RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 466
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 28 Février 2008
Recommander  |  Désinscription  |  Lire en ligne
Egalement dans ce numéro
TIC
L'Europe met en place une protection électronique de ses frontières
La carte d'identité électronique, clé du commerce en ligne ?
"Boitasignes" propose une communication adaptée pour les personnes malentendantes
Matière
Le marché du solaire photovoltaïque en progression de +200 % en 2007
Des habits pourront alimenter votre baladeur
Le solaire photovoltaïque se développe sur les toits plats des bâtiments
Espace
Des planètes similaires à la Terre fréquentes dans notre galaxie
Terre
Thor, le système de recyclage non sélectif
Une raffinerie verte à Ploërmel
Environnement : Seuls 4 % de la surface des océans sont purs
Vivant
Première européenne médicale à Genève : un aveugle recouvre la vision
Une nouvelle technique permet d'obtenir des radiographies plus détaillées
Thérapie anticancéreuse : production du premier lot de l'in vivo-jetPEI
Baisse du nombre de cancers du sein en France
Les radicaux libres à nouveau impliqués dans le processus de vieillissement
Le surpoids augmente le risque de cancer
Edito
Energie éolienne : économique et écologique !



Une récente étude réalisée par la Fédération de l'environnement durable, rassemblant des associations opposées aux éoliennes, a comparé l'évolution des émissions de CO2 (gaz carbonique), le principal gaz à effet de serre, des pays qui ont le plus développé en Europe les éoliennes. Logiquement, puisque les éoliennes n'émettent pas de CO2, ces pays devraient présenter un bilan particulièrement favorable.

Mais les chiffres de l'office statistique européen Eurostat montrent que l'Allemagne, malgré un parc éolien de plus de 18 000 MW, a vu les émissions de CO2 par habitant provenant du secteur de l'énergie non pas décroître mais augmenter de 1,2 %, entre 2000 et 2005. L'Espagne, avec plus de 10 000 MW, a connu une augmentation de 10,4 % sur la même période. Seul le Danemark, champion mondial des éoliennes compte tenu de sa faible population, connaît une baisse de 11 %. Alors, faut-il déduire de cette étude, comme le voudraient leurs auteurs, que l'éolien est inutile et sans intérêt en matière d'environnement ? Certainement pas car cette étude, au demeurant salutaire, ne fait que montrer que la réalité énergétique est complexe et que l'éolien à lui seul ne résoudra évidemment pas le défi du réchauffement climatique.

Tout d'abord, ne pas séparer l'énergie éolienne de son contexte local spécifique de production. L'Espagne a connu un développement économique très important, qui a fait exploser la consommation d'électricité. L'Allemagne a intégré sa partie orientale, dont la consommation électrique a fortement augmenté pour rejoindre le niveau de la partie occidentale. Et ce que ne disent pas les opposants à l'éolien est que, sans éoliennes, les émissions de CO2 de l'Allemagne seraient encore bien plus élevées.

Mais au-delà de la prise en compte des contextes locaux, cette étude a le mérite de rappeler que le développement des énergies renouvelables doit s'inscrire dans le cadre d'une politique globale et cohérente de réduction de la demande et de la consommation d'énergie, comme le soulignent Raphaël Claustre, directeur du Centre de liaison des énergies renouvelables et Jean-Louis Bal, chargé des énergies renouvelables à l'Ademe.

En 2007, la puissance totale du parc éolien français a atteint près de 2 500 MW, ce qui place la France au 3ème rang européen en termes de puissance éolienne annuelle installée, derrière l'Allemagne et l'Espagne. Et contrairement à ce qu'affirment ses opposants, l'énergie éolienne permettra d'éviter l'émission de 1,65 MT de CO2 en 2008.

L'Union européenne et la France ont fixé des objectifs ambitieux de développement des énergies renouvelables. Ce développement, associé à une politique ambitieuse d'économies d'énergie, s'inscrit dans l'objectif de diversification des approvisionnements énergétiques de la France.

L'objectif européen fixé par le paquet "Climat-Energie" du 23 janvier est de réduire la part des énergies carbonées et d'augmenter la part des renouvelables de 37 Mtep (Millions de tonnes équivalent pétrole) en 2020 afin d'atteindre une proportion d'au moins 23 % d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie. Ceci suppose une augmentation de 122 % de toutes les énergies renouvelables d'ici 2020. Parallèlement, notre pays doit réduire de 14 % ses émissions de GES, ce qui représente 77 millions de tonnes d'équivalent CO2 (par rapport au niveau de 2005), soit une diminution annuelle de 6 millions de tonnes d'équivalent CO2.

Il est clair que pour parvenir à atteindre simultanément ces deux objectifs très ambitieux, il va falloir à la fois réduire de manière considérable nos besoins d'énergie "à la source" et augmenter de manière non moins importante notre production d'énergie renouvelable.

A cet égard, les données du gestionnaire du Réseau de Transport d'Electricité (RTE) indiquent que la consommation d'électricité continue à croître malgré les efforts de maîtrise de la demande d'électricité. Le premier objectif est donc de réduire la consommation d'énergie. A cet effet, l'ADEME vient de modifier sa politique d'accompagnement des projets portant sur les énergies renouvelables. Ses aides aux énergies renouvelables sont désormais conditionnées à une étude préalable d'efficacité énergétique : avant de produire plus d'énergie, il faut avant tout réduire au maximum les besoins de consommation.

Des scénarios prévisionnels du RTE démontrent la réduction des émissions de CO2 associée à la croissance du recours à l'éolien. La production éolienne se substitue essentiellement à des productions à partir d'énergies fossiles, comme le montrent les scénarios prévisionnels du RTE.

