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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 918
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 13 Octobre 2017
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Egalement dans ce numéro
Avenir
Lille : Quand un robot humanoïde va à l'école à la place d'enfants hospitalisés
Matière
Les grandes mégapoles mondiales peuvent-elles mieux exploiter l'énergie solaire ?
Vivant
La médecine traditionnelle védique contre le cancer de la prostate
Des protéines dès le matin pour des seniors plus musclés
Le sport contre la sclérose en plaques...
Yoga et méditation triplent les facteurs de croissance du cerveau
Autisme : le rôle méconnu des mutations en mosaïque…
Statines et réduction de la mortalité cardio-vasculaire : le débat rebondit…
Sérotonine et démence : le lien se confirme
Une sonde portable qui détecte presque instantanément les cellules cancéreuses
Des souris vivent mieux et plus longtemps après un régime faible en sucre et riche en gras
Le cerveau n'aime pas rester assis !
Les noix réduiraient sensiblement le risque de récidive de cancer du côlon
Sclérose en plaques : l’effet neuroprotecteur de la simvastatine se confirme
Edito
Cellules-souches : nous devons poursuivre les recherches



Il y a presque 20 ans, les équipes de recherche de James Alexander Thomson, Joseph Istkovitz-Eldor et Benjamin Reubinoff, parvenaient à produire les premières lignées de cellules-souches embryonnaires chez l’homme, faisant entrer la médecine dans une nouvelle ère, celle de la médecine régénérative, capable potentiellement de réparer au niveau cellulaire des lésions jusqu’alors irréversibles, causées par l’âge ou la maladie.

Pluripotentes, les cellules-souches embryonnaires ont en effet l’extraordinaire propriété de pouvoir se différencier en n’importe quel tissu de n’importe quel organe. Mais ce ne sont pas les seules cellules pluripotentes : depuis 2006, grâce aux remarquables travaux de l’équipe japonaise de Shinya Yamanaka - Prix Nobel de Médecine 2012 - on sait également produire, par modification génétique, des cellules-souches pluripotentes induites (IPS). Les cellules IPS sont obtenues à partir de cellules adultes différenciées dans lesquelles quatre gènes de pluripotence sont introduits. Grâce à cette reprogrammation génétique, ces cellules-souches pluripotentes induites peuvent se différencier en n’importe quel type de cellules et se multiplier indéfiniment.

Au cours de ces dernières années, sans que le grand public en ait toujours conscience, les thérapies cellulaires ont accompli des pas de géant et les promesses de la médecine régénérative, si longtemps annoncées, commencent enfin à se concrétiser.

Dans le traitement du diabète de type 1, une société de biotechnologie américaine, ViaCyte, va débuter  un essai clinique se fondant sur l’utilisation de cellules de pancréas productrices d’insuline obtenues à partir de cellules-souches embryonnaires. Les cellules à greffer sont encapsulées dans un disque sophistiqué, ce qui permet la diffusion contrôlée de l’insuline et du glucose, tout en protégeant le greffon d’une réaction immunitaire intempestive.

De son côté, des chercheurs de la société Defymed ont développé un pancréas bio-artificiel destiné à soigner le diabète insulino-dépendant. Ce pancréas synthétique utilise des cellules sécrétrices d’insuline dérivées de cellules-souches humaines embryonnaires. Il devrait faire l’objet d’un essai clinique sur l’homme d’ici deux ans.

Une autre société de biotechnologie américaine, Ocata Therapeutics, utilise des cellules-souches embryonnaires humaines différenciées en cellules de la rétine pour traiter une pathologie oculaire jusqu’à aujourd’hui incurable, la DMLA. Les chercheurs de cette société ont en effet réussi à développer des cellules de la rétine à partir de cellules-souches embryonnaires pour les injecter à des patients de plus de 50 ans souffrant de cette baisse irréversible d’acuité visuelle.

Dans le domaine de la cardiologie, une équipe Inserm de l’hôpital européen Georges Pompidou a pratiqué en octobre 2014 une greffe de cellules cardiaques dérivées de cellules-souches embryonnaires humaines, en s’appuyant sur les travaux des chercheurs de l’hôpital Saint-Louis. Deux mois et demi après cette intervention, la fonction cardiaque de la patiente, une femme âgée de 68 ans atteinte d’insuffisance cardiaque sévère, s’était nettement améliorée.

Dans le domaine neurocérébral, les cellules-souches sont également devenues des outils irremplaçables, tant comme instrument de recherche fondamentale que comme option thérapeutique nouvelle. C’est notamment le cas en ce qui concerne la compréhension des processus biologiques complexes qui régissent le fonctionnement d’une région clé de notre cerveau : l’hypothalamus. On sait depuis quelques années que certains processus inflammatoires touchant l’hypothalamus sont fortement impliqués dans le phénomène du vieillissement. Mais récemment, des chercheurs du collège de médecine Albert Einstein de New York ont pu établir qu’il était possible, en luttant contre l’inflammation de l’hypothalamus, d’augmenter sensiblement la durée de vie des souris. Ces mêmes chercheurs ont également pu établir un lien entre le déclin physique et mental des animaux et la disparition de cellules-souches dans leur hypothalamus.

En injectant des cellules-souches dans l’hypothalamus de souris jeunes et en pleine forme, ces scientifiques ont constaté que celles-ci voyaient leur durée de vie allongée de plus de 10 %... « Ce résultat démontre que les effets d'une perte de cellules-souches dans l'hypothalamus ne sont pas irréversibles et qu’il est en théorie possible de ralentir le vieillissement chez l’homme grâce à des injections contrôlées de cellules-souches dans le cerveau  », souligne Dongsheng Cai, l'un des scientifiques qui a dirigé ces travaux.

