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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 565
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 09 Septembre 2010
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Egalement dans ce numéro
TIC
La fibre optique va bouleverser le marché de l'Internet
Des films sur clé USB à la sortie des salles de cinéma
Bientôt des disques d'un Teraoctet !
Intel présente une puce optique ultra-rapide
Matière
Un nanotube de carbone comme transistor
Le groupe CNIM dévoile un prototype solaire thermodynamique dans le Var
Archimède : centrale solaire thermodynamique en Sicile
De l'énergie à base d'aluminium ?
Batteries au lithium : avancée cruciale
Energie éolienne : la leçon danoise
Terre
L'accès à l'eau potable devient un droit de l'homme
Le bilan de la qualité de l'air en France en 2009
Vivant
Cancer du cerveau : enfin une avancée
Cancer de la peau : nouvel espoir
Détecter le cancer par l'haleine !
Maladies cardiovasculaires : la voie immunitaire
Recherche
« Phantom Eye », le nouveau drone à hydrogène de Boeing
La Zoé électrique de Renault coûtera moins de 15.000 euros
Edito





TIC
Information et Communication
La fibre optique va bouleverser le marché de l'Internet
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

La fibre optique a pris du retard en France, et malgré les promesses de la télé santé par internet ou de la télé en 3D sans coupure, les ménages s'abonnent au compte-gouttes. Avec deux télévisions haute définition (HD) et trois ordinateurs à la maison, toute la famille Delépine peut "abuser" de l'internet à grande vitesse par la fibre optique, jusqu'à cent fois plus rapide qu'une connexion haut débit. "L'avantage est de pouvoir télécharger une vidéo pendant que quelqu'un d'autre regarde la télévision en HD, sans perte de qualité", explique à l'AFP André Delépine, abonné d'Orange.

Plus fin qu'un cheveu, ce fil de verre ou de plastique traversé par un signal optique à la vitesse de la lumière permet de télécharger des fichiers photos et vidéos en quelques secondes, à des débits de 50 à 100 mégabits par seconde. Il court déjà sous terre dans les égouts de Paris, et les tuyaux de génie civil d'une quarantaine d'agglomérations, irriguant au total 860.000 logements. Or moins de 10 % de ces foyers y sont abonnés selon l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) alors que les tarifs proposés sont identiques ou presque à ceux des forfaits haut débit.

"L'engouement est là, mais il n'est pas gigantesque car nous avons en France un réseau ADSL performant qui amène de 6 à 30 mégabits/seconde à la prise dans les zones très denses", analyse Eric Sèle, directeur général chez l'équipementier réseaux Ciena. "Le prix de la prise, ramené à l'abonné, coûte entre 1.500 et 3.500 euros selon les opérateurs, pour qu'au final, ils récupèrent dans le modèle actuel 30 à 40 euros sur un abonnement avec TV HD, chaînes, vidéo à la demande, téléphone illimité (...), ils ont raison d'être frileux", ajoute-t-il.

La fibre a pour l'heure une longueur d'avance sur les usages de demain : surveillance des malades par webcam, télétravail, détection de fumée déclenchant l'envoi d'un SMS.

Mais les opérateurs guettent le succès de la télévision HD en 3D, "catalyseur pour le développement du marché", prédit Jérôme Yomtov, secrétaire général de Numericable. L'opérateur revendique 259.000 clients, grâce à une technologie mixte moins coûteuse qui lui permet de connecter la fibre en réutilisant son câble installé dans les foyers.

L'absence de cadre réglementaire, défini en décembre 2009 seulement, et les querelles entre les opérateurs sur la façon de déployer la fibre, ont un temps freiné les projets. L'Arcep oblige désormais l'opérateur d'immeuble choisi par la copropriété à accueillir ses concurrents en leur permettant de mutualiser les coûts. Le consommateur conserve le libre-choix de son fournisseur, pourvu qu'il ait tiré son réseau jusqu'au pied de l'immeuble, rappelle UFC-Que choisir.

Dès lors, la compétition s'annonce acharnée entre Orange, Neuf-SFR, Free et Bouygues Telecom, qui se livrent déjà une forte concurrence sur l'ADSL. "Les opérateurs sont d'accord pour partager les coûts du câblage de l'immeuble, mais ils ne veulent pas partager les abonnements", résume Alain Moussarie, consultant à l'Union nationale des associations de représentants de copropriété.

Des opérateurs qui ont annoncé investir à coup de centaines de millions d'euros, avec la promesse de raccorder 800.000 logements supplémentaires dans les grandes villes d'ici un an. Dans les zones rurales, peu rentables pour les opérateurs, la fibre n'arrivera pas jusque là sans l'impulsion des collectivités locales et 2011 marquera le coup d'envoi d'appels à projets privé-public notamment avec l'appui du Grand Emprunt.

AFP

Des films sur clé USB à la sortie des salles de cinéma
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

La première a eu lieu le 7 juillet dernier au cinéma Utopia de Bordeaux. Les spectateurs pouvaient se présenter en caisse avec un support amovible (clé, disque dur, carte mémoire, etc.) et repartir avec un film, moyennant le paiement de cinq euros. Une somme essentiellement reversée aux ayants droit (3 euros) et à la salle (1,02 euro), le reste servant à payer la TVA.