Le RTE (Bilan prévisionnel de l'équilibre offre demande d'électricité en France, édition 2007) a élaboré plusieurs scénarios de croissance des consommations et du parc de production d'électricité en France à l'horizon 2015. La majorité des scénarios intégraient un développement de l'éolien qui passait de 2 200 MW en 2006 à 15 000 MW en 2015.

Dans ces scénarios, une réduction nette des émissions de CO2 du système électrique est prévue entre 2006 et 2015 (entre 15 et 35 %). En 2020, un parc de 25 000 MW (produisant 43 TWh par an) devrait permettre d'éviter l'émission par le secteur énergétique de 16 millions de tonnes de C02 par an, soit 640 tonnes de CO2 par MW éolien installé, ou encore 300 000 tonnes par TWh éolien produit, en se basant sur le rendement éolien moyen constaté en 2007 qui est de 1,71 TWh produit par an pour 1000 MW éolien installé. Cette réduction de 16 millions de tonnes de CO2 grâce à l'éolien représente 20 % de l'effort final à accomplir (77 millions de tonnes de CO2 par an en 2020), ce qui n'est pas du tout négligeable.

L'énergie éolienne est certes intermittente, mais prévisible à court terme et peut contribuer significativement à l'équilibre du réseau à l'échelle du territoire.

La variabilité de l'énergie éolienne est une réalité physique mais les progrès de la modélisation et de la prévision météorologique permettent de les anticiper de mieux en mieux. En quelques décennies, malgré la variabilité de nos consommations électriques, les gestionnaires de réseaux électriques ont réussi à prévoir les variations de l'appel de puissance des consommateurs. Ceci en fonction d'une multitude de facteurs : jour de la semaine, heure, saison, température, humidité, ...

L'analyse du dernier bilan prévisionnel du RTE démontre que la productivité du parc éolien français est largement supérieure à la moyenne européenne. Cette spécificité s'explique par le caractère particulièrement avantageux des régimes de vent français (deuxième gisement éolien en Europe, derrière la Grande-Bretagne). En France, comme le montrent les atlas éoliens départementaux et régionaux réalisés par l'ADEME en partenariat avec les acteurs territoriaux, nous disposons de trois régimes climatiques différents et complémentaires : océanique, continental et méditerranéen. De ce fait, le vent souffle toujours quelque part dans l'hexagone, c'est ce que les spécialistes appellent "l'effet de foisonnement". Les éoliennes étant déployées sur l'ensemble du territoire, elles peuvent donc continuer à approvisionner le réseau électrique national.

Par ailleurs, contrairement à certaines affirmations des opposants irréductibles àl'éolien, l'électricité d'origine éolienne ne nécessite pas une puissance équivalente en centrale thermique pour pallier ses variations. Selon les experts du gestionnaire du Réseau de Transport d'Electricité, un parc éolien national d'une puissance de 10 000 MW, réparti sur les trois régions climatiques, apporte la même puissance garantie que 2800 MW de centrales thermiques à flamme, évitant ainsi les émissions de CO2 associées.

Une analyse de l'ADEME des données du RTE montre que les émissions de CO2 évitées par l'éolien sont de 300 g/kWh, soit 0,3 tonne par MWh. Une étude du RTE sera conduite prochainement pour affiner ce résultat. La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) prévoit par ailleurs pour 2008 une production de 5,5 TWh qui représentera donc 1,65 million de tonnes de CO2 évitées (sur un total de 420 millions).

La montée en puissance de l'éolien se traduira, suivant les prévisions de la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) par un coût de 92M? ; cela équivaut à un coût de la tonne de CO2 évitée par l'éolien estimée à environ 56 ?.

Quand au surcoût pour le consommateur, il reste modeste. En 2008, le montant de la CSPE (Contribution au service public d'électricité) a été fixé à 0,0045 euro par kWh, soit, en moyenne, 16 euros pour un foyer de 4 personnes

On voit donc que l'énergie éolienne, dans le contexte géoclimatique français, dans la mesure où elle s'inscrit dans une politique globale de sobriété et d'efficacité énergétique, et compte tenu de notre potentiel éolien "offshore" considérable et des progrès technologiques remarquables qui permettent à présent la construction d'éoliennes géantes de 5 MW produisant en mer 18 millions de kWh par an (la consommation de 5000 foyers), est une énergie à la fois rentable sur la plan économique, vertueuse sur la plan écologique et, de surcroît, créatrice d'emplois.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
L'Europe met en place une protection électronique de ses frontières
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Première destination touristique mondiale, l'Union européenne souhaite renforcer drastiquement les contrôles à ses frontières, notamment grâce à la biométrie. La commission européenne a fait une liste de propositions, prévoyant des contrôles automatisés pour les voyageurs. Elles pourraient être mises en place d'ici 2012 ou 2015 selon les cas. Les touristes visitant l'Union européenne, avec un visa, verraient ainsi leur durée de séjour surveillée par un système électronique. Les dépassements pourraient ainsi être rapidement signalés aux autorités. En 2006, indique Bruxelles, 20 % d'entre deux sont passés dans l'illégalité en ne respectant pas la durée de séjour autorisée.

Les données biométriques seraient fournies par les voyageurs, dans leur pays d'origine, lors de la demande de visa. Les personnes de pays exemptés de visa devraient, quant à elles, se plier aux contrôles biométriques en entrant sur le sol européen, comme le font par exemple les Français à leur passage aux services d'immigration à l'arrivée aux États-Unis.

Bruxelles souhaite la mise en place de systèmes de contrôles automatiques aux frontières pour vérifier l'identité des voyageurs à l'aide des données biométriques. Avec, pour les citoyens européens, des couloirs spéciaux dotés de portiques automatiques, évitant des temps d'attente souvent très longs aujourd'hui.

Cette mesure s'appliquerait aux 24 pays de l'espace Schengen* qui permet la libre circulation de leurs ressortissants sans présentation de passeport. La Norvège et l'Islande, qui n'appartiennent pas à l'UE mais adhèrent à Schengen, seraient concernées.

