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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 571
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 21 Octobre 2010
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Egalement dans ce numéro
TIC
Des manuels numériques dans tous les collèges du Rhône en 2012 ?
Des PV de stationnement dressés par vidéosurveillance
Matière
Bientôt une pile à combustible chez vous ?
Des centrales solaires géantes dans l'ouest américain
Un toit solaire pour la voiture
Espace
L'univers a-t-il une fin ?
Terre
Un système portable de désalinisation
L'étalement urbain double les risques de canicule
Vivant
À Rennes, un traitement innovant du cancer du foie
Cancer de la prostate avancé : l'acétate d'abiratérone efficace
Cancers du sein : Une signature ADN prédictive du risque de métastase
Ocytocine : espoir de guérison des troubles alimentaires du nouveau-né
Des cellules du pancréas dans le bras
Le lent développement du cerveau humain
Dans la maladie de Parkinson, les cellules nerveuses du cerveau abandonnent leurs mitochondries
Recherche
Un bus électrique rechargeant ses batteries à chaque arrêt
La voiture électrique qui ne se recharge pas !
Edito
Transports de marchandises : vers un rééquilibrage par le rail au niveau européen



Le 15 octobre 2010 le nouveau tunnel de base au Gothard a été achevé et sa mise en fonction est prévue pour 2017. "Le chantier du siècle", comme le surnomment les médias suisses, permettra de relier dès 2017 Zurich à Milan en 2H40, soit une heure de moins qu'actuellement.

Les trains de passagers pourront circuler à 250 km/h, tandis que les convois de marchandises atteindront 160 km/h, le double de la vitesse actuelle. 300 trains pourront emprunter le tunnel quotidiennement, bien plus qu'avec l'ouvrage actuel, construit il y a 128 ans et long de 15 km. Il devrait ainsi décongestionner le trafic routier européen en offrant une voie rapide sur l'axe de transit nord-sud.

Fait remarquable, en Suisse, c'est le peuple qui a forgé sa cohérence à la politique des transports, en particulier au transfert des marchandises de la route au rail. En 1992, les Suisse approuvaient la réalisation des NLFA (Nouvelles Liaisons Ferroviaires Alpines). En 1994, ils adoptaient la taxe poids lourds. En 1998, ils se prononçaient en faveur de la nouvelle taxe poids lourds (RPLP) et votaient en faveur d'un fonds de financement des transports publics.

A partir de 2017, en installant des trains-navettes dans les tunnels ferroviaires du col dans la nouvelle galerie de base, on pourra transporter plus de 4,5 millions de voitures et 500 000 camions par an. Il sera ainsi possible d'améliorer la rentabilité des nouvelles lignes.

Avec le tunnel de Lotschberg, mis en service en 2007, et celui du Gothard qui ouvrira en 2017 c'est tout le maillon alpin d'une liaison ferroviaire européenne reliant Rotterdam à Gênes qui prend forme. Cette liaison devrait être renforcée à l'horizon 2025 avec l'ouverture du tunnel ferroviaire du Brenner entre la Suisse et l'Italie et complétée par la transversale Lyon-Trieste-Budapest, décidée en juin 2010 au niveau européen et qui intègre la liaison transalpine Lyon-Turin et son tunnel de plus de 50 km.

Dans une quinzaine d'années, si la volonté politique se maintient au niveau européen, notre continent aura franchi une étape décisive vers le rééquilibrage du fret de marchandises en faveur du rail.

Le jour où ce chantier titanesque se terminait, les états-membres de l'UE concluaient à Luxembourg un accord majeur, après deux années de négociations laborieuses, afin d'autoriser l'introduction de frais de péage spécifiques pour la pollution et les nuisances sonores provoquées par les poids lourds.

L'objectif est d'élargir un texte existant encadrant les péages, appelée "directive Eurovignette". Aujourd'hui, ces taxes ne peuvent être prélevées que pour couvrir les coûts de construction et d'entretien de routes. Le nouveau cadre européen va permettre aux Etats d'augmenter les péages en prenant en compte pour la première fois des critères environnementaux : bruit et pollution.

Les péages actuels coûtent entre 15 et 25 centimes par kilomètre en moyenne. Ils pourraient augmenter de 3 à 4 centimes en cas d'accord. Les gouvernements auront également la possibilité de moduler les tarifs en les augmentant jusqu'à 300 % aux heures de pointe, par rapport aux heures calmes, pour tenter de réduire les bouchons.

Ce nouveau cadre européen va évidemment accélérer le transfert du transport de marchandises de la route vers le rail, moins polluant, et pousser les transporteurs à acheter des véhicules moins polluants. Il s'agit à terme de rendre le rail plus attractif et plus compétitif que la route pour le transport des marchandises en faisant payer le transport par camion à son véritable coût intégrant non seulement l'entretien des infrastructures mais également l'impact global sur l'environnement notamment en terme d'émissions de CO2.

L'UE a produit en 2008 4,9 milliards de tonnes d'équivalent CO2, un des principaux gaz à effet de serre, soit 800 millions de tonnes de moins qu'en 1990, selon l'Agence européenne pour l'environnement (AEE). Mais alors que tous les secteurs d'activité ont diminué leurs émissions, le point noir reste le secteur des transports qui a vu ses émissions de CO2 augmenter de 24 % en 2008 par rapport à 1990.

