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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 383
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 04 Mai 2006
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Egalement dans ce numéro
TIC
"El Pais" lance le premier journal papier actualisé en permanence
Le très haut débit en France serait rentable en dix ans
Un disque dur qui se branche sur la TV
Vers le bureau virtuel
Une agence californienne approuve la transmission à large bande sur les lignes d'électricité
Internet 2 : un réseau qui vise les 10 Go/seconde
BlueEyes : La RATP guide les malvoyants dans le métro par Bluetooth
Le “neuromarketing” sera bientôt dans nos villes
Avenir
Des jambes robotisées pour remplacer les fauteuils roulants
Matière
L'hydrogène arrive... très lentement
Espace
Les constantes physiques universelles pourraient varier dans le temps !
Terre
La biodiversité ne cesse de diminuer sur Terre
Vivant
Une étape-clé du mécanisme de résistance aux antibiotiques élucidée
Découverte de moustiques résistant au parasite du paludisme
Les puces High-tech empêchent les erreurs lors des transfusions sanguines
Moduler l'accès à la conscience par le sens des mots
Recherche
Une voiture écologique et anti-embouteillage en Grande-Bretagne
Les technologies émergentes en 2006
Edito
Vers une télévision ubiquitaire planétaire



Aux Etats Unis, les chaînes de télévision locales et nationales américaines se sont massivement engagées dans la vente de leurs programmes et séries très populaires sur le Net. Les réseaux nationaux vendent de plus en plus souvent en ligne les émissions les plus populaires. Des séries comme "Lost" et "New York District" sont maintenant disponibles sur Internet pour 1,60 euro par épisode dès le lendemain de leur première diffusion.

En France, après Free et sa nouvelle Freebox HD, France Télécom vient d'annoncer la diffusion des premiers programmes TV en haute définition sur ADSL. L'offre de contenu est encore maigre, mais déjà monnayée : ainsi, l'option HD qui sera proposée sur MaLigne TV (offre de TV sur ADSL de France Télécom) sera facturée jusqu'à 5 ?/mois en plus du forfait TV. Seul problème, mais de taille, MaLigne TV HD ne sera pas accessible à tous. Pour y prétendre, il faut habiter à moins de 1 km d'un central téléphonique France Télécom, « ce qui correspond à 25 % des lignes éligibles à l'ADSL, soit 2 millions de lignes », précise Jérôme Soulet, de la division Contenus de l'opérateur. Les flux HD nécessitent en effet, selon France Télécom, un débit de 10 à 12 Mbit/s qui ne peut souffrir une distance trop importante avec le central téléphonique.

Alors que France Télécom annonçait ses premiers programmes TVHD sur ADSL, l'Institut National de l'Audiovisuel ouvrait enfin ses fabuleuses archives au grand public grâce au Web. Au total, 8.000 heures gratuites d'archives radiophoniques et télévisuelles, disponibles sur le site de l'Ina. Il suffit de cliquer sur ina.fr. Une page apparaît qui ressemble au sommaire d'un magazine, avec ses fenêtres : "Archive du jour", "Rendez-vous", des noms de dossiers, comme "Mai 68" ou "Serge Gainsbourg". Sur le côté, les différentes possibilités : explorer, découvrir, partager, télécharger.

L'accès à ces archives sera majoritairement gratuit : le visionnage de ce site extraordinaire qui réunit donc en une malle magique des feuilletons, des séries, des journaux télévisés, des dramatiques, des grands débats, des émissions de reportages, des magazines culturels, du sport et des variétés, et tout autant en radio, est en effet à 80 % gratuit. Le site proposera diverses possibilités de recherche : par mot-clé, par grandes thématiques ou genres de programmes, ou via une sélection aléatoire.

Pour la partie payante (20 % de l'offre), c'est-à-dire les programmes considérés comme des oeuvres et pour lesquels il faut reverser de l'argent aux ayants droit, les internautes pourront visionner les premières minutes d'un document avant de décider s'ils souhaitent le louer ou l'acheter par téléchargement, avec des prix allant de 1 à 3 euros pour la location et de 1 à 12 euros pour l'achat. Du côté des usages, la demande éducative est très forte et, d'ici septembre, le site proposera en effet des archives télé classées en fonction du programme scolaire, de la sixième à la terminale.

L'Agence de l'Innovation Industrielle (AII) a dévoilé pour sa part, il y a quelques jours, son projet " Télévision Mobile Sans Limite" (TMSL), avec comme chef de file Alcatel. Ce projet sur 4 ans prévu pour coûter 98 millions d'euros (dont 38 millions d'aide) vise à rendre la TV mobile accessible partout sur un mobile ou un PDA, quelles que soient les contraintes géographiques, avec une bonne qualité de réception en extérieur comme en intérieur, et sans la contrainte d'un nombre d'utilisateurs limité (comme pour la TV mobile par réseau 3G).

Sur la plan technologique, grâce au futur système hybride de diffusion, combinant habilement satellite et relais hertziens, et à l'arrivée de micro-disques durs de plusieurs dizaines de Go de capacité, la prochaine génération de mobiles et de PDA, va, d'ici 2008, intégrer complètement la vidéo et la télévision, téléchargeables ou consultables en continu (par "streaming").

On voit donc se mettre en place un nouveau paysage audiovisuel dans lequel la télévision sera, d'une part, totalement intégrée au Web, avec toutes les fonctionnalités et applications nouvelles qui s'y rattachent et, d'autre part, nous sera proposée en mobilité de manière personnalisée et automatiquement formatée au type de terminal numérique que nous utilisons. Nous pourrons ainsi commencer à regarder notre journal télévisé personnalisé (composé sur le Net grâce aux flux RSS vidéo) sur notre écran domestique puis, lorsque nous quitterons notre domicile pour aller au travail, ce journal, ainsi d'ailleurs que nos mails et vidéos préférés, basculeront automatiquement sur notre mobile ou notre PDA, puis sur l'écran de notre voiture et enfin sur l'ordinateur de notre bureau.

