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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 723
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 08 Novembre 2013
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Egalement dans ce numéro
TIC
Un réseau de communication sans fil ultrarapide
Un appareil portable pour détecter les cancers du sein
Avenir
Les robots infirmiers font leur entrée dans les hôpitaux japonais
Des nanoparticules d'or pour recycler le CO2
Un robot qui marche en imitant l'homme
Matière
Vers des batteries à recharge ultrarapide
Un papier qui produit sa propre énergie !
Une nouvelle substance chimique pour révéler directement les empreintes digitales
Terre
Forêt amazonienne : la moitié des arbres est constituée de seulement 227 des espèces
La végétation a servi d'amortisseur au réchauffement climatique mondial
Vivant
Manger trop de viande rouge peut augmenter le risque de cancer du côlon mais pas pour tout le monde...
L'épigénétique établit un lien entre diabète et maladie d'Alzheimer
La division des cellules souches mieux comprise
Le vaccin contre la grippe diviserait par deux le risque cardio-vasculaire chez les seniors
Une molécule pour détecter le diabète 10 ans à l'avance !
Edito
Santé : il faut réévaluer l’impact de la pollution de l’air



L’événement est passé un peu inaperçu mais il revêt pourtant une importance capitale sur le plan scientifique et médical : le 17 octobre dernier, le Centre International de Recherche contre le Cancer de Lyon a reconnu officiellement, au nom de l’OMS, que l'exposition à la pollution de l'air extérieur pouvait provoquer certains cancers, parmi lesquels le cancer du poumon et le cancer de la vessie. Selon le CIRC, en 2010, au moins 223 000 personnes dans le monde sont mortes d'un cancer du poumon en lien avec la pollution de l'air (dont 16 000 en France).

En juin 2012, le CIRC avait déjà classé comme cancérogènes avérés les particules fines émises par les moteurs diesel et avait montré qu’une exposition régulière à ces particules fines triplait le risque de cancer du poumon.

Au niveau mondial, on estime selon une étude très sérieuse publiée dans la lettre de la recherche sur l’environnement en juillet 2013(voir Phys) que le nombre total de décès provoqués par la pollution de l’air dans le monde serait d’environ 2,6 millions par an (2,1 millions de morts provoquées par les particules fines et 500 000 morts provoquées par l’augmentation de la concentration d’ozone).

L’un des auteurs de ce rapport, le professeur Jason West, de l’Université de Caroline du Nord, souligne que la pollution de l’air est à présent devenue l’un des principaux risques au niveau mondial en matière de santé publique.

Cette situation alarmante a été confirmée par une autre étude publiée dans la célèbre revue « Lancet », fin 2012 (Voir The Lancet). Selon ce travail, la pollution de l’air serait aujourd’hui responsable du décès de 3,2 millions de personnes par an dans le monde, contre seulement 800 000 en l’an 2000, soit une mortalité presque multipliée par trois en 12 ans !

La plupart des études épidémiologiques internationales s’accordent à présent sur le fait que la seule pollution de l’air extérieur (c’est-à-dire sans tenir compte des effets de la pollution intérieure beaucoup plus difficile à évaluer) serait à présent devenue la cinquième cause intrinsèque de mortalité dans le monde, derrière les maladies cardio-vasculaires (17 millions de décès par an ), le cancer (15 millions de décès par an), la sous-alimentation (6 millions de décès par an) et le diabète (4 millions de décès par an).

En Europe, la situation n’est guère plus réjouissante et 22 pays, dont la France, ne respectent pas les normes européennes. Si depuis dix ans, les émissions de dioxyde de soufre responsables des pluies acides ont été réduites de moitié et les émissions de monoxyde ont été réduites d'un tiers, les émissions de particules fines restent à un niveau bien trop élevé, non seulement à cause de la part du diesel dans notre parc automobile mais également à cause du développement du chauffage au bois. En outre, selon une étude de l'Agence européenne pour l'environnement, 90 % des urbains européens sont soumis à une pollution aux particules et à l'azote à des niveaux nocifs pour la santé.

Les recherches et études scientifiques s’accumulent depuis quelques années pour montrer à quel point la pollution globale de l’air a des conséquences nocives voire dramatiques pour notre santé. Il y a un mois, une étude publiée dans The Lancet Respiratory Medicine a montré qu'une exposition aux particules très fines lors de la grossesse, même à un très faible niveau de concentration, augmente les risques de mettre au monde des enfants de faible poids présentant des problèmes respiratoires.

