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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 411
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 21 Décembre 2006
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Egalement dans ce numéro
TIC
France Télécom lance l'Internet très haut débit
La vidéoprojection intégrée aux téléphones mobiles d'ici 2008
SFR et Neuf Cegetel ouvrent leurs premiers sites Wimax
Avenir
Un micro-drone en forme de libellule
Un robot high-tech contre le cancer
Matière
Inauguration du synchrotron de 3ème génération « Soleil »
Une chaufferie biomasse industrielle dans le Puy-de-Dôme
Terre
La banquise du Pôle Nord va-t-elle disparaître en 2040 ?
Le réchauffement climatique menace “l'or blanc”
Vivant
Cancer du sein : vers un traitement personnalisé en fonction du profil génétique
Une substance qui bloque l'appétence pour l'alcool
Un signal hormonal pour préparer le cerveau du foetus à l'accouchement
Le système nerveux jouerait un rôle dans le diabète de Type 1
Une enquête en ligne pour mieux cerner les modes de recherche d'information en matière de santé
Recherche
Honda dévoile sa voiture à hydrogène
Renault promet des véhicules propres en 2009
Edito
L'hydrogène vert sera-t-il l'énergie de demain ?



Le principe de la pile à combustible n'est pas nouveau puisqu'il remonte à 1839. Il consiste à convertir en électricité l'énergie libérée par la réaction de l'hydrogène avec l'oxygène. Le seul produit qui résulte de cette réaction est de l'eau pure. Mais la pile à combustible doit surmonter deux défis technologiques redoutables : le premier est lié au stockage du carburant. L'hydrogène (H2) est en effet une substance très volatile et explosive qui nécessite des pressions extrêmes (700 bars) de stockage. L'autre défi est la source d'énergie pour produire l'hydrogène qui n'existe pas à l'état natif. Or l'hydrogène peut être produit à partir de trois principales ressources : les hydrocarbures, la biomasse et l'eau. Il serait évidemment peu cohérent et peu bénéfique pour l'environnement de continuer dans le futur à utiliser principalement des combustibles fossiles pour produire de l'hydrogène !

Mais de récentes découvertes sont en train de changer la donne et ouvrent la perspective d'une production industrielle de l'hydrogène à partir d'éthanol, de sucre ou de déchets végétaux. Le Professeur Lanny Schmidt et son équipe de l'université du Minnesota viennent ainsi de mettre au point un procédé permettant de produire de l'hydrogène à partir d'huile ou de sucre, après avoir rendu l'opération possible à partir de l'éthanol. Ce n'est qu'un début ! À terme, l'objectif est d'étendre les matières premières à tout un éventail de résidus de cultures. À la sortie de la réaction, un mélange hydrogène et monoxyde de carbone, entrant dans la fabrication d'un carburant de synthèse, et de l'ammoniac qui peut être utilisé comme fertilisant.

Les travaux du professeur Schmidt pourraient déboucher sur une diminution considérable du coût de production des biocarburants, des engrais et de l'hydrogène, tout en éliminant l'énergie fossile indispensable à leur obtention grâce à un nouveau procédé baptisé « Ultrafast flash volatilization ». Cette volatilisation flash consiste à vaporiser l'huile et le sucre en fines gouttelettes par un simple injecteur d'automobile puis à envoyer ce mélange sur un disque en céramique chauffé à 1 000° C recouvert d'un catalyseur (rhodium et cerium).

Cette production "verte" d'hydrogène à partir de ressources renouvelables pourrait avoir un impact considérable tant sur le plan économique qu'écologique en apportant une solution élégante et rentable à la production et au stockage. L'éthanol peut en effet être transformé en H2 juste avant de passer dans la pile à combustible grâce à de petites installations domestiques. En outre, l'éthanol dégage trois fois plus d'énergie en étant utilisé comme source d'hydrogène que tel qu'il est utilisé actuellement dans les moteurs. Autre avantage de cette technique, sa rapidité : le carburant ne reste en effet que quelques millisecondes en contact avec le catalyseur, ce qui autorise la transformation d'une grande quantité d'éthanol. Le réacteur, couplé à une pile à combustible, est déjà capable de produire 1 kW d'électricité tout en tenant dans la main.

Il y a quelques mois, d'autres chercheurs de l'Université de Birmingham, en Grande Bretagne, avaient pour leur part montré qu'une bactérie spécifique produit de l'hydrogène lorsqu'elle se nourrit de déchets sucrés. Le professeur Lynne Macaskie de l'Université de Birmingham estime d'ailleurs que le système pourrait être développé pour la production industrielle d'électricité et les procédés de traitements des déchets.

En France, plusieurs équipes de recherche, notamment au CNRS, travaillent sur des méthodes de production catalytique d'hydrogène par gazéification directe de la biomasse (déchets de bois, de paille, fane), dans un réacteur à lit fluidisé en présence de vapeur d'eau ou via des intermédiaires liquides de type bio-huiles de pyrolyse (co-processing). (Voir article).

Au niveau européen, le projet Hyvolution lancé en 2006 a pour objectif de produire de l'hydrogène à partir de la biomasse dans une usine expérimentale. L'hydrogène sera produit par des bactéries capables de digérer la matière organique. Cette installation-pilote sera développée à Wageningen (Pays-Bas), avec la contribution de 11 pays de l'UE. "Il est fondamental de passer à l'économie durable, et l'hydrogène a ici un rôle à jouer", déclare le professeur Frons Stams, du laboratoire de microbiologie de l'université de Wageningen."