On voit bien que dans un tel contexte techno-économique, les chaînes de télévision "généralistes", telles que nous les connaissons aujourd'hui, sont appelées à une disparition inéluctable. Les chaînes et réseaux de télévision seront, pour la plupart, purement et simplement intégrés à des grands portails d'informations qui fourniront des contenus multi-supports en flux et en stock sur tous les terminaux et appareils numériques que nous utiliserons mais aussi, et de plus en plus, sur tous les objets, murs ou surfaces qui composent notre environnement et qui deviendront très vite, grâce aux nanotechnologies, autant d'écrans virtuels pouvant diffuser en permanence des images de nature utilitaires, commerciales ou distractives qui pourront être dirigées de manière totalement personnalisées vers un individu (Voir article sur le neuromarketing dans notre rubrique « information&Communication »).

Dans ce monde qui va devenir, d'ici 10 ans, un immense téléviseur virtuel, l'image deviendra une dimension essentielle de notre réalité personnelle et professionnelle et nous devrons apprendre à la filtrer, à en décoder le sens... et à savoir nous en passer, sous peine de nous noyer dans ce déferlement permanent d'images et de devenir pathologiquement dépendants de cette nouvelle dimension virtuelle ubiquitaire.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
"El Pais" lance le premier journal papier actualisé en permanence
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Le journal espagnol El País est le premier quotidien national à lancer une édition permanente, téléchargeable et consultable gratuitement à toute heure du jour et de la nuit sur son site Internet ou imprimé sur papier au format A4.

24 Horas (24 Heures), le "premier journal gratuit actualisé en permanence", propose, depuis lundi 24 avril, une édition à base des contenus publiés en ligne sur le site, augmentée d'informations venant d'Amérique en début de matinée et de résultats sportifs durant la nuit. Ces informations sont soit rédigées par les journalistes des versions papier et Internet d'El País, soit directement puisées dans les fils d'agences. Cette "initiative sans précédent dans le monde", selon la direction du groupe Prisa, propriétaire du titre, n'a plus de "bouclage" au sens traditionnel du terme, mais est confectionnée "à la volée", au moment de la demande de téléchargement par l'internaute.

Ce mini-journal au format Acrobat (PDF) d'environ 8 à 16 pages différera suivant la version demandée : l'internaute aura le choix entre une édition générale qui sera par ailleurs exempte de publicité pour les abonnés et trois éditions thématiques : International, Espagne ou Economie.

La mise en page, plutôt sommaire, sans découpage par rubriques ou thématiques, reprend sur sa "une" le contenu de celle du site et développe, sur quatre colonnes et par empilement dans les pages intérieures, les autres articles importants au moment de la connexion. L'avant-dernière page reprend les titres et sous-titres des nouvelles les plus consultées du site, et la dernière page est consacrée aux cours de la Bourse et à la météo nationale. A noter enfin que tous les bas de page (environ un quart de feuille) sont consacrés à des bandeaux publicitaires (actuellement pour Iberia.com, le partenaire du projet 24 Horas) dont les tarifs varient entre 900 et 25 000 euros, suivant les versions et la durée.

El Pais

Le très haut débit en France serait rentable en dix ans
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Le déploiement du très haut débit sur le territoire nécessite des investissements considérables, sans commune mesure avec le haut débit actuel. L'IDATE estime l'investissement nécessaire à 10 milliards d'euros pour couvrir les 40 % de la population des zones urbaines et à près de 30 milliards d'euros pour couvrir également les 60 % restants. Pourtant, un réseau de communication à très haut débit couvrant 40 % de la population française pourrait être rentabilisé en moins de dix ans, estime le cabinet de recherche Idate qui a récemment remis une étude sur le sujet au ministre de l'Industrie, François Loos.

Le déploiement d'un tel réseau coûterait entre 10,5 et 11,3 milliards d'euros sur le période 2006-2015 à un opérateur qui le déploierait seul, en effectuant ses propres travaux de génie civil qui constituent environ 70 % de ce montant.

L'investissement se monte de 879 à 950 euros par prise et de 1.958 à 2.118 euros par abonné effectif, dans l'hypothèse d'un taux de pénétration global d'environ 18 %, soit 5,3 millions d'abonnés en 2015.

En retenant un revenu moyen par abonné de 42,90 euros hors taxes par mois, le passage en résultat d'exploitation avant amortissements (Ebitda) positif se ferait en 2011, en Ebitda cumulé positif en 2012, en résultat d'exploitation positif en 2012 ou 2013 et en résultat d'exploitation cumulé positif en 2015.

L'IDATE fait des recommandations suivant quatre axes :

- Soutien du développement industriel et de l'expérimentation des nouveaux services à très haut débit ;

- Abaissement des barrières à l'entrée pour développer la concurrence, en minimisant le poids du génie civil et en tirant profit des progrès attendus dans les technologies radios ;

- Mutualisation du réseau ;

- Opportunité d'une régulation des infrastructures nouvelles à très haut débit.

A la réception de ce rapport, le ministre a souligné que les collectivités locales ont un rôle important à jouer dans ce domaine, notamment en matière de coordination des travaux et d'anticipation des besoins. L'étude de l'IDATE a également montré l'importance du génie civil dans le coût de déploiement d'un réseau à très haut débit en fibre optique (65-70 %).

A l'issue de cette réunion, le ministre a annoncé qu'il souhaitait recueillir les avis de tous les acteurs du très haut débit en France, sur cette étude IDATE. Le ministre ouvre jusqu'au 31 mai 2006 une consultation publique sur le rapport final en l'accompagnant d'un questionnaire. Cette consultation conduira à un plan d'action en faveur du déploiement du très haut débit en France.

Le ministre a en particulier proposé de promouvoir la construction de logements multimédia permettant d'anticiper l'augmentation de la demande en débit dans les foyers. Il entend également soutenir les actions en faveur de l'équipement des zones d'activité en très haut débit. Des labels"zone d'activité très haut débit" et "logement multimédia » pourraient ainsi être créés.