Une autre étude de l’Agence européenne de l'environnement montre que les émissions de particules, PM10 (dont le diamètre est inférieur à 10 microns) et PM 2,5, ont diminué respectivement de 14 et 16 % dans l'Union européenne entre 2002 et 2011. Mais en 2011, un tiers des citadins de l’Union européenne vivaient dans des zones où les concentrations maximum autorisées de PM10 sur 24 heures ont été dépassées. En outre, 98 % des populations urbaines étaient exposées en 2011 à des concentrations d'ozone supérieures aux recommandations de l'OMS.

Une étude réalisée par l’équipe du Professeur George Knox de l’Université de Birmingham a montré par ailleurs que le monoxyde de carbone et le butadiène-1,3, issus des gaz d’échappement, en particulier des moteurs diesel, étaient des substances particulièrement nocives pour la santé. Ces recherches, réalisées à partir de l’analyse minutieuse du dossier de 12 000 patients pendant plusieurs décennies ont notamment montré pour la première fois que les enfants vivant à moins de 500 mètres d’une gare routière ou d’une grande voie de circulation voyaient leurs risques de développer un cancer multiplié par 12 !

Selon cette étude, plusieurs substances chimiques polluantes augmenteraient très sensiblement le risque de cancer en cas d’exposition prolongée. Il s’agit notamment du monoxyde de carbone, de l’oxyde d’azote, du butadiène-1,3, du benzène, des dioxines, du benzopyrène et des composés organiques volatiles.

En France, les effets globaux de la pollution de l’air sur la santé ont été également très longtemps négligés et sous-estimés à la fois à cause du poids des groupes de pression et des intérêts économiques mais également par manque d’études scientifiques et épidémiologiques rigoureuses.

Pourtant, une étude réalisée dans quatre villes françaises (Nancy, Lille, Lyon et Paris) et portant sur 280 cas de leucémie aiguë d’enfants, a montré que le fait d’habiter à proximité d’un garage ou d’une station-service peut multiplier par quatre le risque de leucémie infantile. Selon ce travail réalisé par l’Inserm, ce risque augmente en fonction de la durée d’exposition.

Paradoxalement, les différents indicateurs fiables dont nous disposons concordent pour nous indiquer que les émissions de particules fines ont été réduites dans notre Pays grâce à des normes plus strictes : elles sont ainsi passées de 350 000 tonnes en 2000 à 250 000 en 2011.

Mais cette diminution des émissions de particules fines ne s’est pas traduite par une diminution corrélative du niveau de concentrations de ce type de particules. C’est même le contraire qui est observé depuis 5 ans puisqu'on constate une hausse moyenne de 30 % de la concentration des particules fines dans l’air des grandes agglomérations françaises (en  région parisienne, la concentration moyenne de PM10 est ainsi passée de 21 à 27 microgrammes par m3 depuis 2007).

Une étude réalisée sous l'égide de la Commission européenne en 2005 (Voir CAFE CBA) et qui constitue toujours aujourd’hui une référence épidémiologique, a estimé à 42 000 par an le nombre de décès prématurés provoqués en France par les différentes formes de pollution de l’air et notamment les particules d’une taille inférieure à 10 µm.

Si l’on extrapole les résultats d’une autre étude européenne plus récente, baptisée Aphekom et portant sur 25 villes de l’Union européenne dont neuf villes françaises, le nombre de décès provoqués par la pollution de l’air serait au moins de 15 000 par an, quatre fois plus que le nombre de morts dans les accidents de la circulation.

Cette étude précise que près de 3 000 décès prématurés par an pourraient sans doute être évités en France si notre Pays parvenait à réduire le niveau de concentration moyenne des particules fines et à respecter les recommandations émises par l’OMS (10 µg/m3).

En Asie et particulièrement en Chine, où le charbon est roi et représente 70 % du mix énergétique, l’impact des différentes formes de pollutions atmosphériques liées à l’industrie, au chauffage domestique et aux transports est devenu très alarmant et constitue à présent un problème majeur de santé publique pour cet immense pays qui connaît un essor économique sans précédent.

Il y a quelques jours, des médecins chinois ont diagnostiqué un cancer du poumon chez une fillette âgée de seulement 8 ans habitant près d'un axe routier de la province du Jiangsu, au sud de la Chine. Selon le Professeur Jie Fengdong, cancérologue réputé à Nankin, il ne fait aucun doute que ce cancer très inhabituel chez un enfant, est directement lié à une exposition intense et prolongée aux particules fines et autres polluants chimiques résultant du trafic routier très important sur cette voie de communication.