On le voit, la production industrielle d'hydrogène "propre", à partir de la biomasse ne relève plus de l'utopie et devrait sortir des laboratoires d'ici une dizaine d'années. Cet hydrogène vert constitue pour notre pays une extraordinaire opportunité car nous avons la chance d'être un grand pays agricole et forestier et nous disposons d'une immense réserve de biomasse (déchets agricoles, bois) sous exploitée. Nous devons donc anticiper cette révolution technologique et économique et préparer dès à présent la mise en place d'une filière techno-industrielle intégrée permettant l'utilisation et la valorisation de notre biomasse pour produire de l'hydrogène mais également pour produire directement de l'électricité et de la chaleur grâce à des centrales hybrides de nouvelle génération.

Parallèlement, nous devons également intensifier nos recherches pour permettre la production industrielle d'hydrogène à l'aide des autres sources d'énergie renouvelable, solaire et éolien notamment, dont la France est également abondamment pourvue. Il y là un enjeu industriel, technologique et politique majeur dont nous devons prendre conscience et notre pays doit se mobiliser pour préparer l'ère de l'après-pétrole en combinant de manière novatrice l'ensemble des sources d'énergie renouvelable et le vecteur hydrogène, afin de construire le nouveau paysage énergétique du XXIe siècle.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
France Télécom lance l'Internet très haut débit
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Après Free, dont le réseau en fibre optique doit être lancé au cours du premier semestre 2007, France Télécom affiche ses ambitions. Son président Didier Lombard a déclaré que le groupe va déployer de la fibre optique « en France à partir de mars 2007 à Paris et dans les zones limitrophes, puis à Lille, Lyon, Marseille, Poitiers et Toulouse dès juin 2007 ». D'ici à fin 2008, France Télécom devrait « raccorder » à son réseau en fibre 150 000 à 200 000 clients. À l'heure actuelle, 500 clients bénéficient de cette offre dans le cadre de l'opération pilote lancée à Paris et dans les Hauts-de-Seine.

Fournisseurs d'accès à Internet et opérateurs de télécommunications investissent des montants colossaux dans cette technologie. Ils prévoient de câbler les immeubles dans un premier temps, puis les appartements des abonnés. Free a affirmé en septembre qu'il dépenserait un milliard d'euros d'ici à 2012 pour offrir à ses abonnés l'Internet à ultra haut débit. France Télécom a estimé que pour la période 2007-2008, son investissement s'élèverait à 270 millions d'euros. Le câblo-opérateur Numéricable-Noos mise lui aussi sur son réseau de fibre optique pour commercialiser ses nouvelles offres de télévision, Internet et téléphone à 100 mégabits par seconde.

Tous bâtissent des tuyaux qui permettent de consommer simultanément, dans un même foyer, de la vidéo en ligne, des jeux, des émissions de télévision haute définition et qui permettent d'envoyer des fichiers importants en quelques secondes. « La majorité de nos clients sont satisfaits par notre offre actuelle d'Internet à haut débit via l'ADSL, assure Gaëlle Le Vu, directrice du projet très haut débit de France Télécom. Mais nous commençons à sentir les besoins des technophiles et en particulier des adolescents. Avec le très haut débit, il est possible dans une même maison d'envoyer depuis son PC des photos, de télécharger un film en vidéo à la demande dans une autre pièce et de remettre à jour son blog dans la pièce voisine », précise Gaëlle Le Vu.

Les opérateurs devancent les besoins des ménages. Avec une offre à 100 mégabits par seconde, comme celle proposée par France Télécom, une famille équipée d'un nouveau boîtier optique pourrait brancher simultanément dix téléviseurs haute définition ! « Cette nouvelle étape prépare un déploiement de masse que nous continuons de prévoir pour 2009 et au-delà, lorsque l'ensemble des contenus et des services justifiera de telles capacités », souligne Didier Lombard. L'opérateur n'a pas dévoilé les tarifs de sa nouvelle gamme d'accès au très haut débit. Il ne s'alignera pas sur les immuables 29,90 euros mensuels de Free. Les clients pilotes qui ont testé l'offre de France Télécom étaient prêts à débourser 60 euros par mois pour 100 mégabits par seconde. Mais France Télécom devra trouver le « juste prix » pour rester dans la course.

Figaro

La vidéoprojection intégrée aux téléphones mobiles d'ici 2008
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

La société américaine Microvision a conçu un système de vidéoprojection micro-électromécanique, qui peut être intégré à un mobile ou à tout autre périphérique nomade. Les contenus vidéo (clips, retransmissions sportives ou de concerts, vidéocasts et autres programmes audiovisuels), représenteront une part importante du marché des loisirs sur les mobiles, dont on estime qu'il pèsera plus de 24 milliards d'euros à l'horizon 2010.

Mais à quoi bon disposer de la vidéo et la TV quand on doit se limiter aux quelques centimètres carrés de l'écran d'un téléphone mobile. C'est pour contourner cet obstacle que Microvision a développé la solution PicoP qui permet de convertir les téléphones mobiles de nouvelle génération en vidéoprojecteurs de poche.

Microvision est parvenu à intégrer au sein d'un seul composant un ensemble de lasers - bleu, rouge et vert - et un petit miroir d'un millimètre carré qui, en se mouvant sur son axe, peut ainsi projeter la lumière reçue de ces lasers sur un mur ou toute autre surface.

