RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 240
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 25 Avril 2003
Recommander  |  Désinscription  |  Lire en ligne
Egalement dans ce numéro
TIC
Microsoft va faciliter l'utilisation de Windows
Un nouvel outil de simulation chirurgicale
SCALPP : une innovation au service de la robotique médicale
Le Caméscope sans cassette arrive
Une percée décisive dans la compréhension de la répartition des nombres premiers
Avenir
Des scientifiques chinois préparent l'électronique atomique
Matière
Un milliard de transistors par processeur : qui sera le premier ?
Nouveaux pas vers la puce optique
Téléphone, agenda et bientôt détecteur de radiation
De nouvelles batteries très performantes au magnésium
Terre
Des bus québécois qui ont la frite !
L'agriculture française doit faire face aux changements climatiques
Vivant
De nouveaux traitements prometteurs contre le cancer de la prostate
Perfusion cérébrale des parkinsoniens
Statines et injections de cellules souches adultes contre la sclérose en plaques ?
Obésité ou télé, il faut choisir !
Du sucre pour lutter contre les bactéries pathogènes
Le thé renforcerait les défenses de l'organisme contre l'infection
Edito
La pneumonie atypique : nouveau défi médical et scientifique mondial



Depuis quelques semaines, notre planète est confrontée à une épidémie de pneumonie atypique qui illustre bien les nouveaux défis médicaux, scientifiques et sanitaires auxquels l'humanité est à présent confrontée. Le virus de la pneumonie atypique constitue un "défi pour tout le monde" car "pour l'instant, il n'existe ni traitement, ni vaccin", a déclaré mercredi à Rome le Directeur général de l'OMS, Mme Gro Harlem Brundtland. Sur le temps nécessaire pour trouver une solution, Mme Bruntland a répondu: "Il n'y a pas de réponse scientifique". Elle a salué la collaboration de la communauté médicale internationale qui a permis d'identifier "avec une grande certitude" en seulement "quatre ou cinq semaines" la nature du virus. "C'est un résultat impressionnant. Mais pour l'instant, il n'y a ni traitement, ni vaccin", a-t-elle ajouté. Le Dr Brundtland a appelé la communauté internationale à "concentrer toutes ses ressources" sur le problème. Il est vrai qu'en dépit de l'identification rapide du coronavirus responsable du SRAS et malgré le décryptage de son génome (voir articles dans notre lettre 239 du 18 avril http://www.tregouet.orglettres/rtflashtxt.asp?theLettre=270#Lettre ), les chercheurs ignorent encore son origine, ses mutations ou les raisons pour lesquelles certains patients guérissent et d'autres pas. Les autorités sanitaires américaines, dont le pays enregistre 39 cas probables mais aucun décès jusqu'à présent, ont dressé un sombre tableau de l'épidémie. "Nous sommes refroidis par la transmission dans certaines parties du monde, notamment à Hong Kong, où des mesures sanitaires très appropriées ont été mises en oeuvre, ce qui n'empêche pas l'épidémie de continuer à progresser là-bas", a indiqué la directrice des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) Julie Gerberding. Il semble en effet que la seule solution, dans l'immédiat soit la vigilance pour contenir le virus et les mécanismes pour isoler les patients atteints. Dans cette perspective Il est capital de parvenir à limiter la propagation par des mesures de santé publique coordonnées au niveau international. De plus en plus de pays déconseillent à leurs ressortissants de se rendre dans les pays les plus touchés et ont décidé de contrôler strictement les voyageurs dans les aéroports. Mais au niveau mondial, l'épidémie de pneumonie atypique ne montre pour l'instant aucun signe d'affaiblissement en dépit de mesures de prévention qui se renforcent dans le monde entier. Depuis son apparition en novembre en Chine, principal foyer de l'épidémie avec Hong Kong, le SRAS a fait 252 morts et contaminé 4.474 personnes à travers le monde, selon le dernier décompte établi à partir des données de l'OMS et des responsables nationaux de la santé publique. En Chine, où est probablement apparu le SRAS, les autorités chinoises, après avoir tenté de minimiser l'ampleur de l'épidémie, ont décidé d'employer les grands moyens face à la pneumonie atypique, qui ne cesse de gagner du terrain, en fermant pour un mois les écoles de la capitale. ,Les autorités municipales de Pékin ont également décidé de placer en quarantaine les personnes et les bâtiments contaminés par le SRAS ou soupçonnés de l'être. Le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a fait neuf morts de plus en Chine mercredi et 147 nouveaux cas ont été rapportés à travers le pays, dont 105 dans la capitale, selon le ministère chinois de la Santé. Le bilan en Chine continentale est ainsi porté à 2.305 cas avérés et 106 morts, alors qu'à Pékin, il s'élève à 693 cas et 35 morts. Le SRAS continue aussi à s'étendre géographiquement, avec 26 provinces sur 31 désormais touchées. Face à cette situation alarmante un important sommet réunissant les meilleurs experts scientifiques internationaux, est prévu à Genève les 17 et 18 juin prochain pour parler d'une stratégie mondiale pour contenir l'épidémie. Notre pays n'est pas épargné par le SRAS et pour lutter plus efficacement contre cette épidémie, le ministre de la Santé, Jean-François Mattei, a annoncé mardi la parution prochaine d'un "décret précisant les conditions d'hospitalisation d'office en cas de maladie contagieuse et potentiellement mortelle". Jusqu'à présent, les préfets, au niveau de leur département, le ministre de la Santé ou par délégation le directeur général de la santé, au niveau de plusieurs départements, pouvaient décider de l'hospitalisation d'office "sous réserve d'une situation d'urgence ou exceptionnelle", rappelle Jean-François Mattei. Mais le Conseil d'Etat a recommandé d'élaborer ce décret "pour éviter toute contestation" a posteriori. Jean-François Mattei a par ailleurs appelé à la "vigilance" et au "bon sens" face au SRAS. Il a rappelé à juste titre que l'erreur serait de relâcher la vigilance sanitaire et que nous étions face à un nouveau virus, dont on ne connaît pas en totalité les caractéristiques ni le mode de contamination, ni la capacité à muter et à être immunisé contre lui. Selon le dernier bilan communiqué mardi soir par l'Institut de veille sanitaire, la France compte toujours cinq cas probables, dont un seul reste en surveillance hospitalière. Il s'agit du médecin hospitalité à Tourcoing (Nord) depuis le 23 mars après son retour de Hanoi. Douze autres personnes font encore l'objet d'un suivi. Pour lutter contre l'extension de la maladie toutes les ressources de la science sont mobilisées. Des experts en quarantaine vont ainsi utiliser la thermographie à infrarouges à partir de cette semaine pour détecter les passagers ayant de la fièvre afin d'empêcher la diffusion du virus de la pneumonie atypique au Japon. Le système est capable de détecter sur chaque individu une température supérieure à 38 degrés et les personnes en question apparaissent alors comme une silhouette rouge sur l'écran du thermographe. Mais alors que la pneumopathie atypique mobilise et monopolise l'attention, la mort d'un vétérinaire néerlandais, contaminé par le virus de la peste aviaire qui sévit aux Pays-Bas et menace les élevages d'Europe, suscite la crainte qu'une mutation du virus de cette "grippe du poulet" n'engendre une nouvelle épidémie humaine. Le virus en cause, "un virus aviaire influenza A/H7N7, responsable de la peste aviaire classique, n'a provoqué jusque là que des symptômes bénins, essentiellement des conjonctivites", explique Bernard Vallat, directeur général de l'Office international des épizooties, basé à Paris. "Ces virus influenzae aviaires sont très surveillés car ils ont une propension à muter et à devenir dangereux pour l'homme", rappelle-t-il. Les contacts entre virus humain et aviaire de grippe peut favoriser, par le biais d'échanges et recombinaisons génétiques, l'émergence d'une nouvelle souche susceptible de provoquer une nouvelle pandémie, comme la "grippe de Hong Kong" de 1968 ou pire la "grippe espagnole" de 1918-1919 qui, rappelons le, avait fait plus de 20 millions de morts. Toutefois, selon le virologue Albert Osterhaus (Rotterdam), le décès du vétérinaire, qui n'avait pas pris d'antiviraux contre la grippe, est "un cas isolé". Il faut cependant attendre les résultats des analyses du virus H7 de la victime pour voir s'il a changé (muté) depuis son irruption en février, ainsi qu'une confirmation définitive de la cause du décès. "Au décès du vétérinaire le 17 avril, dont "la cause la plus probable" est le virus H7N7, s'ajoutent de "solides preuves" de transmission interhumaine du virus, selon le virologue Ron Fouchier (Centre Medical Erasme, Rotterdam) qui a relevé en trois occasions une transmission du virus par des ouvriers d'exploitations de volailles à des membres de leur famille. La grippe aviaire touche poules ou dindons, et les canards sauvages migrateurs, qui jouent un rôle de disséminateurs. Les Pays-bas ont abattu et incinéré plus de 15 millions de volatiles. Un massacre rappelant ceux auxquels s'est livré Hong Kong où un autre virus de grippe du poulet, le H5N1, a été isolé pour la première fois chez l'homme en 1997. Le virus H5, qui avait tué à l'époque six personnes à Hong Kong, est depuis sous surveillance, même s'il n'a pas réussi à se répandre dans la population. Les autorités sanitaires belges ont, pour leur part, ordonné l'abattage d'un million de poulets et volailles, afin d'arrêter la propagation de la peste aviaire. L'abattage va concerner toutes les volailles situées dans une zone de dix kilomètres autour d'une ferme dans la province du Limbourg, dans le nord-est de la Belgique, où le premier cas dans ce pays a été confirmé la semaine dernière. La maladie s'est propagée en Belgique en provenance des Pays-Bas où plus de onze millions de volailles ont été détruites depuis le début de l'épizootie en février. "Ce virus est très difficile à stopper", a expliqué Jef Tavernier, ministre en charge de la sécurité des consommateurs. Les mesures pour combattre cette peste aviaire comprennent, outre l'abattage des volatiles, le traitement par antiviraux anti-grippe des malades, et, à titre prophylactique, des personnels exposés, voire la vaccination anti-grippe, et, comme pour le SRAS, le lavage des mains. L'extermination pourrait toucher les cochons s'ils venaient à tomber malades, l'espèce contribuant à l'apparition de variants de virus grippaux. Mais pour l'instant seul un contact avec le virus H7 (présence d'anticorps) a été détecté chez certains d'entre eux aux Pays-Bas. Même si le SRAS et cette peste aviaire ne sont évidemment pas comparable, au niveau de l'ampleur de l'épidémie et de la dangerosité pour l'homme il est cependant nécessaire de rapprocher ces deux épidémies qui ont en commun d'avoir été provoqué par des virus issus d'animaux d'élevage (porcs et poulets) ayant probablement muté jusqu'à franchir la barrière interspécifique et à devenir pathogène, à des degrés divers, pour l'homme. Sous l'effet combiné et complexe de multiples facteurs, industrialisation de l'élevage, mobilité accrue des hommes et des marchandises par le transport aérien, modifications climatiques, nous devons malheureusement nous attendre dans les années à venir à une multiplication de ce type d'épidémies provoquées par de nouveaux virus "mutants". Il est donc urgent de prendre au niveau national, européen et mondial des mesures draconiennes de lutte et de prévention contre ces nouvelles épidémies qui peuvent s'avérer meurtrières pour l'espèce humaine. Il faut également intensifier notre effort de recherche, au niveau national et international, pour mieux comprendre les mécanismes biologiques fondamentaux qui permettent ces mutations et la propagation de ces épidémies. Face à ce nouveau défi scientifique, médical et sanitaire nous devons nous mobiliser pour apprendre à détecter, combattre et maîtriser rapidement et efficacement ces nouvelles menaces biologiques.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Microsoft va faciliter l'utilisation de Windows
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Microsoft va mettre de l'eau dans son vin. L'écrasant leader mondial du logiciel s'apprête à faciliter l'utilisation de son système d'exploitation (OS), Windows. La décision, annoncée lundi par le département américain de la Justice (DoJ), intervient après des mois de négociation entre la justice et les avocats de Microsoft. Répondant aux plaintes de certains fabricants de logiciels, le géant de l'informatique rendra plus facile et surtout moins cher l'accès au code source de Windows. "Depuis août, Microsoft a travaillé en collaboration avec le DoJ, les Etats (plaignants) et les bénéficiaires des licences pour peaufiner la manière de rendre ces protocoles effectivement opérationnels pour les entreprises cherchant à les mettre en application pour leurs produits", précise de son côté Microsoft. En particulier, Microsoft a spécifié qu'il allait faciliter l'accès de son code aux concepteurs de logiciels pour serveurs, un marché sur lequel il n'est pas leader. Ainsi, le nouvel accord intéressera des groupes tels que Sun, qui fait partie de ceux qui bataillent dur contre la prédominance du groupe. Après des années de procédure anti-trust, le groupe de Bill Gates avait obtenu un arrangement à l'amiable conclu en novembre 2001 avec l'administration Clinton, lui permettant d'échapper au démantèlement. Mais le jugement lui avait tout de même imposé d'ouvrir son code source aux développeurs de logiciels, de façon à ce qu'ils puissent concevoir des solutions compatibles avec Windows. Suite à cette décision de justice, Microsoft a lancé en août 2002 "un protocole" stipulant les nouvelles conditions, financières et techniques, d'utilisation de Windows. Mais ces conditions ont aussitôt été jugées insuffisantes par les concepteurs, tant au niveau pécuniaire que technologique.