Le fichier, ne contenant aucun verrou anticopie, est livré au format ouvert Matroska, capable de gérer plusieurs pistes sons et sous-titres. La qualité est au minimum celle d'un DVD, proposée en HD (720p) lorsque la source le permet.

Après cette première expérience, le réseau Utopia prévoit de généraliser ce principe à toutes les salles à partir du mois de septembre. Mais l'initiative est ouverte à toutes les salles, expliquent les responsables du projet sur leur site.

A ce stade, les 9 films proposés à travers cette opération sont issus du catalogue du distributeur vidéo Les Films du paradoxe. Mais là encore, Utopia invite d'autres distributeurs à les rejoindre. « Plus il y aura de titres disponibles, plus ce mode de diffusion sera intéressant », fait-on remarquer. Les motivations des cinémas Utopia y sont clairement expliquées : Vidéo en poche est une réponse « aux questions posées par notre époque sur les échanges culturels et la rémunération de la création, dans un contexte que l'industrie culturelle a appelé la « guerre du copyright », de crispation autour du droit d'auteur qui tend à opposer les créateurs à leur public par la création de lois liberticides et inefficaces ». Une allusion à la loi Hadopi en cours de mise en oeuvre pour lutter contre le piratage.

Utopia justifie également son mode de distribution « artisanale », « parce que le support matériel n'est plus adapté aux usages, que les prix pratiqués dans la vente de DVD sont souvent dommageables à une diffusion plus large de films modestes et qu'il serait temps pour le bien-être de la planète d'arrêter de graver par millions des galettes de plastique ». L'initiative peut-elle trouver son public ? Réponse au mois de septembre.

OINet

Bientôt des disques d'un Teraoctet !
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Les Blu-ray actuels offrent 25 Go de capacité de stockage par couche, soit 50 Go sur un disque double-couche, et bientôt 100 Go. Mais Sony affirme avoir franchi un obstacle majeur pour faire exploser ces chiffres. Le japonais a mis au point une source de laser violet capable d'amplifier la puissance de son rayon à 100 W. Ce laser est aussi capable de générer des pulsations très rapides (3 picosecondes) à une fréquence cyclique de 1 GHz.

Sony affirme que cette technologie est applicable au sein d'une nouvelle génération de disques optiques. Le japonais explique toutefois en être au stade expérimental, ayant démontré que cette technologie fonctionne « en principe ». Leur laser peut effectivement graver et lire des données, mais uniquement en laboratoire. Du coup, aucune date d'application n'est annoncée, on en reste pour l'instant à quelques évaluations : grâce à la puissance de ce laser, ces nouveaux disques pourraient regrouper plusieurs dizaines de couches de données. De son côté, le journal japonais Yomiuri évoque des disques optiques d'un téraoctet et plus.

OINet

Intel présente une puce optique ultra-rapide
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Les Intel Labs viennent de mettre au point des outils de transmission optique capables d'assurer un débit de 50 Gb/s.« Cette percée que représente la première liaison photonique de 50 Gb/s au silicium marque un progrès important dans nos perspectives à long terme de “siliconiser” la photonique et de faire profiter les futurs PC, serveurs et terminaux grand public de communications optiques à faible coût », explique Justin Rattner, CTO d'Intel et responsable des Intel Labs.

Tout le prodige tient dans le fait que le prototype de la compagnie utilise ici des lasers intégrés sur une base de silicium (laser silicium hybride). Ceci ouvre la voie à l'intégration de liens optiques directement au sein des puces électroniques... et à faible coût. Cette technologie sera un candidat idéal pour la mise en place de bus à haute vitesse, éliminant ainsi le problème de perte de signal lié à la longueur des câbles classiques. Intel estime que ce genre de produit pourrait trouver sa place dans tous les types d'ordinateurs. Toutefois, c'est au sein des datacenters que la connectique optique fera des étincelles en facilitant la communication entre les diverses briques d'un cluster .

D'un point de vue technique, la puce présentée par Intel utilise quatre lasers, qui encodent chacun 12,5 Gb/s de données, lesquelles sont ensuite acheminées au sein d'une unique fibre optique. Les chercheurs d'Intel travaillent d'ores et déjà à l'augmentation du débit.

Silicon

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Un nanotube de carbone comme transistor
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Des chercheurs de l'Institut Fédéral de Technologie de Zurich (l'ETH) ont construit un transistor en plaçant un nanotube de carbone entre deux points de contact et en utilisant un procédé de fabrication prometteur. Les résultats de ces recherches ont été publiés dans la revue Nature Nanotechnology du mois de juillet. Elles montrent qu'il est possible d'assembler un nanotube de carbone entre deux bouts de polysilicium. Les contacts électriques sont optimisés grâce à la déposition de palladium à chaque bout. Un substrat de silicium est en suite placé trois microns en dessous du nanotube et sert de grille, tandis qu'un masque est placé au-dessus afin de le protéger.