L'image projetée peut alors atteindre la taille d'un écran d'ordinateur portable, pour un meilleur confort de visionnage. Les variations d'intensité des lasers permettent de reproduire les différentes couleurs du spectre. Chaque fois que la lumière d'un laser frappe le miroir, ce dernier bouge sur son axe et la projette sur le mur. Il peut ainsi produire 30 millions de pixels à la seconde, qui vont chacun illuminer une surface déterminée pendant 20 nanosecondes. Son mouvement est si rapide que l'oeil humain perçoit une image, statique ou animée.

Outre la miniaturisation du dispositif de microprojection, l'un des défis relevés par Microvision a été de synchroniser les émissions de lumière des lasers, qui s'allument et s'éteignent 100 millions de fois par seconde, avec les mouvements du miroir. Un mécanisme en silicium détecte la position du miroir et renvoie l'information au modulateur des lasers, permettant ainsi au système de s'ajuster en permanence, en fonction des besoins de l'image projetée.

Le miroir et les autres composants mécaniques du microprojecteur de Microvision rentrent dans une nouvelle catégorie de périphériques baptisés MEM (Micro-Electro-Mechanical systems), ou systèmes micro-électromécaniques. La société présentera son microprojecteur, PicoP, lors du prochain Consumer Electronic Show de Las Vegas, organisé du 8 au 11 janvier. La première version commerciale du composant ne sera disponible qu'en 2008, mais plusieurs fabricants asiatiques de produits électroniques grand public (baladeurs, téléphones mobiles, ordinateurs portables) auraient déjà passé des accords avec elle pour l'intégrer à leurs périphériques.

TR

Microvision

SFR et Neuf Cegetel ouvrent leurs premiers sites Wimax
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

La Société du haut débit (SHD), entreprise commune des opérateurs télécoms SFR et Neuf Cegetel, avec le partenariat du groupe Canal+, a annoncé l'ouverture de ses dix premiers sites Wimax (internet haut-débit sans fil) en Ile-de-France.

Ces sites seront "répartis sur les quatre départements de la grande couronne de l'Ile-de-France (Yvelines, Seine-et-Marne, Essonne et Val-d'Oise): Epône, Auvernaux-Auxonnette, Méry-sur-Oise, Belloy-en-France, Le Thillay, Soignolles-en-Brie, Moissy-Cramayel, Brie-Comte-Robert, Mitry-Mory et Trappes", précise la société dans un communiqué.

La SHD est la première à mettre en service son réseau parmi la quinzaine de candidats - entreprises privées et collectivités locales - qui ont remporté, en juillet dernier, les quarante-neuf licences régionales Wimax attribuées par l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep).

Elle avait empoché une licence pour l'Ile-de-France et une pour la Provence-Alpes-Côte-d'Azur (deux licences étant mises en jeu par région), régions parmi les plus convoitées en raison de leur densité d'habitants.

"Le déploiement se déroulera progressivement pour atteindre 443 sites sur les deux régions d'ici six ans, avec 306 sites en Ile-de-France et 137 en Paca", indique la SHD dans un communiqué, ajoutant que "les premiers sites de la région Paca seront ouverts d'ici juin 2007".

Le Wimax, qui ne fonctionne qu'en extérieur contrairement au wi-fi, est une technologie sans fil utilisant les ondes radio et permettant un accès à l'internet haut débit. Il devrait permettre de couvrir les zones les plus inaccessibles ou les moins peuplées qui ont été "oubliées" par l'ADSL (haut débit par le téléphone), soit 2 à 3 % des foyers français.

Orange

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un micro-drone en forme de libellule
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Un micro-drone de 6 centimètres d'envergure, "la libellule", lauréat du prix "Science et Défense", devrait équiper dans quelques années le soldat du futur pour faire progresser le combat en zone urbaine. La libellule pèse 120 grammes et possède quatre ailes flanquées chacune de 180.000 muscles artificiels dont le diamètre est celui d'un cheveu (150 micromètres).

Ce micro-drone ne vole pas encore mais a reçu le prix qui distingue au titre de 2005 les contributions scientifiques les plus éminentes, intéressant la défense. L'idée est née dans la tête du chercheur Pierre-François Louvigné en 2003, mais c'est la société Silmach qui l'a concrétisée en imitant un insecte, a expliqué à l'AFP le chercheur. C'est la première fois qu'un engin est fabriqué sans motorisation, à partir du vol de l'insecte. Tel Icare, l'inventeur se trouve cependant confronté au problème du vol: les ailes battent, mais l'engin ne vole pas.

Les chercheurs expliquent que la Libellule ne pourra jamais voler par propulsion comme un avion et que "la solution doit se trouver par l'observation du vol des insectes", explique M. Louvigné. "Le but est de développer des nano-systèmes inspirés par les insectes", poursuit-il. Un drone est un appareil sans équipage, autonome, pouvant être programmé ou télécommandé, et récupérable. Sa taille peut varier de moins de 50 cm (15 cm pour les micro-drones, quelques centimètres pour les nano-drones), explique la DGA (Délégation générale pour l'armement). Mais ils peuvent être beaucoup plus gros (drones hélicoptères, de longue endurance, jusqu'à 15.000 Kg).

