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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 656
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 14 Juin 2012
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Egalement dans ce numéro
TIC
Les virus Flame et Stuxnet liés
La télémédecine décolle en France
Pour mieux comprendre l'homme, l'ordinateur doit saisir l'intention
La mSanté a convaincu les patients
Des puces électroniques moins précises pour plus de performances !
Avenir
A quoi ressembleront les soldats du futur ?
Nanos : un plombage qui tue les bactéries et reminéralise la dent
Matière
Produire des carburants liquides à partir d'hydrogène et de dioxyde de carbone
La baisse du coût des énergies renouvelables se confirme
Réduire la consommation de carburant grâce à des routes plus dures
Terre
Prévoir des vagues exceptionnelles de chaleurs estivales en Europe
Vivant
Cancer du sein : les Etats-Unis approuvent le nouveau traitement du laboratoire Roche
Nouvelle découverte sur le cancer de l'utérus
Maladie d'Alzheimer : Premier succès pour un vaccin anti-bêta-amyloïde
Des images en 3 D des plaques de la maladie d'Alzheimer
Un vaccin contre la maladie de Parkinson à l’étude
BCG et cancer de la vessie : vers un nouveau protocole pour les patients ?
La fin de l’amniocentèse
L'espacement des lettres améliore la lecture chez les enfants dyslexiques
Une molécule trés bénéfique pour la santé cachée dans le lait !
Le diabète augmente les risques de cancer du sang
Un pas important vers la contraception masculine ?
57 nouveaux marqueurs génétiques liés à l'autisme identifiés
De nouvelles substances contre la malaria
Aucune preuve claire sur la dangerosité des téléphones portables sur la santé
Améliorer sa vision grâce à la stimulation magnétique transcranienne
Des nouveaux gènes impliqués dans les cancers digestifs
Des anti-inflammatoires contre le cancer de la peau
Décodage de l'arme fatale des bactéries
Homme
Chypre : découverte du plus ancien village d'agriculteurs de toutes les îles méditerranéennes
Recherche
La Twizy électrique de Renault bientôt en libre-service
Les 10 innovations qui changeront votre quotidien de demain
Edito
Avec l’hologramme, l’Homme peut-il devenir éternel ?



La Société Digital Domain Media Group, créée par James Cameron et Stan Winston (très connu dans le monde de la 3D Haute Définition) vient d’annoncer qu’elle va ressusciter Elvis Presley, mort depuis 1977, au travers d’un hologramme de nouvelle génération, bluffant de réalisme.

D’autres hologrammes, aussi stupéfiants, de Marilyn Monroe et de Michel Jackson, seraient en cours d’élaboration.

Cela signifie que ces artistes (virtuels) vont bientôt pouvoir partir en tournée avec de nouveaux spectacles, et même tourner des films inédits.

La réalisation des images holographiques va tellement tromper le cerveau humain qu’il faudrait monter sur scène et toucher l’artiste pour savoir si celui-ci est réel ou virtuel.

Or, avouons-le, il est très rare que nous montions sur scène pour serrer la main de l’artiste qui se met en spectacle devant nous !

Ceci signifie qu’un artiste réel qui est devant nous sur scène est aussi virtuel, pour nous, que sa représentation holographique.

Là aussi, nous entrons dans un monde nouveau.

Ces technologies holographiques qui relèvent encore, aujourd’hui, de la haute technologie, très coûteuse et expérimentale, vont devenir accessibles au grand public, dans les 10 ans qui viennent.

Ceci signifie qu’à cet horizon, très proche, un conférencier pourra envoyer à Tokyo, alors que lui-même restera dans son bocage normand, son avatar holographique, qui fera sa conférence devant des milliers de spectateurs qui ne pourront savoir si devant eux c’est bien l’enveloppe charnelle originale qui s’exprime ou si c’est son hologramme. Là encore, il faudrait vouloir toucher le conférencier pour connaître la réalité !

Mais, on pourrait imaginer bien d’autres situations (réunions internationales, rencontres des staffs des organisations géographiquement éclatées) où ces technologies holographiques sidérantes de réalisme pourraient être mises en œuvre.

Mais indubitablement, c’est au niveau personnel que ces nouvelles technologies vont avoir le plus d’impact.

La première des applications sera l’apparition d’un Skype de l’hologramme qui permettra à des familles éclatées aux quatre coins du Monde (elles sont de plus en plus nombreuses) de se réunir, gratuitement, un Dimanche par mois, chez la vieille Maman, dans sa petite maison, en Bretagne. Cette vieille dame, veuve depuis plusieurs années, qui ne voyait ses enfants et petits-enfants qu’une fois par an, dans le meilleur des cas, verra sa vie se transformer avec bonheur, lorsque l’ensemble de sa famille viendra, ainsi, lui rendre visite une fois par mois.

Mais l’application essentielle pour l’être humain sera celle qui permettra à chacun de faire renaître un être cher disparu pour le faire vivre à nouveau.

Ceci peut encore paraître impossible à certains, et pourtant, avant peu, une nouvelle industrie va se développer, autour de ces mondes holographiques.

Et, ce qui sera le plus surprenant dans cette résurrection virtuelle des êtres chers, ce ne sera pas simplement l’enveloppe holographique qui aurait pu se satisfaire, comme la photo ou le film, de ne reprendre que des images du passé.

En effet, grâce à la puissance du développement actuel dans le domaine de l’intelligence artificielle, aussi bien au niveau du langage, de la logique que du raisonnement, l’être cher qui reviendra ainsi près de vous, non seulement vous stupéfiera par le réalisme saisissant de son image, mais ne sera plus un être du passé tant il pourra, avec vous, s’entretenir avec pertinence des problèmes d’actualité.

Hier, très rares étaient les êtres humains qui entraient dans l’immortalité, c'est-à-dire ceux qui, comme César ou Napoléon, semblent toujours faire partie de l’actualité, plusieurs siècles après leur mort.

Demain, cela sera accessible à tout être humain qui, au cours de sa vie réelle, aura su amasser suffisamment d’amour et de considération autour de lui pour que ses descendants et ses proches aient l’envie, pendant plusieurs générations, de continuer à vivre avec ce Sage qui n’aura apporté dans sa vie que bonté, sagesse et intelligence.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Les virus Flame et Stuxnet liés
Jeudi, 14/06/2012 - 01:40

Le virus informatique Flame, une cyber-arme notamment conçue pour dérober des documents du programme nucléaire iranien, présente des liens avec Stuxnet, un logiciel qui s'en était également pris à Téhéran, a récemment affirmé la société de sécurité informatique russe Kaspersky.

Alexander Gostev, un spécialiste de la société russe, indique dans un blog qu'une première analyse avait montré que les deux programmes n'étaient pas liés. «Mais il s'est avéré que nous avions tort», dit-il. «Nos recherches ont révélé certaines informations qui changent complètement la manière dont nous pensions que Stuxnet a été créé et ses liens avec Flame». Bien que découvert plus récemment, Flame serait antérieur à Stuxnet, créé en 2009, a poursuivi M. Gostev. «Le code de Stuxnet utilise une structure de programmation conçue sur Flame et probablement développée spécifiquement pour fonctionner avec Stuxnet». Cela suggère l'existence de «deux équipes de programmateurs indépendantes», liées entre elles, et «travaillant chacune sur sa propre plate-forme depuis 2007-2008 au plus tard», a-t-il ajouté, précisant que Flame pourrait dater de l'été 2008.

Johannes Ullrich, un expert d'une entreprise américaine de formation en sécurité informatique, SANS Technology Institute, estime toutefois que le lien entre les deux virus n'est pas si évident. «Je persiste à croire que (Flame) n'a pas été élaboré par le même groupe ou le même individu que Stuxnet», a-t-il déclaré. «Mais, a-t-il ajouté, ça ne veut pas dire que les deux groupes ne se sont pas coordonnés, ou qu'ils n'ont pas partagé des lignes de programme».

«Les codes (des deux virus) pourraient avoir été écrits par deux protagonistes différents travaillant pour un même gouvernement, et qui par conséquent avaient accès à leurs ressources respectives», a avancé M. Ullrich.

Le virus Flame a été détecté dans différentes régions du monde, notamment le Moyen-Orient, l'Europe, l'Amérique du Nord et l'Asie-Pacifique, l'Iran étant le premier pays visé par des attaques.

Le ministre israélien des Affaires stratégiques Moshé Yaalon a justifié récemment le recours à de puissants virus informatiques afin de contrer la menace nucléaire iranienne, alimentant les spéculations sur une possible implication d'Israël dans ce programme informatique.

Flame existait depuis quatre ans, mais il n'avait été identifié que fin mai par Kaspersky, qui avait noté que la sophistication de ce virus utilisé à des fins de «cyber-espionnage» était telle qu'il supposait le concours d'un État.

La société américaine de sécurité informatique Symantec a affirmé sur son blog que Flame avait reçu l'ordre de disparaître sans laisser de trace

La Presse.ca

La télémédecine décolle en France
Mercredi, 13/06/2012 - 01:20

En cas d'attaque cérébrale, la rapidité du diagnostic est cruciale. Mais peu d'urgentistes sont en mesure de réaliser l'examen neurologique qui s'impose face à un patient souffrant de troubles de la parole et d'autres signes annonciateurs de l'AVC (accident vasculaire cérébral). Pour y remédier, le service neurologie du CHU de Besançon a misé sur le télédiagnostic. Ses spécialistes mènent à distance, via une plate-forme logicielle et une caméra motorisée, une véritable consultation du patient recueilli aux urgences de Pontarlier ou d'une autre ville du Doubs. Et décident, en connaissance de cause, s'il faut ou non le transférer dans un service spécialisé.

Mené par le professeur Moulin, c'est l'un des huit projets sélectionnés en avril par le ministère de la Santé pour être déployés, dans le futur, à l'échelle nationale. Car les autorités s'intéressent plus que jamais à la télémédecine. Près de 300 expériences ont été recensées dans l'Hexagone et 25 d'entre elles, considérées comme particulièrement réussies, sont scrutées par l'Anap, une instance publique. Mieux, le programme de santé en cours d'élaboration dans toutes les agences régionales de santé (ARS) doit inclure un volet télémédecine, intégrant les cinq priorités nationales définies il y a un an, en particulier l'imagerie médicale et les AVC.

Mais l'application des technologies numériques à la santé se fait sans précipitation. En 2012, l'objectif est «d'optimiser les projets pour passer ensuite à la vitesse supérieure», expliquait il y a quelques semaines une collaboratrice de l'ex-secrétaire d'État à la santé Nora Berra, en soulignant que «la France est l'un des premiers pays européens à bénéficier d'une réglementation définissant et encadrant la télémédecine».

Quand il s'agit de réalisations concrètes, pourtant, l'Hexagone se situe très loin derrière la Grande-Bretagne, l'Allemagne et l'Espagne, affirme le cabinet d'études AMR International. Les autorités britanniques ont, par exemple, mis en place NHS Direct, un système de conseil médical par Internet et téléphone, qui a reçu 10 millions d'appels et de connexions au Web l'an dernier. De quoi éviter 1,1 million de passages aux urgences et 1,6 million de consultations en cabinet, assure-t-on Outre-Manche.

En dépit du bond en avant que représentent la loi Hôpital, patients, santé et territoires de 2009 et le décret d'application d'octobre 2010, les freins à la télémédecine sont encore nombreux en France. À commencer par la facturation des actes, loin d'être modélisée. «La Sécurité sociale est frileuse», expliquent des observateurs, car elle redoute «une inflation des coûts avec l'arrivée du numérique». Pourtant, «le recours à la télé expertise économise les frais de transport des patients», assurent les responsables de projets dans les ARS.

Une réduction «des dépenses prises en charge par l'Assurance-maladie et par les régimes complémentaires» est d'ailleurs attendue dans le cadre du programme ­Vigisanté lancé par le groupe de prévoyance Malakoff Médéric et sélectionné par le ministère de l'Industrie. Ce plan de dépistage en entreprise et télémédecine, le premier à grande échelle, inclut des dispositifs médicaux communicants placés au domicile des patients (auto-tensiomètre, pilulier électronique…), une plate-forme d'accompagnement sur Internet et un système expert pour faciliter le suivi du patient par son médecin traitant.

De toute façon, rappelle le docteur Laurent Treluyer, responsable de la télémédecine à l'ARS Ile-de-France, «on n'attend pas des économies de la télémédecine, plutôt une amélioration de l'accès aux soins». «La télémédecine confère le don d'ubiquité», souligne de son côté Hervé Barge, directeur des systèmes d'information de l'ARS de Franche-Comté. Elle devrait apporter des solutions à la désertification médicale, aux problèmes de démographie dans certaines spécialités et au vieillissement de la population. Elle facilitera la prise en charge à domicile, en particulier pour les maladies chroniques.