L'autre avantage de ce procédé de fabrication est l'absence de phénomène d'hystérésis, soit la tendance à demeurer dans un certain état quand la cause extérieure qui a produit le changement d'état a cessé. Concrètement, après une hausse rapide puis une baisse de la tension, certains transistors peuvent constater un changement dans le seuil de tension pouvant être prise en charge par la grille. L'absence d'hystérésis est le signe d'un transistor de qualité, selon les chercheurs. Ces transistors pourraient intégrer des capteurs et autres NEMS. Nous sommes encore loin d'une commercialisation de masse, mais ces recherches permettent maintenant de se concentrer sur la miniaturisation d'un transistor prometteur, les bases étant maintenant posées.

PPC

Le groupe CNIM dévoile un prototype solaire thermodynamique dans le Var
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Le groupe industriel CNIM a dévoilé récemment dans son usine de La Seyne-sur-Mer (Var) un prototype, unique en France, permettant de concentrer l'énergie solaire à l'aide de miroirs et d'alimenter une centrale électrique à vapeur.

Ce module, inauguré en présence du ministre de l'Industrie Christian Estrosi, nécessite un fort ensoleillement et est destiné à l'export vers les pays du sud de la Méditerranée. Composé de 700 mètres carrés de miroirs linéaires dits de Fresnel, légèrement cintrés et disposés sur une charpente d'acier, sa puissance est d'un mégawatt sous un ciel parfaitement bleu.

Les panneaux, pivotants, suivent la course du soleil et font converger le rayonnement vers un tube placé au-dessus de la structure. A l'intérieur, de l'eau chauffe rapidement et produit de la vapeur. Celle-ci peut alors être utilisée, en circuit fermé, pour produire de l'électricité à l'aide d'une turbine ou alimenter des procédés industriels comme le dessalement de l'eau de mer ou la production de froid.

"Cela permet de produire une source d'énergie stockable et utilisable à loisir", a déclaré Roger Pujol, directeur de la division solaire du groupe, qui emploie près de 3.500 personnes et intervient dans 21 pays.

CNIM a investi deux millions d'euros dans ce prototype, qui recèle plusieurs brevets, et devrait désormais construire à Llo (Pyrénées-Orientales) un démonstrateur associant 100 modules à une centrale. Le groupe espère commercialiser son produit pour moins de 200.000 euros pièce. Des discussions sont déjà en cours, selon Nicolas Dmitrieff, président du directoire.

La France a été pionnière dans le domaine de l'énergie thermodynamique avec la centrale Themis, exploitée de 1983 à 1986 à Targasonne (Pyrénées-Orientales), mais a depuis pris du retard. "A cette époque, nous étions en avance sur tout le monde. Nous pouvons être de nouveau à la pointe. Cet équipement sera une référence, une vitrine", a assuré M. Estrosi.

Selon l'Agence internationale de l'Energie, 11 % de la production d'électricité dans le monde sera d'origine solaire thermodynamique en 2050.

Fin 2009, la capacité mondiale de production était d'environ 710 mégawatts, l'Espagne et les Etats-Unis concentrant la quasi-totalité des centrales de ce type en activité, selon le Syndicat des énergies renouvelables. L'Espagne concentre 55 % des centrales en cours de construction, pour une puissance de 1.070 mégawatts, d'autres chantiers étant en cours en Italie, au Maroc et en Algérie, représentant 625 mégawatts.

Il existe d'autres types de concentration du rayonnement solaire (centrales à tour ou à collecteurs paraboliques), ainsi que divers fluides caloporteurs et modes de stockage. Mais leur coût est plus élevé et elles nécessitent des installations plus complexes, selon CNIM qui cible les pays en développement.

Selon les experts du projet Desertec, qui vise notamment à alimenter l'Europe avec de l'électricité d'origine solaire produite en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, couvrir 0,3 % de la surface des déserts suffirait à produire l'ensemble des besoins de la planète.

Romandie

Archimède : centrale solaire thermodynamique en Sicile
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

L'énergéticien Italien Enel a inauguré en Sicile, près de Syracuse (sud-est), une centrale solaire thermodynamique baptisée "Archimède" et dotée d'une technologie innovante. Cette centrale solaire est constituée de près de 30.000 mètres carrés de miroirs paraboliques captant et réfléchissant la lumière du soleil sur environ 5.400 mètres de tubes dans lesquels circule un fluide caloporteur.

L'énergie thermique ainsi obtenue permet de produire de la vapeur alimentant les turbines de la centrale à cycle combiné gaz/vapeur à laquelle la centrale solaire est reliée. Selon Enel, la centrale d'Archimède est la première au monde à utiliser du sel fondu comme fluide caloporteur et (elle) demeure également la première au monde à être intégrée à une centrale électrique au gaz à cycle combiné.

