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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 755
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 13 Juin 2014
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Egalement dans ce numéro
Avenir
Des nanoparticules au service de la médecine régénératrice
Des nanoparticules contre le cancer des ovaires
Vivant
Des études supérieures réduiraient le risque de maladie d'Alzheimer…
Le cerveau commencerait son déclin dès l'âge de 24 ans…
Une consommation occasionnelle de cannabis altère le cerveau…
L'obésité augmente d'un tiers le risque de certains cancers du sein avant la ménopause
L'alimentation des futures mères influencerait les gènes de l'enfant !
Une nouvelle molécule efficace contre la rougeole
Les lipides agissent-ils dans le cerveau comme une drogue dure ?
Edito
L’I.A. (Intelligence Artificielle) pourrait faire disparaître 140 millions d’emplois qualifiés à l’horizon 2025…



Depuis l’invention, il y plus de trois siècles et demi, de la machine à calculer mécanique par Blaise Pascal, en 1648 (la machine arithmétique), l’homme a toujours rêvé d’une machine qui ne serait pas seulement capable de calculer plus vite que le cerveau humain mais qui parviendrait également à raisonner de manière « intelligente », c’est-à-dire à trouver, comme l’homme, des solutions inédites face à des problèmes nouveaux.

Pendant très longtemps, ce rêve resta du domaine de la spéculation et fit les beaux jours de  la science-fiction et tous les cinéphiles se souviennent du chef d’œuvre de Stanley Kubrick : « 2001 : Odyssée de l’espace » (sorti en 1968) dans lequel HAL, l’ordinateur contrôlant le vaisseau spatial d’exploration,  se mettait à éprouver des émotions humaines et à adopter un étrange comportement…

En 1950, alors que les premiers ordinateurs sortaient à peine des laboratoires, le génial scientifique anglais Alan Turing imagina, dans la revue Computing machinery and intelligence, un fameux test consistant à confronter un ordinateur et un humain, sans que ce dernier sache s’il avait affaire à une machine ou à un autre être humain. L’idée lumineuse de ce test était que le jour où l’homme ne serait plus capable de savoir, dans une conversation en temps réel non préparée, si son interlocuteur était une machine ou un humain, les ordinateurs pourraient alors être qualifiés « d’intelligents ».  

Il fallut toutefois attendre presque un demi-siècle pour qu’en 1997, après 6 parties, le champion d'échec Garry Kasparov soit battu pour la première fois dans l’histoire de ce jeu, par l'ordinateur Deep Blue conçu par IBM. Cette date marqua une grande avancée dans le domaine de l’intelligence artificielle car le jeu d’échec était considéré depuis des siècles par les scientifiques comme faisant appel à des qualités dépassant largement le simple « calcul » et mobilisant toutes les formes de l’intelligence humaine, ruse, imagination, stratégie notamment.

Après ce coût d’éclat de l’IA, certains scientifiques affirmèrent que l’ordinateur pouvait, certes, battre tous les joueurs humains aux échecs mais qu’il ne parviendrait jamais à battre l’homme au jeu de Go, un jeu d’une extrême subtilité, dans lequel non seulement  la valeur d'une pièce donnée n'est pas fixée à l'avance mais qui présente également un nombre astronomique de combinaisons possibles et dépassera toujours la puissance pure de calcul des superordinateurs.

Mais en moins de 10 ans, l’utilisation de nouveaux programmes informatiques, issus de la physique statistique, ont permis à l’ordinateur de se hisser du rang de joueur médiocre à celui de très bon joueur et aujourd’hui, personne ne parierait que les joueurs humains seront encore les meilleurs au go dans dix ans…

Une autre étape symbolique a été franchie il y a quelques semaines, quand Deep Knowledge Venture, une société de gestion qui gère des fonds à hauts risques relatifs aux biotechnologies et les médicaments contre les maladies liées au vieillissement, a pris la décision surprenante de nommer VITAL, un algorithme, membre de son conseil d’administration (Voir Globe Newswire).

