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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 534
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 19 Novembre 2009
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Egalement dans ce numéro
TIC
Les concessions de Google pour sa bibliothèque numérique
Fibre optique pour tous : l'État jouera un rôle phare
Avenir
Un robot polyvalent !
Matière
Solaire photovoltaïque : 175MW raccordés en France
Le charbon liquéfié succédera-t-il au pétrole ?
Les LED domineront tous les éclairages !
Espace
LA NASA annonce avoir découvert d'importantes quantités d'eau gelée sur la Lune
Terre
Les émissions de CO2 en hausse de 29 % depuis 2000
La réduction des deux calottes glaciaires s'accélère nettement
Vivant
Le génome du cheval entièrement décodé
AVC : le poids des maladies infectieuses
Division inattendue chez les macrophages
Renouveler indéfiniment des cellules spécialisées sans passer par les cellules souches
Cancer colorectal : la réaction immunitaire, un critère pronostic majeur
Des cancers du rein traités sans ablation
Marcher lentement prédit le risque de décès cardiovasculaire
Nos préférences se manifestent malgré nous
Edito
Les vaccins, une arme d'avenir contre le cancer



L'hépatite B est une infection du foie potentiellement mortelle provoquée par le virus de l'hépatite B. C'est un problème majeur de santé à l'échelle mondiale et la forme la plus grave des hépatites virales. On estime à deux milliards le nombre de personnes infectées par le virus de l'hépatite B (HBV) et plus de 350 millions ont des infections chroniques (de longue durée). Le risque de décès par cirrhose ou cancer du foie dus au virus de l'hépatite B est approximativement de 25 % chez le porteur adulte chronique si l'infection a eu lieu pendant l'enfance.

Heureusement, on dispose d'un vaccin depuis 1982. Ce vaccin est efficace à 95 % pour éviter l'infection par le HBV et ses conséquences chroniques et il a été le premier vaccin contre l'un des cancers majeurs de l'homme. Ce vaccin est extrêmement sûr et efficace. Depuis 1982, plus d'un milliard de doses ont été administrées dans le monde. Dans bien des pays où 8 à 15 % des enfants devenaient des porteurs chroniques, la vaccination a permis de ramener cette proportion à moins de 1 %. Ce vaccin permet donc une prévention du cancer du foie contre lequel les traitements restent lourds et peu efficaces.

Il existe en outre depuis deux ans des vaccins contre le papillomavirus, responsable du cancer du col de l'utérus. Bien que cette vaccination n'évite pas tous les cancers du col et ne protège pas de tous les papillomavirus (il y en a plus de 100), elle immunise à 98 % contre les principaux papillomavirus responsables de dysplasie du col. La survenue de condylomes et papillomes se voit aussi réduite. Les virus sélectionnés pour l'élaboration du vaccin sont responsables d'environ 70 % des cancers du col. Ce vaccin, associé au frottis, pratiqué régulièrement, constitue donc un progrès majeur en matière de prévention du cancer du col.

Mais parallèlement à ces vaccins préventifs, qui permettent d'éviter la survenue d'un cancer, il existe également une autre catégorie de vaccin en plein essor et riche de promesses, les vaccins thérapeutiques, qui stimulent de manière puissante le système immunitaire lorsque le cancer est déjà installé et permettent à l'organisme, en association aux traitements classiques, d'éliminer sélectivement les cellules malignes.

Après 30 ans de tâtonnements et de découragements, ces vaccins thérapeutiques donnent enfin des résultats encourageants. C'est le cas pour les cancers lymphatiques et de la peau, selon deux essais cliniques dont les résultats ont été présentés en mai 2009.La première étude et la plus probante a porté sur des patients atteints d'un lymphome folliculaire non-Hodgkinien, une forme agressive du cancer lymphatique, et a été menée pendant huit ans auprès de 177 patients.

De ce groupe, les malades qui ont été traités avec le vaccin BiovaxID de la firme américaine Biovest International n'avaient pas de trace de la maladie pendant environ 44 mois, comparativement à 30 mois chez le groupe témoin, soit un gain de 47 %. Le vaccin est fabriqué avec des tissus prélevés dans la tumeur de chacun des malades et cible une protéine spécifique aux cellules cancéreuses B dans le lymphome mais épargne les cellules B saines ne contenant pas cet antigène.

«Avec ce vaccin, nous entrons dans une nouvelle ère dans laquelle il est possible d'utiliser en toute sécurité le système immunitaire du patient pour lutter efficacement contre le lymphome folliculaire et accroître l'efficacité de la chimiothérapie conventionnelle», a expliqué le Dr Stephen Schuster, professeur associé à la faculté de médecine de Pennsylvanie.

Le seconde étude porte sur 179 patients souffrant d'un mélanome ayant fait des métastases, un cancer de la peau difficile à traiter, mais montre des résultats beaucoup plus modestes. Le vaccin appelé gp100:209-217(210M) peptide a été administré à environ la moitié de ces malades tous déjà traités avec des thérapies conventionnelles pour doper leur système immunitaire. Le vaccin a doublé la réponse de ces traitements et étendu la survie des malades sans récurrence de la maladie ainsi que leur survie tout court. Le groupe traité avec le vaccin est ainsi resté sans réapparition du cancer pendant 2,9 mois et a survécu 17,6 mois comparé à 1,6 mois et 12,8 mois respectivement dans le groupe témoin.

«Cette étude est l'une des premières à montrer des résultats positifs et prometteurs d'un vaccin thérapeutique contre le mélanome», a souligné le Dr Douglas Schwartzentruber, un professeur de chirurgie à l'Université d'Indiana, notant que ce vaccin produisait peu d'effets secondaires. Une autres étude publiée à la mi-mai a aussi révélé des résultats encourageants d'un vaccin contre le neuroblastome, un cancer du tissu nerveux sympathique, avec 86 % des patients vaccinés encore en vie après deux ans contre 75 % dans le groupe témoin.