Rapport de l'Idate

Un disque dur qui se branche sur la TV
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

PikaOne, société française qui conçoit des périphériques multimédias nomades, vient de lancer une gamme de disques durs externes qui peuvent se brancher directement sur un téléviseur. Le FlyCASE TV est un nouveau type de disque dur externe qui constitue une alternative intéressante au « PC Home Theater » pour ceux qui se contentent de visionner des films ou écouter de la musique, puisqu'il suffit de le connecter à un téléviseur muni d'une prise péritel ou RCA pour accéder à la vidéothèque, discothèque ou photothèque préalablement transférée à partir d'un ordinateur (PC sous Windows 2000/XP ou Mac OS 10.x) via sa prise USB 2.0. Autre avantage mis en avant par le fabricant : il évite « les longues sessions de création de CD ou de DVD et leurs risques d'erreurs dues à la gravure ».

Le FlyCASE TV supporte les formats de fichiers audios MP3, WMA et WAV (PCM et ADPCM), les formats de fichiers vidéos MPEG1, MPEG2, MPEG4, DIVX3, DIVX4, DIVX5, DIVX6 et XVID ainsi que le format de photos JPEG. Compact (210 x 115 x 45 mm) et léger (il pèse à peine 900 grammes), le FlyCASE TV est doté d'une alimentation de 12V/2A et consomme quinze Watts. Il est livré avec une télécommande permettant de naviguer dans les menus qui s'affichent sur le téléviseur. Le FlyCASE TV a une capacité de stockage allant de 160Go à 500Go.

PPC

Vers le bureau virtuel
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

"Gigantesque", "énorme", "tous vos fichiers", "illimité" : Microsoft et Google partagent ces jours-ci le même rêve, auquel ils collent tous les superlatifs imaginables. Ceux-ci désignent l'espace de stockage qu'ils comptent mettre à disposition des utilisateurs sur Internet.

Google fut le premier soupçonné de vouloir lancer un service gratuit d'hébergement de fichiers en ligne, aussi appelé "disque dur virtuel". L'information a filtré lors d'une présentation privée dans laquelle la firme parlait d'un "espace illimité", de "l'hébergement de tous les fichiers des utilisateurs", qui ferait partie d'une vision plus large, celle d'un "monde de stockage, de bande passante, de puissance de calcul infinis".

Cela pourrait sembler logique : lorsque Google a lancé Gmail et son stockage de 1 Go en 2004, cela semblait une révolution. C'est aujourd'hui presque banal, alors que les fichiers sont plus lourds, leur transfert plus rapide, et que les services en ligne se développent, donnant plus de sens à un accès "universel" aux fichiers.

C'est la logique que voudrait suivre Microsoft, qui semble également intéressé par un tel produit. Dans une interview au magazine Fortune, un dirigeant de la firme de Redmond explique ainsi l'idée derrière le projet Live Drive : "Microsoft prévoit d'utiliser ses serveurs pour offrir à chacun d'énormes espaces de stockage de données numériques. Avec Live Drive, toutes vos informations serait accessibles de n'importe où, depuis n'importe quel appareil".

Cela semble logique au vu des développements de plus en plus poussés des interfaces en ligne, appelées "Live" de Microsoft. Le Live Drive permettrait de se servir des données stockées directement dans Hotmail ou Messenger. De tels services existent déjà, offerts par des sociétés indépendantes ou des fournisseurs d'accès. Reste à savoir si les utilisateurs sont prêts à confier toutes leurs données aux serveurs de Google et Microsoft !

TF1

Une agence californienne approuve la transmission à large bande sur les lignes d'électricité
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

La California Public Utilities Commission (CPUC) a approuvé un plan permettant aux opérateurs de services Internet haute vitesse de mettre à l'essai les réseaux de lignes électriques pour offrir l'accès en ligne à la grandeur de l'État. Une responsable de la CPUC a déclaré que les systèmes de communication large bande sur ligne électrique (BPL) pourraient constituer un nouveau rival aux services Internet livrés par les lignes téléphoniques, le câble ou par satellite, et aider à réduire les prix pour les consommateurs. BPL emploie le réseau existant de lignes électriques vers les domiciles pour transmettre vers ces dernières un signal à large bande.

Les services par câble et de télécommunications gèrent pour l'instant la presque totalité des quelque 40 millions de connexions à large bande résidentielles aux États-Unis. La technologie BPL pourrait également permettre aux compagnies d'électricité de développer et de déployer des programmes (en anglais, smart grids) pour optimiser la qualité et la fiabilité de la distribution de l'électricité.

Jusqu'à tout récemment, les compagnies d'électricité américaines intéressées par le BPL devaient affronter des obstacles de taille, tant financiers que techniques. Les signaux qui transportent les données sur les lignes électriques peuvent causer de l'interférence dans les transmissions radio et ne peuvent voyager que sur une courte distance avant de faiblir, ce qui nécessite l'utilisation de répéteurs dans plusieurs endroits.

Néanmoins, des compagnies d'électricité du Texas et de l'Ohio mettent actuellement à l'essai un tel service avec la compagnie BPL privée Current Communications Group, de Germantown, au Maryland. La compagnie travaille également au déploiement d'essais avec deux compagnies d'électricité de la Californie.

Canoe

Internet 2 : un réseau qui vise les 10 Go/seconde
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

En se servant des différentes couleurs de la lumière pour véhiculer les données, les opérateurs du réseau à vitesse ultrarapide Internet2 espèrent augmenter les vitesses de transmission actuelles par un facteur de 80 pour permettre entre autres à des chercheurs de connecter des télescopes autour du globe et effectuer des tâches exigeant une énorme bande passante. Le nouveau réseau devrait être en place à l'automne 2007, a avancé Douglas Van Houweling, responsable exécutif de Internet2.

