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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 143
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 20 Avril 2001
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Egalement dans ce numéro
TIC
La France à la traîne pour les NTIC
Internet contre paperasserie
Paysans.org : l'internet au service de l'agriculture
L'accès à internet en voie de démocratisation aux USA
Haut débit dans les foyers : l'Europe toujours loin derrière l'Amérique
Le format MPEG-4 va ouvrir le Net à la vidéo
Les promesses des bibliothèques électroniques
Avenir
Les physiciens découvrent et prospectent un nouvel état de la matière
Des nanotubes à base d'ADN
Matière
De la lumière dans les puces
La micro-electronique ouvre les portes du nanomonde
Énergie : un pas vers la fusion contrôlée
Nouvelle batterie fonctionnant avec de la matière organique
Espace
La NASA dévoile son avion du futur
Vivant
SIDA : Les labos cèdent sur les génériques
Trois ans pour décrypter le protéome humain
La schizophrénie pourrait être favorisée par un virus
Des valvules cardiaques en culture
Epilepsie : un boitier révolutionnaire !
Du sang artificiel va être utilisé en Afrique du Sud
L'avocat contre l'hépatite
Essai de thérapie génique contre la maladie d'Alzheimer
Décodage du génome du streptocoque
Recherche
La voiture intelligente sort du tunnel
Edito
La réussite du GSM nous est montée à la tête : nous risquons de le payer très cher



L'industrie européenne des télécommunications entre dans une crise grave. L'annonce faite dans ces derniers jours et ces dernières heures par de grands constructeurs de téléphones portables tels que Philips ou Ericsson de supprimer des dizaines de milliers d'emplois révèle l'ampleur de la vague qui est en train de se creuser. Je le dis, je le répète, je le crie depuis un an, mais en vain, tant mon raisonnement est en profond désaccord avec le discours officiel des gouvernements des trois principaux pays d'Europe : la vente aux enchères ou même sur concours de beauté des fréquences UMTS nous emmène à la catastrophe. Pourquoi ? Tout d'abord parce que les gouvernements européens ont obligé les opérateurs historiques des principaux pays de notre continent à lourdement s'endetter pour disposer de ces fréquences UMTS. Or, il faut le dire avec force car c'est une première dans nos démocraties modernes : des gouvernements ont accordé à des entreprises phares et symboliques des licences d'exploitation pour des technologies qui, à ce jour, ne fonctionnent pas et qui ne devraient pas bien fonctionner avant plusieurs années et ont souvent exigé que ces autorisations leur soient payées cash... Je ne sais comment serait qualifié par un juge, en droit commun, un tel comportement ! Mais au risque de surprendre, je dirai que la principale raison sur laquelle se fonde ma conviction que nous allons vers la catastrophe ne se trouve pas dans cette décision aberrante de mettre aux enchères une technologie qui n'est pas encore viable. En effet, par une simple décision de bon sens qui, je l'espère, finira par s'imposer, les gouvernements des principaux pays européens reconnaîtront qu'ils se sont trompés. Ce qui est bien plus grave est que ce faux pas de l'Europe met en évidence le manque de maturité de notre Continent pour entrer dans l'avenir. Dans cette longue marche qui décidera du destin de nos enfants, nous pouvons, de manière simplissime, réduire l'histoire des télécommunications à quelques pas, au niveau de l'appropriation des usages. Le premier pas qui a demandé presque un siècle pour totalement se déployer permit à nos grands-parents, parents et nous-mêmes de prendre l'habitude de nous servir d'un téléphone fixe à notre domicile, sur notre lieu de travail, pour porter exclusivement la voix, pour échanger en conversant. Dans les années 1990, et en cela l'Europe fut plus prompte et plus efficace que l'Amérique, nous avons su couper le fil qui reliait le téléphone à un lieu fixe : notre bureau ou notre domicile. En coupant ce fil, nous avons ressenti, et les jeunes plus particulièrement, une extraordinaire sensation de liberté. Mais en vérité, à l'analyse, nous constatons qu'en nous jetant ainsi sans retenue sur le téléphone portable, nous n'avons fondamentalement acquis aucun nouvel usage sinon de faire librement, en nous déplaçant, ce que nous faisions hier en restant assis sur une chaise. La preuve que nous ne sommes pas encore prêts à acquérir de nouveaux usages avec notre téléphone portable fut l'échec du Wap. Cela aurait dû attirer notre attention... Nous avons longtemps cru que, grâce à cette spectaculaire réussite de l'Europe dans le téléphone GSM, nous allions enfin battre les Etats-Unis dans le domaine majeur des télécommunications alors qu'ils nous avaient, sans contestation possible, battus dans le domaine tout aussi vital de l'informatique. Les grands constructeurs européens et avec eux les principaux gouvernements de notre Continent qui, malheureusement, se sont trop laissé influencer par ces grands groupes privés, blottis sur leur petit nuage rose tant était grande l'euphorie en permanence ravivée par la déraison des places boursières, ont pensé avoir la capacité de gagner définitivement la partie sur les Américains par un échec et mat fatal, en se précipitant sans hésitation vers le téléphone de troisième génération. Or, il se révèle que cette erreur aura été stratégique : l'Europe s'est trompée de jeu. Nous avions cru être dans un jeu d'échecs alors que nous ne sommes que dans une partie de dames. Pour gagner ce duel sans précédent, il nous fallait pousser nos pions droit devant nous et non les faire riper comme des fous. Les Américains ont très vite compris qu'au niveau des usages, il fallait que l'appropriation se réalise d'abord sur des postes fixes avant de couper les liens pour rendre cet usage mobile. L'Europe avait vérifié ce principe avec le téléphone, les Etats-Unis sont en train de le confirmer avec Internet. Avant de mettre en place des structures coûteuses encore hypothétiques dans leur fiabilité technologique pour mettre Internet sur des terminaux mobiles, les Etats-Unis, de manière méthodique, sont en train de faire acquérir l'usage de l'Internet à large bande sur des postes fixes en poussant les feux sur l'ADSL et la fibre optique. Nos industriels et nos responsables politiques européens ont fait une terrible erreur en pensant avoir la possibilité de sauter cette étape d'acquisition de l'usage d'Internet large bande sur des postes fixes. Dans un délire que seule une euphorie irrationnelle peut expliquer, ils voulaient que l'Europe entre directement dans ce nouveau monde avec des postes mobiles alors que la technologie, l'ergonomie et l'interface homme-machine n'existent pas encore. Le succès du GSM nous est monté à la tête. Nous avons perdu tout bon sens. Nous risquons de le payer très cher.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
La France à la traîne pour les NTIC
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