La DGA ne s'y est pas trompée et a passé un contrat de recherche exploratoire innovante avec Silmach. Elle espère que le fantassin du futur, surnommé "le Félin", pourra être équipé dans les années 2020 d'une poignée de "Libellules" dans les poches. Il pourra les disséminer ça et là et, tels des yeux déportés, les micro-drones pourront voler furtivement pendant quelques minutes, filmer puis rapporter de précieux renseignements.

AFP

Un robot high-tech contre le cancer
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Le centre Antoine-Lacassagne à Nice vient de se doter d'un outil révolutionnaire pour traiter les malades du cancer. Son nom : le Cyberknife. Sa particularité : c'est un appareil de radiothérapie de haute précision. Il s'agit d'un accélérateur miniaturisé émettant des rayons X pour traiter des tumeurs dans tout le corps. De multiples faisceaux de rayonnement convergent avec une grande précision vers la tumeur tout en minimisant l'impact sur les tissus environnants sains.

L'association des techniques de guidage par imagerie médicale et de la robotique assistée par ordinateur permet de détecter, suivre et corriger les déplacements de la tumeur et les mouvements du patient tout au long du traitement. Par exemple, ce robot high-tech est capable de traiter les tumeurs mobiles (poumon) ou celles réclamant une grande précision (moelle épinière). En 2007, une centaine de malades passeront sous le bras mécanique du Cyberknife, puis deux à trois cents les années suivantes. Un atout pour la guérison, mais également pour le confort du patient, qui ne subira qu'une à deux semaines de traitement contre cinq à huit actuellement. De plus, ce robot permettra le traitement du cancer du sein sans avoir recours à une ablation douloureuse.

Accuray

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Inauguration du synchrotron de 3ème génération « Soleil »
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Le Président Chirac a inauguré le 18 décembre à Saint-Aubin (Essonne), « Soleil », un synchrotron de 3ème génération qui doit permettre de précieuses avancées dans la connaissance de l'infiniment petit. Installé sur le plateau de Saclay, au sud de Paris, cet équipement de très haute technologie a la capacité de produire une lumière extrêmement puissante, 10.000 fois plus intense que la lumière solaire. Ce rayonnement, qui pénètre la matière très profondément, permet de connaître sa structure et ses propriétés.

Treizième dans le monde et deuxième en France, après Grenoble, le synchrotron Soleil de troisième génération, d'un coût de 450 millions d'euros sur huit ans (59 % par l'Etat et 41 % par les collectivités territoriales), devrait accueillir ses premières équipes de chercheurs en avril-mai 2007. Sur cet anneau de 354 mètres de circonférence, protégé par un tunnel et qui fonctionne depuis l'été dernier, les électrons circulent à une vitesse proche de celle de la lumière, accumulant une énorme et constante énergie. Le site de Saint-Aubin devrait accueillir ses premiers utilisateurs dès le printemps prochain, a indiqué la société civile Synchrotron Soleil, dont les actionnaires sont le CNRS et le CEA. 2.000 utilisateurs -chercheurs et industriels- sont attendus chaque année.

Soumis dans leur course à des champs magnétiques qui courbent leur trajectoire ou bien la font osciller dans des onduleurs (séries de petits aimants juxtaposés), ces électrons libèrent leur énergie sous la forme d'une lumière particulière appelée "rayonnement synchrotron". Capté en différents endroits de l'anneau de stockage, ce rayonnement est canalisé vers des sorties, les "lignes de lumière".

Chaque ligne de lumière, dédiée à un domaine de recherche, est un véritable laboratoire, équipé d'une cabine d'expérience adaptée et d'une station d'analyse des résultats.

Le faisceau de lumière est si intense qu'il pénètre dans les plus intimes recoins de la matière, permettant d'étudier de la matière ultra-diluée ou de suivre des processus à l'échelle de quelques centièmes de nanoseconde. Le rayonnement synchrotron de Soleil est émis sur tout le domaine spectral, de l'infrarouge aux rayons X, en passant par les ultraviolets.

La machine d'une puissance de 2,75 gigaélectrons-volts, accueillera d'ici à 2009, un total de 25 lignes de lumières disposées tout autour de l'anneau de stockage où les scientifiques pourront mener leurs expérimentations. Mais il y a la place pour en installer 19 de plus, par la suite, si les financements suivent. La palette de lumière disponible va de l'infrarouge lointain (300 micromètres de longueur d'onde) aux rayons X « durs » (0,03 milliardième de mètre), offrant une gamme d'utilisation étendue.

Les applications du synchrotron sont multiples : physique, chimie, sciences des matériaux, électronique, sciences du vivant, médecine, sciences de la terre et de l'atmosphère, environnement, agroalimentaire, cosmétique, pharmacie...

Pour la phase de mise en exploitation des 12 premières "lignes de lumière", en 2007, l'effectif du personnel permanent de Soleil est d'environ 300 personnes. Il sera porté à près de 400 en 2009, lorsque l'installation sera en pleine exploitation avec ses 25 lignes de lumière. Fait remarquable : sur 5 500 heures annuelles de fonctionnement, plus d'un quart concernent les activités industrielles et appliquées, de la chimie à l'agro-alimentaire, en passant par l'électronique.

