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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 187
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 22 Mars 2002
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Egalement dans ce numéro
TIC
Vers la fin de l'utilisation d'internet au travail ?
Les Luxembourgeois utilisent davantage l'internet que les Africains
Internet change la vie des familles
Le logiciel Icra sera-t-il le filtre universel pour le contrôle parental de l'internet ?
Lancement annoncé de la "plus grande encyclopédie en ligne"
Microsoft imagine la maison numérique
Vandoeuvre expérimente le vote du futur
DVD : Toshiba franchit la barre des 100 GO
Microsoft lance sa Xbox en Europe
Matière
Nombreuses innovations technologiques au Cebit, le plus grand salon high-tech mondial
Terre
Le plus important effondrement de glace dans l'Antarctique depuis 30 ans
Vivant
Des prions dans le muscle
Mortelle pollution !
Alzheimer : chronique d'une épidémie annoncée
Un niveau correct de calcium dans l'alimentation réduirait le risque de cancer du côlon
Les défibrillateurs réduisent de 31 % la mortalité des cardiaques
Arrêt cardiaque : L'amiodarone deux fois plus efficace que la lidocaïne
Percée dans le traitement de l'artériosclérose
Tabac : le double mécanisme de la dépendance
Le déclenchement de l'accouchement reste encore un mystère
Buvez du café, vous aurez moins de caries...
Impact du stress sur le fonctionnement du cerveau
Edito
Le virtuel et le réel : le défi



L'usage convivial d'Internet qui, en ce début de siècle nouveau, bouscule le plus nos habitudes et qui aura donc le plus de conséquences sur notre vie de demain est, sans aucun doute, la webcam et les réseaux haut débit. Il faut voir combien la vie de familles éclatées par le destin ou la nécessité, les enfants vivant sur d'autres continents les vieux parents étant restés en France, peut être profondément modifiée à partir du moment où tous peuvent se rencontrer, quotidiennement, sur le réseau au moment choisi et pour rien de plus que le coût d'abonnement au câble ou à ADSL. Le développement maintenant très rapide de ces nouvelles technologies de transport interactif de l'image, comme nous y étions habitués depuis des décennies pour la voix avec le téléphone, va profondément changer la vie sociale dans nos pays dits avancés. Ainsi, les personnes âgées ou malades qui sont souvent isolées dans notre société vont pouvoir, en partie, sortir de cette triste solitude en entrant, naturellement, dans ces réseaux interactifs, peu onéreux, qui leur permettront chaque jour d'échanger quelques images avec leurs enfants ou leurs amis. Quand on connaît la puissance psychologique de l'image face à celle du mot, nous prenons conscience des conséquences quotidiennes que vont avoir ces nouvelles technologies sur notre vie. Et pourtant, nous ne sommes encore qu'à la préhistoire de ce monde nouveau. Demain, c'est-à-dire dans les dix ans qui viennent, chacun disposera, pour un prix raisonnable, d'une machine assez puissante et pourra accéder, nous l'espérons, à un réseau très haut débit permettant de faire circuler à la vitesse de la lumière des images animées de très haute définition qui rendront particulièrement réalistes les images que nous échangerons alors. Mais la réelle révolution culturelle, nous la vivrons dans une quinzaine d'années environ, quand l'image en deux dimensions sur écran laissera la place à l'hologramme en trois dimensions qui n'aura plus besoin de support pour être visualisée. Apparaîtront alors de nouvelles machines qui seront, dans un premier temps, utilisées par les entreprises et qui, ensuite, grâce à une concurrence sans précédent, seront accessibles par Monsieur Toutlemonde. Ces vidéo-projecteurs laser en 3 dimensions reconstitueront avec un très grand réalisme votre clone virtuel à des milliers de kilomètres alors que vous serez installé dans votre bureau ou chez vous dans un site normalisé exactement comparable en disposition et en dimensions au site de réception. Nous entrerons ainsi dans une ère où le réel et le virtuel seront de plus en plus difficiles à dissocier. Les milieux de l'Entreprise qui, de plus en plus, se mondialisent seront les premiers expérimentateurs de cette ère nouvelle. En effet, les déplacements continuels de leurs managers, cadres, ingénieurs et techniciens leur reviennent très chers. Depuis la Guerre du Golfe, en 1992, plusieurs grands groupes mondiaux ont pris l'habitude d'organiser régulièrement des visio-conférences et même des vidéo-conférences. Mais le réalisme du contact humain est totalement absent dans de telles rencontres. Par contre, lors des rencontres holographiques entre des êtres réels et des êtres virtuels, le réalisme sera tellement criant qu'il trompera votre cerveau... à moins que vous ne vouliez serrer la main d'un clone virtuel ! Cette intrusion d'êtres virtuels et ultérieurement de mondes virtuels dans notre vie de tous les jours sera, incontestablement, le plus grand défi qui aura été lancé à l'Homme depuis l'origine des Temps, quand notre cerveau ne saura plus différencier les mondes réels et les mondes virtuels. Comme j'ai déjà eu le loisir de le dire à plusieurs reprises dans ces colonnes (voir mon éditorial de la lettre 71 du 11-11-99 : Les mondes virtuels : La drogue du XXIe siècle