Autre avancée remarquable présentée il y a quelques semaines par deux laboratoires, RenovaCare et Avita Medical : le « pistolet à peau ». Cette innovation majeure vise à mieux prendre en charge les grands brûlés, qui gardent souvent des cicatrices indélébiles, douloureuses et parfois invalidantes en dépit des progrès considérables accomplis par les greffes de peau.

Cette technique consiste à prélever des cellules sur une partie de peau non atteinte. Ces cellules sont ensuite incorporées à une solution aqueuse, ce qui permet de pouvoir les pulvériser sur la blessure. La nature fait ensuite son extraordinaire travail de régénération et les premiers résultats cliniques obtenus sur quelques dizaines de patients sont extrêmement encourageants.

Une autre avancée concerne la production à la demande d’organes de substitution. En début d’année, des chercheurs du réputé Institut Salk, à La Jolla en Californie, ont pour la première fois réussi à produire des embryons-chimères contenant des cellules-souches humaines et porcines. Concrètement, ces scientifiques ont implanté des cellules-souches humaines, capables de se transformer en n'importe quel tissu, dans des embryons de cochon ensuite transférés dans l'utérus de truies porteuses. Les chercheurs ont laissé ces embryons se développer pendant quatre semaines, conformément à la loi américaine. Ils ont pu constater que les cellules humaines avaient commencé à former du tissu musculaire et se disent persuadés qu’à terme, sans doute d’ici une quinzaine d’années, il sera possible de cultiver des tissus ou des organes humains chez des animaux comme des truies.

En France, une équipe de recherche de l’Inserm a réussi pour la première fois, en octobre 2016, à créer un mini-intestin humain fonctionnel, qui possède ses propres cellules nerveuses, à partir de cellules-souches embryonnaires (Voir Nature Medicine). Pour créer cet organe en 3D, les scientifiques ont commencé par cultiver des cellules-souches pluripotentes humaines, pour les faire évoluer en tissu intestinal, y compris des cellules nerveuses intestinales, les crêtes neurales. Cet « organoïde » devrait constituer un nouvel outil de recherche précieux pour mieux comprendre de nombreuses pathologies digestives ou intestinales. « Cette technique à base de cellules-souches pourrait également permettre de cultiver des sections d’intestin sain pour le greffer à un patient » souligne le Docteur Michael Helmrath, l’un des chercheurs qui a dirigé ces travaux.

Il y a quelques semaines, une équipe américaine dirigée par Shahin Rafii est parvenue à utiliser directement des cellules endothéliales de souris adultes pour obtenir des cellules-souches sanguines. Ces dernières, injectées à des souris, se  sont mises à produire les différents types de cellules du sang. Cette technique révolutionnaire, lorsqu’elle aura fait la preuve de sa complète innocuité, pourrait enfin permettre d’accomplir un vieux rêve de la médecine : produire du véritable sang en quantité illimitée à partir des cellules de donneurs universels.

L’utilisation des cellules-souches est également en train de bouleverser les perspectives thérapeutiques dans le traitement de la maladie de Parkinson qui touche plus de 100 000 personnes en France. L’équipe de Jun Takahashi, de l’Université de Kyoto au Japon, vient en effet de réussir à traiter des singes atteints de cette pathologie à l’aide d’une thérapie cellulaire. Ces chercheurs ont transplanté des cellules dopaminergiques dérivées de cellules-souches induites animales chez des singes parkinsoniens.

Un an après cette greffe, les singes ayant reçu ces cellules dopaminergiques ont vu leurs troubles moteurs sensiblement diminués. Ces bénéfices, qui étaient toujours observables plus de deux ans après la transplantation, étaient comparables à ceux obtenus par un traitement avec de fortes doses de L-DOPA, le traitement de référence pour cette pathologie neurodégénérative. Le recours aux outils d’imagerie cérébrale a pu confirmer que ces nouveaux neurones greffés avaient non seulement survécu, sans entraîner d’inflammation ou des effets secondaires mais qu’ils avaient également développé des prolongements et sécrété de la dopamine. Fort de ces résultats encourageants, l’équipe du professeur Takahashi devrait débuter un essai clinique chez l’homme à la fin de l’année prochaine.

Toujours au Japon, des chercheurs, dirigés par le célèbre professeur Michinori Saito de l'Université de Kyoto du Japon, ont réussi à créer des ovules de souris à partir de cellules-souches en ajoutant de la vitamine A et des protéines (Voir The Japan Times). Ces chercheurs ont réussi à créer ces souches en utilisant un milieu de culture, qui ne contenait pas de cellules somatiques. « Si nous parvenons à appliquer cette découverte aux êtres humains, nous pourrons alors révolutionner le traitement de la fertilité », a déclaré le Professeur Saito.

Les thérapies à base de cellules-souches sont également en train de révolutionner la médecine dans la prise en charge d’une pathologie très répandue et invalidante : l’arthrose. Cette maladie, qui touche plus de dix millions de Français, résulte de phénomènes inflammatoires complexes qui entraînent à la longue une dégradation progressive, irréversible et douloureuse du cartilage qui recouvre les articulations osseuses.

Michel Assor, chirurgien orthopédiste à l'Institut du genou et des pathologies articulaires Arthrosport de Marseille, a montré que l'injection de cellules-souches mésenchymateuses prélevées dans la moelle osseuse du patient puis injectées dans l'articulation sous arthroscopie permettait la production de cellules cartilagineuses ou en cellules osseuses selon les besoins. « Le cartilage va recouvrir l'articulation en 4 mois, puis va s'épaissir du 12ème au 18ème mois », indique le chirurgien. Après plusieurs années d’expérimentation sur l’homme, cette nouvelle thérapie cellulaire révolutionnaire a déjà permis de traiter plus de 160 patients, avec un taux de réussite supérieur à 95 %.