Tribune :

http://www.latribune.fr/Tribune/Articles.nsf/ArticlesWeb/ID427DED0149E33E13C1256...

Un nouvel outil de simulation chirurgicale
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Débutée en 1998, la collaboration de l'équipe Chir (du grec kheir, la "main" du robot ou du chirurgien) avec la société américaine Intuitive Surgical et l'équipe du professeur A.Carpentier (Hôpital Européen Georges Pompidou) atteint son point d'orgue avec l'arrivée, à Sophia Antipolis, d'une console maître du robot Da Vinci. Commercialisé par Intuitive Surgical, le robot de téléchirurgie Da Vinci permet de réaliser des interventions chirurgicales peu invasives. Trois courtes incisions suffisent à réaliser des opérations en chirurgie cardiaque - la première application visée par l'équipe Chir. Deux bras du robot, manipulés par le chirurgien à partir de la console maître, permettent d'introduire dans le corps du patient des outils miniatures articulés. Les mains du chirurgien se trouvent ainsi, en quelque sorte, " délocalisées " dans le thorax du patient. Un troisième bras, muni d'une caméra endoscopique 3D, assure la vision de la zone opérée. La collaboration instituée entre les trois partenaires a abouti au développement de nouvelles fonctionnalités destinées à faciliter l'usage du robot. Une aide au positionnement des bras de Da Vinci et au choix des points d'incision permet, au cours d'une phase de planification de l'intervention, de placer au mieux les outils pour réaliser le geste voulu. Outre la meilleure efficacité du geste, cette fonctionnalité limite également les risques de collision des bras au cours des déplacements. Par ailleurs, la superposition d'une carte anatomique reconstituée de la zone opérée sur l'image restituée par la caméra, permet au chirurgien d'élargir virtuellement son champ visuel et de guider son geste à la manière d'un GPS (global positioning system). Toutes ces fonctionnalités reposent sur un modèle 3D du patient et de son système coronaire. Cette modélisation, particulièrement difficile à réaliser pour un organe mou et en mouvement, est construite à partir des examens radiologiques pré-opératoires, puis recalée au bloc opératoire. Au-delà des fonctionnalités elles-mêmes, le logiciel doit son originalité au fait que les aspects imagerie, géométrie et robotique sont intégrés dans une même architecture et accessibles par une interface unique. Le logiciel a d'ores et déjà été validé sur un mannequin avec un robot acquis en partenariat par le HEGP et l'INRIA et localisé dans le service de A. Carpentier, et sur l'animal dans le service de F. Mohr du Herzcentrum de Leipzig. Il est aujourd'hui en phase d'intégration grâce au prêt d'une console maître du robot par le Herzcentrum. Nul doute que ces recherches déboucheront prochainement sur un transfert industriel.

