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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 262
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 24 Octobre 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
Le Sénat vote le projet de réforme de France Télécom
Matière
Produire de l'électricité grâce aux microfluides
Terre
Neptune: le plus grand projet au monde d'étude des phénomènes sismiques
Vivant
L'espérance de vie dans l'OCDE a augmenté de 8,7 ans en 40 ans
Identification des protéines qui permettent au HIV de contourner les défenses immunitaires
Accroître la consommation de fruits et légumes devient une priorité à l'échelle mondiale
Découverte d'un nouveau traitement contre le cancer en Australie
L'incidence des cancers en France a augmenté de 63 % en vingt-cinq ans
Des tissus en 3D à partir de cellules souches embryonnaires humaines
Le dialogue entre neurones observé à l'échelle de la molécule
Une paralysie vaincue par un ordinateur
Recherche
Vingt-quatre satellites contre les excès de vitesse
Edito
UMTS : Que d'occasions manquées !



Après sa grande réussite des années 1990 dans la téléphonie mobile avec le GSM, il est dommage que, depuis le début de ce nouveau siècle, l'Europe ait perdu la main et laisse passer les trains de l'avenir dans le domaine des télécommunications. Il en est ainsi de la directive européenne sur le Service Universel qui est actuellement en discussion devant le Parlement français, et qui va bientôt être inscrite dans notre droit. Malgré les demandes de la France, les autorités européennes ont refusé d'intégrer la téléphonie mobile et l'Internet à haut débit dans l'offre du Service Universel. Or, quand on sait que le Service Universel définit les services essentiels dont doivent disposer l'ensemble des européens dans les meilleurs délais, dans le domaine des télécoms, nous ressentons qu'une fois encore nous avons raté le coche. Certains me rétorqueront que les autorités américaines n'ont pas ressenti, elles aussi, la nécessité d'insérer la téléphonie mobile et l'Internet haut débit dans les « utilities » qui sont outre-atlantique l'équivalence de notre Service Universel. La raison en est simple. Le marché aux Etats-Unis induit une concurrence qui n'a pas son équivalent en Europe, où la plupart des grands pays sont encore dominés par les anciens opérateurs nationaux qui, il y a quelques années encore, disposaient d'un monopole. Aux Etats-Unis, un opérateur disparaît s'il ne fait pas bénéficier ses clients des derniers progrès, alors qu'en Europe, craignant beaucoup moins la concurrence, ces opérateurs dominants veulent amortir tous les investissements réalisés dans une technologie avant d'en utiliser largement une autre. Ainsi, l'Europe en est encore à l'époque de l'ADSL (il faut bien amortir les réseaux de cuivre...) et du GSM, alors que les américains (comme les pays d'Asie) voguent déjà, sans regret, vers le tout optique et la téléphonie mobile de 3ème génération qui va très vite permettre de proposer 10 mégabits/seconde sur tous les postes fixes, et 800 kilobits sur les postes mobiles (à comparer avec les 512 Kbt de l'actuel ADSL et les 30 Kbt de notre GSM...). Comme je le dis dans ces colonnes depuis plusieurs années, les fonctionnaires de Bruxelles ont tort de se laisser trop impressionner par les arguments des opérateurs dominants de notre Continent. C'est ainsi qu'ils avaient recommandé en 1999 et 2000 aux Etats membres de vendre aux plus offrants les fréquences UMTS. Nous savons maintenant les dégâts considérables qui ont été provoqués par ces enchères aberrantes. Dans la définition du Service Universel, bien que les conséquences ne soient pas immédiatement visibles, les dégâts seront de même nature. En effet ! Pourquoi faut-il insérer la téléphonie mobile et l'Internet haut débit dans l'offre du Service Universel ? Comme nous l'annonçons depuis plusieurs années dans @RT Flash, le téléphone vocal passe de plus en plus par Internet. Grâce aux hauts débits, c'est une solution qui va devenir de plus en plus opérationnelle. C'est aussi la solution la moins chère dès que des personnes veulent partager de longues conversations avec d'autres personnes éloignées. En n'incorporant pas le haut débit dans le Service Universel, l'Europe interdit aux personnes aux revenus personnels, par nature, plus modestes que ceux des entreprises qui sont de loin les plus nombreuses, de téléphoner loin et longtemps pour un moindre coût. Ce qui est incompatible avec la notion même de Service Universel ! Par ailleurs, en n'introduisant pas la téléphonie mobile dans le Service Universel, la Commission Européenne est incohérente avec elle-même. Comme je le disais, il y a quelques instants, la vente aux enchères des fréquences UMTS a lourdement plombé l'ensemble des télécommunications en Europe. En toute logique, les autorités européennes ayant incité à ces ventes qui ont coûté très cher à notre économie devraient tout mettre en oeuvre pour favoriser, par la réglementation qui est de son ressort, le déploiement de la téléphonie mobile. Cette démarche est d'autant plus incohérente que l'avenir de l'UMTS ne semble pas encore être assuré. Cette introduction de la téléphonie mobile dans le Service Universel aurait été d'autant plus pertinente que les opérateurs américains semblent avoir trouvé, dans ces derniers temps, l'application dominante (serait-ce enfin la Killer application tant recherchée ?) de GSM ou CDMA 3ème génération. Ainsi, ces opérateurs proposent de faire de l'UMTS le meilleur moyen de relier l'ordinateur portable de M. Toutlemonde au réseau Internet haut débit pour permettre des liaisons « wireless » bien plus efficaces que le Wi-Fi affirment-ils dans des publicités parues dernièrement aux USA. Ainsi, si cette démarche venait à être confirmée, l'UMTS, en tant que tel, abandonnerait son positionnement d'origine qui voulait lui faire remplacer le GSM, dans le vocal. Cette option était incohérente car d'un coût bien trop élevé (les terminaux coûtent encore entre 500 et 700 euros...). En voulant relier, à haut débit, tous les outils informatiques portables tels que les notebooks, tablet PC, ou autre handhelds qui se comptent déjà en plusieurs centaines de millions, les opérateurs de téléphonie mobile trouveront certainement, et beaucoup plus rapidement, des marchés lucratifs, alors qu'il faudra encore beaucoup de temps avant qu'un grand nombre d'utilisateurs « lambda » sachent se servir avec efficacité d'un terminal ressemblant à un téléphone pour naviguer avec plaisir sur la Toile. Il est indubitable que si l'Europe avait eu le courage d'introduire la téléphonie mobile et le haut débit dans le périmètre du Service Universel elle aurait incité les grands opérateurs à être plus audacieux et à utiliser plus rapidement un bien « virtuel » qui leur a coûté si cher. Au lieu de cela, ils pensent que les Européens peuvent continuer à se satisfaire du GSM et de son enfant naturel le GPRS qui a marqué leur heure de gloire dans les années 90. Comme c'est dommage !

