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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 68
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 22 Octobre 1999
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Egalement dans ce numéro
TIC
Le Web mange du temps... et de l'argent
SBC investit massivement dans l'Internet rapide
Nouveau protocole Internet contre vie privée ?
Yodlee invente le portal personnel
Les enfants américains mieux protégés sur le Web
Une oreille artificielle qui entend presque tout !
Le DVD au-delà des 140 Go...
IBM va lancer un disque dur de 73 Go
Criminalité des technologies de l'information : + 33 % en France
Un G5 pour sécuriser l'informatique mondiale
Cytale, le livre électronique made in France
Et si le papier devenait interactif ?
Interactivité et internet pour la télévision du troisième millénaire
Avenir
Un trait nanométrique !
Un pas de plus vers l'ordinateur moléculaire
Matière
Mini-pile à combustible pour portables
Espace
Sommes nous seuls dans l'univers ?
L'espace est t-il peuplé de machos ou de mauviettes ?
Vivant
Nouvelles armes contre le cancer : La voie de l'angiogenèse se confirme
Découverte d'une protéine susceptible de déclencher le cancer
Un vaccin contre le cancer de la prostate
Des biopuces contre le cancer
Le thé, c'est bon pour la santé
Un cocktail à base de vin et de café contre les congestions cérébrales
L'enzyme qui déroule l'ADN photographié !
Vieux singes mais jeunes neurones !
Homme
La France, deuxième investisseur mondial de l'économie du savoir
Des moissonneuses-batteuses intelligentes pour les céréaliers
Edito
La conquête du nano-monde, un enjeu majeur pour le XXIe siècle



Décidément, l'avenir semble se trouver dans l'extrêmement petit. Depuis quelque temps, les innovations se multiplient pour nous faire entrer dans un monde nouveau : le nano-monde. Il y a quelques semaines, nous vous relations une nouvelle qui a fait grand bruit dans le milieu de la micro-électronique : une équipe française du très réputé LETI (Laboratoire d'Electronique de Grenoble) est parvenue à fabriquer des transistors opérationnels d'une taille de seulement 20 nanomètres, c'est-à-dire 20 milliardièmes de mètres. Il faudrait placer côte à côte 50.000 de ces transistors pour atteindre une épaisseur d'un millimètre ! Cette prouesse représente un saut technologique majeur dans le domaine de la miniaturisation électronique puisque ces transistors sont 10 fois plus petits que les plus minuscules transistors actuels qui ont une taille de l'ordre de 180 nanomètres (0,18 microns). Cette nouvelle technologie permet donc de gagner d'un seul coup un ordre de grandeur de 10 et ouvre la voie, pour la prochaine décennie, à la production industrielle de puces intégrant 1 milliard de transistors qui seront au moins 1000 fois plus puissantes que nos puces actuelles. Nous vous établissons, dans la lettre de ce jour, un lien vers le San José Mercury News qui vous relate les travaux de la Northwestern University qui est parvenue à tracer sur le silicium des traits de seulement 15 nanomètres de large (15 milliardièmes de mètres). L'électronique sur silicium, que certains avaient enterrée un peu vite, a donc encore quelques belles années devant elle avant d'atteindre les limites ultimes de la miniaturisation prévues par les lois de la Physique mais sans cesse repoussées par le génie humain. Mais les nanotechnologies sont loin de se limiter au secteur de la micro-électronique et leur champ de recherche et de développement s'étend à présent à de multiples domaines et secteurs technologiques et industriels. Parmi ceux-ci, deux au moins, outre les secteurs électronique et informatique, devraient connaître une véritable révolution grâce aux nanotechnologies : la médecine et les nouveaux matériaux. De récents travaux (voir le lien que nous établissons ce jour avec New-Scientist pour vous relater comment un chimiste allemand, James La Clair, vient de mettre au point un interrupteur moléculaire), menés par des équipes américaines et allemandes, ont montré en effet qu'il était possible de construire des nanomoteurs constitués de molécules organiques dont on pouvait programmer et contrôler les mouvements à l'aide d'une modulation lumineuse, par exemple. A terme, ces machines moléculaires auront une précision et une intelligence propre suffisantes pour être utilisées comme agents de surveillance, de réparation ou de combat contre de multiples affections à l'intérieur même du corps humain. Qui peut le plus peut le moins et ces nanomachines pourront également être introduites dans les puces du futur pour les réparer ou les améliorer en les reconfigurant. Enfin, la maîtrise et la généralisation de ces nanomachines permettront également la mise au point de nouveaux matériaux qui auront des propriétés programmées en fonction de leurs utilisations et qui seront en outre interactifs sur le plan informationnel. De tels matériaux pourront ainsi nous informer en permanence de leur évolution et nous prévenir d'une brusque modification de leur structure, telle qu'une rupture par exemple. Ainsi, déjà, dans des millions de voitures, un morceau de silicium de l'épaisseur d'un cheveu a la capacité de détecter de soudaines décélérations du véhicule et remplace les encombrants détecteurs de mouvements des premiers air-bags. A terme, on voit donc que les frontières classiques entre les trois grands champs de recherches et d'activités technologiques et industrielles que sont la matière, l'énergie et l'information s'estomperont de plus en plus. Cette perspective peut nous sembler encore lointaine mais elle adviendra sans doute plus vite que nous ne l'imaginons. Rappelons-nous de la conquête de l'espace : qui aurait sérieusement cru à la fin du XIXe siècle, en dehors de Jules Vernes (1828-1905), alors que les premiers aéroplanes s'élevaient péniblement dans les airs, sur quelques centaines de mètres, que 3 générations plus tard l'homme marcherait sur la Lune ? Il est donc capital que la constitution d'un pôle technologique et industriel de premier ordre dans ce domaine des nanotechnologies devienne une double priorité absolue, au niveau national et européen, car c'est sur ce terrain du nanomonde qu'auront lieu les grandes batailles technologique et industrielle du XXIe siècle.