INRIA : http://www.inria.fr/actualites/inedit/inedit39_eve.fr.html

SCALPP : une innovation au service de la robotique médicale
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

SCALPP est le premier robot de prélèvement de peau au service de la chirurgie réparatrice. Encore à l'état de prototype, le robot SCALPP (système de coupe automatisé pour le prélèvement de peau en chirurgie des brûlés et orthopédie) constitue une véritable petite révolution dans l'univers de la robotique médicale. Spécifié par le Laboratoire d'informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier (LIRMM CNRS-Université de Montpellier II), il a été conçu en étroite collaboration avec le Service des Brûlés de l'Hôpital Lapeyronie de Montpellier et réalisé par la société Sinters. Lors de greffes de peau en chirurgie réparatrice, le chirurgien est amené à réaliser des greffes de peau : pour ce faire, il prélève sur une zone saine du patient des lambeaux d'épidermes de 5 à 10 cm de largeur et de quelques dixièmes de millimètres d'épaisseur grâce à un instrument, le dermatome. Ces lambeaux sont ensuite plaqués sur la zone brûlée ou la plaie à recouvrir. Le prélèvement est difficile à réaliser car il nécessite de maintenir un contact régulier de l'instrument avec la peau, tout en exerçant un effort important de l'ordre de 100 Newtons, d'où l'intérêt de robotiser le geste. Ce système innovant d'assistance chirurgicale répond justement aux exigences d'une utilisation sécurisée et fiable en bloc opératoire, liées aux contraintes imposées par les interactions robot/patient et robot/médecin. Le système est caractérisé par une mécanique et une baie de commande sécurisées, ainsi qu'une interface de programmation simplifiée et ergonomique pour une utilisation optimisée en bloc opératoire. Il intègre également des capteurs et commandes appropriés, permettant une régulation de l'effort de contact entre le dermatome et la peau. SCALPP est actuellement en cours de validation et de finalisation. Cette étude, financée par la Région Languedoc-Roussillon et le Ministère de la Recherche a été menée par Etienne Dombre, directeur de recherche au CNRS et son équipe du LIRMM (Gilles Duchemin, François Pierrot et Philippe Poignet). Ils viennent d'être récompensés par le prix régional Innovation-Recherche-Entreprises de l'ADER-LR(1) dans le domaine « Sciences de la matière et technologie », décerné le 8 avril dernier à l'Université Montpellier II (dont dépend notamment le LIRMM) pour leurs travaux sur SCALPP.

Newspress :

http://www.newspresspro.com/aff_comm.php?communique=FR131644

Le Caméscope sans cassette arrive
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Après les platines DVD, Samsung adapte le disque dur au Caméscope : l'IT-CAM9, petit bijou multimédia, sortira en septembre prochain. Ce produit est révolutionnaire. En effet, enregistrer directement ses films sur un disque dur plutôt que sur des cassettes se révèle extrêmement pratique. Surtout pour qui souhaite monter ses prises de vues. Le transfert d'une heure d'images depuis cette caméra numérique vers un ordinateur ne dure en effet que... cinq minutes. Petit rappel : transférer une heure et demie d'images enregistrées sur une cassette d'un Caméscope numérique standard prenait une heure et demie. Autre avantage, le montage est simplifié : chaque séquence est indexée et on peut les réorganiser depuis le Caméscope. Le Caméscope de Samsung est, en fait, un véritable gestionnaire multimédia : une fonction Webcam, lecteur MP3 et même dictaphone ! La station d'accueil, qui permet de recharger l'appareil, comporte toute la connectique, notamment un port RCA permettant de lire ou d'enregistrer du contenu vidéo sur un téléviseur ou un magnétoscope. La légèreté et la compacité ont été poussées à l'extrême dans l'IT-CAM9, qui pèse 185 grammes et mesure 103 millimètres de long ! Une performance atteinte au détriment de certaines caractéristiques techniques auxquelles les utilisateurs de Caméscope numériques sont habitués. Ainsi, la technologie disque dur n'est pas compatible avec le stabilisateur d'image Enfin, quelques heures dans le souk du Caire auront raison de votre disque dur. Si vous partez pour deux semaines de vacances et comptez rapporter plusieurs heures de vidéo, mieux vaut disposer d'un bon vieux Caméscope à cassette. Chez Samsung, on est conscient de ces limites, considérées de peu d'importance vu le public visé : les quelque 3 000 pièces qui devraient partir en 2003 seront acquises par les « early adopters » ou par certaines professions très ciblées (architectes, journalistes, avocats, médecins, etc.), qui trouveront un moyen de stocker et de classer en quelques clics leurs prises de vues ou de les envoyer sur le Net. Le prix annoncé par Samsung pour son nouveau Caméscope est d'ailleurs raisonnable : 1 000 euros, soit le prix d'un Caméscope numérique équipé de cassettes miniDV standard ! Samsung, entré il y a seulement trois ans sur le marché du Caméscope numérique, entend montrer aussi qu'il faut désormais compter avec lui.

Le Point : http://www.lepoint.fr/pointcom/document.html?did=129179

Une percée décisive dans la compréhension de la répartition des nombres premiers
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Deux mathématiciens viennent de réaliser des progrès spectaculaires dans la compréhension de la répartition des nombres premiers, ces entiers qui ne sont divisibles que par eux-mêmes et par 1. Cette nouvelle découverte est la plus passionnante de ces trente dernières années sur ce sujet, estime le mathématicien Hugh L. Montgomery, de l'université du Michigan à Ann Harbor. Cependant, ajoute-t-il, les experts n'ont pas terminé d'en vérifier la véracité. Parmi les petits nombres, il y a beaucoup de nombres premiers. Ainsi, 4 des nombres compris entre 1 et 9 sont des nombres premiers : 2, 3, 5 et 7. Mais parmi les grands nombres ils se font plus rares. Et lorsqu'on arrive à l'ordre du milliard on ne trouve plus qu'environ 1 nombre premier tous les 28 nombres entiers. A la fin du XIXe siècle, des mathématiciens ont prouvé que la distribution des nombres premiers répond à un modèle étonnamment simple : l'écart moyen entre deux nombres premiers voisins d'un nombre x est le logarithme naturel de x, c'est-à-dire un nombre étroitement lié au nombre de chiffres composant x