Soleil

Une chaufferie biomasse industrielle dans le Puy-de-Dôme
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Les Papeteries de Giroux, dont le site est situé à Giroux Gare, Olliergues (63) ont décidé de confier à ELYO SUEZ, la conception, l'étude, le financement et l'exploitation d'une nouvelle chaufferie vapeur de 7 MW fonctionnant au bois énergie. La nouvelle chaufferie permettra de substituer plus de 92 % d'une énergie fossile par une énergie renouvelable

L'impact du projet sera avant tout économique puisqu'il entraînera la baisse et la maîtrise dans la durée du coût de la vapeur. La vapeur, actuellement produite avec du gaz naturel, est un fluide indispensable au processus de fabrication de la papeterie. D'un point de vue environnemental, 4500 TEP (tonnes équivalent pétrole) seront économisées et près de 9000 tonnes de CO2 évitées.

Enfin, les 20 000 tonnes de combustible bois nécessaires à la chaufferie permettront de structurer la filière d'approvisionnement dans le Puy-de-Dôme. Le projet bénéficie d'aides de l'ADEME, du Conseil Régional d'Auvergne et du Conseil Général du Puy-de-Dôme, au titre du plan bois, et du Conseil Régional d'Auvergne au titre du programme objectif 2 du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER).

FM

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
La banquise du Pôle Nord va-t-elle disparaître en 2040 ?
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Selon des travaux publiés par des chercheurs américains et canadiens du Centre national pour la recherche atmosphérique (NCAR), la glace qui recouvre l'océan arctique pourrait fondre presque totalement durant les mois d'été à l'horizon 2040. Selon leurs travaux, publiés mardi 12 décembre, un tel phénomène aurait de graves conséquences environnementales mais aussi commerciales et stratégiques.

D'ici vingt ans, la quantité de glace présente au mois de septembre au Pôle Nord pourrait commencer à diminuer quatre fois plus vite que ce qui a pu être constaté jusqu'ici. Selon une modélisation réalisée par ordinateurs, la glace de septembre se réduit pour passer d'environ 6 millions de kilomètres carrés à 2 millions de kilomètres carrés sur une période de dix ans. En 2040, la quasi-totalité de la région arctique sera libre de glace en septembre ; seule une partie de la banquise se maintiendra le long des côtes septentrionales du Groenland et du Canada.

Cette fonte brutale de la glace devrait avoir un impact profond sur le réchauffement global de la planète et pourrait modifier l'écosystème mondial, ont mis en garde les scientifiques. Les animaux vont devoir s'adapter : l'ours polaire, par exemple, a besoin d'une banquise pour survivre et chasser ses proies.

NCAR

Le réchauffement climatique menace “l'or blanc”
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

L'OCDE a tiré la sonnette d'alarme, estimant que le réchauffement climatique menace les "économies régionales" tributaires des recettes des stations de ski. Les changements climatiques "remettent gravement en question la fiabilité de l'enneigement" dans les stations de ski des pays alpins en Europe, pour lesquels le tourisme d'hiver est une "activité essentielle", indique l'Organisation de coopération et de développement économiques dans une étude.

"Les Alpes sont particulièrement sensibles aux changements climatiques et le réchauffement récent y a été près de trois fois supérieur à la moyenne mondiale", note l'étude. Actuellement, on considère que 90 % des domaines skiables alpins de moyenne ou grande taille, soit 599 domaines sur 666, bénéficient d'un enneigement naturel suffisant (30 cm de neige) pendant au moins 100 jours par an, relèvent les auteurs. Les 10 % restants sont déjà soumis à des "conditions précaires".

"Une hausse de la température de 1°C, de 2°C ou de 4°C à l'avenir pourrait ramener le nombre de domaines skiables jouissant d'un enneigement fiable à 500, 400 ou 200 respectivement", prévient l'OCDE. "Une hausse de la température de 1°C relève de 150 mètres le niveau d'altitude à partir duquel l'enneigement naturel est suffisant pendant au moins 100 jours par an", explique le coordinateur de l'étude, Shardul Agrawala, administrateur chargé du changement climatique à l'OCDE.

Ce seuil se situe à 1.200 m pour la Suisse et des régions frontalières françaises (Savoie, Haute-Savoie), alors que dans les zones aux températures plus élevées et donc plus vulnérables comme les départements français Alpes-Maritimes et Alpes-de-Haute-Provence, ce niveau est à 1.500 m. Parmi les cinq pays étudiés, c'est l'Allemagne qui est "le pays le plus vulnérable": un réchauffement de 1°C y entraînerait une baisse de 60 % du nombre de domaines skiables bénéficiant d'un "enneigement naturel fiable".

L'Autriche, où la moitié des revenus du secteur touristique, soit 4,5 % de l'économie nationale, provient du tourisme d'hiver, "est légèrement plus sensible que la moyenne". La France est "proche de cette moyenne" et l'Italie "légèrement au-dessus". C'est la Suisse qui souffrirait le moins de ces changements, mais même dans son cas, un réchauffement de 1°C ferait diminuer l'enneigement naturel de 10 % et un réchauffement de 4°C diviserait par deux le nombre de pistes bénéficiant d'un enneigement fiable, selon l'OCDE.

OCDE

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Cancer du sein : vers un traitement personnalisé en fonction du profil génétique
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Pour la première fois en France, un protocole de recherche clinique (SAO2), mis au point par l'Institut Paoli-Calmettes (IPC) de Marseille et la société de biotechnologie Ipsogen, va évaluer l'intérêt qu'il y a à utiliser des puces à ADN pour choisir une chimiothérapie personnalisée chez les femmes atteintes d'un cancer du sein. L'essai, qui démarre ce mois-ci, durera deux ans.