Enfin, ces temps derniers, des chercheurs du CNRS et de l’Inserm ont annoncé qu’ils avaient réussi à  agréger des cellules-souches embryonnaires humaines sans matrice de soutien externe, uniquement avec l’aide d’aimants. Ces scientifiques sont parvenus à magnétiser les cellules-souches embryonnaires humaines en y intégrant des nanoparticules magnétiques. Ainsi magnétisées, ces cellules-souches peuvent être très facilement déplacées et empilées à volonté grâce à des aimants externes. Fait remarquable, l’incorporation des nanoparticules n’a pas eu d’impact sur le fonctionnement des cellules-souches, ni sur leur capacité de différenciation.

Rappelons qu’en France, depuis la révision de la loi de bioéthique de 2013, les recherches sur les cellules-souches embryonnaires sont autorisées mais ont été strictement encadrées. Pour obtenir le feu vert de l’agence de biomédecine, tout projet de recherche à base de cellules-souches doit satisfaire à des critères éthiques précis. Il faut notamment que les chercheurs apportent la preuve que leurs recherches peuvent déboucher sur des progrès médicaux majeurs et ne peuvent être menées à bien sans le recours à ces cellules-souches embryonnaires. En outre, les autorisations accordées le sont toujours pour une durée limitée et chaque projet de recherche dans ce domaine fait l’objet d’une réévaluation régulière qui en apprécie la pertinence. La loi prévoit également que les cellules-souches embryonnaires utilisées par ces recherches proviennent d’embryons surnuméraires conçus dans le cadre d’une procréation médicalement assistée ne faisant plus l’objet d’un projet parental, après information et consentement écrit et révocable du couple concerné.

Pourtant, en dépit de ce cadre légal très encadré et très strict, les recherches utilisant des cellules-souches embryonnaires continuent de susciter des interrogations et des oppositions de la part d’une partie de l’opinion publique qui en conteste le principe même, pour des raisons religieuses et éthiques et demande l’interdiction totale de l’utilisation des cellules-souches embryonnaires et leur remplacement par un recours exclusif à des cellules-souches pluripotentes induites qui ne proviennent pas d’embryons humains.

En 2016, des chercheurs de l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie ont présenté une étude (Voir PNAS) qui va peut-être faire sauter l’obstacle majeur à la généralisation de l’utilisation des cellules-souches, en contournant la question éthique liée à l’utilisation des cellules-souches embryonnaires. Cette équipe est en effet parvenue, à l’aide d’un traitement chimique relativement simple, à transformer des cellules adultes humaines provenant des tissus osseux et graisseux en cellules-souches multipotentes, appelées cellules multipotentes induites (iMC), qui possède la capacité de se transformer  en tous types de cellules de l’organisme.

Mais avant de pouvoir substituer ce nouveau type de cellules-souches multiples tant induites aux cellules-souches embryonnaires pour poursuivre leurs recherches dans le domaine des thérapies cellulaires, les scientifiques vont devoir poursuivre pendant encore de longues années des recherches destinées à évaluer et à vérifier l’innocuité réelle par rapport aux cellules-souches embryonnaires, de ces cellules IPS et iMC chez l’homme. Il s’agit notamment de vérifier si l’utilisation de ces nouveaux types de cellules-souches chez l’homme, du fait de leur reprogrammation chimique et génétique, ne risque pas d’entraîner à terme des effets délétères.

Dans l’état actuel des connaissances scientifiques et médicales, la très grande majorité des chercheurs considère que ces différents types de cellules-souches constituent des outils de recherche complémentaires et qu’il n’y a pas lieu d’opposer cellules-souches embryonnaires et cellules-souches pluripotentes ou multipotentes induites.

En outre, les grands pays développés de la planète ont pris conscience des enjeux scientifiques, technologiques, industriels et économiques considérables qui caractérisaient ces recherches sur les cellules-souches, dont la finalité est de faire entrer la médecine d’ici une génération dans l’ère de la reconstruction et de la régénération cellulaire. Il existe donc dans ce domaine hautement stratégique de recherche une compétition économique et scientifique acharnée qui ne cesse de s’exacerber alors que les découvertes et avancées en matière de cellules-souches s’accélèrent.

Dans un tel contexte il est plus que jamais indispensable que les chercheurs de notre pays, qui occupent - et l’on doit s’en féliciter - une place de tout premier rang dans ce domaine de recherche scientifique, puissent continuer à poursuivre leurs travaux sans être entravés, voire paralysés par un cadre législatif excessivement contraignant.

Il me semble plus que souhaitable que la prochaine révision des lois bioéthiques, qui devrait intervenir en 2018, tout en garantissant des garde-fous éthiques nombreux et stricts, comme cela est déjà le cas actuellement, tienne également compte des demandes réitérées avec force par plusieurs de nos plus brillants chercheurs en biologie et permette la poursuite de l’utilisation des cellules-souches embryonnaires, dans la mesure où cette voie de recherche reste et restera pendant des années indispensables à la progression de la connaissance scientifique et au développement de nouvelles solutions thérapeutiques pour de nombreuses maladies graves et parfois incurables.

Bien que la voie soit étroite dans ce domaine, où l’emportent souvent les passions et les considérations idéologiques, philosophiques ou religieuses, je crois qu’il est particulièrement important d’éclairer les questions éthiques réelles et justifiées que posent ces avancées scientifiques par un débat démocratique de qualité, honnête et approfondi, qui sache bien entendu écouter les craintes et les réserves exprimées par une partie de l’opinion publique mais entende également les attentes de la communauté scientifique et les espoirs des nombreux malades qui attendent un horizon thérapeutique nouveau.