Courrier international : [http://www.courrierinternational.com">par exemple, si x = 6, les deux nombres premiers qui lui sont les plus proches sont 5 et 7. Leur écart est égal à 2 ; or log 6 = 1,79]. Mais cette formule n'est qu'une approximation. Il arrive que l'écart entre des nombres premiers soit beaucoup plus petit ou beaucoup plus grand [par exemple, l'écart entre les deux nombres premiers 523 et 543 est égal à 20 ; mais le logarithme de 525, un nombre au hasard compris entre 523 et 543, égale 6,2]. L'un des plus célèbres problèmes de la théorie des nombres, celui des nombres premiers jumeaux, suppose qu'il existe un nombre infini de paires de nombres premiers dont la différence est égale à 2. Les exemples de nombres premiers jumeaux (comme 17 et 19) pullulent. Or, pendant plus de un siècle, les mathématiciens se sont évertués, en vain, à le prouver. Néanmoins, ils ont eu plus de succès en ce qui concerne des recherches plus larges sur les nombres premiers séparés par un écart moindre que celui prévu par la formule générale. En 1965, Enrico Bombieri, de l'Institute for Advanced Study de Princeton, dans le New Jersey, et le regretté Harold Davenport ont prouvé qu'un nombre infini de paires de nombres premiers ont un écart inférieur à la moitié de l'écart moyen entre deux nombres premiers [par exemple l'écart de 2 entre 101 et 103 est inférieur à la moitié de l'écart moyen entre ces deux nombres si l'on prend cet écart égal à log 102 = 4,6. A la fin des années 80, cette estimation passa de la moitié au quart. Aujourd'hui, Daniel A. Goldston, de l'université d'Etat de San José, en Californie, et Cem Y. Yildirim, de l'université Bogaziçi, à Istanbul, viennent de faire une découverte beaucoup plus importante encore : étant donné une fraction, si petite soit-elle, il existe un nombre infini de paires de nombres premiers ayant un écart inférieur à cette fraction de leur écart moyen. "Ces résultats pulvérisent toute une série de records précédents. C'est un peu comme si quelqu'un courait 1 000 mètres en deux minutes", dit Carl Pomerance, des laboratoires Bell, à Murray Hill, dans le New Jersey. "C'est la ligne droite avant la mise en application sur le terrain", estime-t-il. Brian Conrey, responsable de l'American Institute of Mathematics à Palo Alto, en Californie, partage cet avis. "C'est une découverte extraordinaire", dit-il. L'idée novatrice de MM. Goldston et Yildirim consistait à ne pas se limiter à la distribution des paires de nombres premiers, mais à les étudier également par séquences de trois, quatre, ou plus. Elargir ainsi leur champ d'étude leur a permis de simplifier les formules d'évaluation de l'écart séparant les nombres premiers. Et c'est ainsi qu'à leur grande surprise ils ont obtenu le nouveau résultat sur ces écarts plus petits que les écarts moyens. "Ce résultat était tellement meilleur que ce à quoi nous nous attendions que j'ai failli croire que nous nous étions trompés", se souvient Daniel A. Goldston, qui travaille sur ce sujet depuis vingt ans. "Comme tout le monde, je suis extrêmement surpris de l'avoir obtenu aussi facilement."

Courrier international : [http://www.courrierinternational.com

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Des scientifiques chinois préparent l'électronique atomique
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Une équipe de l'Institut de physique de l'Académie chinoise des sciences (Chinese Academy of Sciences, CAS) est parvenu à fabriquer à volonté des nanograppes de cristaux (nanocluster crystals) artificielles à partir d'un substrat de silicium. Ces technologies à l'échelle moléculaires sont notamment exploitées dans les domaines de l'optique (notamment les processeurs optiques), des systèmes d'enregistrements magnétiques à haute densité ou encore dans l'informatique quantique ou la cryptographie quantique. Mais jusqu'à présent, selon l'équipe du CAS, l'instabilité des propriétés des matériaux en nanoclusters interdisaient leur production à l'échelle industrielle. L'équipe du CAS a résolu ce problème de stabilité en parvenant à placer des atomes de métal également répartis sur le substrat de silicium selon une méthode baptisée "procédé magique de mise en grappe" (magic clustering process). Mieux, les scientifiques annoncent qu'ils sont capables de produire sur mesure des matériaux à propriétés définies rien qu'en choisissant la composition et la taille des clusters. Au-delà de l'intérêt industriel, cette découverte est également une avancée dans le domaine des recherches en nanotechnologies. On le sait, la communauté scientifique s'accorde à penser que les technologies de réduction de la taille des transistors - élément de base d'un processeur - tels qu'on les connaît aujourd'hui devraient atteindre leurs limites vers 2014. Nombre de laboratoires de recherches se tournent vers d'autres technologies. Et notamment celle des nanoclusters. "D'une certaine façon, les nanoclusters sont des atomes artificiels", estime les scientifiques du CAS dans leur communiqué. Et la possibilité d'en fabriquer à volonté devrait faciliter les recherches sur les lois de la physique en matière de comportement des atomes. Cela permettra peut-être alors de pouvoir un jour fabriquer des transistors à un électron à très faible consommation électrique.

Vnunet :

http://www.vnunet.fr/actu/article.htm?numero=10891&date=2003-04-17

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Un milliard de transistors par processeur : qui sera le premier ?
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Récemment, ATI Technologies10 a introduit sa Radeon 9700, contenant plus de 100 millions de transistors sur une surface de 14,8 * 14,8 mm2. S'il a fallu surpasser de nombreux obstacles, allant d'une lithographie à plus courte longueur d'onde à des diélectriques à plus “faible-k”, il n'y a pas eu de modification fondamentale de l'architecture MOS. La prochaine étape est donc le processeur à 1 milliard de transistors et, pour dépasser cette barre, il faudra réaliser des changements significatifs dans la structure du transistor. Les problèmes principaux sont les courants de fuite qui augmentent exponentiellement et menacent la réduction de taille en raison des très fortes dissipations de puissance qu'ils entraînent. D'après la loi de Moore, des puces à 1 milliard de transistors devraient être commercialisées dès 2007. Elles devraient se faire à la génération à 65 nm (largeur de grille 30 nm). Des améliorations significatives sont cependant nécessaires pour atteindre cet objectif : - Les diélectriques de grille : L'utilisation de diélectrique de grille avec une plus grande constante diélectrique permettrait résoudre le dilemme des courants de fuite. Parmi les candidats «haut-k», le HfO2 (k~22, contre 3,9 pour le SiO2 actuellement utilisé) semble le plus prometteur, et il offre une bonne stabilité thermique. - L'électrode de grille : Aujourd'hui, du polysilicium très dopé est utilisé comme électrode de transistor, mais une région de déplétion se forme à la surface de la grille au contact avec l'isolant, ce qui réduit le courant conduit. L'emploi d'une grille en métal peut éliminer cette région de déplétion et résoudre le problème de résistance de la grille. - Substrat et structure : Actuellement, l'association de silicium hautement dopé avec une couche épitaxiale moins dopée représente le substratde choix pour les circuits logiques à haute performance. Cette structure devrait changer dans les années à venir avec l'augmentation des vitesses requises et des problèmes de courants de fuites. Ceux ci seront 10 fois plus important pour la génération à 65 nm et donc la puissance dissipée multipliée par 100 ! La solution SOI (Silicon On Insulator), notamment utilisée par IBM pour ces processeurs PowerPC, pourrait se généraliser afin de résoudre ces problèmes de courant de fuite et de dissipation énergétique. - Interconnexions : La Radeon 9700 comporte 8 niveaux d'interconnexions métalliques. Pour la génération à 65 nm (processeurs à 1 milliard de transistors), la roadmap 11 prévoit 10 niveaux d'interconnexions, soit 11 km de longueur d'interconnexion par cm2 de puces. Le cuivre devrait continuer à être le métal de choix, même si les liens optiques devraient commencer à faire leur apparition. Au-delà de la barrière du milliard de transistors par puce, de nouvelles architectures vont donc être nécessaires. Il est difficile de prévoir qui sera le premier à atteindre cette limite, mais il s'agira plus probablement de fabricants de puces à haute performance (accélérateurs graphiques) ou de systèmes sur puces très intégrés (puce téléphonique) que de fabricants de processeurs tel que IBM ou Intel.

