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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 280
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 04 Mars 2004
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Egalement dans ce numéro
TIC
Accord au sommet entre Bruxelles et Washington sur Galileo et le GPS
Des magnétoscopes de poche
Espace
Nouveau record dans la détection des galaxies les plus lointaines
Terre
L'été 2003 fut le plus chaud en Europe depuis 500 ans
L'année bissextile, une idée due à Jules César
Vivant
Un vaccin contre le cancer du rein expérimenté avec succès
Une haute dose de statine plus efficace contre l'athérosclérose
Cancer du colon : vers une chimiothérapie génétiquement personnalisée
Les USA autorisent le premier anti-angiogenèse contre le cancer du colon
La fabrication des protéines par la cellule dévoile ses secrets
La graisse peut aider à former de nouveaux vaisseaux sanguins
L'organisation des cellules souches nerveuses commence à dévoiler ses mystères
Edito
France Télécom a tort de tromper les élus



Au travers d'une campagne souvent forcenée, de nombreux cadres de France Télécom sont actuellement mobilisés pour inciter les Départements à signer une charte des « départements innovants ». En échange d'un engagement du Conseil Général à faire la publicité pour développer les usages du haut débit dans le Département, France Télécom s'engage à couvrir dans des temps très courts la quasi intégralité des territoires de cette collectivité en haut débit grâce, essentiellement, à l'ADSL.

Il est compréhensible, malheureusement, à quelques semaines du renouvellement de la moitié de leurs assemblées, que de nombreux Présidents de Conseil Général (une trentaine se serait déjà laissé convaincre...) se soient laissé tenter par une telle proposition, a priori, aguichante. En effet, pouvoir annoncer aux électeurs, dans le cadre de la campagne électorale actuelle, que même les plus ruraux parmi eux pourront disposer du haut débit dans ces prochains mois, est un argument qui peut peser de nombreuses voix dans les temps présents.

Aussi, mes remarques ne s'adressent pas, aujourd'hui, aux élus qui ont signé cette charte avec France Télécom. Mes observations sont destinées aux responsables de France Télécom et à personne d'autre. Pensez-vous avoir bien agi, dans la durée, pour votre société commerciale, en pressant ainsi les élus à signer cette charte ?

Je suis convaincu que vous avez eu tort et très vite, malheureusement, le temps nous en apportera la preuve.

Tout d'abord, vous avez juridiquement tort. En effet, dans son esprit et la pratique, cette charte oblige les élus qui l'ont signée à vous réserver de fait le déploiement du haut débit sur leur département, du moins pendant les deux à trois prochaines années qui vont être déterminantes dans la conquête des nouveaux marchés.

Cela signifie, puisque vous demandez aux élus, dans la charte qu'ils signent, de faire la promotion des usages du haut débit, de se transformer en amplificateur d'affaires commerciales en faveur de votre seule entreprise, puisque vous détiendrez l'exclusivité du haut débit sur ces territoires, du moins pendant ces prochaines années. Ceci est sévèrement réprimé par la Loi. Si vous ne veniez pas à rectifier en profondeur votre démarche, le juge devrait inévitablement se prononcer.

Vous avez certes l'impression de ne rien faire de répréhensible puisque au travers de votre charte vous ne demandez aucune contribution publique au financement de cette opération « haut débit ». Mais comme votre démarche a pour finalité d'empêcher le développement de la concurrence dans le domaine du haut débit dans les départements concernés, cela serait une faveur parfaitement identifiée qui serait ainsi donnée à votre société commerciale...

Mais tout cela pourra, je l'espère, être solutionné par les autorités de régulation, par le juge ou éventuellement par le législateur. Mais ce qui à mon avis est plus grave encore, Mesdames et Messieurs les responsables de France Télécom, c'est que par votre démarche vous voulez donner aux élus de France la certitude que l'ADSL répondra durablement aux attentes de nos concitoyens dans le domaine du haut débit.

Or, vous le savez très bien, certains pays ont déjà déployé des propositions de haut débit à 10 Mégabits, sinon à 100 Mégabits, et à ces vitesses là, le cuivre comparé au verre ou à l'éther ne sera plus efficace.