Ce programme informatique d’intelligence artificielle, développé par Aging Analytics a été conçu pour croiser une multitude de données et les analyser de manière à en extraire des informations susceptibles de prévoir les potentialités de développement des entreprises.

Ce domaine éminemment stratégique de l’intelligence artificielle est en train d’arriver à maturité et fait à présent l’objet d’une compétition féroce entre les géants de l’informatique et du numérique. IBM vient ainsi de présenter à une centaine de dirigeants d’entreprises suisses il y a quelques jours une nouvelle version de son ordinateur « intelligent » Watson, spécialement conçue pour l’analyse économique, financière et commerciale des marchés.

On se rappelle que Watson avait réussi l’exploit de battre, en 2011, les meilleurs joueurs américains au jeu « Jeopardy ». Cette machine avait, en effet, réussi au cours d’une finale télévisée mémorable à répondre de manière pertinente à toute une série de questions ambiguës et complexes.

Watson est qualifié de « supercalculateur cognitif », par IBM et ce système de nouvelle génération n’a pas son pareil pour exploiter de gigantesques bases de données et raisonner par inférence, ce qui lui permet notamment de comprendre remarquablement des subtilités et ambiguïtés du langage humain. Sur le plan électronique et matériel, cette nouvelle version de Watson a également été considérablement améliorée puisque la taille des serveurs nécessaires à son fonctionnement est passée en trois ans de celle d’un réfrigérateur à celle d’une boîte à chaussures…

Si Watson ne s’est pas encore véritablement implanté en Europe il a déjà su se rendre indispensable dans de multiples domaines d’activité aux États-Unis. Dans le secteur bancaire par exemple, la banque Citigroup utilise à présent Watson pour prescrire à ses clients le meilleur « paquet » de produits financiers personnalisés et parfaitement adaptés à leur situation. Watson peut ainsi prévoir l’évolution des besoins financiers d’un jeune ménage, de manière à lui proposer les meilleures solutions de placement et d’épargne en prévision de l’entrée à l’université de leurs enfants, 20 ans plus tard !

Mais Watson risque également de se substituer d’ici quelques années aux innombrables centres d’appels et plates-formes téléphoniques destinés à vendre de nouveaux produits et services ou à assurer le dépannage et le service après-vente des produits technologiques toujours plus nombreux que nous utilisons dans notre vie quotidienne.

Par exemple, le site Internet de la société « The North Face » spécialisée dans la vente de matériel de sports de montagne, a recours aux services de Watson qui est capable de répondre rapidement et efficacement aux interrogations en langage naturel les plus pointus, du genre « de quel matériel ai-je besoin pour une randonnée d’une semaine dans le sud saharien au mois de décembre ? ».

De nombreuses entreprises américaines de services commencent également à utiliser Watson pour répondre aux demandes très précises de leurs clients lorsque ceux-ci sont confrontés à un problème particulier avec leurs appareils et terminaux numériques.

Mais c’est très probablement dans le secteur médical et sanitaire que les ordinateurs « intelligents », comme Watson, vont entraîner à court terme une révolution d’une ampleur au moins comparable à celle de la vaccination, des antibiotiques ou de l’imagerie médicale par résonance magnétique nucléaire.

À l’époque de nos parents, les molécules thérapeutiques se comptaient encore par centaines mais à présent elles se comptent par dizaines de milliers et les combinaisons thérapeutiques qui en résultent deviennent proprement inimaginables et ingérables sans le recours à des systèmes d’intelligence artificielle et cela d’autant plus que ces associations médicamenteuses seront demain ajustées en fonction du profil génétique spécifique de chaque patient et modifiées en permanence en fonction des résultats obtenus et de la réponse des malades.

Cette « explosion combinatoire » touche particulièrement la cancérologie qui dispose pratiquement chaque mois de nouveaux médicaments et doit apprendre à utiliser ceux-ci de la manière la plus efficace possible. IBM a bien compris l’importance de cet enjeu médical et économique et s’est associé depuis plusieurs mois avec le prestigieux centre anticancéreux Memorial Sloan Kettering de New York pour mettre la puissance de déduction de son superordinateurs Watson au service des malades en leur proposant, après examen et analyse d’une gigantesque quantité de données scientifiques et médicales, la meilleure stratégie thérapeutique possible pour combattre leur maladie.