Stabiliser puis réduire de manière sensible les émissions de CO2 générées par le secteur des transports est donc devenu un enjeu économique, écologique et politique majeur pour l'Europe. Pour cela, l'Europe a tout intérêt à s'inspirer du choix courageux et visionnaire de la Suisse et à investir sur le long terme dans des infrastructures et modes de transport à la fois plus sobres en énergie, propres ou faiblement émetteurs de CO2.

Le renchérissement inéluctable du pétrole lié à la croissance de l'Inde et de la Chine et la pression démocratique des opinions publiques nationales de plus en plus sensibilisées à la menace du réchauffement climatique devraient entraîner un rééquilibrage massif et durable de la route vers le rail pour les transports de marchandises et accélérer la réalisation d'un véritable réseau ferroviaire européen à grande vitesse d'ici 2030.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Des manuels numériques dans tous les collèges du Rhône en 2012 ?
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Depuis un an, le collège Victor-Grignard de Lyon teste la classe ultra-mobile. Les élèves disposent de mini-ordinateurs ou tablettes pour utiliser les manuels numériques. Et l'enseignant fait son cours sur un tableau numérique interactif.

La première conséquence visible est l'allégement des cartables des collégiens. 200 élèves et une dizaine d'enseignants de Victor-Grignard ont utilisé ce dispositif l'année dernière. L'expérience s'étant révélée concluante, cinq autres collèges du Rhône rejoignent l'opération cette année : quatre établissements publics (Jean-Charcot à Lyon 5e, Les Iris à Villeurbanne, Henri-Longchambon à Lyon 8e et le Val d'Argent à Sainte-Foy-l'Argentière) et un privé (Champagnat à L'Arbresle).

Chaque collège candidat se trouve ainsi doté de 30 à 38 mini PC ou tablettes et d'un meuble de rangement qui permet aussi le rechargement du matériel et la connexion wi-fi au réseau de l'établissement.

Ces expérimentations se font sur la base du volontariat. Financées à part égale par le Département et SFR (un budget global de 70 000 euros pour cette année) qui ont signé un partenariat, la mesure pourrait être mise en place partout, dès l'année scolaire prochaine. « C'est la dernière expérimentation, on devrait passer ensuite à la généralisation », confirme Michel Mercier, le président du Conseil général.

Les 110 collèges du Rhône pourraient ainsi passer au manuel numérique en septembre 2011, malgré le coût que représente une telle opération qui ne semble pas effrayer le Département.

Ce ne sont manifestement pas les collégiens qui s'en plaindraient. Récemment, les 12 élèves de 3e K du collège Charcot, qui ont suivi une leçon de conjugaison avec l'environnement numérique, ont semblé plutôt séduits. « Ludique » « pratique », « plus efficace », « on se concentre mieux ». Leurs commentaires à la fin du cours étaient positifs. Quant à la question des devoirs à la maison, l'expérience de Victor-Grignard s'est là aussi révélée intéressante. Le taux de connexion des foyers à Internet s'est avéré être « important » et le rendu des devoirs a été « satisfaisant ».

LP

Des PV de stationnement dressés par vidéosurveillance
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

A compter du 1er novembre, les automobilistes niçois qui stationneront de façon anarchique (double file, piste cyclable, trottoir, passage piéton, etc.) seront repérés par des policiers municipaux à l'aide de caméras de surveillance et verbalisés derechef. La commune, dirigée par le ministre de l'Industrie Christian Estrosi, teste ce dispositif baptisé « vidéoverbalisation » depuis le lundi 11 octobre, et jusqu'à la fin du mois.

Durant cette période, ce sont des avertissements sans suite qui seront envoyés par courrier aux contrevenants. Mais dès le mois de novembre, ce sont de vrais procès verbaux de deuxième classe (35 euros) qui seront expédiés.

En pratique, l'immatriculation du véhicule sera relevée par les policiers municipaux grâce aux images de vidéosurveillance qui arrivent dans le Centre de supervision urbain (CSU). Deux images seront extraites (une au début de l'infraction, une à la fin), conservées un an, avec mention de la date et de l'heure. Un procès-verbal est alors dressé, puis envoyé au propriétaire de la carte grise avec lettre explicative. Ce dernier a ensuite 45 jours pour payer et a droit aux mêmes voies de recours que pour un autre procès-verbal.

Ce dispositif, déjà testé à Cagnes-sur-mer a été validé par le procureur de la République, Eric de Montgolfier. Selon la ville de Nice, il est encadré sur le plan légal par la loi du 21 janvier 1995 d'orientation et de programmation, relative à la sécurité, qui stipule que « la transmission et l'enregistrement d'images prises sur la voie publique par le moyen de la vidéosurveillance peuvent être mis en oeuvre par les autorités publiques compétentes aux fins d'assurer la constatation des infractions aux règles de la circulation ».

La priorité pour la ville de Nice est de faire de la chasse au stationnement en double file, « un véritable sport local », explique une porte-parole de la mairie. Et qui provoque de véritables points noirs, à l'en croire, sur certains axes : transports en commun perturbés, dangers pour les piétons et les deux-roues, etc.

Trois voies seront surveillées au démarrage de l'opération : les boulevards Carlone et Gambetta et l'avenue de Verdun. Des panneaux de rue signaleront aux automobilistes qu'ils peuvent être verbalisés à distance. La vidéoverbalisation devrait s'étendre à d'autres parties de la ville. Il faut dire que Nice ne manque pas de caméras : avec un parc de 600, elle détient le record hexagonal en la matière.

