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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 14
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 30 Août 1998
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'E-mail donne de la voix
Satisfait ou remboursé
Windows 98 : peut mieux faire !
Simplifier les réseaux
Apple iMAC arrive et part comme des petits pains
Apple trace-t-il la voie avec son appareil sans lecteur de disquettes ?
Des enregistrements magnétiques encore plus performants
Vers la fin du couple Intel-Microsoft ?
Microprocesseurs : le Merced va franchir la barre du gigahertz
Le téléphone sur le câble pour fin 1999
Avenir
Les nanotubes de carbone vont révolutionner les matériaux
Le XXIeme siècle sera soyeux
Le rotor moléculaire se dévoile au chercheurs
Espace
Commercial Space Act : Accord du Sénat américain
Vivant
Des chercheurs font régresser des tumeurs cancéreuses chez la souris
Athérosclérose : deux nouvelles pistes
La moelle osseuse traiterait l'arthrite
Endoscopies virtuelles
Le stress fait perdre la mémoire
Fruits, légumes et produits laitiers utiles pour réduire la tension
L'origine génétique de la schizophrénie confirmée
Recherche
La recherche industrielle française
Vitrine pas bête
Le cybermarché ouvre ses portes au Canada
TIC
Information et Communication
L'E-mail donne de la voix
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Les E-mails sont de plus en plus populaires. Ils font même de l'ombre au téléphone. Devant ce péril, une compagnie américaine a eu l'idée de marier ces deux concurrents. Grâce à Planetary Motion les E-mails pourront dorénavant être consultés par simple appel téléphonique. Un synthétiseur vocal retranscrira les messages, qui pourront donc être lus, ou plutôt entendus sans ordinateur. Il sera même possible d'y répondre (même si les logiciels de reconnaissance ne sont toujours pas très performants). Ce service sera gratuit mais les utilisateurs devront se résoudre, chaque fois, à écouter une annonce publicitaire de 10 secondes (une pratique relativement bien acceptée d'après les tests réalisés en Angleterre cette année). Le système vient d'être mis en place dans douze villes américaines et à Toronto.

NW

(Scienses&Avenir/18/08:98)

http://www.sciences-et-avenir.com

http://www.planetarymotion.com)

Satisfait ou remboursé
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

l'Université libre flamande de Bruxelles (VUB) et la société de marketing Ogilvy Interactive (www.ogilvy.be).ont mis au point un instrument de mesure capable de cerner la satisfaction des internautes devant un site Web existant ou à venir. Dans un premier temps, une recherche théorique a permis de dégager onze axes susceptibles d'influencer la satisfaction du surfeur, détaille-t-on chez Ogilvy. Dans un second temps, une étude plus poussée s'est focalisée sur les attentes et les besoins des utilisateurs par rapport à une catégorie de sites particulière, mis en place par les compagnies de courrier international. Ces deux étapes nous ont permis de déterminer le contenu idéal d'un site appartenant à cette catégorie, puis d'élaborer la liste des adjectifs les plus souvent utilisés pour qualifier un site de manière générale. Concrètement, ces internautes sans doute plus sensibles que d'autres à l'objectif des chercheurs ont reçu pour mission d'observer différents sites répartis par huit grands thèmes : voiture, voyage, informatique, information sur les vols d'avion, emprunt de logement, enregistreurs de CD, services de courrier, entreprises. Les informations ainsi récoltées ont permis de dresser une gille d'analyse de la satisfaction contenant 38 questions. Celles-ci s'intègrent à onze dimensions qui influencent la satisfaction du surfeur, remarque Ogilvy : pertinence, exactitude, compréhension et exhaustivité de l'information, facilité d'utilisation, graphisme, conseils de navigation, structure du site, actualité des hyperliens, vitesse du site, adaptation du langage à l'utilisateur. Il s'agit ici, par conséquent, des onze commandements d'un site Web. Une telle grille d'analyse permet, désormais de faire l'audit d'un site, conclut Ogilvy.

(Le Soir/28/08/98)