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Un milliard d'euros en faveur des technologies de l'information et des communications en Europe
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

La priorité donnée par l'Union à la R & D sur les technologies de la société de l'information vise à rapprocher les technologies des citoyens, afin que toute la population et les entreprises européennes puissent bénéficier, et bénéficient effectivement, du progrès technologique. À la suite du premier appel à propositions dans ce domaine (programme IST) en application du sixième programme cadre, la direction générale de la Commission sur la société de l'information va lancer 236 nouveaux projets IST, pour un financement communautaire total de 1 milliard d'euros, un montant jamais atteint dans les précédents programmes cadre de recherche. Ces projets s'appuieront sur les technologies actuelles du web, de l'internet et des communications mobiles, en transformant la fourniture et la qualité des services et en les diversifiant. Au coeur de ces services se trouve toujours de l'information, de nature et de format multiple: données provenant de capteurs et de récepteurs miniaturisés intégrés dans un environnement particulier, contenus éducatifs ou de loisir, connaissances accumulées par des organismes, lesquelles sont en perpétuel et imprévisible évolution. Les projets porteront sur la façon dont les TIC peuvent être utilisées pour offrir des services fiables et sûrs, plus adaptables aux personnes et aux organismes qui en ont besoin, ainsi qu'aux environnements dans lesquels ils doivent s'insérer. Les informations et données, qui représentent parfois une masse considérable, devront aussi être aisément accessibles, faciles à analyser et à utiliser d'une manière personnalisée. Devant l'extension actuelle du réseau,notammentpar les liaisons sans fil et les réseaux optiques à grande capacité, ces améliorations bénéficieront très concrètement aux citoyens comme aux entreprises. Les citoyens disposeront à domicile de possibilités étendues pour s'informer, se divertir ou entretenir des relations sociales, et pourront également se réinsérer dans la vie professionnelle et profiter de nouvelles possibilités de formation. De nouveaux outils permettront aux organismes de suivre et de réagir rapidement à l'évolution des processus organisationnels, et les aideront à mettre en oeuvre des corpus de connaissances dans des processus décisionnels complexes où le temps est un facteur critique. Les systèmes de marquage et de classification intelligents fondés sur des récepteurs miniaturisés permettront aux entreprises de suivre les marchandises et de déterminer en temps réel où se trouvent les utilisateurs. Erkki Liikanen, Commissaire européen aux entreprises et à la société de l'information, a déclaré: "nous devons renforcer notre engagement dans la recherche et le développement afin que la compétitivité, les capacités d'innovation et le rôle moteur de l'Europe soient assurés, et qu'elle puisse saisir les occasions considérables qui se profilent à l'horizon". Les applications dans le domaine de la santé et des transports mettront en oeuvre des dispositifs miniaturisés destinés à collecter des informations ou des données concernant le milieu dans lequel ils sont implantés, et à les transmettre à une personne ou un système pour action ou information, selon le cas. Les nouveaux projets viseront à équiper les citoyens de capteurs textiles et de "vêtements biomédicaux" destinés à la surveillance à distance de leur état de santé et à la lutte contre les maladies cardiovasculaires. D'autres projets porteront sur les systèmes d'assistance embarqués dans les voitures qui permettent de détecter la nature et l'importance de dangers imminents et proposent des interfaces et des interactions adaptées au contexte de conduite. De tels services nécessitent la mise au point d'outils bien plus "intelligents" d'analyse des données et de manipulation automatique de connaissances. Alphagalileo :

http://www.alphagalileo.org/index.cfm?fuseaction=readrelease&releaseid=15701

Le Sénat vote le projet de réforme de France Télécom
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