L'institut Rexecode vient de rendre public une étude concernant le poids du secteur des nouvelles technologies dans la croissance de chaque pays. Pour ce faire, quatre pays ont été retenus : les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l'Allemagne et la France. La période étudiée est 1990-1998. On note ainsi un retard de la France et de l'Allemagne par rapport au Royaume-Uni et surtout par rapport aux Etats-Unis. L'étude réalisée par Michel Martinez retient quatre indicateurs : la part du secteur producteur des biens et services liés à ces technologies dans le produit intérieur brut, dans l'emploi, dans l'investissement privé et dans la R & D. Ces quatre indicateurs montre que le poids de ces secteurs dans l'économie, obtenu en mesurant la part de la valeur ajoutée dans le PIB, est plus élevé aux Etats-Unis (7,9 %) et au Royaume-Uni (6,8 %) qu'en Allemagne (4,9 %) et en France (4,8 %). L'écart, note l'étude, a augmenté depuis 1995 et l'émergence d'Internet. Le retard de la France et de l'Allemagne, précise l'enquête, n'est pas limité à une seule filière. Il est cependant "beaucoup plus important" pour les activités de production de biens (ordinateurs, composants, téléphones, etc.) que pour celles de services. La production de matériel informatique accuse une particulière faiblesse (1,1 % du PIB en France et en Allemagne contre 2 % au Royaume-Uni et 2,3 % aux Etats-Unis). Enfin, des quatre pays étudiés, la France est celui où le poids des télécommunications est le plus faible (1,4 %). Pour Rexecode, l'ouverture plus prononcée à la concurrence de l'Allemagne, des Etats-Unis et du Royaume-Uni peut expliquer en partie cette situation. La fabrication du matériel de télécommunications, pourtant considérée traditionnellement comme un des points forts de notre pays, représente également une part plus faible en France (0,4 %) que dans les autres pays (0,5 %). Selon l'Institut, malgré l'explosion des téléphones mobiles et de la transmission de données via Internet, la France se heurte à une concurrence très sévère de la part de ses concurrents étrangers. L'un des principaux constats de cette étude est un écart entre deux groupes de pays. Le premier auquel on pourrait associer une « trajectoire très dynamique » regroupe le Royaume-Uni et les Etats-Unis et le deuxième est composé de la France et de l'Allemagne qui lui a une « trajectoire plus plate ». Ce décalage entre la France d'une part, et les Etats-Unis et le Royaume-Uni d'autre part, se retrouve au niveau des statistiques de l'emploi puisque selon Rexecode "proportionnellement à la population en âge de travailler, il y a environ 40% d'emplois de plus dans le secteur des nouvelles technologies de l'information et de la communication" outre-Atlantique et outre-Manche. De même, pour ce qui est des dépenses de Recherche et Développement (R & D), les Etats-Unis dament le pion à l'ensemble de la planète. En 1997, les dépenses des entreprises américaines en R & D dans les secteurs producteurs de TIC représentaient 0,74% du PIB contre 0,36 % pour la France et 0,32 % pour l'Allemagne. Il serait donc temps pour la France de réagir sous peine de voir la « fracture numérique » tant décriée ici ou là se creuser.

Internet contre paperasserie
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Le secrétariat d'Etat aux PME, au Commerce, à l'Artisanat et à la Consommation a rendu public une série de mesures destinées à simplifier les démarches administratives des entreprises et des PME et micro-entreprises en particulier. Chaque année, plus d'un million de déclarations sont remplies dont 250.000 concernent des créations d'entreprises industrielles, agricoles ou artisanales. Or déplore le secrétariat d'Etat, seuls 20 % des dossiers font actuellement l'objet d'échanges informatisés. Du coup, les démarches administratives sont synonymes, pour l'immense majorité des usagers, de déplacements longs et fastidieux, de périodes d'attente assommantes, bref d'une perte de temps importante. Le secrétariat d'Etat aux PME a donc annoncé la mise en ligne immédiate, via l'Internet, des imprimés de déclaration pour la création d'entreprise. Cette liasse mise en ligne sur différents sites officiels n'est que le début d'une informatisation plus large d'un certain nombre d'imprimés administratifs, prélude à la création d'un Centre de formalités des entreprises virtuel. Dans le cadre de la réforme des marchés publics, et pour faciliter l'accès des PME à ces marchés, la justification de la régularité sociale et fiscale d'une société ne sera plus réclamée qu'aux entreprises susceptibles de se voir attribuer le marché. Effective en septembre, cette simplification sera accompagnée d'une déclaration de candidature effectuée au moyen d'un dossier unique, transmissible par courrier mais également par Internet. Toute création, modification ou cessation d'activité d'entreprise pourra se faire de façon dématérialisée à partir de mars 2002. Dès le premier semestre 2001, les 975.000 entreprises du secteur concurrentiel pourront également télédéclarer leur contribution sociale de solidarité des sociétés (CSSS) par le biais de la Toile et bénéficier parallèlement d'une aide en ligne pour accomplir leurs obligations déclaratives. La déclaration unifiée des cotisations sociales sera mise en oeuvre dès le second semestre 2001, et la mise en ligne des déclarations annuelles des données sociales effective à partir de janvier 2002.

Paysans.org : l'internet au service de l'agriculture
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Une poignée d'agriculteurs du Lot-et-Garonne ont créé un site internet, paysans.org, pour distribuer des produits frais directement au consommateur, en contournant la grande distribution et ouvrir aux petits exploitants un nouveau marché leur permettant parfois de sauver leur ferme. "De quatre colis à la première livraison, nous en sommes aujourd'hui à 400 par semaine, pour un chiffre d'affaires mensuel moyen de plus d'1 million de francs (150.000 euros)", explique François Brodut, viticulteur et webmestre du site géré depuis sa propriété de Buzet (Lot-et-Garonne). Créé en août dernier sous forme d'association de producteurs, à laquelle est venue s'ajouter une SA prestataire de services, paysans.org aurait pu être un énième site de vente en direct. Mais bien loin des autres sites "marchands", il a dès le premier mois trouvé son point d'équilibre et n'en finit plus de s'étendre, au point que "la difficulté est maintenant de gérer la croissance". Avec ses propres camions, paysans.org livre chaque semaine 2000 abonnés qui ont passé commande directement sur le site. Au choix, trois paniers (famille, couple, bio) contenant les produits frais nécessaires pour les repas d'une semaine. Pour 580 francs, le panier standard offre notamment asperges, boeuf à griller, carottes, fraises, poulet fermier,... et des recettes. La zone de couverture s'est étendue. Après le sud-ouest, Paris et sa région ainsi que le sud-est, devraient s'ajouter le nord de la France, puis la Belgique, les capitales du nord de l'Europe et "pourquoi pas la Grande-Bretagne", s'interroge Francis Brodut, un peu inquiet de cette réussite. "A l'origine de paysans.org, il y a la volonté syndicale et militante de valoriser nos revenus en supprimant les intermédiaires", explique Francis Brodut, juriste de formation et secrétaire général de Défense du monde rural (DDMR), mouvement créé après la "dislocation de la Coordination rurale". "En France, 40 à 50 exploitations disparaissent chaque jour. Ces petites entreprises auraient pu s'en sortir avec un revenu supérieur de 50.000 à 100. 000 francs. Ce nouveau revenu, ils peuvent espérer le trouver grâce à nous". Mais cela n'empêche pas le producteur de travailler aussi sur le marché traditionnel : lorsque la gariguette est au maximum du cours du marché, le producteur la vend directement. Dès que le prix commence à fléchir, paysans. org achète la production à un prix supérieur, l'association ne tenant pas compte des cours officiels mais établissant un cours moyen sur la saison de production. C'est l'absence de marge qui rend tout ceci possible et permet encore d'offrir au client des prix inférieurs à ceux des grandes surfaces. Ainsi pour un panier type, "le prix d'achat des grandes surfaces au producteur aurait été de 208,52 francs (31,79 EUR) et son prix de revente aux consommateurs, de 606,23 F (92,42 EUR). Nous, nous proposons ce panier à 319,11 F (48,65 EUR), (580 F TTC, 88,42 EUR, ndlr). Tout le monde y gagne", assure M. Brodut. Avec 300 à 1.000 mails reçus par jour, dont 40% viennent de l'étranger, et 10% se terminent par une commande, paysans.org a rassemblé sur une "idéologie". "Ce qui motive nos visiteurs ? Notre combat contre la malbouffe et pour une agriculture différente !"