René TRÉGOUËT

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Lille : Quand un robot humanoïde va à l'école à la place d'enfants hospitalisés
Mardi, 10/10/2017 - 14:59

A Lille, le service d’oncologie pédiatrique du Centre Oscar Lambret teste pour la première fois NAO, un robot humanoïde. La mission de ce petit robot est « d’aller » à l’école à la place d’enfants malades, hospitalisés durant un ou plusieurs mois.

Le fonctionnement est simple. NAO porte, sur sa tête, un téléphone portable relié, par wifi, à une tablette qu’utilise l’enfant hospitalisé. Installé en classe, auprès des autres élèves, le robot permet au jeune patient de suivre la classe, faire les exercices, communiquer avec ses camarades et bien sûr avec l'enseignant.

Les patients sont tout de même accompagnés par une enseignante de l’Education Nationale qui leur fait classe, au sein de l’hôpital. "Ce projet renforce le lien social de l’enfant. Il lui permet de garder le contact avec ses camarades et facilite également sa réintégration scolaire. C’est aussi un bon outil pour démythifier l’hôpital, le cancer, auprès des élèves et de leurs parents" continue le docteur Defachelles.

Si le robot NAO est un « outil magnifique », selon l’hôpital, il nécessite une logistique importante. Le premier test, réalisé au printemps 2016, avait demandé un travail de persuasion sur toute la hiérarchie enseignante et un dialogue avec les parents d’élèves, puis avec les élèves eux-mêmes. Pour l’instant, le Centre Oscar Lambret ne possède qu’un robot, au prix de 22.000 euros, et doit déterminer pour quel patient et à quel moment NAO devra être utilisé.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

20 minutes

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Matière
Matière et Energie
Les grandes mégapoles mondiales peuvent-elles mieux exploiter l'énergie solaire ?
Mardi, 10/10/2017 - 14:18

Les énergies renouvelables, notamment le solaire et l’éolien, sont de plus en plus compétitives et constituent à présent une alternative viable tant sur le plan économique, technique que climatique.

On sait que l’énergie solaire que reçoit la terre pendant seulement une heure peut couvrir les besoins de l’humanité en énergie pendant une année entière. Face à un tel consensus, la question qui prime est : « comment l’exploiter, notamment dans les grandes métropoles ? »

Ainsi, une récente étude, reprise par le journal The Telegraph, a comparé - ville par ville - la superficie respective de chaque ville avec la surface de panneaux solaires nécessaires pour produire toute l'énergie permettant de l'alimenter. L’article montre que 80 % des plus grandes villes du monde peuvent couvrir tous leurs besoins avec moins de 10 % de la surface en solaire, ce qui est une excellente nouvelle.

En revanche, toujours selon l’étude, basée sur des critères de comparaison homogènes (consommation estimée en fonction du nombre d’habitants ; consommation moyenne d’électricité per capita dans le pays ; paramètres d’ensoleillement), pour des villes denses comme Paris, il faudrait plus de 44 % de la surface au sol en solaire pour couvrir tous ses besoins.

Il est vrai que la ville française la plus peuplée, Paris, 29ème ville la plus dense du monde, arrive en 3ème position en Europe comme aire urbaine derrière Moscou et Istanbul. Elle est par ailleurs extrêmement gourmande en électricité.

Ainsi, à titre de comparaison, Paris est loin de l’efficacité que l’on peut trouver dans d’autres capitales européennes comme Londres, qui pourrait être alimentée en énergie solaire en équipant de panneaux solaires 8,8 % de sa surface, soit 138 km2 de panneaux pour alimenter ses 9 millions d’habitants. Moscou et New York figurent au top 10 des villes finalement les plus faciles à exploiter en termes de surface de production d’électricité solaire requise.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Atlantico

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
La médecine traditionnelle védique contre le cancer de la prostate
Jeudi, 12/10/2017 - 15:09

Le cancer de la prostate est la deuxième forme de cancer la plus commune chez les hommes et la sixième cause de décès liés au cancer dans les pays développés. Les traitements les plus courants, par chirurgie, thérapie hormonale, radio ou chimiothérapie, sont certes de plus en plus efficaces, mais ils s’accompagnent souvent d’importants effets secondaires.

S’inspirant de la médecine traditionnelle ayurvédique, l’équipe du Docteur M.B. Hiremath, professeur associé à l’Université du Karnataka à Dharwad, a étudié les propriétés anticancéreuses de deux plantes médicinales, Leea indica et Allophyllus cobbe, dans le traitement du cancer de la prostate.

Leea indica, un arbuste à feuillage persistant originaire d’Asie du Sud et du Sud-Est, est couramment utilisé dans la médecine traditionnelle pour soulager les maux de tête, les affections de la peau, ainsi que pour ses propriétés anti-diabétiques, anti-diarrhéiques, et anti-dysentériques. Quant à Allophyllus cobbe, un petit arbuste commun dans les Ghats Occidentaux, il est employé pour soigner les fractures, les inflammations, les ulcères, et comme antiseptique.

Si des études sur les extraits de ces plantes ont déjà démontré leurs propriétés cytotoxiques sur les cellules de cancer du côlon et du sein, celle du Professeur Hiremath est la première à s’intéresser à leurs effets sur le cancer de la prostate. L’extrait préparé à partir de feuilles de ces plantes a montré une efficacité significative sur les cellules de cancer de la prostate qui se sont progressivement dégradées avant d’atteindre l’apoptose (mort cellulaire programmée) 72h après exposition, sans affecter les cellules saines.