http://www.lesoir.com

Windows 98 : peut mieux faire !
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Annoncée au début de l'été par Microsoft comme l'une des versions les plus innovantes de l'histoire de Windows, la cuvée 98 s'est offert un départ en demi-teinte. Pas seulement à cause des démêlés judiciaires de la firme de Bill Gates, mais également en raison du nombre de problèmes rencontrés par les utilisateurs, tant lors de l'installation que par la suite. Windows 98 était à peine commercialisé que Microsoft annonçait, quelques jours plus tard, la sortie d'un "service pack", un correctif pour la première série des bogues détectés dans le nouveau système d'exploitation. Microsoft a également annoncé une série de nouvelles extensions multimédias qui n'étaient pas prêtes au moment de la sortie de Windows 98, et qui seront disponibles via l'Internet. Une certitude: plus, l'ordinateur est ancien, plus il risque d'apporter son lot de problèmes lors de l'installation de périphériques. Des modems, des cartes réseau ou des imprimantes peuvent se révéler incompatibles avec la nouvelle version de Windows. Le choix de Windows 98 pour un nouveau PC (sur lequel il risque d'être préinstallé par le vendeur) est probablement le bon. Une fois les pièges de l'installation derrière soi, le système est relativement stable. On notera cependant que l'amélioration sensible des performances vantée par Microsoft n'est guère perceptible sur un PC standard. De même, si vous souhaitez utiliser des périphériques exigeant le port USB (lire par ailleurs), Windows 98 est à peu près la seule solution actuelle dans le "monde PC" l sera utile de se rendre à l'occasion sur le site de Microsoft en utilisant la fonction de mise à jour automatique de Windows présente dans le menu "démarrer". Si des corrections et des additions au programme existent, elles seront automatiquement installées sur votre ordinateur. Par contre, si votre système fonctionne correctement et que vous n'avez pas besoin dans l'immédiat de ports USB, la mise à jour ne s'impose pas. Nombre d'améliorations inclues dans Windows 98 sont en effet disponibles gratuitement sur le site Web de Microsoft et adaptables à Windows 95. On citera par exemple la version 4 de l'"Internet Explorer" qui permet de donner au bureau l'apparence d'une page Web et qui s'intègre très étroitement au système d'exploitation.

(Le Soir/28:08:98)

http://www.lesoir.com/

Simplifier les réseaux
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

L'entreprise américaine Sun Microsystems, basée à Palo Alto, a présenté Jini, une technologie naissante qui pourrait bien bouleverser l'informatique domestique. Développé par les créateurs du célèbre Java, Jini est un logiciel permettant de connecter facilement toute sorte d'appareils électroniques. Les ordinateurs, d'abord, avec leur cohorte de périphériques, imprimantes ou scanners: Jini utilise des mécanismes hérités de Java, dont toutes les marques sont équipées. Mais il pourra équiper de nombreux autres appareils: Alain Risbourg, de Sun Microsystems, cite l'exemple des caméras vidéo, téléphones ou télévisions. Plusieurs entreprises utilisent déjà Jini, parmi lesquelles Canon, Epson, Mitsubishi ou Toshiba. Une fois placées dans un réseau toutes ces machines pourront se connecter entre elles en déclarant leur nature et leurs caractéristiques: on évitera ainsi les multiples tracas de vérification des compatibilités, configurations, etc. Le pari est maintenant pour Sun de faire passer Jini chez les constructeurs, alors que Microsoft prépare un mécanisme du même type qui devrait s'appeler Millennium.

(La Recherche/septembre 98)

http://www.larecherche.cie.fr

Apple iMAC arrive et part comme des petits pains
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Apple, fort de ses récents bons résultats, renforce son offensive. Ce sont $100 millions qui ont été consacré à la campagne de lancement de son nouvel iMac annoncé en avril dernier. Les revendeurs sont déjà en rupture de stocks indique Apple. Paul Ramirez, vice-président marketing de ComputerWare indique avoir vendu plus de iMac samedi dernier, premier jour de vente, que de PC tout au long du mois de juillet. Le iMac, doté du processeur G3 à 266 MHz, d'une mémoire de 32 Mo, d'un lecteur CD-Rom et d'un modem 56K, se vend aux Etats-Unis au prix de $1299. Il sera disponible cet automne en France. Salué pour sa puissance, ce Macintosh est cependant critiqué pour l'absence de lecteur de disquette et pour l'adoption du nouveau standard de bus pour PC, l'Universal Serial Bus (USB) d'Intel. Il existe peu de périphériques USB et l'utilisateur de Mac traditionnel en SCSI devra renouveler ses équipements.

(LMB/Actu/août 98)