La pollution atmosphérique provoquerait, selon les autorités chinoises elles-mêmes, au moins 750 000 morts par an en Chine et depuis 30 ans le nombre de décès dus à des cancers du poumon a été multiplié par plus de quatre dans le pays, selon les autorités sanitaires. Il est vrai que dans la plupart des grandes mégapoles chinoises, la densité des particules les plus fines est souvent jusqu’à 40 fois plus élevée que le seuil-limite recommandé par l'Organisation mondiale de la santé.

Contrairement à beaucoup d’idées reçues, les émissions de particules fines qui constituent le « noyau dur » de la pollution atmosphérique proviennent principalement (pour environ un tiers) du chauffage domestique et urbain, de l’industrie (pour environ 30 %) et de l’agriculture (pour environ 20 %). Les transports, souvent montrés du doigt et tenu pour principaux responsables de cette pollution de l’air n’arrivent qu’en dernière position de ce sinistre classement, même si ce facteur reste prépondérant en milieu urbain.

Cette situation n’est pas étonnante quand on sait que 80 % de la production totale de l’énergie consommée dans le monde (environ 12,5 gigateps) est toujours assurée à l’aide des sources d’énergies fossiles, principalement le pétrole, le gaz naturel et le charbon. Mais ce qu’on sait moins, c’est que la consommation mondiale de charbon est en train d’exploser au niveau mondial : elle a augmenté de plus de 40 % au cours des 10 dernières années et dépassera en 2020 la consommation de pétrole devenant ainsi la première source d’énergie consommée dans le monde avec 4,5 gigatonnes d’équivalent pétrole par an. Le charbon assure en outre 40 % de la production mondiale d’électricité et cette part, loin de régresser, pourrait atteindre, en dépit du développement des énergies renouvelables, 44 % en 2030.

Il faut également rappeler que cette pollution atmosphérique, largement liée à l’utilisation des énergies fossiles dans l’industrie, les transports et le chauffage n’augmente pas seulement les risques en matière de cancer mais constitue également un facteur de risque important en matière cardio-vasculaire. À cet égard, une récente étude italienne publiée en octobre 2012 et réalisée par des chercheurs de l’Université de Brescia, dirigés par Savina Nodari, est édifiante. Cette étude montre en effet qu’il existe une corrélation très nette entre le nombre d’hospitalisations pour des problèmes cardiaques et l’élévation du niveau de concentration des particules fines dans l’air.

Au terme de leur recherche, les scientifiques italiens ont notamment constaté qu’à chaque fois que le niveau de concentration des particules fines augmentait de 10 µg/m3 par jour, on enregistrait une hausse mécanique de 3 % des admissions à l’hôpital pour des problèmes cardio-vasculaires.

Cette étude confirme donc pleinement les liens de causalité entre la pollution de l’air et le risque cardio-vasculaire. Elle souligne également qu’il serait souhaitable de baisser de 50 à 30 µg/m3, l’actuel seuil limite réglementaire en vigueur pour la concentration dans l’ère de particules fines.

En juin 2010, une autre étude également très sérieuse réalisée par l’Association américaine de cardiologie avait également montré l’impact considérable est très largement sous-estimé de la pollution atmosphérique en matière cardio-vasculaire (Voir NCBI). Selon ce travail, l’exposition prolongée à la pollution de l’air réduirait non seulement l’espérance de vie de plusieurs années mais provoquerait également plus de décès par maladies cardio-vasculaires que par maladies respiratoires !

De manière encore plus inquiétante, une étude réalisée en 2007 par l’Inserm sous la direction de Pierre Boutouyrie a montré pour la première fois que l’exposition prolongée à la pollution atmosphérique altérait intrinsèquement la structure et la capacité de dilatation des artères et des vaisseaux sanguins et augmentait sensiblement le risque d’athérosclérose même chez les sujets jeunes, en bonne santé et ne fumant pas.

Enfin il semble également que la pollution de l’air ait un impact nocif sur le fonctionnement de notre cerveau, comme le montre une étude américaine publiée en février 2012 et réalisée à partir de l’étude des dossiers médicaux de 1700 patients à Boston (Voir JAMA Internal Medicine).

Cette étude montre notamment que plus le niveau d’exposition aux particules fines est élevé, plus le risque de déclin cognitif des personnes exposées augmente. Les scientifiques ont même mesuré que chaque nouvelle augmentation du niveau de pollution de 10-μg/m3 correspond à un vieillissement cérébral supplémentaire de deux ans, par rapport aux personnes vivant dans un environnement moins pollué.

