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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 725
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 22 Novembre 2013
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'Internet est en train d'absorber la télévision aux États-Unis
La santé mobile va bouleverser la prise en charge des maladies chroniques
Avenir
Un robot européen autonome en 2017 pour intervenir en cas de catastrophe
Matière
Vers un nouveau mode de production d'hydrogène ?
Terre
L'activité solaire n'a pas un impact majeur sur le changement climatique
Le réchauffement climatique aurait un impact direct sur l'activité d'El Nino
La lutte contre le changement climatique passe aussi par une mutation de l'agriculture
Vivant
Le sport pendant la grossesse aurait une influence positive sur le développement cérébral de l'enfant
Quand de redoutables germes combattent les douleurs réfractaires !
La stimulation cérébrale transcrânienne pourrait soulager certaines formes d'autisme
Psychose parkinsonienne : un nouveau médicament prometteur
Les bases génétiques de certains troubles psychiatriques se précisent
Un nouveau type d'anticorps pour vaincre le Sida
Un riz génétiquement modifié pour lutter contre la diarrhée
Cancer de la prostate : vers un nouveau test pour éviter les traitements inutiles
Le laser : nouvel outil contre les maladies neurodégénératives ?
Cerveau : une bonne vision aide à mieux récupérer l'audition !
Edito
Le cerveau : prochaine télécommande universelle ?



Contrôler et commander un dispositif électronique ou informatique par la pensée relevait il y a encore cinq ans de la science-fiction mais plusieurs avancées technologiques récentes ont montré que cette perspective était non seulement faisable mais sans doute réalisable dans un futur proche.

Il y a quatre ans, en juillet 2009, un singe arrivait pour la première fois à contrôler uniquement par son cerveau un bras mécanique lui permettant de se nourrir. Cette prouesse était obtenue grâce à l’implantation d’une puce électronique directement implantée dans le cerveau de l'animal. Baptisé BrainGate, ce composant a été mis au point à l'Université Brown, aux États-Unis et il est capable de transmettre à un bras robotisé les différents signaux électriques provenant des neurones et correspondant à des ordres de mouvements.

En mai 2012, une nouvelle étape a été franchie puisque ce système d’interface cerveau-machine a été expérimenté pour la première fois sur un être humain. Dans cette expérience, une femme paralysée depuis plus de 15 ans est parvenue, grâce à ce type de dispositif regroupant 96 électrodes implantées dans le cortex (entre-temps amélioré grâce aux nouveaux algorithmes du neuroscientifique John Donoghue), à se saisir d’un thermos de café et à le boire à  l’aide d’une paille.

Si la tâche effectuée peut sembler simple pour une personne normale, il en va tout autrement pour une personne paralysée. C’est pourquoi cette expérience a eu un grand retentissement au sein de la communauté scientifique en montrant qu’il était bel et bien possible pour un être humain de commander uniquement par la pensée un enchaînement de gestes (Voir article Brown University et Nature).

Bien sûr, un long chemin reste à accomplir avant qu’un tel système puisse se banaliser et être proposé à l’ensemble des personnes souffrant de différents types de handicap. Il faudra notamment mettre au point un système non invasif, ne nécessitant pas l’implantation d’électrodes à l’intérieur du crâne et pouvant en outre communiquer sans fil de manière très fiable.

Bien que les mouvements permis par ce dispositif soient encore assez lents et maladroits, on mesure mieux le chemin parcouru quand on sait qu’en 2006, ce système permettait péniblement de faire bouger un curseur sur un écran d’ordinateur !

Parallèlement à ces recherches, une autre équipe de recherche américaine travaillant au sein de l'Université technique de Caroline du Nord, aux Etats-Unis, a testé pour la première fois avec succès, en octobre 2011, un implant, fixé dans le cerveau de plusieurs singes, qui permet à ces animaux de mouvoir un bras virtuel et de sentir des objets virtuels également (Voir article Nature).

Les singes ont progressivement appris à maîtriser l’utilisation de cet implant, fixé dans la partie contrôlant le mouvement de leur cortex, pour contrôler leur bras virtuel exclusivement par la pensée, et sentir ainsi la texture des objets qu'ils touchent, à travers des signaux électriques envoyés dans leur cerveau. Cette expérience vise notamment à concevoir un exosquelette qui pourrait permettre à des personnes totalement ou partiellement paralysées, de recouvrir l’usage de leurs membres en commandant ceux-ci directement par la pensée.

Comme le précise Miguel Nicolelis, qui dirige ces recherches à l’Université Duke, "Avec ce type de système, les patients pourront utiliser leur cerveau pour contrôler leurs mouvements, mais ils pourront aussi récupérer les sensations de leurs jambes, de leurs bras, de leurs mains. Pour montrer au grand public la faisabilité de ce genre de dispositif, nous essayons d’ailleurs de mettre au point une démonstration de notre prochain prototype qui serait présentée à l’occasion de la Coupe du monde de football 2014. Quand l'équipe brésilienne s'avancera sur le terrain, nous espérons que les joueurs seront accompagnés par deux adolescents tétraplégiques équipés de notre exosquelette".

En janvier 2012, le constructeur électronique chinois Haier avait pour sa part créé l’événement en présentant à l’occasion du célèbre « Consumer Electronics Show » de Las Vegas un prototype de télécommande permettant de changer de chaîne de télévision par la pensée ! (Voir You Tube). Bien qu’encore un peu lent et imparfait, ce système qui repose sur un casque sensoriel baptisé « Brain Wave », avait déjà fait forte impression et Haier s’est donné moins de cinq ans pour commercialiser les premières télécommandes cérébrales fiables pour téléviseur.