Confronté à la marche forcée de son rival Google qui dépense des milliards de dollars pour acquérir à tour de bras les sociétés les plus prometteuses dans le domaine de l’intelligence artificielle, IBM vise également son avenir et peut-être sa survie en investissant massivement dans ce domaine à présent incontournable : à la fin de l’année, les effectifs du géant informatique travaillant sur l’IA auront été multipliés par six en un an…

On comprend mieux ce pari quand on sait que Watson pourrait, selon certains analystes financiers, générer à lui seul 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel d’ici 2018, soit presque la moitié du chiffre d’affaires total d’IBM en 2013.

L’intelligence artificielle est également en train de s’imposer très rapidement dans le domaine du recrutement et des ressources humaines et la société américaine Knack a conçu et développé des tests sous forme de jeu vidéo interactif qui permettent d’évaluer de manière redoutable les capacités d’adaptation et la polyvalence des recrues potentielles, qu’il s’agisse de simples vendeurs, de gestionnaire de stocks ou de responsables commerciaux.  

Enfin, il y a quelques jours , un programme informatique conçu en Russie et baptisé « Eugene Goostman » est parvenu pour la première fois à l’occasion d’une compétition organisée par l’université britannique de Reading, à tromper plusieurs expérimentateurs humains dans le cadre d’un test de Turing (Voir The Independent).

Dans cette épreuve, les participants humains formulaient, comme le prévoyait Turing, des questions à l’aide de l’ordinateur en ignorant si celles-ci étaient traitées par un autre être humain par une machine. À l’issue de ce test d’une durée de cinq minutes, un tiers des interlocuteurs étaient persuadés qu’ils avaient conversé avec un autre humain alors que c’était un ordinateur utilisant ce logiciel étonnant qui leur avait répondu. L’université de Reading a précisé, par la voix du professeur Kevin Warwick, que ce test de Turing était le premier à avoir été organisé sur la base d’un dialogue réellement libre, sans que les questions et sujets abordés aient été connus avant l'expérience.

Reste à présent à mesurer l’impact, sans doute considérable, que vont avoir d’ici quelques années ces irrésistibles montées en puissance de l’intelligence artificielle sur la croissance économique, l’emploi et plus largement sur le fonctionnement global de nos sociétés. Selon une étude récente du bureau américain de recherches économiques, la demande d'emplois qualifiés, après avoir fortement augmenté au cours du dernier quart du XXe siècle, diminue depuis une quinzaine d’années. Même si les économistes ne sont évidemment pas tous d’accord sur les raisons de ce phénomène, les auteurs de ce rapport sont persuadés que cette évolution est essentiellement liée à l’accélération des ruptures technologiques majeures, notamment dans le domaine de la robotique et des technologies numériques. Pour l’Institut McKinsey, la disparition d’emplois qualifiés pourrait atteindre jusqu’à 140 millions de postes au niveau mondial à l’horizon 2025 …

Parmi les nombreux secteurs qui risquent de connaître, en seulement quelques années, un bouleversement radical lié à cette évolution technologique, on trouve par exemple le secteur de l’assurance. Comme le souligne Georges-Edouard Dias, chargé d'enseignement à HEC : "Le métier de l'assureur, c'est d'estimer le risque, de lui donner un prix et de le mutualiser. Demain, grâce à l’intelligence artificielle qui pourra exploiter d’immenses gisements de données, le mode d’estimation actuelle deviendra obsolète car on saura mesurer directement un risque précis pour chaque individu".

Cet irrésistible et fulgurant triomphe de l’intelligence artificielle est d’autant plus ambigu et paradoxal qu’il va en même temps entraîner des gains considérables de productivité et d’efficacité économique, améliorer notre qualité de vie et provoquer une réduction massive et sans doute définitive du nombre d’emplois disponibles au niveau planétaire, y compris dans des domaines hautement qualifiés.