Le projet de loi de réforme de France Télécom a été adopté par le Sénat avec de nombreux amendements. Le ministre de l'Économie Francis Mer a rappelé que ce texte lève l'obligation pour l'État de rester l'actionnaire majoritaire de l'opérateur. Le Sénat a adopté - par 206 voix contre 112 - le mercredi 22 octobre en première lecture, le projet de loi intitulé "Obligations de service public des télécommunications et France Télécom". Il ouvre notamment la voie à une nouvelle recomposition du capital de l'opérateur, qui permet de faire passer la part détenue par l'État en dessous des 50%. Ce texte est accompagné de garanties sur le statut de ses 100.000 fonctionnaires. Les groupes communistes et socialistes ont voté contre estimant que cette loi est la porte ouverte à la privatisation de l'opérateur historique français. Le ministre de l'Économie Francis Mer a tenu rappeler les trois objectifs poursuivi par le gouvernement avec ce projet de loi. Tout d'abord, il vise à adapter le droit français à la nouvelle législation communautaire. La directive européenne du 7 mars 2002 prévoit ainsi que les missions de service universel (gestion des cabines, services d'annuaire et de renseignement), aujourd'hui attribuées exclusivement par la loi française à l'opérateur historique, soient ouvertes à d'autres opérateurs via un appel à candidatures. Ensuite, «le gouvernement souhaite limiter le risque pour l'entreprise de l'obligation juridique d'une détention majoritaire du capital par l'État (58,7 %). Le fait d'avoir l'État pour actionnaire majoritaire n'est ni un atout, ni un handicap pour France Télécom. Mais l'obligation juridique peut devenir un handicap stratégique.» Dernier objectif enfin: le gouvernement souhaite «permettre une évolution du statut de l'entreprise qui assure la continuité du statut des personnels». Sur ce point, la commission des Affaires économiques du Sénat, avait déposé plusieurs amendements craignant que le texte puisse servir à «inciter les fonctionnaires à renoncer à leur statut». Tous ont été adoptés. Ces amendements suppriment, notamment, la clause dite du "droit d'option", qui obligeait France Télécom à accepter - durant six mois - toute demande d'un fonctionnaire souhaitant passer sous statut de droit privé. Par ailleurs, un autre amendement important impose une "clause de rendez-vous" dans cinq ans, afin que le gouvernement remette à plat ce qu'il considère comme relevant du service universel. Enfin, un dernier amendement supprime le plafond de huit millions d'habitants couverts par un même opérateur de réseau câblé, qui peut désormais se déployer sur une plus large zone. Le texte est désormais entre les mains de l'Assemblée nationale qui l'étudiera durant le première quinzaine de décembre et pourra éventuellement le modifier, avant un possible retour au Sénat en seconde lecture. Son application n'est donc pas attendue avant 2004. Au cours de l'examen de ce texte, Monsieur Trégouët a rappelé que le périmètre du service universel est essentiel. Il a regretté beaucoup que, malgré les efforts de la France, ce service universel n'inclue pas la téléphonie mobile et le haut débit. La téléphonie vocale, en effet, évolue très rapidement et devient de plus en plus numérique via internet. Monsieur Trégouët a souligné que non seulement le haut débit est de plus en plus compétitif, mais il est le moins coûteux pour faire du vocal : il a pris l'exemple des familles qui échangent via internet du vocal et des images avec leurs enfants à l'autre bout du monde, des heures durant et sans dépasser leur forfait. "En n'incluant pas le haut débit, l'Europe s'interdit toute avancée" a ajouté Monsieur Trégouët. Monsieur Trégouët a ensuite dénoncé l'incohérence de la Commission européenne en matière de téléphonie mobile. "La Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France ont vendu aux enchères des licences U.M.T.S., et des milliards ont été investis sur des produits qui n'existent pas encore ! Le choix européen interdit de rechercher un équilibre. Confrontés au même choix, les opérateurs américains répondent par cette publicité : partout ou la WI-FI déçoit, reliez vos ordinateurs par l'U.M.T.S. L'avenir de l'U.M.T.S. ne se trouve pas seulement dans le vocal mais dans la satisfaction des espérances suscitées par la WI-FI". Sénat : http://www.senat.fr/dossierleg/pjl02-421.html

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Matière
Matière et Energie
Produire de l'électricité grâce aux microfluides
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

Cela faisait 164 ans que cela n'était pas arrivé : une équipe de chercheurs canadiens a trouvé un nouveau moyen de produire de l'électricité. Le dernier avait été Michael Faraday, en 1839. L'idée à la base de cette découverte est simple et pourrait permettre de produire de l'électricité grâce à de l'eau pressurisée. Elle a été le fruit d'un heureux hasard. Des chercheurs au département d'ingénierie de l'université d'Alberta, ont mis un commun leurs spécialités pour arriver à cette découverte. Le premier est spécialiste en chimie de la combustion. Le second en interactions des surfaces. Kostiuk, récemment nommé à son poste, avait décidé de découvrir à quoi travaillaient ses nouveaux collègues. C'est en entendant Kwok parler d'électrokinésie (production de charges électriques par le mouvement de substances) qu'il eut une idée. Celle-ci part d'un constat déjà bien connu des scientifiques : lorsqu'un liquide se déplace sur une surface solide, il crée une fine couche d'électrons chargés positivement et négativement. En séparant ces charges, on crée de l'électricité. Les deux chercheurs ont constitué une équipe pour mettre leur idée en pratique. Ils ont d'abord fait couler de l'eau dans un tube microscopique : une charge avait bien été générée, mais elle était trop faible. Un de leurs étudiants imagina alors un tamis fait de 500.000 de ces tubes. Avec ce tamis, ils réussirent à générer 10 volts d'électricité et allumer des diodes. Il faudra du temps avant que cette découverte ne débouche sur des applications concrètes. Mais elle a recueilli des louanges de la communauté scientifique et on imagine déjà à quoi elle pourrait servir. Elle pourrait ainsi permettre de fabriquer des appareils électroniques à durée de vie illimitée. Mais aussi, à plus long terme, permettre une plus grosse production d'électricité, qui pourrait se faire au niveau des stations d'épuration.

JMM : http://www.iop.org/EJ/abstract/0960-1317/13/6/320/

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Neptune: le plus grand projet au monde d'étude des phénomènes sismiques
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

Les États-Unis et le Canada se lancent dans le projet Neptune qui, grâce à un réseau sous-marin de fibres optiques, sera le plus vaste programme de recherche au monde visant à étudier les phénomènes sismiques."Il s'agit du plus grand projet du genre dans le monde" a indiqué lundi Karen McDonald, directrice des communications du Ministère des études supérieures de la province canadienne de Colombie-Britannique (Côte ouest). "Il s'agit d'un réseau de 3.000 kilomètres de fibres optiques avec des censeurs et des caméras qui sera déployé depuis la côte de la Colombie-Britannique jusqu'à celle de l'État de l'Orégon" a-t-elle affirmé. Le coût total de Neptune s'élève à 198 millions de dollars (USD), financé à 30% par le Canada et à 70 % par les États-Unis, financement que le Congrès américain doit encore approuver. Ce dispositif viendra en fait ceinturer complètement la plaque tectonique Juan de Fuca, l'une des plus grosses au monde, afin de mieux l'étudier. Des instruments de mesures reliés à la fibre optique permettront de transmettre des données à 30 laboratoires sous-marins automatisés, informations qui seront ensuite analysées depuis la terre ferme grâce à internet. Les scientifiques espèrent ainsi être en mesure de prévoir les secousses sismiques une minute avant qu'elles ne se produisent. "Les dommages les plus importants lors des tremblements de terre se produisent en raison du feu" a expliqué Mme McDonald. "Un délai d'une minute permettrait aux distributeurs de gaz et d'électricité de réduire les risques d'incendies". A plus long terme, le projet permettra aussi de mieux comprendre les phénomènes sismiques, mais aussi de recueillir des données sur les sols marins, les migrations des bans de poissons et le réchauffement climatique. La région englobant la Colombie-Britannique, l'État de Washington et l'Oregon est considérée comme une zone sismique à haut risque. L'Université de Victoria en Colombie-Britannique et l'Université de l'État de Washington seront les maîtres d'oeuvre du projet.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031021/202/3ghns.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
L'espérance de vie dans l'OCDE a augmenté de 8,7 ans en 40 ans
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