Cela est grave, car la conséquence logique des chartes que vous incitez les Départements à signer vont obliger les élus de ces territoires à « figer » pendant plusieurs années tous les investissements dans des technologies alternatives (fibres optiques, BLR, WI-FI, etc...) sur lesquelles ils avaient parfois des projets déjà très avancés.

Si les technologies des télécommunications étaient banales, cela ne serait que peu grave. Mais, quand on connaît le rôle fondamental que veulent jouer les technologies de communication dans l'aménagement de notre territoire national, les élus de France prendront conscience, dans quelques années, combien aura été néfaste votre conseil de ne s'appuyer que sur un seul réseau alors que dans tous les autres pays développés des réseaux alternatifs permettront de faire jouer la concurrence et donc d'obtenir de meilleurs prix pour les usagers.

Il n'est jamais bon, Mesdames et Messieurs les responsables de France Télécom, pour un grand groupe comme le vôtre, reconnu pour sa compétence et son dynamisme, de confondre tactique et stratégie. Comment ne pas avoir ressenti, dès maintenant, combien pourrait être fort le ressentiment des « patrons » des Départements, quand ils constateront qu'ils ont été volontairement induits en erreur par France Télécom.

Inciter des élus, pour des avantages commerciaux, à ne pas prendre les décisions les plus pertinentes pour améliorer l'avenir de leurs administrés ne peut être que très néfaste, à terme, pour ceux qui sont à l'origine d'une telle manoeuvre.

Oui, je le répète avec force : « France Télécom a tort de tromper, ainsi, les élus ».

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Accord au sommet entre Bruxelles et Washington sur Galileo et le GPS
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

Malgré l'opposition des États-Unis, la Commission européenne a réussi à imposer l'interopérabilité des deux systèmes de positionnement par satellite. «Ils ont accepté l'inévitable», explique à ZDNet, le responsable européen des négociations. Les discussions à bâtons rompus entre les États-Unis et la Commission européenne auront duré trois ans. Ces négociations avaient pour but de garantir l'interopérabilité entre l'actuel système de géolocalisation par satellite américain, GPS (Global Positioning System), et son futur concurrent européen Galileo.

Au final, les deux systèmes seront bien compatibles, en vertu d'un accord conclu lors d'ultimes séances de pourparlers, les 24 et 25 février dernier, selon les précisions apportées à ZDNet par Heinz Hilbrecht, responsable des transports terrestres à la Commission européenne, qui a conduit les négociations du côté européen. «Devant notre forte détermination, les Américains ont simplement accepté l'inévitable et se sont résolus à coopérer», explique le négociateur. Un accord de principe qui devrait être formellement signé dans les semaines à venir, ajoute-t-il.

Selon l'accord, les deux réseaux satellitaires seront donc interopérables et utiliseront les mêmes fréquences, du moins pour leur partie ouverte au public. Concrètement, cela signifie qu'un seul émetteur/récepteur pourra communiquer avec les deux systèmes. «L'utilisateur pourra alors s'appuyer sur les 24 satellites GPS, comme les sur les 27 satellites Galileo et passer de l'un à l'autre en toute transparence», précise le négociateur européen. «Par ailleurs, si les Américains font évoluer leur système de quelque manière que ce soit, ils doivent nous avertir.»

Cela n'est pas sans conférer un avantage commercial à Galileo, ce qui pourrait également expliquer les réticences des États-Unis. «Galileo sera prêt en 2008 avec des performances supérieures au GPS, dont la mise à jour technique n'est prévue qu'entre 2010 et 2020», explique le responsable européen. «Cela sera vrai même sur le marché américain, où Galileo sera donc disponible plusieurs années avant l'évolution du GPS.»

Un avantage qu'a également relevé Loyola de Palacio, commissaire européenne chargée des Transports et de l'Énergie. «Cette étape (...) crée les conditions optimales pour le développement du système européen, entièrement indépendant, mais compatible avec le GPS américain».

L'accord porte également sur les signaux que Galileo réservera aux forces de sécurité des gouvernements, via le PRS (Public Regulated Service). «Les États-Unis ont accepté que ce signal soit sécurisé», explique Heinz Hilbrecht, sans plus de détails. Galileo comportera cinq "signaux" de base: l'un réservé aux applications civiles ("signal ouvert") et les autres, "sécurisés" (chiffrement intégré), seront destinés aux applications commerciales, maritimes et gouvernementales. Le PRS sera le seul canal qui aura, à proprement parler, des implications "militaires". Enfin, cette résolution prévoit la création de quatre groupes de travail composés de responsables américains et européens, autour de l'interopérabilité des systèmes, leurs développements futurs, leur sécurité et la "non-discrimination" de leur accès (maintien de l'entente américano-européenne).