Le Figaro

Pour mieux comprendre l'homme, l'ordinateur doit saisir l'intention
Mardi, 12/06/2012 - 01:40

Pour faciliter les échanges entre homme et machine, il faut permettre à ces dernières de comprendre le contexte. Parmi les nombreux projets qui travaillent sur la problématique, un récent, mené par l'université de Stanford, s'est penché sur un système permettant à la machine de comprendre l'intention d'une personne, sans être arrêtée par l'incompréhension dès qu'une phrase ne contient pas un certain nombre de mots clés. Du coup, les chercheurs se sont penchés sur la capacité d'anticiper le comportement humain et de déterminer la probabilité de se référer à un objet en particulier. Pour créer leur dispositif, les chercheurs ont mené une expérience linguistique en ligne auprès de 745 personnes.

En regardant plusieurs objets, les participants devaient deviner grâce à un mot à quel objet l’on faisait référence. Par exemple, un groupe de participants observe un carré bleu, un cercle bleu et un carré rouge. On interroge le groupe : pour désigner l’objet central dans une conversation, quel mot utiliserez-vous plutôt "bleu" ou "cercle" ? Ensuite on demande à un autre groupe d’imaginer à quel objet quelqu'un pouvait vouloir se référer s’il utilise le mot bleu. "Nous avons modélisé la façon dont un auditeur comprend un orateur et comment un orateur choisit de s’exprimer" explique Noah Goodman, chercheur à l’université de Stanford. "Avant, il était impossible de récupérer ces théories informelles de linguistique afin de les intégrer dans un ordinateur. Maintenant nous commençons à pouvoir le faire", ajoute t-il.

Cette théorie pourrait faciliter la conversation avec un préposé de service client informatisé. "Si vous avez déjà essayé d’appeler une compagnie aérienne, vous savez que la voix informatique reconnaît les mots mais ne comprend pas nécessairement ce que vous voulez dire", affirme Michael Frank, chercheur à l’université de Stanford. "C'est la caractéristique clé de la langue humaine. Dans un sens, ce qui compte c’est ce que l'autre personne essaie de vous dire, et non pas ce qu'elle raconte en réalité." Les chercheurs appliquent déjà leur modèle à des études sur les hyperboles, le sarcasme et d'autres aspects de la langue. "Cela prendra des années de travail mais l’objectif est d’obtenir un ordinateur capable de réfléchir à ce que vous voulez dire plutôt que simplement ce que vous dites", conclut Michael Frank.

L'Atelier

La mSanté a convaincu les patients
Mardi, 12/06/2012 - 01:00

La mSanté trouvera-t-elle des barrières du côté des consommateurs ? Eh bien non, révèle une étude mondiale pour PwC Global Healthcare menée par the Economist Intelligence Unit. Ils seraient même plutôt convaincus. En effet, la moitié des consommateurs interrogés prévoient que la mSanté améliore le coût de leurs soins (52 %), leur qualité (48 %) et la praticité (46 %) dans les trois prochaines années. De même, 48 % des consommateurs s'attendent à que de tels services changent leur façon de gérer une maladie chronique. Ou encore la façon dont ils cherchent leurs informations (59 %) ou dont ils communiquent avec leur médecin (48 %). D'ailleurs, c'est l'une des principales raisons pour lesquelles ces derniers croient en la mSanté. D'abord, un accès facilité aux professionnels (46 %), ensuite une baisse des dépenses (43 %) et, enfin, un meilleur contrôle de leur santé (32 %). Des raisons qui font que 35 % des patients utilisent au moins une application ou un service de mSanté contre 59 % dans les marchés émergents.

D'une manière générale, d'ailleurs, 59 % de ceux qui utilisent ces services affirment avoir remplacé quelques visites chez le médecin ou une infirmière grâce à la mSanté. Il n'en demeure pas moins que 60 % des consommateurs sont persuadés que les médecins ne sont pas intéressés par la santé mobile. Un constat qui ne s'éloigne pas tout à fait de la réalité. En effet, seuls 27 % des docteurs encouragent leurs patients à utiliser ces services pour être plus actifs dans la gestion de leur santé, et 13 % les découragent. D'ailleurs, ils ne sont que 38 % à avoir commencé à effectuer des consultations mobiles, et 21 % à recevoir des données à distance pour gérer leurs patients. Ceci dit, les "payeurs" (acteurs privés ou publics qui payent les services) acceptent plus facilement la mSanté. En effet, 40 % d'entre eux recommandent aux patients de laisser leur médecin gérer leur santé à distance, contre 25 % de médecins. Même si tous deux s'accordent à penser que la mSanté offre de grandes possibilités, mais que trop peu de business model ont fait leurs preuves.

Mais il existe donc encore des barrières à l'adoption de ce service : le manque de technologie existante (40 % des médecins dans le public ont accès à une connexion sans fil), la régulation insuffisante, ou la culture (la mSanté se met plus facilement en place dans les économies sans système structuré). C'est pourquoi PwC apporte six principes à prendre en compte. L'interopérabilité des appareils pour le meilleur partage des données. Ensuite, intégrer la mSanté dans les activités existantes. Puis, offrir des services permettant de régler des problèmes grâce à des solutions en temps réel et efficaces basées sur des données existantes pour créer des gains de productivité. Autre critère d'importance, le partage des informations pour apporter de nouvelles formes d'assistance.

L'Atelier

Des puces électroniques moins précises pour plus de performances !
Dimanche, 10/06/2012 - 01:40

Une équipe internationale d'experts en informatique a récemment présenté des prototypes de puces électroniques basées sur la nouvelle technologie "Probabilistic Complementary Metal-Oxide Semiconductor (PCMOS)". En termes de consommation, de taille et de vitesse d'exécution, ces puces sont environ 15 fois plus performantes que les micro-puces actuellement utilisées dans les systèmes informatiques. Le principe est simple : il s'agit d'autoriser la puce à commettre un certain pourcentage d'erreurs, en contrôlant adroitement la probabilité que ces erreurs surviennent et en limitant les calculs qui peuvent les produire. Les puces sont ainsi dites "inexactes". Cette approche est surprenante car contre-intuitive : la capacité des puces à générer des erreurs, plutôt que de constituer une pénalité, constitue ici la clé de leur performance.

A l'heure où les besoins en traitement de l'information de toute nature (scientifique, financière, commerciale, etc) sont de plus en plus pressants et ne cessent d'augmenter, la contrainte de rentabilité énergétique est devenue le nouveau critère primordial pour la conception des futures puces électroniques. Suivant la conjoncture de Moore, la taille des microprocesseurs ne cesse de diminuer et d'augmenter en complexité depuis leur invention en 1971. Or, à mesure que leur taille est diminuée, ils deviennent de plus en plus "bruyants". Pour y remédier, les ingénieurs élèvent leur tension de fonctionnement, ce qui permet de surmonter le bruit mais entraîne une consommation énergétique élevée.

La technologie PCMOS apporterait donc une solution à ce problème, en permettant la conception de puces plus écologiques et toujours plus performantes, en concordance avec la conjecture de Moore. En autorisant les erreurs et incertitudes, la tension de fonctionnement peut être significativement diminuée et les performances améliorées. Krishna Palem, professeur à Rice University à Houstonet directeur du "Rice-NTU Institute for Sustainable and Applied Infodynamics (ISAID)" , est l'inventeur de cette technologie, pour laquelle il a déposé un brevet en 2009. La technologie PCMOS se base sur une nouvelle logique probabiliste permettant de gérer les erreurs et incertitudes générées, radicalement différente de la logique booléenne utilisée jusqu'alors dans tous les calculateurs numériques. En effet, la logique booléenne n'autorise que deux états, vrai ou faux, qui sont la base du codage informatique actuel, lequel passe par tout un éventail de règles mathématiques pour manipuler ces valeurs binaires. La validation des PCMOS s'est faite conjointement avec Rice University et la Nanyang Technological University (NTU) à Singapour via un institut commun créé en 2007 par Palem : "The Institute for Sustainable Nanoelectronics" (ISNE). C'est au ISNE (qui est basé au NTU) que le premier prototype de PCMOS a vu le jour en 2008.

Les nouveaux prototypes sont le fruit d'une collaboration étroite entre Rice University, NTU, Switzerland's Center for Electronics and Microtechnology (CSEM) et l'University of California à Berkeley. Ils ont créé en 2011 une technique remarquable pour réaliser ces "puces inexactes", simplement en retirant les portions rarement utilisées des micro-puces actuelles : "un élagage basé sur une logique de probabilités". Les prototypes contiennent donc à la fois des circuits traditionnels et des circuits "élagués", réalisés côte à côte sur la même puce de silicium. La nouvelle technologie s'implémente ainsi sur les supports actuels utilisés par les fabricants de puces, ce qui représente un intérêt non négligeable. La systématisation pour leur production est ainsi facile et n'entraîne pas de coût supplémentaire puisqu'elle se base sur les équipements déjà existants.

Dans les derniers tests, les chercheurs ont montré que cette technique d' "élagage" permettait de réaliser des puces 7.5 fois plus performantes (en termes de consommation d'énergie, taille et vitesse d'exécution) que les puces habituelles, pour une déviation par rapport à la valeur exacte de 0,25 %. En tolérant une déviation de 8 %, elles sont même jusqu'à 15 fois plus performantes.

Or, pour beaucoup d'applications basées sur la perception telles que la vision ou l'écoute, des erreurs de plus de 10 % peuvent facilement être tolérées. En effet, la dégradation de qualité est trop petite pour pouvoir être détectée par l'oeil ou l'oreille. Ainsi dans un futur proche, Palem souhaiterait développer les premiers prototypes complets de processeurs basés sur cette technique d'élagage pour des applications spécifiques tels que des casques Bluetooth, cartes graphiques, prothèses auditives, implants médicaux et éventuellement téléphones portables.

Bulletins Electroniques

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
A quoi ressembleront les soldats du futur ?
Dimanche, 10/06/2012 - 01:00

Fini le temps des tranchées et de l'artillerie lourde. Le soldat du futur, équipé d'armes à infrarouges et capable de communiquer avec ses collègues sans ouvrir la bouche, sera un véritable animal technologique.

Au premier rang des innovations dont bénéficiera le guerrier du XXIe siècle, un casque à ondes cérébrales. L'armée américaine a en effet proposé il y a quelques années un contrat de 4 millions de dollars pour le développement de "casques de pensée" permettant une communication silencieuse entre les troupes. L'idée serait de capter les ondes cérébrales émises par les soldats et de les transcrire sous forme de message radio diffusé aux troupes. Autrement dit, de faire l'économie d'un microphone, une mesure qui peut d'avérer particulièrement salvatrice dans un contexte de guerre. Reste à développer un logiciel capable d'analyser spécifiquement les ondes cérébrales liées à la parole.

Autre enjeu central de la guerre du futur : le développement des véhicules sans conducteur, que ce soit dans les airs, sur terre ou sur l'eau. Déclinaisons du drone, ils constituent en effet de précieux outils pour observer l'ennemi à distance, sans exposer ses propres forces. C'est le cas du drone Eitan ou encore du Guardium, développés par Israël.

Cette course à la technologie est l'enjeu central du programme Félin (fantassin à équipement et liaisons intégrés) développé par l'armée de terre. Ce système est destiné à équiper les fantassins du XXIe siècle en tenant compte des dernières avancées technologiques. Une mise à niveau destinée à améliorer la protection individuelle des soldats et leur capacité de combat de jour comme de nuit. Les soldats disposent par exemple d'écrans qui leur indiquent leur position personnelle ainsi que celle de leurs camarades avec lesquels ils peuvent communiquer via des "ostéo-micros" et "ostéo-écouteurs" connectés à leur système osseux.

Une autre innovation réside dans l'amélioration fusils Famas, auxquels les commandes du poste de radio et du terminal informatique du combattant ont été intégrées. Le maniement a été optimisé pour permettre aux soldats de viser tout en consultant leur écran ou encore de tirer en écoutant la radio. Quant à la baïonnette du fusil, elle a également été conçue pour de multiples usages : cisaille à barbelés, coupe-câbles ou encore levier de charge.

C'est la société Sagem qui a remporté le contrat du programme Félin, lancé en 2004. Un équipement complet, composé d'environ 90 articles différents, revient à 23 000 euros par fantassin, le coût total du système s'élevant pour sa part à un milliard d'euros. La société Saft a été mandatée par Sagem afin de fournir les batteries lithium-ion qui alimentent de nombreux équipements, notamment les jumelles infrarouges multifonctions ou encore les lunettes d'arme.

Mais ce vent innovateur ne s'arrête pas aux frontières de l'Hexagone. La plupart des pays européens ont également lancé des programmes de modernisation de l'équipement de leurs soldats. L'Allemagne et l'Espagne, contrairement à la France, ont fait le choix de programmes développés conjointement par plusieurs groupes, dans une approche modulaire. Quant à l'Italie, elle a axé le programme "Soldato futuro" sur le développement d'un nouveau fusil d'assaut, l'ARX 160de Berreta, destiné à remplacer, à terme, le Famas français.