En avril 2013 (Voir Phys.org), des chercheurs de l'Université du Minnesota dirigés par le professeur He Bin, sont allés encore plus loin et ont mis au point un dispositif permettant de télécommander par la pensée de petits hélicoptères virtuels.

Ce système est d’autant plus remarquable qu'il ne nécessite plus l’implantation d’électrodes à l’intérieur du crâne et peut être intégré dans un simple casque porté par l’utilisateur. Dans sa configuration actuelle, il permet déjà d’atteindre un taux de réussite de 85 % dans l'épreuve qui consiste à faire évoluer l'hélicoptère virtuel à travers une succession d'anneaux.

Selon le professeur He Bin, « C'est en effet la première fois qu'une interface non-invasive de ce type permet la commande et la simulation d'un mouvement complexe dans un espace à trois dimensions et ce type de commande mentale va dans un futur proche changer la vie de nombreux malades souffrant de différents types de handicaps ».

Une autre avancée remarquable a été accomplie en août 2013 quand des chercheurs de l’Université d’Harvard ont présenté une nouvelle interface qui permet de contrôler les animaux par la pensée (Voir Extreme Tech).

Dans cette expérience fascinante, les scientifiques ont montré pour la première fois qu’il était possible de maîtriser la communication cerveau-machine dans les deux sens. L’expérimentateur humain a en effet réussi à transmettre ses instructions par la pensée à une machine et celle-ci est parvenue à son tour à interpréter la commande formulée par le cerveau humain et à la transmettre jusqu’au cerveau d’un rat, grâce à un faisceau d’ultrasons focalisés de haute intensité. C’est ainsi que l’expérimentateur a réussi, dans 94 % des cas, à déclencher par sa seule pensée les mouvements de la queue d’un rat ! S’appuyant sur ce premier succès, les chercheurs travaillent à présent sur l’interprétation et la transmission de pensées beaucoup plus complexes entre l’homme et l’animal.

Enfin, il y a quelques semaines, ces chercheurs ont franchi une nouvelle étape et sont parvenus à apprendre à des singes à contrôler le mouvement des deux bras sur un avatar en utilisant simplement leur activité cérébrale (Voir les articles Science Mag et Duke Health et nicolelis lab).

Pour permettre aux singes de contrôler ces deux bras virtuels, les chercheurs ont mobilisé près de 500 neurones – un record à ce jour - provenant de plusieurs régions des deux hémisphères cérébraux.

Après avoir analysé l’activité électrique produite par ce groupe de neurones, les chercheurs ont réussi à programmer l’interface informatique de manière à permettre aux bras virtuels d'être actionnés de la manière la plus précise possible.

Ensuite, il a suffi, si l’on peut dire, d’apprendre aux singes à diriger de plus en plus finement les bras de l’avatar, ce qui s’est fait en deux temps : d’abord en se servant de classiques manettes de jeu, ensuite en recourant uniquement à la pensée.

Comme cela était prévisible, au fil des années, les singes n’ont cessé d’améliorer leurs performances, ce qui s’est notamment traduit par une réorganisation structurelle et fonctionnelle de leur cerveau et par l’activation de nouveaux réseaux de neurones, ce qui confirme l’extraordinaire plasticité de cet organe. Mais le plus étonnant est que ces singes ont fini par considérer leurs bras virtuels comme leurs véritables membres et qu’ils les ont complètement intégrés dans la représentation mentale qu’ils se faisaient de leur corps. Au terme de cette extraordinaire expérimentation, on peut donc véritablement dire qu’il y a eu, selon la formule célèbre du grand neurobiologiste Antonio Damasio, « Une inscription corporelle de l’esprit ». 

L’ensemble de ces recherches et de ces avancées scientifiques montre que la « télécommande cérébrale » est à présent devenue un enjeu technologique et industriel majeur et sera sans doute une réalité avant la fin de cette décennie.

Plus largement, les interfaces et systèmes homme-machine directement pilotés par la pensée ont également profité des progrès récents de la neuronique. Il y a deux mois, des chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich ont par exemple annoncé qu’ils avaient mis au point une puce informatique capable d’imiter le cerveau humain et de reproduire certaines de ses capacités cognitives.

Cette "puce neuromorphique" a été développée dans le cadre du grand projet européen "Human Brain", qui vise à s'approcher du fonctionnement réel du cerveau humain de manière à franchir une nouvelle étape vers l’intelligence artificielle.

Comme le souligne Giacomo Indiveri, l'un des chercheurs dirigeant ces recherches, "Nous savions déjà comment configurer un système électronique pour le faire réagir en fonction de son environnement, mais nous ne savions pas comment ce même mécanisme fonctionnait dans un cerveau humain".

Ce nouveau type de composant électronique pourrait donc faire d’une pierre deux coups : d’une part, il devrait permettre de concevoir des androïdes beaucoup plus autonomes et capables de prendre des décisions pertinentes lorsqu’ils doivent faire face à des situations nouvelles.

Mais d’autre part, ces neuropuces devraient également accélérer la mise au point d’interfaces et de commandes cerveau-machine et permettre aux ordinateurs de devenir beaucoup plus intelligents en reproduisant et en utilisant certains processus cognitifs spécifiquement humains (Voir article University of Zurich).