L’équipe du Docteur Hiremath a également mis en évidence la présence de molécules connues pour être de puissants antioxydants dans les feuilles de Leea indica et d’Allophyllus cobbe comme des phénols, des alcaloïdes, des flavonoïdes, et des saponines qui ont la capacité de détruire les radicaux libres présents dans l’organisme.

Suite aux résultats encourageants obtenus lors des tests in vitro, les chercheurs espèrent rapidement passer à la phase d’essais cliniques pour établir le potentiel thérapeutique réel de ces extraits végétaux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

RM

Des protéines dès le matin pour des seniors plus musclés
Jeudi, 12/10/2017 - 14:39

La perte de muscles (sarcopénie) est une conséquence inévitable du vieillissement qui peut engendrer une certaine fragilité, des chutes ou des problèmes de mobilité chez les ainés. Mais selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Sherbrooke à Montréal, le fait de mieux répartir la prise de protéines entre les trois repas de la journéee permettrait de conserver une plus grande masse musculaire chez les seniors.

L’équipe de chercheurs s’est penchée non seulement sur la quantité de protéines consommée, mais aussi sur sa distribution aux repas chez les personnes âgées de 67 ans et plus, en se servant de l’une des bases de données les plus exhaustives au Québec. Les résultats de l’étude, qui a été publiée dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, apportent un éclairage nouveau sur l’alimentation des personnes dans une population vieillissante.

« Beaucoup de personnes âgées, particulièrement en Amérique du Nord, consomment la majorité de leur apport journalier en protéines aux repas du midi et du soir. Nous voulions voir si les personnes qui ajoutent une source de protéines au petit-déjeuner et qui auraient donc un apport équilibré en protéines aux trois repas, avaient une plus grande force musculaire », explique l’auteur principal de l’étude, le Docteur Stéphanie Chevalier, professeur adjoint à l’École de nutrition humaine de l’Université McGill.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs de l’IR-CUSM ont analysé les données de la cohorte NuAge, qui compte près de 1.800 personnes suivies pendant trois ans. Ils ont passé en revue les habitudes de consommation de 827 hommes et 914 femmes en santé, âgés de 67 à 84 ans, résidant au Québec, en essayant d’établir des liens avec des variables comme la force, la masse musculaire ou la mobilité.

« Nous avons observé que les participants, hommes et femmes, qui consommaient des protéines de manière équilibrée durant la journée, avaient une plus grande force musculaire que ceux qui en consommaient davantage lors du repas du soir et moins le matin. Cependant, il semble que la distribution des protéines au cours de la journée n’a pas de lien avec la mobilité des participants », explique l’auteur de l’étude, le Docteur Samaneh Farsijani.

Tous les tissus corporels, dont les muscles, sont composés de protéines qui elles-mêmes sont constituées d’acides aminés. Si les apports protéiques diminuent, la synthèse ne se fait pas correctement et cela entraîne une perte de masse musculaire.

« Nos travaux de recherche sont fondés sur des données scientifiques qui démontrent que les personnes âgées ont besoin de consommer une plus grande quantité de protéines par repas car elles ont besoin d’un plus grand "boost" d’acides aminés pour engendrer la synthèse protéique », explique le Docteur Chevalier.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Senior Actu

Le sport contre la sclérose en plaques...
Jeudi, 12/10/2017 - 14:31

La sclérose en plaques est une maladie auto-immune affectant le système nerveux central. Elle s’attaque aux cellules synthétisant la myéline, une membrane biologique s’enroulant autour des axones et leur servant de gaine protectrice. Les lésions qu’elle entraîne provoquent des perturbations motrices, sensitives et cognitives, avec un risque de handicap irréversible. Les traitements médicaux actuels ne permettent que de ralentir la progression de la maladie.

Une équipe de chercheurs danois (universités d’Aarhus et du Sud-Danemark) et allemands (centre médical universitaire de Hambourg-Eppendorf) vient de montrer qu’une pratique sportive pouvait réduire les symptômes de la sclérose en plaques, ralentir sa progression et protéger le système nerveux contre la maladie.

Pendant une durée de six mois, les chercheurs ont suivi 35 patients atteints de sclérose en plaques. La moitié a été soumise à un programme d’exercices de résistance musculaire (gainage, exercices avec élastiques…), tandis que l’autre moitié n’a pas modifié son rythme de vie.

Au terme de l’expérimentation, la taille du cerveau avait diminué dans les deux groupes en raison des lésions provoquées par la maladie, mais le rétrécissement était moindre chez les patients soumis au programme d’exercices physiques. Les effets positifs du sport s’additionnaient même à ceux des éventuels traitements médicaux. Les chercheurs ont aussi pu observer une croissance dans de petites zones du cerveau en réponse aux efforts physiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Sage Journals

Yoga et méditation triplent les facteurs de croissance du cerveau
Mercredi, 11/10/2017 - 16:04

De nombreuses études scientifiques rapportent les effets positifs du yoga ou de la méditation sur la santé, aussi bien physique que mentale. Une étude de l'Université de Californie vient de confirmer ces effets bénéfiques en montrant que la pratique de la méditation et du yoga, pendant une retraite de trois mois, va jusqu'à tripler les facteurs de croissance du cerveau !

“Nous voulions savoir si la pratique intensive du yoga et de la méditation pourrait affecter certaines voies de signalisation, comme la voie BDNF (Brain-derived neurotrophic factor), fortement impliquées dans la plasticité cérébrale et la production de nouveaux neurones", explique Baruch Rael Cahn, chercheur au département Psychiatry and Behavioral Sciences de l’Université de Californie du Sud, Los Angeles (États-Unis), coauteur de l‘étude.