http://www.tregouet.org/lettre/index.html) le virtuel sera la vraie drogue du 21e siècle. Quand ces mondes virtuels, en utilisant habilement nos cinq sens, sauront totalement tromper notre cerveau et que nous pourrons être le roi dans ces mondes virtuels alors que nous ne serons que des sujets trop souvent maltraités dans le monde réel, comment voulez-vous que des êtres faibles sortent facilement de ces paradis pour se replonger dans la dure réalité ? Il va nous falloir nous préparer et surtout préparer nos enfants à acquérir des points de repère pour naviguer dans ces mondes nouveaux car, sans cela, nous pourrions être de futurs naufragés du cybermonde. De plus, avec la montée en puissance de ces mondes virtuels, la frontière entre la vie et la mort va changer de nature. Pour moi qui n'ai jamais eu le plaisir de rencontrer Coluche au cours de sa trop courte vie physique, il n'y a aucune différence entre " mon " Coluche d'hier et " mon " Coluche d'aujourd'hui. Je les ai toujours rencontrés sur un écran. Avec la diffusion de l'hyperréalisme virtuel, nous serons inévitablement attirés par des rencontres virtuelles avec les êtres chers qui auront physiquement disparu. Il nous faut bien prendre conscience, sans retard, que ces nouvelles technologies vont lancer un vrai défi à l'intelligence humaine. Avec notre capacité d'ubiquité qui nous permettra d'être présent simultanément en plusieurs points de l'espace et par la possibilité qu'apporteront les technologies de voir des êtres humains ne vivant pas dans la même époque, de pouvoir échanger des conversations, ce sont l'espace et le temps qui sont les deux référents fondamentaux de nos connaissances et de notre vie qui vont changer de nature. Voilà le défi auquel l'Homme doit se préparer car, très vite, nous aurons à le relever.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Vers la fin de l'utilisation d'internet au travail ?
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