Ces avancées théoriques et technologiques vont évidemment avoir des conséquences considérables sur le plan médical et social en permettant à des centaines de millions de personnes dans le monde, dont l’autonomie a été très altérée par la maladie, l’âge ou un accident, de retrouver un confort et une qualité de vie sinon normaux, du moins bien supérieurs à tout ce qu’on aurait pu imaginer il y a encore quelques années. Cette « autonomie augmentée » passera par de multiples outils et combinaisons technologiques : exosquelettes, neuroprothèses, membres robotisés, pilotage cérébral de robots autonomes…

Mais les conséquences éthiques et philosophiques de ces vertigineuses avancées scientifiques ne seront pas moins importantes. En effet, avec le développement et la généralisation, dans un futur pas si lointain, de ces dispositifs de commande cérébrale et de ces systèmes bioniques et neuroniques, des frontières ontologiques et conceptuelles longtemps considérées comme intangibles vont s’estomper : la séparation entre le naturel et l’artificiel, l’esprit et la matière, l’animé et l’inanimé va devoir être repensée !

Quant à notre intelligence, notre perception du monde et notre capacité d’action sur notre environnement, elles vont profondément se transformer et devenir intrinsèquement collectives, collaboratives et interactives. À côté des individus apparaîtront des milliards d’entités intelligentes et cognitives protéiformes, associant de manière irréversible hommes et machines, pour le meilleur et pour le pire…

Il nous appartiendra, face à cette prodigieuse évolution technologique, de veiller à ce que nous ne perdions pas notre âme, ni notre humanité en entrant dans cette nouvelle ère, porteuse d’immenses promesses mais aussi d’immenses interrogations.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
L'Internet est en train d'absorber la télévision aux États-Unis
Mardi, 19/11/2013 - 11:35

Le Web serait-il en train de phagocyter la télévision aux États-Unis ? Peut-être, si l'on en croit les derniers chiffres concernant le taux d'équipement des ménages américains en téléviseurs, terminaux numériques et accès au Net.

Selon le cabinet Nielsen, le taux d'équipement des ménages américains a baissé pour la première fois en 2012 depuis 20 ans, passant de 116 millions à 114,7 millions de foyers équipés.

Pendant ce temps, le nombre d'internautes américains ne cesse de grimper et dépasserait en 2012 les 250 millions, soit 83 % de la population totale. Quant au nombre d'Américains disposant d'un accès à l'Internet haut débit, il a été multiplié par quatre au cours des 10 dernières années, passant de 25 millions à 100 millions, ce qui correspond à plus des trois quarts des foyers américains.

Selon Nielsen, cette double évolution traduit l'absorption de la télévision par l'Internet, un phénomène qui semble être confirmé par la résiliation croissante des contrats d'abonnement au câble (150 000 résiliations en moyenne par trimestre depuis 2010).

Autre hypothèse émise par Nielsen, les consommateurs américains, notamment les jeunes de moins de 30 ans, sont habitués à la gratuité sur le Web et ne veulent plus payer pour consommer des programmes et des images vidéo qu'ils peuvent souvent récupérer et visionner gratuitement, avec une bonne qualité technique, via le Web.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nielsen

La santé mobile va bouleverser la prise en charge des maladies chroniques
Mardi, 19/11/2013 - 11:29

Une étude intitulée "Les technologies mobiles de télémédecine vont-elles transformer la santé" vient d'être publiée dans le Journal de l'association médicale américaine (JAMA).

Cette étude très intéressante souligne que, contrairement à l'opinion initiale des professionnels de santé, le rapide développement des technologies mobiles de télémédecine et de télésanté va profondément transformer la prise en charge des maladies chroniques tout en renforçant les relations personnelles d'écoute et de confiance entre le médecin et ses malades.

Selon ce rapport, le fait que le médecin puisse disposer en temps réel de l'ensemble des paramètres biologiques et physiologiques de son patient et communiquer en retour avec lui à tout moment va recentrer la pratique de l'activité médicales sur l'écoute et l'échange relationnel entre médecin et malade.

Ce rapport souligne également qu'aux États-Unis, on estime qu'environ le tiers des visites chez le médecin et le quart des admissions dans les services d'urgence sont liés à la prise en charge de malades souffrant d'infections aiguës. Les seules infections respiratoires d'origine virale représenteraient par exemple un coût global de 40 milliards de dollars par an, soit 350 $ par foyer américain !

Or, sur l'immense territoire américain où l'offre de soins est très inégalement répartie, les technologies mobiles de télémédecine et de télésanté peuvent permettre dans un grand nombre de cas, en utilisant un simple Smartphone équipé de certaines applications spécifiques, d'établir un diagnostic fiable à distance et de suivre également à distance l'évolution des patients souffrant de ce type d'infection.

Cette télémédecine mobile devrait également permettre un bien meilleur suivi de l'ensemble des maladies chroniques dont souffrent plus de la moitié des Américains et qui restent très insuffisamment prises en charge par le système de santé aux États-Unis. L'étude souligne par exemple que moins de la moitié des Américains souffrant d'hypertension font aujourd'hui l'objet d'un suivi médical et d'un traitement régulier. Or, un simple Smartphone couplé à un brassard électronique permet à présent une surveillance à distance permanente fiable et efficace des paramètres cardio-vasculaires du patient.

L'étude souligne enfin que cette télémédecine mobile va modifier globalement non seulement le fonctionnement du système de santé dans son ensemble mais également la conception que la société se fait de la santé et du bien-être.