Enfin, l'ultime idée de Bruxelles concerne l'octroi d'une autorisation électronique de voyage, au lieu du visa. Une étude va être lancée sur ce sujet. Pour toutes ces propositions, la sécurité des données récoltées, précise Bruxelles, serait assurée, avec un stockage de 5 ans au maximum. Avec la promesse, pour chaque personne, d'un droit d'accès aux données la concernant, y compris pour les cas de refus d'entrée sur le sol européen.

La Commission européenne réfléchit en parallèle à la création d'un système européen de surveillance physique des frontières, baptisé Eurosur, dans l'optique d'empêcher leur franchissement sans autorisation. Une piste pour réduire le nombre de candidats malheureux à l'immigration qui perdent la vie en tentant de traverser les mers, mais aussi de collaborer dans la lutte contre la criminalité au sein de l'UE.

EU

La carte d'identité électronique, clé du commerce en ligne ?
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

C'est un rapport à la fois pointu, confus et pourtant instructif publié le 31 janvier dernier qui chiffre à plus de quatre milliards d'euros les gains qu'apporterait une meilleure authentification des particuliers sur internet grâce à l'usage des certificats de la future carte d'identité électronique française (CNIE). Les gains viendraient d'une augmentation de la productivité, du développement du volume d'affaires et de la dynamisation de l'activité économique.

Le rapport est intitulé « Etude d'impact : la signature électronique et les infrastructures à clé publique dans le contexte de l'identité numérique ». Il étudie les attentes des différents secteurs de la vie économique en termes d'identification, d'authentification et de signature en ligne. Il est publié par l'Afnor en collaboration avec la SSII Cap Gemini, le cabinet d'avocats Caprioli & Associés, la Caisse des dépôts et consignations et le prestataire de services de certification Keynectis .

L'étude a porté sur les usages des particuliers vis-à-vis des sphères publiques et privées : sites marchands, crédit à la consommation, banque de réseau et banque en ligne, actes juridiques, assurance maladie et services de l'Etat.

Le document rappelle que le ministère de l'intérieur a décidé de rendre facultatifs les certificats d'authentification et de signature mais qu'ils seront fournis gratuitement aux ayant droits, lors de la remise du titre et activés par un code secret (code PIN ou Personal Identification Number) face à l'agent de mairie.

Le rapport insiste sur le fait que les prestataires de services en ligne n'ont pas encore perçu le potentiel considérable de ces certificats pouvant générer des signatures juridiquement équivalentes à une signature manuscrite et distribués à l'échelle d'un pays. Or, le potentiel de développement des services en ligne sur la base de certificats de CNIE serait considérable. Par exemple, pour les organismes de crédit, le ratio entre prêt moyen et coût de conquête du client, pourrait diminuer de 5 % à 3,75 %. Cela entraînerait un gain de productivité de plus de 200 millions d'euros, si on estime le total d'encours à plus de 14 milliards d'euros. Dans la foulée, le cross-selling en ligne deviendrait modique, l'ensemble de la relation client étant dématérialisé. Dans ce cas, le ratio encours/conquête du client tomberait à 3 %, générant un gain de productivité supérieur à 600 millions d'euros, sur un total estimé de 10 milliards d'euros en cross-selling.

Dans le même ordre d'idées, la banque en ligne bénéficiera de l'usage des certificats de la CNIE. Une authentification en ligne par leur biais entraînerait une baisse des coûts de conquête du client d'environ 100 à 150 ?, soit un gain de productivité d'environ 13 millions d'euros, si l'on considère que la moitié des nouveaux clients contracteront exclusivement par internet. Mais le véritable dynamisme se trouvera dans la progression des sommes investies par le biais du web - près de 2 milliards d'euros à ce jour - avec une croissance d'environ 10 % l'an.

Citons, encore la démarche de dématérialisation de plus de 130 millions de formulaires qui pourraient être traités automatiquement, si elle était massivement adoptée par les professions libérales, PME et indépendants, d'où un gain de productivité considérable pour les agents de l'Etat. Reste que le projet de carte d'identité électronique est toujours en attente d'un passage devant l'Assemblée nationale.

RT

"Boitasignes" propose une communication adaptée pour les personnes malentendantes
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Dans notre lettre 465 du 22 février, nous évoquions "Écho", une solution de communication intuitive et mobile, qui s'adresse aux personnes privées de la parole de manière temporaire ou permanente. Dans un souci d'équité et de neutralité, nous tenons à préciser qu'il existe également une autre société, "Boitasignes", basée à Perpignan, qui travaille avec de nombreux organismes, sociétés et mairies pour proposer des systèmes d'adaptation permettant de rendre accessible l'information (site Internet, cdrom, vidéo institutionnelle, documentation, publicité ...) aux personnes sourdes et malentendantes par le biais de vidéo en Langue des Signes.

Boitasignes

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Le marché du solaire photovoltaïque en progression de +200 % en 2007
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Le marché du solaire photovoltaïque en France a représenté en 2007 une puissance de 45 mégawatts (MW), dont 40 % dans les DOM, en progression de 200 % par rapport à 2006. Quant au solaire thermique, qui sert à chauffer l'eau et/ou l'habitation, il a représenté en 2007 323.000 mètres carrés de capteurs installés, soit une puissance de 226 MW, en hausse de 15 % par rapport à 2006, ajoute l'association Enerplan dans un communiqué.

Pour établir le bilan du solaire photovoltaïque, qui sert à fabriquer de l'électricité, Enerplan cite une évaluation de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) qui estimait le marché supérieur à 14,4 MW installés en 2006, dont 8,4 MW pour les Dom-Tom et la Corse. Compte tenu des demandes de raccordement évaluées à 50 MW, "avec un taux de 10 % de projets qui n'aboutiront pas, le marché photovoltaïque français serait de 45 MW", dont 40 % dans les Dom, en 2007, estime Enerplan.