Van Houweling a fait l'annonce alors que les chercheurs de Internet2 ont établi un nouveau record de vitesse en réseau - 8,8 Go/sec., s'approchant ainsi de la limite théorique de 10 Gbps de Internet2, soit des milliers de fois plus rapide que les vitesses offertes par les connexions haute vitesse standard à domicile.

«Nous avons maintenant des programmes qui exigent plus de 10 Go de capacité réseau», a souligné Van Houweling à l'occasion de la réunion annuelle du consortium à but non lucratif sur l'Internet2, à Arlington, Virginie.

Le réseau Internet2, qui se développe parallèlement à l'Internet régulier pour permettre aux universités, entreprises et chercheurs d'échanger des masses de données en temps réel, emprunte couramment le réseau de câbles à fibres optiques de Qwest Communications International.

Canoe

BlueEyes : La RATP guide les malvoyants dans le métro par Bluetooth
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Pour un déficient visuel, un touriste étranger, ou même une personne de passage à Paris, arpenter les couloirs du métro en quête du bon quai ou tout simplement trouver la sortie des souterrains peut rapidement se révéler être un vrai parcours du combattant. C'est pourquoi la RATP expérimente actuellement BlueEyes, un système de guidage des personnes déficientes visuelles. Il se base sur un réseau de balises Bluetooth réparties dans les couloirs du métropolitain, qui envoient des indications aux malvoyants via leurs téléphones portables. Ce dispositif a été testé au début du mois de mars dans la station Franklin-Roosevelt.

De chez vous, vous choisissez vos stations de départ et d'arrivée en les tapant sur le clavier de votre téléphone portable, téléphone sur lequel vous aviez pris le soin d'installer l'application BlueEyes. S'il est nécessaire de prendre des correspondances, le logiciel vous en informe et vous propose de choisir entre les diverses combinaisons possibles.

Une fois votre trajet déterminé, vous vous rendez à la station de départ, équipé de votre portable. Dès lors, les balises Bluetooth réparties dans les couloirs vous prennent en charge. Vocalement - via vos oreillettes - ou visuellement - sous la forme de larges flèches apparaissant sur l'écran - elles vous informent de la présence d'escaliers, vous indiquent quels couloirs vous devez emprunter, et vous fait même rebrousser chemin si vous vous trompez !

L'utilisateur du système est détecté à chaque fois qu'il passe dans la zone de rayonnement (entre 3 et 10 mètres) des balises. Le programme BlueEyes estime alors sa position et le sens de la marche, afin de lui dispenser les informations adéquates. Ce système en temps réel permet une utilisation souple. Le dispositif est en train d'être testé auprès des personnes malvoyantes et, d'après la RATP, le service BlueEyes devrait s'étendre à l'ensemble du réseau parisien. D'autres utilisations sont déjà à l'étude, comme le guidage des touristes étrangers, l'assistance aux personnes âgées, la sécurité du réseau...

FS

Le “neuromarketing” sera bientôt dans nos villes
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Paris, Marie passe devant une affiche de cinéma. Automatiquement, la bande-annonce se télécharge sur son téléphone portable vidéo. L'adresse du cinéma le plus proche apparaît ainsi que l'horaire de la prochaine séance en version originale puisqu'elle est professeur d'anglais. Tentée, elle achète sa place en ligne pour une séance dans une heure. Une publicité pour une chaîne de restauration rapide toute proche s'affiche alors sur son écran. Si elle s'y rend immédiatement, une promotion sur sa formule préférée lui sera offerte.

En chemin, son oeil s'arrête sur un écran publicitaire électronique qui la "reconnaît". Une animation s'affiche : veut-elle participer à un jeu concours pour une crème revitalisante adaptée aux femmes de 40 ans, l'âge de Marie ? Elle est séduite, mais ça, la marque le sait déjà grâce à son étude de "neuromarketing". Résultat : elle reçoit dans la minute un bon d'achat sur son téléphone portable.

Dans dix ans, les marques de grande consommation connaîtront-elles intimement Marie et ses congénères au point de leur envoyer à tout moment, où qu'elles se trouvent, des publicités personnalisées et autres signaux commerciaux pour les inciter à acheter ?

La recherche est déjà active. Des experts spécialisés en neuromarketing tentent d'appréhender l'émotion du client, de décrypter le processus de décision d'achat. "C'est la version XXIe siècle du subliminal. Comment imprégner un cerveau d'une publicité sans qu'il s'en rende compte ?", explique Olivier Oullier, chercheur au CNRS à Marseille mais aussi à la Florida Atlantic University aux Etats-Unis. "L'obtention de l'image du cerveau en 3D est un grand pas, mais la neuro-imagerie est encore limitée. Dans dix ans, les résolutions spatiales et temporelles auront progressé, pronostique M. Oullier. On ne lira pas dans la tête des gens, mais on pourra tenter de prédire leurs réactions." Ces recherches touchent des territoires sensibles.

Actuellement, seule la société automobile DaimlerChrysler finance ouvertement des travaux dans ce domaine. "Beaucoup d'entreprises s'y intéressent sans le dire. Il y a une omerta, une peur de l'opinion publique", remarque M. Oullier. Justement, des voix se font déjà entendre pour pointer les risques d'intrusion. Vigie de tous les dérapages publicitaires aux Etats-Unis, l'association Commercial Alert a fait du neuromarketing une priorité.

Avant même le déploiement de cette nouvelle science, marques et publicitaires cherchent à créer une communication personnalisée, plus ciblée, pour amadouer les plus rétifs. Les révolutions technologiques à venir servent leur projet. Les consommateurs seront de plus en plus équipés - téléphone mobile de troisième ou quatrième génération, journaux électroniques. Les réseaux de communication urbains vont monter en puissance, grâce aux technologies infrarouge, Bluetooth, Wi-Fi, RFID, etc. Et la ville va se vêtir d'écrans d'affichage électronique, de "puces" disséminées dans les vitrines. Avec ce maillage électronique, la publicité ne lâchera plus le consommateur.