http://www.lmb.cnrs.fr

http://www.apple.com

Apple trace-t-il la voie avec son appareil sans lecteur de disquettes ?
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Avec son nouvel iMac lancé sans lecteur de disquettes, Apple dérange. Il était grand temps qu'un des fabricants majeurs d'ordinateurs personnels trace le chemin, disent certains. D'autres prétendent qu'au contraire, Apple y perdra des plumes. Pour Apple, la décision est d'abord financière. Le iMac entre en concurrence directe avec les "PC à 1000 $ (US)" et, dans ce cadre, tout élément susceptible de réduire le coût de fabrication est à considérer. Mais au delà des considérations monétaires, Apple renforce également le positionnement de son produit: le iMac est un ordinateur orienté vers Internet, un environnement où les disquettes sont de moins en moins utilisées. L'abandon des disquettes choque cependant certains utilisateurs. Les disquettes sont encore très populaires auprès des étudiants et des professionnels. Par contre, dans le milieu de l'édition et du graphisme, où le Macintosh domine, elles ont été remplacées depuis un bon moment par des disques amovibles (SyQuest, Zip, Jaz) de plus grande capacité et, surtout, beaucoup plus rapides. Avec l'explosion informatique des dernières années, comment se fait-il que la technologie des lecteurs de disquettes traîne encore de la patte? En réalité, au cours des dernières années, plusieurs fabricants intéressés par le sujet ont investi en recherche et développement pour mettre au point de nouveaux systèmes capables de remplacer les lecteurs de disquettes. Si aujourd'hui les fabricants semblent en retard, c'est que beaucoup d'efforts ont été déployés afin de conserver la pleine compatibilité avec les disquettes traditionnelles. Pour eux, le succès passe par la création d'un lecteur capable de lire à la fois les anciennes disquettes et les nouveaux supports de plus grande capacité. Jusqu'à tout récemment, les disquettes de 1,44 Mo satisfaisaient les utilisateurs. Mais la taille des fichiers ne cesse d'augmenter avec la sortie de logiciels de plus en plus complexes et l'ajout de contenu multimédia. Les disquettes ne répondent simplement plus aux besoins de stockage d'aujourd'hui. Parmi les solutions de rechange aux disquettes conventionnelles, deux produits majeurs émergent: les SuperDisks d'Imation Corp. (www.imation.com) et les Hi-FD du tandem Sony-Fuji (www.sony.com). Tous deux offrent une pleine compatibilité avec les disquettes actuelles. Mais à quel prix? La compatibilité "à rebours" affecte la performance du lecteur et coûte cher à développer. Alors que les deux fabricants se préparent à une guerre sans merci et fignolent leur technologie respective, la compagnie Iomega (www.iomega.com) envahit littéralement le marché. Sans toutefois permettre la compatibilité avec les disquettes, Iomega est malgré tout le leader des disques amovibles haute capacité avec son populaire lecteur Zip d'une capacité de 100 Mo (près de 70 fois plus qu'une disquette). Les standards informatiques s'imposent lorsqu'une entreprise arrive à présenter un bon produit, à bon prix, et qu'une majorité d'utilisateurs l'adoptent. C'est exactement ce qu'Iomega est en train de réussir. Il est vrai que la disquette conventionnelle est un support léger et portable, qui peut tenir aisément dans une poche de chemise. Mais, à ce titre, les cartouches ZIP font très bien l'affaire. Et avec l'utilisation grandissante d'Internet dans les entreprises et les établissements scolaires, l'envoi de fichiers par courrier électronique du travail vers la maison s'avère une solution viable pour le transport de documents. Avec son iMac, Apple initie un mouvement visant à promouvoir l'abandon progressif de ce support désuet mal adapté aux nouvelles réalités d'Internet et du multimédia. Que les autres ne suivent pas dans l'immédiat a peu d'importance. On retiendra surtout qu'Apple a été la première firme à abandonner les disquettes. Le iMac sera-t-il le précurseur d'une nouvelle tendance, d'un nouveau standard? Apple en aurait bien besoin...

(Le Devoir/28:08/98)

http://www.ledevoir.com

Des enregistrements magnétiques encore plus performants
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Dans le domaine du stockage de l'information sur support magnétique, le disque dur présente aujourd'hui la plus grande capacité (quantitative) d'enregistrement, se situant autour de 500 Megabits/cm². Les techniques industrielles actuellement disponibles devraient permettre d'atteindre le cap des 10 Gigabits/cm2 vers l'année 2005. Cette étape sera toutefois difficilement franchissable, les technologies existantes comportant un certain nombre de limitations liées au mécanisme de fonctionnement des bits. Une nouvelle méthode, conçue et expérimentée par des chercheurs d'Orsay et de Bagneux, permet d'ores et déjà de s'affranchir, en laboratoire, de ces contraintes. Ainsi, elle utilise notamment une technique d'irradiation par un faisceau d'ions, à travers un masque approprié. Sa mise en oeuvre conduit alors, pour les matériaux magnétiques, à une technologie très semblable à celle utilisée lors de la réalisation des circuits semi-conducteurs (la technologie dite " planar "). Pour ces chercheurs, l'objectif de la centaine de Gbits/cm² est à portée de main. Outre les matériaux pour l'enregistrement magnétique, des applications au développement de dispositifs magnétiques -capteurs, circuits mémoires, etc.- peuvent également être envisagées.

(Hexagone:28:08:98)

http://www.arise-fr.org

Vers la fin du couple Intel-Microsoft ?
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Beaucoup d'observateurs estiment que le couple Intel-Microsoft, sur lequel repose depuis plus de 20 ans l'essor de la micro-informatique, est en train de se déliter, lentement mais sûrement. La faute en revient essentiellement à Microsoft, qui multiplie les accords avec les concurrents d'Intel, notamment pour exploiter son nouveau système d'exploitation Windows CE sur des puces pour terminaux ultra-légers, non fabriquées par Intel. Le fait que le N°1 des microprocesseurs ait raté son entrée dans le marché des PC à moins de 1.000 dollars encouragerait Microsoft à resserrer ses liens avec des fabricants comme AMD et Cyrix. "Tout se passe comme si des termites étaient en train d'attaquer la maison Intel", constate l'analyste Richard Doherty. Les premiers dégâts ne se voient pas au début, car ils ne concernent pas le haut de la maison (le haut de gamme). Mais à force de grignoter les fondations, tout pourrait s'écrouler". Une éventualité qui n'est pas encore pour demain, mais...