La navigation sur internet, l'un des derniers bastions des loisirs sur le lieu de travail, est en train de céder sous la pression des règlements édictés par les entreprises. Celles-ci sont de plus en plus inquiètes face aux risques informatiques, aux problèmes de concentration des employés et aux éventuelles conséquences juridiques du vagabondage sur le web ou de la gestion des e-mail au bureau. Un nombre croissant de grandes entreprises ont tendance à réduire, voire supprimer complètement cet espace de liberté dont les employés sont devenus de plus en plus dépendants au fil des dernières années. A en croire les avocats les plus farouches de la sécurité informatique, les heures passées à faire son shopping en ligne aux frais de son entreprise, envoyer à tous ses amis la dernière animation Flash par courrier électronique ou télécharger ses écrans de veille favoris appartiendront prochainement à l'histoire. "C'est drastique et douloureux mais je pense que ce sera bientôt nécessaire", a déclaré à Reuters Raimund Genes, président pour l'Europe du fabricant de logiciels antivirus Trend Micro. L'objectif est clair, disent les conseillers en sécurité informatique pour qui une bonne dose de prévention mettra un terme à la prolifération des "vers" (virus auto-répliquants) et limitera la tendance des salariés à utiliser les connexions rapides fournies par leur employeur pour télécharger à peu de frais des chansons soumises à la réglementation des droits d'auteurs, exposant du même coup l'entreprise à d'éventuelles poursuites judiciaires. "Le message est: 'Je crains que vous ne deviez le faire en rentrant à la maison, qui est d'ailleurs le premier endroit où vous devriez vous en occuper'", raconte Mikko Hypponen, directeur de la recherche antivirus pour le finlandais F-Secure Corp. Les grandes entreprises cherchent à accroître leurs mesures de sécurité au-delà des pare-feux, sensés barrer l'accès aux sites au contenu licencieux, ajoute Hypponen. Ils ont l'intention de restreindre l'utilisation d'internet à une liste d'employés autorisés. Le grand enjeu porte sur la protection des e-mail, disent les experts - sur l'élaboration d'un logiciel de filtrage du contenu des courriers eux-mêmes, mais aussi de leurs fichiers joints. Les entreprises, et plus particulièrement celles qui ont été la cible des vagues de virus et de vers au cours des deux dernières années, considèrent la question comme primordiale. "Nous avons placé la question des e-mail et de la navigation sur le Web au centre d'une initiative de sécurité en 1999," a déclaré à Reuters le responsable de la sécurité informatique chez l'une des premières entreprises de services allemandes. Pour beaucoup d'employés, surfer sur internet n'est possible que sur des ordinateurs dédiés et les serveurs de messagerie sont configurés pour intercepter les mails contenant certains types de fichiers joints, a-t-il ajouté. Les économiseurs d'écrans, les e-cartes et les fichiers exécutables aux terminaisons en ".exe," sont au centre de la centaine de fichiers joints que la compagnie bannit, a-t-il précisé. Selon ce responsable, les employés s'habituent peu à peu à cette politique restrictive et la société n'a eu à souffrir d'aucune attaque de virus en trois ans. Mais l'institution de ces nouvelles mesures de sécurité peut être coûteuse, jusqu'à 30.000 dollars (34.000 euros) pour l'installation d'un filtre au niveau de la messagerie électronique, demander beaucoup de travail et donc décourager les entreprises qui ne peuvent pas y consacrer de gros budgets, constatent les experts. "C'est une question de ressources", dit une porte-parole de la société britannique Sophos Anti-Virus. "Si vous n'avez qu'un ou deux salariés chargés de la mise à jour des technologies, ça n'a pas beaucoup de sens mais ça en a certainement plus pour les grandes entreprises." "Nous devrions constater un accroissement des mesures restrictives dans les mois et les années à venir, ce qui est dommage car c'est quand même sympa de surfer sur le Net parfois", a-t-elle ajouté.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/020318/85/2ip8y.html

Les Luxembourgeois utilisent davantage l'internet que les Africains
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Quatre cent mille Luxembourgeois utilisent davantage l'internet à haut débit ("connectivité IP") que les 760 millions d'Africains, selon un rapport sur le développement des télécommunications dans le monde en 2002. Bien que l'Afrique compte quelque 5 millions d'utilisateurs de l'Internet, beaucoup d'entre eux doivent probablement se contenter d'utiliser le courrier électronique, sans pouvoir naviguer sur le web », précise l'IUT. Si l'écart diminue entre pays riches et pauvres pour l'accès au téléphone, il se creuse pour l'accès à l'internet, aussi bien en termes d'offre que de qualité, comme le montre cette comparaison entre les habitants du petit duché européen et de l'immense continent africain. Des ombres et des lumières apparaissent dans cette étude de l'Union internationale des télécommunications (IUT) qui montre l'expansion irrépressible du téléphone, fixe et mobile, et d'internet dans les pays en développement. Le développement du portable est particulièrement impressionnant, notamment en Afrique. Le rapport est publié à la veille de la conférence mondiale sur le développement des communications qui se tiendra du 18 au 27 mars à Istanbul. Internet, moyen par excellence de communication et de diffusion de la connaissance, donc de développement, est loin de profiter à tous également. S'il est "devenu la norme" dans des pays en rapide expansion comme la Corée du Sud et Singapour, note-t-il, "la fracture numérique" reste forte partout, entre pays riches et pauvres, entre villes et campagnes, entre hommes et femmes, entre personnes instruites et non instruites, entre jeunes et vieux. Les Africains utilisent encore peu l'internet à haut débit ("connectivité IP"), une technologie qui diminue les temps de réponse, et donc accroît la quantité de données transmises par unité de temps. Le problème fondamental est l'extrême pauvreté. "Plus les habitants sont pauvres, moins ils ont de probabilités d'utiliser les technologies de l'information et de la communication", relèvent sans surprise les experts. Cette année, pour la première fois, la téléphonie mobile dépasse le traditionnelle téléphonie fixe en nombre d'abonnés. 97 pays du monde comptent plus d'abonnés aux portables qu'aux lignes fixes. Presque un habitant de la planète sur six possède un portable, selon le rapport. Une évolution marquée même en Afrique. "Ce continent compte plus de 20 millions d'utilisateurs du mobile et 28 pays africains ont plus d'abonnés à ce téléphone qu'au téléphone fixe", note ainsi ce rapport. Le taux de pénétration téléphonique --tous systèmes confondus-- s'élève à 121 % dans les pays développés, contre 18,7% dans les pays émergents, et 1,1% dans les pays les moins avancés (PMA). Le nouveau monde des télécommunications est caractérisé par les privatisations et la concurrence. Au début 2002, plus de la moitié des pays avaient privatisé en totalité ou en partie leur opérateur historique. La concurrence est la norme de facto dans les services téléphoniques internationaux. La plupart des pays autorisent la concurrence sur leurs marchés de la téléphonie mobile et de l'internet. D'où aussi une explosion de la croissance des réseaux. « La nouvelle fracture numérique s'exprime en termes qualitatifs et non plus seulement quantitatifs », soutiennent les membres de l'unité de planification stratégique de l'IUT. « Cette fracture existe entre des pays à différents niveaux de développement et à l'intérieur d'un pays, par exemple entre les zones urbaines et rurales, entre les hommes et les femmes, entre ceux qui ont reçu une instruction et les autres », ajoute l'IUT, qui s'inquiète de l'impossibilité d'accès aux NTIC des populations qui en auraient le plus besoin pour la transmission de l'information et du savoir.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020317/1/2in1f.html