Ce travail a également montré qu’une exposition de seulement 24 heures à un niveau de particules fines considérées comme moyen (entre 15 et 40 µg/m3), augmente de 34 % le risque d’accident vasculaire cérébral par rapport à une pollution d’un niveau inférieur à 15 µg/m3. Ces recherches ont de quoi faire réfléchir quand on sait que la plupart des citadins habitant les grandes agglomérations françaises sont exposés à des niveaux de concentration moyens de particules fines qui sont de l’ordre de 30 µg/m3.

Face à cette situation et connaissant à présent beaucoup mieux les nombreux effets nocifs pour la santé de la pollution de l’air - effets largement sous-estimés depuis plus de 50 ans - que pouvons-nous faire concrètement pour relever ce défi majeur de santé publique ?

Comme toujours, face à un problème complexe comme celui la pollution de l’air il n’y a pas de solution miracle ni de panacée mais cela n’empêche nullement de décider de prendre un ensemble de mesures courageuses et cohérentes.

Sans rentrer dans des détails très techniques, au moins trois leviers doivent être actionnés simultanément pour s’attaquer véritablement à ce fléau que constitue la pollution de l’air. Le premier levier concerne évidemment l’amélioration technique des véhicules et l’adoption de normes d’émissions polluantes plus contraignantes.

Dans ce domaine, l’Union européenne joue un rôle actif et les véhicules qui roulent aujourd’hui sont en moyenne deux fois moins polluants que ceux qui circulaient il y a 30 ans. Ce qu’on oublie toutefois de dire, c’est que ce bénéfice pour la santé a été en grande partie annulé par la forte augmentation du parc d’automobiles et de poids-lourds au cours de la même période !

Face à cette réalité, il faut donc aller plus loin et accélérer en milieu urbain la transition vers l’usage de véhicules non polluants. C’est là qu’intervient le deuxième levier d’action qui consiste à la fois à avoir le courage politique de limiter plus strictement l’usage des véhicules dans les villes et à donner la priorité à l’utilisation de véhicules non thermiques.

Enfin, le troisième levier est celui qui relève de nos choix individuels et doit nous inciter à modifier le mode de déplacement et à privilégier les moyens de transport non polluants, incluant non seulement les transports en commun mais également la marche et le vélo électrique, sans négliger les incitations qui doivent être développées pour favoriser l’utilisation de véhicules n’utilisant pas de moteurs thermiques (électricité, pile à combustible, hydrogène, gaz comprimé, etc.)

Nous ne pouvons plus continuer à accepter, dans une espèce de fatalisme résigné et d’immobilisme généralisé, que des dizaines de milliers de personnes décèdent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air. Face à ce défi de société, chacun doit prendre ses responsabilités, qu’il s’agisse de l’État, des collectivités locales et des entreprises mais aussi de chacun d’entre nous en tant que citoyen et consommateur.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Un réseau de communication sans fil ultrarapide
Jeudi, 07/11/2013 - 08:26

Des chercheurs allemands de l'Institut de technologie de Karlsruhe ont mis au point un réseau sans fil qui permet un débit record de 100 gigabits par seconde !

Il y a quelques mois, l’équipe était déjà parvenue à un débit de 40 Gb/ s. On mesure mieux les progrès accomplis quand on sait que le débit moyen des usagers français est de 5 Mb/s.

Pour atteindre un tel débit, les chercheurs ont utilisé des signaux à très haute fréquence (237,5 GHz) pour repousser les limites de compression des données numériques. Concrètement, cette nouvelle technique repose sur la superposition de deux signaux optiques laser de fréquences différentes. Le grand avantage de cette technique est que les flux de données provenant de réseaux à fibres optiques peuvent être directement convertis en signaux radio à haute fréquence.

Comme le souligne le professeur Ingmar Kallfass qui dirige ces recherches, « Pour les zones rurales en particulier, cette technologie représente une alternative peu coûteuse et flexible pour les réseaux de fibres optiques, dont l’extension ne peut souvent pas être justifiée d’un point de vue économique ».

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Kit

Un appareil portable pour détecter les cancers du sein
Samedi, 02/11/2013 - 08:10

Des chercheurs japonais du Laboratoire d'ingénierie médicale de l'Université Nihon, dirigés par le professeur Mineyuki Haruta, ont mis au point, après huit ans de travaux, un petit appareil portable qui pourrait permettre aux femmes d'effectuer elles-mêmes régulièrement un examen de détection précoce des cancers du sein.

Ce système se présente sous la forme d'une sphère et est équipé d'un capteur à diode électroluminescente (LED) et d'un photo-transistor. L'appareil se place directement sur le sein et peut détecter une éventuelle accumulation de sang, une anomalie qui peut signaler la présence d'une tumeur cancéreuse.

