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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 915
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 22 Septembre 2017
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Egalement dans ce numéro
Avenir
Une anguille robotique qui traque les sources de pollution dans l'eau
Relay, le premier robot majordome, trouve sa place dans les hôtels américains
Matière
La valorisation énergétique des déchets pourrait remplacer trois réacteurs nucléaires
Une batterie ionique qui se recharge presque instantanément
Vivant
Myopathie de Duchenne : la thérapie génique confirme ses potentialités
Le thé vert : bon pour la ligne et le cerveau !
La stimulation cérébrale pour traiter la schizophrénie
Consommer de l'huile d'olive et du vin rouge réduit le risque de mortalité prématurée
Vers un vaccin contre la maladie de Lyme
Une éponge d'Alaska contre le cancer du pancréas
Le café confirme ses bienfaits pour la santé
Leucémies : la révolution des lymphocytes T génétiquement modifiés
Tous les régimes végétariens ne se valent pas !
Une puce dans le cerveau pour restaurer l'ouie ou la vue…
Quand les virus communiquent entre eux !
Edito
Intelligence Artificielle : faut-il en avoir peur ?



Le Premier Ministre vient de confier à Cédric VILLANI, nouveau député et mathématicien brillant (Lauréat 2010 de la Médaille Fields), Président de l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques (OPECST), une mission d’information sur l’Intelligence Artificielle.

Je tiens par cet éditorial à apporter ma modeste contribution à cette réflexion.

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Tous les cinéphiles et amateurs de science-fiction ont encore à l’esprit cette scène d’anthologie, dans le célèbre film de Stanley Kubrick, « 2001 : odyssée de l’espace », où l’on voit le super ordinateur HAL (son nom est composé des 3 lettres qui précèdent les lettres IBM), qui contrôle la bonne marche du vaisseau spatial d’exploration en route vers Jupiter, refuser brusquement d’obéir aux ordres du commandant de bord et tenter d’éliminer les uns après les autres tous les membres d’équipage. Un demi-siècle après la sortie de ce film prémonitoire, la réalité est en train de rejoindre la fiction et un vif débat s’est fait jour depuis quelques semaines, dans la communauté scientifique mais également dans les milieux économiques, sur les dangers, réels ou supposés, qui pourraient résulter des impressionnantes avancées réalisées récemment dans le domaine de l’intelligence artificielle.  

À travers les médias et les réseaux sociaux, plusieurs personnalités scientifiques de premier plan, comme le physicien Stephen Hawking et plusieurs dirigeants d’entreprises numériques de taille planétaire, comme Bill Gates, Éon Musk, Marc Zuckerberg, ou Jeff Bezos, ont exprimé leurs réflexions et leurs préoccupations sur les conséquences de l’utilisation et de la diffusion généralisée de l’intelligence artificielle dans l’ensemble des secteurs d’activités humaines. 

Longtemps confinée dans les laboratoires de recherche, l’intelligence artificielle ne cesse, depuis quelques années, d’étendre et de diversifier ses applications avec une efficacité redoutable. Déjà largement présente dans les domaines de la santé, de la recherche, de l’industrie, des transports, l’intelligence artificielle est également en train de s’imposer dans le vaste et protéiforme secteur des services et du commerce. 

En France, le secteur bancaire a récemment pris conscience des immenses potentialités de l’I.A en matière d’amélioration de la productivité et du profit. La BNP a ainsi créé, il y a un an, son Lab A.I, dirigé par un polytechnicien, Edouard d'Archimbaud. L’ambition de cette unité de recherche directement connectée sur l’entreprise est claire : fédérer et structurer l’ensemble des données, à l’aide de puissants outils d’I.A, dans le but de décupler la capacité d’analyse cognitive des agents et collaborateurs de la banque, tout en proposant des offres et services totalement personnalisés aux clients de cet établissement bancaire.  

Et en seulement un an, les résultats concrets sont déjà impressionnants. Grâce aux nouveaux outils développés par ce laboratoire, la BNP dispose à présent d’un système d'analyse automatique des contrats parmi les plus performants du monde. Cet outil permet de réduire de moitié le temps de lecture et peut par exemple analyser trois contrats de 150 pages chacun en moins d’une minute… 

Dans le même esprit, la banque s’est dotée d’un nouveau moteur de traduction intelligent extrêmement performant. En utilisant les nouvelles techniques d’apprentissage profond, la BNP a réussi à se doter en moins de six mois d’un système de traduction automatique remarquable et pleinement opérationnel auprès de sa clientèle. 

Outre-Atlantique, Microsoft a présenté, il y a quelques semaines sa dernière mouture de l'HoloLens, son casque de réalité augmentée. Cette interface, qui a été spécialement conçue pour faire fonctionner des programmes d'intelligence artificielle, devrait être commercialisée en 2019. Destinées dans un premier temps à un usage professionnel, ces lunettes de réalité augmentée peuvent afficher des hologrammes dans le champ de vision des utilisateurs. Ce casque présente en outre un autre avantage décisif : grâce à un processeur supplémentaire entièrement dédié à l’I.A, il n’a pas besoin d’être relié à un ordinateur pour fonctionner.

L'HoloLens sera capable, de manière autonome, de reconnaître une image ou comprendre le discours d'une personne en quelques secondes. Cette autonomie de fonctionnement constitue également une avancée majeure en matière de sécurité et de protection des données, celles-ci étant stockées et traitées directement dans l'appareil.

Tout récemment, Microsoft a également annoncé une nouvelle avancée en matière d’intelligence artificielle, et plus particulièrement dans son traitement. Profitant de la tenue du Hot Chips 2017, le géant de Redmond a dévoilé Project Brainwave, une solution matérielle de traitement du deep learning (apprentissage en profondeur ou réseaux de neurones). 

