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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 49
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 14 Mai 1999
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Egalement dans ce numéro
TIC
Alliance Microsoft-AT&T pour le contrôle de l'Internet par câble
Microsoft : service internet sans fil pour utilisateurs portables
US West sort son Webphone
Accéder aux applications de l'entreprise via un simple logiciel de navigation du Net
Intel veut piloter Internet à la voix
Le W3C prône l'accès à Internet pour tous
La sous-traitance du courrier électronique intéresse aussi les grandes entreprises
Les japonais préparent la maison du futur
Des ordinateurs dans les montres d'ici quinze ans
Les portables en passe d'être doublés par les PC de poche
Des dangers de la "monoculture" informatique
Le réfrigérateur du futur fait les courses et surfe sur Internet
Des films piratés circulent sur le Net
Matière
Et si le pétrole était inépuisable ?
Espace
E.T. sur votre PC !
Quand les lasers propulseront les fusées
Vivant
Une découverte capitale pour combattre les bactéries
Des protéines pour mieux transporter la vitamine C dans le corps
Des bactéries des abysses aux propriétés thérapeutiques
La mortalité cardio-vasculaire recule dans le monde
La NASA téléinfirmière
Découverte sur les capacités mathématiques du cerveau
Homme
Les technologies de l'information, moteur de l'économie américaine
Le capital-risque français en forme
Recherche
Ma voiture prend l'air !
Téléportation : plus tout à fait un rêve !
Vers l'homme bionique
Edito
Edito : Cancer et maladies cardio-vasculaires : une régression historique



La mortalité due aux maladies cardio-vasculaires a diminué dans le monde, selon les résultats de l'étude internationale MONICA, coordonnée par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans vingt-et-un pays de quatre continents. L'étude est la plus vaste et la plus longue étude dans le monde de surveillance de l'évolution épidémiologique des maladies cardio-vasculaires. Lancée au début des années 80, elle montre une baisse de mortalité moyenne par infarctus de 2,5 % par an chez les personnes âgées de 35 à 64 ans, durant dix années de surveillance, ce qui correspond à une baisse de mortalité de 20 à 30 %. Mais le fait le plus remarquable révélé par cette étude est la chute globale de mortalité due aux maladies cardio-vasculaires qui serait due à la diminution du nombre d'infarctus plus qu'à l'amélioration de la survie des patients frappés d'attaques cardiaques. Cette baisse globale de mortalité est en effet pour les deux tiers due à la diminution du nombre de cas d'infarctus et pour un tiers liée au fait que les malades atteints en meurent moins. Cette étude confirme les résultats d'une autre étude antérieure, qui portait uniquement sur les USA, et montrait elle aussi une diminution de 30 % du taux de mortalité des américains atteints de maladie coronarienne entre 1987 et 1994. S'agissant du cancer, l'autre principale cause de mortalité dans les pays développés, il n'existe pas d'étude comparable au niveau mondial mais une récente étude américaine montre que les cas de cancer et la mortalité due à cette maladie ont diminué aux Etats-Unis de 1990 à 1996. Au cours de cette période, les nouveaux cas de cancer ont diminué en moyenne de 2 % par an pour l'ensemble de la population (4 % pour les hommes et stabilité pour les femmes). Parmi les dix cancers les plus souvent diagnostiqués, une baisse a été enregistrée pour la leucémie, le cancer du côlon et du rectum, de la vessie, de la bouche, du pharynx et de la prostate et celui du poumon chez l'homme. Bien qu'il faille rester très prudent dans l'interprétation de ces résultats, il semble cependant qu'on assiste pour la première fois à une diminution tendancielle régulière et globale, non seulement de la mortalité par cancer et maladies cardio-vasculaires, mais aussi de l'apparition de nouveaux cas de ces deux grands fléaux de l'Humanité. Personne ne peut prévoir si ces tendances très encourageantes vont se confirmer au cours des prochaines décennies, et nous devons nous garder de tout triomphalisme prématuré, mais l'évolution déjà constatée constitue en elle-même un phénomène remarquable car elle ne peut s'expliquer uniquement par les progrès de la médecine en matière de détection et de traitements. Il semble en effet que la diminution des nouveaux cas de cancers et de maladies cardio-vasculaires soit également due pour une part importante, bien que difficile à évaluer, à de profonds changements de comportements en matière d'hygiène de vie et d'alimentation. Quels que soient les progrès futurs de la médecine, nous savons à présent que la prévention et la lutte contre ces deux fléaux devront passer de plus en plus par l'adoption dès la petite enfance de certaines règles de vie simples mais susceptibles de réduire très sensiblement les risques d'apparition de ces maladies. Cette prévention généralisée sera d'autant plus efficace qu'elle permettra à la société de réduire de manière considérable le terrible coût humain, économique et financier de ces maladies.

René Trégouët

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Alliance Microsoft-AT&T pour le contrôle de l'Internet par câble
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

La presse américaine accorde une large place à l'accord signé par Microsoft et AT&T pour accélérer le déploiement de services réticulaires sur le câble. L'investissement de 5 milliards de dollars réalisé par le géant du logiciel dans le câblopérateur prépare déjà l'ère de l'après-PC, et parie sur le câble comme support unique et intégré du téléphone, de la télévision devenue interactive, et des services de commerce électronique. Pourtant il n'est pas certain que ce partenariat non exclusif, qui garantit qu'AT&T distribuera 10 millions de boîtiers numériques fonctionnant sous Windows CE, assure à Microsoft dans les domaines de l'internet et des réseaux numériques la même domination incontestée que celle acquise par la firme de Redmond dans le logiciel pour PC. A cet égard le NYT souligne que Windows CE ne rencontre pour l'instant que peu d'intérêt de la part des grands constructeurs de mobiles qui sont appelés à devenir des acteurs essentiels de l'internet sans fil. Malgré les énormes investissements d'infrastructure qui restent nécessaires pour rendre techniquement possible l'ère du câble interactif, les deux industriels envisagent la conduite d'expériences pilotes dans trois villes américaines dès l'an prochain.