Bien que ce système ne puisse pas remplacer la prévention et la détection classiques par autopalpation et mammographie, il pourrait permettre une détection précoce, fiable et peu onéreuse du cancer du sein.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

GH

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Les robots infirmiers font leur entrée dans les hôpitaux japonais
Jeudi, 07/11/2013 - 08:17

Le géant japonais de l'électronique Panasonic a annoncé la commercialisation de ses robots HOSPI qui seront chargés d'aider le personnel soignant en remplissant un certain nombre de tâches, comme le transport des médicaments ou la surveillance des malades.

Ces androïdes ont été conçus de manière à pouvoir se repérer et se diriger seuls dans les établissements hospitaliers. Ils peuvent par exemple aller chercher les médicaments et les apporter aux infirmières à l'heure précise à laquelle ils doivent être pris par les malades.

"Le Japon doit faire face à une pénurie grandissante de personnel qualifié dans les hôpitaux et maisons de retraite", souligne Panasonic qui a développé ce système depuis trois ans et l'a testé dans l'hôpital du groupe à Osaka (ouest).

Ce nouveau robot HOSPI est muni d'une caméra vidéo à détection morphologique, de différents capteurs et d'un télémètre laser, ce qui lui permet notamment d'éviter et de contourner les obstacles et d'adapter sa vitesse de déplacement qui est de l'ordre de 1 m/s. Sur le plan énergétique, ce robot dispose d'une autonomie de sept heures et lorsque la charge de sa batterie faiblit, il va lui-même se recharger en se branchant sur une borne prévue à cet effet.

Panasonic est persuadé que ce type de robot destiné à devenir auxiliaire médical va s'imposer rapidement dans les établissements de soins et permettre au personnel de mieux se concentrer sur ses tâches les plus importantes de surveillance et d'accompagnement des malades.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Panasonic

Des nanoparticules d'or pour recycler le CO2
Mercredi, 06/11/2013 - 19:26

Renouant avec le vieux rêve alchimiste qui voulait transformer le vil plomb en or, des chercheurs américains de l'Université Brown (Rhode Island) ont découvert qu'il est possible, en utilisant des nanoparticules d'or, de transformer le CO2 en différents types de carburants ou en produits chimiques industriels utiles.

Ces scientifiques ont en effet mis au point un catalyseur qui convertit de façon sélective le dioxyde de carbone (CO2) en monoxyde de carbone (CO), une molécule qui peut être utilisée pour fabriquer des carburants alternatifs et une large variété de produits chimiques.

"Nos travaux montrent que les particules d'or possèdent un potentiel extrêmement prometteur pour le recyclage industriel du CO2 en produits et substances chimiques utiles", précise le professeur Shouheng Sun qui a dirigé cette étude.

La dégradation et la conversion du CO2 n’est pourtant pas chose facile et les tentatives effectuées jusqu'à présent pour utiliser de l'or comme catalyseur n'avaient pas donné de résultats très probants.

Mais en utilisant ce métal sous forme de nanoparticules, les chercheurs ont constaté qu'en optimisant rigoureusement autour de 8 nm la taille de ces particules d'or, on obtenait des propriétés catalytiques très intéressantes qui permettaient de transformer avec un très haut rendement le CO2 en différents produits chimiques carbonés.

Ces scientifiques précisent que leur procédé peut encore être sensiblement amélioré et qu'il devrait permettre à terme de disposer d'un catalyseur nécessitant de faibles quantités d'or et possédant un très haut rendement de conversion pour transformer les différentes émissions anthropiques de CO2 en substances chimiques réutilisables par l'industrie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Daily

Un robot qui marche en imitant l'homme
Mercredi, 06/11/2013 - 19:20

Une équipe de chercheurs de l'Institut de Robotique Humanoïde de l'Université Waseda, près de Tokyo, a conçu un nouveau modèle mathématique destiné à analyser la marche humaine et à la reproduire le plus fidèlement possible.

Pour atteindre cet objectif, les chercheurs ont intégré l'ensemble des mouvements du corps impliqués par la marche. Comme le souligne le professeur Kenji Hashimoto, "La grande majorité des robots actuels ne savent pas utiliser le déhanchement pour rendre la marche souple et fluide ; c'est pourquoi ces androïdes ont souvent une démarche rigide et maladroite".

En revanche, le robot Wabian-2, conçu par ces chercheurs, possède des hanches souples et mobiles qui confèrent un grand degré de liberté à chaque jambe et permettent au robot de déplacer son bassin et de marcher comme un être humain.