Atlantico

Nanos : un plombage qui tue les bactéries et reminéralise la dent
Vendredi, 08/06/2012 - 05:00

Une équipe de chercheurs de l'université du Maryland a mis au point le premier plombage composite et le premier apprêt permettant à la fois de tuer les bactéries nocives et de régénérer la structure de la dent dévorée par une carie, et ce grâce aux nanotechnologies. Régénérer la structure d'une dent abîmée par une carie, tout en se débarrassant des bactéries nocives qui pourraient encore se nicher dans la dent cariée : c'est le pari ambitieux que s'est lancé une équipe de chercheurs du département dentaire de l'université américaine du Maryland, à Baltimore, dont la trouvaille pourrait bien révolutionner le milieu de la dentisterie.

Dirigée par le professeur Huakun Hockin Xu, PhD, enseignant et directeur du département bio-matériaux et ingénierie tissulaire de l'université du Maryland, spécialiste en régénération osseuse et en restaurations dentaires, l'équipe de chercheurs a choisi pour ce faire de s'orienter vers un nouveau composite, en lieu et place du conventionnel plombage qui ne sert en général qu'à limiter la propagation de la carie. Lorsqu'il prend place dans la cavité dentaire, le composite limite non seulement la propagation de la carie, mais permet aussi de contrôler la flore bactérienne coexistant naturellement dans les colonies de micro-organismes à l'intérieur même de la bouche.

Une carie dentaire est une maladie infectieuse de la dent extrêmement courante chez l'homme, caractérisée par une lésion de l'émail et de la dentine. Elle résulterait « d'un déséquilibre dans la flore bactérienne du biofilm présent à la surface de la dent suite à un changement brutal de l'environnement local », d'après Laurence Brousseau et Camille LeGoff et leur livre « Les déterminants de la carie ». La carie s'attaque d'abord à l'émail, puis en fonction de son degré d'avancement, s'attaque à la dentine puis à la pulpe, faisant évoluer l'ensemble vers une pulpite, puis vers une nécrose pure et simple de la pulpe.

« Une carie signifie que le contenu minéral de la dent a été partiellement dissous par les acides organiques sécrétés par les bactéries résidant dans le biofilm à la surface de la dent », précise le professeur Huakun Xu. « Ces micro-organismes convertissent les glucides en acides altérant les minéraux formant la structure dentaire », ajoute-t-il.

Après qu'un dentiste ait nettoyé une dent cariée à l'aide d'une fraise, la cavité dentaire contiendrait encore et toujours du résidu bactérien. D'après le professeur Xu, il est souvent presque impossible pour un dentiste d'enlever toute la partie infectée d'une dent, rendant la neutralisation des bactéries et de leurs effets nocifs particulièrement importante. « C'est le rôle que joue ici le nanocomposite », explique-t-il.

L'équipe de chercheurs a donc conçu un apprêt dentaire contenant des agents antibactériens, utilisé par les dentistes pour préparer une cavité nettoyée, combiné à un adhésif permettant au plombage une adhésion optimale aux tissus dentaires. « La raison pour laquelle nous voulions des agents antibactériens au sein de l'apprêt et de l'adhésif est qu'ils forment la première couche couvrant la surface interne de la dent et les très nombreux tubules dentinaires », perpendiculaires à la surface, et contenant un fin prolongement cytoplasmique des odontoblastes. Selon le professeur Xu, la principale raison d'un échec lors d'une restauration dentaire serait l'apparition de caries secondaires à la marge de la restauration dues aux bactéries restantes, problème a priori résolu par l'application de l'apprêt et de l'adhésif que son équipe aurait mis au point.

L'élément clé du nanocomposite et de l'apprêt-adhésif nanostructuré serait le phosphate de calcium, composant la partie minérale des os et des dents, ici sous forme de nanoparticules qui régénèrent les minéraux de la dent. Le composant antibactérien est composé d'une base d'ammonium quaternaire, dérivé de l'atome d'azote et connu pour être bactéricide et fongicide, ainsi que de nanoparticules d'argent, le tout à un pH élevé. En effet, un pH alcalin neutralise l'excès d'acidité engendré par les bactéries présentes dans la flore buccale.

Le plombage en nanocomposite élaboré par l'université du Maryland, combiné à l'apprêt et à l'adhésif antibactériens, devrait pouvoir avoir une durée de vie bien plus longue que les habituels dix années observées pour un plombage traditionnel.

Techniques de l'Ingénieur

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Matière
Matière et Energie
Produire des carburants liquides à partir d'hydrogène et de dioxyde de carbone
Mercredi, 13/06/2012 - 01:30

L'électrolyse à haute température (HTE) est un procédé produisant de l'hydrogène par dissociation de l'eau (vapeur). La combinaison de l'hydrogène avec du dioxyde de carbone (CO2) permet la production d'hydrocarbures, lesquels peuvent alors être transformés en carburants liquides. Le 30 mai 2012, une équipe du Centre de recherche de Jülich (FZJ - Rhénanie du Nord-Westphalie) a débuté un projet dénommé SunFire visant à optimiser cette chaîne de procédés.

"En travaillant à des températures supérieures à 800°C et en récupérant la chaleur dégagée, l'ensemble du processus parvient à un rendement de 70 %. Les produits finaux sont des carburants liquides pouvant être facilement stockés et transportés en vue d'être utilisés, tout en étant compatibles avec les infrastructures et les systèmes de motorisation déjà existants. Un exemple d'application concerne les carburants pour l'aéronautique", explique Harald Bolt, membre du directoire du Centre de recherche de Jülich.

Les chercheurs de Jülich concentreront leurs activités sur le développement de cellules d'électrolyse à oxyde solide (SOEC) jusqu'au stade de prototype. Afin d'adapter le prototype à l'échelle industrielle, les modules seront testés sur une installation expérimentale conçue par l'entreprise Sunfire GmbH. Enfin, un bilan écologique pour la production de carburant doit être dressé afin de confronter ce processus à des méthodes alternatives.

Bulletins Electroniques

La baisse du coût des énergies renouvelables se confirme
Mercredi, 13/06/2012 - 01:10

L'agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) a publié cinq études consacrées au coût des énergies renouvelables, photovoltaïque, solaire à concentration, éolien, biomasse, hydroélectricité...Ce coût est en baisse partout, tandis que celui des énergies conventionnelles reste sur une pente ascendante.

Les chiffres les plus spectaculaires publiés par l'agence internationale des énergies renouvelables (IRENA) concernent le solaire photovoltaïque. Comme le rappelle cette organisation intergouvernementale créée en 2009 et basée à Abou Dhabi, qui regroupe 155 Etat membres, le coût de production de l'énergie à partir de panneaux solaires a baissé de 60 % en deux ans, pour se rapprocher d'un coût moyen de 1 dollar par watt. Ces dix dernières années, les capacités installées de production de l'énergie photovoltaïque ont crû de 44 % par an en moyenne, pour atteindre 67,4 gigawatts crête (Gwc) fin 2011. Et les coûts baissent de 20 à 22 % chaque fois que cette capacité installée double.

Si cette baisse est continue dans le solaire, elle est plutôt en dents de scie dans l'éolien, car le coût global dépend en partie des cours des matières premières utilisées pour construire les turbines. Mais ils sont également à la baisse. Et si la croissance des capacités éoliennes installées est moins impressionnante que dans le solaire (+ 27 % par an en moyenne), le parc mondial atteint 238 GW fin 2011, dont 62 GW rien qu'en Chine. La tendance est la même pour toutes les énergies renouvelables, biomasse,  hydroélectricté et solaire à concentration.

Autres enseignements de ces études, les investissements dans les énergies renouvelables (263 milliards de dollars en 2011) ont dépassé ceux dans les énergies fossiles et le nucléaire. D'ailleurs, les énergies renouvelables représentent désormais  plus de la moitié du total des nouvelles capacités de production d'énergie installées chaque année. Enfin, l'Irena table sur la création de 4 millions d'emplois dans le seul secteur de l'électricité en zones rurales. Dans le monde, les énergies renouvelables dans leur ensemble emploient déjà 5 millions de personnes.

La Tribune

Réduire la consommation de carburant grâce à des routes plus dures
Lundi, 11/06/2012 - 01:00

Une étude récente conduite par des ingénieurs en génie civil du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) est arrivée à une conclusion pour le moins intéressante : il serait en effet possible de réduire la consommation de carburant d'un véhicule grâce à l'utilisation de revêtements de routes plus durs. Équiper les routes américaines de chaussées plus dures pourrait, selon eux, faire baisser la consommation de carburant d'environ 3 %, correspondant à une économie totale de près de 273 millions de barils de pétrole brut chaque année.

Ces routes plus « dures » pourraient aussi permettre de réduire les émissions annuelles de dioxyde de carbone de près de 46,5 millions de tonnes, à l'échelle des seuls États-Unis, toujours d'après l'étude publiée dans un bulletin évalué par les pairs. Parmi la multitude de rapports et d'études concernant les routes américaines, cette étude favoriserait la modélisation mathématique par rapport aux expérimentations grandeur nature sur chaussée, évaluant ainsi « l'effet qu'aurait la déflexion de la chaussée sur la consommation de carburant, et ce à travers tout le réseau routier américain », précise un porte-parole du MIT.

Les auteurs du rapport, le professeur Franz-Josef Ulm, – professeur de génie civil au MIT, spécialiste des matériaux poreux et de leurs propriétés mécaniques – , ainsi que Mehdi Akbarian, –  étudiant au célèbre institut situé à Cambridge – , ont modélisé les forces physiques impliquées lorsqu'un pneu de voiture standard roule sur la chaussée. Les deux auteurs, soutenant que l'énergie se disperse de manière à ce que la déflexion maximale de la charge se trouve derrière la trajectoire suivie par le véhicule, en déduisent que les roues du véhicule gravissent de manière continuelle une pente à déclivité légère, augmentant donc la consommation de carburant. A titre de comparaison, marcher dans le sable requiert nettement plus d'énergie que marcher sur une surface plus dure.

L'inégalité, la rugosité d'une route ainsi que la déflexion de la trajectoire engendreraient une surconsommation allant de 26 500 à 34 000 litres par mile chaque année, sur des routes très fréquentées. D'après les deux auteurs du rapport, ces chiffres pourraient être réduits de 80 % à l'aide d'un revêtement mieux adapté. Loin de vouloir opposer l'asphalte au béton, ils mettent en avant l'évolution possible de l'épaisseur de certaines couches du revêtement, ainsi que l'amélioration de la composition de celles-ci, évoquant même un composite béton-asphalte.

Techniques de l'Ingénieur

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Prévoir des vagues exceptionnelles de chaleurs estivales en Europe
Lundi, 11/06/2012 - 01:40

Pour la première fois, une étude franco-suisse, impliquant des chercheurs du LSCE (CNRS/CEA/UVSQ) et de l’École polytechnique fédérale de Zürich (ETH Zürich), avec la société ARIA Technologies, apporte des données déterminantes pour la prévision de tels événements climatiques, notamment en Europe. En effet, les chercheurs ont montré que ces fortes chaleurs se développent très rarement après des mois pluvieux, de janvier à mai, sur le sud de l’Europe. Par contre, un hiver et un printemps secs ne permettent pas de prévoir si l’été suivant sera ou non marqué par de fortes chaleurs. Et avec le phénomène de changement climatique global, la probable raréfaction des précipitations en Europe du Sud devrait fortement augmenter l’apparition de vagues de chaleur intenses, alors même que leur prévision en fonction des précipitations restera très difficile. Ces résultats viennent d’être publiés en ligne par la revue Nature Climate Change.

Durant la dernière décennie, l’Europe a été marquée par une série de vagues de chaleur estivales exceptionnelles, tels que les épisodes de canicule de 2003 en Europe et de 2010 en Russie. Lourds de conséquences pour nos sociétés, ces étés très chauds préfigurent probablement le climat estival à venir, sous l’effet du changement climatique. Mais la capacité à prévoir ces événements demeure actuellement très faible. Une étude effectuée par des chercheurs du LSCE (CNRS/CEA/UVSQ) et de l’École polytechnique fédérale de Zürich (ETH Zürich), avec la société ARIA Technologies, montre pour la première fois dans quelle mesure les précipitations durant le printemps et l’hiver permettraient de prévoir la fréquence de jours très chauds durant l’été suivant, et les raisons physiques qui sont à l’origine d’une telle prévisibilité.