René Trégouët

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Le Web mange du temps... et de l'argent
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

D'après John Roth, patron de Nortel Networks, 2 milliards et demi d'heures sont gaspillées en attendant le chargement des pages web. L'étude, financée par le groupe, a été publiée au salon Telecom 99 de Genève lundi. Les minutes ont tout de suite été traduites en monnaie sonnante et trébuchante représentant, d'après Nortel, 12,5 milliards de dollars de pertes (ou 76 milliards de francs). La même étude révèle que le besoin de bande passante va exploser en Europe de l'Ouest puisque la population des internautes devrait passer de 38 millions aujourd'hui à 150 millions en 2005. Pour le P-DG d'IBM, Louis Gerstner, venu rejoindre son acolyte, " La bande passante actuelle va rapidement être saturée. "

ZDnet/15/10:1999 : http://www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?File_ini=a_actu.zd&ID=11170

SBC investit massivement dans l'Internet rapide
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

SBC (Soutwestern Bell Communications) plonge dans le bain de l'Internet à grande vitesse. Afin de se débarrasser de son image d'opérateur local traditionnel spécialisé dans la voix, la plus grosse des " Baby Bells " a annoncé hier son intention d'investir 6 milliards de dollars (5,5 milliards d'euros) au cours des trois prochaines années dans la modernisation de son réseau. L'opérateur présent dans treize Etats (du Texas à la Californie en passant par Chicago depuis le rachat d'Ameritech) aura pour principal objectif de démocratiser les technologies xDSL qui permettent de proposer un accès à Internet beaucoup plus rapide sur le réseau classique. SBC prévoit de fournir à environ 80 % de sa clientèle, soit 77 millions de personnes, des services de transmission de la voix, des données et de l'image d'ici la fin de 2002, grâce à des lignes d'abonnés numériques (DSL). Baptisée " Projet pronto ", cette initiative devrait permettre à SBC de générer 3,5 milliards de dollars de chiffre d'affaires supplémentaires d'ici 2004.Le groupe a également annoncé qu'il voulait accélérer la convergence de ses réseaux dans un seul réseau de commutation par paquets conçu pour les services Internet.

Les Echos/18/10/1999 : http://www.lesechos.fr/jj19991019/articleg/646929.htm

Nouveau protocole Internet contre vie privée ?
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Un nouveau protocole de transmission sur Internet inquiète les organisations de défense de la vie privée. Un numéro d'identification unique associé à chaque ordinateur accompagnerait chaque paquet de données envoyées sur le réseau. Le protocole actuel, dénommé IPv4 (Internet Protocol version 4), déjà vieux de près de 20 ans, ne permet plus de faire face à l'explosion des besoins sur Internet. Au premier rang d'entre eux, le nombre trop limité actuellement des adresses IP attribuées à chaque machine connectée au réseau des réseaux. L'organisme international de définition des standards, l'IETF (Internet Engineering Task Force), souhaite voir l'adoption rapide du nouveau protocole IPv6 qui, selon ses concepteurs, apporte une sécurité accrue en autorisant une cryptage des données de bout en bout. Serait inclus dans chaque paquet de données transmis, e-mail ou autre, selon le nouveau protocole proposé, un numéro non modifiable identifiant la carte réseau de l'ordinateur émetteur. Information qui, dans le système actuel, ne circule pas hors du périmètre du réseau local de l'utilisateur. Des organisations comme EPIC (Electronic Privacy Information Centre) voient, dans ces "empreintes digitales" numériques, une menace pour la vie privée. Les entreprises privées enregistrent déjà dans les statistiques de leurs sites Web, l'adresse IP des internautes. Elles pourraient utiliser cet identifiant unique pour constituer une base d'information sur leurs utilisateurs, nom, adresse, centres d'intérêt, etc. Les promoteurs d'IPv6 pensent que le problème est exagéré et qu'au contraire il permet une confidentialité totale dans la transmission des informations de l'expéditeur au destinataire légitime. A l'heure actuelle, les entreprises utilisent des systèmes "pare-feu" pour protéger leurs données d'intrusions possibles mais, les experts le savent bien, les risques les plus importants viennent de l'intérieur même de l'entreprise. Avec IPv6, la sécurité de la transmission ne s'arrête pas au seuil informatique de l'entreprise. Elle est garantie jusqu'à l'ordinateur du destinataire final. Le débat autour d'IPv6 rappelle celui qui avait éclaté lorsque Intel avait commercialisé son nouveau processeur, le Pentium III, qui contient un numéro de série identifiant chaque ordinateur. Face aux critiques soulevées, Intel avait diffusé un programme permettant de désactiver la transmission de ce numéro. En tout état de cause, ce n'est pas avant plusieurs années qu'IPv6 sera utilisé largement. Néanmoins, l'IETF réfléchit actuellement à une possibilité comparable pour que l'adresse Internet du futur protocole ne contienne pas le numéro identifiant les composants matériels.

AFP/18/10/1999 : http://www.actualinfo.com/fr/multimedia/depeche.cfm?depeche_Index=23385&cat=69&f...

Yodlee invente le portal personnel
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Permettre à l'internaute de "mieux gérer sa vie sur le Net", telle est l'ambition d'une start-up, Yodlee, qui va bientôt ouvrir un service original. Il s'agit d'une page personnelle, exclusivement réservée aux différents centres d'intérêt de chacun. Dès qu'il se connecte, l'internaute voit s'afficher le résumé de ses dernières activités : les livres qu'il a achetés en ligne, les ventes aux enchères auxquelles il a participé, les sources d'informations qui l'intéressent et bien sûr ses derniers messages électroniques, provenant éventuellement de plusieurs adresses. De fait, Yodlee est, comme beaucoup d'autres, un service agrégateur sur le web. Mais contrairement à ceux qui existent aujourd'hui, il n'agrège pas des informations en provenance de nombreux sites, mais uniquement des informations en provenance de l'utilisateur lui-même. Outre cette première dimension synthétique, le service de Yodlee permet, d'un seul clic, de retourner sur ses sites préférés, et cela sans avoir besoin de mémoriser des dizaines d'adresses ou de mots de passe : il suffit de cliquer dans la fenêtre concernée. C'est d'ailleurs là une des caractéristiques mises en avant par la firme : elle promet de gérer de façon sûre et discrète l'ensemble des procédures d'authentification exigées par certains sites chaque fois que l'on veut les visiter à nouveau. Yodlee est donc aussi un agrégateur de mots de passe. Si ces promesses sont tenues, le service, gratuit comme il se doit, pourrait préfigurer une certaine prise de contrôle de l'utilisateur par rapport aux sites qu'il visite et auxquels il s'abonne. Le début, peut-être, d'un plus grand respect des cyber-commerçants pour sa vie privée.