Des tests grandeur nature se multiplient partout dans le monde. Au Japon, les consommateurs sont invités dans la rue à "photographier" avec leur téléphone mobile des codes-barres imprimés sur des affiches. Instantanément, ils sont mis en relation avec un mini-site Internet ventant les mérites du produit.

A Tokyo, grâce à une image projetée sur un trottoir, les piétons se retrouvent comme entourés de papillons et du logo de la marque de beauté Kanebo qui bougent au gré de leurs mouvements de bras. Les réactions des passants sont analysées en temps réel par un logiciel de traitement d'image. Aux Etats-Unis, Google, le poids lourd de l'Internet, a jeté son dévolu sur San Francisco et propose d'offrir gratuitement à tous les citoyens une connexion sans fil (Wi-Fi) à Internet. Mais, en contrepartie, chaque internaute devra accepter d'être "suivi électroniquement" en temps réel : Google enverra des publicités ciblées en fonction de là où il se trouve.

Des partenariats se nouent avec des chercheurs. A Caen, depuis le printemps, plus de 300 "cobayes", équipés de téléphones mobiles dotés de la technologie RFID, sont suivis à la trace. Leurs interactions avec les publicités et les jeux concours, leurs achats en ligne sont analysés par France Télécom et la société d'affichage Clear Channel. Son concurrent Jean-Claude Decaux vient, lui, de s'allier les compétences des chercheurs de l'Inria en "informatique diffuse". L'objectif ? Etablir un dialogue automatisé entre les Abribus, les panneaux d'affichage, etc., et les téléphones mobiles des passants. La société LM3Labs, fondée par des scientifiques du CNRS, prépare un logiciel de traitement de l'image pour identifier chaque personne s'arrêtant devant un panneau interactif.

LM

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Des jambes robotisées pour remplacer les fauteuils roulants
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Un chercheur japonais a présenté à Tokyo une paire de jambes robotisées capables de monter et descendre un escalier, ouvrant peut-être ainsi la mise au rancart des fauteuils roulants. "Les personnes âgées utilisant des fauteuils roulants ne peuvent pas monter ou descendre des escaliers", dit Atsuo Takanishi, professeur d'ingénierie à l'Université Waseda de Tokyo. "Nous voulions créer un robot qui pouvait le faire et aussi marcher sur des surfaces accidentées." Le chercheur élabore depuis 2003 en collaboration avec la firme Tmsuk ces jambes robotisées capables de fonctionner dans un environnement adapté à l'homme.

La plus récente version de l'invention, le WL-16RIII, qui ressemble étrangement aux jambes robotisées dans le dessin animé "Wallace et Gromit", peut accomplir la difficile tâche mécanique de monter des escaliers. Lors d'une démonstration à Tokyo, l'un des étudiants d'Atsuo Takanishi a grimpé avec succès un petit escalier pour ensuite marcher sur un terrain accidenté. Pour l'instant, les jambes sont contrôlées par deux manettes.

Mais le chercheur tente de rendre leur utilisation plus simple afin de remplacer les fauteuils roulants, question de faciliter la vie aux handicapés qui ne peuvent bouger efficacement leurs mains. Atsuo Takanishi et Tmsuk envisagent de commercialiser d'ici un an ou deux des robots pour permettre aux amateurs de robotique de jouer à une version mécanisée du polo. Les jambes pour handicapés devraient être commercialisées d'ici cinq ans.

AP

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Matière
Matière et Energie
L'hydrogène arrive... très lentement
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Une conférence internationale sur l'hydrogène vient de se tenir à Long Beach en Californie. Avec un certain succès, puisque le nombre de visiteurs a augmenté de 40 %, et que 92 exposants étaient présents, dont 25 étaient des industriels. Une douzaine de véhicules prototypes étaient exposés et pouvaient être essayés.

Brièvement : il y a deux possibilités de faire fonctionner un véhicule à l'hydrogène. La plus simple est d'alimenter une voiture équipée d'un moteur classique à explosion avec de l'hydrogène liquéfié. Il y a peu de modifications, de réglages à faire, parfois même aucun, et les difficultés résident dans le réservoir à hydrogène à mettre au point et à intégrer dans le véhicule. Et surtout dans la mise en place d'un réseau de distribution complet d'hydrogène liquéfié.

La seconde possibilité, beaucoup plus sophistiquée, consiste à alimenter à l'hydrogène, avec les mêmes problèmes que ci-dessus, non plus un moteur classique mais une pile à combustible. C'est d'ailleurs beaucoup plus sur cette technique la plus sophistiquée que la conférence était axée.

Dans les deux cas, le problème de l'utilisation de l'hydrogène est un problème de coût.

Dans le premier cas, le surcoût du véhicule lui-même est raisonnable, puisqu'on bénéficie du coût d'un véhicule vendu comme un modèle traditionnel. Par contre, le coût de fabrication de l'hydrogène lui-même reste très élevé, car il faut pour le produire casser la molécule d'eau qui est une des plus stables de toute la chimie. Pour y arriver, il faut donc beaucoup d'énergie, qui doit être fournie par une centrale électrique au gaz (puisque, en principe, la disponibilité du pétrole est limitée), au charbon ou au nucléaire. Le nucléaire a l'avantage de ne pas produire de CO2, par contre si on fait appel au charbon ou au gaz, il faudra alors prévoir le captage du CO2 à la sortie des fours, et sa réinjection dans des réservoirs souterrains. Nul ne sait pour l'instant ce que ça coûtera, mais il faudra au minimum diviser ces coûts par un facteur 3 à 10 pour que le combustible hydrogène devienne acceptable en coût. Et ceci, sans compter les coûts du réseau de distribution. Les meilleures hypothèses portent sur 2030.