L'espérance de vie à la naissance, au cours des 40 dernières années, a augmenté de 8,7 ans en moyenne dans les pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), qui a présenté jeudi ses indicateurs dans un Panorama de la Santé. Ainsi, l'espérance de vie a atteint 77,2 ans en 2000, alors qu'elle était de 68,5 ans en 1960. L'espérance de vie a surtout augmenté en Corée du Sud (bond de 23,1 ans entre 1960 et 1999), en Turquie (bond de 20 ans en 40 ans) et au Mexique (gain de 16,6 ans). L'écart entre les sexes était de 5,9 ans en moyenne dans les pays de l'OCDE en 2000 : l'espérance de vie était de 80,1 ans pour les femmes et de 74,2 ans pour les hommes. L'OCDE publie aussi des indicateurs pour l'espérance de vie à 65 ans, "qui a constamment progressé tant pour les hommes que pour les femmes pendant les dernières décennies". En moyenne, dans les 30 pays de l'OCDE, l'espérance de vie après 65 ans a augmenté de 3,4 ans pour les femmes et de 2,8 ans pour les hommes entre 1970 et 2000. Ainsi en l'an 2000, une personne âgée de 65 ans vivant dans un de ces pays pouvait espérer vivre encore 18,9 ans en moyenne pour les femmes et 15,4 ans pour les hommes. Malgré la diminution des décès dus aux maladies cardiaques constatée depuis les années 1970, les cardiopathies provoquées par l'accumulation de dépôts graisseux sur la paroi interne d'une artère coronaire restent l'une des causes majeures de mortalité et sont responsables de 15 à 25 % de l'ensemble des décès dans de nombreux pays. Les plus forts taux de mortalité due à ces maladies sont enregistrés en République slovaque (279 décès pour 100.000 habitants) ainsi qu'en Hongrie et République tchèque (185 et 179 décès). A l'opposé, la Corée du Sud détient le taux le plus bas : 32 décès pour 100.000 habitants. Si le progrès médical a contribué à la réduction de la mortalité, d'autres facteurs sont évoqués, comme la réduction de la consommation du tabac. Mais la tendance à l'augmentation de l'obésité pourrait jouer un rôle inverse. La proportion de fumeurs quotidiens parmi la population adulte est passée en moyenne de 36 % en 1980 à 26 % en 2000 au sein de l'OCDE. Ce taux descend à 19 % ou 20 % dans quatre pays : Australie, Canada, Etats-Unis et Suède. Toutefois le tabagisme féminin a augmenté depuis 1980 en Finlande, en France, en Norvège et en Espagne. Le cancer est la seconde cause majeure de mortalité dans la plupart des pays de l'OCDE après les maladies du système circulatoire : il est responsable de 20 à 30% de tous les décès. Toutefois le taux de décès par cancer a régressé dans la plupart des pays pendant les années 1990, malgré l'augmentation du nombre de nouveaux cas. Ce qui montre que le taux de survie a augmenté. Facteur important de dégradation de l'espérance de vie en bonne santé lorsqu'elle est excessive, la consommation d'alcool a diminué au sein de l'OCDE, particulièrement en France et en Italie, mais elle a fortement augmenté en Irlande entre 1970 et 2000. Par ailleurs, ce Panorama de la Santé souligne que les dépenses de santé ont "augmenté dans tous les pays de l'OCDE", représentant aujourd'hui "plus de 8% du produit intérieur brut". Le rapport e l'OCDE souligne également que l'obésité a fortement augmenté au cours des vingt dernières années dans les pays de l'OCDE et est à présent devenue un problème de santé majeur. La proportion d'obèses reste très variable, avec des taux allant de 3 % en Corée du sud et au Japon en 2001 à 31 % aux Etats-Unis dès 1999. En Europe, le taux se situe dans une fourchette comprise entre 6 % (Norvège) et 19 % (Hongrie), exception faite du Royaume Uni (22 %) qui arrive en 3ème position au niveau mondial derrière les Etats-Unis et le Mexique (24 %), et devant l'Australie (21 % en 1999). Le rapport relève cependant qu'aux Etats-Unis, comme en Australie et au Royaume Uni, les taux d'obésité se fondent sur des examens de santé, alors que dans les autres pays ils reposent généralement sur des données fournies par les personnes elles-mêmes, ce qui conduit à sous-estimer la proportion d'obèses. Le taux d'obésité a plus que doublé en Australie et aux Etats-Unis en vingt ans, alors qu'il a triplé au Royaume-Uni, d'après les résultats dans ces trois pays d'examens au cours desquels taille et poids sont mesurés. Dans les pays nordiques et ceux d'Europe continentale, le taux d'obésité a également "considérablement" augmenté, passant notamment au cours des dix dernières années de 6 % à 9 % en France et en Suède et 8 à 12 % en Islande. Même en tenant compte des différences de méthodes de mesures, la proportion d'obèses y reste bien inférieure aux chiffres enregistrés dans les pays anglophones. La population adulte compte plus de 20% d'obèses en Australie et au Royaume-Uni, ce qui se rapproche des taux enregistré aux Etats-Unis au début des années 90, note l'OCDE, insistant sur les "implications considérables" à l'avenir de l'obésité en termes de santé et de dépenses de santé.

OCDE : http://www.oecd.org/

Identification des protéines qui permettent au HIV de contourner les défenses immunitaires
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

Des chercheurs américains ont identifié des protéines qui permettent au virus du sida de contourner les défenses immunitaires et de se reproduire, ce qui ouvre la voie à de nouveaux médicaments, selon une étude publiée dans la revue Science à paraître vendredi."Nous avons découvert un nouveau lien dans la chaîne qui permet au HIV de triompher des défenses immunitaires et d'infecter les cellules humaines", déclare le Dr Xianghui Yu à la tête d'une équipe de chercheurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, à Baltimore (Maryland). "En identifiant les protéines impliquées dans ce processus, il se peut que nous soyons capables de développer de nouveaux médicaments et de nouvelles thérapies pour empêcher l'infection par le HIV", a-t-il ajouté. D'après l'étude, le virus du sida contient un facteur d'infection viral, qui est essentiel pour échapper à l'agent antiviral naturel de la cellule humaine. Pour empêcher l'agent antiviral d'être efficace, le facteur d'infection du HIV agit avec un groupe de protéines en modifiant et désagrégeant cet agent antiviral. Le Dr Yu et son équipe ont réussi à identifier ces protéines. Après des expériences en laboratoire, l'équipe de chercheurs a découvert que le blocage de la fonction de ce groupe de protéines rend le virus du sida moins infectieux et réduit sa capacité à supprimer l'agent antiviral naturel et ses capacités de protection. Les chercheurs ont réussi à réduire de 90% le pouvoir infectant du virus du sida après avoir bloqué la fonction du groupe de protéines en combinaison avec l'agent antiviral.