Brainwave s’appuie sur des puces FGPA (reprogrammables) d’Intel architecturées pour mettre en œuvre une plate-forme de traitement d’intelligence artificielle en temps réel. Cette architecture de système distribué à haute performance est intégrée directement dans les data centers de Microsoft, Azure en l’occurrence, avec une exploitation en mode DNN (Deep Neural Network).

Microsoft travaille également au développement d’un autre outil d’I.A qui pourrait à terme révolutionner le domaine de la transmission des connaissances et l’ensemble du secteur de l’enseignement et de l’apprentissage. Ce système, baptisé SynNet, se comporte comme un enseignant : après avoir dégagé le sens général d’un texte, il est capable d'apprendre à lire à une autre machine. Mais contrairement à la plupart des systèmes concurrents, l’outil développé par Microsoft n'est pas basé sur l'apprentissage itératif mais cognitif : il peut donc, comme sait le faire l’être humain, « apprendre à apprendre » lui transmettre son savoir à d’autres systèmes intelligents…

Microsoft n’est pas le seul acteur de la sphère IT à avoir recours à des puces spécialisées dans le traitement IA. Google et Amazon occupent également le terrain, tandis qu’Apple a développé le Neural Engine. Une approche différente de celle de Redmond, puisque les traitements ne s’effectuent pas dans le Cloud mais bien localement sur l’appareil qui embarque la puce dédiée à l’IA.

Le chinois Huawei, qu’il faut de plus en plus classer parmi les géants, pensait avoir grillé la politesse à Apple en annonçant récemment que son prochain processeur intégrera une Neural Processing Unit (un réseau neuronal artificiel intégré), ce qui permettra aux futurs smartphones d’Huawei de disposer en interne de puissantes fonctions d'intelligence artificielle, sans être obligés, comme c’est encore le cas pour l’instant sur tous les mobiles concurrents, de déporter les données à traiter sur des serveurs distants. Mais en mettant en vente il y a quelques jours son Iphone X, Apple a su relever le défi et a ouvert la voie en montrant que l’intelligence artificielle serait dorénavant un axe prioritaire dans le développement des smartphones. 

L’intelligence artificielle vient également de faire une entrée remarquée dans le vaste et profitable secteur d’activité des services à la personne. L’entreprise HomeServe, en coopération avec Recast.AI, vient ainsi de présenter un assistant virtuel, baptisé TOM, qui propose en temps réel des solutions personnalisées pour résoudre une multitude de problèmes et pannes domestiques.

Concrètement, cet outil se présente sous la forme d’un «chatbot» et s’inspire de messageries comme WhatsApp ou Messenger. L’utilisateur explique à « TOM » son problème par mail ou téléphone. Exploitant ces informations, Tom est capable non seulement d’établir un diagnostic précis mais encore de proposer la prestation la plus pertinente et la plus adaptée au problème rencontré. Mais Tom va encore plus loin et propose également à son client un devis personnalisé avec un prix ferme ainsi qu’une liste de professionnels compétents pouvant réaliser les travaux nécessaires. Pour l’instant Tom limite son champ d’intervention aux problèmes de plomberie mais très prochainement il pourra également être utilisé en cas de panne de chauffage, d’appareils électroménagers ou d’ordinateurs… 

Dans le domaine biologique et médical, la jeune entreprise américaine Tomwise, basée à San Francisco, a développé AtomNet, un outil remarquable exploitant toutes les ressources de l’intelligence artificielle pour concevoir très rapidement de nouvelles molécules thérapeutiques destinées à traiter de graves pathologies, comme la sclérose en plaques ou le virus Ebola. Grâce aux outils d’apprentissage profond, AtomNet est capable de répertorier une multitude d’interactions entre molécules et systèmes biologiques. Mais il va plus loin et peut repérer, parmi ces milliards d’interactions, celles susceptibles d’avoir un effet thérapeutique sur les maladies ciblées.

En France, la jeune entreprise Owkin, cofondée par Thomas Clozel, ancien chef de clinique en hématologie et Gilles Wainrib, ancien maître de conférence en informatique appliquée, s’est donné pour but de révolutionner la prise en charge et le parcours médical du patient en exploitant pleinement l’ensemble des données médicales disponibles grâce à l’intelligence artificielle.

En utilisant l’outil logiciel proposé par Owkin, les médecins disposeront d’une vision globale et complète du parcours médical du patient et pourront le dérouler sous forme chronologique ou le visualiser sous forme thématique, en comparant par exemple instantanément l’évolution des bilans sanguins des examens par imagerie médicale. Mais ce n’est pas tout : ce logiciel permettra également aux médecins de réaliser très rapidement des comparaisons entre le dossier de leur patient et ceux d’une multitude d’autres patients atteints de la même pathologie et présentant les mêmes caractéristiques de sexe, d’âge et de particularités génétiques. Cet outil permettra donc non seulement d’affiner très rapidement et de la manière la plus précise possible le diagnostic mais également de proposer au patient la stratégie thérapeutique personnalisée la plus efficace possible. 

À Lyon, l’arrivée et l’intégration des outils d’intelligence artificielle a également permis un véritable saut technologique en matière de repérage et d’analyse des mutations génétiques impliquées dans de nombreux cancers. Comme le souligne Stéphane Pinson, responsable de la plate-forme de génétique moléculaire des Hospices civils de Lyon « Quelques jours et parfois même quelques heures suffisent contre deux à trois mois auparavant pour diagnostiquer une mutation génétique ». 