ZDNet : http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39143325,00.htm

UE : http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guestfr.ksh?

Des magnétoscopes de poche
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

Si vous avez pris goût au plaisir d'emporter avec vous la moitié de votre discothèque grâce à un baladeur MP3, réjouissez-vous : désormais vous allez pouvoir transporter aussi vos photos et vos vidéos numériques !On les appelle les PVP, les Portable Video Players... Sorte de walkman du XXIème siècle... Autrement dit, des baladeurs évolués dotés d'un petit écran couleur et d'un disque dur pouvant aller jusqu' à 80 giga-octets. L'an dernier, le constructeur français Archos a créé l'événement en lançant sur le marché une gamme d'appareils baptisée AV 300: de véritables "baladeurs numériques à images". Des appareils pas plus gros qu'un livre de poche pouvant contenir des heures de musique en MP3 ou en WMA ainsi que des vidéos au format MPEG ou DIVX.

Les AV 300 peuvent se raccorder tout simplement à la télévision pour enregistrer des émissions ou des films. Ils se transforment alors en petits magnétoscopes numériques portables. Microsoft a présenté lors du dernier salon Consumer Electronic Show de Las Vegas sa vision du Media mobile... L'éditeur américain va lancer un dérivé de son système d'exploitation Windows Media Center spécialement pour ces petits appareils nomades. On retrouvera l'ergonomie et les fonctionnalités de Windows dans des appareils de la taille d'une console de jeu portable... Creative, Samsung, Sanyo ou encore Viewsonic vont fabriquer des appareils compatibles avec ce nouveau système de Microsoft.

Le problème, c'est que ces baladeurs multimédia n'ont pas fini de d'encourager le piratage de musiques et de films. Face à ce problème, les industriels ont des points de vue divergents : alors que les baladeurs façon Microsoft ne permettent pas d'enregistrer directement, ceux du français Archos autorisent l'enregistrement audio et vidéo et ne gèrent pas pour l'instant les formats de musique protégée...Reste le prix : en baisse prochainement. Les baladeurs multimédia - ou PVP, Portable Video Players, en anglais - sont ou seront prochainement disponibles à partir de 500 Euros environ.

France Info : http://www.radiofrance.fr/chaines/france-info/chroniques/hightech/index.php?m=3&...

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Espace
Espace et Cosmologie
Nouveau record dans la détection des galaxies les plus lointaines
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

Un nouveau record dans la détection des galaxies les plus lointaines de l'Univers vient d'être battu par des chercheurs français et suisses, avec l'observation d'une galaxie située à plus de 13 milliards d'années-lumière, a annoncé le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS).Le compte rendu de cette découverte, effectuée par des astronomes de l'Observatoire Midi-Pyrénées (OMP), du Laboratoire d'Astrophysique de Toulouse-Tarbes (le LA2T, unité CNRS-Université Paul Sabatier/Toulouse-III) et de l'Observatoire et l'Université de Genève, est publié en ligne, lundi, sur le site de la revue européenne Astronomy and Astrophysics.

Il y a deux semaines seulement, à la réunion annuelle de l'Association Américaine pour le Progrès de la Science (American Association for the Advancement of Science/AAAS), à Seattle (Etat de Washington), une équipe internationale d'astronomes conduite par Jean-Paul Kneib, de l'Institut de Technologie de Californie (CALTECH) et de l'OMP, à Toulouse, avait annoncé la découverte de la galaxie la plus éloignée (donc aussi la plus vieille) jamais identifiée, censée remonter à moins d'un milliard d'années après l'explosion ayant donné naissance à notre Univers : le Big-Bang.

Comme l'équipe de Jean-Paul Kneib, c'est grâce à un phénomène de lentille gravitationnelle - un objet céleste hypermassif proche qui, déviant et amplifiant la lumière de la galaxie située loin derrière elle, la révèle (conformément à ce que prévoit la théorie de la relativité) -, que Roser Pelló (OMP) et Daniel Schaerer (Observatoire de Genève) et leurs collègues ont pu observer cette galaxie des débuts de l'histoire de l'Univers.