Dans son dernier et remarquable essai, intitulé « L’innovation destructrice », Luc Ferry, s’appuyant sur les travaux visionnaires de Schumpeter, révèle de manière saisissante la face cachée et obscure du processus d’innovation qui, de simple outil de développement économique, s’est transformé, sans que nous en soyons vraiment conscients, en finalité dans l’ensemble des pays développés. Luc Ferry montre également que l’innovation, de plus en plus rapide, ne se limite plus au domaine scientifique et technique mais touche également les sphères sociales, politiques culturelles et artistiques.

Il reste que chez l’homme, contrairement à la machine, les nombreuses formes d’intelligence sont inséparables de son imagination, de sa sensibilité et de sa dimension affective et corporelle. Cette singularité humaine peut être considérée comme une faiblesse, si on la compare au mode de fonctionnement d’un système informatique utilisant toutes les ressources de l’intelligence artificielle. Mais cette spécificité de l’intelligence humaine, non réductible au seul calcul, reste sans doute notre meilleur atout pour continuer à découvrir demain et à explorer, loin devant des machines les plus évoluées, de nouveaux chemins insoupçonnés de créativité et de découverte.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Des nanoparticules au service de la médecine régénératrice
Jeudi, 12/06/2014 - 09:48

Une équipe de scientifiques dirigée par Ludwik Leibler, du laboratoire « matière molle et chimie » et Didier Letourneur, du Laboratoire de recherche vasculaire translationnelle, vient de démontrer sur des rats que le principe d'adhésion par des solutions aqueuses de nanoparticules peut être utilisé pour réparer des organes « mous » et des tissus, en collant un gel.

Dans une première expérience menée sur des rats, les chercheurs ont fait une analyse comparée d'une fermeture d'une plaie profonde de la peau par la méthode traditionnelle de points de suture, et d'une fermeture par l'application au pinceau de la solution aqueuse de nanoparticules.

Dans une seconde expérience, les chercheurs ont appliqué cette dernière solution à des organes dits « mous », tels que le foie, la rate ou le poumon qui sont particulièrement difficiles à suturer.

Les chercheurs ont ainsi refermé une entaille profonde du foie avec hémorragie, en étalant la solution aqueuse de nanoparticules et en pressant les bords de la blessure et la perte de sang s'est arrêtée après très peu de temps. Les chercheurs ont utilisé la même méthode pour réparer un lobe de foie sectionné. Dans les deux situations, les animaux ont survécu et le fonctionnement de l'organe n'a pas été altéré.

Les chercheurs ont également réussi à fixer une membrane dégradable utilisée dans la thérapie cellulaire sur le coeur. Selon ces travaux, Il serait donc possible de fixer des dispositifs médicaux ou même de réparer et renforcer des organes et des tissus de façon mécanique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wiley

Des nanoparticules contre le cancer des ovaires
Lundi, 09/06/2014 - 12:59

Le cancer de l'ovaire touche chaque année plus de 4 000 femmes en France et représente 3,2 % des cancers féminins. La mortalité due à cette maladie est de 4,6/100.000 femmes, sachant que l'incidence (nombre de femmes touchées) est de 8,1/100.000.

Le traitement de ce cancer consiste en une opération chirurgicale pour retirer l'appareil génital en entier et une chimiothérapie afin d'éliminer toutes les cellules cancéreuses. Les traitements contraceptifs oestro-progestatifs diminueraient considérablement les risques d'apparition de la maladie.

Une équipe de chercheurs israéliens, composés des professeur Dan Peer du Department of Cell Research and Immunology de l'Université de Tel Aviv, de Keren Cohen et Rafi Emmanuel du Peers' Laboratory of Nanomedicine ainsi qu'Einat Kisin-Finfer et Doron Shabbat, de la School of Chemistry de l'Université de Tel Aviv ont mis au point une nouvelle stratégie pour s'attaquer à un sous-type de cancer de l'ovaire particulièrement agressif. Cette stratégie repose sur un système de délivrance des médicaments à l'échelle du nanomètre afin de cibler des cellules cancéreuses de manière spécifique.