Dans le deuxième cas, se rajoutent aux mêmes difficultés de coût que ci-dessus celles liées au coût de la pile à combustible elle-même. Car en l'état actuel de la technique, une pile à combustible coûte très cher, de l'ordre de 200 000 euros pour un moteur de 100kW ou 130/140CV duquel, pour être cohérent, il faut enlever les 5000 euros du moteur que la pile va remplacer. Autant dire qu'il faut attendre un saut de technologie pour que la pile à combustible puisse commencer à remplacer le moteur traditionnel.

Conférence concluante, donc, sur le plan technique: la technique est au point et fonctionne, par contre un peu désespérante du côté des coûts de production et des délais, considérables pour pouvoir rendre compétitives ces solutions.

L'hydrogène arrive, oui, mais vraiment très lentement...

Agoravox

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Espace
Espace et Cosmologie
Les constantes physiques universelles pourraient varier dans le temps !
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

En principe, et c'est même ce qui leur donne leur nom, les constantes sont des grandeurs physiques qui ont la même valeur en toutes circonstances. Les physiciens traquent pourtant les preuves de leurs variations. Des chercheurs hollandais estiment avoir mis en évidence l'inconstance de l'une de ces grandeurs de référence : le rapport entre la masse du proton et celle de l'électron. En théorie, un proton est 1.836,153 fois plus lourd qu'un électron. Ce rapport aurait diminué de 0,002 % en 12 milliards d'années.

Pour obtenir ce résultat, l'équipe de Wim Ubachs, de l'Université Libre d'Amsterdam, a observé en laboratoire comment un gaz froid de molécules d'hydrogène absorbait une lumière ultraviolette. Les fréquences absorbées par une molécule d'hydrogène révèlent les masses relatives des particules subatomiques.

Ubachs et ses collègues ont ensuite comparé leurs résultats avec des observations réalisées sur des nuages d'hydrogène situés à 12 milliards d'années lumière de la Terre, éclairés par des quasars. L'analyse de la faible lumière qui nous parvient à l'issue de ce long périple permet également de déduire le rapport de masse de l'électron et du proton dans la molécule d'hydrogène.

Si ces observations sont confirmées, il s'agit d'une découverte qui va révolutionner la physique car toute variation même minime, de la valeur des constantes universelles nécessite un nouveau cadre théorique et cosmologique, souligne Victor V. Flambaum, de l'Université de Nouvelles Galles du Sud, en Australie. Celui-ci ajoute que si les constantes universelles ont varié dans le temps, cela pourrait confirmer la cohérence de la théorie des cordes qui suppose un univers à dimensions multiples.

SN

Article @RTFlash

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
La biodiversité ne cesse de diminuer sur Terre
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

La biodiversité ne cesse de diminuer sur Terre, où plus de 16.000 espèces animales et végétales sont menacées d'extinction, dont l'ours polaire, l'hippopotame et les poissons d'eau douce, selon la Liste rouge publiée par l'Union mondiale pour la nature (UICN). "La tendance qui se dégage est claire: la perte de biodiversité s'accélère au lieu de ralentir", a souligné Achim Steiner, directeur général de l'UICN, le plus grand réseau mondial de collecte de connaissances sur l'environnement. "La biodiversité ne sera pas sauvée par le seuls spécialistes de l'environnement, il faut qu'elle devienne la responsabilité de chacun d'entre nous".

Selon la Liste rouge, 16.119 espèces sur les 40.177 suivies par l'UICN sont menacées d'extinction, dont un tiers des amphibiens, considérés comme les meilleurs indicateurs de l'altération de l'environnement, un quart des arbres conifères, un quart des mammifères et un huitième des oiseaux. L'UICN indique que 784 espèces sont officiellement éteintes et que 65 espèces n'existent plus qu'à l'état captif ou cultivé.

Alors que l'objectif de la communauté internationale est de ralentir fortement le rythme annuel de perte de biodiversité d'ici à 2010, souligne l'UICN, de nouvelles espèces ont fait leur entrée dans la Liste rouge 2006, dont l'ours polaire, victime du réchauffement climatique et désormais classé "vulnérable". Sous l'effet de la fonte de la banquise, les ours blancs devraient subir un déclin de plus de 30 % de leur population dans les 45 prochaines années, estime l'UICN.

IUCN

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Une étape-clé du mécanisme de résistance aux antibiotiques élucidée
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Les multi-résistances aux antibiotiques représentent un problème majeur de santé publique. Dans les hôpitaux, elles sont la principale entrave au contrôle des maladies nosocomiales. Une des voies majeures de dissémination de ces résistances est le transfert entre bactéries d'une classe d'éléments mobiles particuliers, appelés intégrons, porteurs de ces facteurs de résistance. Dans un travail publié dans Nature, des chercheurs de l'Institut Pasteur et du CNRS viennent de visualiser les mécanismes complexes qui expliquent comment ces intégrons se transmettent avec une très grande efficacité dans la population bactérienne. Ces travaux ouvrent une nouvelle voie vers la recherche de traitements destinés à bloquer la transmission des capacités de résistance des bactéries.

Les équipes de Deshmukh Gopaul à l'Institut Pasteur-CNRS URA 2185 et de Didier Mazel Institut Pasteur-CNRS URA 2171, viennent de démontrer, sur la base de mesures cristallographiques, le bien fondé d'un modèle qui avait été proposé dans un travail effectué à partir d'analyses génétiques in vivo (1). Ils ont vu que certaines séquences des intégrons pouvaient prendre une structure tridimensionnelle particulière, condition nécessaire à la reconnaissance par des enzymes de recombinaison (intégrases) ainsi qu'à l'échange de matériel génétique.

La combinaison de cette structure unique prise par l'ADN des intégrons et de l'interface formée avec l'enzyme de recombinaison constitue une cible potentielle de molécules destinées à bloquer le transfert de l'intégron. Cette observation ouvre la porte à la recherche de traitements destinés à lutter contre l'inquiétante prolifération des multi-résistances aux antibiotiques.