Pour en avoir le cœur net, les chercheurs ont proposé à 38 participants d’une moyenne d’âge de 34 ans de pratiquer pendant trois mois deux heures de méditation par jour et deux heures de yoga et d'adopter également un régime végétarien.

Les participants ont été soumis à des questionnaires de mesures psychologiques, mais aussi des analyses, de salive (pour évaluer le cortisol, l'hormone du stress) et de sang (pour mesurer le taux plasmatique de BDNF circulant et des facteurs d'inflammation). Résultat : une baisse significative des mesures de la dépression, de l'anxiété et des plaintes corporelles. Enfin, les analyses biologiques montrent une baisse de l'inflammation générale.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Daily

Autisme : le rôle méconnu des mutations en mosaïque…
Mercredi, 11/10/2017 - 15:58

Malgré de multiples efforts de recherche, les causes et facteurs de risque du trouble du spectre autistique (TSA) restent mal compris. Mais une équipe internationale de recherche, dirigée par des chercheurs de l’Oregon Health & Science University (OHSU, Oregon) a réalisé une nouvelle analyse systématique sur une cohorte de 2.300 familles ayant un seul enfant atteint d'autisme.

Cette étude a permis de progresser sur la caractérisation de mutations génétiques non identifiées par les précédentes recherches car uniquement présentes dans une fraction de l'ADN d'un individu. On les appelle les mutations en mosaïque car elles ne sont identifiées que dans une partie des cellules du patient.

Les mutations en mosaïque postzygotiques (postzygotic mosaic mutations ou PMM), sont des changements génétiques qui se produisent après la conception du zygote (œuf) humain pendant le cycle de développement du fœtus. Chaque individu présente ainsi une mosaïque ou groupe de cellules mutées et non mutées en fonction de l'heure et de l'emplacement de l'occurrence de la mutation. Le rôle exact de ce type de mutations reste à ce jour mal compris.

En comparant les données de séquençage génétique de 2.300 familles de la collection Simons Simplex, une base d'échantillons génétiques caractérisés, l'équipe de l’OHSU constate qu'environ 11 % des mutations signalées précédemment se produisent au cours du processus de développement.

Cela suggère que ces mutations en mosaïque sont beaucoup plus fréquentes qu'on ne l'avait cru auparavant. Une approche de séquençage de nouvelle génération permet ici d’analyser ces mutations et montre en fin de compte que 22 % d’entre elles sont post-zygotiques.

Des effets différents sur le génome des enfants touchés vs leurs frères et sœurs non affectés : ces mutations de mosaïques dites « silencieuses » ont été enrichies chez les enfants touchés, ce qui contribue à environ 2 % des personnes atteintes d'autisme dans cette cohorte. Ces types de mutations sont généralement considérés comme neutres, car ils ne modifient pas le codage génétique des protéines. Cependant, chez les sujets touchés, ces mutations modifient réellement l’expression génique.

Selon ces travaux, ces mutations en mosaïque pourraient contribuer au risque d'autisme à hauteur de 3 à 4 % des patients. Après analyse, les scientifiques font l’hypothèse que bon nombre des PMM chez les enfants se produisent de manière très précoce au cours du développement et contribuent ensuite à la « propagation » de la mosaïque à travers le corps jusqu’au cerveau.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

AJHG

Statines et réduction de la mortalité cardio-vasculaire : le débat rebondit…
Mercredi, 11/10/2017 - 15:39

Selon une vaste étude épidémiologique britannique, réalisée en double aveugle contre placebo et s'appuyant sur 20 ans d'analyse de données recueillies sur 5.529 hommes âgés de 15 à 64 ans, un anti-cholestérol de la famille des statines a permis de réduire de 28 % le risque de mortalité chez des hommes sans maladie cardio-vasculaire apparente mais avec un taux élevé de ce "mauvais" lipide.

Sur l'ensemble des participants, 2.560 d'entre eux avaient au début de l'étude un taux de cholestérol LDL supérieur à 190 milligrammes/décilitre de sang mais sans signe apparent de pathologie coronarienne. Un taux normal de LDL doit être inférieur à 100 mg/dl.

Les chercheurs ont déterminé que les hommes ayant pris-40 mg par jour de pravastatine (Pravachol) voyaient leur risque de maladie cardio-vasculaire diminué de 27 % et celui de décéder de cette pathologie diminué de 28 %, comparativement à ceux traités avec un placebo. Le risque d'infarctus ou d'accident vasculaire cérébral a également été réduit de 25 %. Enfin, le risque de décéder de toutes causes pendant cette période de vingt ans était 18 % moins élevé chez les sujets qui ont pris une statine.

"Pour la première fois, nous avons montré que les statines réduisent le risque de mortalité dans ce groupe de la population qui paraissait généralement en bonne santé à l'exception de taux très élevés de LDL", a souligné le professeur Kausik Ray de l'Imperial College School of Public Health à Londres, l'un des principaux auteurs de cette étude. "Ces résultats justifient les recommandations actuelles de traiter ce groupe avec des statines", a-t-il ajouté.