Paysan.org : http://www.paysans.org/paysan_pourquoi.asp

L'accès à internet en voie de démocratisation aux USA
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Les ménages américains dont le chef de famille appartient à la catégorie des "cols bleus" ont connu en mars la plus forte croissance dans le domaine de l'accès à internet avec une progression de 52 %, indique une étude réalisée par la société Nielsen//NetRatings. "Le web était au départ un club élitiste réservé aux particuliers les plus favorisés sur le plan financier et les plus habiles en technique", commente Sean Kaldor, vice-président de la division e-commerce de Nielsen//NetRatings. "A présent, toutes les catégories socioprofessionnelles s'emparent d'internet". En mars dernier, 9,5 millions de foyers dont le revenu principal est issu du secteur industriel étaient équipés d'une connexion à internet. Ils n'étaient que 5,2 millions en mars 2000. Le secteur du bâtiment se classe en deuxième position avec une progression de 49 %, soit 2,5 millions de foyers contre 1,6 l'année précédente. Celui des services enregistre le troisième taux de croissance avec 37 %, le nombre de foyers équipés passant de 2,1 millions à 2,9 millions.

Brève @RTFlash

Nielsen NetRatings :

http://209.249.142.22/press_releases/PDF/pr_010412.pdf

Haut débit dans les foyers : l'Europe toujours loin derrière l'Amérique
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Avec près de 18 millions de personnes connectés à l'Internet Haut Débit fin décembre 2000, l'Amérique du Nord représente pour les fournisseurs de contenus et de services un champ d'action bien plus attractif que l'Europe. Moins de 5 millions d'Européens étaient en effet concernés par ce type d'offres à la fin de l'année 2000. Une situation qui a des conséquences immédiates sur le développement des entreprises et services, tirant spécifiquement partie des avantages du haut débit forfaitaire ! Malgré une progression significative, l'Europe perd encore du terrain sur l'Amérique du Nord en matière de haut débit dans les foyers. C'est ce qui ressort des chiffres publiés par CMA Consulting au travers de DIGIT, le baromètre trimestriel des marchés des accès et services haut débit résidentiels en Europe et en Amérique du Nord. Il y a en effet aujourd'hui trois fois plus de connectés à Internet large bande (Broadband Internet) Outre-atlantique que sur le vieux Continent. Avec près de 7 millions de foyers branchés, soit un total de près de 18 millions de personnes, les opérateurs broadband nord-américains disposent aujourd'hui d'une taille de marché enviée par leurs homologues européens, dont l'assise ne porte pour l'heure que sur moins de 5 millions d'individus. La frilosité du grand public pour l'Internet haut débit témoigne d'un pouvoir de séduction encore faible des offres des opérateurs. Deux raisons permettent d'expliquer ce phénomène : la relative jeunesse du grand public vis-à-vis de ce type d'offres (au-delà des inconditionnels high-tech) et la pauvreté des contenus spécifiquement broadband (aucun opérateur européen n'a encore trouvé sa « killer application » !) La lenteur des déploiements broadband en Europe trouve bien sûr une partie de son explication dans le repli à domicile affiché par les investisseurs américains largement influencés par les fluctuations boursières du Nasdaq. Quitte à dépenser du cash, autant le faire chez soi, sur un marché en passe d'atteindre de seuils compatibles avec les lourds investissements à y consacrer ! Le manque de coopération des opérateurs historiques est aussi à noter. Mais plus inquiétant, hormis peut-être du côté des câblo-opérateurs britanniques, peu d'opérateurs font montre d'un profond dynamisme en matière de services. L'accès haut débit est confidentiel, les services spécifiques aussi ! Aux Etats-Unis, Excite@Home, le principal fournisseur grand public d'accès Internet haut débit par réseau câblé, multiplie depuis quelques mois les accords de partenariats avec des fournisseurs de services en ligne à forte valeur ajoutée. Des services tirant parfaitement partie des spécificités nouvelles apportées par le haut débit forfaitaire. A titre d'exemple, les accords de distribution conclus en novembre dernier avec Into Networks ou encore Media Station permettent aux abonnés du FAI de disposer d'offres de logiciels à le demande téléchargeables ou utilisables en ligne... Tout simple, l'accès à un catalogue d'applications aussi bien ludiques que professionnelles devient un élément incitatif d'adhésion du grand public bien plus déterminant et compréhensible que le simple droit d'accès au Net, même à vitesse rapide. Le décalage qui existe aujourd'hui entre les deux continents n'a bien sûr rien d'irrémédiable. La progression des abonnements aux offres DSL, notamment en Allemagne ou en Italie, et celle attendue des offres Internet Broadband des opérateurs du câble britannique, vont offrir de nouvelles perspectives aux fournisseurs de contenu, même si les barrières linguistique et culturelle restent un problème majeur dans une stratégie paneuropéenne. Dans ce concert, la France avec moins de 190 000 abonnés aux offres Internet haut débit (chiffre DIGIT fin décembre 2000) reste pour ces opérateurs et autres fournisseurs de services, un territoire à conquérir !

Net Communication&Technologie : http://www.nc-technologies.com/fr/

Le format MPEG-4 va ouvrir le Net à la vidéo
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Le futur format MPEG-4 de compression et décompression vidéo numérique est au point. L'industrie vient de mettre la dernière main à ce standard en fixant les spécifications du mode de transfert de données. Les spécifications retenues proviennent des propositions d'un groupe de cinq sociétés nipponnes: Toshiba, NEC, Oki, Matsushita et NTT. MPEG-4 est un format bien plus efficace que le format MPEG-2 actuellement à l'oeuvre dans les services actuels de télévision numérique. A taille d'image identique, il réduit le volume d'information à transmettre de 30%. Mais ses avantages se révèlent dans les petites images, comme celles incrustées dans la télévision ou celles affichées sur des petits écrans (assistants personnels, téléphones mobiles, consoles de jeux...). Ici, le volume d'information est divisé par 100 et plus! C'est pourquoi le format MPEG-4 est envisagé pour la transmission vidéo (télévision, films, jeux...) sur le téléphone portable de troisième génération qui succédera au téléphone GSM actuel à partir de 2003 en France. Les spécifications japonaises ont été retenues à la fois par l'IETF, l'organisme qui fixe les standards de l'Internet, l'Union internationale des télécommunications, qui indique les grandes directions, et le 3GPP, le consortium qui normalise le téléphone mobile de prochaine génération.