En observant un amas de galaxies, Abell 1835, dans le proche infrarouge, avec un des instruments du Télescope Géant (Very Large Telescope/VLT) de l'Observatoire Européen Austral (ESO) installé au Chili, les chercheurs ont ainsi découvert, révélé par cet amas, une galaxie à la lumière au décalage record vers le rouge du spectre.

Selon les théories standards, le décalage de la lumière d'un objet vers le rouge du spectre électromagnétique est proportionnel à son éloignement. La galaxie détectée par l'équipe franco-suisse, Abell 1835 IR1916, qui a un décalage spectral vers le rouge de 10, serait ainsi distante de 13,230 milliards d'années-lumière. Autrement dit, elle serait âgée de 13,230 milliards d'années et serait observée, sur la base d'un âge de l'Univers de 13,7 milliards d'années, 470 millions d'années après le Big-Bang. La galaxie dont la découverte avait été annoncée le 16 février à Seattle daterait, elle, de 750 millions d'années après le "début" de l'Univers.

CNRS : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
L'été 2003 fut le plus chaud en Europe depuis 500 ans
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

L'été meurtrier de 2003, qui a fait plus de 19.000 morts en Europe dont 15.000 rien qu'en France, pourrait être le plus chaud qu'ait connu le Vieux Continent depuis 500 ans, affirme une nouvelle étude publiée dans la revue Science."Si l'on considère l'Europe dans son ensemble, ce fut de loin l'été le plus chaud", souligne Jurg Luterbacher, climatologue à l'université de Berne, en Suisse, et principal auteur de l'étude. Le Pr Luterbacher et son équipe ont analysé l'évolution des températures en Europe de l'an 1500 à nos jours. Les mesures les plus anciennes sont des estimations basées sur des mesures indirectes comme des marques sur les troncs d'arbre et des échantillons géologiques. Après 1750, les relevés de température se sont généralisés sur le continent.

Le deuxième été le plus chaud durant ce demi-millénaire a eu lieu en 1757. Il a été suivi par une tendance au refroidissement qui s'est poursuivie jusqu'au début du 20e siècle. L'été 1902 a ainsi été le plus frais de toute la période. A partir de 1977, les relevés montrent "un réchauffement exceptionnellement fort et sans précédent", avec une hausse moyenne de la température de 0,36 degré par décennie. "L'été 2003 a dépassé les températures estivales de 1901 et 1995 en Europe d'environ deux degrés", souligne l'étude. "En tenant compte les incertitudes (dans la méthode d'analyse), il apparaît que l'été 2003 a très probablement été plus chaud qu'aucun autre depuis 1500."

Des températures record ont été recensées dans la plupart des grandes villes européennes, la barre des 38 degrés ayant souvent été franchie. Selon les chiffres compilés par l'agence Associated Press (AP), la vague de chaleur serait à l'origine de la mort de plus de 19.000 personnes en Europe, ce qui en fait un des phénomènes climatiques les plus meurtriers depuis un siècle.

C'est en France que la canicule a fait le plus de victimes, avec un bilan estimé à 14.802 morts. Elle a également affecté les récoltes, provoqué des feux de forêts et contribué à la fonte des glaciers. M. Luterbacher souligne que certains glaciers se sont rétrécis de 50% en un siècle en Europe et certains champs glaciaire ont perdu 10% de leur masse au cours du seul été 2003.

En haute altitude, la hausse des températures fait désormais fondre le pergélisol, sol qui reste normalement gelé toute l'année. Des bâtiments, des ponts et des routes sont ainsi menacés par des fondations instables, souligne le chercheur. Et les choses pourraient empirer. Des études prédisent que si la tendance au réchauffement se poursuit, l'Europe pourrait connaître des étés comme celui de 2003 une année sur deux d'ici la fin du siècle, avertit le Pr Luterbacher.

Le chercheur relève que les hivers sont également plus chauds. L'étude a montré que les températures moyennes hivernales et annuelles en Europe ont été les plus élevées depuis 500 ans dans la période 1973-2002. L'étude n'a pas recherché la cause du réchauffement. Mais selon d'autres climatologues, elle conforte le scénario d'une hausse des températures mondiales liée aux gaz à effet de serre produits par l'activité humaine.