Selon le professeur Ray, "il s'agit des indications les plus solides à ce jour que les statines réduisent l'incidence des maladies cardio-vasculaires et la mortalité en résultant chez les hommes avec un taux élevé de mauvais cholestérol". Cette nouvelle étude très robuste vient donc contredire les thèses très médiatisées de certains chercheurs qui affirment que les statines n'auraient aucun effet sur la baisse de la mortalité cardio-vasculaire.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Imperial College London

Sérotonine et démence : le lien se confirme
Mercredi, 11/10/2017 - 15:04

En s'appuyant sur l'analyse des scanners cérébraux de 28 personnes atteintes de perte légère de la mémoire, des chercheurs de la prestigieuse Ecole de Médecine de l'Université Johns Hopkins ont montré qu'un faible taux de sérotonine serait un facteur de risque de démence à part entière, et non un simple symptôme associé au déclin cognitif tel que la maladie d’Alzheimer.

Tout comme la dopamine, la sérotonine est impliquée dans la régulation du sommeil, de l’appétit et de l’humeur. Les taux anormalement bas de ces hormones sont souvent associés à la dépression.

De précédentes études avaient montré que cette chute hormonale était considérée comme un symptôme de la maladie d’Alzheimer ou de sévère déclin cognitif. Mais aucun travail ne mettait en avant ce facteur comme origine de la neurodégénérescence. « Nous pensons que booster les taux de sérotonine peut prévenir les pertes de mémoire et ralentir la progression de la démence », explique le Professeur Gwenn Smith, principal auteur de l’étude.

Cette découverte permettra de « prévenir la chute de sérotonine ou d’introduire un substitut de ce neurotransmetteur pour ralentir voire stopper la progression de la maladie d’Alzheimer et peut-être d’autres démences ». A ce jour en effet, « les traitements contre les syndromes majeurs de dépression et d’anxiété consistent à recapter de la sérotonine. Mais l’efficacité de cette approche thérapeutique reste limitée ».

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Daily

Une sonde portable qui détecte presque instantanément les cellules cancéreuses
Mercredi, 11/10/2017 - 14:56

Des scientifiques américains de l'Université d'Austin, au Texas, ont mis au point une petite sonde manuelle de la taille d'un stylo, capable de détecter des cellules cancéreuses dans des tissus en dix secondes, permettant aux chirurgiens de savoir en temps réel s'ils ont bien enlevé la totalité de la tumeur.

Actuellement, la plupart des laboratoires ont besoin de plusieurs jours pour déterminer si des cellules cancéreuses subsistent dans les échantillons prélevés pendant l'opération, expliquent les inventeurs de cette nouvelle sonde, baptisée "MasSpec Pen", objet d'une présentation dans la revue américaine Science Translational Medicine. L'instrument permet d'extraire en douceur des molécules d'eau contenues dans les tissus en pompant un volume infime de 10 microlitres, soit environ un cinquième d'une simple goutte.

Ces molécules sont acheminées par un tube souple vers un spectromètre qui calcule les différentes masses moléculaires dans l'échantillon et détermine la présence de cellules cancéreuses, expliquent ces chercheurs et ingénieurs de l'Université du Texas à Austin.

Après avoir analysé 253 échantillons de tissus humains cancéreux et sains provenant du poumon, de l'ovaire, de la thyroïde et du sein, ces scientifiques ont pu établir "un profil moléculaire" permettant d'identifier la présence d'un cancer avec un taux d'exactitude de plus de 96 %.

Testée sur des souris vivantes, cette sonde a pu détecter sans erreur la présence de cellules cancéreuses sans endommager les tissus sur lesquels ont été prélevés les échantillons, précisent les inventeurs. Selon eux, cet instrument pourrait devenir encore plus précis en analysant un plus grand nombre d'échantillons. Cela devrait aussi permettre de l'utiliser pour diagnostiquer un éventail plus large de tumeurs dans différents types de tissus.

La technique actuelle d'analyse pour déterminer si un tissu est sain ou cancéreux est lente et parfois inexacte, expliquent ces scientifiques. Il faut parfois trente minutes voire plus à un pathologiste pour préparer un échantillon et déterminer s'il est cancéreux ou pas, ce qui pour le malade accroît le risque d'infection et d'effets néfastes de l'anesthésie. En outre, pour certains cancers, l'interprétation de l'échantillon de tissu peut être difficile, entraînant un taux d'erreur dans les résultats de 10 à 20 %.

"Ce nouvel outil nous permet d'être beaucoup plus précis en sachant exactement quels tissus retirer et laisser", juge le Docteur James Suliburk, chef du service de chirurgie endocrinienne à la faculté de médecine Baylor du Centre médical de Houston au Texas qui a collaboré à ce projet.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CBC News

Des souris vivent mieux et plus longtemps après un régime faible en sucre et riche en gras
Mardi, 10/10/2017 - 14:52

Suivre une diète cétogène augmente la production de l’acide β-hydroxybutyrique, une molécule impliquée dans la dégradation des lipides, et plus particulièrement des acides gras, lorsque l'organisme ne dispose plus de réserves suffisantes en glucides, et notamment en glucose (sucre).

En gros, cette molécule aide le corps à produire de l’énergie en l’absence de glucose. L'organisme se met alors en état de cétose, qui consiste à brûler sa propre graisse pour produire de l'énergie. Selon le Docteur Eric Verdin, président de l’Institut Buck sur le vieillissement, ces derniers travaux sur le régime cétogène suscitent « l'espoir de pouvoir accroître le nombre d'années en bonne santé chez les humains ».

Les résultats montrent que les vieilles souris soumises au régime cétogène avaient même une meilleure mémoire que les jeunes souris. En outre, les souris qui ont suivi le régime riche en graisses ont vécu 13 % plus longtemps que celles ne l'ayant pas suivi. « Cela équivaut à un gain de sept à dix ans pour les humains ». Les rongeurs dans les deux études ont suivi trois régimes alimentaires différents, dont un cétogène à partir d'un an, ce qui correspond à l'âge moyen chez l'homme.