« Un premier bilan sera dressé dans 2 à 3 mois par Christian Estrosi », indique la mairie. Avec cette verbalisation à distance, la ville souhaite que ses policiers municipaux puissent se consacrer à d'autres missions (circulation routière, lutte contre la délinquance, prévention). A priori, les caméras seront suffisamment précises pour relever les plaques, même si plusieurs véhicules sont en double file les uns derrière les autres. Et le risque d'une double verbalisation (un agent dans la rue qui dresserait une contravention sur un véhicule déjà repéré par caméra) est exclue : « les agents du CSU sont en contact avec ceux sur le terrain ».

Depuis le début de l'année, la ville de Nice dit avoir procédé à 12 000 enlèvements de véhicules et dressé 68 000 procès-verbaux pour stationnements illicites. Avec ses caméras, elle espère pouvoir faire baisser fortement ces derniers, et de fait, améliorer le trafic, et même rendre l'air plus respirable en limitant la pollution liée aux arrêts intempestifs et aux bouchons. La vidéosurveillance au service de l'écologie, qui l'eût cru ?

OINet

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Bientôt une pile à combustible chez vous ?
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

À l'arrivée dans un logement, l'énergie d'une centrale thermique ne représente plus que 37 % de la quantité produite à l'origine. En comparaison, l'efficacité énergétique d'une pile à combustible atteint les 85 %. L'énergie produite résulte de la réaction électrochimique entre l'hydrogène, utilisé comme combustible, et l'oxygène.

Il existe différents types de piles à combustible. Celle développée par Panasonic pour le marché japonais, qui utilise l'hydrogène contenu dans le gaz de ville, est destinée aux habitations et produit par cogénération de l'énergie et de la chaleur, utilisée pour chauffer l'eau. Une telle centrale à hydrogène permet de faire diminuer la consommation annuelle d'énergie d'un foyer de quatre personnes de 21.100 à 16.600 kWh et réduit ses émissions de CO2 de 5.000 à 3.500 kg.

Peaufinée depuis dix ans dans les labos de Panasonic et commercialisée au Japon depuis mai 2009 via les compagnies de gaz au prix de 1,7 million de yens (déduction faite de la subvention de 1,3 million accordée par le gouvernement), soit 14.850 euros, la centrale domestique à hydrogène a séduit 2.000 clients la première année, un chiffre qui devrait atteindre 3.000 en 2010. L'objectif pour 2013 est fixé à 6.000 exemplaires.

LT

Des centrales solaires géantes dans l'ouest américain
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

L'administration Obama vient d'approuver quatre superprojets de centrales à l'énergie solaire au cours des dix derniers jours. Construites en Californie et au Nevada, ces centrales produiront 1,2 gigawatt d'électricité, assez pour répondre aux besoins de près de 250 000 maisons. «Il s'agit des premières centrales à énergie solaire de ce type à être construites sur les terres publiques, a dit Ken Salazar, secrétaire de l'Intérieur, de passage à Los Angeles dans le cadre de la conférence internationale Solar Power 2010.

«Ces projets comptent parmi les plus importants projets solaires du monde, a ajouté M. Salazar. Les États-Unis ne peuvent se permettre d'être dépassés par la Chine, l'Allemagne ou l'Inde. Nous n'accepterons pas d'être en deuxième place.» Parallèlement, un consortium d'entreprises incluant Google, Chevron et BP a signé des contrats avec la Californie pour fournir 2,6 gigawatts en énergie solaire au cours des prochaines années. La Californie doit tirer 33 % de son énergie de sources renouvelables d'ici à 2020.

Au-delà des grands projets, les installations à domicile suscitent aussi l'intérêt, et ce, en dépit des conditions économiques difficiles. Selon une nouvelle étude de la Solar Energy Industries Association, les Américains ont installé des panneaux solaires capables de générer collectivement 339 mégawatts d'électricité depuis le début de l'année. Les experts prévoient de dépasser d'ici la fin de l'année le record de 435 mégawatts installés en 2009.

«Désormais, la question n'est pas de savoir si le marché des panneaux photovoltaïques va croître, mais plutôt de savoir à quel rythme il va croître», note Shayle Kann, coauteur de l'étude. La vitesse d'expansion du solaire a quadruplé aux États-Unis depuis 2006, notamment à cause de la baisse des prix. Par exemple, les coûts associés à l'installation des panneaux ont diminué de 19 % en Californie depuis 2008, en raison de la popularité de la technologie et des avantages fiscaux qu'offrent différents ordres de gouvernement.

Même IKEA s'y met. L'entreprise suédoise vient d'annoncer qu'elle installerait des panneaux solaires sur huit de ses magasins-entrepôts dans le sud de la Californie. Récemment, Google avait donné un coup de pouce au secteur des énergies vertes en annonçant l'une de ses plus grandes initiatives : un investissement de 5 milliards dans un réseau d'éoliennes sur la côte est des États-Unis. Le projet doit être terminé avant 2016.

La Californie est encore en avance pour les technologies vertes. Les deux tiers des sociétés les plus prometteuses dans le domaine du solaire et des énergies renouvelables y sont établies selon Cleantech 100, palmarès mondial de l'innovation.

CP

Stocker l'énergie solaire sous forme de chaleur
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Le Centre de recherche aérospatiale allemand (DLR) a reçu, pour son nouveau concept de réservoir de chaleur pour centrales thermiques solaires, un soutien à hauteur d'un million d'euros le 25 septembre dans le cadre de l'initiative de recherche de l'entreprise énergétique E.ON. L'objectif du projet de recherche du DLR consiste à développer une solution attractive aux points de vue technique et économique pour les centrales solaires thermiques : l'énergie solaire est stockée sous forme de chaleur dans une matière solide à coûts réduits.