brève @RT Flash

Microsoft : service internet sans fil pour utilisateurs portables
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Microsoft va lancer un service internet sans fil conçu pour fonctionner avec les ordinateurs de poche, téléphones mobiles et messagers électroniques interactifs. Ce service sera disponible plus tard dans l'année, en conjonction avec le réaménagement important prévu pour le service en ligne MSN. Les utilisateurs auront accès aux fonctions les plus populaires comme le courrier électronique et le carnet d'adresses de Hotmail, l'actualité et les informations sportives et météorologiques de MSNBC, le service d'informations boursières et de calendrier. Microsoft prévoit d'offrir plus tard un service de commerce électronique. Dans le même secteur, Microsoft et l'opérateur de téléphonie mobile Nextel Communications se sont associés pour fournir un service internet sans fil aux 3,15 millions d'utilisateurs de téléphones Nextel, à partir de MSN. Microsoft s'est engagé à investir 600 millions de dollars dans Nextel, pour soutenir ses efforts dans le déploiement et le développement de services internet sans fil.

brève @RT Flash

US West sort son Webphone
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

New-York Times/10/05/99

http://search.nytimes.com/books/search/bin/fastweb?

US West vient d'annoncer la commercialisation au cours du 3ème trimestre 1999 d'un téléphone hybride appelé "Web Phone" qui permettra d'accéder à Internet sans utiliser de PC, dans les quatorze Etats que le réseau de la compagnie couvre. Le téléphone, fabriqué par Alcatel SA, possédera un écran pour visualiser les e-mails ainsi que les pages du Web, et coûtera environ 400 dollars. Cidco Inc. avait déjà développé un "Smart Phone" permettant de lire les e-mails mais ne permettant pas l'accès à la totalité du Web. US West affirme par ailleurs que le nouveau téléphone pourra supporter un accès Internet et un appel téléphonique classique simultanément dès que le client utilisera une technologie avancée de téléphonie appelée "digital subscriber line". Mais la compagnie précise que les abonnés pourront utiliser les lignes téléphoniques classiques pour un coût de communication équivalent à celui d'un appel normal.

brève @RT Flash

Accéder aux applications de l'entreprise via un simple logiciel de navigation du Net
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Internet est bel et bien en train de devenir l'environnement informatique unifié de l'entreprise. Une nouvelle preuve en sera donnée dans quelques jours, lorsque Sun Microsystems rendra effective la commercialisation d'un logiciel, baptisé i-Planet, déjà utilisé en interne par 10.000 salariés de la firme californienne. i-Planet permet tout simplement d'accéder à n'importe quelle application d'entreprise existante développée dans les environnements classiques (Windows, Windows NT, NetWare, mais également Solaris ou MVS d'IBM). Il suffit pour cela de disposer d'un simple logiciel de navigation du Net, et bien sûr de i-Planet qui se charge d'afficher les données nécessaires -issues des applications traditionnelles de l'entreprise- dans les applications intranet nouvellement développées. i-planet est surtout appréciable lorsque l'on se trouve éloigné de son entreprise et que l'on ne se connecte pas au système d'information de l'entreprise avec son ordinateur de bureau habituel : Sun assure économiser 10 millions de dollars par an en communications téléphoniques longues distances et en coûts d'exploitation des applications classiques. Mais si Sun sait habilement profiter de la position de force que lui procure le fait d'être à l'origine de Java (le nouveau logiciel i-Planet sera commercialisé par la nouvelle structure commune mise en place par AOL et Netscape pour diffuser Java dans l'entreprise), la firme de Palo Alto, dans la Silicon Valley, ne manquera pas de concurrents. Tous les grands éditeurs de logiciels comme Microsoft, Oracle, Novell ou Lotus préparent -ou ont déjà présenté- des solutions équivalentes, dont on espère que les entreprises pourront les faire, éventuellement, harmonieusement cohabiter dans des intranets, voire des extranets hétérogènes. Sinon, ce n'est pas la peine de choisir Java de préférence à tout autre environnement propriétaire existant.

Les Echos http://www.lesechos.fr/silval/

Intel veut piloter Internet à la voix
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Intel s'associe au spécialiste de la reconnaissance vocale Lernout & Hauspie pour créer une interface utilisant des commandes vocales pour naviguer sur Internet. Bien décidé à s'imposer dans le domaine des technologies Internet, Intel va travailler avec la société Lernout & Hauspie pour mettre au point un système de commandes vocales permettant de surfer sur Internet et plus particulièrement de faire du commerce électronique. "Une interface vocale offrira aux gens un moyen naturel et intuitif d'obtenir des informations sur Internet depuis leur PC ou leur téléphone mobile", explique Ron Whittier, Vice Président d'Intel. Cet accord survient quelque semaines seulement après qu'Intel a investi 30 millions de dollars (180 millions de francs) dans Lernout & Hauspie. Selon les analystes, les systèmes de commandes vocales devraient se développer avec la poussée du commerce électronique. Le cabinet Forrester Research croit que le marché du commerce électronique pour les Etats-Unis et l'Europe pèsera 271 milliards de dollars en 2001.

Network News/7/05/99 http://www.vnunet.fr/NN/index.htm

Le W3C prône l'accès à Internet pour tous
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Le World Wide Web Consortium (W3C) a lancé mercredi dernier la Web Accessibility Initiative (WAI), mission visant à favoriser l'accès des personnes handicapées au Web. De nombreux principes et de nombreuses resources sont référencés sur le site de cette organisation chargé de favoriser le développement de standards sur Internet. La WAI propose cinq champs de travail : technologie, directives, outils, éducation et incitation, recherche et développement. Les créateurs de pages Web sont ainsi invités à vérifier que l'ensemble des technologies utilisées sur leur site sont compatibles avec des logiciels adaptés aux non-voyants.

http://www.w3.org/WAI/

La sous-traitance du courrier électronique intéresse aussi les grandes entreprises
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