Etats Unis Sciences Physiques :

http://www.france-science.org/publications/physique/PhysUSA_N3.pdf

Nouveaux pas vers la puce optique
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

L'équipe de Charles Lieber, de l'université de Harvard, a intégré à une puce électronique une fibre optique de dimension nanométrique (entre 80 et 200 nm de diamètre, soit 1000 fois plus petit qu'un cheveu humain) capable de produire une lumière laser. Ceci permet de transmettre optiquement les données sur la puce, soit plus vite et nécessitant moins d'énergie. Il s'agit d'un nanofil en sulfure de cadmium semiconducteur dont l'émission lumineuse est contrôlée électriquement. C'est une progression par rapport aux premiers nanofils en oxyde de zinc fabriqués jusqu'alors. De leur côté, des chercheurs du Lawrence Berkeley National Laboratory (LBNL31 ) et de UC Berkeley ont fait la première observation d'une émission laser UV de nanotubes de GaN . La réaction du Ga avec de l'ammoniaque à 900ºC et des particules de Nickel comme catalyseurs permet la formation de nanofil de GaN, d'un diamètre de 100 nm, soit suffisamment petit pour se comporter en cavité laser et en milieu amplificateur. Les extrémités des fils ont un effet de miroir, et le pompage optique induit la création d'un plasma d'électrons-trous dans le nanofil. La recombinaison des électrons et des trous émet des photons de longueur d'onde comprise entre 360 et 400 nm, qui se décale vers de plus grandes longueurs d'onde quand la puissance de pompage augmente. L'équipe de Yang se concentre maintenant sur un pompage électrique pour créer une diode laser nanofils. Yang est aussi le fondateur de Nanosys spécialisé dans le développement de systèmes exploitant les caractéristiques électroniques, optiques, magnétiques et chimiques de structures à faibles dimensions comme les nanofils ou puits quantiques, bénéficiant d'une licence exclusive de l'université de Californie pour ces technologies. Les applications potentielles vont du stockage optique de données à l'analyse chimique sur puce.

Etats Unis Sciences Physiques :

http://www.france-science.org/publications/physique/PhysUSA_N3.pdf

Téléphone, agenda et bientôt détecteur de radiation
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

RadNet est le nom donné à un projet élaboré dans les murs du Livermore National Laboratory, en Californie. De la taille d'un Personal Digital Assistant, l'appareil équipé d'un GPS a été pensé pour servir de téléphone ou d'agenda électronique, surfer sur Internet et surtout détecter les matériaux radioactifs d'éventuelles bombes ou armes nucléaires. Il représente, selon ses inventeurs, la prochaine génération d'outils de lutte contre le terrorisme. RadNet sera équipé de capteurs de neutrons et de rayons gamma (Ultra-High Resolution Gamma Ray). Le dispositif fonctionnera à très basse température, proche du zéro absolu ; toute variation de température due au rayonnement d'éléments radioactifs, aussi faible soit-elle, pourra ainsi être détectée. La grande sensibilité de RadNet devrait lui permettre de faire la différence entre, par exemple, une personne sous radiothérapie et une "bombe sale" (bombe classique associée à des éléments radioactifs). Les scientifiques espèrent disposer d'un premier prototype d'ici quelques mois, mais pour une version finalisée, il faudra attendre encore deux ans.

USAT 18/04/03 :

http://www.usatoday.com/tech/news/techinnovations/2003-04-18-security-tools_x.ht...

De nouvelles batteries très performantes au magnésium
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Un nouveau type de batteries au magnésium a été mis au point par des chercheurs israéliens. Cette batterie au magnésium est à la fois légère, propre et bon marché. Cette technologie pourrait à terme remplacer les batteries actuelles au plomb, utilisant de l'acide, les batteries au cadmium-nickel et les batteries au lithium, notamment dans les véhicules électriques. Abondant et propre, le magnésium est le métal idéal pour faire une batterie. Les chercheurs avaient essayé de faire des batteries à partir du magnésium depuis les années 80 mais Doron Aurbach et les collègues de l'université de Bar-Ilan sont les premiers à avoir développé un prototype opérationnel. Celui-ci produit une tension allant de 0,9 à 1,2 volts - équivalente à celle d'une batterie cadmium-nickel - et peut être déchargé et rechargé de nombreuses fois sans perdre sa capacité de puissance. Dans une batterie, les ions font la navette entre deux électrodes, l'anode et cathode, grâce une substance appelée un électrolyte. Quand la batterie est en peine charge les ions voyagent de l'anode à la cathode; quand elle est rechargée, ils circulent dans l'autre sens. Les chercheurs israéliens seraient parvenus à contourner l'obstacle de la trop grande fragilité du magnésium pur en utilisant un alliage, baptisé Az-31, et composé de magnésium de 3 % d'aluminium et d'1 % de zinc.

Article @RTFlash

Nature : http://www.nature.com/nsu/030414/030414-14.html

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Des bus québécois qui ont la frite !
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Depuis un an, 155 autobus de la Société de transport de Montréal (STM) roulent grâce à de l'huile à friture usagée”, s'émerveille “Québec Science”. La principale cité de la Belle Province a trouvé cette solution originale pour recycler les vieilles huiles usées, qui entrent dans la composition du biodiesel, un carburant moins polluant que le diesel. La société Rothsay-Laurenco, qui fabrique ce carburant, n'en est pas l'inventeur, précise le mensuel scientifique canadien, mais “elle peut se vanter d'avoir développé un procédé encore plus vert que les autres. Il utilise des résidus d'abattoir ainsi que des huiles non comestibles, plutôt que des huiles vierges de soja ou de colza”, habituellement en usage pour obtenir le biodiesel. C'est bien là tout le mérite de cette entreprise spécialisée dans le recyclage des résidus agroalimentaires : avoir su lier son savoir-faire et la fabrication de ce biocarburant. Dans l'absolu, rappelle “Québec Science”, “l'huile à friture et les autres graisses recyclées pourraient très bien faire avancer un véhicule à moteur Diesel sans être transformés. D'ailleurs, en 1895, Rudolf Diesel alimentait son moteur en produits dérivés de l'huile d'arachide.” A un détail près, note le magazine : “Les injecteurs perfectionnés des moteurs d'aujourd'hui finiraient par s'encrasser en raison de la glycérine présente dans ces graisses.” Cette substance indésirable doit donc être éliminée. Ce dont quelques manipulations chimiques se chargent. Au final, il reste “un liquide épais d'un beau jaune translucide ayant tout à fait l'apparence d'une huile végétale et un petit tas de sel, qui est le seul déchet du procédé”, d'après l'hebdomadaire. Si ce nouveau type de biodiesel permet de recycler des huiles usées en faisant rouler des véhicules, il présente toutefois un léger défaut pour un pays comme le Canada : “Il commence à geler entre 3 °C et 12 °C, selon l'origine des matières grasses qui le composent”, note “Québec Science”. Heureusement, la difficulté se contourne facilement : il suffit de mélanger le biodiesel à du diesel ordinaire, qui, lui, est capable de tolérer des températures de 25 °C. “On peut ajouter jusqu'à 20 % de biodiesel dans du diesel on appelle ce mélange B20 sans avoir à s'inquiéter des grands froids”, précise le magazine, qui se réjouit que, “durant les glaciales journées de janvier dernier, les autobus de la STM n'ont pas bronché”. Et d'ajouter : “C'est une bonne nouvelle, car le projet pilote Biobus mené avec les autobus de la STM visait principalement à s'assurer que le biodiesel peut supporter notre hiver.” Et, puisqu'une bonne nouvelle ne vient jamais seule, dit-on, le biodiesel permet de réduire les émissions polluantes de manière assez spectaculaire, “même avec 5 % à 20 % debiodiesel dans le réservoir”. “Québec Science” fait d'ailleurs état d'une étude comparative menée par le Centre de technologie environnementale d'Environnement Canada. “En comparant le B20 à du diesel, ce centre a calculé une réduction des émissions de monoxyde de carbone de 17 % à 25 %, une diminution de 18 % à 30 % de la masse des particules responsables du smog et une légère baisse des oxydes d'azote émis.” Seul point noir, les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ne varient guère puisque ce produit résulte de la combustion elle-même.