Selon ce travail, la généralisation et la banalisation de ces technologies de télémédecine mobile pourraient permettre, sous réserve d'un encadrement réglementaire approprié et d'une prise en compte des considérations éthiques, de résoudre une sorte de "quadrature du cercle" en maîtrisant globalement les dépenses de santé sur le plan collectif et social, tout en proposant aux patients une médecine plus performante et surtout plus personnalisée.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JAMA

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un robot européen autonome en 2017 pour intervenir en cas de catastrophe
Jeudi, 21/11/2013 - 14:21

L'Europe vient de lancer le projet "Walk-Man" qui regroupe cinq partenaires répartis dans quatre pays (Italie, Allemagne, Belgique et Suisse) et vise à concevoir un robot qui pourrait évoluer de manière beaucoup plus autonome dans des situations de catastrophe.

Comme le souligne Nikos Tsagarakis, de l’Instituto Italiano di Tecnologia, qui coordonne ce projet, "la catastrophe de Fukushima a montré qu'il était urgent de disposer de robots beaucoup plus fiables pouvant intervenir immédiatement après une catastrophe de grande ampleur pour assister les secouristes et les remplacer dans les tâches les plus dangereuses".

Au-delà de cet objectif, il s'agit d'arriver à concevoir avant la fin de la décennie des robots humanoïdes capables de se déplacer sur des terrains très accidentés et surtout de réaliser des tâches complexes et de s'adapter à un environnement changeant et imprévisible.

Le défi technologique, mathématique et informatique, est d'envergure car cette nouvelle génération de robots devra à la fois disposer d'une autonomie et d'une puissance suffisantes mais également d'une grande sensibilité et d'une grande dextérité lui permettant d'exécuter des tâches délicates.

Ces androïdes devront également franchir un saut cognitif en sachant accomplir des tâches jusqu'à présent réservées aux humains, comme la conduite d'un véhicule à moteur ou encore l'extraction d'une victime prise au piège sous les décombres après un séisme.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Walk Man

IIT

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Matière
Matière et Energie
Vers un nouveau mode de production d'hydrogène ?
Mardi, 19/11/2013 - 20:55

Des scientifiques de l'Institut Max Planck (Conversion Chimique de l'Energie) de Mülheim (Rhénanie du Nord-Westphalie) et de l'Université de la Ruhr à Bochum (RUB - Rhénanie du Nord-Westphalie), en collaboration avec des  chercheurs du Laboratoire de chimie et biologie des métaux (laboratoire conjoint entre le Commissariat à l'énergie atomique, l'Université de Grenoble-1 et le CNRS), ont réussi à produire des hydrogénases à fer semi-synthétiques, ce qui pourrait ouvrir la voie vers une production massive et propre d'hydrogène.

Depuis plusieurs années, les chercheurs tentent d'utiliser cette famille d'enzymes capables de produire du dihydrogène à partir d'une photosynthèse artificielle. Mais jusqu'à présent, les synthèses de ces enzymes n'avaient pas donné de résultats exploitables au niveau industriel.

Pour parvenir à ce résultat, les scientifiques ont ajouté une étape biologique supplémentaire qui permet à la molécule hôte d'intégrer et d'activer spontanément dans sa structure de protéine, la réaction biochimique indispensable à la production de cette enzyme de synthèse. L'analyse spectroscopique finale a montré que les enzymes synthétiques ainsi obtenues ne pouvaient pas être distinguées des enzymes naturelles.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'activité solaire n'a pas un impact majeur sur le changement climatique
Jeudi, 21/11/2013 - 07:49

Voici une étude qui ne fera sans doute pas plaisir aux climatosceptiques qui mettent en avant depuis des années l'hypothèse, jamais démontrée scientifiquement, selon laquelle l'activité solaire jouerait un rôle dominant dans l'évolution du climat de la Terre alors que les activités humaines n'interviendraient qu'à la marge.

Selon cette hypothèse, l'activité solaire réchaufferait la Terre à la fois de manière directe, grâce à la chaleur reçue du soleil et de manière indirecte, par l'intermédiaire du rayonnement cosmique.

Toujours selon cette hypothèse, les rayons cosmiques joueraient un rôle déterminant dans le refroidissement de la Terre : lorsque l'activité solaire est plus faible, ils provoqueraient une formation accrue de nuages qui renverraient dans l'Espace une part plus importante du rayonnement émis par le soleil. À l'inverse, en période de forte activité solaire, la production de nuages serait diminuée, ce qui entraînerait une hausse moyenne de la température à la surface de la Terre.

Pour tester cette hypothèse, des scientifiques dirigés par les professeurs Terry Slogan, de l'Université de Lancaster et Arnold Wolfendale, de l'Université de Durham, ont analysé l'impact des fluctuations d'activité du soleil et des variations du rayonnement cosmique sur l'évolution du climat et des températures moyennes sur Terre.

Ces chercheurs ont notamment comparé le niveau de rayonnement cosmique entrant dans l'atmosphère terrestre avec l'évolution des températures relevées à la surface de la Terre depuis 1955.

Le résultat de cette étude est très intéressant et montre une faible corrélation entre les fluctuations d'intensité du rayonnement cosmique et les cycles de variations thermiques enregistrées sur terre qui se produisent tous les 22 ans.

Dans un premier temps, en analysant l'évolution des fluctuations du rayonnement cosmique à l'aide d'un détecteur de neutrons, les chercheurs ont estimé que l'activité solaire ne pouvait pas être responsable de plus de 14 % du réchauffement climatique observé depuis 1955.