De plus en plus, les entreprises petites et moyennes, qui sous-traitent le développement et la gestion de leur site web à des partenaires extérieurs et ont tendance également à confier à d'autres la gestion de leur courrier électronique, dont l'usage explose et qu'elles ont du mal à maîtriser. Ainsi, le Gartner Group estime que la moitié des entreprises auront choisi cette approche d'ici deux ans. Ce qui est plus récent, c'est que les grandes entreprises commencent, à leur tour, à recourir au même procédé. Même si elles administrent elles-mêmes leur site. La technologie évolue si vite que les logiciels ont tendance à devenir rapidement obsolètes et surtout, paradoxalement, c'est l'usage -stratégique- du email qui les pousse dans cette direction. Car le courrier électronique doit être opérationnel 24 heures sur 24, à la fois en termes fiabilité et pour accéder aux archives. Ce qui implique des configurations informatiques sophistiquées, donc coûteuses, conçues autour de la notion de la tolérance de panne. C'est pourquoi des sociétés comme United Messaging ont tendance à se développer rapidement. L'originalité de son service ne réside pas dans le logiciel de messagerie lui-même (au contraire, elle supporte les logiciels les plus répandus sur le marché comme ceux de Netscape, Microsoft, Sun ou Lotus), mais dans sa gestion. United peut supporter jusqu'à 200.000 boîtes électroniques ouvertes simultanément dans une même entreprise et elle propose non seulement une disponibilité permanente du service, mais également son intégration avec les autres applications de l'entreprise

Les Echos http://www.lesechos.fr/silval/

Les japonais préparent la maison du futur
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Quel est mon taux de glucose ce matin ? Au Japon, les heureux propriétaires de la maison du futur pourront bientôt répondre à ces questions en appuyant sur un simple bouton. Les grandes compagnies d'électronique préparent en effet la mise en réseau interactif des habitations japonaises qui pourront ainsi accéder directement à une multitude de services externes via l'Internet mais aussi réagir de manière "intelligente". Le géant nippon Matsushita travaille notamment sur le projet HII (Home Information Infrastructure) dont les premiers modèles seront disponibles sur le marché en 2003 pour un surcoût qui ne devrait pas excéder 5% par rapport à une maison traditionnelle. Dans ces maisons du futur l'informatique combiné à l'internet procureront aux occupants un haut niveau de confort et de sécurité. Détectant en permanence la présence humaine, l'ordinateur contrôlera l'éclairage et le chauffage dans chaque pièce mais pourra aussi prévenir la police ou les pompiers en cas d'intrusion ou d'incendie. Enfin les toilettes seront équipées d'un mini-laboratoire d'analyse médicale permettant la surveillance des principaux indicateurs biologiques.

brève @RT Flash

Des ordinateurs dans les montres d'ici quinze ans
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Les analystes prévoient que les ordinateurs vont devenir si miniaturisés et si répandus qu'ils interviendront à tous les niveaux de la vie quotidienne. Learnout & Hauspie, par exemple, assure que des ordinateurs activés par la voix pourront être placés dans les montres d'ici 2015. Quant à Bill Gates, il a rappelé récemment que l'interface avec les caméras numériques deviendrait bientôt une fonction standard des PC, permettant, entre autres, d'utiliser des téléphone-Internet peu coûteux qui feront apparaître l'image de la personne qui parle. Et certains experts estiment qu'il faudra environ 10 ans pour que l'on pilote son ordinateur essentiellement par la voix.

Les Echos/7/05/99 http://www.lesechos.fr/silval/

Les portables en passe d'être doublés par les PC de poche
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Une étude menée par Mobile Insight prévoit que d'ici trois ans, le marché des appareils mobiles de poche dépassera les ventes mondiales des PC portables. Selon David Hayden, analyste spécialisé sur le marché des mobiles : "Le marché des appareils mobiles va connaître une croissance exponentielle dans les prochaines années, avec des ventes mondiales dépassant les 25 millions d'unités d'ici la fin 2002 ". Les analystes de Mobile Insight (www.mobileinsights.com) insistent sur le rôle prédominant des HPC (Handheld PC) dans ce changement. Toutefois, l'étude ne se limite pas aux HPC, mais englobe tous les ordinateurs de poche permettant des communications de données : les Palm, les PC de poche sous Windows CE ou EPOC, les téléphones intelligents, les pagers, etc.

ZDNet http://www.zdnet.fr/cgi-bin/a_

Des dangers de la "monoculture" informatique
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

La presse américaine s'est empressée de cataloguer Melissa comme la pire agression contre Internet. Mais seuls les ordinateurs utilisant une certaine combinaison de logiciels Microsoft couraient un véritable danger : sauf s'il utilisait à la fois Windows, Word 97 et le logiciel de courrier électronique Outlook, l'utilisateur n'avait rien à craindre et pouvait s'interroger tranquillement sur les raisons d'une telle effervescence. En biologie, un environnement dans lequel un seul et unique organisme se reproduit est dénommé "monoculture". C'est parce que les ordinateurs utilisent de plus en plus souvent la même combinaison de logiciels Microsoft que le problème posé par Melissa a pris une telle ampleur. Du point de vue du virus, tous ces ordinateurs sont "biologiquement" identiques, ils appartiennent à la même espèce. Tant qu'il continue à passer d'hôte en hôte, le virus prospère et continue de se répandre. Pour s'arrêter, il doit impérativement se retrouver sur un hôte non compatible, c'est-à-dire ne possédant pas les logiciels Microsoft requis. Dans le cas du macrovirus Melissa, le plus consternant n' est pas qu'il ait échappé à tout contrôle, mais tout simplement qu'il puisse exister. Comment se fait-il qu'un document de traitement de texte puisse prélever une copie de votre carnet d'adresses et envoyer des doubles de lui-même sous votre propre nom sans même que vous en soyez averti ? Qui a décidé de créer ces nouvelles fonctions et autres commandes transversales sans songer un instant à la sécurité ? Nous devrions savoir gré au créateur de Melissa d'être simplement enquiquinant, et non franchement mal intentionné. Pour ne pas être accusé d'attaquer gratuitement Microsoft, je m'empresse de reconnaître qu'un environnement exclusivement Macintosh ou Unix serait presque aussi vulnérable à ce type d'agression qu'un univers tout Windows si les virus Mac et Unix connaissaient un développement similaire. Mais il faut voir la réalité en face : aujourd'hui, Microsoft règne en maître sur un nombre croissant d'écosystèmes numériques. L'inexorable avancée d'une seule et même plate-forme, intégrant de plus en plus de "fonctions" interconnectées, marginalise, exclut et finit par tuer les concurrents présents dans sa niche écologique, donnant naissance à ces mêmes monocultures qui rendent les logiciels si vulnérables aux infiltrations. La propagation de Melissa ne doit pas nous étonner. Considérons-la plutôt comme une bienveillante mise en garde.