Toshiba :

http://www.toshiba.co.jp/about/press/2001_04/pr1002.htm

Les promesses des bibliothèques électroniques
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Devant les difficultés rencontrées par le livre numérique, plusieurs sociétés internet ont choisi d'explorer un nouveau marché et constituent progressivement des bibliothèques numériques, non pas pour que les internautes les téléchargent et les lisent sur un "e-book", mais pour qu'ils puissent effectuer des recherches universitaires en ligne. La demi-douzaine de bibliothèques en ligne actuellement en cours de constitution ne visent pas le grand public, mais les 15 millions d'étudiants américains qui veulent préparer leurs examens ou consulter des textes en vue de la rédaction d'un mémoire. Les chercheurs universitaires sont "très intéressants pour nous à cause des recherches et des photocopies qu'ils effectuent", explique Christopher Warnock, directeur général de la société ebrary (http://www.ebrary.com), contraction de "e-library", bibliothèque électronique. La gamme des acteurs présents sur ce nouveau marché s'avère large, allant des traditionnels éditeurs éducatifs comme l'Encyclopedia Britannica jusqu'à quelques jeunes pousses qui persuadent peu à peu ces mêmes éditeurs de surmonter leurs craintes du piratage et de la "cannibalisation" de leurs revenus tirés des livres imprimés. "L'édition numérique dans le secteur éducatif deviendra une composante majeure dans cinq ans", prédit Yegin Chen, un analyste de la société d'études Eduventures.com. Eduventures chiffre le marché actuel à 250 millions de dollars par an, et prévoit un triplement de ce chiffre en 2004. Cet optimisme contraste avec la situation actuelle des livres numériques, plus médiatisés mais moins prometteurs. Les ventes de "e-books" devraient culminer à seulement 70 millions de dollars en 2001, selon la société d'études de marchés Jupiter Media Metrix, une goutte d'eau dans l'océan de l'édition, estimé à 70 milliards de dollars. Le livre numérique pèche en effet à la fois par son prix élevé et un manque de confort. Lire un ouvrage numérisé suppose de posséder non seulement un ordinateur connecté à internet pour le télécharger, mais aussi de payer un équipement supplémentaire pour le lire, un "e-book", sorte de micro-ordinateur à écran plat intégré, souvent peu pratique et toujours coûteux. Les ventes de supports de lecture pour livres numériques n'ont pas vraiment décollé et Jupiter Media Metrix prévoit qu'il s'en vendra seulement 1,9 millions d'unités d'ici à 2004.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/010414/2/1665l.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Les physiciens découvrent et prospectent un nouvel état de la matière
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

La légende raconte que, interrogés sur l'avenir du laser peu de temps après sa découverte, des chercheurs facétieux auraient répondu: "Laser à quoi. Laser à rien." Quarante ans plus tard, ce faisceau de lumière cohérente, inventé par Charles Townes et Schawlow et mis au point en 1960 par Theodore Maiman, a envahi notre quotidien: caisses enregistreuses, compact-disc, informatique, médecine, métallurgie, télécommunications, étalons de mesure, photocopieuses... Le condensat de Bose-Einstein imaginé dans les années 1920 et observé pour la première fois en juin 1995 par Eric Cornell et Carl Wieman, de l'Institut pour l'astrophysique de laboratoire (JILA) de Boulder (Colorado), est de cette nature. Bien audacieux serait celui qui s'avancerait à évoquer les vertus futures de cette curiosité de laboratoire, ce nouvel état de la matière, dont Einstein disait: "C'est une belle théorie, mais contient-elle une vérité ?" Assurément, oui. Les condensats se sont multipliés ces cinq dernières années. Condensats de rubidium, condensats de sodium, de lithium, d'hydrogène et, tout récemment, condensat d'hélium métastable créé par deux équipes françaises d'Orsay (laboratoire Charles-Fabry de l'Institut d'optique/CNRS) et de Paris (Collège de France et laboratoire Kastler-Brossel de l'Ecole normale supérieure/CNRS) (Le Monde du 12 avril). Mais si ces minuscules gouttelettes de gaz ultrafroid dont les atomes perdent, d'une certaine manière, leur individualité et se comportent alors ensemble comme un superatome, ne sont plus des exceptions, rares sont les laboratoires capables de les domestiquer. Pas de quoi faire dans le spectaculaire. Encore que, au-delà de ces "travaux théoriques et expérimentaux", commencent à se manifester quelques idées d'application. On peut avec ces condensats fabriquer des lasers dont les atomes joueraient le rôle des photons dans les lasers de lumière. Seules différences: les propriétés de cohérence de ces lasers à atomes ne sont pas aussi parfaites que celles des lasers aujourd'hui utilisés et commercialisés, et leur puissance utile reste encore très modeste. En 1997, l'équipe du MIT, dirigée par Wolfgang Ketterle, a créé, à partir d'un condensat de sodium, le premier de ces lasers. Son pinceau d'atomes "s'écoulait" sous l'action de la gravité à la manière de gouttes d'eau qui s'échappent tombant d'un robinet. Fin mars 2001, deux équipes (Institut d'optique d'Orsay et Ecole normale supérieure) ont présenté leurs travaux sur des condensats d'hélium métastable dont l'énergie interne est si forte que leurs atomes seraient "capables, avance le CNRS dans un communiqué, de graver leur impact sur une surface comme les rayons X ou les électrons". Un commentaire qui doit faire réagir plus d'un fabricant de puces électroniques, eux qui sont toujours à la recherche d'un procédé nouveau pour miniaturiser leurs produits. Le trait le plus fin que l'on sait aujourd'hui graver industriellement sur ces puces a une largeur de 0,18 micron (millième de millimètre), là où demain, peut-être, les lasers à atomes permettront de gagner un facteur dix ou cent et d'accéder ainsi au monde convoité des nanotechnologies. Que dire encore de cette expérience réalisée par Lene Vestergaard Hau de la Harvard University et du Rowland Institute for Science (Cambridge) de ralentissement de la lumière via l'utilisation d'un condensat de Bose-Einstein. Alors que la lumière croise dans le vide à une vitesse de 300 000 km/s, Lene Vestergaard Hau et son équipe sont parvenues à l'arrêter en stockant dans les atomes l'information que transportait la lumière. Puis ils l'ont libérée pour lui permettre de poursuivre sa route. Une sorte d'effet binaire apprécié des informaticiens, qui tenteront peut-être de l'utiliser pour leurs matériels.

Le Monde :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--174549-,00.html

article résumé par @RTFlash

Des nanotubes à base d'ADN
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Nouvelle avancée dans les nanotechnologies : sans aucune aide extérieure, des molécules où se cachent des bases d'ADN s'organisent en tubes dont le diamètre mesure à peine quelques milliardième de mètres.Pour créer cette nouvelle molécule, Hicham Fenniri et son équipe n'ont utilisé que deux des quatre bases de l'ADN : la guanine et la cytosine. Les chimistes de la Purdue University, en fait, n'ont gardé de ces bases que les parties qui les attachent l'une à l'autre. La guanine et la cytosine, en effet, se lient toujours ensemble : une propriété essentielle - la même qui caractérise les deux autre bases de l'ADN - qui permet au code génétique de se répliquer. Ces bouts de base, mélangées avec d'autres substances puis laissées à elle-même dans un peu d'eau, ont donc répondu à l'appel de la nature : elles se sont liées... avec elles-mêmes. Six par six, elles ont formé des cercles ayant un diamètre de 3,5 nanomètres, c'est-à-dire 3,5 milliardièmes de mètre. Pour que ces molécules soient aussi tubulaires que circulaires, les chercheurs se sont assurés qu'une seule de leurs extrémités se lierait avec l'hydrogène présent dans l'eau. Un détail important : ce bout de molécule se place à l'extérieur du cercle et "protège" l'autre bout - qui déteste l'hydrogène - en formant un "rempart" avec les autres disques. D'où le tube. L'autonomie de ces nouvelles molécules, écrivent les chercheurs dans le Journal of the American Chemical Society, permet de réduire les interventions humaines et les erreurs qui en découlent. Un grand avantage par rapport aux nanotubes à base de carbone qui ont excité bien des scientifiques malgré leur bien moins grande indépendance.