"Grâce au soutien d'E.ON, nous pourrons travailler au développement d'une installation pilote dans les trois prochaines années", explique Wolf-Dieter Steinmann du département de génie des procédés thermiques de l'Institut de génie thermodynamique du DLR. L'objectif est la présentation de résultats d'une installation pilote à Stuttgart en 2013. Le réservoir devrait avoir une capacité de 500 kWh pour des essais à 400°C.

BE

Un toit solaire pour la voiture
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Le fabricant de voitures italiennes, Fiat, vient de signer un partenariat pour le développement de panneaux solaires qui pourraient être intégrés à la surface des toits des voitures, afin de générer une source alternative d'énergie au véhicule grâce à la conversion de l'énergie lumineuse en énergie électrique. Les universités University College Dublin - UCD et Trinity College Dublin - TCD, et SolarPrint, une entreprise créée en 2008 et spécialisée dans les technologies d'énergie photovoltaïque sont les partenaires irlandais de Fiat au sein du projet "SMARTOP".

Le consortium a ainsi commencé à travailler avec le 'Centro Richerche Fiat' sur le développement d'un 'toit intelligent' incorporant des cellules photovoltaïques à bas prix et des batteries au lithium qui serviraient, à terme, à alimenter certains éléments du tableau de bord du véhicule. Ce 'toit intelligent' devrait également permettre de réduire les émissions de CO2 jusqu'à 15 %. Le projet SMARTOP est financé par la Commission Européenne à hauteur de 3 millions d'euros sous le 7ème PCRDT.

BE

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
L'univers a-t-il une fin ?
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

"Il est improbable que l'univers s'arrête durant notre durée de vie mais il y a 50 % de chance pour que le temps connaisse une fin dans les 3,7 milliards d'années", estiment des chercheurs américains et japonais dans leur communication. Ils font savoir que certaines méthodes et hypothèses utilisées de longue date par les astrophysiciens, et surtout une limite arbitraire du temps afin de calculer les probabilités d'un univers s'étendant à l'infini, conduit en fait à la conclusion que le temps aura une fin.

"En d'autres termes, cette limite du temps, considérée seulement comme un outil de calcul statistique, se comporte en fait comme un événement physique réel qu'on le veuille ou non", explique, dans un courriel à l'AFP, Raphael Bousso, astrophysicien à l'Université de Californie, Berkeley, principal co-auteur de ces travaux publiés.

Selon la théorie communément admise, l'univers est né du "Big Bang", il y a environ 13,7 milliards d'années et continue de s'étendre à une vitesse qui s'accélère exponentiellement, poussée par l'énergie du vide, et ce à l'infini. "Il est très important de comprendre que nous ne disons pas être certains de cette conclusion que le temps aura une fin mais ne pouvons pas exclure que cela puisse vraiment arriver", souligne l'astrophysicien.

Express

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Un système portable de désalinisation
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Une équipe du MITa conçu un système pour désaliniser l'eau. Leur technologie peut être transportée. Elle est autonome en énergie, car alimentée par des panneaux photovoltaïques. La cible : là où l'alimentation en eau est complexe à mettre en oeuvre. Comme les zones reculées ou dévastées par des catastrophes naturelles.

Le système repose sur l'osmose inverse. L'électricité produite par les cellules photovoltaïques fait tourner des pompes. L'eau passe à haute pression à travers une membrane. Elle est ainsi désalinisée.

Selon le MIT, le système est optimisé grâce à une série de capteurs et un ordinateur. Plusieurs paramètres sont adaptables (puissance de la pompe, position des vannes...). L'objectif : optimiser la production d'eau en fonction des changements de luminosité (et donc de la production d'électricité), de la température, de la demande en eau... Les chercheurs ont construit un prototype, capable de produire 300 litres d'eau par jour. Ils estiment pouvoir concevoir une unité de 3 700 litres/jour.

I&T

L'étalement urbain double les risques de canicule
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Depuis le mois d'août 2003, on sait que les villes sont beaucoup plus exposées aux canicules que les zones rurales. Le béton, le macadam et les toits qui absorbent l'énergie solaire, l'absence de végétation et d'évaporation ainsi que le dégagement de chaleur des moteurs automobiles contribuent à former ce que les spécialistes appellent des «îlots de chaleur urbains».

Le phénomène est surtout nocturne : la chaleur emmagasinée durant la journée est restituée au cours de la nuit. Les différences peuvent parfois être de grande ampleur. «Durant la canicule de 2003, la nuit, il y avait 8°C de moins dans le bois de Boulogne qu'au centre de Paris», rappelle Grégoire Pigeon, de Météo France.

Une étude américaine révèle toutefois que ce constat doit être affiné (Environmental Health Perspectives, octobre 2010). En effet, aux États-Unis, les villes ne sont pas toutes bâties sur le même modèle et ne sont donc pas toutes logées à la même enseigne. L'analyse et la comparaison des données de températures effectuées par l'équipe pilotée par Brian Stone, de l'Institut de technologie d'Atlanta, font ressortir de très grands contrastes. Ils ont ainsi découvert que le nombre de jours de très grosses chaleurs est deux fois plus important dans les villes dont les banlieues ont grignoté les zones rurales périphériques que dans celles qui sont restées à l'intérieur de leurs limites géographiques.

Dans 53 villes à fort étalement urbain, il y a chaque été en moyenne 14,8 jours de canicules de plus que dans les années 1950. En revanche, cette augmentation n'est que de 5,6 jours en moyenne dans les villes restées circonscrites à l'intérieur de leur territoire. La tendance est générale, quels que soient le type de climat des villes en question, le nombre d'habitants et le mode de développement.