De leur côté, les chercheurs du Centre Anderson de l'université du Texas essaient un vaccin expérimental qui cible une protéine à la surface des cellules cancéreuses des glioblastomes. Ce vaccin leurre l'organisme en lui faisant croire que cette protéine est étrangère et infectieuse pour alerter les cellules immunitaires. La même stratégie produit des résultats très prometteurs dans des essais cliniques en cours au centre Anderson concernant la leucémie myéloïde ainsi que d'autres formes de leucémies, les lymphomes et les mélanomes.

S'agissant du cancer de la prostate, un groupe de chercheurs de l'Institut des tumeurs de Milan dirigés par Riccardo Valdagni, oncologiste radiothérapeute, impliqué depuis des années dans l'étude des néoplasies de la prostate, a lancé une expérimentation unique au monde basée sur l'utilisation d'un vaccin thérapeutique en mesure de stimuler les défenses du système immunitaire et de tuer les cellules tumorales.

Ce soin a été administré à 16 patients italiens : dans 80 % des cas, le système immunitaire a répondu au vaccin et la maladie a donné des signes de ralentissement. Cela signifie que le vaccin mis au point par les chercheurs milanais semble être efficace. La recherche continue et avant la fin de l'année 14 autres patients seront sélectionnés. Le vaccin agit grâce à une action de stimulus face aux lymphocytes T qui détectent la cellule tumorale et la détruisent.

Aux Etats-Unis, Provenge, un vaccin contre le cancer de la prostate encore au stade expérimental, a obtenu de bons résultats aux tests requis pour l'approbation finale de mise sur le marché délivrée par la Food Administration FDA aux Etats-unis. Provenge ne vise pas la prévention du cancer de la prostate comme les vaccins classiques. Il est administré par perfusion et vise à stimuler le système immunitaire pour combattre le cancer de la prostate à un stade avancé, même si ce dernier ne répond pas aux anti-androgènes.

Testé sur 512 hommes atteints du cancer de la prostate à un stade avancé, tous atteints de cancer métastatique androgéno-indépendant, ce vaccin augmente sensiblement la survie globale des malades.

Toujours aux Etats-Unis, un vaccin capable d'empêcher le développement des tumeurs colorectales est actuellement testé au centre hospitalo-universitaire de Pittsburg. Ce vaccin conduit à la production de défenses immunitaires qui reconnaissent une protéine anormale (MUC1). Or cette protéine est produite en quantité importante par les polypes colorectaux, des lésions susceptibles d'évoluer en cancer.

Les défenses immunitaires induites par le vaccin vont donc reconnaître et attaquer les cellules précancéreuses qui produisent MUC1. En d'autres termes, ce vaccin va « apprendre » aux systèmes immunitaires à détruire les polypes avant qu'ils ne dégénèrent en tumeurs. Les premiers tests cliniques viennent de démarrer. Les patients inclus dans l'étude, âgés de 40 à 70 ans, doivent avoir déjà reçu un diagnostic d'adénomes colorectaux avancés (mesurant au moins 1 cm et contenant des cellules anormales). Une douzaine de patients a déjà reçu le vaccin. Au total, l'étude portera sur 50 personnes.

Un autre vaccin expérimental contre une forme grave de cancer du cerveau, produit par la firme américaine Avant Immunotherapeutics, a permis une survie moyenne de 33 mois après le diagnostic, contre 14 mois seulement avec la thérapie standard actuelle, à savoir la radiologie. A la lumière de ces récentes avancées on voit donc que les vaccins, tant préventifs que thérapeutiques, constituent une arme irremplaçable et trés prometteuse dans la difficile et longue bataille contre le cancer.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Les concessions de Google pour sa bibliothèque numérique
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

On prend les mêmes et on recommence. Après avoir eu un délai supplémentaire, Google et un regroupement d'auteurs et d'éditeurs américains (American Association of Publishers et Authors Guild) ont rendu à la justice américaine la deuxième version de l'accord conclu initialement en octobre 2008. Aujourd'hui, l'accord remis au juge fédéral de New York, Denny Chin, tient compte des principales critiques relevées par les éditeurs américains et européens. Dans sa nouvelle version, Google apporte trois modifications majeures : Le texte permet toujours de numériser des millions de livres ; cependant, comme le souhaitaient les gouvernements et éditeurs, français et allemands, Google books ne comprendra désormais que les livres inscrits au Bureau américain de la protection de la loi intellectuelle ou publiés au Royaume-Uni, en Australie, et au Canada. Ainsi, 95 % des oeuvres étrangères ne seront plus disponibles. Sur cette concession le moteur de recherche Google ne cache pas son désappointement "Nous sommes déçus de ne pas pouvoir donner accès à plus de livres provenant de plus de pays" a commenté le directeur deGoogle Books, Dan Clancy.

En réponse aux accusations de monopoles sur la distribution de livre au format numérique,Google a également accepté le partage des bénéfices favorable aux éditeurs et auteurs. Ils percevront donc 63 % des revenus provenant de l'exploitation de leurs ouvrages, le solde de 37 % revenant à Google. Enfin, le dernier changement concerne la création d'un fonds indépendant de gestion des droits et des intérêts des oeuvres "orphelines", oeuvres épuisées dont les auteurs ne peuvent pas être identifiés. L'argent collecté sera reversé au bout de dix ans à des associations caritatives, au lieu d'être partagé au bout de cinq ans comme cela avait été d'abord convenu entre Google et les éditeurs.