Science : http://www.sciencemag.org/

Accroître la consommation de fruits et légumes devient une priorité à l'échelle mondiale
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

Certains des troubles nutritionnels les plus répandus et débilitants du monde, notamment les défauts de naissance, les retards mentaux et physiques, l'affaiblissement du système immunitaire, la cécité, et même la mort, sont attribuables à des régimes alimentaires pauvres en vitamines et minéraux (couramment appelés "oligo-éléments"). Un facteur principal contribuant à ces carences est une alimentation pauvre en fruits et légumes. Encourager les gens à manger davantage de fruits et légumes est par conséquent une priorité des éducateurs nutritionnels. Et pourtant, la plupart des populations n'en consomment pas assez, selon le Rapport des experts FAO/OMS sur l'alimentation, la nutrition et la prévention des maladies chroniques, publié cette année. Si la recherche montre que l'idéal serait neuf ou dix portions de fruits et légumes par jour, les directives nutritionnelles tendent à recommander un minimum de cinq rations par jour. Cependant, d'après les études effectuées, la majorité des populations n'atteignent même pas la moitié de cet objectif. Ceci est particulièrement inquiétant étant donné les nouvelles indications scientifiques en faveur de la consommation de fruits et légumes, qui peut non seulement contribuer à prévenir les troubles liés aux carences nutritives, mais aussi à réduire le risque de maladies cardiovasculaires - une autre cause majeure de morbidité et de mortalité dans le monde - et de nombreux cancers. L'augmentation de ces maladies non transmissibles tant dans les nations riches que dans les pays pauvres est en partie due à la diminution de l'exercice physique et aux apports énergétiques excessifs. L'OMS attribue quelque 3 millions de morts annuelles par ces maladies à une consommation insuffisante de fruits et légumes, un facteur de risque quasiment aussi élevé que le tabac ou les rapports sexuels non protégés. "Accroître la consommation de fruits et légumes est un enjeu fondamental de santé publique à l'heure actuelle", déclare Kraisid Tontisirin, Directeur de la Division de l'alimentation et de la nutrition de la FAO. Plusieurs raisons expliquent pourquoi différentes populations ont tendance à se détourner des fruits et légumes: coût, commodité, goût, préjugés, pour en citer quelques-unes. Mais alors que la science soutient de plus en plus la nécessité de consommer davantage de produits frais, les organismes de santé nationaux, les représentants des industries et les organisations internationales, y compris la FAO, affrontent de concert ces obstacles et examinent des moyens d'accroître la consommation de fruits et légumes dans le monde. Pourquoi les fruits et légumes sont-ils indispensables ? Pour commencer, ils sont pleins de vitamines et de minéraux, qui servent à protéger des fonctions importantes de l'organisme: la vitamine A, par exemple, est essentielle à la vision et renforce l'immunité de l'organisme aux infections; le potassium aide au fonctionnement du système nerveux et musculaire; et le groupe des vitamines B est nécessaire pour transformer la nourriture en énergie. (L'acide folique, une des vitamines B les plus courantes que l'on trouve dans les produits frais, peut également réduire considérablement le risque de défauts du tube neural chez les nouveau-nés et contribuer à la prévention des maladies cardiaques). D'autres éléments présents dans les fruits et légumes, comme la vitamine C et la vitamine E, servent d'anti-oxydants puissants qui peuvent protéger les cellules d'agents cancérogènes; la vitamine C, en particulier, peut renforcer l'absorption de calcium (un minéral essentiel pour la santé des os et de la dentition) et de fer par d'autres aliments. De faibles taux de fer peuvent porter à l'anémie, un des troubles les plus graves liés à la nutrition, qui touche environ 2 milliards de personnes dans le monde. De nombreux fruits et légumes ont une teneur élevée en fibres, qui contribuent à faciliter le transit intestinal et à abaisser le taux de cholestérol dans le sang. Une grande partie des bienfaits des fruits et légumes semble venir également de substances appelées "phytochimiques". Ces composés uniques sont produits naturellement par les plantes pour se protéger contre les virus, bactéries et champignons. Au cours des dix dernières années, les chercheurs ont commencé à isoler des centaines de ces composés et à découvrir leurs innombrables bienfaits pour la santé.

FAO : http://www.fao.org/french/newsroom/focus/2003/fruitveg1.htm

Découverte d'un nouveau traitement contre le cancer en Australie
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

Des chercheurs australiens ont annoncé la découverte d'un traitement contre le cancer, basé sur la modification génétique de globules sanguins pour combattre les tumeurs. Peter McCallum, du centre de recherche sur le cancer de Melbourne, a indiqué qu'il espérait pouvoir effectuer des essais sur l'être humain d'ici deux ans après de premiers tests sur des souris. Le professeur Joe Trapani, qui travaille également sur ce programme, a indiqué que le traitement consistait à prélever des centaines de millions de globules blancs sur le patient. L'ADN de ces globules est ensuite génétiquement modifié pour pouvoir identifier et combattre la tumeur, avant une réinjection des globules dans le corps du malade. "Ce que nous avons démontré jusqu'alors est que l'on peut prélever ces cellules du système immunitaire de l'animal, les traiter à l'extérieur pour qu'elles puissent reconnaître le cancer et ensuite les réinjecter dans le corps", a-t-il déclaré. "Ainsi, au lieu d'avoir un très très petit nombre de globules, peut-être un sur mille, qui peut identifier la tumeur, vous en avez 100% qui en sont capables, de sorte que la lutte contre la tumeur est beaucoup, beaucoup plus importante", a indiqué le professeur Trapani.