Cette plate-forme génétique d’excellence au niveau mondial collabore activement avec le Centre de lutte contre le cancer Léon Bérard et travaille notamment à identifier avec toujours plus de précisions les anomalies et mutations génétiques impliquées dans les cancers les plus fréquents, comme ceux du côlon, du sein et des ovaires. Quels que soient les progrès réalisés en termes de rapidité dans le séquençage du génome, l’analyse rapide de ces milliers de giga-octets d’informations serait tout simplement impossible à réaliser sans le recours aux outils d’apprentissage profond et d’intelligence artificielle. 

Mais si ces quelques exemples démontrent à l’évidence à quel point l’utilisation et la diffusion des dernières avancées en matière d’intelligence artificielle peuvent s’avérer bénéfiques pour nos sociétés, cette révolution conceptuelle et technologique présente également des aspects plus inquiétants et une face obscure qu’il ne faut pas occulter. 

Une équipe de recherche de Google a par exemple découvert il y a un peu plus d’un an que leur programme Neural Machine Translation avait développé, à partir de trois langues différentes (anglais, japonais, coréen) sa propre langue interne et que ce nouveau langage était utilisé entre deux chatbots pour dialoguer, ce qui n’avait absolument pas été prévu par les concepteurs du système… 

Elon Musk, le charismatique patron de Space X, a récemment réitéré ses réserves et ses craintes au sujet d’un développement anarchique et incontrôlé des outils d’intelligence artificielle dans nos sociétés. Exprimant un point de vue proche de celui du physicien Stephen Hawking, Musk imagine comme tout à fait possible un scénario catastrophe dans lequel un système planétaire d’intelligence artificielle déciderait brusquement, à la suite d’un raisonnement autonome ayant échappé à ses concepteurs humains, de déclencher une guerre ou de provoquer une catastrophe biologique ou industrielle pour servir ses propres finalités…

On peut considérer bien sûr qu’une telle perspective relève de la pure science-fiction et c’est d’ailleurs ce que pensent un certain nombre de spécialistes de l’I.A et de l’informatique qui nous expliquent qu’il est structurellement impossible qu’un système d’intelligence artificielle puisse se mettre à agir en dehors du cadre logiciel qui lui a été fixé et décide brusquement, comme l’ordinateur HAL 9000, de poursuivre ses propres buts.

Mais cet avis n’est pas partagé par tous les scientifiques et certains spécialistes considèrent que des machines, de type quantique par exemple, possédant une puissance de calcul phénoménale et exploitant des logiciels d’intelligence artificielle en ayant accès à une masse presque inconcevable de données, pourraient connaître des phénomènes d’émergence de propriétés nouvelles, comme cela a été le cas en matière d’évolution biologique. De telles machines pourraient alors s’affranchir des différents programmes régissant leur fonctionnement et se mettre à réfléchir de manière autonome à la définition de leur propre but et aux moyens d’y parvenir… 

Mais sans attendre qu’un tel scénario survienne, Jean-Paul Laumond, chercheur au CNRS, enseignant à l’ENS et spécialiste de l’I.A, considère que les ruptures technologiques en cours en matière d’intelligence artificielle doivent s’accompagner d’un vrai débat démocratique et pose de redoutables questions éthiques, notamment en ce qui concerne la fulgurante montée en puissance des « SALA », les systèmes d’Armes Létales Autonomes ». Ces nouveaux outils militaires, qui peuvent prendre la forme de robots de combat, de drones d’attaque ou encore de munitions intelligentes, seront en effet bientôt en mesure, dans des types de situations de plus en plus nombreuses, de décider seuls, sans en avoir reçu l’ordre formel de la part d’un être humain, de tuer des combattants identifiés, à tort ou à raison comme « ennemis »…

C’est dans ce contexte que, le 3 septembre dernier, le Gouvernement a confié à notre plus brillant mathématicien, Cédric Villani, devenu également député de l’Essonne en juin dernier, une mission de réflexion sur les enjeux économiques et sociétaux de l’I.A. Cédric Villani aura quatre mois pour dégager des pistes de réflexion sur les différentes applications de l’intelligence artificielle, dans le domaine des transports, de l’enseignement, de la santé, de l’énergie ou encore de la robotisation. Il s’agira également, pour le mathématicien, de s’interroger sur les enjeux éthiques, sécuritaires, géopolitiques mais aussi économiques de l’IA. 

On ne peut que saluer cette initiative salutaire qui montre que nos responsables politiques semblent avoir pris pleinement conscience de l’ampleur des enjeux scientifiques, économiques et sociétaux liés à la diffusion et à la généralisation des outils et systèmes d’intelligence artificielle. Mais à côté de ces nécessaires réflexions impulsées « d’en haut » par les instances économiques et politiques, il convient également que l’ensemble de nos concitoyens s’emparent de cette question de civilisation absolument majeure et réfléchissent, sans catastrophisme mais avec lucidité, aux garde-fous qu’ils souhaitent instaurer pour que cette extraordinaire révolution technologique ne puisse jamais se transformer en cauchemar et reste au service de l’homme, de sa dignité et de sa liberté.

René TRÉGOUËT

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Une anguille robotique qui traque les sources de pollution dans l'eau
Jeudi, 21/09/2017 - 07:59

Des chercheurs suisses de l’EPFL (Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne) ont développé un robot-anguille nageur, dont le but est de remonter à la source d’une pollution. Doté de capteurs, le robot peut être guidé, mais également se déplacer de manière autonome. Suite à une simulation de pollution, il a déjà pu établir des cartes de la conductivité de l’eau et des températures dans une partie du lac Léman.

La finalité de ce robot d'un nouveau genre est de pouvoir détecter les sources de pollution dans l’eau, à l’aide d'une batterie de capteurs chimiques, physiques et biologiques. Baptisé "Envirobot", le robot, d’une taille de près d’1,5 mètre, se déplace à la manière d’une anguille dans les lacs et les cours d’eau, sans remuer de vase ou perturber la faune aquatique.