Selon les différents scénarios avancés par le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, en 2060, par exemple, les températures estivales à Paris pourraient correspondre à celles du sud de l'Espagne aujourd'hui.

Paris et son agglomération qui connaissent un étalement urbain explosif devraient elles aussi adopter des mesures d'adaptation. En Ile-de-France, l'implantation de forêts et de maraîchage à la place des cultures céréalières actuelles, ou, dans la capitale, la pose de macadam réfléchissant. Le plan climat a tracé les grandes lignes.

Le jeu en vaut la chandelle. La seule équipe (le groupe Descartes) à avoir proposé des mesures concrètes pour limiter l'impact des canicules dans le cadre du «Grand Paris», a calculé que le fait d'implanter de nouvelles forêts en Ile-de-France pouvait faire diminuer la température à l'intérieur de la capitale de 2°C à 3°C ce qui permettrait de sauver de nombreuses vies de personnes fragiles en cas de fortes chaleurs.

NIEHS

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
À Rennes, un traitement innovant du cancer du foie
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Des microbilles de verre, avec un produit radioactif, qui vont se loger directement dans les tumeurs hépatiques pour les éradiquer. Cette technologie de pointe est utilisée au centre Eugène-Marquis. À vue d'oeil, ce n'est qu'une petite fiole remplie d'un liquide incolore. Mais au microscope, on découvrirait des milliers de microbilles de verre contenant à l'intérieur de l'yttrium 90, un composant radioactif très spécifique. Son nom commercial : le Therasphere fabriqué par le laboratoire américain Nordion.

« Le principe est d'injecter ces microbilles dans le foie grâce à un cathéter que l'on introduit jusqu'à une artère du foie » explique Étienne Garin, spécialiste en médecine nucléaire au Centre Eugène-Marquis de Rennes. « Les tumeurs du foie sont hypervascularisées, c'est-à-dire qu'elles aspirent beaucoup de sang. Les microbilles vont se concentrer directement dans les tumeurs. »

Là, elles vont « relâcher » leur composant radioactif qui va s'attaquer directement à la tumeur, et non aux tissus sains qui se trouvent à côté. Ce que les spécialises appellent la radio-embollisation. Beaucoup plus efficace que la chimiothérapie classique ou la radiothérapie extérieure. Le mal est soigné de l'intérieur.

Une technique élaborée et mise au point par le professeur Riad Salem, de la Northwetern university de Chicago. Cet éminent radiologue était récemment au centre Eugène-Marquis pour échanger avec ses confrères Français.

« L'avantage est que le traitement se fait en une seule injection et que le patient peut sortir le jour même. Surtout, il offre une meilleure qualité de vie. » Travaillant sur ce protocole depuis dix ans, il l'a déjà testé sur près de 1 500 patients avec des résultats probants.

« Mais attention, il ne s'agit pas d'un produit miracle, s'empresse-t-il de préciser. Il s'agit d'un traitement de soins palliatifs qui peut, dans des cas précis, prolonger très significativement l'espérance de vie dans de bonnes conditions. » Autre avantage non négligeable : « On peut l'utiliser sur des cancers primitifs du foie. Les Therasphere peuvent réduire les tumeurs et rendre opérables des cas qui ne l'étaient pas. »

OF

Cancer de la prostate avancé : l'acétate d'abiratérone efficace
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Les résultats d'une analyse intérimaire pré-spécifiée d'une étude de phase 3 randomisée et contrôlée contre placebo, la COU-AA-301, ont démontré que les patients traités à l'aide de l'agent acétate d'abiratérone ainsi qu'avec de faibles doses de prednisone et / ou de prednisolone connaissaient une amélioration significative de leur taux de survie global par rapport aux patients traités par prednisone / prednisolone et par placebo.

Cette étude à été menée sur 1 195 patients atteints d'un cancer de la prostate avancé et métastatique (également appelé cancer de la prostate résistant à la castration, ou CRPC) qui avaient préalablement subi un ou deux régimes de chimiothérapie, dont au moins un était à base de docétaxel.

Le traitement à l'acétate d'abiratérone a entraîné une réduction de 35 % du risque de décès. " L'abiratérone a le potentiel de répondre à un besoin thérapeutique majeur, et c'est pourquoi ces nouvelles sont extrêmement importantes pour les patients souffrant d'un cancer de la prostate et leurs familles ", a déclaré Johann S. de Bono, Docteur en médecine, Membre du Collège royal de médecine, l'un des principaux chercheurs de l'étude COU-AA-301. " Nous sommes très heureux des résultats définitifs de cette étude rigoureuse qui montrent que l'acétate d'abiratérone peut prolonger la survie des hommes atteints du cancer de la prostate avancé et métastatique ayant progressé après un traitement par docétaxel. "

La Société prévoit de déposer des demandes de commercialisation de l'acétate d'abiratérone auprès des autorités réglementaires des États-Unis et d'Europe d'ici la fin de l'année. " Mondialement, le cancer de la prostate, cinquième cancer le plus répandu, constitue un important problème de santé publique ", a déclaré Howard Scher I., Docteur en médecine du Memorial Sloan-Kettering Cancer Center et l'un des principaux chercheurs de l'étude COU-AA-301. " Ces résultats sont importants parce que les hommes atteints d'un cancer de la prostate progressif, métastatique et résistant à la castration souffrent souvent d'un mauvais pronostic et possèdent actuellement peu d'options thérapeutiques. "

Un programme offrant un accès rapide à l'acétate d'abiratérone pour les patients compatibles devrait être lancé aux États-Unis en octobre et sera ouvert sur des sites en dehors des États-Unis dans les mois qui suivront, conformément aux autorisations qui seront données par les autorités sanitaires locales et les comités d'éthique.