Grâce à l’analyse de plus de 60 ans de données de précipitations et de températures provenant de plus de 200 stations météorologiques réparties sur l’Europe, les chercheurs ont d’abord confirmé, à l’échelle de l’Europe entière, plusieurs données concernant des régions sud-est de l’Europe : un hiver et un printemps pluvieux inhibent l’apparition de fortes chaleurs estivales, alors qu’une sécheresse ou des pluies limitées, mais restant dans la norme, favorisent leur apparition. Ce sont exclusivement les précipitations localisées dans le sud de l’Europe qui permettent la prévision de températures élevées sur la plus grande partie de l’Europe (ouest et centre). Les chercheurs ont également montré que la prévisibilité des fortes chaleurs dépend de la circulation atmosphérique (cyclonique et anticyclonique). En effet, associée à des conditions anticycloniques et après un épisode important de sécheresse, l’énergie solaire est restituée par la surface terrestre sous forme de chaleur sensible, amplifiant ainsi le phénomène de sécheresse. En revanche, après un ou plusieurs mois pluvieux, une part importante de cette énergie est utilisée pour l’évaporation de l’humidité des sols et la transpiration des plantes, ce qui limite fortement l’augmentation des températures. Même après un printemps très sec, de fortes précipitations en début d’été peuvent, comme cela fut probablement le cas en juin 2011, rapidement empêcher l’apparition de températures élevées et donc d’épisodes de chaleurs intenses. Les fortes chaleurs se développent donc très rarement après des mois pluvieux, de janvier à mai, sur le sud de l’Europe. Par contre, un hiver et un printemps secs ne permettent pas de prévoir si l’été suivant sera ou non marqué par de fortes chaleurs.

Les chercheurs ont aussi analysé la capacité de 14 modèles globaux de simulation du climat, utilisés pour les projections climatiques futures en Europe, à représenter les relations entre les précipitations printanières et les températures d’été. La plupart de ces modèles montre effectivement l’existence de telles relations, mais de façon atténuée : les températures d’été sont moins corrélées avec les précipitations des mois précédents que dans les observations. Les modèles qui simulent le mieux cette corrélation sont ceux qui prévoient des tendances plus marquées que les autres modèles pour l’évolution climatique : des hivers et printemps plus secs sur les régions méditerranéennes et des étés plus chauds sur l’Europe.

CEA

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer du sein : les Etats-Unis approuvent le nouveau traitement du laboratoire Roche
Jeudi, 14/06/2012 - 01:20

Les autorités américaines viennent d' homologuer un traitement contre le cancer du sein du groupe pharmaceutique suisse Roche. L'Agence américaine des médicaments (FDA) a en effet autorisé la molécule Perjeta, utilisée en combinaison avec un autre traitement contre le cancer, le Herceptin, et une chimiothérapie avec le docetaxel, pour traiter les patientes souffrant d'un cancer du sein HER2 positif n'ayant pas encore reçu de traitement.

Le feu vert de la FDA est basé sur les résultats d'une étude clinique de phase III, la dernière avant une demande d'homologation, ayant démontré que cette combinaison de médicaments prolongeait de 6,1 mois la durée de vie sans progression de la maladie des patientes, comparé à la prise de Herceptin en parallèle d'une chimiothérapie au docetaxel. Le médicament "Perjeta attaque les tumeurs HER2-positifs d'une manière différente que le Herceptin. Vu la façon dont les deux médicaments travaillent ensemble, la combinaison avec une chimiothérapie peut prolonger la période avant que ce cancer agressif ne s'aggrave", a indiqué Hal Barron, responsable du développement des produits.

Roche a également soumis une demande d'autorisation à l'Agence européenne des médicaments (EMA) pour cette combinaison de molécules. Le cancer du sein est la forme la plus répandue de cancer chez les femmes, avec 1,4 million de nouveaux cas diagnostiqués chaque année au niveau mondial. Le cancer du sein HER2 positif est une forme particulièrement agressive de la maladie, qui affecte environ 15 à 20 % des femmes atteintes de cancer du sein.

Roche

FDA

Nouvelle découverte sur le cancer de l'utérus
Jeudi, 14/06/2012 - 01:10

Une étude publiée aux Etats-Unis montre que la plupart, sinon tous les cancers utérins, provoqués en majorité par des papillomavirus humains, se développent dans des cellules spécifiques situées dans une seule région du col de l'utérus.

Nous avons découvert une population de cellules distinctes, toutes situées dans une zone spécifique du col de l'utérus, qui pourraient être responsables de la plupart sinon de tous les cancers utérins résultant d'une infection par des papillomavirus humains", explique le Docteur Christopher Crum, principal co-auteur de cette étude parue dans l'édition en ligne des Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS), datées du 11 au 15 juin.

Le papillomavirus humain, dont deux types (16 et 18) comptent pour environ 70 % des cas, est le plus fréquent facteur responsable du cancer du col de l'utérus. Cette nouvelle découverte pourrait permettre aux cliniciens de distinguer dans des lésions précancéreuses du col de l'utérus les cellules bénignes de celles qui sont potentiellement dangereuses, permettant de mieux guider les médecins dans le choix du traitement.

Elle s'appuie sur une recherche antérieure du Docteur Xian Wa, professeur adjoint de médecine à l'Université nationale de Singapour, et du Docteur Frank McKeon, professeur de biologie cellulaire à la faculté de médecine de Harvard, aussi parmi les co-auteurs principaux de l'étude publiée dans le PNAS.

Les Docteur Christopher Crum, à la tête du service de pathologie périnatale au Brigham and Women's Hospital à Boston (Massachusetts, nord-est), et Michael Herfs, de l'Université de Liège en Belgique, ont travaillé avec leurs collègues les Dr Xian et McKeon pour montrer que ces cellules ont une signature génétique unique également présente dans des cellules cancéreuses agressives du col de l'utérus.

En outre, ces chercheurs soulignent qu'une fois retirées du col de l'utérus, ces cellules ne se régénèrent pas. Cela ouvre la voie à une nouvelle méthode de prévention. "Retirer ces cellules chez de très jeunes femmes avant qu'elles ne soient exposées à une infection de papillomavirus humains ou à des lésions précancéreuses pourrait notablement réduire le risque de cancer utérin", soulignent les auteurs de cette recherche dans un communiqué. "Mais, ajoutent-ils, des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer les bienfaits et les risques de cette thérapie préventive potentielle."

De plus, la découverte de ces cellules spécifiques pourrait permettre d'améliorer la recherche sur le cancer du col de l'utérus, selon eux. Avant cette découverte, les scientifiques soupçonnaient depuis des décennies l'existence de ces cellules spécifiques et leur rôle avec les papillomavirus dans le développement des cancers utérins, selon l'Institut national américain du cancer.

Dans beaucoup de pays en développement, cette forme répandue de cancer provoque un grand nombre de décès. Ainsi, près de 530.000 femmes par an sont diagnostiquées dans le monde, et 275.000 en meurent, selon l'Organisation mondiale de la santé. Aux Etats-Unis, quelque 12.170 nouveaux cas de cancer utérin agressif seront diagnostiqués en 2012 et 4.220 femmes en décèderont, selon l'American Cancer Society.

Le Vif

Maladie d'Alzheimer : Premier succès pour un vaccin anti-bêta-amyloïde
Jeudi, 14/06/2012 - 01:00

Pour la première fois, avec cette étude menée par des chercheurs du Karolinska Institutet, un vaccin actif contre la maladie d'Alzheimer, le CAD106, remporte un vrai succès en montrant des effets positifs d’immunisation et sans effets indésirables. Les résultats publiés dans le Lancet Neurology montrent que le vaccin, ciblé sur la protéine bêta-amyloïde parvient à déclencher cette réponse immunitaire anti-bêta-amyloïde chez 80 % des patients.

Les auteurs rappellent que la maladie d'Alzheimer est une maladie neurologique complexe et qu’une des hypothèses qui prévaut sur les causes de la maladie implique la protéine précurseur de l'amyloïde, une protéine qui se trouve dans les membranes externes des cellules nerveuses et qui, au lieu d'être inactive, contribue à former la protéine nuisible bêta-amyloïde qui s'accumule sous forme de plaques. Il n'existe actuellement aucun traitement pour la maladie d'Alzheimer, et les médicaments disponibles ne parviennent qu’à atténuer les symptômes.

Parmi les différentes voies de recherche, le développement d’un vaccin reste parmi les plus suivies. Mais les premières études sur la vaccination, débutées il y a une dizaine d’années, ont entraîné un trop grand nombre d’effets indésirables et ont été abandonnées. Ce vaccin destiné à déclencher la défense immunitaire de l'organisme contre la bêta-amyloïde, repose donc sur le principe d’une immunisation active et, dans cet essai clinique sur l'homme, il a été modifié, par rapport aux précédents essais, pour ne cibler que la bêta-amyloïde. 80 % des patients participants ont développé leur propres anticorps protecteurs contre les bêta-amyloïdes et sans effets secondaires.

Pour l’«Alzheimer » léger à modéré : Les chercheurs suggèrent donc que le vaccin CAD106 est un traitement adapté aux patients atteints d'Alzheimer d'intensité légère à modérée. Des essais plus importants doivent maintenant être menés pour confirmer l'efficacité du vaccin CAD106.

Santé Log

Des images en 3 D des plaques de la maladie d'Alzheimer
Mercredi, 13/06/2012 - 01:40

Des chercheurs de l'Institut Paul-Scherrer (PSI), à Villigen, de l'EPFL et de l'EPFZ ont réussi à obtenir des clichés en trois dimensions des plaques amyloïdes, caractéristiques de la maladie d'Alzheimer, dans le cerveau de souris malades. Les techniques utilisées permettent une définition très précise des plaques et devraient contribuer à améliorer les connaissances de cette maladie responsable de la majorité des démences. Une nouvelle méthode de diagnostic pourrait être issue des travaux réalisés.

La maladie d'Alzheimer touche d'abord de manière typique les régions cérébrales qui participent à la formation des souvenirs. Elle s'étend ensuite à d'autres régions. Les plaques amyloïdes sont des agrégats extracellulaires de protéines qui apparaissent tôt dans la maladie. Il est donc d'un grand intérêt de pouvoir les détecter et de suivre leur évolution. Jusqu'ici, cela n'était guère possible : les dépôts amyloïdes pouvaient bien être mesurés dans certaines régions du cerveau mais on ne pouvait pas distinguer les plaques elles-mêmes. C'est maintenant possible sous certaines conditions.

Selon l'un des chercheurs, Matthias Cacquevel, de l'EPFL, la technique élaborée - la méthode des contrastes de phases - devrait permettre l'amélioration des diagnostics. La seule possibilité de voir les plaques en trois dimensions était jusqu'ici de découper les cerveaux en couches minces, ce qui prenait beaucoup de temps et fournissait moins d'informations que la nouvelle méthode. Pour le moment, la méthode de contrôle de phase nécessite de fortes irradiations pour obtenir une bonne résolution, ce qui exclut une expérience sur des animaux vivants. La technique nouvelle permet toutefois d'étudier bien mieux la répartition des plaques et leurs relations avec les symptômes.

Les expériences ont été menées à la source de lumière synchrotron suisse (SLS) qui peut fournir un très intense rayonnement X. Ce rayonnement, avec contraste de phases, permet de distinguer clairement divers tissus. La technique ne peut pas encore être utilisées sur des patients souffrant d'Alzheimer mais les chercheurs estiment être proches de la mise au point d'outils de diagnostics pour d'autres maladies. Des essais concluants ont été faits pour le cancer du sein. Un prototype de mammographe est en cours de développement. 

Romandie

Un vaccin contre la maladie de Parkinson à l’étude
Mercredi, 13/06/2012 - 01:00

Le vaccin PD01A entre en phase clinique. Il est dirigé contre l’α-synucléine, une protéine centrale dans le développement de la maladie de Parkinson.

La société Autrichienne Affiris AG vient d’annoncer le lancement d’un essai de phase I d’un vaccin contre la maladie de Parkinson. Le vaccin, appelé PD01A, est dirigé contre l’α-synucléine, protéine cérébrale dont l’agrégation en corps de Lewy semble liée au développement de la maladie. Selon Walter Schmidt, PDG d’Affiris, « c’est la première fois que l’on utilise l’immunothérapie dans le traitement de la maladie de Parkinson. Cet essai est une première en son genre, car PD01A est la première substance médicamenteuse capable de modifier la voie métabolique de l’α-synucléine.  »

L’essai de phase I, qui rappelons-le est une phase préliminaire sur sujets sains pour évaluer la tolérance d’une nouvelle thérapie, portera sur 32 patients de la clinique privée Confraternität Josefstadt de Vienne, en Autriche. Affiris s’est appuyée sur sa technologie Affitome pour identifier des mimotopes (structures protéiques imitant la structure d’épitopes naturels) pertinents au développement de vaccins. Cette stratégie s’était déjà avérée payante en 2008 lors de la signature d’un partenariat avec GSK pour un projet de vaccins contre la maladie Alzheimer. Souhaitons que le PD01A ne décevra pas les espoirs qu’il suscite, notamment ceux de l’acteur Michael J. Fox dont la fondation a investi 1,5 million de dollars dans le projet.