Grâce à ses capteurs, il est capable d’effectuer des mesures à différents endroits et d’envoyer les résultats en temps réel à un ordinateur placé à distance. Des tests ont lieu régulièrement dans le lac Léman.

Récemment, les chercheurs ont simulé la présence de pollution en diffusant localement du sel non loin de la rive, ce qui produit des changements de conductivité dans l’eau. En se déplaçant dans cette région, le robot est parvenu à cartographier ces variations et à fournir également une carte des températures. A terme, le but sera de pouvoir détecter également la présence de métaux lourds tels que le mercure, ou d’autres polluants.

"Ce robot-anguille peut se faufiler avec moins de risques de se retrouver coincé dans des algues ou des branches. Le robot crée aussi moins de sillage, donc disperse moins la pollution", indique Auke Ijspeert, directeur du Laboratoire de biorobotique (BioRob) de l’EPFL. Envirobot est capable de suivre un itinéraire programmé, mais il a aussi le potentiel de pouvoir prendre ses propres décisions et remonter de lui-même jusqu’à la source d’une pollution.

Le robot se compose de différents modules équipés chacun d’un petit moteur électrique, ce qui permet un changement dans la courbure et mouvement fluide. Il est possible de jouer avec la composition du robot et de le construire dans un format plus ou moins réduit.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

EPFL

Relay, le premier robot majordome, trouve sa place dans les hôtels américains
Mercredi, 20/09/2017 - 06:57

Vous le verrez sans doute bientôt le matin à l'hôtel quand vous prendrez votre petit déjeuner : il s'appelle Relay et se veut le premier "robot-majordome". Conçu et fabriqué par la société américaine Savioke, Relay a reçu l’IERA Award 2017 (Prix Innovation et Entrepreneuriat en Robotique et Automatisation). Ce robot sympathique et entièrement autonome est capable de naviguer en toute sécurité dans des espaces fermés de grandes dimensions.

Relay se distingue par son autonomie et surtout par de remarquables capacités d'orientation qui lui permettent de se déplacer en toute sécurité dans des espaces confinés à forte présence humaine. Grâce à son logiciel d'intelligence artificielle et ses capteurs, Relay est capable d’éviter les personnes et tout type d’obstacle si nécessaire. Il peut effectuer seul des livraisons dans des lieux publics : hôtels, hôpitaux ou centres commerciaux.

Mesurant à peine 1 mètre de haut, Relay peut bien entendu communiquer avec ses interlocuteurs via un écran tactile, une synthèse vocale et un téléphone. Doté d’un coffre, il sait prendre les ascenseurs, ce qui lui permet d’effectuer efficacement des livraisons. Comme un majordome humain, il peut assurer le service en chambre et livrer journaux et boissons. Une fois sa mission accomplie, Relay retourne automatiquement à sa station d'accueil.

Apparu en 2015 dans le secteur de l'hôtellerie, notamment au Crowne Plazza et dans les hôtels Aloft, Relay veut à présent conquérir le marché bien plus vaste des livraisons en entreprise et à domicile. Et comme le dit avec humour son concepteur : "Relay est également d'une discrétion totale et d'un parfait savoir-vivre : il ne vous fera jamais de remarques sur le désordre qui règne dans votre chambre d'hôtel".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CIRCA

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Matière
Matière et Energie
La valorisation énergétique des déchets pourrait remplacer trois réacteurs nucléaires
Mercredi, 20/09/2017 - 07:52

Selon Nicolas Garnier, délégué général d'AMORCE (Association nationale des collectivités, des associations et des entreprises pour la gestion des déchets, de l'énergie et des réseaux de chaleur), basée à Villeurbanne, une généralisation de la méthanisation et l'incinération des déchets en France pourrait permettre, associée au développement des réseaux de chaleur, de produire autant d'énergie que trois réacteurs nucléaires.

La méthanisation permet de récupérer le gaz des déchets en décomposition. Ce biogaz alimente des moteurs qui produisent de l'électricité qui est envoyée sur le réseau et vendue à EDF. Mais ces moteurs produisent aussi de la chaleur lors du processus, c'est l'énergie fatale. Plutôt que de la laisser s'échapper dans l'atmosphère, celle-ci peut-être captée et valorisée.

C'est le cas sur l'installation de stockage de déchets non dangereux (ISDND) de Lapouyade (Veolia), proche de Bordeaux (Gironde). Sur le site, une usine permet de produire 55.000 mégawatts électriques par an et en même temps 55.000 mégawatts d'énergie thermique. La grande majorité de la chaleur est envoyée vers une serre à tomates de 40.000 m2 grâce à un réseau de chaleur d'un kilomètre. Une chaleur bon marché pour l'exploitant de la serre.

A Montpellier, l'unité de compostage et de méthanisation Amétyst permet de produire de l'électricité et donc aussi de la chaleur. Grâce à un réseau de chaleur, l'usine permet d'alimenter en eau chaude sanitaire et chauffage 1.600 logements et une clinique de 17.000 m2, indique Guillaume Ribours, directeur de l'activité méthanisation de l'usine.

Autre exemple, le centre de valorisation énergétique du Syctom d'Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Ce dernier gère 25 communes en région parisienne et brûle chaque année 510.000 tonnes de déchets qui fournissent assez de chaleur pour chauffer 100.000 logements.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Amorce

Une batterie ionique qui se recharge presque instantanément
Mercredi, 20/09/2017 - 07:33

Depuis des décennies, constructeurs automobiles et fabricants de matériel électronique et informatique rêvent d'une batterie puissante qui pourrait en outre se recharger très rapidement. C’est peut-être ce que les chercheurs de l’Université Drexel de Philadelphie ont réussi à mettre au point.