Les personnes opérées d'un cancer du sein suivent un traitement médicamenteux, comprenant une chimiothérapie, éventuellement complétée par une hormonothérapie. "Deux questions majeures se posent actuellement dans le traitement de ce cancer, explique le professeur Patrice Viens, sous-directeur à la recherche clinique de l'IPC. Comment éviter une chimiothérapie inutile pour encore un trop grand nombre de patientes et comment mieux adapter la chimiothérapie pour celles qui en ont besoin ?"

Pour décider du traitement à engager, les médecins se fondent sur des critères relatifs à l'importance de la prolifération tumorale dans le tissu, l'envahissement ou non des ganglions par les cellules malignes, ou encore l'expression de récepteurs hormonaux par la tumeur.

Avec le développement des puces ADN, les praticiens espèrent être capables d'établir un meilleur pronostic d'évolution des cancers. Cette méthode permet en effet d'analyser en une fois des milliers de gènes et d'identifier ceux qui s'expriment. Le test fournit ainsi une sorte de carte d'identité - la signature génomique - du tissu analysé.

Cette technique a été utilisée pour séquencer le génome humain. Plusieurs équipes testent déjà de telles puces pour établir la carte d'identité génomique des cancers du sein, pathologie pour laquelle de nombreux échantillons sont répertoriés. Un essai européen, lancé à partir des travaux d'une équipe néerlandaise, s'intéresse ainsi aux cancers du sein localisés, sans envahissement ganglionnaire.

Le protocole de recherche qui va démarrer à Marseille concerne quant à lui les cancers du sein avec envahissement ganglionnaire. Après avoir été opérées, les femmes concernées suivent un protocole thérapeutique comprenant trois molécules, dont une de la famille des anthracyclines. Un quatrième médicament, de la famille des taxanes, peut être ajouté.

"Avec des puces, nous allons analyser les tumeurs de 375 femmes et établir leur signature génomique, explique Fabienne Hermitte, directrice scientifique d'Ipsogen. Celles qui ont la bonne, ce qui devrait se produire dans les trois quarts des cas, recevront le protocole à base d'anthracyclines. Le suivi durera deux ans."

"C'est un essai qu'il faut faire, confirme le docteur Marc Espié, spécialiste du cancer du sein à l'hôpital Saint-Louis, à Paris. La question est de savoir, pour prédire l'évolution de la tumeur, si le profil génomique sera un facteur de pronostic plus puissant que le nombre de ganglions envahis."

IPC

Une substance qui bloque l'appétence pour l'alcool
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Des chercheurs australiens ont découvert une substance qui, testée sur des rongeurs, a réussi à bloquer l'appétence pour l'alcool et la rechute dans l'alcoolisme. Ces travaux pourraient déboucher sur de nouveaux traitements contre l'alcoolisme.

A la base de cette découverte, le système oréxine/hyprocrétine (autre nom de l'oréxine), des substances d'origine cérébrale connues pour réguler le sommeil et la nourriture (stimulant de l'appétit), et plus récemment, pour leur implication dans les comportements de dépendance aux drogues (cocaïne...). Rester éveillé et alerte dépend ainsi de neurones d'une région du cerveau appelée hypothalamus, qui sécrètent de l'oréxine.

La plupart des patients atteints de narcolepsie, maladie handicapante, marquée par l'irruption soudaine et invincible du sommeil dans la journée, ont des niveaux indétectables, ou très bas, d'oréxine, dans le liquide prélevé par ponction lombaire. Ceci, en raison probablement d'une défaillance des neurones qui la sécrètent dans l'hypothalamus.

L'administration de la pilule anti-sommeil, le modafinil, active ces neurones à oréxines. Pour son étude sur les rongeurs, l'équipe du Dr Andrew Lawrence du Melbourne's Howard Florey Institute a utilisé un produit qui bloque les effets euphoriques de l'oréxine sur le cerveau. "Dans une expérience, des rats qui avaient librement accès à l'alcool, ont cessé d'en boire après avoir reçu un inhibiteur de l'oréxine.

Dans une autre expérience, après avoir suivi un programme de désintoxication, les rongeurs n'on pas rechuté dans la dépendance quand ils ont été réintroduits dans un environnement qu'ils associaient à la consommation d'alcool", selon le Dr Lawrence qui a qualifié ces résultats de "spectaculaires". "Avant qu'un médicament bloquant l'oréxine puisse être développé, nous devons nous assurer qu'il sera sans danger pour un usage à long terme" et que les conditions du suivi du traitement soient pris en compte, a-t-il ajouté.

Cette recherche pourrait également conduire à de nouveaux traitements (coupe-faim) de troubles alimentaires, source d'obésité, selon les chercheurs. Le Dr Lawrence a cependant souligné qu'il n'y avait pas de garantie que ces résultats obtenus sur les rongeurs seront identiques chez l'homme, même si la piste paraît prometteuse. "Nous ne prétendons pas avoir trouvé la réponse à l'alcoolisme, mais nous pensons que nous avons là une cible thérapeutique potentielle qui mérite d'être explorée plus avant", a-t-il commenté.