Cette approche utilise un amas de nanoparticules appelé gagomère, enrobé de polysaccharides. Une fois rempli avec des médicaments de chimiothérapie, cet amas s'accumule dans les tumeurs et libère les principes actifs. L'objectif de la recherche du groupe mené par le professeur Peer est double : fournir une cible spécifique pour les médicaments anti-cancer afin d'augmenter leurs effets thérapeutiques et diminuer les effets secondaires toxiques lors des thérapies anti-cancéreuses.

Selon cette étude, les traitements traditionnels n'ont pas une action thérapeutique suffisante à cause de l'incapacité du médicament à être absorbé et maintenu assez longtemps dans la tumeur pour la détruire. Dans la plupart des cas, le principe actif chimiothérapeutique est presque immédiatement rejeté par la cellule cancéreuse, endommageant sévèrement les organes sains qui l'entourent et laissant les cellules tumorales intactes.

Des essais de cette technique sur des souris ont montré une accumulation 25 fois plus importante des taux de médicaments dans les tumeurs et une diminution drastique de ces mêmes taux dans les organes sains. Les récepteurs présents sur les cellules tumorales reconnaissent les polysaccharides qui enrobent les gagomères et leur permettent de se lier à elles, autorisant ainsi l'entrée des particules de principe actif dans les cellules cancéreuses qui commencent à mourir après 24 à 48 heures de traitement.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

ACS Nano

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des études supérieures réduiraient le risque de maladie d'Alzheimer…
Jeudi, 12/06/2014 - 10:08

S'appuyant sur les données de la cohorte Paquid concernant le vieillissement cérébral et fonctionnel, une étude de l'Inserm dirigée par Hélène Amieva (Université de Bordeaux), vient de montrer que le fait de faire des études pourrait ralentir l’apparition de la maladie d'Alzheimer.

Les chercheurs ont analysé l’évolution cognitive de 442 patients ayant développé la maladie d’Alzheimer. Parmi eux, 171 avaient un niveau d’éducation inférieur au certificat d’études, et 271 un niveau plus élevé.

Ces travaux ont permis de constater une corrélation entre la durée des études et la manifestation des premiers symptômes de la maladie d’Alzheimer. Chez les sujets les plus diplômés, la maladie commencerait par une phase quasiment asymptomatique avec un déclin très léger, sans répercussion sur la vie quotidienne et sans que le sujet s’en rende vraiment compte. Entre cette phase et la démence avérée, il s’écoulerait en moyenne 15 à 16 ans.

En revanche, chez les personnes n’ayant pas fait d’études longues, les symptômes cognitifs sont d’emblée plus marqués, et les répercussions sur la vie quotidienne sont immédiates.

Selon cette étude, ce phénomène s’expliquerait par une réserve cognitive chez les personnes ayant eu une stimulation intellectuelle riche tout au long de leur vie. Concrètement, cela signifie que de nouveaux réseaux neuronaux se mobiliseraient pour compenser les lésions cérébrales qui apparaissent au cours de l’existence. Cette hypothèse semble confirmée par l'imagerie médicale qui montre que le volume de matière grise est plus important chez les personnes qui ont fait des études que chez celles qui n’en ont pas fait.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Brain

Le cerveau commencerait son déclin dès l'âge de 24 ans…
Jeudi, 12/06/2014 - 09:54

Des chercheurs de l'Université canadienne Simon Fraiser ont réalisé une étude sur le déclin cognitif, à partir des données issues de 3 305 adeptes de StarCraft 2, âgés de 16 à 44 ans. Ce jeu vidéo de guerre en temps réel demande une grande capacité de concentration, d'habilité, de stratégie et de vitesse. Après une analyse complète des performances des joueurs de différents âges, ces scientifiques en sont arrivés à la conclusion que notre cerveau commençait en moyenne son déclin global à partir de l'âge de 24 ans…

Les chercheurs se sont intéressés à la vitesse psychomotrice des joueurs, c'est-à-dire la vitesse de réaction de leur cerveau, mais aussi la rapidité à laquelle celui-ci transmet ses ordres au corps. Nombre d'études ont déjà tenté de dater le début du déclin cognitif, mais, précisent les auteurs, elles «se basent souvent sur des tâches relativement simples étudiant le temps de réaction», qui ne permettent pas d'évaluer comment, dans la vie réelle, l'expérience permet de compenser la perte de réactivité.