Dans un deuxième temps, en s'appuyant sur leurs précédents travaux mais également sur d'autres études scientifiques réalisées sur le sujet, ces chercheurs en sont finalement arrivés à la conclusion que les fluctuations de l'activité solaire étaient responsables de seulement 10 % au plus du réchauffement climatique et de l'élévation moyenne des températures observées à la surface de la Terre pendant la période considérée.

Cette étude réfute par ailleurs la validité des preuves de nature paléontologique avancées dans la théorie du rayonnement cosmique et s'appuyant sur la mesure des isotopes de carbone et d'oxygène. L'étude souligne notamment que les corrélations établies par cette théorie pour relier les fluctuations d'intensité du rayonnement cosmique avec l'évolution de la couverture nuageuse à basse altitude sont biaisées car cette prétendue corrélation n'est observée que dans certaines régions et non sur l'ensemble de la Planète.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

IOP

IOP

Le réchauffement climatique aurait un impact direct sur l'activité d'El Nino
Mardi, 19/11/2013 - 21:06

Les grands courants marins du Pacifique équatorial jouent un rôle-clé dans l'évolution du climat mondial. C'est notamment le cas du fameux "El Niño", également appelé "Oscillation australe" ou encore "ENSO" (de l'anglais El Niño-Southern Oscillation).

Ce phénomène se traduit notamment par une profonde modification de la circulation atmosphérique dans le Pacifique sud, ce qui entraîne une forte hausse des précipitations en Amérique du Sud, une augmentation du nombre de cyclones dans le Pacifique et des épisodes de sécheresse dans certaines régions, comme l'Australie. Toutefois, on ne sait pas encore très bien à quel point ce phénomène est affecté par le réchauffement climatique global.

En outre, la compréhension du phénomène El Nino est d'autant plus difficile que celui-ci semble obéir à un rythme non linéaire, ce qui rend délicat la prévision de son évolution future.

Mais une équipe de recherche dirigée par Shayne MacGregor a développé une nouvelle approche qui repose principalement sur l'analyse indépendante des différents épisodes d’El-Nino grâce aux reconstructions paléoclimatiques qui sont ensuite comparées à différents modèles climatiques.

Cette nouvelle méthode a permis à ces scientifiques de montrer que les épisodes d'activité d'El Niño ont été plus actifs durant la période 1979-2009 qu'au cours de n'importe quelle autre période trentenaire située entre 1590 et 1880. Selon ce travail, le phénomène El Nino aurait même été plus intense au cours de la période 1979-2009 que pendant n’importe quelle période de 30 ans de ces 600 dernières années.

Selon ces recherches, El Nino s'inscrirait donc dans une vaste boucle rétroactive positive puisque ce phénomène aurait un impact direct et important sur l'évolution du climat mondial mais que ce dernier rétroagirait à son tour sur El Nino en amplifiant son intensité.

Le phénomène El Niño reste largement méconnu. Découvert dans les années 20, il est la traduction locale d'une perturbation dans la circulation atmosphérique générale entre les Pôles et l'Equateur. Sa manifestation déplace les zones de précipitations vers l'est dans l’océan Pacifique et empêche la remontée d'eau froide le long de la côte de l’Amérique du Sud, ce qui perturbe la chaîne alimentaire marine et la pêche.

El Niño peut avoir des conséquences dramatiques pour les écosystèmes concernés. C'est par exemple le cas de l'archipel des Galapagos, en Amérique du Sud. A chaque fois que cet archipel est frappé par ce phénomène, il faut en moyenne 25 ans aux différentes espèces pour retrouver leur équilibre naturel.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Climate of the Past

La lutte contre le changement climatique passe aussi par une mutation de l'agriculture
Vendredi, 15/11/2013 - 17:34

Selon le dernier rapport annuel de l'ONU, un changement des pratiques agricoles pourrait jouer un rôle important dans la lutte contre le réchauffement climatique mondial.

Ce rapport mesure notamment l'écart entre les engagements pris par les principaux pays émetteurs de gaz à effet de serre et les objectifs nécessaires pour contenir le réchauffement de la température mondiale en dessous de 2°.

Le Professeur Joseph Alcamo, principal auteur de ce rapport, souligne que le monde doit réduire ses émissions globales de gaz à effet de serre à 44 gigatonnes d'équivalent-carbone d'ici 2020 pour parvenir à atteindre les objectifs définis à l'occasion du sommet de l'ONU à Cancun en 2010.

Mais même si toutes les promesses et tous les engagements sont tenus dans ce domaine, il restera encore, au niveau mondial, au moins 12 gigatonnes d'émissions excédentaires de gaz à effet de serre à l'horizon 2020. À titre d'exemple, ces 12 gigatonnes représentent environ 55 % du total des émissions de gaz à effet de serre provenant de l'ensemble des centrales électriques de la planète.

Selon cette étude, il serait possible de réduire d'au moins quatre gigatonnes d'équivalent carbone par an les émissions mondiales de gaz à effet de serre provenant des activités agricoles, ce qui représenterait environ un tiers de l'effort supplémentaire de réduction à accomplir. À titre de comparaison, une telle réduction correspond à l'ensemble des émissions annuelles de CO2 de l'Union européenne !

Ce rapport souligne qu'un tel objectif pourrait être obtenu sans révolution agricole ou agronomique majeure mais simplement en pratiquant une agriculture raisonnée et durable, adaptée aux particularités géoclimatiques locales.

Cette étude cite notamment l'exemple de l'Argentine qui a réussi à diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 100 millions de tonnes par an en modifiant ses pratiques agricoles.