Courrier International http://www.courrierint.com/aujour/alaune3.htm

Le réfrigérateur du futur fait les courses et surfe sur Internet
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Le réfrigérateur du futur doit pouvoir faire les courses, élaborer un menu et surfer sur le réseau Internet : telle est la conviction du groupe suédois d'électroménager Electrolux qui a présenté un prototype qui pourrait être commercialisé d'ici trois ans. Le "Screenfridge" utilise les dernières innovations issues des technologies de l'information et peut séduire une population active de plus en plus connectée au réseau mondial, a dit Bruno Vendroux, directeur général pour la France. Il a ajouté que 10 millions de Français devraient avoir un accès à Internet dans les cinq ans contre 2,0 millions aujourd'hui. "L'objectif est de rendre la vie plus simple non seulement dans la cuisine mais dans toute la maison", a souligné Tom Wells, responsable de la communication pour l'Europe de l'ouest. L'appareil est doté d'un lecteur de code-barres permettant de savoir précisément ce qu'il contient en temps réel. Les informations sur les fruits et légumes frais doivent toutefois être entrées dans le système manuellement. Dès qu'un produit est proche de sa date-limite de consommation ou proche de la rupture, le "Screenfridge" l'ajoute à une liste de courses. L'utilisateur peut alors envoyer directement sa commande à un service sur Internet et être livré à domicile ou bien choisir d'y aller lui-même.. "Il existe déjà des supermarchés (aux Etats-Unis) qui acceptent des listes de courses par Internet et qui préparent la commande qui peut être livrée ou récupérée par le client", a expliqué Tony Evans, responsable du projet. Le réfrigérateur-ordinateur peut aussi proposer des menus en fonction des produits qui restent et de la date-limite. Il peut être consulté à distance pour savoir quoi acheter pour préparer par exemple le repas du soir, selon Tom Wells. L'utilisateur peut par ailleurs, grâce à un écran tactile, consulter des recettes sur Internet. Le "Screenfridge" propose aussi la télévision et la radio ainsi une fonction de télésurveillance, quatre caméras pouvant lui être être adjoints. En outre, une mini-caméra installée au-dessus de l'écran permet aux membres d'une famille de laisser des messages remplaçant les notes autocollantes laissées en général sur le réfrigérateur.

Des films piratés circulent sur le Net
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Les boss de Hollywood n'en dorment plus. Au lieu d'aller au cinéma voir les derniers films sortis, certains étudiants préfèrent rester dans leurs dortoirs universitaires pour les visualiser sur leurs ordinateurs. Après l'industrie musicale, c'est au tour de celle du cinéma de frémir, de voir ses produits à l'affiche dans les salles, compressés en format MPEG et piratés sur le Net. Des étudiants utilisent les accès à haut débit et de grande qualité proposés dans leurs écoles, pour télécharger des films entiers en 20 minutes de temps. "C'est très cool, je m'assois dans le confort de ma chambre pour regarder sur mon ordinateur un nouveau film, sans être obligé d'aller au cinéma et de dépenser 7,50 dollars", raconte un étudiant de l'université de Californie. Les jeunes malins dénichent les films par un intermédiaire employé dans les studios des majors, lorsqu'ils ne font pas une copie vidéo avec l'aide d'un projectionniste de cinéma. Numérisée, la vidéo est alors transférée dans un fichier, avant d'être enregistrée dans un ordinateur. On peut même retrouver les films sur certains forums. "Nous poursuivrons ceux qui volent les films et les transmettent illégalement par l'intermédiaire de l'Internet", a averti Jack Valenti, président de l'association du film des Etats-Unis (MPAA). Pour l'instant le seul sursis obtenu par les patrons de Hollywood, c'est la piètre qualité des transmissions qui incite les cinéphiles à continuer de remplir les salles de cinéma. Mais jusqu'à quand ?

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Matière
Matière et Energie
Et si le pétrole était inépuisable ?
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Il se passe des choses étranges sur le champ de pétrole Eugene Island 330, dans le golfe du Mexique. Découvert en 1973, il a d'abord fourni jusqu'à 15 000 barils par jour, puis la production est descendue à 4 000 barils en 1989. Mais, mystérieusement, la situation s'est renversée. Exploité par la PennzEnergy, de Houston, le gisement d'Eugene Island produit maintenant 13 000 barils par jour. Les réserves atteindraient 400 millions de barils, au lieu des 60 estimées naguère. Mieux : d'après les chercheurs, ce brut ne date pas de la même époque géologique que celui qui en sortait il y a dix ans. D'où cette théorie révolutionnaire : Eugene Island se remplit vite, peut-être à partir d'une source située à plusieurs kilomètres sous terre. Le pétrole ne serait donc pas aussi rare qu'on le prétend. "Ça m'a vraiment estomaquée", raconte Jean Whelan, géochimiste à la WoodsHole Oceanographic Institution (Massachusetts). Mais les géologues s'expliquent mal pourquoi les réserves du Proche-Orient, le principal gisement, ont plus que doublé ces vingt dernières années, malgré un demi-siècle d'exploitation intensive et le peu de nouvelles nappes découvertes. Il faudrait un sacré tas de cadavres de dinosaures et de végétaux préhistoriques pour expliquer les quelque 660 milliards de barils que renferme cette partie du monde, souligne Norman Hyne, professeur à l'université de Tulsa (Oklahoma). Pour les géologues, ces éruptions proviennent de simples fissures dans des gisements peu profonds, mais ils n'en sont pas sûrs. Comme ces suintements se produisent souvent dans les eaux profondes, et non pas au niveau du plateau continental, plus proche de la surface, Jean Whelan se demande s'ils ne sont pas liés à une source souterraine plus éloignée. Cet été, un mini sous-marin affrété par l'université d'Etat de Louisiane essaiera de placer des instruments sur les orifices par lesquels s'échappe le pétrole à proximité d 'Eugene Island. Jean Whelan espère ainsi évaluer à quelle la vitesse le champ de pétrole refait le plein. "Nous devons savoir si c'est une question d'années ou de millénaires."