(Les Echos/1/09/98)

http://www.lesechos.fr/silval

Microprocesseurs : le Merced va franchir la barre du gigahertz
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Le Merced - aussi appelé IA-64 - développé par Intel et HP, devrait sortir a la fin du premier semestre 2000 (lorsque Intel passera de la fabrication en gravure 0.25 micron à la gravure en 0.18 microns) en version 600 MHz, voir 800 MHz. Il sera au début destiné à des machines serveur haut de gamme ou à des systèmes appelés à remplacer les mini et les mainframes, mais devrait ensuite équiper les PC de bureau et les portables. Il s'agit d'un processeur entièrement 64 bits basé sur une nouvelle architecture EPIC (Explicity Parallel Instruction Computing), mais qui pourra tout de même exécuter des instructions x86. Les fréquences devraient aller jusqu'à 1 GHz (pour la fin de l'an 2000). Prix approximatif : 2000 $

(Hardware/août 98)

http://www.hardware-fr.com/index.htm

Le téléphone sur le câble pour fin 1999
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Après avoir obtenu une autorisation de l'ART pour l'utilisation de son réseau pour les communications téléphoniques, Lyonnaise câble annonce que ses abonnés pourront téléphoner via ce support dès la fin de 1999. Lyonnaise Câble pourra ainsi devenir le seul concurrent de France Télécom pour les communications locales. Selon la Lyonnaise, les communications devraient coûter moins cher de 20 % par rapport à celle de France Télécom.

(Web Magazine/août 98)

http://www.mygale.org

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Les nanotubes de carbone vont révolutionner les matériaux
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

De nouveaux matériaux, composites massifs, formés de nanotubes de carbone, de métal nanométrique et de céramique ont été élaborés par l'équipe d'Abel Rousset au Laboratoire de Chimie des Matériaux Inorganiques (CNRS-Université Toulouse 3). Ceci a été rendu possible par l'obtention préalable de poudres nanocomposites incluant des quantités très importantes de nanotubes de carbone dont le diamètre est compris entre 1,5 et 15 nm : 1 gramme d'une telle poudre contient jusqu'à 300 000 km de nanotubes. Une des propriétés remarquables de ces poudres est une certaine tenue mécanique que lui confèrent les nanotubes, regroupés en faisceaux et formant un véritable réseau enserrant tous les grains. Les observations microscopiques laissent penser que les faisceaux de nanotubes absorbent de l'énergie lors de la fracture du composite massif, ce qui pourrait se traduire par une amélioration de la résistance à la rupture. Par ailleurs, le réseau de nanotubes de carbone apporte au composite des propriétés de conduction électrique. Les nanotubes de carbone, découverts en microscopie électronique par le chercheur japonais Iijima en 1991, se sont révélés être d'une remarquable rigidité. Ils présentent aussi paradoxalement une extraordinaire flexibilité sous des contraintes importantes leur permettant des pliages réversibles jusqu'à des angles très importants tout en résistant à la rupture sous l'action de pliages répétés. Les nanotubes de carbone sont donc considérés comme les fibres idéales, et devraient se montrer extrêmement efficaces comme agents de renforcement, en particulier dans les composites à matrice céramique. Grâce à leur légèreté et à leur solidité extraordinaires les nanotubes de carbone sont appelés à révolutionner de nombreux secteurs industriels au cours du XXI eme siècle mais il faudra encore de nombreuses années de recherche avant d'envisager une production industrielle de ces matériaux.

(CNRS-Infos)

http://www.auteuil.cnrs-dir.fr/

Le XXIeme siècle sera soyeux
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

" Par ses propriétés originales, la soie jouera un rôle primordial dans la mode du XXIe siècle ; les fibres artificielles offrent moins de performances que cette protéine naturelle, aux qualités de résistance et de toucher aussi inégalées que la luminosité née de ses propriétés tinctoriales ", déclare Gérard Chavancy. Biologiste de formation, ce chercheur du CNRS a tout naturellement choisi le ver à soie pour sujet de thèse. Passionné par les mécanismes de différenciation cellulaire, il a trouvé le terrain idéal de ses recherches dans " une vraie usine à produire des protéines d'intérêt hormonal ou médical ". . Il est vrai que toutes les soies du monde dévident un peu de leurs mystères dans les vitrines de la Commission Séricicole Internationale de La Mulatière, où se réunissent régulièrement les représentants des principaux pays producteurs de soie grège. Reflet de modes de vie planétaires, la soie déroule un peu plus loin, l'écheveau des découvertes du XXIe siècle. Temple futuriste des recherches centrées sur le ver à soie, des techniques d'élevage les plus sophistiquées, à la culture génétique du bombyx, l'Unité Nationale Séricicole en a fait la base de recherches liées à l'élaboration de nouveaux vaccins, mais aussi à la mutation dirigée des insectes. Qu'il s'agisse de supprimer les plus nocifs ou de les empêcher de jouer leur rôle de vecteurs de certaines maladies, tel le paludisme, il n'est pas un domaine de la biologie moderne qui ne passe par l'étude du seul animal domestique dont l'existence et la survie dépendent depuis cinq mille ans, de l'homme qui l'a créé à partir d'une espèce sauvage. Un ambitieux programme de transgénèse illustre donc l'immense potentiel scientifique du ver à soie, dans les laboratoires de l'Unité Nationale Séricicole. C'est en effet à la Mulatière que sont menées les premières expériences de transfert d'un gène étranger sur l'animal ; sous le contrôle du gène de la soie, elles permettront bientôt d'élaborer les bases de nouveaux médicaments ou vaccins, à partir du produit fabriqué dans la glande séricigène, avant d'être " exporté " dans le cocon. Lequel se prête à un autre domaine d'application de la transgénèse : l'assemblage d'une combinaison de gènes digne de donner naissance à un animal idéal qui sera une vraie usine à produire des protéines d'intérêt hormonal ou médical.