Capital

Cancers du sein : Une signature ADN prédictive du risque de métastase
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

A l'Institut Curie, des médecins et des chercheurs de l'Inserm viennent de mettre en évidence une "signature ADN" - un ensemble d'altérations du matériel génétique - prédictive du risque de récidive chez les femmes atteintes de cancer du sein.

A partir d'un prélèvement de quelques cellules tumorales, il est désormais envisageable d'identifier les patientes porteuses de cette "signature" et dont le risque de développer des métastases est élevé. Publiée dans Genes Chromosomes and Cancer, cette signature "Curie" va permettre de prescrire une chimiothérapie aux femmes qui en ont réellement besoin, en épargnant aux autres un traitement inutile.

On sait qu'environ 20 % des patientes porteuses d'une tumeur de petite taille sans envahissement ganglionnaire en auront réellement besoin car leur tumeur est agressive, tandis que pour les autres, la chimiothérapie sera inutile. L'enjeu majeur est donc de distinguer les 2 groupes de tumeurs dès le diagnostic. Pour le moment, la décision des médecins repose sur des critères biologiques et cliniques : âge au diagnostic, taille de la tumeur, grade, statut des récepteurs hormonaux et du récepteur HER2.

C'est au coeur des cellules tumorales, dans leur matériel génétique, qu'une équipe réunissant médecins, ingénieurs et chercheurs de l'Inserm à l'Institut Curie, est allée trouver le moyen de distinguer les patientes à faible et à fort risque métastatique.

Ils ont étudié les altérations génétiques présentes dans les échantillons biologiques prélevés chez 168 patientes porteuses de cancers du sein en majorité de type luminal, de taille inférieure à 3 cm, sans envahissement ganglionnaire, diagnostiquées entre 1989 et 1999. "Nous avons ainsi pu distinguer deux groupes de patientes selon la nature des profils et le nombre d'altérations génétiques survenant dans leurs tumeurs du sein : un à bon pronostic et un à mauvais pronostic" précise le Dr Anne Vincent-Salomon , médecin pathologiste et chercheur dans l'unité du Dr Olivier Delattre, à l'Institut Curie. Les patientes de bon pronostic sont celles n'ayant pas développé de métastases 5 ans après le diagnostic.

"Nous nous sommes focalisés sur la recherche d'une signature ADN, c'est-à-dire des anomalies du nombre de chromosomes dans les tumeurs, pouvant prédire l'apparition de métastases dans les tumeurs du sein sans envahissement des ganglions lymphatiques, et sans jamais perdre de vue que cette analyse devait être facilement utilisable en routine clinique" ajoute le Dr Anne Vincent-Salomon.

Inserm

Ocytocine : espoir de guérison des troubles alimentaires du nouveau-né
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Dans les premières heures de la vie, la relation mère-enfant s'établit par la proximité physique et les comportements innés du nourrisson tels que la succion. Pourtant, les problèmes de prise alimentaire et de succion des nouveau-nés sont fréquents. Ils concernent notamment les prématurés (5 % des naissances), et peuvent avoir des causes diverses (hypoxie, maladies génétiques, maladies métaboliques, problèmes neurologiques...).

Le syndrome de Prader-Willi est une maladie génétique orpheline (1/20 000 naissances) avec une atteinte du système nerveux. Elle se traduit dès la naissance par une absence ou faible activité de succion nécessitant dans la plupart des cas un gavage gastrique des bébés.

Fortement investie dans la recherche sur cette maladie, l'équipe dirigée par Françoise Muscatelli à l'Institut de Neurobiologie de la Méditerranée (Marseille) - Unité 901 de l'Inserm a cherché à déterminer le rôle du gène Magel2 (un des gènes impliqués dans le syndrome de Prader Willi) dans l'hypothalamus.

L'équipe de chercheurs a montré que l'absence du gène Magel2 entraîne chez le souriceau des troubles sévères de la succion : les souriceaux ne se nourrissent pas et meurent. La cause de ce comportement est une altération de la synthèse de l'hormone ocytocine dans l'hypothalamus. Les membres de l'équipe ont en effet montré que l'absence de Magel2 induisait une baisse de la quantité d'ocytocine dans le cerveau des souris.

L'équipe a prouvé avec succès que l'apport de cette hormone rétablit un comportement alimentaire normal. Cette victoire n'est pas des moindres puisque l'ocytocine joue un rôle capital dans le comportement d'un individu, notamment dans les interactions sociales, défectueuses dans l'autisme par exemple. Chez la mère, cette hormone joue aussi un rôle dans la parturition, l'allaitement et l'attachement de la mère à son bébé.

Ces travaux mettent en évidence pour la première fois le rôle crucial de l'ocytocine dans l'activité de succion du nouveau-né, réflexe vital qui représente le lien relationnel le plus fort entre le bébé et sa maman. Ces résultats représentent un véritable espoir de traitement facile, non invasif et alternatif aux méthodes d'alimentation lourdes imposées au nouveau-né atteint du syndrome de Prader Willi ou à tout nouveau né qui présente à la naissance un trouble du comportement alimentaire similaire.