Courier international : http://www.courrierinternational.com/actual/hebdo.asp

L'agriculture française doit faire face aux changements climatiques
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

L'Institut national de recherche agronomique tente aujourd'hui de définir les effets, positifs ou non, qu'une hausse des températures pourrait avoir demain sur les cultures. Les scénarios du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) prévoient que la température du globe pourrait augmenter de 1,4 à 5,8 degrés d'ici à la fin de ce siècle. En France, cette hausse pourrait atteindre 2 à 3 degrés, selon Météo France. Des chiffres qui conduisent nombre d'organismes de recherche à s'interroger sur l'avenir. En particulier, l'Institut national de la recherche agronomique (INRA), qui, au sein de la mission Changement climatique et effet de serre, créée en 2002, étudie les répercussions de ces éventuelles modifications sur l'agriculture française sous la direction de Bernard Seguin, directeur de recherches à l'INRA-Avignon. "Le changement en France est déjà perceptible depuis quinze ans", avance-t-il. "Nous sommes déjà passés à un autre régime concernant la vigne et la date de floraison des arbres fruitiers", explique-t-il. La date des vendanges a ainsi été avancée de plus de trois semaines en cinquante ans à Châteauneuf-du-Pape, et, suivant les lieux et les espèces, la floraison a lieu de cinq à quinze jours plus tôt. "Nous ne savons pas encore avec certitude s'il s'agit de fluctuations de températures normales ou de signes avant-coureurs du réchauffement climatique, mais nous devons nous mobiliser pour les vingt prochaines années, car, s'il y a une augmentation supplémentaire de la température de 1 degré d'ici à 2020, cela commencera à marquer les paysages", prévient Bernard Seguin. Prendre les devants est donc indispensable, quand on sait qu'il faut environ cinquante ans pour obtenir une forêt de production et vingt ans pour un arbre fruitier. Pour tenter de prévoir l'évolution des pratiques culturales qu'il faudra mettre en place en fonction de l'augmentation du taux de CO2 (un des principaux gaz à effet de serre), le meilleur moyen est encore d'utiliser des modèles de culture. Ces modèles, qui reproduisent des processus de croissance généraux adaptés à des plantes spécifiques ont été testés pour différents scénarios de réchauffement. Que nous apprennent ces simulations ? Que, si le niveau du gaz carbonique (CO2) dans l'atmosphère double d'ici à 2070-2100, la température, bien sûr, montera, ce qui aura pour effet d'augmenter la photosynthèse de 30 % à 40 % et la biomasse de 20 % à 30 %. En effet, la hausse de la température entraîne un réveil plus précoce des cultures et des plantes. Pour les cultures cycliques annuelles, cette accélération se traduit par un cycle plus court, excepté pour la prairie et la forêt. Pour elles, le début de la saison de végétation est aussi avancé, mais sa phase finale est retardée, ce qui a pour effet d'augmenter la durée de végétation. De plus, l'augmentation du CO2 a un effet positif sur la rétention de l'eau et contribue à terme à fermer les stomates, ce qui réduit fortement la transpiration des plantes. Au total, et sous réserve qu'il y ait des changements radicaux de la pluviosité, "les conséquences d'un changement des conditions climatiques telles qu'annoncées devraient être plutôt positives pour notre agriculture", avance M. Seguin. Selon une simulation plus précise réalisée sur la culture du blé dans le sud-est du pays, il apparaît qu'un réchauffement moyen de 2 degrés provoquerait un doublement de la teneur en CO2 actuelle et entraînerait un raccourcissement du cycle de la culture d'environ trois semaines. Ce phénomène n'a pas réellement d'impact sur le rendement, mais il provoquerait, par contre, une baisse de la teneur en protéines, et donc une baisse de qualité. "Un changement climatique nécessitera donc une adaptation des variétés cultivées et des calendriers de fertilisation", précise Nadine Brisson, de l'INRA-Avignon. Une grande interrogation demeure, cependant, sur les effets du réchauffement sur l'eau et la pluviosité. Si la hausse des températures risque de se traduire par davantage de pluies en hiver et plus de sécheresse en été, il faudra peut-être songer à utiliser l'irrigation. D'autre part, certaines températures sont trop élevées dans le Sud et sont limites pour la culture du maïs. Enfin, on ne tient pas compte des effets induits par les ravageurs, qui pourraient être stimulés par le changement climatique. D'autres cultures, comme la prairie et la forêt, devraient aussi être stimulées par ces modifications climatiques. La productivité de la prairie pourrait augmenter, par exemple, de 30 % dans le Massif central. Celle de la forêt aussi, sous réserve de conditions hydriques appropriées. D'une manière générale, les agronomes constatent que la première moitié du XX e siècle a été marquée par une augmentation de 30 % de la productivité du bois. Mais ils ne savent pas s'il faut attribuer cette situation au réchauffement ou à la pollution atmosphérique : l'augmentation de la productivité pourrait être due à l'azote transporté par les pluies. Faut-il s'en inquiéter ? A priori, "l'adaptation ne sera pas forcément catastrophique, sauf événements extrêmes - fortes chaleurs, sécheresses marquées, plus grande pluviosité, fortes tempêtes -, sur lesquels, avertit Bernard Seguin, on a très peu d'informations fiables". Il sera donc vraisemblablement nécessaire d'adapter alors les méthodes culturales. "Mais, pour ce qui concerne les terroirs, on s'interroge", car leurs productions sont liées à des conditions particulières de sol, de pluviosité et de températures. Dans une étude publiée en janvier par Nature, une équipe de chercheurs américains et costaricains à montré que nombre d'animaux et de plantes avaient déjà commencé à s'adapter à la hausse, pourtant encore faible (0,6 degré au cours des cent dernières années), de la température. L'analyse de 143 rapports relatifs à la vie de 1 473 espèces indique en effet que la ponte des oiseaux, l'apparition des fleurs et la sortie d'hibernation des mammifères est plus précoce qu'auparavant. Ainsi, l'hirondelle canadienne et américaine, qui niche dans les arbres, a avancé de neuf jours en moyenne sa date de ponte en quarante ans. La marmotte du Colorado termine sa période d'hibernation trois semaines plus tôt que pendant les années 1970. Et un certain nombre d'espèces - des papillons jusqu'aux invertébrés marins - ont déplacé leur territoire plus au nord.