ABC :http://www.abc.net.au/news/newsitems/s970369.htm

L'incidence des cancers en France a augmenté de 63 % en vingt-cinq ans
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

Le renforcement de la surveillance épidémiologique est l'un des premiers objectifs du Plan cancer. L'enjeu est de mieux connaître l'évolution des cancers pour affiner les stratégies de prévention et de prise en charge. Le dernier rapport de l'Institut national de veille sanitaire constitue dans cette perspective une source précieuse d'informations. Il présente les données de l'année 2000, ainsi que leur évolution entre 1978 et 2000. Dans ce travail ont été mobilisés 9 registres « généraux » dédiés à la collecte d'informations sur l'ensemble des tumeurs malignes d'un département spécifique (Bas-Rhin, Calvados, Doubs, Haut-Rhin, Hérault, Isère, Manche, Somme, Tarn) et 6 registres « spécialisés », ne recensant que les cancers digestifs (Côte-d'Or, Saône-et-Loire et Calvados), les cancers du côlon-rectum et du sein (Loire-Atlantique), les pathologies hématologiques (Côte-d'Or) et les cancers thyroïdiens (Marne et Ardennes). En 2000, ces registres, qui ont été mis en place à des dates différentes, ne couvraient qu'une partie du territoire, de 13,5 à 16 % de la population française. L'originalité de ce travail réside dans la méthode employée pour évaluer l'importance de la pathologie cancéreuse. Elle repose non seulement sur l'estimation de l'incidence et de la mortalité en population générale, mais également sur une modélisation du rapport incidence/mortalité qui tient compte des variables d'ajustement, telles que l'âge, le sexe et la cohorte de naissance. Le rapport présente les résultats de l'année 2000, en nombre de cas estimé pour vingt-cinq localisations cancéreuses, dont quatre sont spécifiquement féminines (sein, col de l'utérus, corps de l'utérus et ovaire). Seul le cancer de la prostate est spécifique à l'homme (le cancer du testicule fera l'objet d'une publication séparée). Les localisations choisies l'ont été en fonction de leur fréquence ou de leur accessibilité à la prévention. Chacune fait l'objet d'une fiche thématique avec les tendances évolutives, selon la cohorte et selon le moment du diagnostic, pour la période 1978-2000. Au total, pour l'année 2000 et pour les deux sexes, le nombre de nouveaux cas est estimé à 280 000, dont 58 % chez l'homme. Cependant, la localisation la plus fréquente est le cancer du sein (42 000 cas), devant le cancer de la prostate (40 000 cas), les cancers colo-rectaux (36 000 cas) et les cancers du poumon (près de 280 000 cas). Parallèlement, 150 000 décès ont été recensés, qui surviennent, là encore, plus fréquemment chez les hommes (61 %). « Tous genres confondus, le cancer le plus fréquent est le cancer du sein. En revanche, le premier "tueur" reste le cancer du poumon, suivi par le cancer colo-rectal. » L'interprétation de ces deux types de données suggère que les cancers sont, chez l'homme, « de plus mauvais pronostic ». Ils constituent d'ailleurs la première cause de mortalité masculine (32 % des décès), et, chez la femme, ils n'arrivent qu'en deuxième position (23 %). Chez l'homme, les cancers de la prostate, du poumon et les cancers colo-rectaux sont responsables de 45 % des décès, alors qu'ils représentent la moitié des tumeurs. Chez la femme, les cancers du sein (32 %) et colo-rectaux ne sont responsables que du tiers de la mortalité féminine, alors qu'ils représentent, eux aussi, 50 % des cancers. Le cancer du poumon devient la troisième cause de la mortalité féminine. Le nombre de morts par cancers du poumon chez les femmes approcherait les 11.800 par an en France en 2015-2019, soit plus du double qu'actuellement. "En 2000, le cancer du poumon a été responsable d'environ 4.500 décès féminins en France. Représentant 1,5 % des décès toutes causes confondues chez la femme. Selon les auteurs du rapport, le poids des maladies cancéreuses pour la santé publique s'est considérablement modifié durant les vingt-cinq dernières années, à la fois quantitativement et qualitativement. Le fait marquant est la « forte divergence entre l'évolution de l'incidence et celle de la mortalité ». Entre 1980 et 2000, le nombre de cancers a augmenté de 63 %, mais le nombre de décès n'a progressé que de 20 %. Là encore, il existe de notables différences entre les sexes, avec 66 % d'augmentation chez l'homme, contre 60 % chez la femme. Il est remarquable d'observer qu'en dépit de cette augmentation du nombre de cancer, la part relative des années potentielles de vie perdues par cancer entre 1 et 64 ans, indicateur qui permet d'évaluer la mortalité prématurée, est restée stable chez l'homme par rapport aux données de 1999 (23 %) et en légère diminution chez la femme (32 % contre 33 %). Entre 1990 et 1999, cette part était en diminution chez l'homme et en augmentation chez la femme. Ni la croissance démographique ni le vieillissement n'expliquent totalement cette hausse. Les cancers de la prostate et du sein sont ceux dont l'incidence s'est le plus élevée, alors que la mortalité liée à ces deux types de tumeur est restée stable. La décroissance relative de la mortalité masculine est essentiellement due à la diminution des tumeurs des voies aériennes digestives supérieures, de l'oesophage et des tumeurs de l'estomac. « Il serait tentant d'attribuer la divergence entre incidence et mortalité aux progrès thérapeutiques. Malheureusement, ils ne jouent qu'un rôle modeste dans cette évolution, même si ces progrès sont bien réels », notent les auteurs. « La raison essentielle de cette divergence est le remplacement de cancers de pronostic médiocre par des cancers de bon à très bon pronostic. La recherche systématique des tumeurs (prostate et sein) ou leur découverte fortuite grâce à une utilisation de plus en plus fréquente de système d'imagerie sophistiqué ont fortement contribué à cette évolution. » Il est intéressant d'examiner les conclusions de ce rapport de l'Institut national de veille sanitaire à la lumière d'une autre étude, publiée le même jour par le BEH (Bulletin épidémiologique hebdomadaire). Cette étude qui compare les décès par cancer en Europe, révèle que les hommes français ont le taux de décès par cancer le plus élevé des pays de l'Union européenne. «Pour les hommes, écrivent Eric Jougla (Inserm) et ses coauteurs, c'est en France que l'on observe, toutes localisations confondues, le taux de décès par cancer le plus élevé. Viennent ensuite la Belgique et les Pays-Bas. Les taux de décès les plus faibles s'observent en Suède, en Finlande, et en Grèce.» Le niveau de mortalité est supérieur de 50 % en France par rapport à la Suède et de 20 % par rapport au Royaume-Uni. Cette surmortalité des hommes français s'explique essentiellement par le poids du cancer des voies aérodigestives supérieures (bouche, lèvres, pharynx), du foie et du poumon. Ainsi, pour les cancers des voies aérodigestives supérieures, la France occupe en terme de mortalité la première place au sein de l'Union européenne, avec un écart très important avec les autres pays. Pour ce qui est du poumon, la France se situe dans la moyenne européenne. Mais une mise en perspective montre que «l'on observe dans de nombreux pays une diminution des cancers du poumon, alors que les taux français ne baissent pas». Et surtout, la France est dans le peloton de tête pour la mortalité avant 65 ans par cancer du poumon. Pour ce qui concerne les femmes, il faut savoir que pour les Françaises, le taux de décès par cancer du poumon progresse le plus rapidement, par rapport aux autres femmes d'Europe. Ce sujet de préoccupation majeure mis à part, contrairement aux hommes, les Françaises se situent dans une position globalement favorable au sein de l'UE. Ainsi, les taux de décès féminins par cancer sont les plus élevés au Danemark, en Irlande, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas. Pour le cancer du sein, les taux de décès les plus importants sont observés au Danemark et au Royaume-Uni. Globalement, le taux de mortalité chez les femmes par cancer au niveau de l'Europe a tendance à diminuer, même si ce taux stagne plutôt en France. Cette stabilité s'expliquerait par les mauvais résultats des femmes françaises pour ce qui concerne les cancers des voies aérodigestives supérieures. Enfin, les taux de décès par cancer du sein et de l'utérus sont stables en France et diminuent dans la plupart des pays européens. «La mauvaise position de la France en matière de décès par cancer chez l'homme s'explique en grande partie par des décès très augmentés pour les cancers du poumon, des voies aérodigestives et du foie, soulignent les auteurs dans leurs conclusions. On sait que ce type de cancers est fortement lié à deux facteurs de risque : la consommation excessive d'alcool et le tabagisme.» Les morts par cancer représentent un quart du total des décès qui surviennent chaque année dans l'Union européenne, d'après cette enquête portant sur l'année 1999. Parmi les décès survenant avant 65 ans, 37 % sont imputables au cancer qui représente la cause de mortalité la plus fréquente, avant les maladies cardiovasculaires. Pour les hommes, toujours à l'échelle de l'Europe, les tumeurs du poumon représentent 28 % de l'ensemble des décès dus au cancer, avant celles de l'intestin (11 %) et de la prostate (10 %). Pour les femmes, le cancer du sein prédomine (20 % des décès par cancer), suivi de celui de l'intestin (12 %) et du poumon (11 %). Globalement les taux de mortalité liés à certains cancers (estomac, vessie, rein) en Europe ont diminué entre 1994 et 1999. Les taux stagnent pour ceux du pancréas, du foie, des voies aérodigestives supérieures (lèvres, bouches, pharynx) et des leucémies. Ils sont en augmentation pour le cancer du poumon chez la femme. Ces deux études complémentaires sont riches d'enseignements et montrent qu'une diminution sensible et tendancielle de la mortalité par cancer ne peut être obtenue par les seuls progr7s thérapeutiques (même si ceux-ci sont réels) et doit s'appuyer sur une politique globale et ambitieuse de prévention généralisée, de détection précoce, et d'éducation pour inciter nos concitoyens à adopter une meilleure hygiène de vie. Ces études viennent conforter les options du plan anti-cancer mis en oeuvre avec détermination par le gouvernement et confirme le bien fondé de la lutte totale contre le tabagisme et l'alcoolisme engagée par les pouvoirs publics. Ces études confirment enfin l'urgence de la mise en place d'une prévention généralisée des cancers du sein, du colon, et de la prostate dans notre pays.