Pour parvenir à ce résultat, ils ont utilisé un nanomatériau extrêmement conducteur nommé MXene. Il est composé de carbone, d’oxyde et de métaux conducteurs, puis superposé en différentes couches pour augmenter la capacité de stockage. Cet assemblage contient des « ports » où sont stockés les ions. Conservés ici, ce sont eux qui restituent l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’appareil équipé d’une batterie.

Pour améliorer leur nouveau concept de batterie, ces chercheurs de l’Université Drexel ont travaillé avec leurs collègues de l’Université Paul Sabatier, de Toulouse. Grâce à leurs travaux, ils ont ainsi pu mettre au point une électrode en hydrogel qui permet une charge rapide de l’ordre de quelques secondes.

Ce système à base de MXene permet de combiner les avantages de la batterie et du supercondensateur et d’éliminer leurs défauts. La première peut stocker beaucoup d’énergie, mais son temps de recharge est long. Le second se recharge très rapidement et délivre une puissance importante sur un laps de temps très court, mais ne peut pas stocker beaucoup d'énergie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Drexel

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Myopathie de Duchenne : la thérapie génique confirme ses potentialités
Jeudi, 21/09/2017 - 08:07

La myopathie de Duchenne est une maladie génétique rare évolutive qui touche l’ensemble des muscles de l’organisme et concerne 1 garçon sur 3500. C’est la plus fréquente des maladies neuromusculaires de l’enfant. Elle est liée à des anomalies du gène DMD, responsable de la production de la dystrophine, une protéine essentielle au bon fonctionnement du muscle.

Ce gène a la caractéristique d’être l’un des plus grands de notre génome (2.3 millions de paires de bases dont plus de 11000 sont codantes). Du fait de cette taille, il est techniquement impossible d’insérer l’ADN complet de la dystrophine dans un vecteur viral (ni même les seules 11000 paires de bases codantes), comme cela est habituellement fait pour la thérapie génique.

Pour faire face à ce défi, les équipes du laboratoire Généthon ont donc développé, en collaboration avec l’équipe du Docteur Dickson (Université de Londres), et produit un médicament de thérapie génique associant un vecteur viral de type AAV et une version raccourcie du gène de la dystrophine (environ 4000 paires de bases), permettant la production d’une protéine fonctionnelle.

L’équipe du Docteur Le Guiner a testé ce traitement innovant chez 12 chiens naturellement atteints de la myopathie de Duchenne. En injectant cette micro-dystrophine par voie intraveineuse, donc dans le corps entier des chiens, les chercheurs ont constaté la réexpression d’un haut niveau de dystrophine et une restauration significative de la fonction musculaire avec une stabilisation des symptômes cliniques observée pendant plus de 2 ans après l’injection du médicament. Aucun traitement immunosuppresseur n’a été administré au préalable et aucun effet secondaire n’a été observé.

"Cette approche innovante permettrait de traiter l’ensemble des patients atteints de myopathie de Duchenne quelle que soit la mutation génétique en cause" déclare Caroline Le Guiner, ingénieur hospitalier au CHU de Nantes, auteure principale de cette étude. Cette technologie de pointe très complexe a été développée dans le cadre d’un effort collaboratif exceptionnel entre le laboratoire Généthon et des équipes académiques britanniques et françaises.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Inserm

Le thé vert : bon pour la ligne et le cerveau !
Jeudi, 21/09/2017 - 07:51

Et c’est à nouveau cet ingrédient du thé vert qui démontre, avec cette nouvelle recherche, chinoise bien sûr, tous ses bénéfices pour la santé. Des chercheurs chinois ont montré que la consommation régulière de thé exerçait une action thérapeutique réelle, grâce à l'un de ses composants, l'épigallocatéchine-3-O-gallate (EGCG), contre les risques de déclin cognitif mais aussi contre la résistance à l'insuline et l'obésité.

Cette équipe du Collège des sciences et ingénierie des aliments de l’Université de Yangling (Chine) veut présenter cette boisson comme une alternative à la médecine pour lutter contre l'obésité, la résistance à l'insuline et l'altération de la mémoire. Le thé vert a déjà été reconnu comme efficace dans la prévention du diabète et de l'obésité, la prévention de certains cancers, de la bouche ou du cancer colorectal, son effet stimulant de médicaments anticancéreux, et antirhumatismal via son composé l'épigallocatéchine-3-O-gallate (EGCG), son rôle protecteur contre le déclin cognitif et la maladie d'Alzheimer, et même contre la transmission du VIH.

L’étude menée sur la souris suggère que l’EGCG, la catéchine la plus abondante et l’agent biologique actif du thé vert, permet de renforcer l'action de l'insuline face à des apports trop élevés en fructose mais aussi de contribuer à la santé cognitive.

Cette étude vient donc confirmer les effets bénéfiques de l'EGCG contre la résistance à l'insuline et le déclin cognitif. Les souris ont été réparties en 3 groupes nourris par 3 régimes, régime standard, régime riche en graisses et en fructose, régime riche en graisses et en fructose avec en supplément 2 grammes d'EGCG par litre d'eau potable.

Après quatre mois de ce régime, les chercheurs ont obervé que les souris soumises à ce traitement avaient un poids nettement moins élevé et qu'elles étaient plus rapides lors des tests de labyrinthe destinés à évaluer leurs capacités cognitives.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

FASEB Journal

La stimulation cérébrale pour traiter la schizophrénie
Jeudi, 21/09/2017 - 07:40

Une étude britannique réalisée par des scientifiques du King's College London sur 28 patients a montré que la stimulation cérébrale par SET (stimulation électrique transcrânienne) pouvait aider les personnes atteintes de schizophrénie en améliorant leurs capacités cognitives, souvent altérées par la maladie.

