire pourrait être prochainement soumis à des tests cliniques alors que la maladie se propage en Asie."Des prototypes de virus pour une production du vaccin sont en train d'être préparés dans le Réseau grippe mondial de l'OMS", qui doivent ensuite servir à la fabrication du vaccin, a déclaré le centre régional de l'OMS en Asie, situé à Manille. Il a précisé qu'un prototype viral pourrait être disponible pour l'industrie pharmaceutique dans "environ quatre semaines" mais que d'autres étapes étaient nécessaires avant qu'un vaccin puisse être utilisé par l'homme. Le virus H5N1 de la grippe aviaire a fait cinq morts cet hiver au Vietnam où une épidémie est en cours et des flambées ou cas isolés ont été découverts en Corée du Sud, à Taiwan, au Japon, en Thaïlande et à Hong Kong. L'OMS a dit craindre de plus en plus une mutation du virus lui permettant de se transmettre de l'homme à l'homme et plus seulement de l'oiseau à l'homme, ce qui le rendrait beaucoup plus contagieux. L'OMS a précisé que des laboratoires de Hong Kong et japonais avaient isolé le virus de spécimens obtenu de deux cas mortels au Vietnam. L'organisation offre son aide pour la coordination des essais cliniques nécessaires pour déterminer la quantité de vaccin et de doses nécessaires pour protéger les populations et différents groupes d'age, poursuit un communiqué. Les épidémies actuelles en Asie sont les premières au Japon depuis 1925 et les premières jamais enregistrées au Vietnam et en Corée du Sud, selon l'OMS.

OMS : http://www.who.int/csr/don/2004_01_20/en/

L'hypertension, un phénomène inflammatoire ?
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Les personnes qui ont des taux sanguins élevés de protéine C-réactive, un marqueur de l'inflammation, ont un risque accru de souffrir d'hypertension artérielle. Indépendamment de tout autre facteur de risque coronaire, ce marqueur apparaît comme un bon indicateur de l'hypertension artérielle. Et suggère dans le même coup, selon les chercheurs de l'université Harvard, que l'hypertension serait, au moins en partie, un trouble inflammatoire. Les causes précises d'une tension artérielle trop élevée sont inconnues dans 90 % des cas ! L'hygiène de vie, les habitudes alimentaires semblent jouer un rôle essentiel. La consommation de tabac, l'excès de sel et d'alcool, le stress ou encore le manque d'activité physique peuvent en être l'origine. Certains médicaments ou bien l'hérédité familiale sont d'autres origines possibles. Le plus souvent elle ne se manifeste par aucun symptôme particulier, mais provoque chez certaines personnes des maux de tête le matin et de la fatigue.

Journal Santé :

http://www.lejournalsante.com/Site/actu.asp?ID=2681&Rub=Long%E9vit%E9

L'homme peut sécréter une très grande variété de protéines
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Certaines cellules humaines peuvent procéder à des "couper-coller" pour recomposer de nouvelles protéines, et le corps humain serait ainsi capable de produire une plus grande variété de protéines que l'on croyait, selon une étude publiée dans l'hebdomadaire Nature. Cette découverte de Ken-ichi Handa (National Cancer Institute - Rockville, Etats-Unis) et de ses collègues "accroît énormément" le nombre de protéines ou dérivés de protéines que nos 30.000 gènes sont susceptibles de produire, souligne dans un commentaire l'immunologiste allemand Hans-Georg Rammensee (Université de Tuebingen, Allemagne). L'étude, qui a porté sur des cellules du système immunitaire capables de reconnaître et de détruire des cellules cancéreuses, pourrait aussi avoir des implications "pour la mise au point de vaccin, les maladies auto-immunes, ainsi que la lutte contre le cancer", ajoute-t-il. Les cellules étudiées, des lymphocytes T cytotoxiques, détruisent les cellules indiquant à leur surface qu'elles sont infectées par des virus ou le siège d'une activité anormale (cancer). Dans ce cas précis, il s'agissait de lymphocytes T susceptibles de détruire des cellules cancéreuses du rein exprimant de façon exagérée une protéine, le facteur de croissance FGF-5. L'étude a montré que cette protéine pouvait être mise en pièces, celles-ci étant ensuite recollées comme un patchwork, avant d'apparaître à la surface des cellules cancéreuses où les lymphocytes T pouvaient les détecter et entamer leur travail de sape du cancer. "De tels procédés de chirurgie sur les protéines avaient déjà été observés auparavant, dans des organismes unicellulaires et certaines plantes", relève Hans-Georg Rammensee, notant que c'est la première fois qu'un tel processus est constaté chez l'homme une fois la fabrication des protéines achevées. De tels "couper-coller" et réarrangements n'avaient été constatés chez l'homme que lors des étapes préalables à la fabrication des protéines, lorsque les gènes sont transcrits sous formes d'ARN, des copies provisoires d'ADN.

Nature. : http://www.nature.com/nature/

Le pacemaker du cerveau
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

La technique consiste à placer, à vie, des électrodes à l'intérieur du crâne pour exercer une stimulation électrique en un point précis du cerveau. Cette invention de l'équipe du Pr Alim-Louis Benabid, à Grenoble, vient de voir son efficacité confirmée dans le traitement de la maladie de Parkinson. Les neurologues avaient en effet constaté que les tremblements, la rigidité des membres et la lenteur des gestes disparaissaient rapidement chez les patients atteints, vers 40 ans, de la forme précoce de la maladie. Le suivi de 49 malades durant cinq ans montre que ce bénéfice est durable. En revanche, le traitement n'empêche pas la détérioration, à terme, des facultés intellectuelles ou l'apparition de psychoses. Une autre étude française vient en outre de montrer que le coût élevé de cette opération (de 30 000 à 35 000 euros) est amorti au bout de deux ans et demi, grâce aux économies réalisées sur les médicaments. Les patients prennent en effet moins de L-dopa, une molécule qui permet de compenser le manque de dopamine dans le cerveau. Un quart d'entre eux parviennent même à s'en passer.

Express :

http://www.lexpress.fr/express/info/sciences/dossier/parkinson/dossier.asp

L'association de vitamines E et C pourrait prévenir la maladie d'Alzheimer
Samedi, 24/01/2004 - 00:00

Des chercheurs de l'Université Johns Hopkins (Maryland) ont montré que l'association de vitamines E et C peut protéger le cerveau du vieillissement cérébral et des pathologies qui y sont associées, comme la maladie d'Alzheimer. Cette combinaison de vitamines E et C pourrait limiter le stress oxydatif des cellules nerveuses en limitant les effets destructeurs des radicaux libres. Le Docteur Peter Zandi qui dirige ces recherches souligne que "ces résultats sont passionnants car ils suggèrent que l'utilisation régulière de la vitamine E dans des supplémentation alimentaires peut réduire sensiblement le risque de développer la maladie d'Alzheimer." L'étude des chercheurs américains a été réalisée sur 4.740 personnes âgées de 65 ans ou plus. Parmi ces personnes, 304 ont développé la maladie d'Alzheimer. Selon cette étude, les personnes prenant en association des vitamines E et C en quantité importante voyaient leur risque de développer la maladie d'Alzheimer diminuer de 78 %. En réduisant sensiblement les effets des radicaux libres sur les neurones, cette association vitamines E et C pourrait donc prévenir ou retarder l'apparition de la maladie d'Alzheimer.

BBC : http://news.bbc.co.uk/2/hi/health/3409221.stm

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