Le Monde :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--317338-,00.html

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
De nouveaux traitements prometteurs contre le cancer de la prostate
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Si la prostatectomie radicale reste le traitement qui donne les meilleurs résultats en termes de survie sans récidive à cinq ans (90 %), d'autres solutions se développent actuellement pour éviter les inconvénients de cette intervention. Les ultrasons produisent une chaleur intense, cette élévation de la température provoque une nécrose et une destruction du tissu à l'intérieur de la zone ciblée. Ce traitement, actuellement en fin d'évaluation a déjà commencé à faire ses preuve notamment dans les cancers localisés de petite taille. Il nécessite une anesthésie générale et une courte hospitalisation. La cryochirurgie utilise les effets du froid (- 40 °C à - 60 °C) pour induire une nécrose. Il s'agit d'une technique ancienne, abandonnée en raison de ses complications (incontinence, fistules rectales), mais qui est réutilisée après avoir été modifiée : congélation plus rapide et plus précise de petites zones à l'aide de 4 à 5 aiguilles introduites dans la prostate, réchauffement des tissus avoisinants pour éviter les fistules. Le traitement par cryothérapie paraît prometteur, mais actuellement, seulement quinze patients ont été traités en Allemagne. Enfin, la photothérapie dynamique est une nouvelle approche thérapeutique qui semble promise à un bel avenir. Elle permet la destruction localisée d'un tissu par un agent photosensibilisant activé par la lumière. La destruction s'effectue de façon sélective à la fois par la captation préférentielle de l'agent photosensibilisant par le tissu à détruire et par la précision de l'illumination. Les nouveaux agents photosensibisants ont une demie-vie courte, ils sont éliminés en vingt minutes, ce qui évite aux patients d'avoir à se protéger longtemps de la lumière, et ils ne sont plus allergisants. La photothérapie dynamique s'applique au traitement du cancer localisé de la prostate, le produit photosensibilisant est injecté par voie intraveineuse, une aiguille introduite dans la prostate va illuminer les tissus, entraînant leur nécrose. Cette technique, déjà utilisée dans d'autres pathologies, pourrait être une voie d'avenir dans le traitement du cancer localisé de la prostate.

Quotimed : http://www.quotimed.com

Perfusion cérébrale des parkinsoniens
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

La maladie de Parkinson est due à une dégénérescence des neurones qui fabriquent un neurotransmetteur, la dopamine, essentielle au contrôle des mouvements du corps. Le manque de dopamine entraîne des tremblements et des difficultés à maîtriser les gestes. Actuellement, le traitement repose sur la prise de L-dopa, un précurseur de la dopamine. Malheureusement, au fur et à mesure de la progression de la maladie, les patients deviennent de moins en moins sensibles à cette substance. On peut alors recourir à d'autres procédés, comme la stimulation cérébrale (implantation d'électrodes visant la stimulation des neurones dopaminergiques) ou la transplantation de cellules foetales dopaminergiques. Mais aucune de ces techniques ne permet de stopper la maladie, c'est-à-dire d'empêcher la perte des neurones à dopamine. Les chercheurs se sont alors intéressés à un facteur de croissance, le GDNF (pour Glial-cell-line-Derived Neurotrophic Factor) qui, chez l'animal, protège efficacement les neurones dopaminergiques de la dégénérescence et améliore la fonction motrice. Comme cette protéine n'est pas capable de passer du sang au cerveau, l'idée est naturellement venue de l'injecter directement dans le cerveau de quelques patients. Pour cela, il suffit d'insérer un cathéter relié à une pompe dans la région précise du cerveau carencée en dopamine (le putamen), la pompe étant placée sous la peau de l'abdomen. Réalisée chez 5 patients devenus non répondants à la L-dopa, cette intervention a permis de leur délivrer chaque jour 40 microgrammes de GDNF pendant un an. L'état des malades s'est considérablement amélioré, tandis que les effets secondaires indésirables étaient très limités. Des bénéfices ont été enregistrés dès les trois premiers mois de perfusion. Six mois plus tard, les périodes d'immobilité complète ont disparu. A un an, la fonction motrice s'est améliorée de 40% et les activités de la vie quotidienne de 60%. Par ailleurs, trois patients ont retrouvé l'odorat. Pour l'instant, le mécanisme d'action du GDNF reste incertain. Il pourrait soit empêcher la perte de neurones, soit stimuler le développement des neurones existants. La reconduction de cette étude est prévue prochainement sur un plus grand nombre de patients. Mais, si le succès de cette technique confirme les espérances, son emploi à grande échelle devra passer par le développement d'autres modes d'administration du GDNF, moins contraignants. En attendant, cette approche par les facteurs de croissance pourrait également ouvrir des voies de recherche dans le cas d'autres maladies dégénératives, comme Alzheimer.

E Santé : http://www.e-sante.net/francais/article_6408_4.htm

Statines et injections de cellules souches adultes contre la sclérose en plaques ?
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Des injections de cellules souches de cerveau adulte mises en culture ont aidé des souris atteintes d'une forme de sclérose en plaques à se rétablir d'une paralysie, selon un article publié dans la revue Nature. Les chercheurs espèrent que des approches similaires permettront de traiter la sclérose en plaques humaine et d'autres maladies auto-immunes. Gianvito Martino et Angelo Vescovi de l'Hôpital San Raffaele de Milan ont étudié l'effet de cellules souches de cerveau adulte dans un modèle de sclérose en plaques chez la souris. L'injection de ces cellules dans la circulation générale ou dans la moelle épinière s'est traduite par une migration des cellules vers les zones cérébrales et de la moelle épinière de l'inflammation. Elles ont formé de nouveaux neurones et des cellules productrices de myéline, diminuant le taux de molécules inflammatoires et les lésions cellulaires cérébrales. Près de 30 % des souris se sont complètement rétablies de leur paralysie et les autres ont montré une amélioration marquée des symptômes. De son côté, une autre équipe américaine, à l'occasion de la Conférence annuelle de l'American Academy of Neurology, qui s'est tenu début avril vient de montrer que la simvastatine, un hypocholestérolémiant de référence, serait également efficace contre certaines formes de sclérose en plaques (SEP). Une information déjà publiée, mais le but était ici d'aller plus loin. Timothy Vollmer et son équipe, du Barrow Neurological Institute de Phoenix dans l'Arizona, voulaient en effet dresser un bilan du rapport efficacité sécurité de cette approche. Les auteurs ont travaillé sur des patients souffrant de SEP, et soumis à un examen par résonance magnétique nucléaire (IRM) avant et après traitement par la simvastatine. Sur les clichés réalisés après le traitement, Vollmer et ses collègues ont constaté une « réduction significative, aussi bien en volume qu'en nombre, » des plaques amyloïdes caractéristiques de la maladie. Aucun effet secondaire « sérieux » ne semble avoir été relevé mais le travail est loin d'être terminé. « Bien que notre résultat soit encourageant, des études randomisées doivent être conduites avant d'émettre des conclusions définitives sur l'efficacité de ce traitement » conclut en effet Timothy Vollmer.

Nature du 17-04-2003 :

http://www.nature.com/cgi-taf/DynaPage.taf?file=/nature/journal/v422/n6933/abs/n...