Cybersciences : http://fr.news.yahoo.com/010418/23/16xvi.html

Journal of the American Chemical Society :

http://pubs3.acs.org/s97is.vts

^ Haut
Matière
Matière et Energie
De la lumière dans les puces
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Une équipe de l' " University of Surrey ", travaillant sur les applications des rayons ionises, a développé une technique pour faire émettre de la lumière au silicium, ce qui signifie qu'il sera possible d'utiliser la lumière plutôt que l'électricité pour transporter les signaux dans les puces électroniques a une vitesse de 300 000 km/seconde. Ce type de silicium a été réalise en construisant des murs atour de la partie du matériaux qui conduit la chaleur. Ce mur est une couche supplémentaire d'atomes de siliciums qui, au lieu de rayonner de la chaleur, émettent de la lumière. Ces puces plus rapides sont aussi plus petites parce que les rayons lumineux peuvent se déplacer dans des conduits de taille plus réduite que les connexions habituellement utilisées. En outre la production de ce type de silicium ne nécessiterait pas de nouvelles technologies de fabrication, la conversion des fabricants pourrait par conséquent s'effectuer a faible coût. Le dernier avantage de cette nouvelle approche est que son efficacité est maximale a température ambiante, ce qui rend son utilisation idéale dans les ordinateurs personnels. Selon ses concepteurs, un tel dispositif pourrait apporter une solution a la limitation matérielle de la complexité des contacts et des fils électriques, qui pourrait bientôt marquer un point d'arrêt dans le processus de miniaturisation des puces. Il permettrait notamment de continuer a accélérer les connexions Internet en accroissant la rapidité des équipements de routage.

The Engineer : http://www.net-engineer.com/newspage.html

La micro-electronique ouvre les portes du nanomonde
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Un consortium américain a mis au point une machine pour fabriquer des microprocesseurs avec une technique d'ultra-violet. Le consortium, qui rassemble des entreprises comme IBM ou Intel et des laboratoires publics finance à hauteur de 250 millions de dollars ce projet et espère produire des circuits intégrés d'une épaisseur très inférieure à 0,1 micron. Ces microprocesseurs d'un genre nouveau devraient atteindre la vitesse de 10 GigaHertz d'ici 2005. A titre de comparaison, le Pentium 4, commercialisé actuellement, a une vitesse de 1,5 GigaHertz. cette nouvelle technologie de gravage s'appelle " lithographie ultra-violette extrême"; elle a été mise au point par trois laboratoires américains associés aux principaux fabricants de microprocesseurs. Les scientifiques ont utilisé une longueur d'ondes très étroite des rayons ultraviolets extrêmes pour entrer encore plus d'information dans ces circuits intégrés. La technologie habituelle utilise la lumière visible des ultraviolets, dont la longueur d'onde mesure 193 ou 248 nanomètres. Ce nouveau procédé utilise une longueur d'onde de 13 nanomètres qui permet de créer des transistors dont la taille équivaut à 40 atomes. Equipé de ces puces, un ordinateur serait capable d'effectuer 400 millions d'opérations en un cinquantième de seconde. La fameuse loi de Moore devrait ainsi être respectée. Ce pionnier des microprocesseurs avait prédit en 1965 que la puissance des circuits intégrés doublerait tous les 18 mois.

CNN :

http://www.cnn.com/2001/TECH/ptech/04/11/faster.chips/index.html

Énergie : un pas vers la fusion contrôlée
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Peu de technologies d'avenir ont déçu autant que la fusion nucléaire contrôlée, aux échéances sans cesse repoussées. Mais les chercheurs de l'université de Rochester, depuis longtemps parmi les pionniers du domaine, viennent de franchir une étape décisive dans la quête à une source d'énergie quasi-illimitée. À l'aide d'Omega, le laser ultraviolet le plus puissant du monde (sauf probablement pour quelques lasers militaires), il a été possible de faire imploser une cible d'hydrogène solide refroidie préalablement en-dessous de -250°C. Le confinement inertiel est l'une des approches possibles pour obtenir une réaction de fusion intéressante, c'est-à-dire libérant plus d'énergie qu'elle n'en consomme. Dans l'expérience du LLE, le laboratoire d'énergétique laser de Rochester, le fait d'utiliser de l'ultra-froid permet de partir avec plus de matière comprimée dans un même volume minuscule. Les cibles d'hydrogène sont soumises au froid et à la pression, puis “attaquées” par les 60 faisceaux lasers coordonnées d'Omega, amenant quasi-instantanément leur température d'un froid interplanétaire à la chaleur du centre d'une étoile. Pour un instant infinitésimal, une partie des atomes entre en fusion mais le résultat n'est évidemment pas très utile pour le moment, bien que la décharge laser instantanée soit colossale. Cependant, la clé de la fusion inertielle est d'arriver à tenir. L'investissement énergétique initial semble rédhibitoire mais si le laser devient capable de conserver la matière “sous pression”, le bilan devrait rapidement s'inverser. Omega n'a pas les moyens d'atteindre cet objectif. Mais les chercheurs de Rochester déblaient aujourd'hui le terrain pour leurs collègues de la National Ignition Facility, le grand centre de fusion en cours de construction au laboratoire californien Lawrence Li-vermore. Car la NIF disposera, elle, de 192 faisceaux laser capables d'amener la matière à une température deux fois plus élevée qu'Omega mais avec une approche similaire. Et porte sur ses épaules le rêve américain des spécialistes de la fusion contrôlée : l'allumage.

Usine Nouvelle :

http://www.usinenouvelle.com/usn/site/pages/actualit/actua_j/general.cfm?

Nouvelle batterie fonctionnant avec de la matière organique
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Deux chercheurs de l'université de Heidelberg (Sud-Est de l'Allemagne) ont mis au point une batterie rechargeable dont l'énergie électrique est stockée par de la matière organique. Ils ont en effet réussi a stocker deux fois plus d'énergie dans cette matière que dans un accumulateur traditionnel Nickel-Cadmium qui utilise des oxydes de métaux lourds comme accumulateur de charge. Cette nouvelle batterie est deux fois plus puissante qu'une pile traditionnelle, a poids égal. La matière organique qui la constitue est composée de quinones, les accumulateurs peuvent donc être fabriques de façon simple et a moindre frais, et sont écologiques car ne contiennent pas de métaux lourds. Ce type de batterie pourrait être utilisée dans les appareils électroniques portables par exemple. Les chercheurs sont à présent a la recherche de partenaires industriels pour la fabrication de leur accumulateur. En outre, ils travaillent actuellement a la mise au point d'accumulateurs à base de composés plastiques, leur flexibilité permettrait de les utiliser dans des ordinateurs portables.