Les Echos : http://www.lesechos.fr/silval/

Les enfants américains mieux protégés sur le Web
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

La Commission Fédérale sur le Commerce (FTC) prépare une nouvelle loi interdisant aux entreprises de demander aux enfants de moins de 13 ans des informations personnelles les concernant sans l'autorisation préalable des parents. Le technologiques retenues pour appliquer cette loi ne sont pas encore définies, mais la permission parentale devrait être obtenue par l'exigence d'un numéro de carte de crédit, d'un appel d'un numéro vert ou par le remplissage et l'envoi d'un formulaire électronique avec signature digitale. Le gouvernement américain espère ainsi mieux protéger la vie privée des enfants, qui maîtrisent mieux l'internet que leurs parents.

brève rédigée par @RT Flash

USA Today : http://www.usatoday.com/

Une oreille artificielle qui entend presque tout !
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Des ingénieurs de l'Université de Californie ont mis au point un système de reconnaissance vocale plus performant que ne le sont les êtres humains en repensant l'architecture des programmes consacrés à cette tâche. Jusqu'à présent les résultats des logiciels de reconnaissance vocale n'ont jamais été très brillants. Lors de tests effectués sur une petite série de mots, le système développé par Theodore Berger et Jim-Shih Liaw a non seulement battu tous les systèmes informatiques existants mais également les oreilles humaines les plus fines. Le réseau neuronal utilisé peut ainsi reconnaître des mots prononcés par quelque interlocuteur que ce soit. Le système est capable d'identifier des mots prononcés dans un environnement sonore bruyant et d'identifier plusieurs locuteurs .Ce nouveau système ouvre la voie à de nombreuses applications : assister les contrôleurs aériens qui travaillent dans des environnements bruyants, développer des prothèses pour les personnes mal-entendantes, reproduire instantanément la transcription de débats en identifiant chaque interlocuteur, etc.

brève rédigée par @RT flash

Los Angeles Times : http://www.latimes.com/news/science/science/

Le DVD au-delà des 140 Go...
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Plus fort, plus vite...L'industrie du stockage n'en finit pas de repousser les limites de la densité d'information. Voilà quelques jours, IBM a présenté un nouveau record mondial dans le domaine des disques durs en confinant 35 milliards de bits (l'équivalent d'un DVD) dans quelques centimètres carré . Dans le domaine des supports amovibles (CD et autres cartouches), différentes pistes laissent supposer qu'il sera bientôt possible de stocker le film de sa soirée sur la surface d'un timbre-poste. Ainsi, la société israélienne C3D travaille actuellement sur une technologie de "gravure" des disques qui ouvre la porte au super-DVD. Son procédé expérimental, à "fluorescence multicouche", consiste à exploiter le rayonnement fluorescent émis par les particules réparties sur différentes couches à l'intérieur du disque, en abandonnant le principe traditionnel de réflexion d'un laser à la surface. Selon C3D, les premiers résultats expérimentaux confirment l'absence de dégradation ou d'interférences du signal lors de son parcours dans les différentes strates du disque. Dès lors, il devient envisageable de stocker des informations sur une centaine de couches. Et concrètement ? La société israélienne propose d'atteindre 140 Go d'espace sur un disque de même diamètre et de même épaisseur qu'un DVD-Rom en employant 10 couches de stockage. Pour emporter dans sa poche sa présentation-CV en vidéo en haute définition ou l'intégralité d'une bibliothèque, un support de la taille d'une carte de crédit baptisé ClearCard permettrait de lire jusqu'à 10 Go de données. Un disque expérimental doté de 5 couches a déjà été présenté au début du mois lors d'une conférence en Israël à Tel Aviv. De nouveaux produits devraient être dévoilés en Californie dès novembre. Le prix de ces supports haut de gamme n'est pas précisé... à supposer qu'on puisse les acheter. Pour C3D, fondée en 1995 et comptant 65 employés, le défi est pour l'instant essentiellement technologique. La preuve : elle compte s'attaquer à la génération de disques suivante, dépassant le mur mythique de 1 To (plus de 1000 Go).

Yahoo/14/10/1999 : http://fr.news.yahoo.com/991014/32/6q7b.html

IBM va lancer un disque dur de 73 Go
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Avec 73 Go de capacité, IBM vient de battre Seagate dans la course au gigantisme des disques durs. L'Ultrastar 72ZX, qui tourne à 10000 tours par minute, est donc le plus gros disque dur du monde. Il peut stocker jusqu'à 7 milliards de bits sur une surface magnétique de 1 pouce carré (2,54 cm carré). Il fonctionne sur interface SCSI Ultra 160, possède 11 cylindres, et un temps d'accès moyen de 5,3 millisecondes. Il sera disponible au premier trimestre 2000, sans qu'un prix ait encore été fixé.