La centrale solaire d'une puissance de 5 mégawatts permettra à Enel d'éviter le rejet annuel de 3.250 tonnes de CO2, tout en réduisant la consommation de gaz nécessaire à l'alimentation des turbines de la centrale à cycle combiné, dont la puissance est de 752 mégawatts. Archimède est en mesure de recueillir et de stocker pendant plusieurs heures la chaleur du soleil, avant de la réutiliser pour produire de l'électricité la nuit ou lorsque le ciel est couvert. Grâce à ce procédé, la limite concernant cette source d'énergie renouvelable devient dépassée : "le fait de ne pouvoir l'utiliser que lorsque la nature la rend disponible".

L'énergie solaire thermique est une technologie qui utilise une série de miroirs paraboliques dans l'objectif de concentrer la lumière du soleil sur des tubes parcourus par un fluide. La chaleur collectée dans des conteneurs spéciaux, peut être utilisée pour alimenter une turbine à vapeur. La vapeur à haute température exerce ensuite une pression sur la turbine afin de produire de l'électricité. Les sels fondus composés d'un mélange de sodium et de potassium ont la capacité d'accumuler la chaleur pendant des périodes prolongées.

Enerzine

De l'énergie à base d'aluminium ?
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Bon nombre des problèmes traditionnels d'énergie peuvent se résoudre par l'utilisation de l'aluminium. Telle est l'opinion académicien Alexandre Sheindlin, directeur de l'Institut unifié des hautes températures, et d'Andrew Beetle, directeur adjoint pour la science dans le même institut.

Les ressources énergétiques traditionnelles (pétrole, charbon et gaz naturel) sont de plus en plus coûteuses, et leur extraction et transport conduisent souvent à de graves problèmes environnementaux. Récemment, les experts ont discuté des perspectives de l'énergie à partir d'hydrogène, car ce dernier possède un potentiel énergétique très élevé, mais présente deux inconvénients majeurs : une très faible densité de gaz et une forte explosivité. En revanche, l'aluminium, qui est proche du potentiel énergétique de l'hydrogène, ne présente pas les mêmes problèmes. Dans des conditions normales, l'aluminium est chimiquement inerte.

Il ya deux façons de base pour produire de l'énergie en utilisant l'aluminium. L'un d'eux est un processus électrochimique, qui a attiré l'attention des chercheurs. Les spécialistes de l'Institut ont développé une série d'éléments combustibles air-aluminium. Un tel élément est composé d'une anode à faible alliage dilué d'aluminium et une cathode avec un catalyseur poreux à base de charbon actif. L'anode et la cathode sont séparées par un électrolyte alcalin. Dans la pratique, le rendement thermodynamique de cet élément atteint 55 %. Il peut être utilisé dans les installations fixes et des transports, comme les voitures électriques.

BE

Batteries au lithium : avancée cruciale
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

L'Institut de recherche d'Hydro-Québec (IREQ) a dévoilé au 15e congrès international sur les batteries au lithium une batterie 15 fois plus durable, qui peut se recharger 30 000 fois. Cette avancée cruciale permettra d'accélérer la venue des batteries au lithium dans le secteur du transport électrique, ce qui fera diminuer les différences de prix et de fiabilité avec le transport aux hydrocarbures. «Un fabricant taiwanais de batteries, Phet, travaille déjà sur un prototype grâce à une licence que nous avons allouée, explique Karim Zaghib, chercheur à l'IREQ et président du congrès qui s'est tenu à Montréal. Nous favorisons également les fabricants locaux. La technologie est commercialisable.»

Le coût est actuellement de 3,50$ par batterie standard 18650 (1,8 cm de diamètre et 6,5 cm de longueur), ce qui représente 7000$ pour une voiture normale. Les progrès sont rapides : l'automne dernier, M. Zaghib avait dévoilé à La Presse que sa pile avait atteint 20 000 cycles de recharge. C'est la première fois que le congrès est organisé au Canada. Plus de 1100 conférenciers y étaient présents, 50 % de plus qu'au dernier congrès, organisé en Chine il y a deux ans. «En 1982, pour le premier congrès, il n'y avait que 60 conférenciers», dit M. Zaghib.

Les batteries au lithium sont importantes pour le transport électrique parce que la technologie actuellement disponible, les hydrures de nickel NIMH, utilisés notamment pour la célèbre Prius, font l'objet d'un contrôle de brevets très serré. «Les prix n'ont pratiquement jamais baissé», explique Sylvain Castonguay, directeur technique du Centre national du transport avancé à Saint-Jérôme, en entrevue à une séance d'essai de voitures électriques au circuit Gilles-Villeneuve.

«Les constructeurs sont prudents. Toyota, par exemple, n'a aucun véhicule au lithium. Mercedes a été le premier à en commercialiser un et il y a eu un certain nombre de problèmes. Les batteries se déchargeaient pendant que le véhicule était garé. Mais avec les recherches et l'expérience de fabrication, la qualité des cellules augmente, ainsi que la stabilité de la chimie.» Une fois les problèmes réglés, les batteries au lithium seront à la fois moins chères et plus performantes que les batteries NIMH, selon M. Castonguay, qui est ingénieur mécanique.