ENERPLAN

Des habits pourront alimenter votre baladeur
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Le frottement de nanotubes d'oxyde de zinc implantés autour de fibres textiles permet de récupérer l'énergie du soleil, du vent ou des mouvements du corps humain pour produire de l'électricité, selon une étude publiée dans Nature.

Ces nanotubes possèdent des propriétés piézoéelectriques, c'est-à-dire qu'ils se polarisent électriquement sous l'effet d'une force mécanique. «Pour capturer l'énergie des vibrations ou des irrégularités qui résultent de la marche à pied, des battements du coeur, du bruit ambiant ou de la circulation de l'air, il est important d'explorer des technologies innovantes qui fonctionnent à de faibles fréquences (inférieures à 10 hertz) basées sur des matériaux souples», selon l'équipe de chercheurs du Georgia Institute of Technology, à Atlanta (Etats-Unis).

De tels tissus pourraient être utilisés pour fabriquer des vêtements qui alimenteraient de petits appareils électriques. Les nanotubes pourraient également être incrustés dans des rideaux ou des tentes pour capter l'énergie éolienne, des vibrations sonores ou d'autres formes d'énergie mécanique. Les tubes implantés sur les fils ont un diamètre compris entre 50 et 200 nanomètres (millionième de millimètre) et une longueur d'environ 3,5 microns (environ un 1/300ème de millimètre).

A la fin du processus de fabrication du tissu, deux couches de tétraéthoxysilane (TEOS) sont ajoutées de part et d'autre de la fibre pour lui rendre de la souplesse et mieux lier entre eux les nanotubes. «Les deux fibres se frottent l'une contre l'autre à la manière de deux goupillons dont les poils se touchent, permettant au processus de semi-conducteur piézoélectrique de convertir le mouvement mécanique en énergie électrique», explique Zhong Lin Wang, l'un des trois auteurs de l'étude.

Technaute

Le solaire photovoltaïque se développe sur les toits plats des bâtiments
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Le syndicat de l'eau potable du grand bassin cannois, baptisé Sicasil, s'est vu confier par les Maires de plusieurs villes, la tâche essentielle d'assurer l'approvisionnement en eau potable des habitants des communes d'Auribeau-sur-Siagne, Cannes, Le Cannet, Mougins, Pégomas, La Roquette-sur-Siagne, Théoule-sur-Mer et Vallauris, soit 80.000 personnes. Pour répondre à cette mission, cinq usines de production et plus de 40 réservoirs permettent d'assurer une pression constante et une régulation de l'approvisionnement pendant les arrêts des unités de production et des stations de pompage.

Le Sicasil dispose donc d'un vaste patrimoine foncier au travers de ses infrastructures ; patrimoine qu'il souhaite aujourd'hui valoriser pour la production d'électricité à partir de panneaux solaires photovoltaïques. Ces nombreux équipements se situent en effet dans un secteur géographique où l'ensoleillement est bien adapté : 4.080 Wh/m2/jour en moyenne à Cannes, contre 3.070 Wh/m2/j à Paris. Le syndicat a donc réalisé en 2006 une étude de faisabilité technique et financière pour caractériser les potentialités de production. Sur 45 sites étudiés au total, l'étude a conclu à une faisabilité réelle pour quatorze sites de production ou de stockage d'eau potable.

Un premier site a été équipé et inauguré au début du mois de février. L'installation est implantée au-dessus de la toiture du réservoir d'eau potable de Ranguin sur une superficie de 220 m2. Elle comporte un champ de 184 modules photovoltaïques pour une puissance installée de 32 kilowatts crête (32 kWc) raccordée au réseau qui produira annuellement 42 MWh.

Le montant de l'investissement de cette première installation s'élève à un peu moins de 200.000 euros mais s'inscrit dans une première tranche de travaux de 1,1 million d'euros. En effet, après le site de Ranguin, les toits de l'usine de l'Apié et ceux du réservoir de l'usine de Nartassier seront également équipés en panneaux photovoltaïques et mis en service avant la fin du printemps. Pour ces premiers travaux, le syndicat bénéficie d'une aide financière du Conseil Général des Alpes-Maritimes de 25 % et de la région Provence Alpes Côte d'Azur pour 20 % ce qui selon lui laisse présager un temps de retour sur investissement de 10 ans.

Au total, le syndicat prévoit l'équipement de près de 3.000 m2 de panneaux photovoltaïques, pour une puissance de 400 kilowatts crête (kWc) soit une production annuelle estimée à environ 550 MWh. Cette production équivaut à 10 % de l'énergie électrique consommée annuellement par l'ensemble des installations du Sicasil. Les travaux vont s'échelonner sur trois ans pour un montant global de l'opération qui s'élèvera à trois millions d'euros.

Par ailleurs, 54.000 m² de membranes solaires sont actuellement en cours d'installation, en étanchéité d'un bâtiment de FM Logistic qui accueillera les activités logistiques de l'enseigne Carrefour. Situé à Laudun, dans le Nord du Gard, ce bâtiment disposera d'une membrane d'étanchéité intégrant une centrale photovoltaïque d'une puissance de 1,4 MWc. Cet équipement produira 1.650 MWh par an.