(Le Progrès/1/09/98)

http://www.leprogres

Le rotor moléculaire se dévoile au chercheurs
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

L'équipe de Christian Joachim, du groupe "électronique moléculaire" du Centre d'élaboration de matériaux et d'études structurales (CEMES/CNRS à Toulouse) et le groupe "Nanoscale Sciences" de James Gimzewski des laboratoires de recherche d'IBM à Zürich, ont réussi à observer pour la première fois une molécule en rotation. Une découverte qui ouvre la voie à la conception de moteurs moléculaires artificiels dont les dimensions seraient de l'ordre du nanomètre (10-9 mètre). Le microscope qui a conduit à cette observation, inventé par IBM Zürich au début des années 80, est à effet tunnel (STM). Le procédé ? Sa pointe ultrafine est utilisée pour imager les surfaces avec une résolution atomique mais aussi pour manipuler individuellement atomes et molécules. Afin de concevoir les molécules, d'interpréter les images STM expérimentales et de confirmer les comportements unimoléculaires observés, ces expériences nécessitent un travail théorique. Une tache dont s'est occupée le CEMES/CNRS. Les études les plus récentes, réalisées par l'équipe de James Gimzewski (responsable de l'effort en nano-engineering des laboratoires IBM de Zürich), ont permis d'étudier le changement réversible de conformation de molécules spécialement conçues pour être commutées par une impulsion de tension appliquée par la pointe du STM. La molécule devient alors un commutateur électrique.(...).Les chercheurs du CEMES/CNRS à Toulouse ont quant à eux analysé les propriétés mécaniques de ce rotor moléculaire afin de retrouver l'effet bloquant de la cavité moléculaire, confirmant ainsi les observations de leurs collègues d'IBM Zürich. Les calculs effectués par l'équipe de Christian Joachim montrent que l'énergie thermique fournie par la surface est suffisante pour faire tourner le rotor à température ambiante, lorsque son axe de rotation est décalé dans la cavité d'un quart de nanomètre. Une fois ce rotor ramené à l'intérieur de la cavité, un phénomène de cliquet moléculaire entre les pales du rotor et celles des molécules de la cavité bloque la rotation.

(Hexagone/30:08:989)

http://www.arise-fr.org

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Espace
Espace et Cosmologie
Commercial Space Act : Accord du Sénat américain
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Le 30 juillet dernier, le Sénat a passe a l'unanimité sa version du "Commercial Space Act" (HR 1702), destine a encourager le développement de l'activité commerciale spatiale américaine. Cette proposition de loi, dont le texte définitif résultera de l'élaboration d'une version commune avec le projet déjà vote par la Chambre des Représentants, devrait notamment amender le "Commercial Space Launch Act", pour donner au DoT (Department of Transportation) la capacité d'octroyer des licences pour les systèmes commerciaux de lanceurs réutilisables. Par ailleurs, le texte retenu par le Sénat demande a la NASA d'étudier des possibilités de commercialisation de la station spatiale internationale. Il encourage aussi la mise en place d'une politique cohérente et volontaire pour instaurer le GPS comme un standard mondial et réclame l'amélioration du processus de gestion des licences de systèmes commerciaux d'observation de la Terre.

(Etats-Unis Espace/Août 98)

http://www.france-science.org

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des chercheurs font régresser des tumeurs cancéreuses chez la souris
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Deux équipes de chercheurs français de l'INSERM et du CNRS sont parvenues à faire régresser des tumeurs cancéreuses chez les souris, en transférant dans leur organisme le gène d'une protéine qui bloque le développement des vaisseaux sanguins servant à alimenter les tumeurs. Le gène de la protéine, l'urokinase, envoyé dans l'organisme malade sur un virus transporteur, a permis aux chercheurs de constater une "régression significative". Ce "traitement", ont constaté les chercheurs, permet d'empêcher la croissance des vaisseaux sanguins servant à nourrir les tumeurs. En 1993, des chercheurs français étaient parvenus à construire une molécule constituée d'un fragment de cette protéine capable de bloquer la croissance des vaisseaux sanguins et la migration des cellules cancéreuses. L'idée d'affamer les cellules cancéreuses en coupant leur ravitaillement, normalement assuré par les vaisseaux sanguins, pour empêcher leur développement est une technique prometteuse sur laquelle plusieurs équipes internationales travaillent depuis longtemps. Elle avait fait grand bruit, en mai, avec le publication des travaux du professeur Judah Folkman, de l'hôpital pédiatrique de Boston (Massachusetts) sur l'angiostatine et l'endostatine, deux autres protéines ayant la propriété d'interrompre le flux sanguin en direction des tumeurs.