CNRS

Des cellules du pancréas dans le bras
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Le diabète de type 1 est dû à la destruction, dans le pancréas, des cellules sécrétrices d'insuline, l'hormone de régulation de la concentration sanguine en sucres. En général, les patients s'injectent plusieurs fois par jour de l'insuline. Mais pour certains malades atteints des formes les plus graves, la greffe de cellules sécrétrices d'insuline pourrait représenter une alternative aux injections d'insuline.

Il y a un an, l'équipe Biothérapie du diabète (INSERM U859, Université de Lille, CHRU de Lille) a greffé, chez une patiente devenue diabétique après l'ablation d'une partie de son pancréas, ses propres cellules sécrétrices d'insuline dans le muscle de l'avant bras.

Aujourd'hui, ces cellules greffées se sont révélèes être fonctionnelles et de l'insuline est bien sécrétée dans le bras. En outre, en identifiant ces cellules avec un marqueur radioactif spécifique, les biologistes ont réussi à les visualiser par scintigraphie. Malgré l'ablation de la majeure partie de son pancréas, la patiente n'a jamais eu besoin d'insuline et les chercheurs peuvent surveiller le devenir des cellules greffées. Un essai clinique à plus large échelle est envisagé.

PLS

Le lent développement du cerveau humain
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Sur l'arbre de l'évolution, hommes et macaques ont pris des chemins qui ont divergé il y a 25 millions d'années environ. Ce qui explique qu'ils soient assez différents aujourd'hui. Mais à quoi tient cette différence, et comment s'est-elle constituée ? En comparant le cerveau de macaques, de bébés et d'humains adultes, Jason Hill et ses collègues de l'Université de Washington ont constaté que le cerveau d'un bébé ressemble en partie à celui d'un macaque, et que c'est dans les mois et les années suivant la naissance que des zones typiquement « humaines », conférant l'abstraction ou le langage, voient leur développement s'accélérer.

J. Hill et son équipe ont mesuré le degré de maturité de diverses zones cérébrales chez le singe et chez l'homme, en observant par irm la profondeur des repliements de l'écorce cérébrale, ou cortex, en différents endroits. Le cortex voit sa surface tripler chez l'homme entre la naissance et l'âge adulte, et cette extension de surface donne lieu à des plis, les sillons, dont la profondeur révèle le degré de maturité du repliement en différents endroits de l'écorce cérébrale.

Ils ont constaté que certaines zones sont pratiquement matures à la naissance, tels le cortex visuel ou le cortex auditif, qui donnent accès aux perceptions sensorielles. En revanche, d'autres zones ayant la capacité d'associer différentes modalités sensorielles, telles que le cortex frontal, temporal latéral ou pariétal, sont encore immatures et mettront plusieurs années à se développer.

Ce sont donc les régions cérébrales les plus typiquement humaines, plus étendues dans notre espèce que chez le macaque, qui se développent le plus tardivement. Comment l'expliquer ? Le triplement de volume du cortex cérébral chez l'homme ne résulte pas d'une multiplication des neurones - dont le nombre est pratiquement acquis à la naissance -, mais de la synaptogenèse (formation des synapses), de la progression de l'arborisation dendritique (l'extension des prolongements des neurones), ou de la myélinisation (la formation de la gaine autour des axones qui assure la transmission des informations).

Or les régions qui se développent le plus entre l'enfance et l'âge adulte sont immatures à la naissance selon ces critères : le gyrus frontal médian, par exemple, a une densité synaptique très éloignée de son maximum, alors que le cortex auditif et le cortex visuel présentent déjà entre 50 et 100 pour cent de leur densité synaptique maximale. Les épines dendritiques dans ces régions sont déjà similaires à celles de l'adulte.

En ce qui concerne les arborisations dendritiques, on observe que le potentiel de croissance des zones « humaines » est immense : les arborisations y occupent dès la naissance un espace double de ce qui est observé dans les zones sensorielles primaires, mais cette proportion ne fait qu'augmenter pour atteindre six fois l'étendue des arborisations dendritiques dans le cortex visuel.

Ces régions qui connaissent le plus fort développement après la naissance sont aussi celles qui restent peu développées tout au long de la vie du macaque : ce sont les régions frontale, temporale latérale et pariétale, impliquées dans des fonctions cognitives supérieures comme le langage, la planification ou la motricité fine.

Chez l'être humain, les zones assurant ces fonctions restent immatures jusqu'à la naissance, ce qui présente quelques avantages : le cerveau du bébé reste d'une taille modeste qui permet l'accouchement ; il est toutefois doté des facultés essentielles pour survivre (voir, entendre, goûter, etc.), et qui assureront l'acquisition ultérieure des facultés complexes, telles que le langage, la socialité, la manipulation des objets. Il faut quelques mois pour faire un cerveau de macaque, des décennies pour celui d'un homme.

PLS-

Dans la maladie de Parkinson, les cellules nerveuses du cerveau abandonnent leurs mitochondries
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Notre cerveau consomme environ 20 % de notre énergie pour seulement 2 % de notre poids, mais dans la maladie de Parkinson les cellules nerveuses délaissent leurs mitochondries qui leur fournissent l'énergie, rapporte une nouvelle étude.

Ces résultats indiquent que la stimulation précoce des centrales énergétiques des cellules, les mitochondries, pourrait permettre d'éviter ou de retarder l'apparition de la maladie de Parkinson. Cette affection inexorable qui touche approximativement 5 millions de personnes dans le monde débute par la mort de neurones à dopamine dans le cerveau des années avant que n'apparaissent les premiers symptômes typiques que sont les tremblements, la rigidité musculaire et les mouvements ralentis.