Brève rédigée par @RT Flash

Quotimed : http://www.quotimed.com/personnalise/index.cfm?=35345483

Figaro : http://www.lefigaro.fr/sciences/20031021.FIG0264.html

Des tissus en 3D à partir de cellules souches embryonnaires humaines
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

Des chercheurs israéliens sont parvenus à obtenir la formation la formation de tissus en trois dimensions (3D) à partir de cellules souches embryonnaires humaines. L'adjonction de facteurs de croissance a permis d'obtenir la formation de tissu neural, de cartilage et de foie. L'implantation chez la souris a montré la viabilité de ces structures. Pour obtenir ce résultat l'équipe de Shulamit Levenberg (Haïfa, Israël) a pensé qu'une matrice poreuse biodégradable pouvait être utilisée pour obtenir des tissus en 3D. Et, comme l'indique la publication de ses travaux dans les « Proceedings » de l'Académie des sciences américaine, ils ont obtenu la prolifération, la différenciation et l'organisation de cellules souches embryonnaires humaines en 3D. De plus, à l'aide de divers facteurs de croissance, ils sont parvenus à induire la formation de tissus ayant les caractéristiques de tissu cartilagineux, hépatique, neural et la formation de vaisseaux. Transplantés dans des souris déficientes sur le plan immunitaire (souris SCID), ces tissus ont continué à vivre et à exprimer des protéines humaines. Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives thérapeutiques dans le domaine de la médecine régénératrice.

PNAS : http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/1735463100v1?