LCI

Fibre optique pour tous : l'État jouera un rôle phare
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Nicolas Sarkozy devrait annoncer mi-décembre un vaste plan national du très haut débit. Pour déployer l'Internet par fibre optique en dehors des grands centres urbains où les opérateurs investiront spontanément, trois scénarios sont à l'étude : soit procéder par des appels d'offres comme l'a indiqué La Tribune, soit mettre en place des partenariats public-privé, soit mettre en place un fonds qui accorderait des prêts ou des subventions.

«Il est important de voir d'abord quel montant du grand emprunt sera accordé au numérique. En fonction de la somme retenue, on verra quel est le meilleur schéma pour le distribuer», indique une source proche du dossier. Pour que l'État puisse vraiment jouer un rôle, «l'unité du milliard d'euros est pertinente», poursuit cette source.

Le schéma de l'appel à projets est celui qui a la préférence des opérateurs télécoms. Tous les candidats intéressés pourront présenter leur dossier, les collectivités locales étant priées de laisser les opérateurs privés répondre en premier et de n'intervenir qu'en dernier recours. Les candidats qui se mettraient à plusieurs et présenteraient donc un dossier en co-investissement devraient être favorisés dans la procédure de sélection. Au final, l'opérateur retenu bénéficiera de l'aide de l'État (capitaux, prêt ou garantie d'emprunt). Autre avantage : l'opérateur obtiendra un label officiel qui devrait lui faciliter l'entrée dans les copropriétés. Enfin, le candidat retenu bénéficiera d'une exclusivité temporaire pour installer la fibre dans la zone concernée.

Que faut-il retenir de ces discussions techniques ? Premièrement, elles tendent à confirmer qu'une part du grand emprunt sera bien finalement accordée à l'Internet haut débit. L'État est décidé à jouer un rôle sur ce grand chantier d'avenir, convaincu qu'il est porteur d'emplois et essentiel en termes d'aménagement du territoire. Mais il doit le faire dans le respect des règles de la concurrence pour ne pas être accusé d'aide d'État. D'où les différents schémas actuellement à l'étude entre les ministères concernés, le régulateur des télécoms et l'Autorité de la concurrence.

LF

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un robot polyvalent !
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Des chercheurs taïwanais ont mis au point un robot qui peut faire office de réceptionniste, de guide touristique, de garde de sécurité et d'assistant médical. Baptisé Monica, ce robot interactif de 60 kg peut filmer des personnes, et en reconnaître d'autres suffisamment pour les autoriser ou leur interdire l'accès à un immeuble de bureaux.

Monica est aussi capable d'envoyer un message d'alerte à un garde de sécurité, de permettre un contact à distance entre un médecin et ses patients, notamment quand un patient est victime d'une chute, explique Ren Luo, le responsable du projet. Le robot peut également fournir des renseignements touristiques ou une direction à des visiteurs.

"Monica est particulièrement impressionnant dans la communauté des robots, car il peut remplacer nombre de fonctions humaines", assure Ren Luo, professeur à l'université nationale de Taïwan. Après avoir été à l'avant-garde sur le marché mondial des ordinateurs individuels, Taïwan veut s'imposer sur celui de la robotique, qui représente potentiellement 18 milliards de dollars.

No

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Solaire photovoltaïque : 175MW raccordés en France
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Sur un an, entre septembre 2008 et septembre 2009, l'ensemble du parc Français d'énergie solaire photovoltaïque raccordé au réseau de transport d'électricité est passé de 54MW à 175MW. Un progression spectaculaire qui était attendue par les différents opérateurs. SOLER, le groupement Français des professionnels du solaire photovoltaïque, a donné ces chiffres dans une note trimestrielle. Les données sont issues de l'analyse d'ERDF et EDF SEI, les gestionnaires du réseau électrique.

41 % de l'énergie produite vient des particuliers et 37 % des moyennes surfaces (toitures), ce qui est à la fois une bonne nouvelle pour le développement de la production photovoltaique individuelle ou locale, et un chiffre étonnant pour la production industrielle ou les centrales solaires, qui peinent à voir le jour.

65 % de la production raccordée est installée dans les trois grands territoires que sont le pourtour méditerrannéen, l'ouest et l'outre mer (20 % de la production). Le potentiel total de production d'énergie solaire photovoltaique est de 190.000 MWh par an à l'heure actuelle, soit l'équivalent de la consommation d'une ville de 85.000 habitants.

Futuralis

Le charbon liquéfié succédera-t-il au pétrole ?
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Confrontée à un embargo international et menacée de pénurie pétrolière pendant l'apartheid, l'Afrique du Sud a bâti un géant pétrochimique singulier. La société Sasol produit du brut, mais ne l'extrait pas du sous-sol : elle le synthétise à partir de gaz naturel ou de charbon, très abondant en Afrique australe.

Tandis qu'au niveau mondial les réserves prouvées de charbon (850 milliards de tonnes environ) excèdent de loin celles de pétrole - dont la production globale pourrait commencer à décroître dans moins d'une décennie -, la société sud-africaine espère faire fructifier le savoir-faire technique qu'elle a acquis en quelque soixante années d'existence. Ce savoir-faire est aujourd'hui le premier de ses secrets ; le second est le prix de revient d'un baril de ce "brut synthétique", ou syncrude. Aujourd'hui, sur les 700 000 barils par jour (BPD) consommés en Afrique du Sud, 160 000 sont synthétisés à partir de charbon dans les usines de Sasolburg et de Secunda, à quelques kilomètres de Johannesburg.