Nature

Découverte de moustiques résistant au parasite du paludisme
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Une équipe internationale de recherche a découvert que la plupart des moustiques sont dotés d'une résistance naturelle au parasite du paludisme, ce qui pourrait conduire à une nouvelle stratégie de lutte contre cette infection meurtrière. Certains moustiques, après s'être nourris de sang humain infecté avec le plasmodium, parasite responsable du paludisme, le transmettent à d'autres personnes.

Or ces chercheurs ont établi qu'un très grand nombre de moustiques au Mali sont génétiquement résistants au plasmodium qui est détruit par leur organisme et qu'ainsi ils ne peuvent pas transmettre aux humains. Cette protection est attribuée à un gène qui réside dans une petite partie d'un chromosome, appelé "île résistante". Ce gène, qui ressemble aux gènes de détection des pathogènes que l'on trouve chez des plantes et des animaux vertébrés, semble protéger les moustiques, en laboratoire, contre une infection provoquée par le plasmodium, selon cette recherche parue dans la revue américaine Science datée du 28 avril.

Selon ces chercheurs, les moustiques qui sont infectés par le plasmodium et sont susceptibles de le transmettre à des humains, pourraient souffrir d'une défaillance de leur système immunitaire. Le paludisme tue chaque année de 1,5 à 2,7 millions de personnes à travers le monde, dont un million d'enfants de moins de 5 ans surtout en Afrique, et contre lequel il n'y a pas encore de vaccin.

Science

Les puces High-tech empêchent les erreurs lors des transfusions sanguines
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Dans la clinique de Sarrebruck, la conservation du sang devient encore plus sûre, grâce aux étiquettes RFID collées directement sur les poches de sang. Ces étiquettes fournissent à tout moment au personnel hospitalier une information plus précise sur chaque poche. La RFID (identification par radiofréquence) est une méthode d'identification par puce qui ne nécessite aucun contact pour lire les données. Cette technologie a jusqu'ici été principalement employée en logistique (transport de marchandises).

Toute l'information sur le produit (notamment le contenu, l'origine et la destination) est programmée dans les puces RFID et la lecture du code de la puce permet d'accéder à toutes ces données. La clinique de Sarrebruck utilise cette technologie depuis 2005, il s'agit du premier hôpital en Allemagne à appliquer cette méthode. Les patients de la clinique sont équipés de petits bracelets RFID qui permettent aux médecins de les identifier à l'aide des PC et empêchent toutes erreurs de prescription de médicament.

Siemens emploie avec succès une solution semblable de RFID au centre médical de Jacobi à New York depuis 2004. La clinique de Sarrebruck élargit maintenant le système pour étiqueter les échantillons de sang, afin de diminuer les risques d'erreur lors des transfusions. Les informations contenues sur le bracelet du patient et sur les poches de sang peuvent ainsi être comparées et la transfusion ne se fait que si les données coïncident.

BE

Moduler l'accès à la conscience par le sens des mots
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Après avoir longtemps estimé que les processus mentaux inconscients étaient peu élaborés, on découvre peu à peu qu'ils permettent d'accéder à des notions abstraites telles que le sens des mots présentés de manière subliminale. Des chercheurs de l'unité Inserm « Neuroimagerie cognitive » et de l'Hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP) viennent aujourd'hui de démontrer qu'à la frontière de la conscience des mots chargés d'une émotion négative étaient plus facilement identifiés que des mots neutres. Ainsi, l'émotion survenant à la vision inconsciente d'un simple mot permettrait d'en amplifier notre perception jusqu'à la rendre consciente. Ces travaux sont publiés dans les Proceedings of the National Academy of Science (PNAS).

Les processus mentaux inconscients se limitent-ils à des mécanismes moteurs ou perceptifs peu élaborés, comme identifier un visage ou un animal, ou intègrent-ils la manipulation d'entités aussi abstraites que des mots ? On sait par exemple qu'il est possible de reconnaître l'émotion d'un visage que l'on ne perçoit pas consciemment, ou, de même, que la perception subliminale d'une araignée entraîne une série de réactions émotionnelles indépendantes de la conscience. Il s'agit dans les deux cas de la perception d'objets déterminants pour la survie de l'espèce. Mais existe-t-il des mécanismes similaires pour des entités culturelles telles que les mots ?

Des chercheurs de l'unité Inserm 562 dirigée par Stanislas Dehaene, en collaboration avec les services de neurophysiologie clinique, neurologie et neurochirurgie de l'hôpital Pitié-Salpêtrière ont apporté en 2005 une partie de la réponse. Ces travaux publiés dans les Proceedings of the National Academy of Science (PNAS) avaient mis en évidence un décodage inconscient du sens de mots flashés très brièvement, et notamment l'extraction de leur contenu émotionnel. Ces résultats avaient été obtenus chez trois patients épileptiques dont la prise en charge médicale nécessitait l'implantation transitoire d'électrodes profondes intracérébrales.

La même équipe va plus loin encore, dans une nouvelle étude publiée dans l'édition du 24 avril du PNAS. Il s'agit, cette fois, d'une étude de psychologie expérimentale réalisée chez 36 sujets sans pathologie cérébrale et dont seul le comportement, et non l'activité cérébrale, a été enregistré.

Des mots variés leur ont été présentés rapidement, au seuil de la conscience, c'est-à-dire dans des conditions où la probabilité de les identifier est d'environ 50 %. La moitié de ces mots étaient émotionnellement négatifs et l'autre moitié neutres. Les chercheurs ont constaté que les mots émotionnels étaient plus souvent identifiés que les mots neutres. Une différence qui persistait même pour des mots ne différant que par une lettre (ex : arme/orme, hache/vache, honte/fonte).