AE

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
Des planètes similaires à la Terre fréquentes dans notre galaxie
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Des planètes de type terrestre se formeraient dans quasiment tous les systèmes solaires similaires au nôtre dans la Voie Lactée, notre galaxie, ce qui permet de penser que la vie est plus répandue qu'estimé, selon des travaux rendus publics récemment aux Etats-Unis. L'astronome Michael Meyer, de l'université d'Arizona (sud-ouest) travaillant avec le télescope spatial Spitzer de la Nasa, a déterminé qu'au moins 20 % et peut-être jusqu'à 60 % d'étoiles comparables à notre soleil permettraient la formation de planètes rocheuses comme la Terre. "Nous avons étudié l'évolution des gaz et de la poussière autour d'étoiles similaires à notre soleil à différentes périodes et comparé les résultats à ce à quoi ressemblait notre système solaire --âgé d'environ 4,6 milliards d'années-- dans les premiers stades de son évolution", a expliqué l'astronome qui présentait son étude à la conférence annuelle de l'Association américaine pour la promotion de la Science (AAAS), à Boston (Massachusetts, nord-est).

Au cours de leurs recherches, Michael Meyer et une équipe d'astronomes ont étudié six groupes d'étoiles ayant des masses comparables à celle de notre soleil qu'ils ont rassemblées par classes d'âge allant de trois millions à trois milliards d'années. Par ailleurs, selon cette étude, les planètes similaires à la Terre seraient plus nombreuses dans la Voie Lactée que les planètes gazeuses. "A première vue, la fréquence de formation de planètes de type terrestre est plus élevée que la fréquence estimée de formation des grandes planètes gazeuses comme Jupiter", a expliqué l'astronome lors d'une conférence de presse, ajoutant: "c'est un résultat exaltant".

"Mais les résultats de cette étude doivent encore être peaufinés", a-t-il relevé, expliquant qu'il y avait différentes façons d'interpréter ces données. "Le vrai test viendra avec le lancement de la mission Kepler de la Nasa", a indiqué le scientifique.

Kepler, qui doit être lancé en février 2009 après plusieurs reports, est doté d'instruments pour rechercher des exo-planètes, en observant la luminosité de quelque cent mille étoiles pendant quatre ans afin de détecter les passages périodiques des planètes devant leur étoile. "La formation planétaire est une activité très désordonnée qui a probablement abouti à la grande diversité de planètes observées dans d'autres systèmes solaires", a poursuivi ce chercheur.

AAAS

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Thor, le système de recyclage non sélectif
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Il est bien connu que le traitement des déchets est onéreux et problématique. La tragédie de la Campanie, pour laquelle médias et institutions tirent la sonnette d'alarme, le démontre parfaitement. Mais il ne faut pas perdre de vue que les déchets solides urbains peuvent également représenter une ressource. C'est sur cela que se base le système THOR (Total House Waste Recycling - Recyclage Complet des Déchets Domestiques), développé par le CNR (Conseil National de la Recherche) et la société ASSING Spa de Rome. Il permet de récupérer et raffiner tous les déchets et les transformer en matériaux réutilisables en combustible grâce à l'élévation du pouvoir calorifique, et ceci sans passer par les caisses séparées du tri sélectif.

THOR est une technologie développée entièrement en Italie grâce à la recherche publique et privée, basée sur un processus de raffinage mécanique des déchets, lesquels sont traités de façon à séparer tous les composants utiles des substances nocives ou inutilisables. Comme un moulin de nouvelle génération, l'équipement THOR réduit les déchets à dimension microscopique (inférieure à dix millièmes de millimètre). Le résultat du procédé est une matière homogène, purifiée des substances nocives et du contenu calorifique, utilisable comme combustible et comparable a un carbone de bonne qualité.

"Un combustible utilisable dans tout type de système thermique" ajoute Paola Plescia, chercheur de l'Ismn-Cnr et inventeur du THOR, "y compris les moteurs fonctionnant au biodiesel, les chaudières à vapeur, les systèmes de chauffage centralisé et les équipements de thermo-valorisation des biomasses". Il est possible d'utiliser le produit soit comme un combustible solide ou produire de l'huile bio pour les moteurs diesel avec une pyrolyse.

Le premier équipement THOR, actuellement en fonctionnement en Sicile, réussit à traiter jusqu'à huit tonnes par heure et ne nécessite pas une aire de stockage en attendant le traitement. Il est complètement mécanique, non thermique et ce qui fait qu'il peut être mis en marche seulement lorsqu'il sert, limitant et éliminant ainsi le stockage des déchets et les conséquences des odeurs. Il a été également projeté un équipement mobile pour les situations d'urgence. Un équipement traitant 4 tonnes par heure occupe un espace maximum de 300 mètres carrés et a un coût moyen de 2 millions d'euros.

L'installation peut être montée sur camions ou sur bateaux. Dans ce dernier cas, la production d'une installation embarquée peut augmenter jusqu'à dix tonnes par heure et le combustible obtenu du traitement, rendu liquide par une pyrolyse, peut être utilisé directement pour l'embarcation ou revendu à l'extérieur.

BE

Une raffinerie verte à Ploërmel
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Déchets animaux, déchets végétaux, algues vertes : à partir de 2009, la fée Morgane les transformera en engrais et en électricité... Une révolution verte à l'Ouest et une réponse à des problèmes de pollution. Morgane est, selon ses concepteurs, un projet de raffinerie verte « unique en Europe ». Elle verra le jour en 2009, non loin de la forêt de Brocéliande, à Ploërmel (56). Cette mystérieuse Morgane, dernier bébé de la société morbihannaise Olmix, spécialisée dans la « chimie verte », a été présentée à Paris. Morgane est une pionnière.

La Bretagne ne manque ni d'algues vertes (400.000 t...), ni de déchets animaux et végétaux. Morgane compte bien faire de l'or vert avec tout ça... Algues vertes, lisier : tout va être broyé. Les produits vont ensuite subir une méthanisation. Puis tout sera filtré et tous ces déchets devraient se transformer en énergie, en gaz et électricité. Mieux : il n'y aura pas que de la chaleur : de Morgane ressortiront également des engrais et des fongicides naturels, fruit du jus d'algue verte et d'argile. C'est son secret : Morgane est le seul pôle de chimie verte à utiliser les algues vertes soulignait le président d'Olmix, Hervé Balusson.