(INSERM/8/08/98)

http://www.inserm.fr

Athérosclérose : deux nouvelles pistes
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

L'encrassement des artères par les graisses, l'athérosclérose, prédispose aux angines de poitrine et aux infarctus du myocarde. Des équipes américaines viennent de découvrir deux pistes intéressantes pour combattre cette affection meurtrière. Tout d'abord, un traitement à base d'anticorps qui permettrait de limiter le développement de la maladie. Testé chez la souris, il a réduit de 59 % la taille des lésions et de 79 % leur teneur en graisse. De plus, l'efficacité des anticorps apporte un argument supplémentaire en faveur du rôle de l'inflammation dans l'athérosclérose. Parallèlement, en étudiant des souris génétiquement dépourvues d'une enzyme, les chercheurs ont constaté que ces souris "modèles" étaient plus réceptives que les autres aux effets toxiques des pesticides et que, soumises à un régime riche en graisses et cholestérol, elles étaient fortement prédisposées à l'athérosclérose. Cette enzyme pourrait ainsi s'avérer protecteur dans les deux cas.

(Nature, vol.394, p.200-03)

http://www.nature.com

La moelle osseuse traiterait l'arthrite
Lundi, 31/08/1998 - 00:00




L'hôpital d'Ottawa deviendra prochainement le premier en Amérique du Nord à faire l'essai d'une procédure expérimentale de transplantation de moelle osseuse visant à soigner l'arthrite rhumatoïde. Cette forme d'arthrite correspond à une attaque par le système immunitaire des articulations et des tissus mous qui les entourent. La technique adoptée a déjà été essayée en Australie, mais les résultats ne seront connus que plus tard. L'objectif est de prélever les cellules de moelle osseuse des patients atteints par l'arthrite rhumatoïde, et d'en retirer les cellules qui s'attaquent aux articulations. Ensuite les médecins transplanteront les cellules purifiées en espérant quelles produisent de nouvelles cellules sanguines et rebâtissent le système immunitaire. Selon le Dr Robert McKendry, on soupçonnait que cette technique était une solution depuis que des cas de rémission de l'arthrite étaient apparus chez des patients qui avait subi ce genre d'opération pour le traitement de leur cancer. Il rappelle également que subsistent des questions quant à l'efficacité et à l'utilisation de cette nouvelle technique.

(Hexagone/28:08:98)

http://www.arise-fr.org

Endoscopies virtuelles
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

L'association de nouveaux logiciels et du scanner a permis à l'imagerie médicale de franchir une étape en conduisant à la réalisation d'images en trois dimensions. Une dizaine d'équipes médicales américaines, françaises, allemandes, italiennes et suisses travaillent actuellement sur un dispositif qui améliore nettement la qualité des images et les possibilités d'exploration du corps humain. Cette technologie utilisée depuis peu en France au Centre d'imagerie médicale numérisée (CIMN) associe plusieurs outils jusqu'ici séparés. Le premier est un scanner spiralé, dans lequel l'émetteur de rayons tourne de façon hélicoïdale autour du corps à visualiser. Il permet d'obtenir des images du corps humain en coupes fines (de l'ordre du millimètre). Les données numériques sont ensuite transférées sur deux ordinateurs où elles sont analysées par des logiciels développés par la compagnie américaine Vital Image (Minneapolis). Le premier logiciel, appelé "Flying through", distingue sous les tissus les plus superficiels les organes les plus profonds (vaisseaux, bronches, reins) pour y débusquer des anomalies (tumeur, obstruction). Le second logiciel dit de "Volume rendering" reconstitue une image en volume (3D). Enfin un dernier logiciel, élaboré par la société française Métrologie imagerie médicale (Paris), colorie l'image produite en noir et blanc. Ce dispositif permet de visualiser de façon non invasive, contrairement à l'endoscopie, sinus, côlons, bronches ou vaisseaux" explique le Professeur Rodolphe Gombergh du CIMN. En outre, comme le radiologue peut travailler l'image selon ce qu'il veut observer, il n'y a pas besoin d'examens complémentaires. Enfin, les chirurgiens peuvent simuler certaines interventions délicates.