Bonne nouvelle cependant pour tous ceux qui ont déjà franchi la vingtaine : selon les auteurs, le cerveau des joueurs de plus de 24 ans réagit certes moins vite, mais il sait aussi user d'astuces pour compenser ce déclin.

En septembre 2013, une autre étude publiée dans Nature montrait cependant qu'un jeu vidéo intelligemment conçu pouvait «protéger» le cerveau des plus anciens. Après y avoir joué pendant une douzaine d'heures réparties sur un mois, les «cobayes» âgés de 60 à 80 ans voyaient leur concentration et leur mémoire à court terme dopées, et ces effets perduraient dans le temps puisque des joueurs octogénaires parvenaient même à battre des jeunes de 20 ans non entraînés !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PLOS One

Nature

Une consommation occasionnelle de cannabis altère le cerveau…
Jeudi, 12/06/2014 - 09:41

Une étude réalisée par des chercheurs de la Northwestern University aux Etats-Unis et portant sur 20 fumeurs et 20 non-fumeurs âgés de 18 ans à 25 ans, montre que même une consommation occasionnelle de cannabis peut avoir des effets délétères sur le cerveau.

Hans Breiter qui a dirigé ces recherches, précise que "La plupart des gens pensent qu'une consommation récréative ne pose pas de problèmes mais nos données montrent clairement que ce n'est pas le cas et que même une consommation occasionnelle de cannabis a des conséquences néfastes sur le cerveau".

L'étude montre que même ceux qui ne fumaient qu'une ou deux fois par semaine montraient des signes d'anomalies dans deux régions du cerveau, l'amygdale et le noyau accumbens, impliquées respectivement dans les émotions et la motivation. Hans Breiter souligne qu'il faut à présent mener d'autres études sur le plus long terme pour voir si ces changements cérébraux entraînent des symptômes durables. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

SNM

JDN

L'obésité augmente d'un tiers le risque de certains cancers du sein avant la ménopause
Jeudi, 12/06/2014 - 09:35

Selon une étude réalisée par des chercheurs britanniques de l'Université d'Oxford, dirigés par Hongchao Pan, et présentée à l'occasion du congrès annuel de la Société américaine pour l'oncologie clinique à Chicago (ASCO), l'obésité est liée à une augmentation de 34 % du risque de mortalité résultant de certains cancers du sein avant la ménopause.

Ces chercheurs britanniques ont montré, après avoir analysé les données cliniques portant sur 80.000 femmes, que l'obésité augmentait de 30 % le risque de mortalité par cancer dit ER positif. Ces tumeurs contiennent le récepteur aux œstrogènes (ER), hormone produite par l'ovaire, qui favorise le développement de la tumeur. Les deux tiers des cancers du sein seraient ER positifs.

Ces travaux montrent en revanche que l'obésité semble avoir peu d'effet sur la mortalité des 40.000 femmes avec le même type de tumeur après la ménopause, ou les 20.000 autres femmes de l'étude avec un cancer ER négatif.

"Nos recherches montrent clairement que l'obésité accroît nettement les niveaux d'œstrogènes dans le sang seulement après la ménopause", relève Hongchao Pan, qui ajoute "Nous avons été surpris de constater que l'obésité augmentait le risque de mortalité seulement avant la ménopause et nous ignorons encore par quel mécanisme".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Asco

L'alimentation des futures mères influencerait les gènes de l'enfant !
Jeudi, 12/06/2014 - 09:30

On savait déjà que l’alimentation des femmes enceintes jouait un rôle déterminant dans la santé de l’enfant. Mais une nouvelle étude montre que le régime alimentaire des futures mères avant la conception a également une influence sur l'expression des gènes de l'enfant à naître.