"Si nous voulons disposer de robots polyvalents, efficaces et sûrs en toute circonstance, nous devons apprendre à les faire marcher comme des êtres humains et ils doivent être capables de se déplacer dans des milieux très différents" ajoute le professeur Hashimoto.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

IW

Phys

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Vers des batteries à recharge ultrarapide
Mercredi, 06/11/2013 - 19:12

Des chercheurs américains de l’Université Vanderbilt ont réussi à stocker de l’électricité dans un super condensateur électrique, en silicium poreux (P-SI) qui a été transformé en électrodes stables grâce à un revêtement en graphène.

Cette avancée technologique ouvre la voie vers une nouvelle génération de batteries qui pourra se recharger en quelques secondes et alimenter nos appareils numériques pendant plusieurs semaines.

Ce nouveau composant électrique possède la propriété de pouvoir stocker l’électricité en organisant les ions à la surface du matériel poreux. C'est cette caractéristique qui autorise une charge et une décharge ultrarapides ainsi qu'une grande longévité.

Les premiers tests réalisés sur ce type de batterie montrent une capacité de recharge d'environ 5 000 cycles, contre 1200 cycles pour une batterie lithium-ion.

Ces supercondensateurs pourraient également être utilisés pour mieux gérer les flux de production d'électricité issue des énergies renouvelables.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Un papier qui produit sa propre énergie !
Vendredi, 01/11/2013 - 13:10

Il y a quelques semaines, le département Recherche de Disney a annoncé la mise au point d'une nouvelle technologie combinant l'électro-vibration et le retour haptique, permettant de créer une sensation de relief à la surface d'une tablette et d'apporter à son utilisateur la sensation de ressentir la texture affichée.

Mais cette fois les chercheurs de Disney, basés dans l’Université Carnegie Mellon (Pittsburgh), ont mis au point un nouveau matériau associant le papier et le Téflon qui serait capable de produire de l’électricité grâce à un simple mouvement de friction.

Concrètement, le "Paper Generator" est un dispositif qui produit de l’énergie grâce à deux feuilles de papiers et un circuit imprimé en Téflon. Le Téflon possède en effet l'intéressante propriété de posséder une charge électrique.

S'appuyant sur cette particularité, les scientifiques ont utilisé un mouvement de friction pour créer une différence de potentiel et ainsi générer une charge électrique. Il suffit ensuite de distribuer ce courant électrique à l'aide de différents types de matériaux conducteurs pour alimenter de petits appareils ou terminaux électroniques.

« Une des premières applications possibles de cette innovation pourrait être un livre interactif autonome en énergie pour enfants. Il sera sans doute possible d'étendre à d'autres applications cette invention », souligne Ivan Poupyrev, directeur chez Disney Research.

À plus long terme, ce type de dispositif pourrait également permettre de récupérer une partie de l'énergie produite par nos gestes et nos mouvements, ce qui permettrait d'alimenter en électricité les différents systèmes électroniques informatiques que nous utilisons en permanence et qui seront prochainement intégrés à nos vêtements.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Wired

Disney Research

Une nouvelle substance chimique pour révéler directement les empreintes digitales
Vendredi, 01/11/2013 - 13:00

Les technologies de lutte contre le crime n'ont cessé de progresser au cours de ces dernières années, notamment avec les analyses d'ADN de plus en plus performantes.

Néanmoins, l'identification des empreintes digitales reste un élément de preuve irremplaçable dans la plupart des enquêtes criminelles. Le problème est qu'en dépit des progrès accompli, il n'est pas toujours possible d'exploiter certaines de ces empreintes lorsqu'elles sont incomplètes ou qu'elles révèlent un contraste insuffisant.

Jusqu'à présent en effet, les techniques employées dans ces cas difficiles étaient lourdes, longues à mettre en œuvre et entraînaient souvent l'impossibilité d'exploiter ultérieurement des traces d'ADN.

Mais cet obstacle vient d'être surmonté grâce à la mise au point, par des chercheurs du laboratoire de Photophysique et photochimie supramoléculaire et macromoléculaire (PPSM, CNRS à Cachan), d'une nouvelle substance permettant de révéler directement des empreintes fluorescentes.