BJP

Un signal hormonal pour préparer le cerveau du foetus à l'accouchement
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Comment préparer au mieux le foetus au traumatisme de l'accouchement ? On sait déjà que quelques heures avant l'accouchement chez la future mère, l'hypothalamus fabrique puis libère l'ocytocine, sous l'effet d'une cascade d'événements et de la diminution de la progestérone (l'une des deux hormones de la grossesse), une hormone essentielle, à l'origine des contractions de l'utérus nécessaires à la mise en route du « travail » et à l'expulsion, mais aussi responsable de la montée de lait chez la future mère.

Mais des chercheurs de l'Institut de neurobiologie de la Méditerranée à Marseille sous la direction du professeur Yehezkel Ben-Ari (Inserm) viennent de démontrer pour la première fois le rôle central de l'ocytocine sur le foetus lors de sa venue au monde. Grâce à cette hormone, la mère informe et prépare le bébé à l'imminence de l'accouchement en « anesthésiant » les neurones de son enfant. Celui-ci est alors prêt à affronter le traumatisme de la naissance, y compris des complications comme le manque d'oxygène.

Des enregistrements de neurones de souriceaux, à partir de coupes de cerveau à différents stades de la vie prénatale, réalisés par les chercheurs de son équipe, montrent que cinq à six heures avant la naissance, ces neurones sont particulièrement inhibés. Un peu comme s'ils avaient été soumis à un traitement fortement anesthésiant. Pour savoir si l'ocytocine libérée par la mère juste avant l'accouchement est bien à l'origine de ce phénomène, ils ont ensuite administré à la femelle une substance qui bloque les récepteurs à l'ocytocine (par exemple un médicament utilisé en médecine humaine pour retarder le déclenchement du « travail » et empêcher une naissance prématurée). Ils ont alors observé une suppression de l'inhibition de ces neurones. Cela suggère donc très fortement que l'ocytocine joue un rôle primordial dans cette « anesthésie » neuronale juste avant l'accouchement.

Roman Tyzio, l'un des chercheurs de l'équipe, a ensuite montré que le cerveau du nouveau-né est beaucoup plus résistant à des phases d'anoxie (baisse de l'oxygénation du cerveau) lorsque les neurones sont correctement « endormis » sous l'effet de cette hormone maternelle. Ces périodes d'anoxie compliquent 10 % des naissances et peuvent être à l'origine de séquelles neurologiques graves : épilepsie, retard mental, handicap moteur etc. L'ocytocine préparerait donc le foetus à l'accouchement, en augmentant sa résistance au manque d'oxygène en cas de traumatismes de la naissance.

Science

Le système nerveux jouerait un rôle dans le diabète de Type 1
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Les médecins ont toujours pris pour acquis que le diabète de Type 1 résultait de la destruction des cellules du pancréas produisant de l'insuline à la suite d'un mauvais fonctionnement du système immunitaire. Toutefois, une nouvelle étude effectuée par des chercheurs canadiens propose une autre théorie. Selon eux, le système immunitaire ne serait pas seul en cause. En fait, le système nerveux jouerait un rôle-clé dans l'apparition de la maladie.

Dans le diabète de Type 1, la destruction des cellules des îlots pancréatiques élimine la capacité de cet organe à produire de l'insuline, laquelle sert à régulariser le taux de glucose, ou de sucre, dans le sang. Cette maladie qui affecte quelque 200 000 canadiens peut mener à de graves complications, comme la perte de la vision, l'amputation d'un membre ou l'insuffisance rénale, même en respectant scrupuleusement les injections d'insuline quotidiennes.

En effectuant des expériences sur des souris de laboratoire déjà diabétiques, les chercheurs de l'Hôpital pour enfants malades et de l'Université de Calgary ont découvert l'existence d'un interrupteur entre les cellules productrices d'insuline et le système nerveux. Or, le bon fonctionnement de cet interrupteur est essentiel au fonctionnement normal des cellules des îlots pancréatiques, soutient le chercheur principal, le Docteur Michael Dosch, immunologiste à l'Hôpital pour enfants malades. «Ce que nous avons découvert, c'est que le système nerveux contrôle le système immunitaire beaucoup plus étroitement qu'on pensait, et que ce contrôle s'effectue en bonne partie par les mêmes nerfs qui servent à transmettre au cerveau les sensations de douleurs», d'expliquer le Docteur Dosch.

Les chercheurs ont notamment «déconnecté» des cellules nerveuses spécifiques responsables de la transmission de la douleur au cerveau sur des souris diabétiques nouvellement nées. Ces cellules produisent un messager chimique appelé «substance P, qui amplifie la sensation de douleur.» Normalement, 90 pour cent des souris auraient dû développer un diabète de Type 1, mais en l'absence de substance P, la maladie est pratiquement disparue. «Non seulement n'ont-elles pas développé un diabète, mais leur pancréas était en parfaite santé», de signaler le Docteur Dosch.

En d'autres termes, il ne suffit pas d'avoir un système immunitaire dysfonctionnel pour souffrir du diabète, il faut aussi que les cellules nerveuses s'en mêlent. Les chercheurs ont aussi découvert qu'une injection de substance P dans les cellules des îlots pancréatiques pouvait provoquer une réaction inverse à celle attendue. Plutôt que de contribuer à la destruction de ces cellules, l'injection de substance P stoppait la destruction en cours et pouvait même la renverser.