L'étude rappelle également que l'objectif des 44 gigatonnes en 2020 (contre 50 gigatonnes en 2010) n'est qu'une première étape nécessaire pour aller vers les 40 gigatonnes en 2025, les 35 gigatonnes en 2030 et atteindre finalement les 22 gigatonnes vers 2050.

Concrètement, il faudrait notamment réduire les émissions de protoxyde d’azote (N2O) liées aux cultures et pâturages, ce qui passe par une diminution de l'utilisation des engrais azotés qui représentent environ la moitié du CO2 d'origine agricole. Il serait également possible de diminuer fortement les émissions de gaz à effet de serre et notamment de méthane provenant de l'élevage, en modifiant l'alimentation des bovins.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BBC

Rapport de l'ONU

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Le sport pendant la grossesse aurait une influence positive sur le développement cérébral de l'enfant
Jeudi, 21/11/2013 - 14:31

Selon une étude de l’Université de Montréal (Canada) présentée il y a quelques jours à l'occasion du Congrès annuel de la Société de Neurosciences, une activité physique régulière adaptée est non seulement bénéfique pour les futures mères mais également pour les enfants à naître.

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont constitué deux groupes de femmes : le premier, composé de six femmes enceintes, a été astreint de pratiquer un exercice physique modéré (deux heures par semaine en moyenne) pendant les quatre premiers mois de grossesse. Le second groupe de femmes n'a pratiqué aucun exercice physique.

Au cours de leurs premières semaines de vie, les enfants de ces femmes ont été soumis à plusieurs examens et notamment des mesures de l'activité cérébrale réalisées grâce à 124 électrodes souples placées sur la tête de chacun des bébés.

Ces investigations ont permis de montrer que le système d’activation cérébrale est plus mature chez les bébés dont la mère a eu une activité physique pendant sa grossesse. Les chercheurs ont notamment observé que les bébés du premier groupe étaient en moyenne plus éveillés que ceux du second groupe et que leurs aires cérébrales liées au langage et à la mémoire semblaient plus actives.

Selon le professeur Ellember qui a dirigé ces travaux, "il s'agit de la première étude clinique humaine qui montre clairement et de manière rigoureuse que l'activité physique des futures mères provoque un effet positif important sur le développement et la maturité cérébrale du fœtus. Il ne faut donc pas hésiter à recommander aux femmes enceintes la pratique d'activités sportives adaptées à leur état, tout en sachant bien sûr que certains sports violents sont formellement déconseillés".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Université de Montréal

Psych Central

Quand de redoutables germes combattent les douleurs réfractaires !
Jeudi, 21/11/2013 - 14:14

Certains germes sont vraiment peu sympathiques. C'est par exemple le cas de la bactérie Clostridium botulinum qui produit la redoutable toxine botulique, un poison violent, capable de bloquer très rapidement la transmission de l'influx nerveux entre les nerfs et les muscles et d'entraîner ainsi la paralysie puis le décès rapide du patient.

Une autre bactérie, Clostridium tetani, est bien connue pour provoquer une autre maladie qui peut également être mortelle, le tétanos. Cette bactérie produit une toxine redoutable qui est capable d'infecter le cerveau et de bloquer la production de certains neurotransmetteurs, ce qui peut également entraîner le décès des patients.

Mais on le sait bien, en biologie et en médecine, de nombreux composant très dangereux peuvent également, lorsqu'ils sont judicieusement utilisés, s'avérer très utiles et ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques contre des pathologies graves.

C'est précisément cette démarche qui a été suivie par une équipe de recherche internationale, regroupant des chercheurs italiens, anglais et australiens. L'objectif de ces scientifiques était de mettre au point de nouveaux traitements contre les douleurs neuropathiques réfractaires et sévères.

Après plusieurs années d'ingénierie biochimique moléculaire, ces chercheurs, dirigés par Bazbek Davletov, sont parvenus à désactiver les propriétés nocives de ces deux toxines puis à les combiner. Ils ont ensuite conféré à cette chimère la capacité de cibler très précisément les neurones, grâce à une nouvelle technique baptisée "agrafage de protéines".

Les premiers essais réalisés chez la souris ont montré que cette toxine synthétique semblait être bien tolérée par les animaux et s'avérait effectivement capable de bloquer l'activité neuronale. En outre, cette toxine recombinée s'est également avérée efficace contre les douleurs inflammatoires provoquées chez ces animaux.

Bien qu'il faille encore expérimenter cette toxine sur l'être humain, ce qui prendra plusieurs années, les chercheurs sont persuadés d'avoir ouvert une nouvelle voie thérapeutique très prometteuse dans la prise en charge des douleurs intenses et résistantes. En effet, contrairement aux antalgiques habituels, une faible quantité de cette toxine pourrait soulager pendant plusieurs mois certains types de douleurs intenses et rebelles et cela, sans effets secondaires notables.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

ACS Publications

La stimulation cérébrale transcrânienne pourrait soulager certaines formes d'autisme
Jeudi, 21/11/2013 - 08:09

Des médecins australiens ont montré pour la première fois les effets bénéfiques de la stimulation transcrânienne magnétique chez des patients autistes.

La stimulation transcrânienne magnétique répétée (rSTM) consiste à placer sur la tête du sujet une bobine émettant un champ magnétique. Au cours d'une séance, les impulsions magnétiques augmentent l'activité des neurones. Cette technique présente l'avantage d'être non-invasive et d'entraîner peu d'effets secondaires.