Network New : http://www.vnunet.fr/NN/index.htm

Criminalité des technologies de l'information : + 33 % en France
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Le nombre d'affaires criminelles liées aux technologies de l'information recensées en France, a augmenté de 33,49 % entre 1997 et 1998, passant de 424 à 566, selon les dernières statistiques établies par le service de police spécialisé, la Brigade centrale de répression de la criminalité informatique (Bcrci).Deux-tiers de ces affaires portent sur des accès irréguliers aux différents systèmes, dont 81 % concernent des fraudes aux seules télécommunications tandis que dans 40 de ces 379 dossiers, les accès frauduleux s'accompagnent de modifications ou de destructions de données, voire d'entraves au fonctionnement du système. Avec 79 affaires (14 %), viennent ensuite différentes contrefaçons, alors que 62 (11 %) constituent des escroqueries et 12 (2 %) appartiennent à la catégorie des infractions à la loi informatique et libertés, qui fixe les règles de l'utilisation de l'informatique. Près de 90 % des affaires de contrefaçons portent sur des logiciels. Globalement, les usages frauduleux de cartes téléphoniques France-Télécom augmentent de 4% en passant de 292 en 1997 à 304 en 1998, alors que commencent à apparaître des cas d'utilisation frauduleuse de cartes téléphoniques prépayées. Enfin, l'utilisation du réseau internet à des fins frauduleuses ressort de l'escroquerie à 67% dont plus de 95% aux cartes bancaires, le plus souvent utilisées pour le paiement d'accès à des sites pornographiques payants.

AFP : http://www.actualinfo.com/fr/telecoms/depeche.cfm

Un G5 pour sécuriser l'informatique mondiale
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Le 19 novembre, tous les fabricants de PC seront conviés à rejoindre une sorte de "G5" créé par les cinq leaders du marché mondial pour unir leurs efforts en matière de sécurité. Compaq, Hewlett-Packard, IBM, Intel et Microsoft ont, en effet, créé le 14 octobre la Trusted Computing Plateform Alliance (TCPA). Voilà amorcée une entente globale dédiée à la convergence des normes et standards en matière de protection et d'intégrité des données informatiques qui transitent ou sont stockées sur un ordinateur personnel. But de cette alliance : travailler de manière verticale, en tenant compte à la fois des aspects logiciels et matériels. Les transactions électroniques font partie des priorités de la TCPA. Egalement au programme : s'accorder sur les moyens de protection du Bios et du système d'exploitation. La TCPA se réunira le 19 novembre, au siège de Compaq à Houston, afin de jeter les bases de son action pour les mois à venir. Une première série de spécifications devrait être soumise à discussion à partir du second semestre 2000.

ZDNet : http://www.zdnet.fr/actu/tech/a0011196.html

http://www.trustedpc.org/home/home.htm

Cytale, le livre électronique made in France
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Cytale SA, une jeune société parisienne, va lancer en mars 2000 une tablette électronique adaptée à la consultation de livres en téléchargement, a appris ZDNet en avant-première. Ce livre électronique, premier projet entièrement français à tenter cette aventure, devrait être l'une des vedettes du prochain Salon du livre de Paris, prévu du 17 au 22 mars 2000. Cet appareil - dont le nom commercial n'est pas encore connu - devrait être équipé d'un écran tactile en couleur (cristaux liquides à matrice active) de 10,4 pouces, offrant une résolution minimum de 640 x 480 et permettant d'afficher les pages sur un format de 16 x 22 centimètres. L'écran pourra également servir à prendre des notes au moyen d'un stylet. Sa mémoire pourra stocker environ 15 000 pages de textes, et des cartes mémoires séparées permettront d'accroître encore cette capacité. Il pèsera environ 800 grammes et disposera d'une autonomie de 8 heures. Un modem intégré permettra d'acheter des livres numériques sur Internet sans recourir à un ordinateur de bureau. " Nous sommes en contact avec différents éditeurs afin de pouvoir offrir un vaste choix de livres à télécharger ", précise Catherine Graffard-Lenormand, de la société Cytale. Deux modèles de livres électroniques sont depuis quelques mois en vente sur Internet : le Rocket eBook de NuvoMedia et le Softbook Reader de Softbook Press. Ces constructeurs, tout comme Cytale, ont annoncé leur intention de respecter un standard de diffusion proposé par l'Open eBook Initiative, auxquels participent des éditeurs et des sociétés informatiques comme Microsoft, Lucent, Motorola, Nokia et Adob.

Yahoo/14:10:1999 : http://fr.news.yahoo.com/991014/32/6poe.html

Et si le papier devenait interactif ?
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Pendant que les chercheurs se penchent sur le papier électronique, trois bricoleurs ont imaginé de rendre interactif le bon vieux papier. Dans un brevet accordé à la fin de l'été sous le numéro 5 932 863 par le bureau américain des brevets (USPTO), Spencer Rathus, Jeffrey Nevid et Lois Fischner-Rathus décrivent, en une dizaine de dessins, un système ajoutant des fonctions de communications aux pages de livres, revues et catalogues. Des boutons et capteurs ultraplats permettraient ainsi de passer commande d'un produit depuis le catalogue, de programmer le magnétoscope pour l'enregistrement d'une émission, de commander le four depuis un livre de recettes ou encore d'obtenir des informations complémentaires sur l'écran d'un ordinateur ou d'un téléviseur relié à Internet. L'intégration de composants électroniques dans les livres et le papier ne date pas d'hier. Un encart publicitaire d'IBM resté célèbre au début des années 90 diffusait une petite musique dès que l'on ouvrait la double page cartonnée. Une idée abondamment reprise depuis dans les livres et les cartes de voeux. L'idée avancée par les trois inventeurs consiste à ajouter un émetteur radio pour envoyer des informations à toutes sortes d'appareils électroniques, eux-mêmes reliés à Internet. Une solution qui permettrait aux personnes rétives à l'informatique d'utiliser les appareils électroniques sans avoir à maîtriser le mulot ou le bouton "Jog" des magnétoscopes. Le brevet propose également d'intégrer un appareillage de reconnaissance optique ou magnétique dans les documents imprimés. Ce pourrait être par exemple un lecteur d'étiquettes électroniques qui permettrait de reconnaître un médicament et d'ordonner à l'ordinateur de se connecter sur le site du fabricant pour vérifier s'il n'appartient pas à un lot retiré de la vente. Ce type de capteurs intelligent est notamment développé au Massachusets Institute of Technology (MIT) où les chercheurs tentent d'intégrer des "tags" dans les emballages, versions intelligentes des étiquettes antivol qui protègent livrent et disques dans le commerce. Les auteurs du brevet n'en sont pas à leur première invention. Spencer Rathus et Jeffrey Nevid avaient protégé, en 1985, un système d'affichage de calendrier électronique.