Courrier International http://www.courrierint.com/aujour/alaune3.htm

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Espace
Espace et Cosmologie
E.T. sur votre PC !
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Wired/8/05/99

http://www.wired.com/news/news/technology/story/19557.html

A partir du 17 mai prochain, le SETI Institute, un organisme indépendant spécialisé dans l'écoute de l'univers à la recherche d'une présence extraterrestre, proposera sur son site une version bêta de son logiciel SETI@home. Le but du projet du SETI Institute est de mettre à contribution plusieurs centaines de milliers de bénévoles à travers le monde. Ces derniers traiteront les masses de données enregistrées par le SETI via son radiotélescope d'Arecibo, à Porto Rico. Une fois installé sur un PC, SETI@home fonctionnera en tâche de fond, téléchargeant les données sur le site du SETI puis en effectuant une lecture, à la recherche de tout son inhabituel. Quatre cent mille internautes se sont déjà pré-inscrits auprès du SETI, ce qui autorise Dan Werthimer, le responsable du projet, à déclarer à Wired News que ce réseau "constituera le plus puissant des superordinateurs au monde, cent fois plus puissant que la plus performante de nos machines". Pour donner une idée de l'immensité de la tâche à effectuer, Werthimer compare le travail du SETI à "tourner le sélecteur d'une radio FM, à la différence qu'il s'agit d'écouter quelque milliards de canaux en même temps". Pourtant, la collaboration de 500 000 ordinateurs personnels devrait, selon lui, suffire pour traiter les données stockées dans les deux ans à venir.

brève @RT Flash




Quand les lasers propulseront les fusées
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Lors de la conférence sur les systèmes avancés de propulsion spatiale de la NASA, des chercheurs de l'institut polytechnique de Rensselaer, dans l'Etat de New York, ont présenté le Lightcraft (vaisseau de lumière), une maquette d'engin spatial propulsé par un faisceau laser installé à terre. Lors d'expériences menées à l'aide d'un laser de 40 kW de l'armée américaine, ils sont parvenus à soulever de 30 mètres leur maquette en moins de trois secondes. Explication : le faisceau porte l'air à plusieurs milliers de degrés, provoquant son expulsion brutale dans des tuyères de l'engin, orientées vers le sol. Un tel système pourrait permettre de réduire la quantité de carburant nécessaire au décollage des fusées.

Le Monde http://www.lemonde.fr/nvtechno/techno/veille/veil0512.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Une découverte capitale pour combattre les bactéries
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Science/7/05/99

http://intl.sciencemag.org/cgi/content/abstract/284/5416/967

Des chercheurs américains ont identifié un mécanisme génétique qui permet de neutraliser le pouvoir infectieux des bactéries comme la salmonelle et pourrait déboucher sur une nouvelle génération de vaccins et d'antibiotiques. Au cours de travaux sur la salmonelle, l'équipe du docteur Michael Mahan, de l'université de Californie, a découvert un gène qui commande la production de toute une série d'autres gènes qui donnent à la bactérie son caractère virulent et toxique. En mettant ce gène baptisé Dam (pour DNA adenine methylase) hors d'état de nuire, les scientifiques ont constaté que la bactérie de la salmonelle perdait l'essentiel de son caractère toxique sur les souris qu'elle avait infectées. Ces résultats "ont deux conséquences importantes", a souligné M. Mahan. D'une part, "ces bactéries ont perdu totalement leur capacité à causer des maladies. D'autre part, ces bactéries inoffensives agissent comme un vaccin en stimulant les défenses immunitaires pour protéger l'organisme contre d'éventuelles autres infections", a-t-il ajouté. Comme ce gène Dam est commun à toute une variété de pathogènes, les chercheurs estiment que leurs travaux pourraient permettre de traiter une quarantaine d'autres infections. "Nous estimons que ceci pourrait avoir un effet considérable en matière de traitement des maladies infectieuses", a indiqué le docteur Mahan. Outre la salmonelle, les bactéries à l'origine du choléra, de la peste, ou de la dysenterie contiennent toutes ce même gène Dam. La découverte de ce gène devrait également permettre, à terme, de neutraliser la nouvelle génération de bactéries résistantes à tous les antibiotiques connus.

brève @RT Flash

Des protéines pour mieux transporter la vitamine C dans le corps
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

La vitamine C, ou acide ascorbique, est essentielle à l'activité de nombreuses enzymes de l'organisme, mais la façon dont elle parvient aux bons endroits du corps est moins connue, souligne la revue. Matthias Hediger (Harvard Medical School, Boston, Massachusetts) et ses collègue ont isolé et caractérisé, dans des tissus prélevés sur des rats, deux protéines "transporteurs" de la vitamine C, le "SVCT1" et le "SVCT2", qui l'importent à l'intérieur des cellules. Le premier vecteur (SVCT1) se trouve principalement dans la muqueuse du petit intestin, du foie et des reins servant au métabolisme de la vitamine, de l'absorption et à l'élimination, tandis que le second se trouve essentiellement dans des tissus spécialisés du cerveau, des yeux (rétine) et d'autres organes comme la rate, le pancréas, les glandes gastriques. Ces résultats montrent que ces deux transporteurs jouent un rôle central dans l'absorption et l'accumulation de la vitamine C dans de nombreux tissus, notent les chercheurs. Reste à étudier comment ces vecteurs pourraient intervenir sur les propriétés protectrices de la vitamine contre les détériorations provoquées par l'oxydation, le "stress oxydatif" dans le jargon des spécialistes. La vitamine C, qui se trouve dans les aliments (fruits, légumes), a des propriétés détoxifiantes, facilite l'absorption du fer et protège de l'oxydation les vitamines A, E et D. L'oxydation, en dehors de l'organisme, provoque les phénomènes de rouille et fait rancir les graisses telles que le beurre.