Internet change la vie des familles
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Plus de 7 millions de foyers en France ont déjà adopté Internet et la plupart avouent ne plus pouvoir s'en passer. Entre le fils aîné qui s'enferme dans sa chambre pour d'interminables « chats » et des parties de jeux en ligne, le père qui se connecte au réseau d'entreprise pour boucler un dossier urgent, maman qui dialogue avec d'autres mères de bébés capricieux, et la petite dernière qui envoie un mail à ses grands-parents qui habitent à l'autre bout de la France, le Net à domicile a autant d'usages que d'utilisateurs. L'intrusion du Net à la maison, capable de bouleverser les habitudes familiales, était au centre des Rencontres du Net, organisées hier par le ministère des Affaires sociales et l'Union nationale des associations familiales. Selon les résultats du premier baromètre Bayardweb/Sofres révélé à cette occasion, 71 % des parents considèrent d'abord Internet comme un moyen pratique pour rechercher des renseignements dans tous les domaines possibles ; 44 % estiment que c'est un « bon outil pédagogique pour les enfants » et une aide pour le travail scolaire. Et 43 % l'utilisent pour communiquer avec les amis ou la famille, en particulier pour échanger du courrier électronique. Un parent sur deux surfe en compagnie de ses enfants. Un moment de partage... et de surveillance : si Internet recueille un maximum de suffrages positifs, c'est aussi un grand sujet de préoccupation : huit parents sur dix s'inquiètent des risques de voir leurs enfants errer sur des sites pornographiques ou violents, ou de faire des mauvaises rencontres. « Internet n'a pas fait la révolution mais bouleverse la cellule familiale », estime Jean-Pierre Quignaux, chargé des nouvelles technologies à l'Union nationale des associations familiales. « Contrairement à la télévision, qui n'a pas de caractère interactif, c'est le premier outil qui pénètre à l'intérieur du foyer et par lequel les membres de la famille tissent des contacts actifs avec le monde extérieur. Les parents ont à contrôler cela, non seulement techniquement mais aussi culturellement. »

Sondage Sofres des 14 et 15 mars 2002 : http://www.sofres.com/default.asp

Le logiciel Icra sera-t-il le filtre universel pour le contrôle parental de l'internet ?
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