Les chercheurs du London School of Hygiene & Tropical Medicine ont réalisé des prélèvements sanguins sur 167 femmes enceintes vivant dans une région rurale de la Gambie afin d’évaluer les concentrations de différents éléments nutritifs. Plusieurs mois plus tard, ils ont prélevé du sang et des follicules pileux de leurs nourrissons (âgés de 2 à 8 mois).

Les résultats de l’expérience ont confirmé que l’alimentation des futures mères a exercé une influence sur l’expression des gènes chez leurs enfants, notamment à travers le processus de méthylation, qui agit pour bloquer durablement certains gènes jouant un rôle déterminant dans la différenciation des cellules et le développement embryonnaire.

Une autre étude, sur des souris cette fois-ci, a même démontré que l’alimentation d’une femelle peut changer la couleur des poils de ses portées par modification de la méthylation de l’ADN.

"Nos recherches montrent que le mécanisme de la méthylation peut être perturbé par des carences nutritives et que cela peut mener à des maladies", explique Andrew Prentice, coauteur de l’étude, qui ajoute "Notre but ultime est de définir une alimentation optimale pour les futures mères afin de les prévenir contre des anomalies dans le processus de méthylation".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Une nouvelle molécule efficace contre la rougeole
Lundi, 09/06/2014 - 13:05

Le Professeur Richard Plemper, de l'Institut de sciences biomédicales de l'Université de l'Etat de Géorgie (sud-est) ainsi que des chercheurs de l'Institut Emory et du Paul-Ehrlich Institute en Allemagne ont mis au point un antivirus expérimental qui s'est avéré très efficace contre un virus proche de celui de la rougeole et pourrait à l'avenir contribuer, avec la vaccination, à l'éradication de cette infection responsable de dizaines de milliers de morts par an.

Malgré des progrès réalisés contre  la rougeole dans le monde, cette maladie très contagieuse fait encore quelque 150.000 décès chaque année depuis 2007, expliquent les auteurs de cette étude. En outre, on observe une résurgence du virus responsable de cette infection, le morbillivirus, dans des pays européens où la maladie était considérée comme contenue, un phénomène dû à un taux de vaccination insuffisant.

Le nouvel antivirus appelé ERDRP-0519l bloque la multiplication du virus de la maladie de Carré, qui touche notamment les chiens, chez des furets infectés. Ce virus est très similaire à celui responsable de la rougeole chez les humains. L'antiviral, administré oralement à ces animaux, a permis de réduire fortement leur charge virale et d'empêcher leur mort, expliquent les chercheurs. Tous les furets traités ont survécu à l'infection qui leur est souvent fatale et ont guéri. De plus, ils ont développé une forte immunité au virus.

L'étude précise toutefois que ce nouveau médicament ne pourra en aucun cas remplacer la vaccination qui reste la meilleure méthode de prévention contre cette maladie contagieuse.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Translational Medicine

Les lipides agissent-ils dans le cerveau comme une drogue dure ?
Lundi, 09/06/2014 - 12:53

Des chercheurs du CNRS dirigés par Serge Luquet (CNRS/université Paris-Diderot) ont montré pour la première fois que les triglycérides, des graisses fournies surtout par l'alimentation, pourraient agir dans notre cerveau, directement sur le circuit de la récompense, comme le font les drogues.

Ces chercheurs ont essayé de savoir pourquoi on trouve dans le cerveau, au cœur du circuit de la récompense, une enzyme capable de décomposer les triglycérides, alors que le cerveau ne consomme que du glucose ?

Pour résoudre ce problème, les scientifiques ont simulé chez des rongeurs l'action d'un bon repas en leur injectant directement vers le cerveau de faibles quantités de lipides. Ils ont alors observé qu'une perfusion de triglycérides dans le cerveau diminue la motivation de l'animal à actionner un levier pour obtenir une friandise. Quant à son activité physique, elle diminue de moitié.

Dans cette situation, on observe que l'animal  choisit une consommation de nourriture riche nettement supérieure à la moyenne. Enfin, selon les auteurs de cette étude, les souris soumises à de fortes et longues expositions aux triglycérides diminuent leur activité locomotrice tout en continuant à être attirées par les sucres. Toutes les conditions sont alors réunies pour l'installation d'une obésité…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

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