«Le NIMH perd 20 % de son énergie à la recharge, le lithium seulement 2 %. La preuve que la technologie est mature, c'est que le gouvernement américain a changé le type de recherches qu'il appuie. Avant, c'était la recherche fondamentale. Maintenant, des subventions de 2,5 milliards ont été annoncées pour l'établissement de 10 usines de fabrication de batteries au lithium d'ici deux ans pour fournir le marché automobile. La première devrait commencer à rouler à l'automne.»

N'y a-t-il pas un risque que les prix du lithium augmentent avec la demande? «La quantité de lithium n'est pas un enjeu, estime M. Castonguay. Il y aura peut-être un goulot de capacité d'extraction. Mais il y a déjà des millions de batteries au lithium dans les ordinateurs portables et les outils de construction. Et le lithium peut être recyclé à la fin de la vie d'une batterie. On ne prévoit pas non plus que le transport électrique croîtra assez rapidement pour poser problème. Il a fallu 10 ans pour que les hybrides atteignent 3% du marché. S'il faut autant de temps pour que les voitures électriques atteignent 3% du marché, la capacité d'extraction pourra s'ajuster.»

CP

Energie éolienne : la leçon danoise
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

A 30 km de la côte ouest du Danemark, au large du port d'Esbjerg, les 91 turbines du parc éolien de Horns Rev 2 tournent jour et nuit, qu'il fasse beau ou qu'il pleuve. Au total, 209 MW sont déployés depuis septembre 2009 sur près de 35 km2. Un peu plus près de la côte, le parc Horns Rev 1, mis en place en 2002, déploie 80 machines d'une puissance de 160 MW. Cet ensemble constitue actuellement le plus grand parc offshore au monde. Il est aussi le plus récent exemple de la politique du Danemark en matière de promotion des énergies renouvelables.

Alors qu'en France l'adoption tumultueuse de la loi Grenelle 2 a ouvert une période d'incertitude pour l'éolien, les Danois affichent les résultats flatteurs d'un développement construit, depuis une trentaine d'années, sur un mélange de volonté politique, de simplification administrative et de coopération avec les populations locales.

Plus de 22 % de l'électricité produite au Danemark provient de l'éolien, terrestre ou marin, contre environ 1,5 % en France. Pour en arriver là, les Danois ont joué sur plusieurs leviers. Tout d'abord, cette énergie est ici un peu plus 'l'affaire de tous' que dans d'autres pays. 'Le mouvement pour les éoliennes est parti du terrain', explique Ann Pedersen Bouisset, du ministère des affaires étrangères, 'les premières petites éoliennes ont été installées par des coopératives issues de communautés ou de municipalités'.

Cette démarche participative est toujours présente dans l'accord de politique énergétique, élaboré en février 2008 par le gouvernement et le Parlement afin de tracer la stratégie énergétique du pays. Le texte permet aux citoyens de prendre des participations dans les projets de parcs éoliens proches de chez eux. Et un fonds aide les associations de propriétaires locaux de turbines à financer les études préliminaires sur les projets d'implantation.

LM

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'accès à l'eau potable devient un droit de l'homme
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

L'Assemblée générale de l'ONU a reconnu mercredi 28 juillet l'accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain. Une décision jugée "historique" par la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno. Après plus de quinze ans de débats sur la question, 122 pays ont voté en faveur d'une résolution de compromis rédigée par la Bolivie et consacrant ce droit, tandis que 41 autres se sont abstenus. Le texte "déclare que le droit à une eau potable propre et de qualité et à des installations sanitaires est un droit de l'homme, indispensable à la pleine jouissance du droit à la vie".

La résolution pointe le fait que 884 millions de personnes dans le monde n'ont pas accès à une eau potable de qualité et que plus de 2,6 milliards ne disposent pas d'installations sanitaires de base. Elle souligne qu'environ deux millions de personnes, pour la plupart des jeunes enfants, meurent chaque année des suites de maladies causées par une eau impropre à la consommation et l'absence de sanitaires.

La résolution rappelle aussi la promesse, faite par les dirigeants mondiaux en 2000 dans le cadre des Objectifs du millénaire pour le développement, de réduire de moitié d'ici à 2015 la proportion de personnes n'ayant pas accès à l'eau potable et à des installations sanitaires.

"C'est vraiment une avancée historique. C'est la première cause de mortalité, et personne n'en parle" a déclaré la secrétaire d'Etat à l'écologie, Chantal Jouanno. "Cela implique que tous les pays qui ont une ambition démocratique doivent maintenant essayer de se donner les moyens, ou de structurer leur organisation, pour répondre à cette attente", a poursuivi Mme Jouanno, assurant que la question de l'accès à l'eau "n'est pas fondamentalement un problème économique"."Ce n'est pas le manque d'eau qui tue, c'est l'eau sale. C'est le fait qu'on n'ait pas organisé l'entretien des puits et l'assainissement autour des communautés locales", a-t-elle ajouté. Le "nerf de la guerre, c'est de travailler la gouvernance, plus que l'argent".