SVM/19:10:1999 : http://www.vnunet.fr/SVM/index.htm

Interactivité et internet pour la télévision du troisième millénaire
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Le téléspectateur du XXIe va devenir son propre directeur des programmes, confectionnera sa propre chaîne et pourra communiquer avec ses proches ou le reste du monde grâce à une télécommande devenue à la fois clavier et souris. L'interactivité et l'avènement d'internet révolutionnent tout à la fois la télévision et le comportement du téléspectateur, mais posent aussi la question d'un mariage entre téléviseur et ordinateur. Le développement des bouquets numériques de programmes, permet au téléspectateur abonné de disposer au bout de ses doigts d'une centaine de chaînes ou de services (banque, météo, téléachat...). Il peut donc choisir parmi une multitude de programmes et faire lui-même sa grille, comme le fait un directeur de programmes. Déjà des opérateurs proposent l'accès à l'internet via la télévision et avec sa "zapette", le téléspectateur-internaute peut consulter et recevoir ses E-mails. Transformée en clavier, la télécommande permet aussi de surfer sur le web, assis dans son canapé face à la télévision. Demain, son téléviseur sera doté d'une capacité de mémoire qui stockera des dizaines d'heures de télévision au fil du temps. On pourra ainsi regarder une émission, l'interrompre et la reprendre, revenir en arrière, faire des zooms et des ralentis sur les actions d'une rencontre sportives...un peu comme avec un magnétoscope sur-puissant. Du monde de l'internet à celui de la télévision, le pas a également été franchi par l'américain AOL, numéro un mondial des services en ligne (17 millions d'abonnés), qui vient de se lancer dans la télévision interactive, en nouant des partenariats, notamment avec DirectTV, leader de la télévision numérique par satellite avec 7 millions d'abonnés. L'arrivée du numérique a permis à la télévision une plus grande souplesse et une baisse des coûts pour la production de programmes comme pour la diffusion. Média familial et grand public par excellence, la télévision doit négocier maintenant le virage de l'internet. Les Internautes, qui surfent sur le Net, passent beaucoup moins de temps devant leur télévision. Et plus les téléspectateurs sont jeunes, plus ce principe se vérifie. Longtemps passif et subissant une télévision allumée d'un geste automatique en entrant dans sa salle de séjour, le téléspectateur disposera d'un outil convivial. C'est lui qui pourra choisir de découvrir le monde et non plus le monde qui s'imposera à lui par écran interposé.

AFP/21/10:1999 : http://fr.news.yahoo.com/991021/32/6tub.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un trait nanométrique !
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Une équipe de la Northwestern University est parvenue à tracer des traits de seulement 15 nanomètres de large (15 milliardièmes de mètre) en utilisant la microscopie à champ proche. Ces traits ne sont séparés que de 5 nanomètres, créant ainsi des circuits de géométrie complexe à l'échelle atomique. Pour réaliser une telle prouesse l'astuce consiste à faire couler le long de la pointe du microscope des atomes ou des molécules comme l'encre coule de l'intérieur d'une plume. Cette annonce survient quelques semaines seulement après celle du Leti de Grenoble qui a réussi à faire fonctionner des transistors de 20 nanomètres, pulvérisant tous les records de miniaturisation. Derrière ces performances de laboratoires les enjeux industriels sont colossaux car les prochaines générations de puces devront utiliser ces technologies pour être toujours plus puissantes.

brève rédigée par @RT Flash

San jose Mercury news : http://www.sjmercury.com/svtech/

Un pas de plus vers l'ordinateur moléculaire
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Un chimiste allemand, James La Clair, a mis au point un "interrupteur moléculaire" -- une molécule réagissant à un gaz -- qui constitue un pas de plus vers des ordinateurs à base de molécules au lieu de transistors. Le chercheur a élaboré une molécule qui devient fluorescente sous l'action de l'azote et non-fluorescente lorsque l'azote est remplacé par du dioxyde de carbone. Il s'agit du premier "interrupteur moléculaire" actionné par des gaz courants. La molécule ressemble à un alignement de roues. Lorsqu'elles sont alignées, ce qui se produit sous l'action de l'azote, la molécule devient fluorescente, le phénomène étant mis en évidence par un faisceau laser. Les interrupteurs moléculaires déjà découverts sont généralement constitués de groupes importants de molécules, qui ne peuvent être observées qu'en masse. Le chimiste allemand a en revanche créé un interrupteur d'une seule molécule, ce qui permet d'imaginer des composants d'une taille inférieure au nanomètre( milliardième de mètre) et ouvre la voie vers l'electronique moléculaire.

brève rédigée par @RT Flash

New Scientist : http://www.newscientist.com/

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Matière
Matière et Energie
Mini-pile à combustible pour portables
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

La société Manhattan Scientifics a annoncé, mercredi, avoir réussi le test de faire fonctionner un téléphone portable avec un système de pile à combustible. Avec une mini-pile à combustible, qui fonctionne sur le principe des piles à combustibles développées par les constructeurs automobiles pour mettre au point des véhicules propres, Manhattan Scientifics a maintenu en veille un téléphone portable pendant 24 heures. Le principe de la pile à combustible consiste à produire de l'énergie sans combustion grâce à une réaction chimique entre l'hydrogène et l'oxygène. L'objectif de Manhattan Scientifics est d'équiper les appareils de batteries plus petites, capables d'alimenter ces appareils sur longue durée et à des coûts plus avantageux notamment pour l'environnement. Manhattan Scientifics souligne que la mini pile à combustible devrait être capable de maintenir un téléphone portable en veille pendant six mois contre deux semaines pour les piles au lithium, ou une semaine de conversations pour 5 heures avec les piles au lithium.