(La Recherche:septembre 98)

http://www.larecherche.cie.fr

Le stress fait perdre la mémoire
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

De plus en plus d'éléments permettent d'affirmer que le stress et les glucocorticoïdes -une hormone liée au stress- ont un impact négatif sur les zones de notre cerveau où loge la mémoire. Il y a longtemps que des liens ont été établis quant à l'impact négatif du stress sur la capacité d'apprentissage d'une personne, mais une étude menée sur des rats, et rapportée dans Nature, établit cette fois un lien direct avec la mémoire -du moins, la mémoire d'événements à court terme. Par ailleurs, une autre étude, parue cette semaine dans Science celle-là, permet d'en apprendre davantage sur les chemins suivis par un souvenir. Et plus précisément, sur ce qui fait en sorte qu'un événement sera gardé en mémoire, et un autre oublié. Des scientifiques des universités Harvard et Stanford ont utilisé de l'équipement d'imagerie magnétique pour suivre à la trace l'activité du cerveau d'une personne lorsqu'on lui demande "d'activer" sa mémoire. Cela a permis, pour la première fois, de déterminer quelle partie du cerveau est impliquée lorsqu'un événement est "enregistré" -et quelle partie l'est lorsqu'il est envoyé dans la poubelle de l'oubli.

(Agence science-presse/01:09:98)

http://www.sciencepresse.qc.ca

Fruits, légumes et produits laitiers utiles pour réduire la tension
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Les personnes qui souffrent d'hypertension artérielle doivent non seulement éviter de manger trop de sel mais aussi suivre un régime à base de fruits, de légumes et de produits laitiers allégés, indiquent des médecins américains dans la revue Circulation .Selon une étude réalisée pour le compte de l'Association américaine du coeur (AHA) auprès de 459 adultes souffrant d'hypertension modérée, un tel régime, riche en potassium, en calcium et en magnésium mais très pauvre en graisses, permet de prévenir ou de réduire l'aggravation de l'hypertension artérielle dans des proportions significatives. "D'abord, ces travaux réaffirment l'importance de réduire et d'éviter les excès de sel", a estimé l'un de leurs auteurs, Théodore Kotchen, de l'université de Milwaukee (Wisconsin). "Ensuite, ils indiquent que les éléments diététiques autres que le sel sont tout aussi importants pour le contrôle de l'hypertension artérielle", a ajouté le docteur Kotchen. Environ un adulte américain sur quatre souffre d'hypertension, selon de récentes statistiques fédérales.

(AFP/11/08/98)

http://www.actualinfo.com/

L'origine génétique de la schizophrénie confirmée
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

L'origine génétique de la schizophrénie a pour la première fois été confirmée dans le cadre d'une large enquête statistique menée par les instituts Johns Hopkins, dont les résultats sont publiés dans la revue Nature Genetics. Le gène spécifique qui serait en jeu n'a pas été identifié mais il se trouverait sur le chromosome 13, indique le Dr Ann Pulver, principal responsable de l'étude qui a porté pendant 15 ans sur un millier de personnes appartenant à plus de 100 familles. "Trouver le gène particulier représentant un risque de schizophrénie serait comme de trouver une maison déterminée dans une grande ville, a noté le Dr Pulver. Mais nous avons trouvé la ville (le chromosome 13), c'est un premier pas et un pas extrêmement important". La plupart des experts estiment que la schizophrénie, trouble psychiatrique qui touche environ 1 % de la population mondiale, a une double cause, génétique et environnementale. Le Dr Pulver pense de même, à la lumière de ses recherches, que différents gènes pourraient être responsables de la maladie, selon les familles. Les chercheurs ont ainsi noté que des gènes des chromosomes 8 et 22 pourraient être impliqués dans la schizophrénie, mais les statistiques ne sont pas encore assez probantes, selon eux. D'autres laboratoires ont déjà établi un lien éventuel entre l'affection et des gènes des chromosomes 5 et 6.

(AFP/1/08/98)

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Recherche & Innovation, Technologies, Transports
La recherche industrielle française
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