L'un des deux groupes de participants a reçu le traitement par stimulation électrique et l'autre une fausse imitation de la technique. Tous les volontaires ont ensuite participé à des exercices cognitifs pour mesurer leurs performances.

Ceux ayant reçu les chocs électriques ont davantage réussi les tâches demandées que les autres, mais seulement 24 heures après. Les chercheurs ont analysé par imagerie cérébrale ce qui se passait dans le cerveau des volontaires. Ils ont observé une plus grande activité des régions cérébrales associées à la mémoire de travail et aux fonctions exécutives du cerveau. La stimulation transcrânienne serait donc en mesure d'améliorer les fonctions cognitives chez certains patients schizophrènes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Brain

Consommer de l'huile d'olive et du vin rouge réduit le risque de mortalité prématurée
Mercredi, 20/09/2017 - 07:43

L'étude internationale PREDIMED a montré qu'un apport élevé en hydroxytyrosol, un composé phénolique présent en grande quantité dans l’huile d’olive vierge et le vin rouge, est associé à une importante diminution du risque de maladies cardiovasculaires et de mortalité prématurée.

​Il est maintenant bien établi que le régime méditerranéen diminue significativement le risque de maladies cardiovasculaires, autant chez les personnes qui ont déjà subi un infarctus (prévention secondaire) que dans la population en général (prévention primaire).

La vaste étude clinique randomisée PREDIMED (PREvención con DIeta MEDiterránea) a confirmée que l’adoption d’un régime méditerranéen riche en huile d’olive  était associée à une diminution d’environ 30 % du risque d’ événements cardiovasculaires, y compris quand la population étudiée présentait plusieurs facteurs de risque, tels que le diabète, l'hypertension, le surpoids ou le cholestérol -LDL élevé.

Le régime méditerranéen comprend notamment beaucoup de légumes et fruits frais, des noix, des légumineuses, des graines et du poisson. Mais dans ces travaux, l’huile d’olive vierge (ou extra-vierge) et le vin rouge ont fait l’objet d’une attention particulière en raison de leur contenu élevé en polyphénols aux propriétés anti-inflammatoire et antioxydante.

Un de ces polyphénols, l’hydroxytyrosol, est particulièrement intéressant car les formes libres et conjuguées (sécoiridoïdes) de cette molécule peuvent représenter jusqu ’à 70-80 % du contenu total en polyphénols de l’huile d’olive vierge. L’hydroxytyrosol est également présent en grande quantité dans le vin rouge et des concentrations biologiquement actives de la molécule ont été détectées dans le sang, à la suite de la consommation modérée de vin rouge.

Puisque plusieurs études cliniques et épidémiologiques ont montré que la consommation d’huile d’olive, riche en polyphénol, et de vin était associée à une diminution du risque d’événements cardiovasculaires, il était donc probable que ces bénéfices soient dus, au moins en partie, à la présence de ce polyphénol dans ces deux composants de base du régime méditerranéen.

Pour en avoir le cœur net, les chercheurs de l’étude PREDIMED ont pris au hasard 1851 échantillons d’urine récoltés des participants lors du début de l’étude et ont mesuré leur contenu en hydroxytyrosol. Ils ont par la suite examiné le lien entre ces concentrations d’hydroxytyrosol mesurées et l’incidence d’événements cardiovasculaires (infarctus du myocarde, AVC, mortalité cardiovasculaire) et la mortalité totale qui sont survenus durant l’étude.

Ils ont pu observer que les niveaux d’hydroxytyrosol étaient étroitement corrélés avec l’apport alimentaire en huile d’olive vierge et en vin rouge, ce qui confirme que ces aliments sont les principales sources de ce polyphénol. Ces travaux ont par ailleurs montré que les participants qui présentaient les plus hauts niveaux d’hydroxytyrosol métabolisé avaient un risque de maladies cardiovasculaires 56 % plus faible que ceux présentant les taux les plus bas. Grâce à ce remarquable effet protecteur les personnes qui consomment le plus d’hydroxytyrosol vivraient en moyenne près de 10 ans de plus après l’âge de 65 ans…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Le Journal de Montréal

Vers un vaccin contre la maladie de Lyme
Mercredi, 20/09/2017 - 07:15

La société lyonnaise spécialisée en biotechnologie Valneva SE a annoncé récemment que son candidat-vaccin, le VLA-15, contre la déroutante maladie de Lyme, avait obtenu le statut prioritaire « fast track » de la FDA, l’agence américaine en charge de la sécurité des aliments et des médicaments. Il n’existe pour l’instant aucun traitement ni aucun vaccin contre cette maladie invalidante transmise par les tiques.

Cette entreprise de biotechnologie lyonnaise a démarré une étude clinique de phase 1 en recrutant 180 sujets qui participeront aux tests menés aux Etats-Unis et en Belgique, indique Santé Magazine. Objectif : vérifier l’innocuité du VLA15 sur l’organisme humain.

Le vaccin, qui pourrait être sur le marché en 2020, si les essais cliniques sont concluants, devrait protéger contre les six souches les plus répandues aux Etats-Unis et en Europe de la bactérie Borrelia, dont sont porteuses les tiques qui propagent la maladie de Lyme.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Valneva

Une éponge d'Alaska contre le cancer du pancréas
Mercredi, 20/09/2017 - 07:08

En 2005, dans le cadre d'une expédition d'exploration des fonds marins en Alaska, le chercheur Bob Stone de l'Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) a fait une découverte dont il était loin de mesurer l'importance sur le moment. IL s'agissait d'une petite éponge marine, de couleur verte, pas plus grande qu'une balle de golf, qui a été baptisée "Latrunculia austini".