Baptisé Lumicyano, ce nouveau composé chimique associe le cyanoacrylate avec une molécule fluorescente de la famille des tétrazine. Il permet dans pratiquement toutes les circonstances de révéler très rapidement la plupart des traces empreintes et en outre il ne détruit pas l'ADN. L'efficacité de ce nouveau produit a déjà été plébiscitée par la police et la gendarmerie françaises.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Direct

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Forêt amazonienne : la moitié des arbres est constituée de seulement 227 des espèces
Mardi, 05/11/2013 - 17:06

Une vaste étude internationale, menée notamment par des chercheurs de l’IRD, de l’INRA, du CNRS et du Cirad, vient de réaliser pour la première fois, à partir de l'étude de 1170 parcelles d'un hectare chacune, un inventaire précis des arbres de la forêt amazonienne.

Cette forêt tropicale, la plus grande du monde, s'étend sur plus de 6 millions de kilomètres carrés et couvre neuf pays. Elle est composée de près de 390 milliards d’arbres appartenant à 16 000 espèces différentes.

Cette étude a révélé l'existence de 227 essences qualifiées d'"hyperdominantes". Ces espèces qui ne représentent qu'1,5 % de la biodiversité, constituent à elles seules plus de la moitié du nombre total d'arbres.

Cet inventaire devrait permettre de mieux comprendre le fonctionnement complexe de cet écosystème que représente la forêt amazonienne et de rendre plus efficaces les différentes politiques de protection et de conservation mises en œuvre par les états concernés. Rappelons que depuis 40 ans, on estime que cette forêt a perdu au total environ 1 million de kilomètres carrés, soit 14 % de sa surface.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Science

La végétation a servi d'amortisseur au réchauffement climatique mondial
Mardi, 05/11/2013 - 16:57

Une étude réalisée par des chercheurs de l'Université américaine de Princeton vient de montrer que, sans les effets de la végétation et des forêts, les émissions de carbone dans l'atmosphère auraient été augmentées de 186 à 192 gigatonnes depuis 1950.

Il faut rappeler que les forêts constituent, après les océans, le principal "puits de carbone" qui permet de piéger et de stocker le CO2 dans les végétaux et dans les sols. L'étude souligne que, sans les effets de la végétation, la concentration de CO2 dans l'atmosphère terrestre depuis le début de la révolution industrielle aurait augmenté, non pas de 115 ppm comme cela a été constaté, mais de 200 ppm.

Cet effet d'amortissement de la végétation et des forêts aurait donc permis, d'après ces travaux, une réduction de 75 % du rythme d'augmentation des émissions globales de CO2 dans l'atmosphère. En termes de températures, cela s'est traduit par une diminution de 0,3°C du réchauffement climatique mondial.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Manger trop de viande rouge peut augmenter le risque de cancer du côlon mais pas pour tout le monde...
Jeudi, 07/11/2013 - 08:32

Des chercheurs américains de l'Ecole de médecine de Californie du sud, dirigés par Jane Figueiredo, ont montré qu'une consommation régulière de viande rouge ou de charcuterie peut augmenter sensiblement le risque de cancer du côlon chez environ un tiers de la population qui possède une variation génétique particulière (rs4143094) la prédisposant à ce type de cancer.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont suivi 9 287 patients atteints du cancer du côlon, ainsi que 9 116 personnes saines. Ils ont recherché, dans cette population, les interactions entre plus de 2,7 millions de séquences génétiques et la consommation de viande rouge et de charcuterie.

Les résultats de l'étude montrent que les personnes possédant ce variant génétique ont plus de risques de développer un cancer du côlon en mangeant de la charcuterie que les autres.

Néanmoins, cette étude révèle également qu'une consommation abondante de fibres, de fruits et de légumes, réduit les risques de cancer du côlon, que l'on soit ou non porteur de cette mutation.

Cette vaste étude confirme donc que certaines habitudes alimentaires augmentent bien les risques de développer certains cancers mais que l'augmentation de ces risques varie selon les individus, en fonction de leurs particularités génétiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cleveland

ASHG

L'épigénétique établit un lien entre diabète et maladie d'Alzheimer
Mardi, 05/11/2013 - 16:51

On sait depuis plusieurs années que les personnes âgées souffrant de diabète ont un risque accru de présenter un déclin cognitif et certaines démences, comme la maladie d'Alzheimer. Des chercheurs américains de l'École de Médecine Icahn, dirigés par Giulio Maria Pasinetti, ont montré, en étudiant les cerveaux de personnes décédées, que l'expression génétique connaissait un dysfonctionnement dans le cerveau des sujets qui avaient du diabète. Les chercheurs sont arrivés à cette conclusion en provoquant un diabète chez des souris génétiquement prédisposées à développer une dégradation de la mémoire de type Alzheimer.

"Cette nouvelle preuve est extrêmement intéressante, étant donné qu'environ 60 % des patients atteints de la maladie d'Alzheimer ont au moins une pathologie grave associée au diabète", explique le Docteur Pasinetti.