Depuis la fin de l'embargo, l'Etat sud-africain a mis en place un système garantissant à son champion pétrochimique la rentabilité de son activité, quels que soient les cours du brut. "Lorsque celui-ci se situe sous un certain niveau, nous recevons une subvention de l'Etat, subvention que nous remboursons lorsque les cours passent au-delà d'un certain seuil", ditun , responsable du développement des procédés. Interrogé sur le coût d'un baril de syncrude, M. Mulder répond qu'une telle estimation est difficile à établir : "Cela dépend de nombreux facteurs, comme la qualité du charbon ou la manière dont on intègre, ou non, le coût de construction des installations..." En définitive, ajoute-t-il, "lorsque le baril est à 40 dollars, notre activité n'est pas rentable, mais lorsqu'il est à 140 dollars, nous gagnons de l'argent".

Construire une usine, c'est donc prendre un pari sur l'avenir du pétrole. Selon Harko Mulder une étude de faisabilité est en cours en Chine, en partenariat avec le charbonnier Shenhua, pour la construction d'une unité de 80 000 BPD de capacité et dont le coût est compris entre 5 et 10 milliards de dollars. La conclusion de cette étude préalable est attendue pour début 2010. "Si le projet est finalisé, l'usine devrait être en service vers 2017-2018", dit M. Mulder. Au moins quatre petites unités pilotes, déjà en test dans l'empire du Milieu, reposent sur des technologies chinoises de liquéfaction directe du charbon. De sources françaises, les résultats de ces unités de recherche sont très mitigés.

LM

Les LED domineront tous les éclairages !
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Vous avez peut-être déjà vu quelques lampes à LED ou quelques ampoules à LED dans des magasins. Ce nouveau type d'éclairage équipe en fait bien des équipements techniques depuis des années (panneaux publicitaires, feux de voitures, éclairages public...), mais tend à se généraliser. Si sa percée est encore discrète en France, elle est plus sensible au Japon où Sharp vient de lancer une nouvelle gamme d'ampoules destinées au grand public.

Elles se distinguent d'abord par la qualité d'éclairage bien plus uniforme que celui des premières générations d'ampoules à LED. En effet, la plupart des premiers modèles n'était constituée que d'un agglomérat de LED orientées dans toutes les directions. Cette nouvelle génération utilise une surface spéciale pour diffuser la lumière de manière homogène. Elle peut aussi être télécommandée pour régler la température de couleur et l'intensité d'éclairage ; un peu à l'image de ce qu'offre Philips mais directement sur une ampoule vissée dans un culot. Dernier avantage, et non des moindres, Sharp a divisé par deux le prix de vente de ces ampoules... mais elles restent tout de même quatre fois plus chères que les lampes à basse consommation.

LN

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Espace
Espace et Cosmologie
LA NASA annonce avoir découvert d'importantes quantités d'eau gelée sur la Lune
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

De l'eau gelée sur la Lune, en quantités "importantes". C'est la découverte annoncée par la NASA, qui avait précipité 9 octobre dernier deux engins spatiaux près du pôle sud lunaire afin de soulever un important panache de poussières et débris. Les premières analyses, a expliqué l'agence spatiale américaine, ont permis de mettre en évidence la présence d'eau, sous forme de glace et de vapeur.

Le 9 octobre, l'étage supérieur d'une fusée Centaur a tout d'abord percuté le cratère lunaire Cabeus, situé dans une région cachée en permanence. Le violent impact a soulevé du fond du cratère un important panache de vapeur, poussières et débris, mesurant quelque 1,6km de haut. Ces matériaux, selon la NASA, n'avaient pas "vu la lumière du soleil depuis des milliards d'années".Quelques minutes après l'étage supérieur de Centaur, une sonde LCROSS (Lunar Crater Observation and Sensing Satellite) s'écrasait à son tour au fond du cratère, après avoir mesuré les débris émis lors de la première collision.

Depuis lors, les scientifiques de la NASA ont travaillé sans relâche pour analyser la "riche" moisson de données transmises par la sonde, notamment équipée de spectomètres. Ces instruments examinent la lumière émise ou absorbée par des matériaux, ce qui permet d'établir leur composition. "Oui, nous avons trouvé de l'eau, et pas qu'un peu. Nous en avons trouvé une quantité importante", l'équivalent de 95 litres, a expliqué au cours d'une conférence de presse Anthony Colaprete, principal responsable scientifique de la mission LCROSS.

Ces quantités ont été estimées à partir de l'analyse du panache de débris, et ne concernent donc qu'un point précis de la Lune, qui pourrait receler des quantités d'eau encore plus importantes, a-t-il noté. Selon Michael Wargo, responsable scientifique lunaire de la NASA, "nous dévoilons des mystères de notre plus proche voisin, et par extension du système solaire. La Lune recèle de nombreux secrets, et LCROSS contribue à notre compréhension".

L'annonce de cette découverte conforte les partisans de la reprise des missions d'exploration lunaire, 40 ans après le programme Apollo (1969-1972). Disposer d'eau en quantité suffisante, font-ils valoir, permettrait de faciliter l'implantation d'une base lunaire permanente. "Avoir la preuve qu'il y a de l'eau en quantité importante est un pas important faisant de la Lune un endroit intéressant où aller", estime ainsi John Logsdon, de l'Université George Washington.

Fin octobre, la NASA a lancé depuis le Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral, en Floride, sa nouvelle fusée Ares 1-X, pour un bref vol d'essai considéré comme une première étape avant la reprise des missions lunaires américaines à l'horizon 2020. La Maison Blanche réévalue toutefois le programme de vols spatiaux habités et pourrait abandonner Ares 1 pour un autre type de fusée et peut-être une autre destination, comme Mars.

Les astronautes du programme Apollo avaient ramené des échantillons du sol et de roches lunaires, qui n'avaient pas révélé la présence d'eau. Mais au cours des dernières années, des sondes de la NASA ont détecté des émanations d'hydrogène dans des cratères situés près des pôles lunaires, ce qui laissait supposer la présence de glace. La mission du 9 octobre, et les informations transmises par LCROSS en apportent la confirmation. La Lune, "plutôt qu'un monde immuable et mort, pourrait en fait être très dynamique et intéressant", observe Greg Delory, de l'Université de Berkeley en Californie, qui n'a pas participé aux travaux de la NASA.