AFP/6/05:99 http://www.actualinfo.com/

Des bactéries des abysses aux propriétés thérapeutiques
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Des bactéries, découvertes il y a 20 ans à 2.500 mètres de profondeur en mer, pourraient permettre de soigner les maladies cardiovasculaires, les cancers, tumeurs et même le Sida, selon des études menées depuis cinq ans par l'Institut Français de Recherche pour l'exploitation de la Mer (IFREMER) et le groupe agroalimentaire breton Even. Les résultats de ces travaux, protégés par un brevet, viennent d'être présentés à Brest. Mises en évidence sur des sources d'eau chaude à 350 degrés sur les arêtes volcaniques notamment au large des Galapagos, ces bactéries, les polysaccharides ou "polymères de sucre", ont d'abord été étudiées afin de trouver des applications dans l'industrie agroalimentaire et en cosmétologie. Les chercheurs avaient notamment mis en évidence leurs propriétés gélifiantes et d'agents de texture. Forts de ces premiers succès, ils ont sélectionné deux des bactéries pour fabriquer les "exopolysaccharides", des assemblages de molécules de sucre aux propriétés anti-coagulantes, anti-tumorales et anti-virales qui pourraient aider un jour à soigner le cancer du sein, l'hémophilie, les allergies et même le SIDA, selon les chercheurs.

Science&Avenir http://www.sciences-et-avenir.com/afp/sea.htm

La mortalité cardio-vasculaire recule dans le monde
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

La mortalité due aux maladies cardio-vasculaires a diminué dans le monde, selon les résultats de l'étude internationale MONICA, coordonnée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) dans vingt-et-un pays de quatre continents. L'étude, publiée par la revue médicale britannique The Lancet, est la plus vaste et la plus longue étude dans le monde de surveillance de l'évolution épidémiologique des maladies cardiovasculaires. Lancée au début des années 80, elle a permis d'analyser 166.000 cas d'infarctus du coeur. Le résultat global montre une baisse de mortalité par infarctus en moyenne de 2,7% par an chez les hommes et de 2,1% chez les femmes, âgés de 35 à 64 ans, durant dix années de surveillance. "Cela correspond à une baisse de mortalité de 20% à 30% en dix ans", a précisé à l'AFP le Pr Philippe Amouyel, de l'Institut Pasteur à Lille), un des cinq auteurs de l'étude avec le Pr Hugh Tunstall-Pedoe (Université de Dundee, Royaume-Uni).Les chercheurs ont analysé la fréquence des infarctus du myocarde parmi les 7,2 millions de personnes suivies ainsi que leur survie. Fait frappant, selon les médecins: la chute globale de mortalité due aux maladies cardio-vasculaires, dont l'infarctus est un marqueur représentatif, est davantage imputable à la diminution du nombre de cas d'infarctus qu'à l'amélioration de la survie des patients frappés d'attaques cardiaques. Cette baisse globale de mortalité est en effet pour les deux-tiers due à la diminution du nombre de cas d'infarctus et pour un tiers lié au fait que les malades atteints en meurent moins. "Le taux de mortalité par maladie coronarienne varie fortement d'un pays à l'autre et au sein d'un même pays", commente le Dr Joseph Alpert (Tucson, Arizona). Il baisse du nord au sud dans au moins deux pays d'Europe, dont la France est le meilleur exemple, écrit-il en évoquant le "French Paradox". "Toulouse a des taux de maladies coronariennes comparables à ceux de l'Espagne et Lille à ceux de la Belgique", indique le Pr Amouyel, pour qui le "French paradox" est un "vieux concept dépassé". Les baisses de cas les plus fréquentes ont concerné les pays de l'Europe du Nord où la fréquence des maladies cardio-vasculaires est aussi la plus élevée. L'amélioration des conditions de vie, avec une prévention renforcée, et les progrès de la prise en charge des patients au cours des dernières années semblent contribuer à cette diminution de fréquence.

AFP/7/05/99 http://www.actualinfo.com/

La NASA téléinfirmière
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Le centre de bioinformatique de la NASA devait faire mardi 4 mai la démonstration d'un système de télémédecine avancé préfigurant les systèmes qui, au delà des applications terrestres, pourraient être mis en oeuvre pour aider à réaliser des diagnostics ou des interventions sur les membres d'un équipage oeuvrant dans l'espace. Durant cette démonstration, des médecins travaillant dans 5 laboratoires répartis dans tous les Etats-Unis devaient utiliser des images scanées en 3 dimensions de coeurs, de crânes et autres organes ou parties du corps, traitées par un logiciel développé par la NASA et transportées par un réseau haut débit, pour discuter entre eux des diagnostics à formuler et des procédures à appliquer sur des patients virtuels. Des spécialistes collaborant ensemble depuis des régions variées du Globe pourraient ainsi répéter une opération en réalité virtuelle pour mettre en place une procédure qui pourrait être ensuite communiquée à un astronaute praticien, ou même à un robot, qui réaliserait l'opération dans l'espace. Des images crées par ordinateur pourraient être projetées sur le corps du patient pour aider à l'opération.