Cette découverte pourrait avoir des conséquences très importantes en matière de santé publique compte tenu du nombre croissant de personnes âgées atteintes par la maladie d'Alzheimer : plus de 5 millions aux États-Unis et plus de 800 000 en France.

"Nous allons à présent essayer de comprendre comment la modification épigénétique de l'ADN peut être utilisée de manière thérapeutique pour mettre au point de nouveaux traitements préventifs contre la maladie d'Alzheimer", ajoute le Docteur Pasinetti.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Newswise

La division des cellules souches mieux comprise
Samedi, 02/11/2013 - 18:51

Des chercheurs du CEA, du CNRS, de l’Université Grenoble Alpes 1 et de l'Inserm, ont montré que la division des cellules souches était fortement corrélée à des contraintes physiques liées à la modification spatiale de l'environnement de ces cellules.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont recouru à une technique de photolithographie proche de celle utilisée pour le gravage des circuits électroniques. Ils ont ainsi pu observer que lorsque ces cellules souches se divisaient, leurs brins d'ADN se répartissaient de manière différente selon la nature de leur environnement.

La structure spatiale de l'environnement cellulaire joue donc un rôle majeur sur l'évolution des propriétés de ces cellules souches et ce facteur jusqu'alors ignoré va pouvoir être utilisé pour mieux contrôler la multiplication de ces cellules souches et leur conférer une efficacité thérapeutique plus grande, notamment en matière de régénération des tissus.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cell

Le vaccin contre la grippe diviserait par deux le risque cardio-vasculaire chez les seniors
Samedi, 02/11/2013 - 08:05

On savait déjà depuis 2002, grâce à une étude française menée notamment par le professeur Amarenco, que le vaccin contre la grippe pouvait réduire de 40 % le risque d'AVC chez les personnes âgées. Cette fois, des chercheurs Canadiens de de l'Université de Toronto dirigés par le professeur Jacob Udell viennent de montrer que la vaccination anti-grippe chez les seniors pouvait diminuer de moitié le risque d'accidents cardio-vasculaires graves.

Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont analysé les antécédents médicaux de 6 735 patients d'âge moyen 67 ans, dont plus d'un tiers ayant des antécédents cardiaques : la moitié de ces patients avait été vaccinée contre la grippe et l'autre moitié avait reçu un placebo.

Après ajustement des différents facteurs de risque, les scientifiques ont observé que les patients qui avaient subi une crise cardiaque récente et qui s'étaient fait vacciner contre la grippe avaient un risque diminué de 55 % d'avoir un autre problème cardiaque majeur.

Comme le souligne le Professeur Udell, "Les personnes qui contractent la grippe ont un risque sensiblement accru de développer des problèmes cardiaques car l'inflammation due à la grippe peut déclencher un blocage des vaisseaux, ce qui provoque des crises cardiaques. Nos travaux confirment l'intérêt pour les personnes âgées et fragiles de la vaccination antigrippale."

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medscape

Une molécule pour détecter le diabète 10 ans à l'avance !
Samedi, 02/11/2013 - 08:00

Déceler un diabète de type 2 des années à l’avance ? Ce sera peut-être bientôt possible grâce aux travaux de ces chercheurs américains de Boston publiés dans la revue Journal of Clinical Investigation. Ils ont en effet découvert que la présence d’une petite molécule dans le sang serait fortement associée à l’apparition de la maladie des années plus tard.

Les chercheurs ont analysé les échantillons sanguins de 376 personnes suivies pendant 12 ans. Ils ont alors pu constater que les sujets présentant le taux le plus élevé en acide 2-aminoadipique (2-AAA) avaient, indépendamment des autres acteurs de risques identifiés (alimentation, obésité), un risque multiplié par 4 de développer un diabète au cours des années suivantes.

En outre, selon ces recherches, cette molécule 2-AAA pourrait également permettre de prévenir l’apparition de cette pathologie longtemps avant qu’elle ne se déclare. Ces chercheurs ont en effet montré que les souris traitées à l'aide de 2-AAA voyaient leur glycémie sensiblement réduite et leur production d’insuline augmentée.

Au niveau mondial, le diabète touche environ 350 millions de personnes. En France, le diabète de type 2 touche près de 3 millions de personnes. Cette avancée majeure pourrait, selon cette étude, "changer la donne en permettant de déceler beaucoup plus tôt chez les personnes à risque une maladie dont l’évolution indolore et asymptomatique est particulièrement sournoise".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JCI

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