brève rédigée par @RT Flash

Hawk Associates/20/10:1999 : http://www.hawkassociates.com/mhtx/mhtxpr16.htm

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Espace
Espace et Cosmologie
Sommes nous seuls dans l'univers ?
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Combien y a-t-il de planètes ou de soleils comme les nôtres dans l'Univers ? Alistair Glasse, professeur à l'Observatoire royal d'Edimbourg, espère bien répondre un jour à cette question. Il participe avec son équipe au projet Darwin, une grande aventure astronomique lancée par l'Agence spatiale européenne (ESA), qui prévoit de construire un télescope spatial pour visualiser les systèmes planétaires voisins afin d'y découvrir d'éventuelles traces de vie. Toute personne qui se préoccupe de la place de l'homme dans l'Univers aimerait savoir si notre monde est unique ou non. Notre galaxie, la Voie lactée, compte des centaines de milliards d'étoiles, dont plusieurs milliards comme le Soleil. Et il existe des milliards d'autres galaxies dans l'Univers. En étudiant un échantillon des étoiles les plus proches analogues au Soleil, nous pourrions déterminer la probabilité d'existence de la vie dans notre galaxie et donc dans l'Univers. Alistair Glasse est un spécialiste de la spectroscopie, discipline dont la maîtrise sera indispensable pour interpréter les données du télescope.

Courrier International : [http://www.courrierint.com/hebdo/somheb.htm">Chaque planète émet un rayonnement électromagnétique dans l'espace : en analysant le "spectre" de ce rayonnement, c'est-à-dire les différentes longueurs d'onde émises par la planète, les chercheurs peuvent déterminer sa composition.] Les cinq télescopes qui constitueront Darwin observeront 120 systèmes solaires dans un rayon de 65 années-lumière autour de la Terre (une année-lumière représente environ 9 500 milliards de kilomètres). En plus des images, Darwin nous livrera des données précises sur la composition de l'atmosphère de chacune des planètes observées. "Pour la première fois, nous allons avoir la possibilité de détecter des planètes où des formes de vie existent, s'enthousiasme le chercheur. Ce projet va nous révéler si la vie est une exclusivité terrestre ou non."

Courrier International : [http://www.courrierint.com/hebdo/somheb.htm




L'espace est t-il peuplé de machos ou de mauviettes ?
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Au diable les mauviettes. L'espace serait plutôt rempli de machos. C'est du moins ce qu'affirme une équipe d'astronomes d'Europe, de Colombie-Britannique et des États-Unis, en se basant sur des photos prises par le télescope spatial Hubble en 1995 et 1997. Les machos, ce sont des massive compact halo objects, objets à halo massifs et compacts. Et les mauviettes, wimps en anglais, ce sont les weakly interacting massive particles, particules massives à faible interaction. Les machos et les mauviettes constituent deux solutions possibles au problème de la masse manquante de l'univers. On sait, parce qu'on enregistre les effets gravitationnels d'un " autre chose " encore inconnu, que les planètes, étoiles et galaxies, ne représentent que 5% de la masse totale de l'univers. Les 95% qui manquent à l'appel pourraient être constitués d'étoiles mortes, trop peu lumineuses pour être vues au télescope (les machos), de particules sub-atomiques libres n'émettant pas de rayonnement (les mauviettes) ou d'un mélange des deux. Les astronomes ont comparé deux photos de galaxies lointaines (plus de dix millions d'années-lumière) prises à deux ans d'intervalle. Certaines n'apparaissaient que sur une seule des deux photos. C'est donc qu'elles avaient été masquées par des objets peu lumineux passant devant elles : une éclipse d'une galaxie par une étoile morte, en quelque sorte. On a identifié cinq de ces mystérieux machos. On pense qu'ils ne se trouvent qu'à quelques milliers d'années-lumière de la Terre, tout près à l'échelle astronomique. En se basant sur ces cinq observations, les astronomes estiment que notre galaxie pourrait contenir plus d'étoiles mortes que d'étoiles encore brillantes, peut-être même des milliers de milliards de machos. Ces machos seraient presque aussi vieux que l'univers lui-même, 12 milliards d'années, et formeraient à travers la Voie Lactée une sorte d'anneau dont l'effet gravitationnel expliquerait le mouvement des étoiles. Les résultats de cette recherche sont publiés dans la revue savante Astrophysical Journal Letters. Mais les mauviettes n'ont pas dit leur dernier mot. Avec tant d'étoiles ayant brûlé tout leur hydrogène et leur hélium, l'univers devrait contenir beaucoup plus d'éléments lourds qu'il n'en contient réellement. Des astronomes contestent donc l'idée qu'il y ait tant de machos et préfèrent penser que la masse manquante de l'univers est constituée de particules sub-atomiques.

Cybersciences/15/10/1999 : http://www.cybersciences.com/Cyber/0.0/0_0_0.asp

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Nouvelles armes contre le cancer : La voie de l'angiogenèse se confirme
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Dans une expérience qualifiée de remarquable par la presse scientifique américaine, une équipe de chercheurs du Centre Sloan-Kettering de New York vinet de montrer sur la souris la validité d'une nouvelle thérapie anticancéreuse. Les chercheurs ont en effet réussi à immuniser des souris contre certains types de cancer en développant la technique qui consiste à affamer les tumeurs en supprimant leur irrigation sanguine. Les chercheurs sont parvenus à inhiber l'action de deux gènes qui jouent un rôle déterminant dans le processus d'angiogénèse, c'est à dire de fabrication de nouveaux vaisseaux sanguins. Les chercheurs vont à présent tenter d'élucider les mécanismes génétiques qui sont à la base de la formation de nouveaux vaisseaux sanguins ce qui fournirait un nouvel ensemble de cibles contre lesquelles des drogues anti-angiogenese pourraient être dirigées. Cette approche thérapeutique qui consiste à diriger les drogues contre des vaisseaux sanguins plutôt que la tumeur elle-même est considéré comme particulièrement prometteuse. En effet si les cellules cancéreuses, génétiquement instables, peuvent rapidement développer la résistance à une drogue, les nouveaux vaisseaux sanguins, qui se composent eux de cellules normales , ne le peuvent pas.

brève rédigée par @RT Flash

New York Times/14:10:1999 :