BE Allemagne : http://www.adit.fr

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Espace
Espace et Cosmologie
La NASA dévoile son avion du futur
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

La NASA a dévoilé un projet d'avion futuriste conçu pour atteindre une vitesse de 7200 km/h, ce qui en ferait l'avion le plus rapide du monde. Baptisé X-43A , ce prototype effectuera son premier vol vers la mi-mai, volant de manière autonome pendant seulement 10 secondes après avoir été largué au dessus du pacifique à environ 24000 pieds par un B-52 . . La NASA a précisé que cet avion, dévoilé le 18 avril, était conçu pour voler jusqu'à 10 fois plus rapidement que la vitesse du son. Le Mach 1 est la vitesse du son, qui varie selon l'altitude et correspond environ à 750 km/h au niveau de la mer. Après les premiers vols d'essais, le X-43A s'attaquera au record de vitesse de Mach 6.7 toujours détenu par un X-15 depuis octobre 1967. A la différence de X-15, avec ses moteurs de fusée, le X-43A utilise un moteur à hydrogène pour le carburant, l'oxygène de l'atmosphère servant de comburant. D'un budget de 185 millions de dollars le X-43A restera un avion purement expérimental. Les ingénieurs l'utiliseront pour collecter un maximum de données qui serviront ultérieurement à construire les futurs avions futurs hypersoniques commerciaux de plus de 60 mètres de long. Les premiers prototypes de ces avions devraient voler vers 2025. Le X-43A, ou Hyper-X, n'emportera jamais de passagers à cause de son accélération, et de la chaleur interne produite par la friction avec l'atmosphère.

Brève @RTflash

NYT :

http://www.nytimes.com/aponline/national/AP-Hypersonic-Plane.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
SIDA : Les labos cèdent sur les génériques
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

L'Afrique du Sud devrait pouvoir continuer à utiliser des médicaments génériques pour lutter contre le sida : trente-neuf grands laboratoires pharmaceutiques ont en effet renoncé ce jeudi à leur poursuite judiciaire contre une loi sud-africaine qui permet de fournir des versions génériques de médicaments destinés à traiter le sida. La plainte introduite par les laboratoires était considérée par les organisations de défense des droits de l'homme et les militants anti-sida comme une bataille décisive pour permettre d'assurer le traitement des 26 millions de personnes infectées par le VIH en Afrique. "Avec le consentement de toutes les parties, votre honneur, nous vous demandons simplement de noter que la plainte est retirée", a déclaré Stephanus Cilliers, l'avocat représentant les 39 firmes pharmaceutiques. Aussitôt que le juge a accepté la motion, les militants anti-sida qui étaient venus nombreux dans le prétoire ont commencé à cirer et chanter. Le ministre de la Santé Manto Tshabalala-Msimang a déclaré que le gouvernement sud-africain n'a conclu aucun accord en échange de l'abandon de la plainte. Trente-neuf laboratoires avaient porté plainte en estimant qu'une loi sud-africaine de 1997 régulant la circulation des médicaments n'était pas assez précise et visait injustement les fabricants de médicaments. Le gouvernement sud-africain ainsi que les militants anti-sida et les organisations de défense des droits de l'homme estimaient de leur côté que les firmes pharmaceutiques tentaient de tirer un profit d'un cauchemar de santé publique qui menace de dévaster l'Afrique du Sud et des dizaines d'autres pays pauvres. Plus de 25 millions des 36 millions de personnes infectées par le VIH en Afrique vivent dans le sud du Sahara, l'une des régions les plus pauvres du monde. En 2000, 2,4 millions de personnes dans la région sont mortes des conséquences du sida.

AP : http://quotidien.nouvelobs.com/etranger/20010419.OBS3624.html

The Star : http://www.iol.co.za/html/frame_thestar.php

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/africa/newsid_1285000/1285097.stm

Times :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/africa/newsid_1285000/1285097.stm

NYT : http://www.nytimes.com/reuters/world/world/health-safrica-aids-c.html

Trois ans pour décrypter le protéome humain
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

La société de biotechnologies Myriad Genetics s'est associée à Hitachi et à Oracle pour un programme des plus ambitieux : la cartographie du protéome humain. Pour ceux qui l'ignorent encore, le protéome est l'ensemble des protéines d'une cellule dans un environnement donné. L'intérêt ? En comparant les protéines présentes dans une cellule saine et la même cellule malade, on peut déterminer les protéines spécifiques de la maladie en question. En comparant les protéines d'échantillons sains et malades, on peut ainsi déduire celles qui sont spécifiques d'une pathologie. Ces protéines sont alors des marqueurs de la maladie, base de nouveaux diagnostics, mais aussi des cibles potentielles pour le développement de médicaments. Pour atteindre cet objectif, Myriad Genetics va exploiter ses technologies propriétaires : ProNet pour les interactions protéiques et ProSpec pour l'identification des protéines par spectrométrie de masse. Un tel projet engendrera un très grand nombre de données qui seront traitées par les moyens d'Oracle sur des plates-formes intégrées développées par Hitachi.

Industries&Techniques :

http://www.industries-techniques.com/site/quotidien/page.cfm?

La schizophrénie pourrait être favorisée par un virus
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Le liquide céphalo-rachidien qui baigne le cerveau des schizophrènes contiendrait un rétrovirus endogène, un microbe qui a une façon bien spéciale de se reproduire. Les rétrovirus, en effet, se reproduisent en se liant au code génétique de l'organisme qu'ils contaminent. Si certains rétrovirus - celui qui cause le sida, par exemple - ne sont présents que chez les personnes infectées, d'autres ont une longueur d'avance. Ces autres types de rétrovirus, dits endogènes, sont apparus plus tôt dans le développement de la race humaine et font désormais partie de l'ADN de tous les humains. Heureusement, chez les personnes normales, ils ne s'expriment jamais. Pour étudier un rétrovirus endogène apparenté à la famille virale HERV-W, Hakan Karlsson et son équipe ont prélevé du liquide céphalo-rachidien. Ce liquide qui baigne le cerveau et le protège, n'était pas le même chez tous les sujets de l'étude : 55 schizophrènes et 52 personnes normales ou souffrant d'un autre trouble neurologique. En fait, certaines molécules de ce rétrovirus endogène était présentes chez environ un quart des schizophrènes alors que les cerveaux des autres n'en présentaient pas de trace. Les chercheurs, qui soupçonnaient déjà que les virus jouent un certain rôle dans le développement de la schizophrénie, ne savent pas quel est le lien entre la schizophrénie et ce rétrovirus endogène de la famille HERV-W, ni ce qui active brusquement ce microbe chez les schizophrènes. Un mystère de plus pour cette maladie mentale encore bien mal comprise.

Hopital Johns Hopkins :

http://www.hopkinsmedicine.org/press/2001/APRIL/010410.html

Des valvules cardiaques en culture
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Des valvules cardiaques cultivées à partir de tissu humain viennent d'être obtenues par le Professeur Bruno Messmer, à la clinique universitaire d'Aix-la-Chapelle, en Allemagne. Selon le journal Bild am Sonntag, c'est une première mondiale. Les valvules sont des membranes qui évitent le reflux du sang au niveau du coeur. Actuellement, les chirurgiens utilisent des valvules cardiaques artificielles ou prélevées sur des animaux, notamment les boeufs ou les porcs. Ces greffes de corps étrangers ne résistent pas à long terme, car il se produit un phénomène de calcification. Il faut donc réopérer régulièrement le patient pour les remplacer. Pour palier à ce problème, dans certains cas spécifiques, les médecins peuvent avoir recours à l'utilisation de valves humaines cryogénisées, selon un procédé de la société CryoLife datant de 1984. L'équipe du professeur Messmer a réussi à créer une valvule cardiaque en cultivant du tissu humain. Bruno Messmer pense que la première opération utilisant ce produit devrait avoir lieu d'ici deux ans. Il estime que l'utilisation de valvules à base de tissu humain permettra d'éviter les opérations à répétition.