A en juger par une étude publiée par nos amis d'outre-Manche, le poids spécifique de la recherche industrielle française dans le monde est très comparable à celui de la recherche industrielle britannique, c'est-à-dire moyen. L'étude du Département of Trade and Industry porte sur les 300 premières sociétés mondiales en termes d'investissements dans la recherche-développement (R&D). On ne compte que 18 groupes français dans ce peloton de tête (19 britanniques, 22 allemands, 69 japonais, 133 américains). Si l'on calcule le rapport entre le total cumulé des dépenses de R&D de nos entreprises et le total de leurs ventes (chiffres 1997), on obtient une intensité totale de la R&D de 4, ce qui est mieux que la Grande-Bretagne (2,5), mais moins que le chiffre pour l'ensemble des 300 sociétés (4,6). Si l'on fait la moyenne des intensités de chaque groupe industriel, les Français obtiennent comme les Anglais 4,9, mais la moyenne mondiale des 300 est 7,9 (10,8 pour les Américains, 6 pour les Allemands, 5,4 pour les Japonais). L'augmentation des dépenses de R&D entre 1996 et 1997 a été de 7 % pour les groupes français, ce qui est mieux que les Britanniques (5 %) mais moins bien que les autres: 9 % pour les Japonais, 10 % pour les Allemands, 17 % pour les Américains. Si l'on considère les poids lourds (dépense totale de R&D), on voit que le premier Français (Alcatel Alsthom) est 35e mondial. Il y a huit Français dans les cent premiers (voir tableaux p. 12). Quant à l'intensité de la R&D pour chaque firme, on constate que le premier Français, Aérospatiale, est 40e mondial avec 13,9. Le suivant est snecma avec 9,6, à la 68e place, suivi de près par Rhône-Poulenc. Tout cela n'est pas déshonorant, mais sans plus. Bien entendu, comparer des intensités de R&D a plus de sens à l'intérieur d'un secteur industriel donné. Ainsi Saint-Gobain, numéro un mondial des matériaux de construction, est crédité d'une intensité de 1,5, alors que ses rivaux font nettement plus. Dans la chimie, Rhône-Poulenc fait mieux que Hoechst et Bayer, mais deux fois moins que Monsanto ou Boehringer. Nous n'existons pas dans l'électronique grand public, dans l'instrumentation, et quasiment pas dans l'informatique, la pharmacie, les biotechnologies. En revanche GEC Alsthom est présenté comme leader dans sa catégorie (électricité), il est vrai définie étroitement. Dans l'automobile, Renault se situe, pour l'intensité, entre General Motors et Ford, mais Peugeot est en dessous. Le plus préoccupant est à l'évidence la très faible présence des groupes français dans les secteurs où l'intensité de la recherche est actuellement la plus forte: systèmes informatiques et biotechnologies. Ainsi par exemple: si l'on fait le total des dépenses de R&D des dix-huit entreprises françaises qui figurent dans ces 300, on obtient pour 1997 7,4 milliards de livres sterling. Pour une livre à 9,3 francs, cela donne 68,8 milliards de francs -- soit plus que le budget total de la recherche publique civile cette année-là, tous organismes et universités confondus (62,5 milliards). Alors qu'en 1994 la part de l'industrie dans le financement de la R&D française (militaire compris) était encore inférieure à 50 %, elle est désormais nettement supérieure. En bonne logique économique, la situation devrait continuer à évoluer dans cette direction. Nous sommes encore loin de l'Allemagne, dont l'industrie a financé en 1997 67 % de la R&D.

(La Recherche/septembre98)

http://www.larecherche.cie.fr/

Vitrine pas bête
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

La "start-up" parisienne Clic-Choc propose d'équiper les vitrines de magasins d'un système tactile d'information du client. Si le chaland est intéressé par un article de la vitrine, il lui suffira de tapoter le verre à hauteur du produit avec un objet métallique, pour qu'aussitôt, des informations diverses s'affichent sur un écran. En fait, la vitrine cache un ordinateur qui enregistre et localise les vibrations à l'aide de quatre détecteurs collés au verre. Il trouve la correspondance entre le point frappé et le produit situé en face et peut envoyer aussitôt des messages d'information sur son écran. Le premier magasin ainsi équipé depuis l'été est une librairie parisienne.

(Sciences-Actualites)

http://www.cite-sciences.fr

Le cybermarché ouvre ses portes au Canada
Lundi, 31/08/1998 - 00:00

Côtelettes de porc, bruschettas surgelées, chips de maïs, beurre d'arachide croquant : il suffit de cliquer avec la souris de l'ordinateur sur chaque icône puis de l'entraîner au bas de l'écran, dans le panier à épicerie. Avec chaque ajout, le prix total de la commande est majoré. Six heures "ouvrables" après avoir complété vos achats, le livreur est à votre porte... avec des produits qui n'ont rien de virtuels! Le Cybermarché IGA existait depuis 1996, mais le géant de l'alimentation vient de lancer une nouvelle version de son service de magasinage par internet. Des photos des produits, plutôt que les descriptions écrites de jadis, permettent de mieux reconnaître ces derniers. Avec la fonction "glisser-déplacer", utilisée lors de la sélection des produits, l'opération est toute simple. Mais les dignitaires de chez IGA sont surtout fiers de l'InfoPen, un crayon muni d'un lecteur optique. Avec ce stylo du futur, finie la traditionnelle "liste du frigidaire"! Le litre de lait est vide? Il suffit de passer l'InfoPen sur le code barre du contenant pour que la description exacte du produit soit gardée en mémoire dans l'ordinateur et s'ajoute à la liste virtuelle! Autre primeur : il est maintenant possible d'inclure directement dans sa liste d'achats, la totalité ou une partie des produits nécessaires à la préparation d'une des recettes présentées sur le site. On paie pour l'instant en argent comptant ou par chèque. Le débit automatique, ça viendra plus tard... Selon Pierre Sévigné, vice-président au développement et à l'exploitation de détail de Marchands en alimentation Agora (le grossiste qui alimente tous les marchés IGA), il y a pour l'instant moins d'un pour cent de la clientèle d'IGA qui a recours à ce service. Mais Pierre Sévigné ne désespère pas pour autant : selon lui, les 200 commandes par semaine actuelles ne peuvent que connaître une progression. "Aujourd'hui,11 p. cent des foyers ont un accès à internet. Un jour, ça sera à la portée de tous"

(cybersciences/31/08:98)

http://www.cybersciences.com

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