_ http://www.nytimes.com/library/national/science/101499sci-ge-mice.html

Découverte d'une protéine susceptible de déclencher le cancer
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Des chercheurs allemands de Goettingen (nord) ont découvert dans le cerveau une protéine susceptible de déclencher des cancers, ont annoncé mardi les professeurs Walther Stuehmer et Luis Pardo, de l'Institut Max-Planck pour la médecine expérimentale. La protéine découverte agit dans le cerveau à la manière d'une écluse qui diffuserait des particules de potassium à travers l'enveloppe des cellules nerveuses, ont expliqué les deux professeurs. Dès que la protéine quitte le cerveau, elle déclenche une multiplication incontrôlée des cellules et par là-même le cancer, ont-t-il ajouté. "Ce qui est nouveau, c'est que nous avons pour la première fois réussi à déterminer le rôle d'un canal d'ions dans l'origine du cancer", a expliqué le professeur Stuehmer, estimant que cette protéine permettrait, dans quelques années, d'améliorer le diagnostic des cancers et leur thérapie. Elle pourrait également, en tant que "marqueur" du cancer, donner des indications précises sur les tumeurs qui se constituent en dehors du cerveau. Le blocage des effets de cette protéine pourrait réduire de manière significative le taux de division des cellules tumorales. La protéine a été découverte lors d'essais réalisés sur la mouche drosophile (mouche à vinaigre). Les chercheurs l'ont ensuite trouvée chez le rat et chez l'homme.

AFP/18/10:1999 : http://france3infos.com/

Un vaccin contre le cancer de la prostate
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Une équipe américaine du centre d'oncologie de John Hopskins University vient de tester avec succès un vaccin qui permettrait de combattre le cancer de la prostate. L'étude, parue dans la revue "Cancer Research", a porté sur 11 patients atteints de cette forme de cancer: chez 8 d'entre eux, la diminution de la tumeur a été significative. USAT rappelle que 330000 Américains sont touchés chaque année par ce cancer, et 40000 décèdent des suites de la maladie. Ce vaccin contient une protéine produite par le gène GMF-CSF, qui induirait la totalité du système immunitaire à lutter contre la présence de ces cellules cancéreuses. Cette technique a déjà été utilisée contre plusieurs types de cancer, mais c'est la première fois que la totalité du système immunitaire est activée.

S&T Presse : http://www.france-science.org

Des biopuces contre le cancer
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

L'Université Mac Gill de Montréal vient d'annoncer un programme de recherche visant à utiliser les puces à ADN pour rendre plus efficace les chimiothérapies contre le cancer. L'idée consiste à exploiter les extraordinaires potentialités de ces puces, capables d'identifier très rapidement des milliers de gènes, pour personnaliser chaque chimiothérapie en fonction des spécificités génétiques de la tumeur à traiter. Ces recherches permettront également de répertorier les gènes simultanément impliqués dans plusieurs types de cancers. A terme, chaque malade devrait donc pouvoir bénéficier de la chimiothérapie la plus efficace possible compte tenu des caractéristiques génétiques de son cancer.

brève rédigée par @RT flash

Wired/15/10:1999 : http://www.wired.com/news/technology/0,1282,31914,00.html

Le thé, c'est bon pour la santé
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Certaines manies britanniques ont du bon. Du moins à croire l'étude publiée mardi par des chercheurs hollandais et qui montre que le risque de souffrir d'artériosclérose aiguë diminue de manière proportionnelle au goût pour l'eau chaude... Ainsi, chez les personnes qui boivent une à deux tasses de thé par jour, la maladie a 46% moins de chances de se déclarer. Quant aux accrocs à la théine, qui en boivent quatre tasses quotidiennes, ils courent 69% moins de risques ! Les scientifiques brûlent de comprendre pourquoi mais pour le moment, ils ne peuvent que supputer : les flavonoïdes que contient en grande quantité le thé seraient responsables de ce pouvoir de protection...

Sciences&Avenir/14/10/1999 : http://www.sciences-et-avenir.com/flashes/medecine_et_sante/

Un cocktail à base de vin et de café contre les congestions cérébrales
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Des chercheurs de l'Université de Houston au Texas ont testé sur une centaine de rats différentes substances pour évaluer leur efficacité protectrice sur le cerveau en cas d'hémorragie cérébrale. A leur grande surprise, ils ont constaté qu'un cocktail composé de vin et de café possédait un effet protecteur certain et limitait sensiblement, dans 80 % des cas, les dégâts infligés aux cellules du cerveau en cas d'hémorragie cérébrale. Cet effet est d'autant plus curieux que vin ou café n'ont révélé aucun effet protecteur sur ces rats lorsqu'ils ont été administré séparément. Les chercheurs soulignent en outre que pour obtenir cet effet protecteur puissant vin et café doivent être mélangés dans des proportions très précises. Autre condition, le mélange salvateur doit être administré juste avant ou juste après l'accident vasculaire. A cet égard les chercheurs précisent que l'administration régulière du breuvage aux rats n'a pas montré d'effets préventifs. Il reste à présent à comprendre les causes de cet effet bénéfique et à démontrer son existence chez l'homme.

brève rédigée par @RT flash

Wired:18/10/1999 : http://www.wired.com/news/technology/0,1282,31910,00.html

L'enzyme qui déroule l'ADN photographié !
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Pour la première fois, des chercheurs de l'Université de Harvard ont pu observer la structure de l' hélicase, enzyme qui a pour fonction capitale de dérouler la spirale de la double hélice d' ADN( Acide Déxoxiribonucléïque) pour permettre la réplication des gènes. cette image extraordinaire a pu être obtenue grâce à l'utilisation de la cristallographie à rayons X qui permet la radiographie de systèmes biologiques complexes de taille moléculaire. L'image a révélé 6 structures en anneau que les chercheurs ont comparé aux "donnuts", ces brioches creuses très populaires aux USA. Comme le souligne Michael Sawaya, un des chercheurs de l'équipe "nous ignorons encore presque tout sur la façon exacte dont l'hélicase contrôle le déroulement des brins d'ADN lors de la réplication des gènes. Nous savons simplement que l'hélicase est un moteur moléculaire fondamental mais il nous reste à comprendre comment cette enzyme transforme l'énergie en mouvement." ces recherches sont très importantes et pourraient permettre, à terme de concevoir des molécules capables de réparer les altérations génétiques liées à la réplication des gènes et impliquées dans de nombreuses maladies et notamment le cancer.