L'astronaute Buzz Aldrin, qui marcha sur la Lune avec Neil Armstrong en 1969, s'est dit heureux de cette découverte, mais estime que les Etats-Unis devraient plutôt concentrer leurs efforts sur l'exploration de Mars. "Les gens vont réagir de façon excessive à cette nouvelle et dire, 'allons faire la ruée vers l'eau sur la Lune'. Cela ne se justifie pas", dit-il.

CP

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Les émissions de CO2 en hausse de 29 % depuis 2000
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Les émissions mondiales de CO2 liées à l'utilisation d'énergies fossiles ont bondi de 29 % entre 2000 et 2008, en dépit d'un léger ralentissement l'an dernier en raison de la crise, indique une étude publiée mardi 17 novembre dans Nature Geoscience. Et depuis 1990, date de référence du protocole de Kyoto, les émissions ont progressé de 41 %, selon cette étude publiée à trois semaines de la réunion de Copenhague qui vise à trouver un accord mondial pour la période post-2012 afin d'enrayer le réchauffement climatique en cours.

Ces chiffres se situent sur une trajectoire proche du scénario le plus sombre dressé par le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (Giec), qui estime que la température moyenne de la planète pourrait grimper de 1,8 à 4°C d'ici à la fin du siècle. En 2008, la crise économique a eu un impact 'limité mais discernable' sur les émissions mondiales de CO2 liées à l'utilisation des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon), précise l'étude menée par le Global Carbon Project (GCP), qui rassemble plus de 30 spécialistes du climat. Entre 2007 et 2008, la hausse des émissions s'est en effet élevée à 2 %, en léger retrait par rapport une hausse annuelle moyenne de 3,6 % depuis le début de la décennie.

Autre enseignement central de cette étude : la modification du rôle de 'puits de carbone' joué par les océans et les forêts, moins efficaces pour stocker le CO2. Au cours des cinquante dernières années, la proportion des émissions de CO2 qui demeurent dans l'atmosphère, et renforcent donc l'effet de serre à l'origine du réchauffement climatique, est probablement passée de 40 à 45 %, selon l'étude.

Nature Geo science

La réduction des deux calottes glaciaires s'accélère nettement
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Selon des travaux publiés vendredi 13 novembre dans la revue Science, la calotte glaciaire du Groenland perd environ 280 milliards de tonnes (Gt) de glace par an. Cette évaluation, obtenue par deux méthodes différentes - la première par mesures, effectuées entre 2006 et 2008 par les deux satellites américains GRACE (Gravity Recovery and Climate Experiment), la seconde par modélisation - vient confirmer une autre étude, tout juste publiée dans Geophysical Research Letters, selon laquelle la réduction des glaciers du Groenland et de l'Antarctique s'accélère dangereusement. Cette recherche, menée par Isabella Velicogna (université de Californie à Irvine, Jet Propulsion Laboratory), montre qu'entre 2002 et 2003, la calotte groenlandaise a, en moyenne, déversé chaque année dans la mer environ 137 Gt de glace.

Entre 2007 et 2009, cette réduction est passée à 286 Gt par an. ne accélération de même ordre est observée dans l'hémisphère sud. Entre 2002 et 2006, l'Antarctique a ainsi perdu, en moyenne, 104 Gt de glace par an ; entre 2006 et 2009, ce taux est passé à 246 Gt par an.

Cette perte de masse accélérée ne provient pas uniquement de la fonte des glaciers, mais principalement de leur instabilité : ces derniers 'glissent' sur le socle continental, avancent et s'effondrent dans la mer. Au total, les deux grands inlandsis perdent donc plus de 500 Gt par an, ce qui équivaut à une augmentation du niveau moyen des mers de plus de 1,5 mm par an.

LM

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Le génome du cheval entièrement décodé
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Une équipe internationale de scientifiques est parvenue à décoder entièrement le génome du cheval, révélant sa très grande proximité avec celui de l'Homme. Ce séquençage porte à six le nombre de génomes d'animaux domestiques entièrement connus après ceux du poulet, du chien, du chat, de la vache et du porc.

C'est dans la revue américaine Science que le consortium de scientifiques a publié ses travaux, soulignant que le génome équin s'apparente très fortement à celui d'autres mammifères et tout particulièrement à celui de l'Homme.

Cette découverte est le fruit de vingt années de travail réalisé par une équipe de quelque cent chercheurs de vingt nationalités différentes. Il souligne que sur les 32 chromosomes que possède le cheval, 17 sont similaires à ceux d'un humain. Les autres sont quant à eux similaires à l'assemblage de plusieurs chromosomes humains. La recherche révèle également que la taille du génome du cheval est de 2,7 milliards de bases (les molécules qui forment l'ADN), soit un peu plus que le génome du chien et un peu moins que celui de l'Homme dont la taille est de 2,9 milliards de bases.

Les chevaux étant affectés par plus de 90 maladies héréditaires montrant des similitudes avec celles des hommes, "l'identification des gènes responsables de ces maladies devrait en améliorer la compréhension chez les chevaux comme chez les humains" souligne Kerstin Lindblad-Toh, la principale auteure de cette étude.

MS

AVC : le poids des maladies infectieuses
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Depuis longtemps, les spécialistes suspectent le rôle de certaines infections dans la probabilité de souffrir d'un accident vasculaire cérébral (AVC), mais aucune association forte avec un agent infectieux particulier n'avait pu être mise en évidence jusqu'à présent. Or, selon un travail publié en ligne par les Archives of Neurology, cinq agents pathogènes courants sont susceptibles de jouer un rôle majeur.