L'association internationale de classification du contenu internet (Icra) lancera le 21mars un logiciel de contrôle parental, à télécharger gratuitement depuis son site. Une version française devrait voir rapidement le jour. La question du filtrage automatique, par logiciel interposé, de contenus provenant de l'internet est un sujet très sensible. Difficile de parler de "contrôle parental" si le logiciel fait le tri à la place des parents, et surtout si le logiciel est préprogrammé par des sociétés ou organismes répondant à des critères très subjectifs de "moralité". L'Icra rassemble de nombreux acteurs mondiaux de l'internet, mais uniquement des acteurs économiques et commerciaux. Parmi les membres de son conseil d'administration, on trouve des représentants de la Fondation Bertelsmann, AOL, Yahoo, IBM ou encore Microsoft. Aucune société française n'y est recensée. Par ailleurs, un "comité consultatif" rassemble des représentants d'horizons associatifs, comme Childnet (Royaume-Uni) ou le Center for Democracy and Technology (Etats-Unis). Son but: «Protéger les enfants des contenus potentiellement nuisibles, tout en défendant la liberté d'expression des fournisseurs de contenu», explique l'association sur son site. Pour classifier les sites internet, l'Icra utilise quatre critères surveillés : langage, nudité, sexe et violence-, classés selon quatre niveaux (1 à 4, le dernier désignant les contenus "très explicites"). Le filtre logiciel dévoilé par l'Icra se base sur la plate-forme PICS (Plateform for Internet Content Selection), devenu norme mondiale sous l'égide du W3 Consortium. Cet arsenal permet d'associer des «étiquettes» à un contenu internet. Le principe est basé sur l'autodéclaration de la part des éditeurs de contenus: les sites ne souhaitant pas être bloqués par Icra doivent remplir un formulaire indiquant quels contenus sont disponibles sur leurs pages. Une «étiquette» leur est alors délivrée, qui permettra ensuite aux parents de décider s'ils laissent ou non leurs enfants y accéder. Mais il faudra pour cela qu'ils modifient les paramètres du logiciel "à la main", en changeant la liste des sites "autorisés". Cette logique de «liste blanche» s'oppose aux «listes noires» généralement dressées par d'autres outils de filtrage, via des mots-clés ou des url, qui laissent les enfants naviguer où ils le souhaitent, sauf sur les sites expressément bloqués. Icra Filter se présente actuellement sous la forme d'un logiciel indépendant, téléchargeable gratuitement, mais l'association entend obtenir de différents éditeurs de navigateur qu'ils incorporent directement le filtre dans leurs produits. Ce logiciel bénéficie du soutien de la Commission européenne, ainsi que de la fédération européenne des prestataires internet (Euro ISPA), qui compte parmi ses membres l'AFA (Association des fournisseurs d'accès français). Cette dernière a présenté l'Icra Filter lors d'une conférence de presse le 19mars, comme étant l'un de ses partenariats essentiels pour rassurer les internautes en France. Elle assure que le système, à l'origine international, pourra être adapté aux spécificités de chaque pays, puisque le logiciel «ne contrôle pas de manière centralisée ce qui doit être vu par les enfants». L'association va encourager ses membres et les autres grands sites français, notamment destinés aux enfants, à se référencer auprès d'Icra. Derrière le consensus, reste encore à résoudre des questions fondamentales: qui va contrôler, ou pouvoir contester, l'autoclassification d'un site? Quelles seront les voix de recours pour l'éditeur éconduit? Juridiquement, on joue sur la corde raide: en matière de respect de la liberté d'expression, seul le juge est compétent pour trancher tout litige sur le fond. En aucun cas le moindre organisme, si représentatif soit-il, ne peut avoir le dernier mot.

Zdnet : http://www.zdnet.fr/

Icra : http://www.icra.org/

Lancement annoncé de la "plus grande encyclopédie en ligne"
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

La maison d'édition britannique des Presses universitaires d'Oxford (Oxford University Press, OUP) veut créer d'ici 2010 une bibliothèque encyclopédique en ligne comprenant 1,5 million d'entrées sur 20 domaines allant de l'astronomie à la zoologie. Le site Oxford Reference (http://www.oxfordreference.com) rassemblera l'état actuel des connaissances générales imprimées sur papier et les mettra en ligne dans quatre langues différentes pour devenir la plus grande encyclopédie sur internet, a déclaré l'OUP. Environ 200 personnes travaillent déjà sur le projet, essentiellement en Inde, pour numériser des livres. Une première offre d'essai gratuit a rassemblé 3.000 organismes dans le monde, mais à terme, les consultations de cette encyclopédie en ligne se feront par abonnement, allant de 175 livres sterling par an pour les écoles à 3.000 livres pour les grandes bibliothèques. Avec plus de 4.500 nouveaux ouvrages par an, les Presses universitaires d'Oxford, qui existent depuis les premiers temps de l'imprimerie, à la fin du XVe siècle, sont la plus grande maison d'édition universitaire du monde.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/020320/85/2ism8.html