On peut donc considérer que les sujets ont non seulement accédé très rapidement au sens des mots, avant même d'en avoir conscience, (ce qui confirme les travaux précédents) mais aussi que le vécu émotionnel lié à ces mots a permis d'amplifier leur perception jusqu'à les rendre conscients. Neuroscientifiques et psychanalystes semblent donc se rejoindre sur le constat de la richesse des mécanismes inconscients. Mais alors que la théorie psychanalytique prédirait plutôt un refoulement de ces mots chargés d'émotion, et donc une plus faible probabilité de les percevoir consciemment, ces résultats montrent au contraire qu'une expérience émotionnelle inconsciente favorise le passage vers la conscience. « La dynamique de ces rapports entre processus inconscients et conscience reste à préciser, mais on sait désormais qu'une émotion survenant inconsciemment à partir d'un simple mot peut modifier la façon dont nous percevons consciemment les choses » conclut le psychiatre Raphaël Gaillard.

Inserm

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Une voiture écologique et anti-embouteillage en Grande-Bretagne
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Le prototype d'une voiture écologique d'un mètre de large, conçue pour se faufiler dans les embouteillages, a été dévoilé au Royaume-Uni, au terme de trois ans de recherches financées par l'Union Européenne. Elle a été présentée au public par les chercheurs de l'Université de Bath (Ouest de l'Angleterre), qui ont testé le prototype.

Baptisée "Clever" ("intelligente" en anglais, mais aussi acronyme de Compact Low Emission Vehicle for Urban Transport, soit véhicule urbain à faible émission), cette mini-voiture à trois roues fonctionne au gaz naturel et consomme 2,5 litres de carburant pour 100 kilomètres. Fruit d'une collaboration entre des ingénieurs britanniques, français, allemands et autrichiens, en collaboration avec BMW, financée à hauteur d'1,5 million de livres (2,16 million d'euros) par l'UE, le véhicule a été fabriqué pour l'instant à cinq exemplaires. Son coût de production, s'il était produit à la chaîne, est évalué entre 7.200 et 14.400 euros.

La Clever, facile à garer, peut transporter un conducteur et un seul passager, assis derrière lui. Sa vitesse maximum est d'environ 100km/h. Cette voiture "a la capacité de se déplacer comme une moto, tout en donnant au conducteur la sensation de conduire une voiture", a expliqué le Pr. Geraint Owen, professeur de génie mécanique à l'université de Bath. "Le principal problème avec les voitures urbaines que l'on connaît est qu'elles sont ennuyeuses. Nous avons essayé de faire quelque chose de plus sportif. Cela montre que vous pouvez faire un véhicule d'un mètre de large pour deux personnes, qui est très sûr, mais qui reste excitant", a-t-il assuré.

BBC

Les technologies émergentes en 2006
Vendredi, 05/05/2006 - 00:00

Comme chaque année, la Technology Review du MIT publie la liste des 10 technologies émergentes qui vont probablement changer notre vie quotidienne dans les années à venir. Beaucoup des technologies distinguées entrent dans des domaines de connaissance qui dépassent le champ des techniques de l'information - même si elles restent très intéressantes - comme l'épigénétique, qui cherche à comprendre certains mécanismes qui influent sur l'expression (et non sur la structure) des gènes, pour mieux diagnostiquer le cancer et identifier les traitements efficaces ; la nanomédecine, qui délivre les médicaments au coeur des cellules ; ou encore l'interactomie comparative qui cherche à exploiter de nouvelles solutions médicales à partir de cartes des interactions entre les molécules d'une cellule...

Quelques “technologies émergentes” sont plus proches des technologies de l'information et de la communication et ouvrent de très intéressantes perspectives. C'est le cas de la radio cognitive, un procédé pour éviter les embouteillages des ondes. Dans la perspective où tous les capteurs qui nous entourent échangent sur des longueurs d'ondes proches, nous risquons rapidement d'arriver à saturation. Heather Zheng, de l'université de Californie à Santa Barbara, travaille, comme 5 autres laboratoires identifiés par la TR, à améliorer la manière dont les dispositifs de communication sans fil se partagent le spectre radio-électrique. L'idée des radios cognitives consiste à ce que les objets communiquants sachent détecter les bandes inexploitées du spectre radio et s'ajuster au comportement des autres pour optimiser leurs propres communications.

La TR distingue aussi le sans fil “omniprésent” : Dipankar Raychaudhuri, directeur du Winlab (Wireless Information Network Laboratory) de l'université de Rutgers (New Jersey), travaille à ce que nos appareils sans fils échangent “sans couture” en associant de manière dynamique différents réseaux radio : ainsi, une puce Rfid attachée à un produit pourrait vous avertir d'une promotion sur votre mobile, les véhicules situés à proximité l'un de l'autre s'alerteraient des dangers de la route... Mais pour faire en sorte que des objets disparates communiquent de manière simple, il leur faut s'appuyer sur un protocole commun. Le projet de Raychaudhuri consiste donc à proposer une plate-forme de test de protocoles sans-fil destinés à des dispositifs hétérogènes.

De son côté, Scott Cantor, de l'université d'Etat de l'Ohio, travaille à l'authentification universelle. Il pense que la balkanisation des systèmes d'identification en ligne pourrait être résolue par un procédé d'authentification web qui permettrait à l'utilisateur de surfer en toute tranquillité. Shibboleth, le système qu'il a mis au point, consiste en un standard d'authentification ouvert : imaginons qu'un étudiant de l'université de l'Ohio souhaite accéder à la bibliothèque en ligne de la Brown university. L'université de l'Ohio détient ses informations (nom, âge, cursus...). Une fois que l'étudiant s'est identifié sur le site de son université, il peut se rendre sur celui d'une autre université, mais c'est alors le logiciel qui délivre l'information d'identification, informant que l'internaute est un étudiant de l'université de l'Ohio, sans donner, si ce n'est pas nécessaire, d'autres informations sur lui (âge, nom...).

Aujourd'hui, dans le monde universitaire, quelque 500 sites utiliseraient le système Shibboleth et l'éditeur Reed Elsevier envisage de garantir l'accès à ses catalogues aux étudiants qui l'utilisent. Dans le cadre de la Liberty Alliance, le système pourrait bientôt être étendu à d'autres partenaires privés.

FS

TR

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