LM

Le bilan de la qualité de l'air en France en 2009
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Selon le bilan de la qualité de l'air en France en 2009, présenté par Chantal JOUANNO en juillet 2010, les polluants atmosphériques sont globalement en baisse en France : en 20 ans, des progrès notables ont été réalisés en matière de qualité de l'air extérieur avec une diminution des émissions d'oxydes d'azote de 30 % et de dioxyde de soufre de 75 %. En France, parmi les polluants en baisse en 2009, figurent le monoxyde de carbone, le benzène et le dioxyde de soufre.

Cependant, malgré ces efforts, la France ne respecte pas encore l'ensemble des objectifs d'émission et de qualité de l'air fixés par la législation européenne.

Les dépassements de particules seraient, selon des travaux de l'OMS, la cause de 400 000 morts prématurées par an en Europe, dont environ 42 000 en France soit 5% des décès chaque année en France.

En cause : des conditions météorologiques rigoureuses, qui ont accru le recours aux combustibles fossiles (charbon, fioul) ou au chauffage au bois. Les émissions de dioxyde d'azote, produites par les véhicules et les installations de combustion, progressent également. La tendance à la hausse de l'ozone, qui se forme à partir d'autres polluants sous l'effet du rayonnement solaire, est aussi confirmée.

Les plans de protection de l'atmosphère (PPA), lancés en 2005 pour lutter contre la pollution de l'air dans les grandes agglomérations, n'ont pas produit les effets escomptés. Menés sous l'égide des préfets dans 25 agglomérations, les PPA "ont obtenu des industriels des efforts conséquents (...) mais pèchent à faire appliquer les actions prévues pour les particuliers, qui sont les principaux émetteurs de polluants à travers les transports et les chaudières domestiques", constate le ministère de l'écologie. Le gouvernement veut renforcer cet outil et lancer de nouveaux PPA.

Face à ce constat, Mme Jouanno a rappelé les principales mesures prises par le gouvernement pour lutter contre la pollution de l'air :

?-Un plan particules qui vise à diminuer de 30 % les émissions de particules d'ici 2015 et s'appuie sur la révision à la baisse de certaines normes, comme les valeurs limites d'émission des installations classées pour la protection de l'environnement, mais mise surtout sur l'incitation, par la réorientation des aides sur le chauffage au bois en faveur des installations les moins polluantes.

?-Les cahiers des charges des appels d'offres relatifs aux centrales de chauffage utilisant la biomasse seront également révisés pour limiter les émissions de particules.

?- Les plans de protection de l'atmosphère (PPA) seront renforcés au niveau local afin d'élargir les actions de réduction des émissions à tous les acteurs susceptibles d'agir - usagers des transports, collectivités, industries, particuliers... -, et ceci de façon permanente ou temporelle lors d'épisodes accrus de pollution de l'air.

?-Des zones d'action prioritaires pour l'air (ZAPA), introduites par la loi Grenelle 2, pourront être instaurées, à titre expérimental et sur la base de volontariat, dans les villes ou agglomérations de plus de 100 000 habitants. Les villes pourront interdire l'accès de ces zones aux véhicules les plus polluants.

?-La loi Grenelle 2 a également instauré la possibilité, pour les agglomérations volontaires de plus de 300 000 habitants, de créer des péages urbains.

?-En matière de qualité de l'air intérieur, une politique globale a été définie pour poursuivre l'amélioration des connaissances, le développement de la surveillance de la qualité de l'air intérieur, la réduction des pollutions à la source et la prise en compte des populations sensibles.

Au cours de la dernière année, des actions très concrètes ont été engagées pour expérimenter la surveillance de la qualité de l'air dans les écoles et crèches ou développer les conseillers en environnement intérieur, qui interviennent à la demande de médecins pour aider les patients à améliorer leur environnement intérieur.

Bilan

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer du cerveau : enfin une avancée
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Un chercheur de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal, vient de réaliser une importante découverte qui pourrait mener à la création d'un traitement contre le cancer du cerveau, qui touche environ 2 personnes sur 100 000 et dont chaque victime ne vit généralement pas plus d'un an.

Le Dr Gilbert Bernier, affilié à l'Université de Montréal, s'était déjà illustré sur la scène scientifique internationale l'an dernier en démontrant que le gène Bmi1 présent dans les cellules du cerveau joue un rôle important dans le processus de vieillissement de cet organe. Cette découverte s'est révélée importante notamment dans la lutte contre les maladies d'Alzheimer et de Parkinson.

Le Dr Bernier a poursuivi ses recherches sur ce gène aux propriétés multiples. Il a découvert entre autres choses que le gène Bmi1 est très présent dans certaines tumeurs cancéreuses du cerveau. Et récemment, il a prouvé que ce gène joue un rôle important dans la réparation de l'ADN des cellules cancéreuses. Ce rôle, expliqué plus en détail dans le dernier numéro du Journal of Neuroscience, n'est pas anodin.

«L'objectif de la radiothérapie est notamment de créer des cassures dans l'ADN des cellules cancéreuses, ce qui provoque leur mort. Mais les cancers du cerveau de type glioblastome multiforme sont résistants à la radiothérapie», explique le Dr Bernier.