Douze ans plus tard, deux biologistes, Mark Hamann, de la faculté de médecine de l'Université de Caroline du Sud et Fred Valeriote de l'Institut Henry Ford du Cancer à Detroit, viennent de montrer que certaines molécules présentes dans cette éponge détruisent sélectivement les cellules cancéreuses pancréatiques. "C'est sans aucun doute la molécule la plus active contre le cancer du pancréas que nous voyons", soulignent les deux chercheurs. Or, on le sait, le cancer du pancréas reste très difficile à soigner et les chances de survie à cinq ans pour cette tumeur sont de seulement 14 %, selon la Société Américaine du Cancer.

La composition chimique de ces molécules contenues dans  "Latrunculia austini" est très complexe et tout à fait particulière, du fait des conditions de vie de ces petites éponges, qui ne peuvent pas se déplacer pour échapper aux prédateurs. Leur organisme a donc développé des mécanismes de défense chimiques pour se protéger et s'adapter à des habitats extrêmes. Les "Latrunculia austini" vivent dans des eaux froides et sombres à une profondeur variant de 70 à 220 mètres, dans des endroits qui sont également difficiles d'accès et souvent dangereux.

Compte tenu des difficultés pour récolter ces éponges, des scientifiques de l'Université de Hawaï tentent d'en synthétiser les molécules. "La découverte de cette éponge verte montre les promesses du potentiel inexploré des océans", a quant à lui souligné Douglas DeMaster, le directeur du Centre scientifique de la pêche d'Alaska de la NOAA.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

France Info

Le café confirme ses bienfaits pour la santé
Mardi, 19/09/2017 - 08:25

Plusieurs nouvelles études confirment que la consommation régulière de café est associée à une diinution sensible de la mortalité, toutes causes confondues. Ces travaux montrent en outre que cet effet bénéfique se retrouve dans des populations européennes et au sein de différents groupes ethniques dans une étude américaine. L’effet bénéfique du café, notamment en matière de cancer, de diabète et de Parkinson, a déjà été suggéré par de nombreuses études. Néanmoins, des interrogations demeurent quant au meilleur mode de préparation du café.

Parmi ces travaux, il faut notamment évoquer les résultats de la vaste étude EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), menée par une équipe internationale et pilotée par le Centre International de Recherche sur le Cancer, de Lyon. Elle porte sur 451.743 sujets (dont plus de 320.000 femmes), résidant dans 10 pays européens, et chez lesquels la mortalité générale et les causes spécifiques de mortalité ont été recherchées.

Les résultats de cette étude suggèrent qu’une consommation importante de café est associée avec une mortalité réduite, en particulier la mortalité d’origine digestive et la mortalité liée aux maladies circulatoires. Durant un suivi moyen de 16,4 ans, 41.693 décès ont été enregistrés.

Ces recherches montrent en outre que la consommation d’au moins trois tasses de café par jour est associée à une réduction de 12 % de la mortalité toutes causes. Chez les femmes, la baisse de mortalité associée à cette consommation de café n’est toutefois que de 7 %. S’agissant des causes spécifiques de mortalité, le risque de décès lié à une maladie digestive chute de 59 % chez les hommes à partir de 3 tasses de café par jour par rapport aux hommes buvant moins d’une tasse par jour.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medicalxpress

Leucémies : la révolution des lymphocytes T génétiquement modifiés
Mardi, 19/09/2017 - 08:19

La première thérapie anticancéreuse à base de cellules CAR T (cellules T porteuses d’un récepteur chimérique) a été approuvée à l'unanimité par la FDA le 30 août dernier et sera prochainement disponible aux Etats-Unis dans les leucémies lymphoblastiques aigues (LLA) pédiatriques récidivantes ou réfractaires aux traitements classiques.

Cette thérapie s'appuie sur le tisagenlecleucel-T (CTL019) de Novartis. « Il s’agit d’une thérapie one-shot qui a la capacité de guérir », a commenté le Professeur Lee Greenberger (Directeur scientifique de la Leukemia et Lymphoma Society) pour Medscape.com.

Le premier patient à avoir été traité par le tisagenlecleucel-T à l’âge de 6 ans est en rémission de sa leucémie depuis 5 ans. D’autres CART Cells sont également en phase d'essais cliniques, comme l’axicabtagene ciloleucel (KTE-C19) dans le lymphome mais aussi dans d’autres leucémies ou dans le myélome multiple. En outre, des résultats préliminaires ont été présentés dans des tumeurs solides.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

FDA

Tous les régimes végétariens ne se valent pas !
Mardi, 19/09/2017 - 08:15

Selon une large étude rétrospective américaine, l'effet bénéfique du régime végétarien sur le risque cardiovasculaire dépend plus de la qualité nutritionnelle des produits consommés que de la nature du régime en lui-même, notamment lorsque ce régime privilégie les féculents par rapport aux céréales complètes et aux fruits oléagineux.

Plusieurs travaux ont associé le régime végétarien à une baisse significative du risque cardiovasculaire. Cette nouvelle  étude britannique, portant sur plus de 45 000 volontaires suivis pendant 12 ans, a montré que le risque de maladies cardiovasculaires serait ainsi réduit d'environ un tiers chez les végétariens, comparativement aux non-végétariens.

Mais ces travaux montrent également que tous les produits d'origine végétale ne se valent pas. Tout dépend de leur qualité nutritionnelle et des transformations subies par les aliments avant d'être consommés, avance une nouvelle étude, qui n'a pas cherché à comparer les régimes alimentaires, mais s'est plutôt attardée sur les différents aliments rentrant dans leur composition.