Les souris dans les deux expériences ont été testées à différents âges afin d’évaluer leurs capacités de mémorisation et d'apprentissage dans des labyrinthes, leur sens de l'équilibre sur des barres et leur résistance physique dans des roues d'exercice. D'autres tests des fonctions cardiaques et des changements génétiques ont révélé que le régime cétogène produisait des effets physiologiques similaires à ceux du jeûne et de l'exercice physique.

« Si nous avions une meilleure idée des mécanismes biologiques anti-âge actionnés par le régime cétogène, cela ouvrirait la voie au développement d'une simple molécule permettant d'induire les mêmes effets ». Les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Cell Metabolism notent cependant que le régime cétogène est compliqué à suivre et qu’il peut avoir des effets potentiellement néfastes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Radio Canada

Le cerveau n'aime pas rester assis !
Mardi, 10/10/2017 - 14:42

La sédentarité, il est toujours bon de le rappeler, entraîne plus de décès dans le monde que le tabac mais, on le sait moins, l'absence d'activité physique est également très nocive pour notre cerveau. Alors qu’il ne représente que 2 % du poids de notre corps, le cerveau requiert 20 % de nos besoins énergétiques au repos. Il est particulièrement gourmand en glucose, son principal carburant. Une interruption de cet approvisionnement peut altérer, voire endommager, les cellules du cerveau, et donc avoir des conséquences sur la santé cérébrale.

Or, de nombreuses études ont montré les bienfaits d’une marche à basse intensité, en particulier après les repas, sur le contrôle du glucose. Ce qui veut dire que le taux de glucose, dans cette situation, ne monte pas trop haut, ni ne descend trop bas. Ce phénomène pourrait trouver son explication dans le fait que les muscles en action dépensent une partie du glucose présent dans notre système, et permettent donc à celui-ci de conserver un taux optimal.

Certains travaux suggèrent qu’une activité physique de faible intensité, mais étalée sur l’ensemble de la journée, a davantage de bienfaits sur le contrôle du glucose qu’un court effort pratiqué le matin. Et ce même si la quantité d’énergie dépensée est équivalente.

Des chercheurs de l’Université de New Mexico Highlands ont par exemple démontré que, lorsque nous marchons, l’impact des pieds sur le sol envoie des ondes de pression à travers les vaisseaux sanguins, ce qui entraîne une hausse du débit sanguin dans le cerveau.

Or, ce débit est lié à la régulation de l’approvisionnement du cerveau en glucose. Sa variation peut donc avoir des effets sur la santé de notre cerveau. On sait par exemple qu’une chute du débit sanguin dans le cerveau accélère la perte des fonctions cérébrales chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Alzdem

Les noix réduiraient sensiblement le risque de récidive de cancer du côlon
Mardi, 10/10/2017 - 14:34

On savait déjà que la consommation de noix avait un effet protecteur pour prévenir les maladies cardiovasculaires mais une nouvelle étude présentée lors du congrès 2017 de l'ASCO (American Society of Clinical Oncology) suggère que la consommation de deux à trois poignées de noix par semaine suffit aux survivants du cancer du côlon à repousser le risque de réapparition de leur cancer.

Des chercheurs américains de l'Institut du Cancer de Boston (États-Unis) ont étudié le régime alimentaire de 826 patients souffrant d'un cancer du côlon de stade III, traités par chirurgie et chimiothérapie. Ils ont découvert que les patients ayant consommé au moins une soixantaine de grammes de noix par semaine – soit l'équivalent de 48 amandes ou 36 noix de cajou – avaient un risque de récidive réduit de 42 % ainsi qu'un risque de décès lié au cancer du côlon diminué de 57 % comparé aux patients n'ayant pas consommé de noix.

Pour sa part, Daniel Hayes, président de l'ASCO résume avec enthousiasme : "Cette étude montre que quelque chose d'aussi simple que manger des noix peut faire la différence dans la survie à long terme des patients".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Sciences & Avenir

Sclérose en plaques : l’effet neuroprotecteur de la simvastatine se confirme
Mardi, 10/10/2017 - 14:27

Après avoir démontré que des patients atteints de sclérose en plaques (SEP) traitée par simvastatine 80 mg par jour (étude MS-STAT) voyaient leur atrophie cérébrale régresser, des chercheurs britanniques ont établi la preuve de l’effet de ce médicament sur la mémoire et la qualité de vie de ce traitement.

Dans cette étude, l’équipe du Docteur Jeremy Chataway (Londres, Grande Bretagne) a inclus 133 patients atteints de SEP secondaire progressive. Cette forme clinique survient généralement après une phase de SEP rémittente et se caractérise par une progression sans récupération du handicap. Les 133 patients ont reçu soit de la simvastatine à la dose de 80 mg par jour, soit un placebo.

A l’issue des deux années de traitement, le volume cérébral des patients (mesurant l’atrophie cérébrale : critère de jugement primaire) traités par simvastatine a été de 43 % supérieur à celui des patients sous placebo. La première phase de l’expérimentation a donc été positive.

Mais il restait à évaluer l’impact de la simvastatine sur la mémoire verbale et non verbale et sur la qualité de vie. Ce type d’approche nécessite de procéder à une batterie de tests de façon régulière et de comparer les résultats par rapport aux données à l’inclusion dans l’étude. A l'issue de multiples tests, il semble que la simvastatine n'ait pas d'impact négatif sur la mémoire verbale et non verbale et qu'elle a, en revanche, un effet positif sur les capacités cérébrales frontales (comportement et régulation de l’activité motrice) et sur les capacités physiques. Par ailleurs, la qualité de vie des patients traités s’est révélée significativement améliorée.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Lancet

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