Obésité ou télé, il faut choisir !
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

Chaque période de deux heures passée assis devant la télé, s'accompagne d'une augmentation du risque d'obésité de 23% et de diabète de 14%. Le temps passé devant la télévision a déjà été associé à la prise de poids et à l'obésité, tant chez les enfants que chez les adultes. Mais cette nouvelle étude, portant exclusivement sur des femmes, démontre le rôle des comportements sédentaires, en particulier le fait de regarder la télévision, sur le risque de développer une obésité et un diabète de type 2. Au terme d'un suivi sur six ans, les auteurs concluent que quotidiennement, chaque période de deux heures passée devant la télé est associée respectivement à une hausse de 23 % et 14 % du risque d'obésité et de diabète. Comparativement, deux heures de travail assis dans un bureau s'accompagnent d'une augmentation de 5 % et 7 % du risque d'obésité et de diabète. Inversement, marcher chaque jour deux heures dans son jardin se traduit par une baisse de 9 % et 12 % du risque de développer respectivement une obésité et un diabète. Encore mieux, se promener d'un bon pas : chaque heure passée à pratiquer cette activité physique abaisse de 24 % et 34 % ces deux risques. Ces données indiquent clairement que ces deux pathologies pourraient être prévenues en adoptant tout simplement un mode de vie plus actif. Selon les auteurs, moins de 10 heures par semaine de télévision et un minimum de 30 minutes par jour de marche d'un bon pas, préviendraient jusqu'à 30 % des nouveaux cas d'obésité et 43 % des nouveaux cas de diabète. Une hygiène de vie finalement pas très contraignante, pour des bénéfices considérables !

JAMA : http://jama.ama-assn.org/cgi/content/abstract/289/14/1785?

Du sucre pour lutter contre les bactéries pathogènes
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

A l'avenir, les pathogènes responsables de maladies infectieuses seront peut-être entre combattus a l'aide de sucres ; c'est du moins a ce but que travaillent les chercheurs allemands, finnois, hollandais, danois et anglais du projet européen "Polycarb". La part de recherche allemande est assurée par les scientifiques de l'Institut pour la Biologie Moléculaire des Infections (Institut fur Molekulare Infectionsbiologie) de l'Université de Wurtzbourg. L'Union européenne leur a alloue un crédit de recherche de 400.000 euros. Les biologistes allemands étudient en particulier le mécanisme de fixation des bactéries sur les surfaces cellulaires. Le premier pas vers l'infection est la fixation bactérienne sur un récepteur cellulaire ; la reconnaissance s'effectue a l'aide d'un facteur d'adhésion protéique. Certains facteurs d'adhésion contiennent des molécules spécifiques de sucre, lesquelles sont très fréquemment le point d'ancrage des bactéries. Les sucres contenus dans les facteurs d'adhésion pourraient donc servir a l'agglomération des bactéries ; ainsi bloques, les pathogènes ne pourraient plus se lier aux cellules de notre organisme et seraient élimines par les voies naturelles. Mais avant d'envisager la "gluco-thérapie" comme traitement de substitution aux antibiotiques, il faut analyser très précisément les changements induits par la fixation des bactéries aux molécules sucrées. Les chercheurs de Wurtzbourg étudient en particulier la bactérie Escherichia-coli. Les scientifiques poursuivent également l'objectif d'enregistrer sur des biopuces une classification de tout ou partie de nombreux facteurs d'adhésion bactériens. On pourra ainsi déterminer la nature du sucre, inclus dans le facteur d'adhésion se liant à la bactérie. Il sera par ailleurs possible d'utiliser les biopuces comme instrument d'identification des pathogènes.

Be Allemagne : http://www.be.adit.fr

Le thé renforcerait les défenses de l'organisme contre l'infection
Samedi, 26/04/2003 - 00:00

La médecine traditionnelle chinois attribue depuis longtemps de nombreuses vertus au thé. Or, selon une nouvelle étude américaine, les feuilles de cet arbuste ont notamment pour propriété de renforcer les défenses de l'organisme contre l'infection. Elles contiennent en effet une substance que certains songent à transformer en un médicament efficace contre la maladie, au contraire du café qui ne possède pas cette qualité, selon une étude qui vient d'être publiée dans les très sérieuses Annales de l'Académie nationale américaine des sciences. Un composé du thé, la L-theanine, a en effet été retrouvé au cours d'expériences de laboratoire menées par des chercheurs, un composé capable de renforcer la réponse du système immunitaire aux attaques bactériennes, virales et mycologiques (champignons). Une seconde expérience menée sur des volontaires vient conforter cette découverte: elle souligne que les cellules du système immunitaire des buveurs de thé ont une réponse cinq fois plus forte à l'infection que les cellules du système immunitaire des buveurs de café. "Nous avons d'abord étudié les aspects moléculaires de cette substance dans un tube à essai, puis nous l'avons testée sur quelques volontaires pour vérifier son action sur l'homme", explique le Dr Jack Bukowski, chercheur à l'hôpital Brigham and Women's de Boston et à l'école de médecine de Harvard. Les résultats apportent la preuve de l'action bénéfique de la consommation quotidienne de cinq tasses de thé sur le système de défense immunitaire. Pour Penny Kris-Etherton, spécialiste en nutrition à l'Université Penn State, cette nouvelle étude ajoute au faisceau d'arguments qui élèvent le thé au rang de rempart contre l'infection. Selon elle, toutefois, ces résultats doivent être confirmés par des études plus larges. Pour mener à bien leur travail, l'équipe de Bukowski a isolé une substance baptisée L-theanine dans du thé noir classique. Selon le Pr Bukowski, la L-theanine est métabolisée dans le foie et transformée en ethylamine, une molécule qui renforce la réponse d'une cellule du système immunitaire, la cellule T gamma-delta. Des études précédentes nous ont appris que ces cellules constituaient la première ligne de défense de l'organisme contre de nombreux agents pathogènes, notamment des bactéries, des virus, des champignons et des parasites, explique Jack Bukowski. Elles ont même une action antitumorale. Les cellules T augmentent la sécrétion d'interféron, un substance antivirale naturelle qui représente une partie de la défense chimique de l'organisme contre l'infection, a ajouté le chercheur. "Des études menées sur la souris ont montré que si l'on stimule cette partie du système immunitaire, on renforce la protection contre l'infection". Onze volontaires ont participé à l'expérience en buvant quotidiennement cinq tasses de thé. Dix autres ont bu du café. Des échantillons de sang avaient été prélevés chez les 21 personnes avant le début de l'expérience. Au bout de quatre semaines, ils ont prélevé du sang des buveurs de thé avant de l'exposer à des bactéries, des E-coli. Selon le Dr Bukowski, les cellules immunitaires des échantillons sécrètent cinq fois plus d'interféron que les cellules prélevées chez les mêmes sujets avant les semaines de consommation de thé. En revanche, aucune variation n'a été rapportée chez les buveurs de café. D'où sa proposition d'isoler la L-theanine du thé et de s'en faire un médicament. Outre cette action contre l'infection, le thé aurait aussi des vertus de protection cardio-vasculaire et anticancéreuses, grâce aux flavonoïdes (des anti-oxydants). Il aiderait aussi à combattre l'ostéoporose, et quelques symptômes allergiques.

AP : http://fr.news.yahoo.com/030422/5/35s6d.html

^ Haut
VOTRE INSCRIPTION
Vous recevez cette lettre car vous êtes inscrits à la newsletter RTFLash. Les articles que vous recevez correspondent aux centres d'intérêts spécifiés dans votre compte.
Désinscription Cliquez sur ce lien pour vous désinscrire.
Mon compte pour créer ou accéder à votre compte et modifier vos centres d'intérêts.
PLUS D'INFOS
Suivez-nous sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook
 http://www.rtflash.fr
back-to-top