Etats-Unis Espace /7/05:99

http://www.france-science.org/usa-espace

Découverte sur les capacités mathématiques du cerveau
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Des chercheurs français et américains ont produit les premiers indices solides montrant comment le cerveau procède, par deux modes de pensées distincts, pour calculer par approximation ou établir des sommes exactes. L'étude, dirigée par le Dr Stanislas Dehaene, spécialiste de la recherche sur les bases cérébrales de fonctions intellectuelles comme le langage ou le calcul à l'INSERM (Orsay, région parisienne), et le Dr Elizabeth Spelke, psychologue du MIT (Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, Etats-Unis), a porté sur des sujets bilingues. Elle confirme la théorie des capacités mathématiques basées sur deux modes de pensée, mais localise également ces activités dans deux parties différentes du cerveau. Ces travaux, devraient contribuer à élaborer des méthodes d'enseignement nouvelles pour les enfants éprouvant des difficultés en arithmétique. Grâce aux techniques d'imagerie, l'équipe du Dr Dehaene a traqué les régions du cerveau impliquées. Le calcul exact implique le lobe frontal gauche, connu pour son rôle dans l'association des mots. L'estimation mathématique, révèle l'étude, fait intervenir les lobes pariétaux droit et gauche, responsables des représentations visuelles et spatiales et du contrôle des doigts, dont se servent les enfants pour apprendre à compter. Développer le sens ou l'intuition des nombres, qui permet d'évaluer rapidement des quantités ou des ordres de grandeurs, serait plus important pour la compréhension des mathématiques par les mathématiciens en herbe que d'insister sur les opérations exactes avec les tables de multiplication apprise par coeur. "Ces résultats ne peuvent pas être utilisés pour détecter si un enfant est doué ou non pour les mathématiques", prévient le Dr Dehaene. Ils pourraient, en revanche, aider les enfants qui ont des difficultés de langage à utiliser cette capacité d'approximation dans la vie courante, selon le chercheur.

AFP/7/05/99

http://www.actualinfo.com/

http://www.liberation.com/quotidien/semaine/990511marzc.html

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Les technologies de l'information, moteur de l'économie américaine
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Washington Post/7/05/99

http://search.washingtonpost.com/wp-srv/WPlate/1999-05/07/192l-050799-idx.html

Dans un discours très remarqué à Chicago, Alan Greenspan, directeur de la Banque Centrale Américaine, a déclaré que l'évolution rapide et inattendue de la technologie était la cause principale des performances économiques "phénoménales" du pays, qui allient de façon surprenante forte croissance, faible taux de chômage, faible inflation, hauts profits pour les entreprises et capitalisations boursières démesurées. Pour Greenspan, ces performances ne reflètent pas les signes d'une phase expansionniste cyclique, mais sont bel et bien les conséquences d'un changement radical du paysage économique, marqué notamment par un nombre croissant d'innovations technologiques de rupture dans le domaine des technologies de l'information. Ces nouvelles technologies de l'information entraînent des gains de productivité considérables et bouleversent de fond en comble les circuits habituels de l'économie.

brève @RT Flash

Le capital-risque français en forme
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Le capital-risque se porte mieux en France. Les opérations auraient augmenté de 80 % en 1998 permettant à quelque 111 start-up françaises de haute technologie (contre 50 l'an dernier) de réunir 675 millions de francs, selon une étude du "business angel" Chausson Finance publiée mardi. A noter que 50 % des financements concernent les logiciels et les télécoms, le commerce électronique et les services Internet ne représentant que 10 % de l'investissement. Ce secteur serait cependant promis à une "forte croissance", selon Christophe Chausson. En terme de répartition par stade de développement, le capital de démarrage pèse pour moins de 10 % du total des investissements. "Les initiatives liées à la création de fonds d'amorçage (comme celui de l'INRIA) décidées en fin d'année devrait contribuer à développer ce type de financement au premier semestre", estime toutefois Christophe Chausson. En moyenne les dix sociétés de capital-risque les plus actives ont effectué 12 investissements chacune pour une enveloppe totale de 56 millions de francs (soit moins de 5 millions par investissement). L'indicateur mis au point par Chausson ne prend en compte que les investissements de plus de 500 KF.

Les News http://www.lesnews.net/

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Ma voiture prend l'air !
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Oubliez, le GPL ou l'électricité... car la voiture du troisième millénaire fonctionnera à l'air ! ", claironne Carlos Ordonez lorsqu'on l'interroge sur les carburants de demain. Voilà maintenant huit ans que ce professeur de physique à l'université du Texas du Nord (Denton, Etats-Unis), travaille sur ce projet paraissant totalement fou. Le système est simple. L'engin, baptisé CoolCar, fonctionne avec de l'azote liquide converti en gaz par la simple chaleur de l'air ambiant. Alors, l'azote devenu gazeux actionne un moteur à air qui propulse l'automobile. Pour le moment, le prototype existant atteint une vitesse maximale de 70 km/h. Son réservoir de 180 litres ne lui permet de parcourir qu'une trentaine de kilomètres. Malgré ces résultats, les industriels américains de l'automobile semblent très intéressés par cette innovation techno-écologique. " Les fabricants de voitures savent qu'entre deux véhicules, le public préférera acheter celui qui respecte le plus l'environnement. Dans ce domaine, notre voiture à azote a un avantage sur ses concurrents. Ses émissions de gaz, même multipliées par plusieurs millions, restent inoffensives. N'oublions pas que l'atmosphère est composée à 78 % d'azote ", explique Carlos Ordonez. Autre avantage, le cycle de production de carburant beaucoup moins polluant que d'autres : les usines fabriqueront l'azote liquide directement avec l'air ambiant. Quant à la concurrence de la voiture électrique, le chercheur texan n'est pas inquiet pour au moins deux raisons. D'une part, les nuisances dues aux batteries au plomb mettent la voiture électrique hors course. D'autre part, il ne faudra que quelques minutes pour faire le plein du véhicule à air alors que de nombreuses heures sont nécessaires pour recharger les batteries électriques. Mais Carlos Ordonez ne compte pas en rester là. A la demande d'industriels, il s'est lancé dans la conception d'un engin pouvant atteindre 200 km/h et parcourir 400 kilomètres avec un seul plein. " Si nous arrivons à relever ce challenge alors notre véhicule pourra être commercialisé dès 2003. Le premier modèle devrait coûter dans les 90 000 F ", confie-t-il.