Les autres pays européens utilisent de l'orge ou du blé. Résultat : des cours qui flambent, mettant en concurrence directe filières alimentaire et énergétique. Ce n'est pas pour rien que les biocarburants, annoncés comme la panacée, sont aujourd'hui bien décriés... Morgane devrait traiter entre 40.000 et 45.000 t de matières pour produire des énergies renouvelables, l'alternative aux énergies fossiles. Elle devrait fournir un mégawatt d'électricité. Mieux, engrais, fongicides : elle pourra tout faire sans aucun rejet car de Morgane ne jaillira que de l'eau propre. Morgane a un coût : quatre millions d'euros. L'unité est née d'un montage innovant associant des partenaires publics et privés. D'ici quelques années, elle devrait donner naissance à une quinzaine d'unités dans l'Ouest.

Kavadenn

Environnement : Seuls 4 % de la surface des océans sont purs
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Pour la première fois, des scientifiques américains, britanniques et canadiens ont élaboré une carte de la pollution des océans. Le résultat est édifiant. Seuls 4 % de leur surface sont encore purs.

La Mer du Nord, elle, apparaît toute noire sur la carte. Elle décroche une palme peu enviable. Même les scientifiques à la base de ce travail sont consternés. Ils ne s'attendaient pas à de tels ravages. Pour réaliser cette étude, les chercheurs ont sélectionné dix sept activités humaines qui peuvent blesser l'écosystème marin, comme la pêche, la pollution ou le réchauffement climatique.

Sur cette base, ils ont dressé cette carte qui paraît dans le magazine Science. Les dégâts apparaissent directement et même d'une manière plus grave qu'imaginée. La seule pureté, ces fameux 4 % d'eaux intactes se trouve près des pôles. Mais il faut dire que la glace protège ces eaux. Cette étude montre l'énorme impact de l'homme. Surtout en Mer du Nord et en Mer de Chine.

Mais la Méditerranée, la Mer Rouge ou encore la mer de Béring n'ont pas grand chose à leur envier. Interrogé par le Morgen, un responsable de l'Institut flamand de la Mer du Nord explique que cette mer est peu profonde. Et qu'elle est aussi une des voies maritimes les plus fréquentées au monde. Mais pour l'Institut flamand le tableau serait trop noir. Les cas de pollution diminuent.

En revanche, les Néerlandais trouvent que le tableau n'est pas assez noir. Pour eux, l'étude ne tient pas assez compte de la surpêche ou du réchauffement climatique. La partie néerlandaise de la mer du Nord offre sur la carte quelques plus belles couleurs. Un peu moins de pollution donc du côté néerlandais. Cependant tout est relatif, car la vue sur mer donnée par cette carte n'a rien d'une carte postale.

RTFB

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Première européenne médicale à Genève : un aveugle recouvre la vision
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Une équipe du Service d'ophtalmologie des Hôpitaux universitaires de Genève a implanté un stimulateur électronique novateur sur la rétine d'un patient aveugle. Il s'agit de la première intervention de ce type en Europe.

L'opération s'est déroulée le 11 février dernier. Les médecins suisses ont été assistés dans l'opération par des collègues de Los Angeles et de Paris. La prothèse qui a été implantée permet de restaurer «une vision élémentaire». Le patient qui en a bénéficié se porte bien, ont annoncé les HUG.

L'implant électronique est placé sur la rétine. Sa mission est de se substituer aux cônes et aux bâtonnets, des cellules sensibles à la lumière qui sont gravement lésées dans certaines maladies héréditaires de la rétine. La prothèse utilisée à Genève a été fabriquée par la société californienne Second Sight.

TDG

Une nouvelle technique permet d'obtenir des radiographies plus détaillées
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Une équipe de chercheurs européens a mis au point une technique permettant d'obtenir des radiographies extrêmement détaillées grâce à un équipement conventionnel d'imagerie semblable à celui communément utilisé dans les hôpitaux et aéroports. Cette nouvelle technique produit des images appelées «images en champ sombre». Elle pourrait être utilisée dans une série d'applications telles que l'imagerie médicale ou la sécurité.

Contrairement à la technique habituelle, les images en champ sombre capturent la diffusion des rayons X à l'intérieur du tissu, ce qui permet de voir les légères modifications dans les os, les tissus mous et autres organes. L'image obtenue est beaucoup plus claire et détaillée que celle obtenue par rayons X simples. Dans le domaine médical, la sensibilité accrue de cette méthode permet d'identifier plus clairement d'infimes fractures et de mesurer la densité des os.

En outre, la diffusion des radiations dans les cancers et les cellules formant les plaques est différente de celle des cellules normales ; ainsi, les images en champ sombre de tissus mous pourraient permettre de diagnostiquer plus facilement les tissus cancéreux ou les plaques associées à la maladie d'Alzheimer. Cette sensibilité accrue est visible sur la photo d'aile de poulet publiée dans l'article ad hoc de la revue Nature Materials.

Dans le domaine de la sécurité, la structure microcristalline des explosifs implique une diffusion intense des rayons X, ce qui facilite leur identification dans les images en champ sombre. Dans les industries aéronautique et maritime, les rayons X en champ sombre pourraient permettre de détecter de minuscules brèches ou des traces de corrosion sur des structures telles que les ailes d'un avion ou la coque d'un navire.

Cependant, le potentiel intégral de ces images en champ sombre est jusqu'à présent resté inexploité ; en effet, la technologie permettant de produire ce genre d'images requiert des éléments d'optique cristalline sophistiqués ainsi que la source de rayons X la plus brillante : la lumière synchrotron. Dans leur article, les chercheurs danois et suisses expliquent la manière dont ils ont utilisé des grilles nanostructurées fixées sur des sources de radiations traditionnelles afin de produire des images en champ sombre.