Biofutur

BCG et cancer de la vessie : vers un nouveau protocole pour les patients ?
Mardi, 12/06/2012 - 01:30

Des chercheurs de l’Institut Pasteur, de l’Inserm, de l’université Paris Descartes et de Mines ParisTech ont montré comment renforcer les effets du BCG qui constitue, depuis 35 ans, le traitement standard des tumeurs à haut risque de récidive dans le cancer de la vessie. La validation de ce nouveau protocole thérapeutique permettrait de limiter les rechutes de ce cancer parmi les plus fréquents des pays industrialisés. Cette étude vient d’être publiée sur le site de Science Translational Medicine.

A ce jour, malgré les progrès de l’immunologie, peu d’immunothérapies, ces traitements qui consistent à stimuler le système immunitaire, ont démontré leur efficacité clinique. L’une des exceptions notables est le traitement du cancer de la vessie par le BCG, le bacille de Calmette et Guérin connu du grand public comme le vaccin contre la tuberculose. Le succès de cette « BCG thérapie » repose sur de simples injections répétées de BCG, localement dans la vessie. Le taux de survie des patients varie alors entre 50 et 70 %.

En utilisant un modèle murin pour caractériser la dynamique de la réponse immune au BCG dans la vessie, une étude réalisée par Claire Biot dans l’équipe de Matthew Albert, responsable de l’unité d’Immunobiologie des cellules dendritiques (Institut Pasteur/Inserm/Université Paris Descartes), a montré qu’une simple injection sous-cutanée du BCG préalablement au protocole standard de la « BCG thérapie » améliore la réponse anti-tumorale. Les cellules immunitaires sont ainsi opérationnelles en grand nombre dès la première instillation de BCG dans la vessie.

A la lumière de ces résultats obtenus chez la souris, les chercheurs se sont demandé si les patients vaccinés dans leur enfance par le BCG répondaient mieux au traitement standard. A l’aide d’une étude réalisée par l’université de Berne, ils ont comparé les réponses au traitement de deux types de patients : ceux qui sont vaccinés et répondent toujours positivement au test anti-tuberculinique, preuve que la vaccination est toujours effective.  Et ceux dont la vaccination n’est plus active. Ils ont ainsi pu constater que sur une période de cinq ans, 80 % des patients positifs survivaient sans récidive contre seulement 45 % des patients qui avaient été testés négativement au BCG. Un résultat qui corrobore les données obtenues expérimentalement sur le modèle murin.

Ces données encourageantes suggèrent qu’une simple injection intradermique de BCG préalablement au protocole standard pourrait améliorer la réponse au traitement. Cette nouvelle stratégie thérapeutique devrait très prochainement faire l’objet d’une étude clinique afin d’être validée et de proposer une meilleure prise en charge des patients.

Ces travaux ont pu être réalisés grâce au soutien financier de La Ligue contre le cancer et de l’Institut national du cancer, et grâce à la générosité de la Caisse de retraite et de prévoyance des clercs et employés de notaires et de la Swiss National Foundation.

Institut Pasteur

La fin de l’amniocentèse
Mardi, 12/06/2012 - 01:20

Des chercheurs sont parvenus à réaliser le séquençage total du génome d'un fœtus à la dix-huitième semaine de grossesse. Détaillée sur le site de Science Translational Medicine, et réalisée par une équipe de l’Université de Washington à Seattle, il s'agit d'une nouvelle étape dans une possible sélection prénatale des embryons humains sur des critères génétiques.

Les biologistes savent depuis longtemps que des cellules d’origine fœtale circulent au sein de la circulation sanguine de la future mère quelques semaines après le début de la grossesse. Une série de difficultés techniques interdisait toutefois d’avoir accès aux informations contenues dans le génome de ces cellules. Le diagnostic prénatal reposait donc jusqu’à présent sur une technique non dénuée de risque : l’analyse du génome de cellules fœtales présentes notamment dans le liquide amniotique (amniocentèse) après ponction de ce dernier. Il ne concernait que quelques anomalies génétiques au premier rang desquelles la trisomie 21.

Plusieurs équipes de généticiens cherchent à contourner cette difficulté en développant des techniques ouvrant la voie au séquençage du génome fœtal à partir d’un simple prélèvement sanguin de la future mère. Celle de Jay Shendure, professeur de science génomique à l'Université de Washington est la plus avancée dans ce domaine. En ayant recours aux nouveaux procédés de séquençage à très grande vitesse, elle est parvenue à séquencer 98 % d’un génome fœtal. Ils ont vérifié l'exactitude de leurs résultats et de leurs prédictions génétiques à partir du sang du cordon ombilical prélevé chez le nouveau-né à la naissance. Elle complète ainsi une première réalisée par l’équipe de Dennis Lo (Université chinoise de Hong Kong) en 2010.  «Ces travaux ouvrent la voie à la recherche par séquençage, dans les génomes fœtaux, des 3.000 anomalies génétiques connues», prédit le Professeur Shendure.

Le New York Times observe pour sa part que cette perspective proche est susceptible de soulever de graves considérations éthiques en augmentant le nombre des interruptions volontaires de grossesse pour des raisons qui n'ont rien à voir avec les questions médicales mais simplement les désirs des parents concernant les caractéristiques de leur futur enfant.

Pour l’heure, la diffusion de cette technique se heurte à son coût : entre 20.000 $ et 50.000 $ pour le séquençage d’un génome fœtal complet. Ce montant est toutefois en train de baisser à très grande vitesse et la technique pourrait être très largement accessible dans trois à cinq ans.

Cité par le New York Times, Marcy Darnovsky, directeur du Center for Genetics and Society de Berkeley, ces avancées techniques conduiront à soulever la question de savoir qui, sur des critères génétiques, mérite ou pas de naître. Soit très précisément la question eugéniste au centre du célèbre film Bienvenue à Gattaca.

Slate

L'espacement des lettres améliore la lecture chez les enfants dyslexiques
Mardi, 12/06/2012 - 01:10

La dyslexie est un trouble de l'apprentissage de la lecture lié à une difficulté à identifier les lettres, les syllabes ou les mots, qui se manifeste en l'absence de déficits intellectuels ou sensoriels  et généralement malgré une scolarisation adéquate. La dyslexie touche environ un enfant par classe et 5 % de la population en moyenne et entraîne souvent des difficultés dans l'écriture.

Dans cette étude, les chercheurs ont testé les effets de l'espacement des lettres sur la lecture chez 54 enfants dyslexiques italiens et 40 enfants dyslexiques français, âgés entre 8 et 14 ans. Les enfants devaient lire un texte composé de 24 phrases dans lesquelles l'espacement était soit normal, soit plus grand. Résultat : l'augmentation de l'espacement a permis aux enfants dyslexiques d'améliorer leur lecture en vitesse et en précision. Ils lisent en moyenne 20 % plus vite et font deux fois moins d'erreurs. Cette amélioration de la lecture pourrait être due au fait que les enfants dyslexiques sont particulièrement sensibles à « l'encombrement perceptif », c'est-à-dire au masquage visuel de chaque lettre par celles qui l'entourent. Les résultats de cette étude montrent que ce phénomène d'encombrement délétère peut être réduit par un simple écartement des lettres.

Ce constat ouvre une piste intéressante dans le domaine des méthodes de rééducation de la dyslexie. En effet, pour lire mieux, il faut lire plus, or un enfant dyslexique lit en une année ce qu'un « normo-lecteur » lit en 2 jours. Car pour un enfant dyslexique qui n'arrive pas à décoder convenablement et lit de façon lente et laborieuse, lire devient un « supplice » qui ne l'encourage pas à le faire régulièrement. Les chercheurs ont trouvé une astuce simple et efficace qui permet aux enfants dyslexiques de rompre ce cercle vicieux en lisant correctement plus de mots et en moins de temps.

Une application iPad/iPhone nommée « DYS » a été élaborée parallèlement à ces résultats de recherche par Stéphane Dufau, ingénieur de recherche au CNRS, au Laboratoire de psychologie cognitive. Disponible dans un premier temps en français et en anglais et téléchargeable gratuitement sur l'Apple Store, elle permet aux parents et aux enfants de manipuler l'espacement des lettres et de tester les bénéfices de cette manipulation sur la lecture. Les chercheurs pourront quant à eux recueillir à grande échelle des données qui leur permettront de quantifier puis d'analyser s'il existe un espacement optimal en fonction de l'âge de la personne et du niveau de lecture.

CNRS

Une molécule trés bénéfique pour la santé cachée dans le lait !
Lundi, 11/06/2012 - 01:30

Les chercheurs de l'EPFL ont identifié une molécule «étonnante» présente dans le lait notamment, qui aurait des effets extraordinairement bénéfiques sur la santé. Cette molécule miracle s'appelle nicotinamide riboside (NR), a annoncé récemment l'Ecole polytechnique fédérale (EPFL). Et, contrairement à sa «cousine», l'acide nicotinique ou niacine, elle n'a pas d'effets secondaires. La NR a été détectée dans le lait.

L'équipe de chercheurs de l'EPFL dirigée par le professeur Johan Auwerx, décrit dans un article publié dans le journal «Cell Metabolism» une série d'expériences avec la nicotinamide riboside, une molécule peu étudiée bien que déjà connue pour son influence indirecte sur l'activité des mitochondries, les générateurs d'énergie des cellules. Les chercheurs de l'EPFL ont travaillé avec leurs collègues d'une université de New York City. Obtenir la molécule fut le premier défi à relever. Elle est en effet difficile à synthétiser. Les chercheurs ont ensuite mesuré ses effets in vivo sur des souris. Ils ont été impressionnés par les résultats, la molécule jouant un rôle bénéfique dans plusieurs domaines.

Elle prévient l'obésité. Les souris soumises à un régime très riche en graisses ont pris beaucoup moins de poids (60 % de moins) que les souris qui ont mangé les mêmes aliments, mais sans prendre de nicotamide riboside. De plus, aucune de ces dernières souris ne montrait des signes de diabète, contrairement à celles qui n'avaient pas reçu la molécule. La NR accroît la performance musculaire. Les souris qui avaient pris des aliments contenant la NR sur une période de 10 jours développaient une meilleure endurance que les autres. Elles étaient en meilleure forme, ce qui a été confirmé par l'observation de leurs fibres musculaires au microscope.

La NR améliore la dépense d'énergie. Après huit semaines de régime normal complémenté par de la NR, les souris montraient une meilleure résistance dans un environnement à air-conditionné. Les scientifiques ont émis l'hypothèse que ces effets résultent d'une amélioration de la fonction mitochondriale. En poursuivant les recherches, ils ont pu montrer que la NR stimulait indirectement l'activité des enzymes sirtuines. Celles-ci améliorent les fonctions métaboliques associées à la mitochondrie, comme la combustion des lipides et le potentiel d'oxydation cellulaire.

Certains effets du vieillissement sont également contrecarrés lors d'une amélioration de la fonction mitochondriale. De nombreuses fonctions de l'organisme ralentissent lorsque l'activité mitochondriale décline. Les chercheurs pensent qu'en stimulant les mitochondries avec la NR, il serait possible d'améliorer l'état de santé et même d'augmenter la longévité. Des essais effectués sur des nématodes semblent soutenir cette hypothèse. La substance agit sur un large spectre du vivant, des levures aux vers jusqu'aux mammifères, a expliqué Carlos Cantò, un des auteurs de l'article.

Mais la «vitamine cachée» présente d'autres avantages encore. Comme elle se trouve naturellement dans de nombreux aliments, le public acceptera plus facilement de l'utiliser. «Malgré nos efforts, nous n'avons pas été capables de détecter des effets secondaires», a déclaré Carlos Cantò. Même en décuplant la dose nécessaire, aucune réaction n'a été décelée. La NR possède donc un avantage certain sur sa «cousine», la niacine qui est tout aussi efficace, mais a des effets secondaires. La NR a été détectée dans le lait, mais elle se trouve probablement dans d'autres aliments communs. Actuellement, il est impossible de mesurer sa concentration dans le lait, donc on ignore combien il faut en boire pour observer ses effets.

EPFL

Le diabète augmente les risques de cancer du sang
Lundi, 11/06/2012 - 01:20

Des chercheurs du Rhode Island affirment qu'en prévenant l'apparition du diabète de type 2, on réduirait l'incidence des leucémies, lymphomes et myélomes. «Quand on pense aux comorbidités du diabète, on pense à la maladie cardiaque ou à l'insuffisance rénale, mais pas nécessairement au cancer. Pourtant, le diabète a déjà été associé précédemment à d'autres types de cancer, comme le cancer du pancréas et du foie, mais peu à des cancers du sang, dont les causes sont encore mal connues», explique le Docteur Jorge Castillo.