Comme le souligne le Docteur Ambika Satija (Harvard School of Public Health, Boston, Etats-Unis), auteure principale de l'étude, « Etre végétarien ou manger davantage d'aliments d'origine végétale ne signifie pas forcément que vous avez un régime alimentaire sain. Il faut plutôt penser en terme de qualité des produits et préférer, par exemple, les céréales complètes aux céréales raffinées ou les fruits entiers aux jus ».

Dans leur étude, le Docteur Satija et son équipe ont opté pour une évaluation de la consommation de plus de 130 aliments d'origine animale et végétale. Pour cela, les chercheurs ont analysé les données provenant de trois cohortes américaines de quelque 200 000 participants, suivis pendant plus de 20 ans.

Les aliments consommés ont été répartis, selon leur valeur nutritionnelle, en trois catégories : les aliments d'origine végétale considérés comme sains (fruits oléagineux, céréales complètes, huiles végétales, légumineuses, café…), les aliments d'origine végétale moins sains (pommes de terre, jus de fruits sucrés, céréales non complètes…) et enfin les aliments d'origine animale (viande, glaces, fromage…).

Des scores ont également été attribués à chacun des aliments, selon les bénéfices connus en terme de prévention cardiovasculaire. L'addition de ces scores a permis d'obtenir un indice de régime végétarien (PDI - Plant-based Diet Index), permettant une comparaison entre les participants ayant un apport élevé en produits d'origine végétale sains et ceux consommant plus souvent des produits végétaux moins bons pour la santé.

Au total, au cours du suivi, 8 631 participants ont développé une maladie coronarienne grave. L'analyse révèle une corrélation entre le type et la quantité d'aliments absorbés et le risque cardiovasculaire.

Si le risque de développer une pathologie coronarienne n'est réduit que de 8 % chez les individus ayant un régime majoritairement végétarien, il baisse en revanche de 25 % chez ceux qui privilégient les produits sains,  même avec un apport de produits d'origine animale.

A l'inverse, une consommation plus élevée de produits d'origine végétale moins bons pour la santé, dans le cadre d'un régime majoritairement ou exclusivement végétarien, est associée à un sur-risque moyen de maladie cardiovasculaire de 32 % !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medscape

Une puce dans le cerveau pour restaurer l'ouie ou la vue…
Mardi, 19/09/2017 - 08:09

Des chercheurs de l’Université américaine de Rice (Houston) ont développé, dans le cadre du programme militaire NESD (Neural Engineering System Design), une puce baptisée Flatscope. Ce microprocesseur est destiné à être implanté dans le cortex pour jouer le rôle de microscope à neurones : cette puce est en effet capable de détecter les neurones traversés par les impulsions électriques générées par les informations visuelles ou auditives et de véhiculer ces dernières jusqu’à d’autres parties du cerveau.

Concrètement, le Flatscope envoie au cerveau les informations sensorielles que les neurones ne peuvent pas transmettre. L’objectif est de créer une interface neuronale capable d’analyser la répartition des signaux électriques à travers les neurones, de les capter et de les redistribuer.

Le prototype a pour l’heure été pensé pour restaurer la vue chez les aveugles, mais peut s’appliquer sans distinction aux problèmes de surdité : des recherches spécifiques sont d’ailleurs orientées dans ce sens. A terme, ces microprocesseurs pourraient rendre inutiles les prothèses utilisées à ce jour : elles sont en effet susceptibles d’être remplacées par de simples capteurs.

Au-delà de la réparation des déficits sensoriels, cette invention ouvre la voie à de nouvelles possibilités dans le domaine de « l’humain augmenté ». Le Flatscope pourrait par exemple permettre de détecter des ondes magnétiques ou des objets dans l’obscurité.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Ouie-Mag

Quand les virus communiquent entre eux !
Mardi, 19/09/2017 - 08:04

Des chercheurs israéliens dirigés par Zohar Erev, de l'Institut des sciences Weizmann, à Rehovot en Israël, ont découvert que certains virus sont capables de communiquer entre eux. "Nous ne nous y attendions pas, cette découverte a été une véritable surprise", reconnaît Rotem Sorek, qui a dirigé ces travaux.

Les virus en question sont spécialisés dans l'infection des bactéries (d'où leur nom, "bactériophages" ou "phages"). Lorsque l'un d'eux rencontre une bactérie à son goût, il l'infecte en lui injectant son matériel génétique, la forçant à produire des dizaines de copies de lui-même, lesquelles finissent par s'échapper en détruisant la cellule bactérienne, pour aller infecter ses voisines. Ces chercheurs voulaient en fait vérifier si les bactéries se prévenaient les unes les autres lorsqu'elles étaient attaquées par des bactériophages. Mais ce qu'ils n'avaient pas prévu, c'est que c'était les phages qui communiquaient entre eux !

"C'est la première fois qu'une molécule permettant à des virus de communiquer entre eux est découverte" , s'enthousiasme Rotem Sorek. Baptisée "arbitrium", cette molécule incite les phages à ne pas opter pour la stratégie de l'infection, mais à s'intégrer dans le génome bactérien et à s'y cacher en restant silencieux, comme endormis.

Le système est simple et élégant. En temps normal, un gène (aimX) empêche le phage d'entrer en dormance quand il infecte une bactérie. Alors que ce phage force la bactérie à produire des copies de lui-même, il l'oblige aussi à fabriquer de l'arbitrium. Libéré dans l'environnement, celui-ci est ingéré par les cellules saines alentour - il ressemble beaucoup aux molécules utilisées par les bactéries pour communiquer entre elles.

Après plusieurs cycles d'infection, la quantité d'arbitrium présent dans les bactéries indemnes augmente donc fortement. Or, à partir d'une certaine concentration, cet arbitrium empêche l'activation du gène aimX, ce qui pousse le phage à s'endormir.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science et Vie

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