«Le taux de glucose dans le sang s'est stabilisé du jour au lendemain et est resté faible pendant des semaines et des mois. «Nous avons des souris vieilles de quatre mois qui étaient diabétiques et qui ne le sont plus pour une période qui équivaudrait à entre six et huit ans chez les humains.»

Mais pas question pour le moment d'injecter les humains diabétiques avec la substance P. Les chercheurs s'appliqueront plutôt à déterminer l'incidence de l'hérédité sur les patients atteints de diabète de Type 1, pour déterminer si elle est accompagnée d'une sensation de douleur amplifiée chez ces mêmes patients. Les recherches sur la sensation à la douleur sont un premier pas, d'indiquer le Docteur Dosch. «L'objectif ultime sera de voir si la substance P a le même effet sur le diabète chez les humains que chez les souris. Alors nous pourrons avancer rapidement vers les essais cliniques, puisque le processus n'a aucun effet toxique sur la santé.»

CP

Une enquête en ligne pour mieux cerner les modes de recherche d'information en matière de santé
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Une équipe de l'INSERM vient de lancer une vaste enquête en ligne pour analyser les habitudes de recherches d'information en santé sur le Net. En soi, c'est nouveau. Mais l'accès n'en est pas réservé aux seuls professionnels. Bien au contraire. « Cette enquête s'adresse à l'ensemble de la population » explique Emilie Renahy, l'une des promotrices du projet. Y compris d'ailleurs aux personnes qui... ne sont jamais allées sur Internet pour des questions de santé.

Car l'objectif n'est pas seulement de connaître les différents usages de « l'Internet Santé ». Il est aussi de mieux cerner les raisons de ceux qui n'ont pas recours au web pour trouver ces informations.

« Nous souhaitons également mieux décrire les inégalités en matière d'utilisation d'Internet » poursuit-elle. « Et enfin recueillir les opinions des internautes sur l'information disponible en ligne, et l'impact de leurs recherches sur la gestion de leur santé ».

Aller en quelque sorte au-delà de ce qu'ont montré les quelques travaux réalisés sur le sujet. A savoir par exemple que « l'internaute santé type » est « une femme ayant un revenu et/ou un niveau d'étude élevé ». Ce travail est ainsi le premier du genre conduit en France par un organisme public et sans but commercial. Quinze petites minutes vous suffiront pour répondre à toutes les questions.

Inserm

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Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Honda dévoile sa voiture à hydrogène
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Ce véhicule à hydrogène, entièrement fonctionnel, se distingue par un tout nouvel assemblage compact de piles à combustible à haut rendement, ainsi qu'un châssis surbaissé, une suspension basse et un capot court. Un véhicule à hydrogène entièrement inédit reposant sur ce concept sera lancé en nombre limité en 2008 au Japon et en Amérique du Nord. Le FCX Concept est construit sur une plate-forme accueillant la pile à combustible V-Flow qui consiste en un module compact à haut rendement disposé sur une console centrale novatrice. Ainsi, les ingénieurs ont réussi à créer une berline élégante à suspension basse qui aurait été difficilement réalisable avec un véhicule à hydrogène classique.

La nouvelle pile à combustible (PAC) de Honda est 20 % plus petite et 30 % plus légère que le module actuel de la Honda FCX FC, mais elle a gagné 14 kilowatts (kW) en puissance de sortie. Le moteur d'entraînement a été placé de manière coaxiale avec la boîte de vitesses pour un design plus compact et une puissance de sortie accrue de 15 kW. Comme source d'énergie d'appoint, le FCX Concept est doté d'une batterie au lithium-ion compacte à haut rendement, pour une meilleure puissance de sortie et un moteur plus compact. Ces améliorations au chapitre du rendement d'importants éléments du moteur permettent de parcourir des distances d'environ 30 % supérieures à celles permises par l'actuel modèle FCX.

Autoconseil

Renault promet des véhicules propres en 2009
Vendredi, 22/12/2006 - 00:00

Renault s'est engagé à offrir dès 2009 une gamme complète de véhicules fonctionnant aux biocarburants, à un prix comparable à celui des modèles essence et diesel. A cet horizon, 50 % des véhicules à moteurs essence offerts à la vente en Europe pourront rouler au bioéthanol et tous les moteurs diesel seront capables de rouler avec un taux de 30 % de biodiesel.

En ligne avec cet objectif, Renault sera en 2007 l'un des seuls constructeurs automobiles à proposer une double offre de biocarburants en Europe : Trafic et Master sont d'ores et déjà disponibles avec des motorisations compatibles au biodiesel B30 et, au printemps 2007, Mégane sera commercialisée avec une version 1.6 16v 110 ch compatible au bioéthanol E85. Parce qu'ils sont aisément applicables à des véhicules de grande série, Renault considère les biocarburants comme l'une des solutions les plus efficaces et économiques pour maîtriser les émissions de CO2 à moyen terme.

Dans l'approche dite du « puits à la roue », leur bilan global est plus intéressant que celui des carburants traditionnels : comparée à un moteur essence, la réduction des rejets de CO2 peut, selon la source végétale utilisée, atteindre près de 70 %. Issus des végétaux ou de la biomasse, ils constituent de plus une énergie renouvelable et diversifiée, qui permet de limiter la dépendance énergétique aux carburants fossiles. A plus long terme, Renault travaille également, dans le cadre de l'Alliance avec Nissan, sur les technologies de véhicules hybrides et de pile à combustible.

Enerzine

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