«La communauté scientifique travaille sur les images en champ sombre depuis bien des années», a commenté le professeur Franz Pfeiffer de l'Institut Paul Scherrer et de l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne en Suisse. «Cependant, jusqu'à présent, la réalisation de ces images n'avait été possible que grâce à l'utilisation d'équipements d'optique cristalline sophistiqués», a ajouté Christian David, du PSI. «La technique que nous avons mise au point utilise de nouveaux composants optiques de rayons X sous forme de grilles nanostructurées ; ces dernières permettent ainsi l'utilisation d'un large spectre, y compris la gamme standard d'énergies utilisées dans les équipements de rayons X traditionnels des hôpitaux ou des aéroports.»

Les chercheurs espèrent mettre au point une adaptation de cette technique à des fins médicales. «Associée avec la technique d'imagerie par contraste de phase que nous avons développée en 2006, nous avons désormais la possibilité d'obtenir le même champ d'application des techniques d'imagerie dans les rayons X à large spectre qu'avec la lumière visible», a conclu le professeur Pfeiffer.

Cordis

Thérapie anticancéreuse : production du premier lot de l'in vivo-jetPEI
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Produit selon la norme GMP (Good Manufacturing Practice) par Polyplus-transfection, une entreprise de Strasbourg spécialisée dans le développement de solutions innovantes pour la transfection et la thérapie génique, ce premier lot est destiné à la réalisation d'un essai clinique de phase II dans la domaine de la thérapie anticancéreuse courant 2008. Rappelons que la transfection est une technique de transfert de gènes ou d'ARN interférents qui permet de franchir les barrières cellulaires et rend possible le transport intracellulaire de biomolécules à vocation expérimentale ou thérapeutique. Sur ce marché de la transfection, cette entreprise, basée à Strasbourg, qui dispose de deux licences exclusives du CNRS et, par ailleurs, a déjà déposé plusieurs brevets, se positionne dès aujourd'hui comme un des leaders technologiques.

Précisons que la molécule d'in vivo-jetPEI proposée par Polyplus-transfection présente la particularité de transfecter efficacement in vitro et in vivo, ce qui n'est pas le cas de la plupart des agents de transfection déjà commercialisés. D'où la possibilité pour les clients de cette entreprise d'utiliser un agent de transfection, dès les premières étapes de leurs projets à visée thérapeutique jusqu'au stade des essais cliniques humains.

BE

Baisse du nombre de cancers du sein en France
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

La baisse du nombre de nouveaux cas de cancers du sein observée en France en 2005-2006, après l'effondrement du recours aux traitements hormonaux de la ménopause, pourrait encore diminuer grâce à la prévention et notamment à des changements de mode de vie.

Comme dans tous les pays à revenus élevés, le nombre de nouveaux cas de cancer du sein (incidence) a considérablement augmenté ces trente dernières années, même si la mortalité reste relativement stable (autour de 10.000 décès/an en France) du fait des progrès des traitements et du dépistage par mammographie entre 50 et 74 ans, remarque l'Académie de Médecine qui vient de d'émettre des recommandations de prévention et un rapport sur le même thème.

Les femmes se voient ainsi conseiller d'éviter l'excès de boisson (plus de deux verres de vin par jour), la sédentarité, l'obésité après la ménopause. Autre facteur favorisant le risque de ce cancer féminin : l'âge tardif des grossesses. "En France l'âge moyen pour le 1er enfant est passé de 24 ans en 1970 à 28-29 ans depuis 2001 et n'a aucune tendance à baisser", notent les professeurs Henri Rochefort et Jacques Rouësse, auteurs de ces deux documents de l'académie."Les femmes doivent être informées du bénéfice d'une première grossesse avant 25 ans", soulignent-ils.

Mais "comment faciliter l'effet protecteur des premières grossesses précoces", s'interrogent-ils. Il suggère d'encourager les femmes à avoir leurs enfants plus tôt "par une meilleure politique familiale (allocations familiales dès le premier enfant, crèches...) pour abaisser l'incidence des cancers du sein. "Il pourrait être socialement plus facile d'encourager les femmes à allaiter leur enfant au sein (si possible pendant au moins six mois)" ajoutent-ils en évoquant, outre les bénéfices de l'allaitement pour l'enfant, "la protection pour la femme, maintenant démontrée par l'épidémiologie".

L'académie de médecine prend également position en faveur d'une prévention médicamenteuse (avec le tamoxifène et le raloxifène) pour les femmes ménopausées à très haut risque de faire un cancer du sein, par exemple en raison de mutations génétiques, et plaide pour un feu vert, à ce sujet, de l'agence du médicament (Afssaps).

La baisse de l'incidence des cancers du sein en 2005 et en 2006, publiée dans le Bulletin du Cancer de janvier, qui s'expliquerait par "la diminution massive et simultanée" des traitements hormonaux de la ménopause (THM), est également observée dans d'autres pays comme les Etats-Unis.

En France, ces traitements hormonaux (THM) ont, entre 2000 et 2006, diminué de 62 % alors que le nombre de dépistages mammographies organisés augmentait de 335 %, relèvent dans le Bulletin du Cancer, les auteurs. Aux Etats-Unis, cette incidence a baissé de 12 % en 2003, soit assez rapidement après la chute de 50 % des prescriptions hormonales de la ménopause, note l'académie.

En 2002, une vaste étude américaine (Women's Health Initiative - WHI) avait montré que le THS entraînait une augmentation du risque de cancer du sein et ne protégeait pas du risque de crise cardiaque. Le THM expose également "à une augmentation du risque d'accident vasculaire cérébral (risque de paralysie, de décès...)" et à "une augmentation du risque de cancer de l'ovaire", a récemment rappelé l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).