Science&Avenir http://www.sciences-et-avenir.com/techno/art3.html

Téléportation : plus tout à fait un rêve !
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Wired/7/05/99

http://www.wired.com/news/news/technology/story/19551.html

La téléportation pourrait trouver, d'ici 20 ans, ses premières applications dans les ordinateurs et la cryptographie quantiques. Les physiciens peuvent déjà déplacer des choses par téléportation, telles qu'un faisceau de lumière ou la rotation angulaire des noyaux atomiques. Mais les chercheurs avertissent que les recherches sur la téléportation en sont encore à leurs balbutiements. Pourtant Raymond Laflamme, un scientifique du Laboratoire National de Los Alamos, est persuadé que dans un délai de 20 ans la téléportation pourra être suffisamment maîtrisée pour être utilisée dans des ordinateurs quantiques et dans des systèmes de codage rigoureusement inviolables. "L'aspect mystérieux de la téléportation d'un quantum réside dans le fait que l'information peut se déplacer d'un endroit A à un endroit B sans se déplacer dans l'espace entre A et au B. Jusque récemment, une telle possibilité était considérée comme impossible par les scientifiques car elle violait le principe d'incertitude de la mécanique quantique". "Il y a déjà un prototype d'ordinateur quantique à Los Alamos et il est capable d'envoyer l'information jusqu'à une distance de 48 kilomètres" souligne Laflamme qui précise toutefois avec humour : "ce n'est pas demain qu'on pourra se téléporter pour aller dîner à New-York, si tant est que la téléportation humaine soit un jour possible".

Brève @RT Flash

Vers l'homme bionique
Samedi, 15/05/1999 - 00:00

Il y a tout juste un an, une machine a été branchée par le Dr Philip Kennedy sur le cerveau de John, un américain de 52 ans entièrement paralysé par une l'hémorragie cérébrale. "Tout ce que nous cherchons à faire est d'aider des malades qui ne peuvent plus communiquer avec le monde extérieur à le faire par l'intermédiaire d'un ordinateur", explique modestement ce neurologue natif d'Irlande et âgé de 51 ans, qui reçoit dans la banlieue d'Atlanta. Il est l'inventeur du système qui a assuré à John le don, jusque-là magique, de télépathie: la capacité d'agir sur les choses par le seul exercice de la pensée. Le principe est d'une grande simplicité: "Toute activité psychique a une base physique", explique patiemment le médecin. Elle se traduit dans le cerveau par des décharges électriques émises par les neurones. Toute action - un geste de la main, par exemple - commence par une décharge qui provoque une réaction en chaîne des neurones du cortex moteur et envoie un signal le long des réseaux nerveux, comme sur des lignes téléphoniques, jusqu'aux muscles qui doivent être mis en mouvement. Dans certains cas - suite à un accident de la moelle épinière ou à une dégénérescence du système nerveux, "les lignes sont coupées entre le cerveau et les muscles. Tout ce que nous faisons, c'est en quelque sorte de placer des écoutes à l'intérieur même du cerveau. Nous captons les signaux qu'il émet. Et nous les transmettons, en les interprétant, à l'ordinateur. Nous rétablissons la communication". Le Dr Kennedy a conçu un implant qui permettrait de "mettre le cerveau sur écoute". Cette "électrode neurotrophique" est un cône de la taille de la pointe d'un stylo-bille. Ce cône peut enregistrer la présence d'un courant électrique de faible impédance. Dans les trois mois suivant l'implantation de cette électrode dans le cerveau, les cellules nerveuses qui l'entourent se lient par des dendrites au tissu qui s'est reconstitué dans le cône de verre, y créant, explique Philip Kennedy, "une sorte de minicerveau". Du coup, l'implant est stable et "sent" automatiquement les décharges des neurones avoisinants. Les filaments d'or sont reliés à un amplificateur-réémetteur miniaturisé logé dans la boîte crânienne et alimenté par induction. Les signaux captés et amplifiés sont transmis à l'ordinateur (sur le principe d'une télécommande de télé), qui "traduit" les "ordres" donnés par le malade quand il pense à tel ou tel mouvement. Le neurochirurgien Roy Bakay, de l'université Emory d'Atlanta, a implanté deux de ces électrodes dans le cerveau de John en mars 1998, après qu'il se fut porté volontaire. Trois mois après l'implantation, John a pu apprendre à "contrôler sa pensée". C'est-à-dire à maîtriser l'intensité des décharges électriques dans la zone implantée. Puis il a pu se mettre à la tâche difficile de manipuler un curseur dont les mouvements obéissent aux impulsions qu'il donne en "pensant". "John pense à faire un geste, ses neurones envoient une décharge, nous la captons et l'envoyons à l'émetteur-récepteur, qui à son tour active l'ordinateur", dit Kennedy, qui avoue ne pas savoir exactement comment John parvient à contrôler les signaux de son cerveau. "Nous avons placé la souris de l'ordinateur dans le cerveau du malade", a résumé le Pr Bakay quand il a annoncé le succès de l'expérience. L'ordinateur est devenu une prothèse du cerveau. "La preuve a été faite qu'il est possible de communiquer et d'agir par la seule pensée", assure Philip Kennedy. "Je pense que, d'ici à trois à cinq ans, nous pouvons avoir un système assez performant pour permettre aux malades de vraiment utiliser un ordinateur et d'agir sur leur environnement" - par exemple en surfant sur l'Internet, en envoyant des messages électroniques, mais aussi en contrôlant les interrupteurs de lumière ou de télévision, leur chaise roulante, etc. "D'ici à dix ans, nous devrions pouvoir utiliser cette technologie pour donner à ces malades le contrôle de stimulateurs musculaires", ajoute-t-il. C'est-à-dire permettre à des paralysés de retrouver l'usage de leurs membres, dont les muscles seraient mis en mouvement par les signaux envoyés par leur cerveau et retransmis par l'ordinateur via des électrodes.

Libération/11/05/99

http://www.liberation.com/quotidien/semaine/990511marza.html

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