Le gène Bmi1 est très présent dans les cellules cancéreuses du cerveau et facilite la reconstruction de leur ADN. Ce mécanisme nuit grandement à la radiothérapie. «Si on inactive le gène Bmi1, les cellules deviendront plus sensibles à la radiothérapie», explique le Dr Bernier.

Le chercheur espère donc trouver une molécule qui permettrait d'inactiver le gène Bmi1 afin que la radiothérapie devienne efficace. «Dans un monde idéal, si on trouve cette molécule, on pourrait augmenter notablement l'espérance de vie des patients. On pourrait même - et ce serait encore mieux - espérer les guérir», affirme le Dr Bernier. Depuis 20 ans, aucun traitement n'a permis d'augmenter l'espérance de vie des personnes souffrant du cancer du cerveau. La majorité d'entre elles sont âgées de plus de 50 ans et meurent en moins d'un an.

CP

Cancer de la peau : nouvel espoir
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Dans la nature, la majorité des plantes et des animaux possèdent une enzyme qui est capable de réparer l'ADN qui a été endommagé par les rayons UV du soleil. Malheureusement, le système de protection chez l'humain n'est pas aussi efficace. La revue Nature affirme qu'une équipe de chercheurs de l'Université de l'Ohio vient de décrypter le fonctionnement de cette enzyme spéciale appelée photolyase. Ceci représente donc un nouvel espoir pour le traitement du cancer de la peau.

Lorsqu'elle est exposée aux rayons UV, l'enzyme libère en même temps un électron et un proton, ce qui déclenche une réaction en chaîne très complexe. En résumé, ce processus corrige avec précision la mutation génétique indésirable des rayons ultra-violets. Avec cette meilleure compréhension du phénomène, on souhaite arriver bientôt à créer un médicament ou une crème qui permettrait de corriger de la même façon l'ADN endommagé par le soleil chez l'humain. Cette substance serait non seulement efficace pour des coups de soleil, mais aussi pour traiter le cancer de la peau.

Canoe

Détecter le cancer par l'haleine !
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Il est désormais possible de détecter un cancer grâce au souffle. Des scientifiques ont développé un nouveau moyen d'établir un diagnostic de la maladie à travers l'haleine. British Journal of Cancer explique le procédé par lequel ces chercheurs ont réussi à élaborer cette nouvelle méthode:

«A la suite de tests réalisés, à l'aide d'un nanocapteur, d'un tableau et de particules d'or, sur 177 volontaires âgés de 20 à 75 ans, dont des sujets sains et des patients atteints de quatre types de cancers, les chercheurs ont découvert que le souffle des personnes atteintes de cancer était différent de celui des personnes saines. En plus, le tableau est capable de distinguer les divers types de cancers à partir du souffle des personnes atteintes.»

Le mensuel britannique rapporte que le développement d'une tumeur s'accompagne de la sécrétion de gènes et de protéines qui occasionnent la peroxydation des membranes et l'émission de composés organiques volatiles. Ces substances affectent l'haleine et permettent ainsi de découvrir le type de cancer des patients à partir de leur souffle.

Ces résultats pourraient conduire à l'élaboration d'un outil commode et bon marché permettant de mieux diagnostiquer la maladie qu'on ne le fait actuellement.

Le professeur Abraham Kuten, co-auteur de l'étude publiée mercredi dans le British Journal of Cancer, a déclaré à l'AFP que cette découverte peut aider à détecter le cancer:

«Cette étude montre qu'un "nez électronique" permet de distinguer entre le souffle sain et celui malade, et peut également différencier le souffle des patients atteints de différents types de cancers. Si nous pouvons confirmer ces premiers résultats dans les études à grande échelle, cette nouvelle technologie pourrait devenir un outil simple pour le diagnostic précoce du cancer ainsi que pour l'imagerie. Il pourrait aussi être un moyen facile d'évaluer et de contrôler l'efficacité du traitement du cancer et de détecter les rechutes plus tôt.»

Slate

Maladies cardiovasculaires : la voie immunitaire
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

L'athérosclérose est une pathologie inflammatoire des artères déclenchée par plusieurs facteurs, notamment l'augmentation du cholestérol, et caractérisée par une accumulation de lipides (graisses) dans la paroi artérielle, sous forme de plaques. La rupture de ces plaques est à l'origine de la majorité des maladies cardiovasculaires, comme les infarctus du myocarde ou les accidents vasculaires cérébraux (AVC). Ces pathologies sont la première cause de mortalité dans les pays industrialisés. Il est donc essentiel de repérer les patients à risque et de comprendre la progression de la maladie, pour la prévenir et la traiter.

La réponse immunitaire (macrophages, lymphocytes B, lymphocytes T), variable selon les individus, joue un rôle important dans la progression de ces plaques et donc, dans la survenue des complications des maladies cardiovasculaires. A ce jour, le rôle attribué à l'ensemble des lymphocytes B semblait protecteur de l'athérosclérose.