Nouvel Obs :

http://quotidien.nouvelobs.com/sciences/20010417.OBS3571.html?1305

Epilepsie : un boitier révolutionnaire !
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Jusqu'à présent, il était impossible de détecter une crise d'épilepsie quelques secondes avant qu'elle se produise. Une équipe de neurologues de l'Hôpital Pitié-Salpêtrière a réalisé un tour de force : identifier le signal cérébral avant-coureur de la crise, jusqu'à sept minutes avant qu'elle ait lieu ! Cette innovation concerne particulièrement les patients épileptiques non stabilisés par un traitement médicamenteux : grâce à un appareil portable en cours d'élaboration, l'activité du cerveau sera sans cesse analysée à l'aide d'une électrode placée sous la peau du crâne qui signalera l'arrivée d'une crise. C'est une innovation de taille en terme de confort de vie : le malade, averti à temps, aura le temps de s'isoler, d'interrompre son activité du moment, ou encore mieux, de se garer pour éviter un drame. Cette découverte permet de nouvelles perspectives thérapeutiques : une fois cette crise détectée, l'appareil pourrait par la suite stimuler électriquement le cerveau pour "court-circuiter" la crise avant qu'elle ne se produise ; il s'agit là d'une piste de recherche innovante.

Csanté : http://fr.news.yahoo.com/010415/92/16cpm.html

Du sang artificiel va être utilisé en Afrique du Sud
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

L'Afrique du Sud est le premier pays à donner son accord pour l'utilisation d'un sang de substitution lors d'intervention chirurgicale. C'est la compagnie américaine Biopure, du Massachusetts, qui est à l'origine de ce produit, nommé « Hemopure ». L'Hemopure, fabriqué à partir de sang de vache, a l'avantage d'être abondant et promet d'être « pur », sans agent pathogène. Or l'Afrique du Sud, fortement touchée par le sida, a besoin de sang non contaminé en grande quantité. L'Hemopure a pour rôle de transporter l'oxygène à la place des globules rouges. Il est donc constitué en grande partie d'hémoglobine issue des globules rouges du sang de vache. L'utilisation de sang de bovins en vue d'une transfusion à l'homme n'a pas été sans difficulté. En effet, en pleine crise de la vache folle, il fallait s'assurer que ce substitut de sang ne transmette pas l'ESB. Avant d'être autorisé, l'Hemopure a passé plus d'une vingtaine de tests et de contrôles en Amérique et en Europe. L'Hemopure peut être conservé plus de 3 ans à température ambiante. En comparaison, le sang humain est moins cher mails ne peut être conservé que moins de 2 mois et doit rester dans un endroit réfrigéré. D'autres sociétés s'intéressent de près à cette nouvelle technique qui pourrait révolutionner le milieu médical, certaines étudient même l'utilisation d'un sang complètement synthétique.

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/world/africa/newsid_1270000/1270941.stm

L'avocat contre l'hépatite
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Kagome teste les propriétés thérapeutiques de l'avocat contre l'hépatite La société Kagome et une équipe de chercheurs de l'Université de Shizuoka a découvert un groupe de cinq composes présents dans l'avocat qui réduirait les symptômes de l'hépatite chronique. Les chercheurs ont explore les propriétés de 22 espèces de fruits et de légumes dans le contrôle des effets délétères de l'hépatite chez le rat. Dans les expérimentations, les rats ont été nourris avec les composes isolés des végétaux, puis infectés par l'hépatite. Parmi les animaux dont l'alimentation était supplementée avec les composés issus de l'avocat, le taux des transaminases présentes dans le sang est deux fois moins élevée que chez les animaux témoins, ce qui suggère que le premier groupe n'est pas atteint par la nécrose hépatique. Parmi les cinq substances en cause, quatre ont une structure proche celle de l'acide linoléique et une est similaire a l'acide oléique. Trois d'entre-elles sont de nouveaux composes. Ces résultats doivent maintenant être valides chez l'homme et pourraient ouvrir a terme de nouvelles possibilités thérapeutiques.

The Nikkei Industrial Daily : http://www.adit.fr

Essai de thérapie génique contre la maladie d'Alzheimer
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Une expérience inédite de thérapie génique a été menée aux Etats-Unis sur une patiente atteinte de la maladie d'Alzheimer. Mark Tuszinski, de l'école de médecine de l'université de San Diego (Californie), a injecté un million de cellules génétiquement modifiées dans le cerveau de cette femme de 60 ans. Les cellules de la peau de la patiente avaient ont été préalablement modifiées génétiquement pour exprimer le facteur de croissance neuronal NGF.Dix heures ont été nécessaires au neurochirurgien pour implanter ces cellules. Pour le moment la patiente, une ancienne institutrice, est sortie de l'hôpital et se porte bien. C'est la première fois qu'on utilise la thérapie génique chez l'homme pour tenter de guérir une maladie neurodégénérative. Cette opération n'est qu'une première étape qui consiste à vérifier que l'implantation du matériel génétiquement modifié ne pose pas de problème pour la santé du malade. Les résultats favorables observés sur les singes ont décidé le gouvernement fédéral à autoriser l'expérimentation clinique sur l'homme. Une autre intervention du même type devrait être effectuée d'ici quelques mois et six autres devrait suivre pour que la première phase de ce projet soit achevée. Les chercheurs dirigés par Mark Tuszinski espèrent que ce traitement retardera la mort cellulaire et améliorera les fonctions des neurones restants. Mais selon eux, même si on observe une amélioration des fonctions cérébrales dans les semaines qui suivent l'intervention, il faudra attendre plusieurs années pour mesurer le réel bénéfice pour les malades. On comprend mieux l'enjeu de ces recherches quand on sait qu'il y a en France plus de 300 000 personnes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer ( 2 millions aux USA), un chiffre qui devrait quasiment doubler d'ici à 2020. En outre une étude publiée dans le New England Journal of Medicine montre qu'après un diagnostic de démence, les estimations de la survie médiane ne sont pas de l'ordre de cinq à neuf ans comme on le pensait, mais beaucoup plus courtes : 3,3 ans.