Science : http://www.www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/303/5663/1499?etoc

L'année bissextile, une idée due à Jules César
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

Rendons à César ce qui appartient à César: c'est en effet à l'homme d'Etat romain que nous devons l'initiative qui aboutit à l'ajout, tous les quatre ans, d'une journée au mois de février, comme cela sera le cas ce dimanche, pour rattraper le décalage entre l'année solaire et le calendrier civil.L'année tropique (rotation de la Terre autour du Soleil), à la base des calculs pour les calendriers, va d'un passage du Soleil au point vernal (ou équinoxe de printemps) au passage suivant. La durée précise de l'année terrestre est de 365 jours 5 heures 48 minutes et 48 secondes, soit 365,24221935 jours.

Avant le calendrier julien, instauré sous Jules César, les Romains utilisaient le calendrier archaïque de Numa (du nom du roi sabin Numa Pompilius), de 355 jours, soit douze mois lunaires. Le retard par rapport au calendrier solaire était compensé par des mois intercalaires fixés par un groupe de prêtres, les pontifes. Au moment des guerres civiles, ce système s'est déréglé. En l'an 45 avant notre ère, César et le Grand pontife firent appel à l'astronome grec Sosigène d'Alexandrie pour lui demander de trouver une solution pratique au décalage, devenu trop important.

Sosigène créa alors l'année de 365 jours, plus une journée intercalaire tous les quatre ans, placée entre le 24 et le 25 février. Comme les Romains comptaient les jours "à l'envers", pour savoir combien il en restait avant telle ou telle date fixe, par rapport aux "kalendes", en l'occurrence le 1er mars, le 24 février était le sixième jour avant celui-ci ("ante diem sextum Kalendas Martias", a. d. VI Kal. Mart en abréviation).

Le jour intercalaire devint alors "ante diem bis sextum Kalendas Martias", sixième jour bis avant le début mars, et l'année marquée par cet ajout au calendrier devint "annus bissextilis", année bissextile. Le calendrier julien attribuait donc à l'année une durée moyenne arrondie de 365,25 jours, qui provoquait un décalage d'une semaine environ par millénaire.

Il est néanmoins resté d'utilisation générale en Europe jusqu'à la promulgation, en 1582, par le pape Grégoire XIII, du calendrier grégorien. Rapidement adopté par la plupart des pays catholiques, le nouveau calendrier, qui reste le nôtre, apporta un ajustement en décidant de supprimer les années bissextiles pour les années qui sont des multiples de 100 sans être des multiples de 400. Ainsi, 2000 ou 2004 sont des années bisextiles, contrairement à 1900 et à 2100, par exemple.

Cela aboutit toujours à un excès de trois jours en 10.000 ans, mais en raison d'un raccourcissement de l'année tropique d'une demi-seconde, de l'allongement du jour de 0,OO16 seconde par siècle et des incertitudes sur la durée de l'année dans cent siècles, nous pouvons vivre tranquillement avec cette marge d'erreur au quotidien...

D'autant que, depuis 1972, pour des besoins d'indications horaires ultraprécises, les fantaisies de notre planète, qui ne tourne pas avec une régularité absolue, sont suivies de près par le Service international de la rotation de la Terre, à Paris, qui fait avancer ou retarder d'une seconde, tous les six à soixante mois, au dernier moment, la journée du 30 juin ou du 31 décembre.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/040229/202/3o418.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Un vaccin contre le cancer du rein expérimenté avec succès
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

Un vaccin contre le cancer du rein développé par l'entreprise biotechnologique LipoNova (Hanovre), vient de démontrer son efficacité sur l'homme aux termes d'une étude clinique menée dans 55 cliniques allemandes, et dirigée par le service d'urologie de la clinique universitaire de Lubeck. étude a été menée sur plus de 500 patients souffrant de cancer du rein. Apres une ablation opératoire de la tumeur, le vaccin a été fabrique a partir des cellules cancéreuses du malade, puis réinjecté. Le risque de rechute et de formation de métastase est diminue de 30% par ce traitement, et espérance de vie est significativement accrue. Les résultats de cette étude sont publies dans édition du 21 février du journal spécialise "The Lancet".