De plus en plus d'ailleurs, on découvre des liens possibles entre le diabète et certains types de cancer. La présente étude, publiée dans la revue Blood, a analysé 17 000 cas de personnes diabétiques ayant eu un cancer.

En conclusion, l’analyse estime que le diabète de type 2 est associé à environ 5 % de tous les cas de leucémie, de myélome ou de lymphome non-hodgkinien. Alors que des mesures de prévention existent contre le diabète de type 2, et si les chercheurs souhaitent poursuivre sur le rôle de facteurs comportementaux tels que l'obésité, l'activité physique et le tabagisme, liés à la fois au diabète et au cancer, il est clair qu’en prévenant l'apparition du diabète de type 2, on pourrait aussi prévenir ces cancers du sang.

Santé Log

Canoe

Un pas important vers la contraception masculine ?
Lundi, 11/06/2012 - 01:10

Des scientifiques écossais ont découvert un gène qui permettrait de développer une pilule contraceptive pour les hommes, qui serait un remède moins radical que la vasectomie. Des scientifiques se sont intéressés aux causes de l’infertilité masculine en procédant à différentes expériences sur des souris pour voir quelles modifications génétiques conduisaient à les rendre stériles. Un peu par hasard, ces scientifiques ont découvert le gène Katnal1 qui contient des informations précieuses sur la production des spermatozoïdes chez les hommes. Cette méthode possède un gros avantage par rapport à la pilule contraceptive pour femme car elle est réversible.

Cette étude publiée dans la revue PloS Genectics explique que les chercheurs d’Edimbourg sont parvenus à identifier un novateur. En effet, le gène Katnal1 bloque uniquement la fertilité des spermatozoïdes dans l’une des dernières étapes de leur création sans altérer la capacité de production des cellules spermatiques. Le Docteur Lee Smith, l’un des auteurs de ces recherches à Edimbourg nous donne quelques explications : « Si on peut trouver un moyen de cibler le gène dans les testicules, une méthode de contraception non hormonale pourrait potentiellement être développée. Le plus important est que les effets d’un tel médicament sont réversibles, car Katnal1 n’affecte que les cellules spermatiques dans leurs dernières phases de développement, de sorte que les premières phases ne seraient, elles, pas entravées ».

Les scientifiques écossais pensent qu’en bloquant l’action du gène Katnal1, cela permettrait de créer des spermatozoïdes non fertiles, ce qui empêcherait la fécondation de l’ovule. Cela permettrait de mettre au point une pilule contraceptive masculine qui bloquerait la production de spermatozoïdes. Une révolution pour la contraception et pour la vie de couple à suivre dans les prochaines années !

Trendymen

PLoS Genetics

57 nouveaux marqueurs génétiques liés à l'autisme identifiés
Dimanche, 10/06/2012 - 01:30

A l'occasion de l'IMFAR, congrès international de la recherche sur l'autisme qui s'est déroulé à Toronto, IntegraGen acteur de premier plan dans le développement et la commercialisation de tests de diagnostic moléculaire dans l'autisme et l'oncologie, a présenté les résultats de ses travaux de recherche liés à l'identification de 57 nouveaux marqueurs génétiques (SNP - Single Nucleotide Polymorphisms) qui permettent d'évaluer, avec une très haute précision, le risque qu'un frère ou une soeur d'enfant atteint d'un trouble du spectre autistique (TSA) soit également affecté.

Ces résultats font suite à la publication en février 2011 d'une étude qui montrait le rôle de 8 SNPs liés à l'autisme (Autism risk assessment in siblings of affected children using sex-specific genetic scores) publiée dans la revue Molecular Autism. Parmi les 57 SNPs nouvellement identifiés, 26 sont applicables chez les garçons uniquement, 26 chez les filles, 5 étant communs aux deux sexes. Chez ces enfants ayant déjà un aîné affecté, le risque est de deux et quatre fois supérieur, respectivement chez les filles et chez les garçons, lorsque la combinaison de marqueurs indique une augmentation de ce risque.

« En s'intéressant à une combinaison de marqueurs spécifiques au genre de l'enfant, garçon ou fille, nous avons été en mesure d'identifier les frères et soeurs d'enfants autistes qui ont un risque significativement plus élevé d'être eux-mêmes affectés » a déclaré l'auteur principal de cette étude, le Docteur François Liebaert, Vice Président de la Recherche et Développement d'IntegraGen.

« L'autisme est un syndrome hétérogène avec une étiologie génétique complexe. Cette approche augmente la probabilité de réplication des découvertes dans des populations indépendantes », poursuit Emmanuelle Genin, Ph. D. Directeur de recherches en génétique des populations à l'INSERM et à la fondation Jean Dausset, Centre pour l'Etude des Polymorphismes Humains (CEPH) à Paris.

Cette étude a été réalisée sur plus de 1100 familles avec au moins deux enfants atteints de TSA, soit près de 2000 enfants atteints et plus de 600 enfants non atteints. Le ratio entre garçons et filles était de 4,2 pour 1. Une première analyse a porté sur 545 familles de la collection AGRE (Autism Genetic Resource Exchange), suivie par une étude de réplication, qui a confirmé les données, sur 627 familles (339 familles de la même collection AGRE différentes de celles de la première étude et 288 familles d'une collection réalisée par l'université de Washington à Seattle, désormais gérée par l'Université de Pennsylvanie).

Le Professeur Gerald Schellenberg, Ph.D. et Beth Dombrowski, Ph.D., du département de pathologie de l'école de médecine de l'Université de Pennsylvanie à Philadelphie, ainsi que Geraldine Dawson, Ph.D., Professeur de Psychiatrie à l'Université de Caroline du Nord à Chapel Hill et Directeur Scientifique de l'association de patients Autism Speaks, ont également participé à cette étude.

Les équipes se sont focalisées sur des variants génétiques communs ou SNPs qui ont été associés à l'autisme. Si aucun de ces variants pris isolément n'est effectivement une cause directe de l'affection, plusieurs études récentes ont en effet démontré que la présence d'une combinaison de ces SNPs pouvait permettre d'évaluer, avec un degré élevé de précision, le risque qu'un enfant développe cette affection.

Les SNPs associés à cette augmentation du risque ont été identifiés en utilisant les résultats de quatre analyses pan-génomiques différentes réalisées sur la collection AGRE, la première réalisée sur tous les enfants affectés, les deux autres séparément sur les garçons affectés et les filles affectées, et enfin la dernière sur les enfants non atteints. Chacun des SNPs identifié a été évalué et « noté » en fonction de son association statistique avec la maladie ainsi que sur la base des informations biologiques disponibles. Les SNPs ayant les scores les plus élevés ont alors été analysés plus avant pour mesurer la puissance de leur association avec l'autisme en utilisant des méthodes statistiques validées permettant de mesurer leur reproductibilité dans une population plus large. Les auteurs ont enfin élaboré le score génétique spécifique aux filles et aux garçons permettant de qualifier le risque spécifique d'un enfant d'être affecté ou non.

« En combinant ces données statistiques avec des données de génomique fonctionnelle, comme cela a été fait ici, on augmente la capacité à séparer le véritable signal du bruit de fond des études pan-génomiques pour identifier des variants communs associés à des maladies génétiques complexes comme l'autisme », ajoute Emmanuelle Genin.

« L'autisme est considéré comme un enjeu majeur de santé publique aux Etats-Unis depuis de nombreuses années et a été déclaré grande cause nationale en France en 2012. Selon différentes études, seuls 5 % des adultes autistes sont autonomes et occupent un emploi et le coût de l'autisme aux Etats-Unis aurait été de l'ordre de 35 milliards de dollars en 2011. Dans le même temps, de multiples études ont démontré que la précocité du diagnostic et du traitement améliorent significativement la vie des enfants. L'identification de 57 nouveaux marqueurs génétiques qui permettent, de façon avérée, d'améliorer considérablement la prédiction d'un risque d'autisme chez des enfants dont un aîné est affecté de TSA, est une nouvelle contribution majeure pour une prise en charge plus précoce de ces troubles du développement très répandus chez l'enfant. Nous espérons également pouvoir, dans un futur proche, mettre en oeuvre ces outils dans des familles non affectées en cas de suspicion de TSA », conclut Bernard Courtieu, Président Directeur d'IntregraGen.

Zone bourse

De nouvelles substances contre la malaria
Samedi, 09/06/2012 - 01:30

Selon l'organisation mondiale de la santé, 247 millions de cas de malaria (également appelée paludisme) ainsi qu'un million de morts dus à la maladie auraient été reportés en 2008.

La résistance des parasites face aux médicaments de première ligne, telles que l'artémisinine et la méfloquine, augmentent. Des chercheurs de l'Institut pour les Prophylaxies Spécifiques et les Maladies Tropicales de l'Université de Médecine de Vienne ont obtenu des résultats positifs à partir des principes actifs du genre Aglaia (arbres ou arbrisseaux de la famille des Meliaceae). Ceux-ci pourraient faire office de composants principaux dans de nouveaux médicaments contre le paludisme et, notamment contre la Malaria tropica, la plus meurtière d'entre toutes (on enregistre une moyenne de 2000 décès par jour).

Les extraits des végétaux du genre Aglia sont employés depuis longtemps contre l'inflammation, en médecine populaire d'Asie du Sud. Les différents composants dérivés de cette plante, observés in vitro, sont l'aglafoline, la rocaglamide, la kokusaginine, l'arborine, l'arborinine et la tuberostemonine. C'est le parasite unicellulaire Plasmodium falciparum qui est responsable de la Malaria tropica. L'homme est contaminé via la piqure de certains moustiques femelles (les anophèles) eux-mêmes infectés. Des isolats frais de ce parasite ont été prélevés sur des patients de la région de Mae Sot, au nord-ouest de la Thaïlande en 2008. L'arrêt de maturation des schizontes a été déterminé par l'évaluation des concentrations des différents composés (en nanomoles par litre) à 50 %, 90 % et 99 % d'inhibition.

La rocaglamide suivie de près par l'aglafoline se sont trouvées être les deuxième et troisième substances les plus actives. Leur effet anti-Plasmodium était plus fort que la quinine (traditionnellement utilisée) et moins fort que l'artémisinine. La rocaglamide, ayant des effets anti-inflammatoires et anti-tumorales, est d'ailleurs utilisée depuis plus de 30 ans pour diverses utilisations médicinales.

Les chercheurs de l'université de médecine de Vienne, sous la direction du professeur Harald Noedl, ont également élaboré une nouvelle substance active, la tafénoquine, contre la Malaria tertiana. Ce type de malaria est la forme la plus bénigne de paludisme. Sa dangerosité ne tient pas tant en son taux de mortalité (peu élevé), qu'en sa persistance dans le temps. Les agents pathogènes de la Malaria tertiana, les Plasmodium vivax, restent latents dans le foie du malade. Pour ce projet, une étude multicentrique est organisée. L'université de Vienne fait partie d'un large consortium : le même genre de tests cliniques est pratiqué dans plusieurs sites d'un bon nombre de pays asiatiques. Ils sont coordonnés et financés par le laboratoire pharmaceutique britannique GlaxoSmithKline (GSK) à qui appartient la tafénoquine.

Celle-ci est actuellement testée sur les patients dans le cadre d'essais cliniques. L'avantage de ce médicament est sa posologie d'une durée maximale de trois jours. Cela permettra de soigner plus efficacement les patients atteints de la Malaria tertiana, principalement malades sur le long terme. En effet, la thérapie conventionnelle consiste à administrer de la chloroquine pendant trois jours suivie d'une thérapie à la primaquine de deux semaines. Le respect des traitements étant très médiocre dans les pays tropicaux, beaucoup de patients l'arrêtent trop tôt. En conséquence, les agents pathogènes survivent dans le foie du malade pendant plusieurs mois, voire plusieurs années et peuvent causer des rechutes récurrentes. La nouvelle éruption de la maladie n'est alors plus associée à la Malaria et est donc mal traitée. En outre, cela fait des individus contaminés une source permanente d'infection pour leur environnement (l'anophèle non infecté s'infecte en suçant leur sang et infectera sa prochaine victime).

En octobre 2001, un article du BE Autriche, mentionne un remède contre la Malaria tropica, combinant l'artésunate (antipaludéen) à un antibiotique à spectre large, l'azithromycine. L'originalité de ce traitement tient également en son mode d'administration : en intraveineuse. Que sait-on de plus depuis ? Ce médicament a aussi été testé en Thaïlande. Lorsque l'étude de cette combinaison " artésunate-azithromycine " sera complète et évaluée -dans quelques mois selon Harald Noedl (information donnée par l'auteur en mai 2012)- et si celle-ci est positive, l'étude sera étendue à une échelle bien plus grande en Afrique et en Asie.