Brève rédigée par @RT Flash

Université de Californie :

http://health.ucsd.edu/news/2001/04_09_Tusz.html

Wasghington Post :

http://washingtonpost.com/wp-dyn/health/A1853-2001Apr10.html

NEJM : http://www.nejm.org/content/2001/0344/0015/1111.asp

Décodage du génome du streptocoque
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Le génome du streptococcus pyogenes, la bactérie responsable d'une série d'affections allant du mal de gorge à la pneumonie en passant par le rhumatisme articulaire, a été décodé par des spécialistes de l'université d'Oklahoma. Le génome de cette redoutable bactérie comporterait 1.752 gènes, dont 40 pourraient être particulièrement virulents. Pour mener à bien leur travail, les chercheurs ont isolé un germe de la plaie d'un patient qui souffrait d'une infection grave. Après avoir mis ce germe en culture, ils ont isolé son ADN et l'ont séquencé sur un ordinateur. Cette recherche a été financée par l'Institut national d'allergie et des maladies infectieuses (National Institute of Allergy and Infectious Desease). Des millions d'angines se déclarent chaque année aux Etats-Unis. Sur les 10.000 cas recensés de maladie de la bactérie mangeuse de chair, 13 % en meurent. Et dans les pays développés, le rhumatisme articulaire aigu est la première cause de maladie cardiaque chez l'enfant. "Nous devons en découvrir plus sur la manière dont les streptocoques du groupe A (comme le pyogenes) agissent sur l'homme pour provoquer des maladies aussi différentes", écrit le directeur de l'Institut national des maladies infectieuses et des allergies (NIAID), M. Anthony Fauci. Selon lui, "connaître leur séquence génétique devrait éclairer ces questions et permettre de mettre au point de meilleurs traitements et des moyens de prévention".

Proceedings of the National Academy of Sciences :

http://www.pnas.org/cgi/content/full/98/1/182?_

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
La voiture intelligente sort du tunnel
Samedi, 21/04/2001 - 00:00

Cela fait maintenant près de vingt ans que des programmes européens comme Prometheus ou Carminat s'attachent à offrir à la voiture des moyens de communication bon marché et grand public. Malgré tous ces efforts, l'automobile « communicante » demeure un luxe. Si la technologie se perfectionne sans arrêt, l'usage en reste encore limité. D'ailleurs, les constructeurs ne cessent de tester le marché - voir la Xsara Picasso de Citroën, dont l'option navigation est actuellement proposée pour 1 800 francs -, mais il n'explose pas. Et l'on assiste à cette forme sauvage de communication : un conducteur accroché à son téléphone mobile d'une main et à son volant de l'autre. « Le téléphone mobile a couru beaucoup plus vite que l'équipement "communicant" de la voiture offert par les constructeurs, et il coûte beaucoup moins cher, note Jean-Luc Mathé, chez Siemens Automotive, à Toulouse. Résultat : à l'heure actuelle, le mobile est encore très mal intégré à l'automobile. » Alors qu'un appel de mobile sur deux provient d'un véhicule ou y aboutit, combien d'automobilistes sont équipés de dispositifs « mains libres », malgré le succès relatif de quelques kits à reconnaissance vocale comme le Parrot ? Insouciance coupable de leur part et attentisme des constructeurs se sont conjugués pour créer une situation anarchique qui devrait bientôt être sévèrement reprise en main par les autorités de Bruxelles. Les constructeurs, eux, savent que la véritable intégration du téléphone mobile ne sera opérée que lorsque le conducteur pourra appeler un abonné (ou une base de données) par la seule magie de sa voix. Or, si la reconnaissance vocale a fait de réels progrès, « elle ne sera vraiment mûre, c'est-à-dire capable de reconnaître dans un environnement bruyant une voix quelconque sans apprentissage préalable, que dans trois ou quatre ans », affirme Pierre Beuzit, directeur de la recherche et du développement chez Renault. Trois ou quatre ans, c'est aussi le délai généralement avancé pour l'arrivée d'Internet via les mobiles à grande capacité de transmission (norme UMTS). Le groupe PSA Peugeot-Citroën va toutefois présenter fin juin des véhicules équipés de terminaux Cegetel adaptés à la norme GPRS (intermédiaire entre le WAP actuel et le futur UMTS). Parallèlement, le constructeur automobile développe avec Vivendi le bouquet de services télématiques Egery, auquel il tente d'associer Ford et Vodafone. « Si nous y parvenons, nous pourrons créer le standard de la télématique automobile en Europe », estime Jacques-Christophe Midey, directeur des coopérations télématiques au sein du Groupe PSA. Ces jours prochains, le constructeur met aussi sur le marché sa seconde génération d'automobiles avec PC intégré (en option sur les gammes Xsara et C5), équipées d'un ordinateur sous Windows et d'un téléphone mobile, le tout piloté par reconnaissance vocale. Inauguré en Europe par Renault avec son service Odysline, le service d'appels d'urgence, déclenché par un simple bouton établissant la communication avec un opérateur, n'a pas rencontré le succès commercial escompté. Toutes les expériences menées au Japon (Monet chez Toyota) comme aux Etats-Unis (OnStar pour GM, Mercedes et Lincoln) montrent que l'automobiliste n'est pas prêt à payer un abonnement mensuel pour des services de télématique touchant à des domaines qu'il estime aussi basiques que la sécurité ou la navigation. D'où l'extrême intérêt de l'expérience faite à nouveau par Renault sur la Laguna 2. Pour la première fois, l'écran de son système de navigation Carminat 2 intègre des informations concernant la circulation. Grâce à des messages codés (TMC) envoyés par MediaMobile et reçus par l'autoradio RDS de VDO Dayton, les accidents, travaux, fermetures des voies de circulation, bouchons sur les grands axes de la région parisienne (et bientôt sur les autoroutes) s'affichent au moyen de symboles sur la carte électronique du navigateur GPS. A l'approche d'un de ces obstacles, une option apparaît sur l'écran et permet d'obtenir instantanément un itinéraire de contournement, que le navigateur indiquera au conducteur, comme toujours, oralement et visuellement à la fois. Dans ce programme, c'est le constructeur (Renault) qui rémunère le fournisseur d'informations RDS-TMC MediaMobile pour sa prestation, sans en répercuter le coût sur son client ! « Pour développer l'usage de la navigation et de l'"infotrafic" embarqués, explique Philippe Wang, de Visionaute, nous conseillons à nos clients d'en assurer la gratuité à l'usager final. » A charge pour celui-ci d'acheter une voiture équipée. Tout indique que le navigateur est sur le point de s'intégrer à notre quotidien. Il a fait des progrès considérables en seulement quelques mois. Il est beaucoup plus précis, à 10 mètres près, puisque l'ancien président américain Bill Clinton a décidé, avant de quitter la Maison-Blanche, la suppression de la « clef » qui rendait volontairement imprécise la localisation GPS à usage civil. L'indication « Tournez maintenant » - qui n'existe pas sur certains navigateurs bas de gamme - évite dorénavant les hésitations dangereuses naguère vécues dans les carrefours complexes. Le vocabulaire de l'assistante vocale - ce peut être désormais un assistant capable de parler plusieurs langues - s'est sensiblement enrichi ; la voix synthétique n'hésite plus à faire de vraies phrases, du type « Serrez à gauche pour pénétrer sur l'autoroute ». Sur le modèle haut de gamme des navigateurs, dû au japonais Alpine, un seul DVD permet aujourd'hui d'être guidé n'importe où sur le continent européen, supprimant la contrainte de changement de cédérom au passage d'une frontière, offrant en prime la programmation de centaines de destinations touristiques, de gares, de restaurants, d'hôtels, d'hôpitaux et autres lieux publics. Enfin, et peut-être surtout, des microprocesseurs plus puissants permettent de proposer en quelques secondes seulement un nouvel itinéraire, dans le cas, extrêmement fréquent, où le conducteur s'est écarté, volontairement ou non, de celui conseillé par son ordinateur de bord...

Expansion : http://www.lexpansion.com/article_milieu.asp?id=900&rub=4

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