Clemens Scherzer et ses collègues montrent qu'un groupe clé de gènes défaillants dans le cerveau des patients est sous le contrôle d'un régulateur, le gène PGC-1Alpha. De plus, l'expression réduite des gènes régulés par PGC-1Alpha survient aux premiers stades de la maladie, bien avant la manifestation des symptômes. Des médicaments capables de ralentir ou d'arrêter la maladie seraient d'autant plus efficaces qu'ils agiraient aux premiers stades, avant qu'un trop grand nombre de neurones à dopamine ne soit morts.

Scherzer et ses collègues ont analysé une partie du cerveau appelée substance noire (substantia nigra en latin) dans 185 échantillons de tissus prélevés chez des patients décédés. Cette partie contient des neurones produisant la dopamine. L'équipe a utilisé un faisceau laser pour découper précisément les neurones à dopamine qui sont anormaux chez les patients.

Puis les chercheurs ont étudié l'activité des gènes dans ces cellules et identifié des groupes, associés à des processus biologiques, en lien avec la maladie. Suite à ce tour de force, 10 groupes de gènes ont émergé, codant pour des protéines intervenant dans l'activité mitochondriale et la production d'énergie.

L'une de ces composantes est la chaîne de transport des électrons, une série de réactions sous le contrôle de la mitochondrie qui produit l'énergie dont la cellule a besoin pour fonctionner. Alors que d'autres études avaient évoqué la défaillance de l'un des cinq complexes intervenant dans la chaîne de transport des électrons chez les patients, Scherzer et ses collègues ont trouvé que ce n'était pas une mais pratiquement toutes les composantes nécessaires à la formation de la chaîne de transport des électrons qui étaient défaillantes.

IH

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Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Un bus électrique rechargeant ses batteries à chaque arrêt
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

Un bus électrique nouvelle génération vient d'être mis en service récemment. Ce véhicule, premier du genre à Hong Kong, ne produit absolument aucun gaz et fonctionne entièrement à l'électricité. La société de bus de Kowloon répond aux attentes du gouvernement chinois en matière de pollution en introduisant le bus tout électrique qu'elle vient de mettre au point.

C'est en déboursant 2 millions de yuans (environ 217.000 euros) que la société a pu concevoir ce bus qui possède la particularité de se recharger très rapidement. En effet, trois minutes suffisent pour obtenir une charge permettant de parcourir 5 kilomètres.

Par la suite, une recharge de 30 secondes permet de rouler pendant un kilomètre. L'idée de la société est de mettre à profit cette rapidité pour recharger le bus à chaque station pendant que les passagers montent et descendent.

A Hong Kong, cette solution est parfaitement réalisable. Le plan de développement pour la période 2010-2020 prévoit en outre que la ville compte 30 % de voitures et 15 % de bus et camions roulant grâce à un moteur électrique ou hybride d'ici 10 ans. Par ailleurs, la part de 10 % de bioéthanol contenue dans le carburant des pompes de Hong-Kong devrait permettre d'améliorer la qualité de l'air dans la cité, l'un des principaux motifs de plainte pour les habitants.

MS

La voiture électrique qui ne se recharge pas !
Vendredi, 22/10/2010 - 00:00

On ne la recharge jamais, mais on l'attend de pied ferme, cette Ampera née Chevrolet Volt. Le principe qui fait sa célébrité n'en finit pas de susciter la polémique : marchera ou marchera pas ? À l'issue d'une prise en main sur le circuit de Mortefontaine, notre conviction est faite. L'essayer, c'est l'adopter ! Les incrédules soutiennent que l'idée d'embarquer un groupe électrogène pour recharger les batteries tout en roulant revient à nier la simplicité même de la propulsion électrique.

Chez General Motors, l'approche est un peu différente. On a souhaité "accélérer le futur" en dotant la voiture électrique d'un "prolongateur d'autonomie" (ou "range extender" en anglais). La Chevrolet Volt alias Opel Ampera est le fruit de ces recherches. Ses batteries lithium-ion lui permettent de parcourir jusqu'à soixante kilomètres, soit dix de plus que la distance quotidienne couverte par 80 % des Européens. Au-delà, on a le choix : soit s'arrêter pour recharger les batteries (en trois heures environ sur le secteur 230 volts et 16 A), soit poursuivre sa route comme si de rien n'était.

Le secret ? Un moteur quatre-cylindres essence qui prend le relais. Non pour entraîner les roues comme le ferait celui de la Prius, mais pour alimenter la paire de moteurs électriques tout en maintenant les accumulateurs à leur niveau de charge minimal de 45 % (jamais à pleine charge). Magique !

Armée de ce seul petit moteur (le 1.4 Ecotec bien connu de la Corsa), une Opel Ampera lourde de près de 1.800 kilogrammes sait parcourir près de cinq cents kilomètres. Envolée la peur de la "panne sèche" qui accable le conducteur d'une Peugeot iOn ! L'autonomie effective de l'Opel Ampera se trouve dictée non par la capacité de ses batteries, mais par la seule contenance de son réservoir de carburant (35,2 litres, contenance inférieure de vingt litres à celui d'une Opel Astra Diesel).

On serait tenté de conclure de tout ce qui précède que l'Opel Ampera pourrait fort bien ne jamais avoir à se brancher sur le secteur... Et on aurait raison ! Il lui suffit de s'arrêter en station faire le plein, comme n'importe quelle voiture conventionnelle

NO

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