BE Allemagne : http://www.adit.fr

Une haute dose de statine plus efficace contre l'athérosclérose
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

Un traitement utilisant une forte dose de statine est plus efficace qu'un régime à dose modérée pour combattre l'athérosclérose, une maladie qui réduit le calibre des artères, selon une étude à paraître mercredi aux Etats-Unis.L'effet bénéfique des statines était connu pour lutter contre l'athérosclérose et les maladies cardiovasculaires mais les chercheurs ignoraient le dosage optimum à utiliser pour le traitement de leurs patients.Le Dr Steven Nissen, de la Lerner School of Medicine à Cleveland (Ohio, nord-est) et son équipe ont comparé les effets de deux régimes posologiques, l'un intensif et l'autre modéré, tirant les conclusions de résultats portant sur 654 patients répartis sur 34 centres de soin aux Etats-Unis.

Après 18 mois d'étude, les médecins ont établi que les patients ayant reçu le traitement le plus agressif avaient bénéficié de la réduction la plus forte de leurs niveaux de cholestérol et de protéines C réactives, une mesure de leur niveau d'inflammation. Ce groupe de malades a vu s'arrêter la progression de l'athérosclérose.L'accumulation de plaque dans les artères s'est réduite de 0,4% contre une progression de 2,7% chez les patients du groupe au régime modéré en statine."Ces résultats ont des implications potentielles pour les normes de traitement", écrivent les auteurs dans la revue Journal of the American Medical Association daté du 3 mars, en concluant qu'"une thérapie plus intensive de réduction des lipides que celle actuellement recommandée est nécessaire pour obtenir une réduction maximale de la progression de l'athérosclérose".

Le Monde : http://www.lemonde.fr/web/dh/0,14-0@14-0@2-3244,39-22473384,0.html

Cancer du colon : vers une chimiothérapie génétiquement personnalisée
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

Des chercheurs de l'Institut Curie estiment avoir découvert une nouvelle piste pour rendre plus efficaces les chimiothérapies pratiquées sur des patients souffrant de cancer colorectal avancé, selon une étude paraissant jeudi dans la revue spécialisée Oncogene.La chirurgie est généralement efficace sur des tumeurs dépistées tôt. Mais, en présence de métastases cancéreuses, la chimiothérapie ne permet pas toujours "une amélioration significative de la survie", soulignent les chercheurs.

Lors d'essais sur des souris, ils ont constaté que l'un des médicaments utilisés en chimiothérapie, l'irinotecan ou "CPT-11" (nom commercial: Campto) était moins efficace lorsqu'une mutation du gène suppresseur de tumeur P53 était retrouvée dans les cellules cancéreuses. Gardien de l'intégrité du génome, le gène P53 entraîne normalement la production d'une protéine qui peut déclencher le "suicide" (apoptose) d'une cellule dont l'ADN a subi des lésions trop graves. En cas de mutation du gène P53, cet ordre n'est plus donné.

Or, une mutation du gène P53 est constatée dans près de 70% des cancers du colon, rappellent les auteurs de l'étude. L'irinotecan, est généralement associé à deux autres molécules (le 5-fluoro-uracile et la leucovorine) lors des chimiothérapies. Lorsque le gène P53 est normal, l'administration d'irinotecan entraîne la réduction de la prolifération des cellules tumorales aussi bien in vitro que lors des expériences sur des souris chez lesquelles une tumeur colorectale humaine avait été greffée.

Quand le gène P53 présente une mutation, outre une moindre efficacité de l'irinotecan, les chercheurs ont constaté l'accumulation anormale d'une protéine particulière de la famille des kinases (Cdk1) dans les cellules cancéreuses. Elle pourrait, selon eux, jouer un rôle déterminant dans la résistance à la chimiothérapie. Pour en contrecarrer les effets, ils ont testé un inhibiteur de cette protéine, le CYC-202.

Les essais sur des cellules cancéreuses humaines en culture ou greffées sur des souris ont alors montré que l'association du CYC-202 avec l'irinotecan augmentait l'efficacité de la chimiothérapie (par rapport à l'irinotecan seul) dans les cancers où le gène P53 est muté, selon les équipes de Marie-France Poupon, Sylvie Robine et de Patricia de Cremoux. Il reste, dans une "étape ultérieure", à faire la preuve de l'efficacité clinique de cette association, lors d'essais sur des patients, a précisé Patricia de Cremoux (Institut Curie). Deuxième cause de mortalité par cancer dans les pays occidentaux, le cancer colorectal fait quelque 16.000 morts par an en France.