Bulletins Electroniques

Aucune preuve claire sur la dangerosité des téléphones portables sur la santé
Samedi, 09/06/2012 - 01:20

Un rapport publié le 26 avril 2012 par la Health Protection Agency, l'agence britannique pour la protection de la santé, conclut qu'il n'y a aujourd'hui aucune preuve clairement établie sur la dangerosité des ondes de téléphonie mobile sur la santé des humains, et ce malgré un nombre important de publications sur le sujet.

Le groupe indépendant pour l'étude des radiations non ionisantes (AGNIR, Advisory group on non-ionising radiation), à l'origine de cette étude, a établi que les scientifiques n'avaient encore trouvé aucune preuve convaincante mais qu'ils manquaient d'information pour pouvoir évaluer le risque à long terme, c'est-à-dire au-delà de 15 ans d'exposition. Il appelle à continuer la surveillance d'indicateurs tels que l'évolution des tumeurs du cerveau, qui pour l'instant n'ont montré aucune intensification.

Pour son rapport, intitulé "Les effets sur la santé des champs de fréquence radio électromagnétique", le groupe d'étude AGNIR a étudié des centaines d'articles scientifiques traitant des effets de la téléphonie mobile sur les humains, les animaux et les cellules. Ce qui en fait la plus large étude sur le sujet à ce jour.

Plusieurs articles étudiés par le groupe ont montré que les ondes émises par les portables pouvaient provoquer des changements subtils mais perceptibles dans les ondes basses fréquences émises par le cerveau et détectables à travers un électroencéphalogramme. Mais il n'y aucune preuve sur l'impact pour la santé de telles variations ni sur leur durabilité. Simon Mann, de la Health Protection Agency, a indiqué que l'agence ne modifierait pas sa recommandation d'éviter un usage excessif des téléphones portables pour les enfants mais il a cependant indiqué que : "l'assurance que nous avons qu'il n'y pas d'effet sur la santé est bien plus forte qu'il y a dix ans". Dans ses recommandations pour les futures recherches, le rapport préconise de se focaliser sur les nouvelles technologies qui émettent des radiofréquences mais aussi de continuer à collecter des données sur les cancers parmi la population utilisatrice de téléphones portables depuis plus de 15 ans.

Selon le Professeur Anthony Swerdlow, responsable du groupe d'étude et épidémiologiste à l'Institut de Recherche sur le Cancer au Royaume-Uni : "il existe toujours une limitation pour les études qui concluent à un jugement définitif sur la non dangerosité des ondes radios, mais aucune preuve n'a aujourd'hui démontré le contraire pour des ondes comprises en deçà des normes internationales d'utilisation". Pour lui, s'il existait bien un effet sur la santé, vu l'usage massif de la téléphonie mobile depuis plus de 20 ans maintenant, celui-ci aurait déjà du être détecté dans le taux de tumeurs par exemple. Il convient cependant qu'un effet à long terme n'est pas à exclure et qu'il faudra donc continuer à surveiller les cas de cancers.

Bulletins Electroniques

Améliorer sa vision grâce à la stimulation magnétique transcranienne
Samedi, 09/06/2012 - 01:10

Une équipe internationale menée par des chercheurs du Centre de recherche de l'institut du cerveau et de la moelle épinière (CNRS / Inserm / UPMC), a réussi à augmenter les capacités visuelles d'un groupe de sujets sains grâce à la stimulation magnétique transcranienne (TMS). Après stimulation d'une zone cérébrale de l'hémisphère droit liée à l'orientation de l'attention spatiale et à la conscience perceptive, les sujets ont montré une plus grande aptitude à percevoir une cible apparaissant sur un écran. Ces travaux, qui viennent d'être publiés dans la revue PLoS ONE, pourraient servir à développer de nouvelles techniques de rééducation pour certains troubles de la vision. De plus, ils pourraient permettre d'améliorer les capacités de personnes exerçant des tâches qui nécessitent une très grande précision.

La TMS est une technique non invasive qui consiste à délivrer une impulsion magnétique sur une zone donnée du cerveau. En résulte une activation des neurones corticaux situés dans le rayon d'action du champ magnétique, qui modifie leur activité de façon indolore et temporaire. Depuis quelques années, les scientifiques s'intéressent à la possibilité d'améliorer certaines fonctions cérébrales chez les sujets sains à l'aide de cette technique.

C'est dans ce cadre que se situent les derniers travaux de l'équipe d'Antoni Valero-Cabré sur la stimulation d'une région de l'hémisphère cérébral droit appelée champ oculogyre frontal. Celle-ci n'est pas une aire visuelle primaire à proprement parler, mais elle participe à la planification des mouvements oculaires, ainsi qu'à l'orientation de l'attention de chaque individu dans l'espace visuel. Dans une première expérience, un groupe de sujets sains devait tenter d'apercevoir une cible de très bas contraste apparaissant sur un écran durant 30 ms. Pour certains essais, avant l'apparition de la cible, les sujets recevaient sur cette région frontale une impulsion magnétique d'une durée comprise entre 80 et 140 ms. Résultat, la réussite était plus fréquente après l'utilisation de la TMS. La sensibilité visuelle des sujets sains a été transitoirement augmentée de l'ordre de 12 %. Dans une deuxième expérience, les sujets recevaient un bref indice visuel leur indiquant l'endroit où la cible pourrait apparaître. Dans cette configuration, l'augmentation de la sensibilité visuelle, qui est restée du même ordre, n'était présente que quand l'indice signalait la vraie localisation de la cible.

Bien que les fonctions cérébrales telles que la vision consciente soient très optimisées chez les adultes en bonne santé, ces résultats montrent qu'il existe une marge d'amélioration importante, et que celle-ci peut être "augmentée" par la TMS. Cette technique pourrait être testée pour la rééducation de patients ayant des lésions au niveau du cortex, dues par exemple à un AVC, ainsi que chez des patients souffrant de problèmes rétiniens. La seconde expérience suggère qu'une rééducation basée à la fois sur la TMS et sur des indices visuels pourrait être plus sélective que la seule utilisation de la stimulation.

CNRS

PLoS one

Des nouveaux gènes impliqués dans les cancers digestifs
Samedi, 09/06/2012 - 01:00

Trois nouveaux gènes impliqués dans la survenue des cancers digestifs ont été isolés par une équipe de l'institut de recherche contre le cancer au Royaume-Uni. L'un d'entre eux, placé sur le chromosome X, pourrait expliquer pourquoi ce type de cancer est plus fréquent chez les hommes que chez les femmes. A l'issue de cette étude  qui avait pour but de mettre en relation les dégradations du code génétique et les cancers digestifs, les chercheurs ont mis en évidence trois modifications importantes de l'ADN, retrouvées chez les personnes atteintes de cancers digestifs.

Les deux premières mutations concernent deux gènes situés sur le chromosome 6 et sur le chromosome 11. Ils sont impliqués dans le codage de protéines jouant un rôle important dans les voies de contrôle et de réparation de l'ADN. Leurs altérations entraînent une prolifération plus aisée des cellules cancéreuses et une réparation de l'ADN incomplète. La troisième mutation constitue une avancée majeure. Elle révèle la modification d'un gène situé sur le chromosome X, retrouvée dans le cas de cancers digestifs. Cette partie du génome est normalement responsable du développement des cellules et contrôle leur forme.

La localisation de ce gène pourrait expliquer que les hommes sont plus souvent atteints, car ils ne possèdent qu'un seul exemplaire du chromosome X, donc qu'un seul exemplaire de ce gène. Chez la femme, ce changement peut être compensé par la seconde version de ce gène, située sur le second chromosome X. Les résultats de cette recherche amènent le nombre de zones du génome impliquées dans les cancers digestifs à vingt, mais c'est la première fois que les chromosomes sexuels sont impliqués dans la survenue d'un cancer touchant aussi bien les hommes que les femmes.

Ces types de cancers sont responsables chaque année de 40 000 décès, soit près de 30 % des décès par cancer selon la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE). Au Royaume Uni, c'est le troisième cancer le plus répandu, et tous les ans, sur les 41 000 nouveaux cas diagnostiqués, plus de 22 000 sont des hommes.

Allodocteurs

Nature

Des anti-inflammatoires contre le cancer de la peau
Vendredi, 08/06/2012 - 05:20

Ibuprofène, naproxène, diclofénac, ces antidouleurs auraient un effet secondaire désirable : ils réduiraient le risque de certains cancers de la peau. D'après une étude danoise comparant plus de 200.000 dossiers médicaux, il existe un lien entre la prescription d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) et le risque de deux types de cancer de la peau : le mélanome et le carcinome épidermoïde.

Comparées à des personnes ayant au plus deux prescriptions d'anti-inflammatoires entre 1991 et 2009, celles qui en avaient plus de deux présentaient un risque de cancer épidermoïde 15 % plus faible et un risque de mélanome malin 13 % plus faible. Le risque était encore plus faible avec 7 ans de traitement ou plus ou en cas de traitement intensif. Ces médicaments semblent en revanche sans influence sur le risque de carcinome basocellulaire - le cancer de la peau le plus fréquent et celui qui répond le mieux aux traitements.

L'effet anticancéreux observé était principalement imputable à des médicaments comme l'ibuprofène, le naprofène, le diclofénac, l'étodolac ou encore le méloxicam, soulignent Sigrún Alba Jóhannesdóttir, de l'hôpital universitaire d'Aarhus (Danemark) et ses collègues. Le lien avec les anti-inflammatoires les plus récents (les coxibs) n'est pas démontré. «Cette étude ouvre une piste de recherche intéressante. En prenant pendant longtemps des anti-inflammatoires, on ralentit peut-être l'apparition d'un déficit immunitaire cutané susceptible de provoquer la genèse d'un cancer», estime le Professeur Brigitte Dréno, directrice de l'unité de cancéro-dermatologie du CHU de Nantes.

L'effet de ces médicaments ne semble d'ailleurs pas limité à la peau. Une baisse du risque de cancer colorectal, de cancer du sein, de cancer de l'estomac a également été montrée dans d'autres études tandis qu'à l'inverse, une étude parue en septembre 2011 dans Archives of Internal Medicine a montré que leur utilisation prolongée (10 ans) triplait le risque de cancer du rein. Pour l'heure, pas question de recommander la prise régulière d'anti-inflammatoires pour se prémunir d'un risque de cancer. Car des risques existent : la sécurité gastro-intestinale et cardio-vasculaire de ces médicaments est sous surveillance tout comme le risque de survenue de réactions cutanées graves qui leur est associé. «Il faut être toujours très prudent sur les messages que l'on fait passer, souligne enfin le Professeur Brigitte Dréno. C'est le problème que l'on a rencontré avec les crèmes solaires : les personnes se sont davantage exposées au soleil en se croyant mieux protégées. Résultat : l'incidence des mélanomes a continué d'augmenter».

Le Figaro

Décodage de l'arme fatale des bactéries
Vendredi, 08/06/2012 - 05:10

Des scientifiques allemands et américains ont décodé la structure des aiguilles d'injection bactérienne à une résolution atomique. Présentés dans la revue Nature, les résultats de l'étude pourraient aider les chercheurs à créer des médicaments personnalisés et développer des stratégies qui permettraient d'éviter les infections. Les maladies bactériennes sont dangereuses car l'hôte est infecté par un appareil d'injection. L'étude a été financée en partie par le projet BIO-NMR («Nuclear magnetic resonance (NMR) for structural biology»), bénéficiant de près de 9 millions d'euros au titre du thème Infrastructures de recherche du septième programme-cadre (7e PC) de l'UE.

Sous la direction de l'Institut Max Planck de chimie biophysique en Allemagne, les chercheurs expliquent que les bactéries libèrent des agents moléculaires dans les cellules de l'hôte au moyen de structures en forme d'aiguilles. Ainsi, elles évitent toute réaction immunitaire. Les chercheurs ont pu déchiffrer la structure de cette aiguille, découvrant que des centaines de petites aiguilles apparaissent à la surface de la membrane bactérienne, transformant celle-ci en un outil redoutable et responsable de la virulence de la peste ou du choléra.

Ces minuscules aiguilles, dont la base se trouve à l'intérieur de la membrane, contiennent ce que les experts appellent le système de sécrétion de type III, un dispositif d'injection par lequel les pathogènes introduisent des agents moléculaires dans les cellules de l'hôte. Ces substances influencent les processus métaboliques essentiels et immobilisent les défenses immunitaires des cellules infectées. En découle une mort cellulaire (ou apoptose) car les pathogènes se propagent dans tout l'organisme, en évitant tout mécanisme destiné à les stopper.

Jusqu'à présent les chercheurs ne sont parvenus qu'à prescrire des médicaments pour lutter contre l'infection. Mais les souches bactériennes sont capables de résister aux antibiotiques. Ainsi, le monde de la recherche doit développer des traitements médicamenteux plus spécifiques.