ANM

Les radicaux libres à nouveau impliqués dans le processus de vieillissement
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Les fameux radicaux libres, chers aux crèmes cosmétiques, sont les « déchets » de la dégradation de l'oxygène dans la chaîne respiratoire. Ces molécules s'attaquent ensuite à divers composants cellulaires : les protéines, les lipides ou encore l'ADN. En 1957, Denham Harman a d'ailleurs proposé la théorie des radicaux libres et du vieillissement, mettant en relation la production d'oxydants avec l'apparition de pathologies et le décès prématuré. Cette théorie stipule que les radicaux dérivés de l'oxygène s'accumulent chez les sujets âgés et provoquent des dommages cellulaires irréversibles.

En mettant en lumière le rôle des radicaux libres dans un nouveau mécanisme accélérant le vieillissement, l'équipe « Stress et cancer » de Fatima Mechta-Grigoriou1 (unité 830 Inserm/Institut Curie) alourdit encore les charges pesant sur ces petites molécules. Tout est parti de l'étude du gène junD qui protège les cellules du stress oxydatif chronique. En effet, JunD stimule l'expression de gènes « antioxydants », empêchant l'accumulation des radicaux libres.

L'équipe de l'Institut Curie a par ailleurs montré que la présence de radicaux libres stimule l'angiogenèse : ce mécanisme par lequel se forment de nouveaux vaisseaux sanguins est un processus clef du développement tumoral. En protégeant les cellules contre le stress oxydatif, JunD exerce donc aussi un effet antiangiogénique. Mais les chercheurs de l'Institut Curie viennent de découvrir que le rôle de JunD ne s'arrête pas là : ils ont ainsi pu observer que l'inactivation de junD provoque un vieillissement prématuré chez les souris qui souffrent également d'hypoglycémie persistante due à une hyper-insulinémie chronique.

Or, la théorie du métabolisme et du vieillissement a établi que l'activation des voies de signalisation dépendantes de l'insuline et de son homologue IGF-1 est capable de réduire la durée de vie dans diverses espèces. L'hyper-insulinémie chronique des souris déficientes en junD peut donc, au moins en partie, être responsable du raccourcissement de leur vie. Et c'est bien ce qu'a démontré l'équipe de Fatima Mechta-Grigoriou. L'étude des souris dont le gène junD est inactivé a permis de relier entre elles les deux théories majeures du vieillissement, en mettant en évidence un nouveau mécanisme pro-angiogénique, associant le stress oxydatif, la sécrétion d'insuline et la durée de vie. L'angiogenèse est le chaînon manquant entre la théorie des radicaux libres et la théorie métabolique.

Concrètement, le mécanisme est le suivant : l'inactivation de junD provoque un stress oxydatif pancréatique constitutif qui stimule l'angiogenèse dans cet organe. Les vaisseaux néo-formés augmentent à leur tour la sécrétion d'insuline et l'activation des voies de signalisation de l'insuline favorise le vieillissement. JunD est ainsi la clé de voûte d'une cascade de réactions complexes allant de la régulation du stress oxydatif à la modulation de la durée de vie, via l'angiogenèse.

De façon prometteuse, l'ajout d'un anti-oxydant dans le régime alimentaire des souris déficientes en junD rétablit les dérèglements - angiogenèse, hyper-insulinémie et vieillissement - dus à l'inactivation de ce gène. Les effets du traitement anti-oxydant sont donc la preuve du rôle des radicaux libres, de l'angiogenèse et de l'insuline dans la longévité. Dans cette nouvelle étude, les chercheurs de l'Institut Curie décrivent le rôle pivot de JunD dans la cascade menant du stress oxydatif à la longévité. Ils établissent pour la première fois le lien que représente l'angiogenèse entre les 2 théories principales expliquant le vieillissement, « la théorie des radicaux libres » et « la théorie métabolique ».

SA&

Le surpoids augmente le risque de cancer
Vendredi, 29/02/2008 - 00:00

Le surpoids augmente le risque de développer diverses formes de cancer, mais pas les mêmes chez les hommes et les femmes. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Institut de médecine sociale et préventive (ISMP) de l'Université de Berne, publiée dans la revue "The Lancet". Si le lien entre surpoids et risque accru de cancer est devenu une évidence ces dernières années, l'étude de l'ISMP, menée avec des chercheurs de Manchester, étaie et détaille cette relation. "Nous avons constaté pour la première fois des risques de cancer plus élevés et différents chez les hommes et les femmes en surpoids que chez les personnes de poids normal et entre les diverses régions du monde", précise Marcel Zwahlen, chef de l'Unité de soutien à la recherche de l'ISMP. L'étude montre qu'une augmentation de l'indice de masse corporelle (IMC) entraîne chez les deux sexes un net accroissement du risque de cancer de l'oesophage, de la thyroïde, des reins et de l'intestin.

Chez les hommes, le surpoids accroît en outre le risque de cancer de la peau. Il existe par ailleurs un lien entre surcharge pondérale et leucémies et engorgements lymphatiques. De leur côté, les femmes en surpoids présentent un risque plus élevé de développer un cancer du sein après la ménaupose, un cancer du col de l'utérus, de la vésicule biliaire ou du pancréas. Les Asiatiques en surcharge pondérale sont en outre nettement plus exposées au risque du cancer du sein que les Européennes ou les Nord-Américaines. Les causes de ces différences sont encore inconnues, avouent les chercheurs. Elles devront faire l'objet d'études complémentaires.

Yahoo

^ Haut
VOTRE INSCRIPTION
Vous recevez cette lettre car vous êtes inscrits à la newsletter RTFLash. Les articles que vous recevez correspondent aux centres d'intérêts spécifiés dans votre compte.
Désinscription Cliquez sur ce lien pour vous désinscrire.
Mon compte pour créer ou accéder à votre compte et modifier vos centres d'intérêts.
PLUS D'INFOS
Suivez-nous sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook
 http://www.rtflash.fr
back-to-top