brève rédigée par @RT flash

Harvard Medical School/15/10/1999 : http://www.hms.harvard.edu/news/releases/1099helicase.html

Vieux singes mais jeunes neurones !
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Des chercheurs de l'Université de Princeton dans le New Jersey ont démontré que les neurones d'une partie essentielle du cerveau, le cortex, se renouvellent chez les singes adultes. La formation de neurones, la neurogenèse, se produit jusqu'à un âge avancé dans certaines zones du cortex cérébral. Cette partie du cerveau est capitale pour l'apprentissage et la mémoire. Ces observations réalisées sur des macaques laissent supposer que la même chose se produit chez l'homme car les singes et l'homme ont des structures cérébrales similaires. Cette découverte remet en cause l'idée que le cerveau ne peut que se dégrader au cours de la vie et montre qu'il y a dans le cerveau des mécanismes naturels susceptibles de produire de nouvelles cellules dans les zones cérébrales qui en manquent. Ces observations ouvrent des nouvelles pistes de recherche dans la lutte contre les maladies dégénératives du système nerveux et notamment contre les maladies Parkinson et d'Alzheimer.

brève rédigée par @RT flash

Washington Post /15:10:1999 :

_ http://search.washingtonpost.com/wp-srv/WPlate/1999-10/15/087l-101599-idx.html

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
La France, deuxième investisseur mondial de l'économie du savoir
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Le résumé du rapport de l'Organisation de Coopération et de Développement Economique intitulé "1999Benchmarking Knowledge-based Economies" tente de mesurer, au travers d'indicateurs, la part occupée par l'économie du savoir dans la production de richesses (valeur des services immatériels dans l'économie en % du PIB).L'OCDE entend par "économie du savoir" Internet, l'informatique, le secteur des télécommunications, la finance et le secteur de l'éducation. La France investit 10% de son PNB dans le secteur des services immatériels, ce qui la place en seconde position des pays de l'OCDE derrière la Suède. Les Etats-Unis sont en quatrième position avec un chiffre d'environ 8%. Or d'après l'OCDE, l'investissement global consacré à ces services jouera un rôle déterminant dans le dynamisme à venir de l'industrie des nouvelles technologies de l'information (NTIC) et d'Internet. Le Portugal, la Grèce et la Pologne ont connu en 1997 , 10%, 8% et 6% de taux de croissance des investissements consacrés aux NTIC. Ces chiffres sont les plus élevés d'Europe. Le Japon, la Finlande et la Corée suivent ce peloton de tête avec un taux d'environ 4%. Les Etats-Unis ont dégagé un excédent commercial de 25 milliard de dollars en 1997 sur le poste des services immatériels, suivi du Japon. En Europe, la Belgique, la Suède et la Hollande sont les seuls pays à dégager un excédent commercial sur ce type de services. La France est absente du classement. Si l'on considère son niveau d'investissement, ou la qualité de son éducation, la France conserve des chances de développer une industrie des NTIC compétitive.

France internet news : http://www.france.internet.com/actualite/news1_181099.html

OCDE : http://www.oecd.org//dsti/sti/stat-ana/prod/scorebd_summ.htm

http://www.oecd.org//dsti/sti/stat-ana/prod/scbd_resume.pdf (en français)

Des moissonneuses-batteuses intelligentes pour les céréaliers
Samedi, 23/10/1999 - 00:00

Très souvent, les agriculteurs apportent des engrais, des semis et des produits phytosanitaires sur leur parcelle en partant du principe qu'elle est la même sur toute sa surface. Or, dans un même terrain, le sol n'est pas homogène et les différentes zones qui le composent sont souvent plus ou moins productives ou plus ou moins humides, de telle sorte qu'il est coûteux et même nuisible pour l'environnement de répandre les produits d'une manière uniforme. A l'heure où l'agriculture française est accusée d'être un redoutable pollueur, il devient nécessaire pour elle de pratiquer une culture plus précise et moins polluante, qui consiste à " mesurer avant d'agir ". De nouvelles techniques permettent déjà à l'agriculteur de mieux ajuster ses doses d'engrais après avoir effectué une analyse de la teneur en nitrates du jus de base des tiges de plantes (blé, orge, maïs, colza) ou après examen de la teneur en chlorophylle des feuilles par exemple (blé, maïs). Mais quand on atteint des grandes surfaces, il est intéressant également de tenir compte de la variabilité intraparcellaire des cultures. C'est ce que font depuis le milieu des années 90 les céréaliers américains qui utilisent des moissonneuses-batteuses dotées d'un récepteur GPS (Global Positioning System) et équipées de capteurs de rendement. Les informations apportées par les capteurs et la localisation par satellite sont traitées par un ordinateur installé à la ferme, qui élabore une carte de rendement au moyen d'un logiciel spécialisé. Muni de cette carte, et après recherche de la cause des disparités constatées, l'agriculteur peut moduler l'apport de ses intrants. Cette pratique porte le nom d'agriculture de précision. Né outre-Atlantique, ce type d'agriculture y est principalement utilisé dans les régions de production de la betterave, du maïs et du soja, et il commence à se développer dans les régions productrices de coton et de blé. D'autres pays emploient aussi cette formule, tels le Canada, l'Australie, et en Europe, la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France. Malgré ces avancées, l'agriculture de précision demeure en France un domaine nouveau sur lequel il est encore nécessaire de poursuivre des recherches tant au niveau agronomique que technologique. Coûteuse, cette technologie de l'information appliquée à l'agriculture est actuellement réservée aux grandes surfaces agricoles. Mais les petites exploitations pourront sans doute y accéder plus tard avec l'aide des coopératives agricoles, qui joueront alors un rôle croissant de prestataires de services.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2081-27068-MIA,00.html

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