C'est ce que le Dr Mitchell Elkind de l'université Columbia à New York et ses collègues appellent le "poids infectieux" associé au risque d'AVC. Selon leur hypothèse, plus on a d'expositions infectieuses au cours de sa vie, plus le risque de favoriser une athérosclérose via l'inflammation est élevé, augmentant ainsi le risque d'accident vasculaire.

C'est ce qu'ils ont vérifié dans une étude de cohorte avec un suivi moyen de huit ans, auprès de personnes n'ayant jamais eu d'AVC auparavant, chez qui ils ont pratiqué des tests sérologiques pour les infections à chlamydia pneumoniae (responsable de problèmes pulmonaires), helicobacter pylori (à l'origine des ulcères digestifs), le cytomégalovirus (qui donne notamment la mononucléose) et les virus herpes simplex 1 et 2. Les résultats des cinq tests étaient disponibles pour 1.625 participants. Les auteurs ont observé que chaque agent infectieux était positivement associé au risque d'AVC, après ajustement des autres facteurs de risque, mais sans que cela atteigne le niveau de significativité statistique.

En revanche, l'indice de "poids infectieux" était associé à un risque significativement accru d'AVC. "Ces résultats apportent des preuves qu'il n'y a probablement pas un seul agent infectieux responsable des accidents vasculaires cérébraux ou de l'athérosclérose, mais qu'un mécanisme plus probable pour toute association possible d'infection avec les AVC serait plus généralement pro-inflammatoire", commentent les auteurs.

LP

Division inattendue chez les macrophages
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Contrairement aux cellules souches qui sont "prêtes à tout" (elles n'ont pas encore de spécialisation) et qui peuvent se diviser indéfiniment en culture, la majorité des cellules adultes de notre organisme ont une fonction bien définie et ne se divisent pas -ou peu. Pour imaginer une médecine régénératrice, il faut donc utiliser des cellules souches embryonnaires ou reprogrammer des cellules adultes pour les ramener à leur état de cellules souches

A moins qu'il soit possible d'amener une cellule adulte et spécialisée à se multiplier indéfiniment tout en lui laissant sa spécialisation, autrement dit sans lui faire subir une cure de rajeunissement... C'est ce qu'ont observé Michael Sieweke et ses collègues du Centre d'immunologie de Marseille-Luminy (Université Aix-Marseille-2/CNRS/Inserm) en travaillant sur des macrophages, des cellules du système immunitaire qui peuvent phagocyter des bactéries, des virus ou des cellules endommagées.

Après avoir inactivé deux gènes chez des macrophages de souris, ces chercheurs ont constaté que les cellules avaient retrouvé leur capacité à se diviser. Un résultat inattendu, précise Michael Sieweke. «Contrairement à une prolifération anormale induite chez des cellules adultes, qui peuvent alors devenir cancéreuses, nous avons là une division contrôlée des macrophages». Une fois réintroduits chez la souris, ces macrophages se comportent d'ailleurs normalement : ils jouent leur rôle habituel avec une durée de vie aussi courte que leurs congénères. «Ils ne continuent pas à se multiplier au hasard une fois réinjectés chez la souris» ajoute le chercheur.

C'est en supprimant deux facteurs de transcription au sein des macrophages, des protéines qui régulent l'expression des gènes, que les chercheurs de Marseille ont rendu à ces cellules leur capacité de se multiplier en culture. «Nous déduisons du résultat obtenu que ces facteurs induisent normalement l'arrêt du cycle cellulaire une fois la cellule différentiée et spécialisée», explique Michael Sieweke.

Si ces résultats sont reproductibles sur des macrophages ou des monocytes humains, il deviendrait possible de multiplier ces cellules et de les réinjecter chez des patients qui en manquent suite à une maladie, ou pour mieux lutter contre le cancer.

Au-delà des macrophages, les chercheurs pensent avoir découvert un mécanisme plus général qui pourrait s'appliquer à d'autres types cellulaires de l'organisme, ouvrant de nouvelles voies de recherches en médecine régénératrice.

No

Renouveler indéfiniment des cellules spécialisées sans passer par les cellules souches
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

La médecine du futur, dite régénératrice, se fonde sur le remplacement de cellules endommagées et la réparation d'organes déficients, notamment via l'utilisation des cellules souches. En effet, ces cellules sont capables non seulement de se multiplier indéfiniment mais aussi de donner naissance théoriquement à tous les types cellulaires du corps humain.

Cependant, les processus permettant le passage de cellules adultes (et non plus embryonnaires) à des cellules souches (« reprogrammation ») sont complexes et comportent des risques, de même pour les processus nécessaires à la « retransformation » des cellules souches en cellules adultes. La question posée alors est la suivante : ne serait-il pas plus simple de multiplier directement les cellules dont on a besoin sans passer par la « case cellule souche » ?

Les chercheurs du Centre d'immunologie de Marseille Luminy (Université Aix-Marseille 2 / CNRS / Inserm) ont étudié un certain type cellulaire : les macrophages. Le plus souvent, lorsque des cellules ont acquis une fonction spécialisée (par exemple : les neurones du cerveau, les cellules musculaires, les macrophages du système immunitaire, etc.), elles cessent de se diviser et restent normalement « bloquées » dans cet état jusqu'à leur mort.

Ainsi, les macrophages, acteurs clés de la réponse immunitaire, sont normalement incapables de se diviser. L'équipe de scientifiques CNRS et Inserm dirigée par Michael Sieweke est néanmoins parvenue à multiplier des macrophages murins in vitro grâce à une modification génétique inactivant les facteurs de transcription baptisés MafB et c-Maf. De plus, les cellules modifiées, une fois réinjectées chez l'animal, se comportent normalement : elles ne forment pas de tumeur et assurent parfaitement le travail attendu pour un macrophage adulte, comme l'ingestion de bactéries et la sécrétion de produits chimiques capables de les tuer.