Le dialogue entre neurones observé à l'échelle de la molécule
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

La communication entre les cellules nerveuses, les neurones, vue en vidéo grâce à un nouvel outil de pointe, dit nanotechnologique et qui permet d'avoir des images de mouvements d'objets de taille ultra-minuscule, révèle une agitation de molécules jusque là insoupçonnée, selon des chercheurs français.Ce bavardage entre neurones, qui se manifeste par une véritable "agitation moléculaire" au niveau de leur jonction, ou synapse, a pu être filmé à la vitesse réelle en vidéomicroscopie (20 images/seconde) et pendant des durées sans précédent selon ces travaux alliant biologie, physique et mathématiques, à paraître vendredi dans la revue américaine Science. La vidéo a pu être réalisée grâce à un nouvel outil nanotechnologique conçu pour l'imagerie cellulaire. Les chercheurs ont travaillé sur des cultures de neurones de moelle épinière de rats, au niveau de la synapse, à l'échelle du milliardième de mètre. "La synapse est le lieu de communication entre deux cellules nerveuses, par lequel transitent des messages électriques transformés en messages chimiques" (neurotransmetteurs), explique le biologiste Antoine Triller (Inserm/ENSP), qui a mené ce travail avec l'équipe de physiciens de Maxime Dahan (CNRS/ENS). Ces molécules chimiques se transforment à nouveau en signal électrique une fois arrivées au niveau de la membrane de la cellule réceptionnant le message. Ces signaux, triés et intégrés au fur et à mesure de leur arrivée, concourent ainsi à la transmission de l'influx nerveux qui s'effectue en permanence dans notre organisme. Les messages chimiques sont reconnus par des "récepteurs", des molécules présentes sur la membrane des neurones cibles de l'information. Jusqu'alors, on croyait que la synapse était stable, c'est-à-dire qu'elle comportait des récepteurs dont le nombre et les propriétés ne variaient guère, sinon à l'occasion d'apprentissage par exemple. Or, "les récepteurs bougent aussi. C'est tout à fait nouveau", le phénomène était "soupçonné, mais n'avait jamais été vu" auparavant, selon M. Triller. "On pense qu'on a fait une découverte importante", dit-il. Les chercheurs ont travaillé sur le récepteur de la glycine (un signal inhibiteur). "Quand un récepteur se ballade, son environnement change, ses propriétés aussi, ce qui devrait avoir des conséquences pharmacologiques importantes", ajoute-t-il. Certaines maladies neuro-dégénératives, psychiatriques ou l'épilepsie comportent en effet des défauts au niveau de la jonction entre neurones et de nombreux médicaments (benzodiazépines, antidépresseurs, anti-épileptiques, des anesthésiques...) agissent à ce niveau. Il s'agit d'une des premières utilisations en biologie de nanocristaux semiconducteurs, des particules appelées "Quantum Dots", dont la taille est de l'ordre de 5 nanomètres (ou 5 milliardièmes de mètre). "Ces particules sont de petites ampoules qui servent à donner la position d'une molécule. On obtient ainsi une information sur la manière dont cet objet biologique se déplace", explique Maxime Dahan. Une fois attachée à un récepteur (protéine), cette nanoparticule peut émettre de la lumière, un signal optique fluorescent permettant d'en suivre les mouvements "pendant des durées sans précédent, atteignant des dizaines de minutes", selon les chercheurs. Pas limités aux neurones, ces outils issus des nanotechnologies, sciences de l'infiniment petit, pourraient servir à étudier d'autres protéines, voire, à plus long terme, à apporter des informations moléculaires et cellulaires plus précises dans le cadre d'exploration fonctionnelle des organes.

Science : http://www.sciencemag.org/

Une paralysie vaincue par un ordinateur
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

Première mondiale : des médecins autrichiens ont permis à un jeune homme de saisir des objets de sa main gauche paralysée, grâce à un ordinateur capable de lire ses pensées. Des électrodes placées sur la tête du jeune homme captent les impulsions électriques du cerveau et les transmettent à un ordinateur qui analyse le mouvement souhaité puis transmet des impulsions électriques aux muscles pour les activer, a résumé le professeur Gert Pfurtscheller, qui dirige l'Institut de technique électro et biomédicale de l'Université technique de Graz. Après des mois d'entraînement et de mise au point de l'appareil, le paraplégique de 22 ans " est désormais capable avec sa main gauche d'attraper seul un objet et de le relâcher, de manger et de boire", s'est félicité le médecin. Principale difficulté : parvenir à "trier parmi les nombreuses impulsions simultanées du cerveau celle du mouvement souhaité". "Thomas a dû s'entraîner deux fois par semaine pendant quatre mois à émettre un signal fort du cerveau en se représentant le mouvement voulu. Parallèlement, l'ordinateur a dû apprendre à reconnaître le bon signal", explique ce chercheur. Pour l'instant, "il ne s'agit que d'un mouvement d'ouverture et de fermeture de la main gauche" pratiqué uniquement en laboratoire en raison de la lourdeur des matériels nécessaires, a-t-il précisé. Un projet de recherche avec les Etats-Unis vise à développer d'ici quatre ans une technologie similaire mais suffisamment légère pour accompagner le patient. Des électrodes implantées directement dans le cerveau enverront par les ondes des signaux à un ordinateur portatif.

TF1 : http://news.tf1.fr/news/sciences/0,,1414343,00.html

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Vingt-quatre satellites contre les excès de vitesse
Samedi, 25/10/2003 - 00:00

Plutôt que de multiplier les contraventions pour excès de vitesse, pourquoi ne pas prendre le problème à la source en bridant les voitures ? Reprenant cette idée, la Sécurité routière expérimentera en 2004, dans les Yvelines et les Hauts-de-Seine, Lavia (Limitateur s'adaptant à la vitesse autorisée). Contrairement à un simple régulateur manuel, Lavia gère la vitesse du véhicule sans intervention du conducteur :en s'appuyant sur le GPS et sa constellation de 24 satellites, il obtient la position exacte du véhicule. L'ordinateur de bord la compare alors avec les cartes routières en mémoire et détermine la vitesse maximale autorisée selon le type de voie empruntée (agglomération, route nationale, autoroute, etc.). En cas d'excès, deux possibilités seront testées l'une après l'autre. Dans un premier temps, en mode « informatif » , un voyant clignotera sur le tableau de bord, mais le conducteur pourra toujours accélérer. En mode « actif » , la pédale d'accélérateur deviendra tout simplement inefficace dès que la vitesse réglementaire sera atteinte. Néanmoins, en cas de problème, le conducteur pourra reprendre la main et accélérer momentanément en appuyant rapidement et à fond sur la pédale. Cette phase de test durera huit semaines. Elle concernera cent conducteurs et une flotte de 20 véhicules développés pour l'occasion par PSA et Renault. Les résultats de cette expérimentation ne seront pas publiés avant 2005. Les amendes et les radars ont encore de beaux jours devant eux.

OINet : http://www.01net.com/article/220445.html

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