Les chercheurs australiens ont utilisé une modalité particulière de rSTM qui permet d'agir plus profondément. "Cette technique a été développée récemment," explique Stéphane Billard. "Elle ouvre de nouvelles perspectives car elle permet de stimuler des zones profondes du cerveau qui n'étaient pas accessibles avant".

Vingt-huit autistes adultes ont ainsi reçu des stimulations sur une zone spécifique du lobe frontal, 15 minutes chaque jour durant deux semaines. Le même protocole a été mené chez des volontaires sains. L'état émotionnel et cognitif des participants a été évalué un mois plus tard par questionnaire. "Nous avons été étonnés par les améliorations constatées par les patients qui ont eu moins de troubles dans leurs relations sociales et ont vu également leur anxiété diminuer", souligne Peter Enticott.

Les chercheurs vont à présent essayer de comprendre les mécanismes neurobiologiques responsables de ces améliorations cliniques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Brain Stimulation

Science Direct

Psychose parkinsonienne : un nouveau médicament prometteur
Jeudi, 21/11/2013 - 07:58

Des chercheurs britanniques dirigés par le Professeur Clive Ballard, du King's College de Londres, ont montré que la pimavansérine (ACADIA Pharmaceutical), un nouvel agent non dopaminergique, était efficace contre les symptômes psychotiques dont souffrent environ la moitié des patients atteints de la maladie de Parkinson.

Selon ces travaux, la pimavansérine agit en bloquant les récepteurs 5-HT2A de la sérotonine au niveau du néocortex, ce qui réduit sensiblement les délires et hallucinations visuelles de certains patients.

Actuellement, le seul traitement disponible consiste à admiistrer des antipsychotiques antagonistes de la dopamine comme la clozapine et la quétiapine qui aggravent les symptômes moteurs, accélèrent le déclin cognitif, et augmentent le risque d'AVC.

Cette étude, réalisée en double aveugle contre placebo, a porté sur 199 patients souffrant de psychose parkinsonienne, âgés d'au moins 40 ans. Les participants ont reçu, soit 40 mg par jour de pimavansérine, soit un placebo pendant un mois et demi.

A l'issue de l'étude, 37 % des patients recevant de la pimavansérine ont vu leurs symptomes diminuer, contre 14 % pour ceux qui recevaient un placebo. En outre, aucun effet secondaire important n'a été observé chez les patients recevant la pimavansérine. Dernier point positif : les bénéfices cliniques de la pimavansérine ont été constatés à la fois par les patients, les aidants et des évaluateurs indépendants. A la lumière de ces résultats, les chercheurs proposent que la pimavansérine soit utilisée pour traiter les symptômes psychotiques observés fréquemment dans la maladie d'Alzheimer et les autres démences.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Lancet

NJAMA

Les bases génétiques de certains troubles psychiatriques se précisent
Mardi, 19/11/2013 - 11:20

Un certain nombre de troubles psychiatriques sont classés dans les « synaptopathies », c’est-à-dire les pathologies caractérisées par des dysfonctionnements au niveau des connexions entre synapses. C’est notamment le cas de certains retards mentaux, des schizophrénies et des troubles obsessionnels compulsifs et bipolaires.

Des chercheurs américains du Baylor College of Medecine de Houston au Texas, ont montré que la surexpression d'un gène, le SHANK3, pourrait être à l'origine du déclenchement ou de l'aggravation de certains troubles du comportement.

Ces chercheurs ont notamment montré qu'il était possible de faire disparaitre les troubles maniaques chez la souris surexprimant la protéine Shank3 en utilisant le valproate, une substance connue pour agir sur la régulation des troubles de l’humeur. En revanche, le traitement au lithium ne s'est pas avéré efficace.

Or, il se trouve qu'en psychiatrie, un certain nombre de patients ne répondent pas à ce traitement au lithium et cette piste génétique pourrait peut-être permettre de mieux identifier les patients susceptibles d'être réceptifs à tel ou tel traitement et d'aller vers une prise en charge personnalisée des troubles psychiatriques, en fonction du profil génétique individuel des patients.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Un nouveau type d'anticorps pour vaincre le Sida
Lundi, 18/11/2013 - 21:18

Des chercheurs américains de l'Université d'Harvard et de l'Institut national des allergies et maladies infectieuses, ont testé l'efficacité « d'anticorps puissants » sur des singes préalablement infectés par le virus du sida dans sa version simiesque (SHIV).

Ces recherches ont montré que l'injection de ces anticorps avaient fait disparaître le virus du sang des singes cobayes, jusqu'à ce qu'il soit complètement indétectable, en 3 à 7 jours. Cette action thérapeutique a persisté entre un et trois mois avant que le virus ne réapparaisse. Toutefois, dans 3 cas, le SHIV n'est jamais réapparu pendant les huit mois de l'étude, ce qui est considéré comme très encourageant par les chercheurs.

Selon Dan Barouch, professeur à Harvard Medical School, "l'effet therapeutique de ces anticorps sur ce virus est sans précédent".

Ces anticorps vont à présent être expérimentés chez l'homme et si leur efficacité est confirmée, ils pourraient être administrés en association avec les trithérapies.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

BBC

Un riz génétiquement modifié pour lutter contre la diarrhée
Samedi, 16/11/2013 - 18:57

Chaque année, on estime qu'environ 527 000 enfants de moins de 5 ans dans le monde (Chiffres de l'OMS) décèdent des suites d'une gastro-entérite à rotavirus, une affection qui se traduit par des diarrhées et des vomissements et entraîne une déshydratation rapide de l'organisme.