Personne n'a jamais réussi à comprendre la structure spécifique de ces aiguilles de 60 à 80 nanomètres de long et 8 nanomètres de large. Les outils traditionnels comme la cristallographie à rayons X ou la microscopie à électrons n'ont jamais apporté des structures modèles correctes ou ont tout simplement échoué. L'aiguille, car elle n'est ni cristallisable ni insoluble, a résisté à toutes les tentatives faites pour décoder sa structure atomique. Ainsi, notre équipe de recherche qui associe la production de l'aiguille en laboratoire avec la spectroscopie de RMN à état solide, la microscopie à électrons et la modélisation informatique. Ils ont décodé la structure de l'aiguille atome par atome et imaginé son architecture moléculaire pour la première fois dans la gamme angstrom. Il s'agit d'une résolution inférieure à un dixième de millionième de millimètre.

«Nous avons réalisé plusieurs progrès concernant la production d'échantillons ainsi que dans la spectroscopie de RMN à état solide», commente l'auteur principal, Adam Lange du département de biologie structurelle de RMN de l'institution allemande. «Enfin, nous avons pu utiliser l'un des spectromètres de RMN à état solide les plus puissants du département de Christian Griesinger de biologie structurelle de RMN de notre institut.» Avec une force de 20 teslas, le champ magnétique de ce spectromètre de 850 mégahertz est environ 400 000 fois plus fort que celui de la Terre. «Nous étions surpris de voir comment les aiguilles étaient construites», commente le Docteur Lange.

Leurs résultats montrent des similarités à l'intérieur des aiguilles mais des différences au niveau de la surface. Cette divergence pourrait être l'élément qu'utilisent les bactéries pour empêcher le système immunitaire de l'hôte de les reconnaître. Les changements au niveau de la surface des aiguilles perturbent le système immunitaire car ce dernier ne reconnaît pas le pathogène. Leurs travaux pourraient aider les chercheurs à bloquer le système de seringue et maîtriser les bactéries.

Cordis

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Chypre : découverte du plus ancien village d'agriculteurs de toutes les îles méditerranéennes
Samedi, 09/06/2012 - 01:40

Le plus ancien village d’agriculteurs de toutes les îles méditerranéennes vient d’être découvert à Chypre par une équipe d’archéologues français impliquant notamment le CNRS, le Muséum national d’Histoire naturelle, l’Inrap, l’EHESS et l’Université de Toulouse II, le Mirail.

On pensait jusqu’à présent qu’en raison de son insularité, Chypre avait été atteinte par les premières sociétés agricoles néolithiques, mille ans après la naissance de l’agriculture au Proche-Orient (aux alentours de 9 500/9 400 avant J-C). La découverte de Klimonas, village daté de presque 9000 ans avant J.-C, prouve au contraire que ces premières sociétés agricoles ont migré peu de temps après les débuts de l’agriculture depuis le continent proche-oriental. Elles ont apporté à Chypre le blé, mais aussi des chiens et des chats. Ces résultats illustrent aussi la maîtrise précoce de la navigation de ces populations. Ils sont publiés par la revue Proceedings of the National Academy of Science (PNAS).

Les villageois sédentaires du Néolithique ancien ont commencé à cultiver des céréales sauvages au Proche-Orient, aux alentours de 9 500 av. J.-C. De récentes découvertes ont montré que l’île de Chypre était alors fréquentée par des groupes humains, mais les premières traces attestant de la culture des céréales et de la construction de villages n’étaient jusqu’à présent pas antérieures à 8 400 av. J.-C. Les résultats récents des fouilles archéologiques de Klimonas démontrent que de véritables communautés villageoises étaient installées à Chypre entre 9 100 et 8 600 ans avant J-C. En effet, les archéologues ont trouvé sur le site les restes d’un bâtiment collectif en terre crue de 10 mètres de diamètre, semi-enterré, qui devait servir à rassembler les récoltes communes et autour duquel se regroupaient des constructions domestiques. A l’intérieur, les archéologues ont mis au jour quelques offrandes votives comme des flèches en silex ou des perles de pierre verte. Des restes très abondants d’objets (éclats de silex, outils en pierre, parures de coquillages...) ont été également découverts dans ce village. Ces outils de pierre et les constructions fabriquées par ces villageois ressemblent à ceux que l’on trouve sur les sites néolithiques contemporains du proche continent. Des restes de graines carbonisées de plantes locales et de céréales introduites depuis les côtes levantines (comme « l’amidonnier », l’un des premiers blés introduits du Proche-Orient) ont été également retrouvés à Klimonas.

L’analyse des ossements retrouvés sur le site permet de savoir que la viande consommée par ces populations provenait de la chasse d’un petit sanglier chypriote indigène (seul grand gibier présent sur l’île à cette époque) et que des chats et des petits chiens domestiques avaient été introduits depuis le continent. Ces découvertes montrent que ces premières sociétés agricoles ont migré depuis le continent peu après les débuts de l’agriculture et ces déplacements à grande distance au tout début du Néolithique témoignent de leur maîtrise de la navigation.

Le site de Klimonas a été fouillé jusqu’à la fin du mois de mai 2012 et fera l’objet d’une nouvelle campagne de fouilles en 2013.

Ces travaux impliquant plusieurs laboratoires de recherche ont été financés par le CNRS, le projet européen LeCHE, le Muséum national d’Histoire naturelle, l’Inrap, le ministère des Affaires étrangères et européennes et l’Ecole française d’Athènes.

Inrap

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Recherche & Innovation, Technologies, Transports
La Twizy électrique de Renault bientôt en libre-service
Jeudi, 14/06/2012 - 01:30

Dès le 21 juin, le constructeur va tester, avec ses nouveaux quadricycles électriques, une solution originale d'auto-partage au sein de la Communauté d'agglomérations de Saint-Quentin-en-Yvelines. En septembre, le service sera ouvert au public.

Renault s’apprête à tester un service de "mobilité durable accessible à tous", le "Twizy Way by Renault" - selon le jargon anglophone "acculturé" qu'affectionnnent les constructeurs français !  Dès le 21 juin, Renault va apporter, avec ses nouveaux quadricycles électriques, une solution originale d’auto-partage au sein de la Communauté d’agglomérations de Saint-Quentin-en-Yvelines, en région parisienne. En clair, dans un premier temps, 50 Renault Twizy vont sillonner la communauté avec près de 200 testeurs recrutés, qui profiteront d’un libre service d’auto-partage disponible avec ou sans réservation, pour des trajets urbains et périurbains.

Pour l'instant, "Twizy Way by Renault" se veut un service privé d’intérêt général, dont l’exploitation (entretien, recharge des véhicules…) est à la charge de Renault. Les communes du périmètre d'expérimentation initial (Montigny-le-Bretonneux, Guyancourt, Voisins-le-Bretonneux, une partie de Trappes) accordent les autorisations d'utilisation du domaine public et, avec la Communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, participent à la promotion du service.

  • Vrai lancement au public en septembre

Mais, le vrai lancement interviendra en septembre prochain, avec l’ouverture au grand public du "Twizy Way by Renault". L’utilisateur, qui doit se procurer un badge d'accès, "prend la Twizy la plus proche, l’utilise le temps qu’il souhaite et, dès qu’il n’en a plus besoin, la gare sur n’importe quelle place de parking public de la zone de test", affirme le constructeur. Une application smartphone ou Internet indique à l'amateur intéressé les véhicules disponibles et où ils se trouvent. Le consommateur peut alors en bloquer un. Il a 15 minutes pour le trouver.

La durée d'utilisation est libre dans le temps. Heureusement, par géolocalisation, Renault surveille l'autonomie restante et vient apporter une autre Twizy  au cas où la batterie se viderait dangereusement... "On paye à la minute", explique Renault sans donner le tarif. Mais les places de parking sont gratuites. Le "système pourra être étendu à d'autres communautés, même à l'étranger, dès 2013".

La Tribune

Les 10 innovations qui changeront votre quotidien de demain
Dimanche, 10/06/2012 - 01:10

Quelles sont les inventions d’aujourd’hui qui façonneront notre vie de demain ? Le New York Times a proposé récemment 32 innovations techniques qui pourraient avoir le même impact que l’ampoule au XIXe siècle. La rédaction prédit même quand le changement va se produire. En voici quelques-unes :

Des vêtements électriques : Des physiciens de l’université Wake Forest ont mis au point un tissu qui peut générer de l'électricité en utilisant la chaleur de votre corps. Les vêtements sont «composés de nanotubes de carbone enfermés dans des fibres plastiques souples», indique Katie Neal de l’université Wake Forest pour le site Cleantechnica. La recherche vient d’être publiée dans le journal Nano Letters. Selon David Carrol, le créateur du tissu, un téléphone portable pourrait se charger dans votre poche en utilisant la chaleur de votre corps (10 % à 15 % pendant huit heures).

Des sous-vêtements intelligents : Une société finlandaise, Myontec, a récemment commercialisé des sous-vêtements avec des capteurs qui vous disent dans quel état sont vos muscles (quadriceps, ischio-jambiers ou vos muscles fessiers par exemple). Adaptés pour les sportifs, ils sont aussi utiles pour les sédentaires pour les motiver à entretenir leur masse musculaire.

Médecin à bord : Certaines voitures équipées du e-call sont déjà capables de demander de l’aide lorsque vous avez  un accident. Mais bientôt, votre véhicule pourra même mesurer la probabilité que vous ayez une hémorragie interne, ou un traumatisme crânien. Ce sont des chercheurs du Center for Automotive Medecine de l’université du Michigan qui ont créé des modèles prédictifs, en recoupant les données de collisions fournies par des capteurs sur des voitures accidentées (comme la vitesse ou l’emplacement de l’impact par exemple), avec des scanners en trois dimensions. 

Des jeux vidéo pour le métro : Selon Cnet, le designer industriel Jiang Qian a conçu une sangle de transport en commun avec un jeu vidéo intégré. Vous pouvez ainsi jouer dans le métro au tétris ou au pinball en tournant la poignée de droite à gauche pour contrôler le jeu. Elle vous avertit même lorsque votre arrêt se rapproche.

Un moniteur très attentionné : Si lorsque vous travaillez sur un ordinateur vous avez mal au dos, le nouveau moniteur ErgoSensor de Phillips vous aidera à vous tenir plus droit ou à adopter une position plus ergonomique. Il vous indiquera par exemple si vous êtes trop près de l’écran, ou si votre cou est trop incliné. Grâce à des capteurs et à des algorithmes, il peut même vous dire quand il faut prendre une pause.

Le pistolet qui peut vous réduire au silence : Le «SpeechJammer», une invention japonaise qui ressemble à un pistolet laser de science-fiction, est capable d'enregistrer la voix d’une personne et la projeter ensuite avec un léger décalage dans le temps. Cela provoque alors une sensation de confusion chez l’orateur qui perd ses mots car il n’arrive plus à réfléchir. Selon le New York Times, les chercheurs pensent que cet appareil pourrait aider au respect du temps de parole lors des débats. 

Un panier qui lit dans vos pensées : En février, ChaoticMoon a commencé à tester un panier robotique qui agit un peu comme un majordome. Ce panier utilise la technologie Microsoft Kinect avec des capteurs de mouvement. Ainsi il peut vous suivre à travers tout le magasin. Grâce à un GPS, il peut même vous conduire aux aliments que vous cherchez, ou vous avertir quand vous avez ajouté un produit qui viole vos restrictions alimentaires.

Des dents intelligentes : Des scientifiques de Princeton et de Tufts travaillent actuellement sur un capteur ultra-fin (une sorte de tatouage) pour les dents, qui serait capable d'envoyer une alerte quand il détecte des bactéries associées à l’accumulation de plaque, de caries ou d’infections. Les chercheurs avaient déjà utilisé cette technologie pour identifier les bactéries dans la salive, qui forment des ulcères ou des cancers. Toutefois, ces capteurs sont vite détériorés par le brossage des dents. Michael McAlpine, chef de file du projet a indiqué dans le New York Times qu’ils seront à un prix bon marché pour pouvoir les remplacer tous les jours.

Des emballages comestibles : Entre les cartons de jus de fruits, les bouteilles d’eau et les pots de yaourt, le nombre d'emballages qui passent chaque jour à la poubelle est impressionnant. Un bio-ingénieur à Harvard, David Edwards, a donc trouvé un moyen de convertir les emballages en aliments, nommés «WikiCells». Ainsi vous pourrez manger votre bouteille de vin, ou bien la jeter comme une pelure d’orange car l'emballage est biodégradable. La crème glacée et le yaourt seront disponibles à partir de juillet, indique le New York Times. 

Une pelouse astucieuse : L'ingénieur Sanjay Sarma essaie actuellement de produire des minuscules capteurs qui seraient capables de savoir si votre jardin est infesté de punaises ou s’il est en carence en minéraux. La compagnie Toro vend déjà sur le marché des détecteurs d’humidité qui peuvent activer le système d’arrosage lorsque votre pelouse est sèche.

Slate

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