Les chercheurs marseillais du CNRS et de l'Inserm ont donc trouvé comment relancer la division de cellules spécialisées. En plus les scientifiques ont découvert que l'inactivation de MafB et cMaf conduit à activer deux des quatre facteurs de transcription (c-Myc et KLF4) récemment identifiés comme capables de convertir la quasi-totalité des cellules adultes du corps en une cellule souche.

Si ces travaux permettent une meilleure compréhension des mécanismes de différenciation cellulaire, ils laissent surtout espérer une application de cette méthode d'amplification des cellules spécialisées à d'autres types de cellules. Ce résultat suggère que le détour via les cellules souches n'est peut-être pas nécessaire pour régénérer des cellules et réparer un tissu endommagé.

CNRS

Cancer colorectal : la réaction immunitaire, un critère pronostic majeur
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Il existe une association entre une forte concentration de lymphocytes T (certains globules blancs) au site de la tumeur colorectale et une moindre fréquence de récidive du cancer, ainsi qu'une survie prolongée des malades souffrant d'une forme précoce de ce type de cancer.

C'est ce que viennent de démontrer une équipe Inserm, dirigée par Jérôme Galon (Inserm 872, Centre de recherche des Cordeliers - UPMC ), et la plate-forme d'immunologie des tumeurs de l'hôpital européen Georges-Pompidou, dirigée par le Pr Franck Pagès. Leurs travaux sont publiés sur le site du Journal of Clinical Oncology. Dans notre pays, le cancer colorectal arrive, en ordre de fréquence, après ceux du sein et de la prostate.

On compte chaque année en France plus de 39.000 nouveaux cas de cancer colorectal et 17.000 décès dus à cette maladie. Les patients diagnostiqués à des stades précoces de la maladie (appelés stades I et II) représentent la majorité des cas atteints de cancers colorectaux.

La détection de ces cancers à des stades précoces devrait encore augmenter avec le développement du dépistage organisé à partir de 50 ans. Plus la maladie est dépistée tôt, meilleur en est le pronostic. Cependant, 20 à 25 % des malades vont récidiver. Aucun marqueur performant n'existe à ce jour pour identifier les patients concernés.

Depuis plusieurs années, l'équipe de Jérôme Galon et de Franck Pagès s'attache à comprendre l'évolution de la réponse immunitaire à tous les stades d'évolution de la maladie.

Leurs nouveaux travaux se sont concentrés sur les patients présentant un cancer colorectal de stade précoce (stades I et II). D'après leur dernière étude, une forte présence de cellules immunitaires particulières, appelées lymphocytes T cytotoxiques et lymphocytes T mémoires, au site de la tumeur est un élément prédictif de l'absence de récidive du cancer et d'une survie prolongée des malades atteints d'un cancer colorectal de stade précoce.

LP

Des cancers du rein traités sans ablation
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Une équipe du CHU Rangueil de Toulouse, vient de traiter avec succès par cryothérapie percutanée, cinq patients atteints d'un cancer du rein. Cette technique innovante et peu agressive, détruit les tissus malades par application d'un froid extrême sur la tumeur. Après celui de Strasbourg où 20 interventions ont déjà été réalisées, le CHU de Toulouse figure parmi les premiers centres à disposer de cette technique, dont le principal avantage est d'éviter le recours à l'ablation du rein. Ainsi la fonction rénale est-elle ensuite préservée.

Depuis les années 70, l'incidence des cancers du rein est en augmentation. Aujourd'hui, 8 500 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France. Alors que le traitement de référence était, encore récemment, l'ablation complète du rein porteur de la tumeur, le développement de nouvelles techniques permet d'améliorer la survie des malades et de préserver l'organe. C'est le cas notamment de la néphrectomie partielle (ablation partielle du rein) ou encore de la tumorectomie (ablation de la seule tumeur).

Quant à la cryothérapie, « c'est une véritable plus-value dans la prise en charge des patients atteints de tumeurs rénales », soulignent les Hôpitaux de Toulouse. « L'intervention est moins traumatisante, les suites opératoires plus simples et la durée d'hospitalisation plus courte. »

DS

Marcher lentement prédit le risque de décès cardiovasculaire
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Dans le cadre d'une étude épidémiologique sur les personnes âgées de plus de 65 ans recrutées dans le centre de Dijon de l'étude des Trois Cités, les résultats d'une étude menée par Alexis Elbaz, chercheur d'une unité mixte Inserm/Université Pierre et Marie Curie UMRS 708 "Neuroépidémiologie", sont publiés online dans le BMJ ( British Medical Journal ). Sur une période d'observation qui a duré cinq ans, les chercheurs ont montré que les personnes marchant le plus lentement avaient une augmentation du risque de décès, en particulier d'origine cardiovasculaire.

L'étude des Trois Cités (3C), qui se déroule à Bordeaux, Dijon et Montpellier, a pour but d'étudier la relation entre pathologie vasculaire et démence grâce au suivi d'une cohorte de plusieurs milliers de personnes âgées de plus de 65 ans. Outre l'étude des maladies cérébrales majeures (maladie d'Alzheimer et accidents vasculaires cérébraux) elle permet également d'aborder d'autres questions de santé publique en rapport avec le vieillissement (alimentation, consommation médicamenteuse, dépression, handicap et incapacités, etc.). Le recueil initial de données a eu lieu entre 1999 et 2000 puis les participants ont été revus à différentes reprises, avec détection systématique des cas de démence et des événements cardiovasculaires.