Pourtant, les travaux dirigés par Ziad Mallat réfutent aujourd'hui clairement cette hypothèse. Les chercheurs démontrent en effet que l'utilisation d'un anticorps dirigé contre les lymphocytes B et entraînant la disparition de 96% d'entre eux fournit une protection significative contre le développement de l'athérosclérose. Cet anticorps est utilisé très efficacement chez l'homme, dans le traitement de certaines pathologies inflammatoires. L'effet protecteur est dû à la diminution de production d'une hormone du système immunitaire, l'interféron gamma, qui favorise l'athérosclérose, et à l'augmentation d'interleukine-17, une hormone protectrice.

Ces résultats ont des implications cliniques importantes. Ils suggèrent que les traitements dirigés contre les lymphocytes B, actuellement administrés à des patients souffrant de maladies inflammatoires comme le lupus ou la polyarthrite rhumatoïde, pourraient réduire le risque cardiovasculaire. Des essais cliniques ont été engagés en ce sens par l'équipe et visent à évaluer l'étendue de l'athérosclérose avant et après traitement.

MS

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
« Phantom Eye », le nouveau drone à hydrogène de Boeing
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Boeing a dévoilé un aéronef sans pilote (UAV) fonctionnant exclusivement à l'hydrogène et baptisé "Eye Phantom", capable de voler à une altitude de 20 000 mètres pendant quatre jours. L'avion espion comprend deux moteurs Ford (2,3l - quatre cylindres), alimentés à l'hydrogène, dont chacun génère une puissance de 150 ch. Selon le constructeur aéronautique Boeing, "l'avion possède une envergure de 45 mètres et peut transporter une charge utile de 205 kg ; il a une vitesse de croisière d'environ 150 noeuds ou 277 km/h."

"Phantom Eye est le premier de son genre et pourrait ouvrir un tout nouveau marché dans la collecte des données et des communications", a indiqué Darryl Davis, président de Boeing Phantom Works, lors de la cérémonie d'inauguration à Saint-Louis . "Il est un parfait exemple de la transformation de nos idées en réalité. Les capacités inhérentes à la conception du Phantom Eye sera d'offrir de nouveaux horizons à nos militaires, à nos clients civils et commerciaux".

"Le programme évolue rapidement, et il est passionnant de participer à la conception d'un tel appareil unique", a déclaré Drew Mallow, le gestionnaire du programme pour Boeing. "Le système de propulsion à hydrogène sera la clé du succès. Il est très efficace et offre une grande économie de carburant, et comme son seul sous-produit est l'eau, il peut être considéré comme un aéronef vert."

Enerzine

La Zoé électrique de Renault coûtera moins de 15.000 euros
Vendredi, 10/09/2010 - 00:00

Ce sera l'un des éléments clés de la réussite des futurs véhicules électriques : leur prix. Pour l'heure, Renault-Nissan, qui veut devenir le numéro un mondial sur ce créneau, n'a dévoilé que le tarif de sa Nissan Leaf, première étape d'une offensive qui prévoit 8 lancements (quatre pour le constructeur français et autant pour son allié japonais) à partir de la fin de l'année.

Le groupe, qui se veut le premier à faire accéder la voiture électrique « au marché de masse » en la proposant à un prix «abordable», avait déçu en mai en annonçant une Leaf à «moins de 30.000 euros» en Europe, aides des États comprises.

La Zoé électrique de Renault, prévue à la mi-2012, sera, elle, nettement moins chère. Selon une source interne, le constructeur a, à ce stade, imaginé un système original, où la voiture sera proposée à «moins de 15.000 euros» en France, une fois le bonus gouvernemental de 5000 euros pour les véhicules électriques déduit. À cela, il faudra ajouter la location mensuelle de la batterie pour un montant «de l'ordre de 100 euros». Un moyen astucieux de faire baisser le prix d'achat du modèle.

L'aide de l'Etat ne pourra pas excéder 20% du coût d'acquisition du véhicule, augmenté du coût des batteries si celles-ci sont prises en location. En incluant le coût de la batterie sur cinq ans, le coût total atteint les 25.000 euros pour la Zoé, ce qui devrait bien donner droit au bonus de 5 000 euros. La Zoé est censée représenter près des deux tiers de la production de voitures électriques de la marque, soit 150.000 exemplaires par an dans un premier temps.

L'objectif est de proposer la voiture à un tarif identique à celui d'un véhicule diesel de même taille, comme par exemple une Clio. Le prix mensuel de la batterie «pourrait par ailleurs être équivalent aux dépenses de carburant d'une voiture classique chaque mois», a précisé au Figaro Hideaki Watanabe, directeur du projet de voiture électrique pour Renault-Nissan. Soit environ 100 euros, selon l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) pour une voiture de taille moyenne fonctionnant au diesel, ce qui confirme nos informations.

À ces coûts s'ajoutera celui de la recharge des batteries: 1 euro d'électricité pour un plein de 100 kilomètres. Soit environ 12 euros par mois pour un automobiliste roulant 15.000 kilomètres par an. Renault estime, par ailleurs, que les dépenses d'entretien seront deux fois inférieures à celles d'un véhicule classique, un moteur électrique exigeant moins d'interventions. Au total, le groupe calcule que le coût d'usage de la voiture électrique (location de la batterie, électricité et entretien) sera chaque moins élevé que celui d'une voiture classique.

LF

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