Institut Curie : http://www.curie.fr/upload/presse/270204_fr.pdf

Les USA autorisent le premier anti-angiogenèse contre le cancer du colon
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

Le secteur des biotechnologies pourrait enfin entrer dans une ère nouvelle, après des décennies d'investissements et de recherches. Après la mise sur le marché, l'an dernier, des premiers médicaments anti-cancéreux à "ciblage moléculaire", comme le Gliveec, qui a révolutionné le traitement de certaines leucémies, la puissante Food and Drug Administration (FDA), la seule agence fédérale américaine habilitée à décider de la commercialisation d'un médicament aux Etats-Unis, a donné son feu vert à la mise sur le marché de l'Avistin, un médicament contre le cancer du côlon, mis au point par Genentech, filiale du groupe suisse Roche.

L'Avistin est la première thérapie approuvée par la FDA pour prévenir l'angiogenèse, à savoir le développement de nouveaux vaisseaux sanguins venant nourrir tumeurs et métastases. Elle pourra être utilisée en combinaison avec les chimiothérapies pour le traitement primaire des cancers métastatiques du côlon ou du rectum. L'annonce a été saluée par les marchés avec un enthousiasme, peut-être à la mesure de leur très grande patience après des années, voire des décennies d'attente: fondée il y a 27 ans, Genentech a été la toute première entreprise de biotechnologie au monde.

C'est depuis un ou deux ans environ que le secteur donne des signes de frémissement et fait miroiter une manne fabuleuse aux investisseurs, non sans cynisme. Au niveau mondial, la banque d'affaires Merrill Lynch prévoyait en 2002 une progression du secteur des biotechnologies plus rapide que celle de l'indice composite Nasdaq à long terme. Elle s'appuyait sur trois facteurs: "la population vieillit, les produits ont une durée de vie plus longue et les perspectives de croissance sont supérieures".

Depuis, le secteur a connu son lot d'alliances, de rachats et de fusions, la dernière plus importante remontant à juin 2003 avec la fusion entre Biogen et IDEC Pharmaceutical, donnant naissance à un géant du secteur pesant 1,5 milliard de dollars de chiffre d'affaires et 550 millions par an en recherche et développement.

S'il s'agit naturellement d'une victoire pour la lutte contre le cancer, "c'est aussi un grand jour pour les investisseurs dans les biotechnologies et pour Genentech", a estimé John McCamant, responsable de la lettre spécialisée Medical Technology Stock. "Le produit sera largement utilisé par la communauté médicale oncologique", notent les analystes de la maison de courtage Smith Barney qui promettent des retombées mirifiques.

La réaction des investisseurs semble donner raison aux autorités américaines, qui ont la volonté politique de faire passer un secteur encore perçu comme pionnier à l'âge de la commercialisation et des rendements. "La FDA a travaillé très dur pour donner plus rapidement ce genre de médicaments aux patients", a reconnu son patron actuel Mark McClellan. Pour Barbara Ryan, analyste du secteur pharmaceutique à la Deutsche Bank, "la FDA est assurément en train d'accélérer le développement ou l'approbation de médicaments innovants".

Science Daily : http://www.sciencedaily.com/releases/2004/02/040227071334.htm

La fabrication des protéines par la cellule dévoile ses secrets
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

Dans les cellules vivantes, les ribosomes fabriquent les protéines à partir du message codé par les ARN messagers, eux-mêmes porteurs du message codé par les gènes. Véritables usines microscopiques de fabrication dont la production est très strictement contrôlée, les ribosomes sont constitués d'un assemblage d'ARN et de protéines. Le dernier maillon de la chaine de production d'une protéine est constitué par la libération de la protéine synthétisée et l'initiation d'une nouvelle synthèse par le ribosome, grâce à l'action séquentielle de plusieurs facteurs régulateurs dont RF3 qui assure l'étape ultime de ce processus.

En bloquant RF3 sur le ribosome avec un ligand artificiel, Bruno Klaholz et ses collaborateurs ont pu examiner la structure de l'assemblage ribosome/RF3 par cryo-microscopie électronique. Ils montrent que RF3 et, plus remarquable, l'ensemble de « l'usine », peuvent adopter deux arrangements différents, qui correspondent aux deux états fonctionnels de RF3. Ces deux états ont été mis en évidence par une procédure d'analyse d'image avancée.