Dans le cadre de cette grande cohorte, une équipe de l'unité mixte Inserm-Université Pierre et Marie Curie UMRS 708 "Neuroépidémiologie" dirigée par Christophe Tzourio, a étudié la vitesse de marche en relation avec la mortalité. De précédentes recherches avaient suggéré qu'une vitesse lente de marche était associée à une plus grande mortalité mais sans que les causes spécifiques de décès n'aient été étudiées. Les chercheurs de l'U708 ont confirmé qu'il y avait une relation entre vitesse lente de marche et mortalité, et ont montré qu'il s'agissait d'une augmentation de la mortalité cardiovasculaire.

Les chercheurs ont basé leurs investigations sur des données collectées chez plus de 3200 personnes âgées de 65 à 85 ans recrutées dans le centre dijonnais de l'étude 3C et ne présentant, à l'entrée dans l'étude, aucun problème de santé pouvant influencer la vitesse de marche (maladies rhumatologiques, interventions chirurgicales, maladies neurologiques ou cardiaques, etc.).

La vitesse de marche de ces personnes a été mesurée sur une distance de 6 mètres à l'aide de cellules photoélectriques. Les chercheurs ont ensuite étudié la mortalité dans la cohorte et ses principales causes lors du suivi qui a duré 5 ans. Le risque de décès a ensuite été calculé suivant trois groupes définis en fonction de la vitesse de marche: les lents, les moyens et les rapides.

L'étude révèle que les sujets marchant le plus lentement ont un risque de décès, quelle que soit la cause, augmenté de 44 % par rapport aux autres participants marchant plus vite. Cette augmentation est principalement due à un risque de décès d'origine cardiovasculaire multiplié par trois. Ces résultats sont observés chez les hommes comme chez les femmes, quel que soit l'âge, et indépendamment du profil cardiovasculaire.

Ces résultats n'étant pas expliqués par le niveau et l'intensité de l'activité physique habituelle des participants, les auteurs suggèrent que l'exposition chronique à des facteurs de risque vasculaire (hypertension, diabète, etc.), responsable de l'augmentation du risque de mortalité cardiovasculaire, serait également impliquée dans la diminution des performances motrices, probablement par le biais de leurs conséquences cérébrales.

Fait important, l'augmentation de la mortalité cardiovasculaire chez les personnes plus lentes ne commençait à être perceptible qu'au bout de 2 ans et demi de suivi sur les courbes de survie de Kaplan-Meier. Pour Alexis Elbaz et ses collègues "La vitesse de marche serait donc un prédicteur de la mortalité cardiovasculaire à moyen terme. En pratique clinique quotidienne, ces résultats permettent d'envisager l'inclusion d'un test simple et rapide à mettre en oeuvre, la mesure de la vitesse de marche, parmi les examens permettant d'évaluer l'état de santé, en particulier moteur et cardiovasculaire, des personnes âgées."

Inserm

Nos préférences se manifestent malgré nous
Vendredi, 20/11/2009 - 00:00

Nos choix se déterminent par rapport à des critères subjectifs qui nous sont propres. Le modèle le plus simple suppose que lors d'un choix binaire, nous attribuons tous une valeur à chaque option, comparons ces deux valeurs et sélectionnons la plus forte. Les neurosciences s'intéressent depuis quelques années à ces problématiques.

A l'aide de l'imagerie cérébrale, les neurosciences ont cherché à décrypter les bases cérébrales de ces valeurs subjectives que nous attribuons aux objets de notre environnement. Lorsqu'on demande à des volontaires d'apprécier la beauté d'un visage ou encore la qualité d'un vin, certaines régions du cerveau s'activent proportionnellement à la note attribuée. Il y a sur-activation de ces mêmes régions lorsqu'on présente au volontaire son plat préféré ou une plus grosse somme d'argent. Ces zones cérébrales s'activeraient à mesure qu'un objet nous plait, de façon à influencer nos choix. On dit qu'elles constituent un système cérébral d'évaluation.

Dans une nouvelle expérience d'imagerie cérébrale, utilisant l'IRM fonctionnelle, les chercheurs ont voulu savoir si les zones cérébrales exprimant les valeurs subjectives s'activent même lorsque les sujets sont occupés à autre chose, ou seulement lorsqu'ils doivent évaluer les propositions qu'on leur fait. L'expérience s'est déroulée en deux étapes.

Premièrement les volontaires, dont les chercheurs observaient le cerveau par IRM, se voyaient présenter une par une des photographies de divers objets (visages, maisons ou tableaux). La première tâche (dite distractive) reposait sur une évaluation de l'âge de l'objet. La seconde tâche (dite explicite) consistait à lui attribuer une note allant de -10 (très déplaisant) à 10 (très plaisant). Deuxièmement, hors du scanner, les mêmes objets leur ont été présentés, deux par deux et non plus un par un. Les sujets devaient alors exprimer leur préférence pour chaque couple d'objets.

Les hiérarchies de valeurs se sont révélées identiques au cours des deux étapes puisque l'activation de ces régions s'est révélée plus intense pour des objets qui ont ensuite été préférés, même au cours de la tâche distractive. Finalement, la mesure de l'activité de ces régions cérébrales permettrait de prédire les préférences des participants, même s'ils étaient occupés à tout autre chose qu'à exprimer leurs préférences.

Ce travail démontre que ce système d'évaluation, implanté au coeur du cerveau humain, s'applique non seulement à n'importe quel type d'objet (il est dit générique) mais fonctionne aussi sans qu'on ait à le déclencher volontairement (il est dit automatique). Les chercheurs estiment que l'activation automatique de ces régions pourrait donc influencer nos humeurs et notre comportement sans que nous en ayons conscience.

Inserm

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