Heureusement, il existe depuis 2006 deux vaccins efficaces contre le rotavirus mais, parallèlement à cette avancée, des chercheurs japonais de l'Université de Tokyo ont réussi à concevoir un riz transgénique qui produit les anticorps pouvant combattre ce rotavirus. Les premiers essais sur la souris ont montré que l'eau de cuisson de ce riz contenait suffisamment d'anticorps pour réduire sensiblement l'intensité des diarrhées en cas de gastro-entérite virale.

Autre avantage par rapport au vaccin, ce "riz-médicament", d'un coût de production très faible, peut se conserver très facilement et ne nécessite pas de chaîne du froid ni de personnel médical qualifié.

Si des expérimentations sur l'homme confirment ces résultats, ce riz génétiquement modifié pourrait donc constituer une nouvelle arme de choix pour lutter, de manière complémentaire au vaccin, contre les diarrhées d'origine virale dans les pays en voie de développement.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

SciDev

Cancer de la prostate : vers un nouveau test pour éviter les traitements inutiles
Samedi, 16/11/2013 - 18:50

On estime actuellement qu'un cancer de la prostate sur deux est traité inutilement, en l'absence de méthodes de dépistage efficaces. Mais cette situation devrait rapidement changer si l'on en croit la découverte présentée par l'Institut national de recherche sur le cancer à l'occasion de son congrès annuel.

Ce test a été mis au point par la société Myriad Genetics et s'appelle « Prolaris score ». Il repose sur l'analyse de certains gènes impliqués dans le cycle de vie des cellules. En observant le niveau d’activité de ces gènes qui contrôlent la division cellulaire, il est possible de prévoir avec un haut niveau d'exactitude si la tumeur identifiée risque d'évoluer de manière agressive ou non.

Ce nouveau test devrait donc permettre d'identifier plus rapidement les patients qui auront besoin d'un traitement lourd pour freiner leur cancer et ceux qui devront simplement être surveillés.

Ce test prend tout son intérêt quand on sait que les nombreux traitement inutiles des cancers de la prostate peuvent entraîner des effets secondaires importants pour les patients, sans permettre pour autant un gain significatif en termes de guérison et de survie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCRI

Le laser : nouvel outil contre les maladies neurodégénératives ?
Samedi, 16/11/2013 - 18:44

Le laser va-t-il devenir une nouvelle arme pour lutter contre certaines maladies neurodégénératives graves ? Peut-être si l'on en croit de récentes recherches.

Une équipe de scientifiques polonais et suédois est en effet parvenue à localiser les protéines défectueuses impliquées dans l'apparition de certaines maladies neurodégénératives, comme la maladie d'Alzheimer, de Parkinson ou Creutzfeld-Jacob.

Ces scientifiques ont eu l'idée d'utiliser les ressources de la thérapie lumineuse en employant un laser qui leur permet de repérer très facilement les protéines recherchées. Comme le souligne  Piotr Hanczyc, de l'école polytechnique Chalmers, en Suède, "Si nous parvenons à identifier à coup sûr ces protéines et à les éliminer, nous pourrons sans doute guérir à la source ces maladies".

Le grand avantage de cette approche par thérapie lumineuse est de permettre la détection et l'élimination de ces protéines pathogènes sans léser les tissus environnants et sans avoir recours à des moyens lourds, qu'il s'agisse d'interventions chirurgicales ou de substances chimiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Daily Mail

Cerveau : une bonne vision aide à mieux récupérer l'audition !
Vendredi, 15/11/2013 - 14:23

Les implants cochléaires sont des prothèses auditives que l'on place dans l'oreille interne lors d'une intervention chirurgicale. Ces appareils, qui permettent de transformer les sons extérieurs en impulsions électriques qui vont directement stimuler le nerf auditif, ont révolutionné la prise en charge de la surdité : un malentendant capable de reconnaître un mot sur cinq avant implantation parvient, en moyenne, a en reconnaître quatre sur cinq après cette intervention.

Néanmoins, on observe, à surdités égales, de grandes disparités dans le niveau de récupération des patients.

Des chercheurs du Centre de recherche cerveau et cognition (CERCO, CNRS/Université Toulouse III – Paul Sabatier) et de l'hôpital Purpan à Toulouse, viennent de montrer que les capacités spécifiques de plasticité cérébrale du sujet jouaient un rôle important dans le niveau de récupération de l'audition après implantation d'une prothèse de ce type.

En réalisant toute une série de tests et d'examens sur dix patients devenus sourds à l'âge adulte et ayant bénéficié de l'implantation d'une prothèse auditive, les chercheurs ont pu montrer l'existence d'une forte corrélation entre le cortex visuel et le cortex préfrontal qui est associé au langage.

Selon ces travaux, il semble bien qu'il y ait un lien étonnant mais réel entre les capacités des régions du cerveau traitant l'information visuelle et celles des aires chargées plus spécifiquement du traitement des informations sonores.

Cette étude forme l'hypothèse que ce lien pourrait être provoqué par le rôle déterminant de la lecture labiale dans la compréhension de la parole. Dans ce processus, la vision joue en effet un rôle clé dans la compréhension du langage, notamment dans les environnements sonores qui rendent difficiles la distinction des mots.

Ces résultats montrent donc qu'il existe une forte synergie entre vision et audition et que la plasticité cérébrale joue un rôle majeur dans le niveau de récupération auditive des personnes implantées.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Brain

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