La détection de deux états fonctionnels d'une protéine au sein d'un complexe macromoléculaire par la technique de cryo-microscopie électronique représente en soi une prouesse technique par le niveau de finesse d'analyse réalisé. C'est de plus une nouvelle avancée dans la dissection fine de toutes les étapes de transfert de l'information du gène à la protéine. S'agissant du mécanisme de biosynthèse protéique d'une bactérie, ces connaissances peuvent mener à la réalisation de nouveaux antibiotiques, un enjeu important alors même qu'on observe l'apparition de nombreuses souches résistantes aux antibiotiques connus. Par ailleurs, le mécanisme de synthèse protéique étant très conservé au cours de l'évolution, il fournit une base de travail importante pour la formulation d'hypothèses quant au fonctionnement d'autres organismes plus évolués. Enfin, le processus de biosynthèse des protéines est un outil essentiel pour les biotechnologies et la production de diverses molécules aussi bien dans le domaine biomédical qu'agro-alimentaire.

CNRS : http://www2.cnrs.fr/presse/communique/427.htm

La graisse peut aider à former de nouveaux vaisseaux sanguins
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

Les cellules graisseuses de l'organisme peuvent contribuer à la formation de nouveaux vaisseaux sanguins chez l'homme et permettre de réparer certains tissus musculaires ou cardiaques, selon une étude publiée lundi aux Etats-Unis.Ces cellules graisseuses ou adipocytes, à l'état immature, peuvent être "une source de renouvellement" pour des personnes dont la circulation sanguine est mauvaise, a expliqué le Dr Jalees Rehman, auteur de l'étude et professeur à Indiana University, à Indianapolis (Indiana, nord).

"De nombreuses personnes sont capables de produire de nouveaux vaisseaux sanguins et lorsqu'elles souffrent d'obstruction artérielle, leur corps compense naturellement", a expliqué le Dr Rehman. Mais pour ce dernier, "les personnes incapables de produire de nouveaux vaisseaux sont celles qui pourraient bénéficier de cette recherche". Outre l'intérêt de la découverte pour les patients souffrant de problèmes circulatoires, le traitement pourrait être bien perçu par les malades en surpoids car la meilleure méthode pour collecter les cellules graisseuses de leur organisme est la liposuccion, soulignent les chercheurs.

Circulation : http://circ.ahajournals.org/

L'organisation des cellules souches nerveuses commence à dévoiler ses mystères
Vendredi, 05/03/2004 - 00:00

L'incapacité du cerveau humain à renouveler ses neurones ne serait pas due à une absence de cellules souches nerveuses mais plutôt à la difficulté de modifier un réseau déjà mature. Dans le cerveau de tous les mammifères adultes, il existe des cellules capables de générer en culture des cellules nerveuses. Mais chez l'homme, l'organisation et la fonction de ces cellules restent encore largement méconnues. Ce sont ces deux points qu'ont entrepris d'éclaircir Arturo Alvarez-Buylla, de l'Université de Californie de San Francisco, et ses collègues. En étudiant les tissus cérébraux de 65 personnes ayant subi une intervention chirurgicale et de 45 cadavres autopsiés, ils ont pu mettre en évidence, dans la zone sous-ventriculaire (ZSV), la présence d'un "ruban" d'astrocystes qui prolifèrent in vivo et se comportent in vitro comme des cellules souches multipotentes.

Mais ces cellules ne migrent pas vers le bulbe olfactif suivant la voie de migration rostrale comme c'est le cas chez les mammifères possédant un sens de l'odorat développé. Quel peut, dès lors, être leur rôle ? Un fait apparaît particulièrement intéressant : ces précurseurs dormants n'entraînent jamais le développement de tumeurs malignes d'aucun type de cellule neuronale, ce qui indique qu'ils constituent probablement un inhibiteur puissant de la production de cellules nerveuses dans le cerveau adulte humain. Bien entendu, beaucoup reste à découvrir, mais ces résultats offrent l'espoir de pouvoir un jour induire la migration des cellules souches potentielles afin d'aller remplacer des neurones endommagés ou perdus.

NYT 20/02/04 : http://www.nytimes.com/2004/02/20/science/20CELL.html

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