Microsoft imagine la maison numérique
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Microsoft s'apprête à lancer Mira, une solution dédiée à l'informatique nomade à la maison. Au menu : tablettes tactiles et périphériques Wi-Fi à gogo. Avec Mira, Microsoft souhaite faire entrer l'informatique nomade à la maison. Pourtant, rien de bien neuf dans sa solution technique. Annoncée début 2002 par Bill Gates, cette technologie vient d'être présentée à la presse française à l'aide d'un film publicitaire qui montre les nombreuses possibilités nouvelles d'utilisation combinée de l'informatique et du multimédia. On y voit un écran plat nomade qui circule de mains en mains. Le père choisit de consulter sa feuille Excel dans le salon puis sa fille utilise la tablette pour écouter de la musique. La mère vient ensuite consulter la météo avant que le fils aîné ne s'empare à son tour de l'écran. Pour élaborer Mira, Microsoft s'est largement appuyé sur Windows CE .Net, une version destinée aux appareils nomades. Techniquement, la firme de Redmond s'est basée sur la norme de communication sans-fil 802.11b, mais compte passer très rapidement au 802.11a, qui offre un débit supérieur (54 Mbit/s contre 11 Mbit/s). Si la vision de l'informatique nomade et familiale de Microsoft passe par un ordinateur central sous Windows XP une multitude de périphériques sans-fil sera nécessaire. La technologie Mira sera donc licenciée à des partenaires (dont Philips, Fujitsu ou LG Electronics) qui fabriqueront les produits compatibles. Premier d'entre eux, la tablette tactile sans fil devrait permettre d'accéder à toutes les données stockées sur l'ordinateur de la maison (MP3, documents Word, photos...) mais aussi à toutes les applications. Les premiers produits devraient débarquer un peu avant Noël prochain. Mais au dela de Mira, Microsoft cherche à imposer son concept d'"e-home" que Bill Gates veut populariser, par l'intermédiaire du concept Freestyle. Complémentaire de Mira, Freestyle doit permettre d'accéder, via une simple télécommande et sur n'importe quel écran aux contenus de l'ordinateur (audio, vidéo...). Microsoft prévoit notamment un guide intégré et interactif des programmes télé, ainsi que la possibilité d'utiliser son ordinateur comme un magnétoscope numérique.

Microsoft : http://www.microsoft.com/windows/embedded/

Vandoeuvre expérimente le vote du futur
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

La ville de Vandoeuvre va expérimenter pour les prochaines élections présidentielle et législatives deux procédés de vote issus des nouvelles technologies: le vote sur internet, et "la machine à voter" avec une urne électronique, a annoncé mardi son maire. Ces techniques interviendront en parallèle du vote traditionnel par bulletin papier, qui sera le seul valable, a expliqué Françoise Nicolas (RPR) lors d'une conférence de presse. Vandoeuvre, primée l'an dernier deuxième ville internet de France, testera pour l'élection présidentielle le vote en ligne, sur un site internet sécurisé, avec la société election.com, première société mondiale d'élections par internet. Les électeurs recevront avant le scrutin par courrier une autorisation d'électeur et un mot de passe personnel, qui leur permettra de se connecter le jour de l'élection sur un site spécifique. Pour les législatives, "la machine à voter", qui permet de choisir son candidat à partir d'un crayon optique et d'une urne électronique, sera installée dans un bureau de vote de Vandoeuvre. Le projet, baptisé "e-poll" et développé en France par France Télécom R et D, sera également testé à Mérignac (Gironde). Pour ce système, l'électeur disposera d'une carte à puce, authentifiée par ses empreintes digitale. Les deux systèmes, qui intègrent chacun un dispositif empêchant d'établir un lien entre l'électeur et son vote, visent avant tout à lutter contre l'abstention, ont expliqué les responsables des projets.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020319/1/2iqq4.html

DVD : Toshiba franchit la barre des 100 GO
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Toshiba a présenté un nouveau disque optique capable contenir 110 GO de données lors du salon "CeBIT 2002" qui s'est déroulé a Hanovre (Allemagne) entre le 13 et le 20 mars 2002. La technologie de base est la même que celle utilisée pour les disques de 30 GO simple face et simple couche présentés par cette sociéte en janvier 2002 . La capacité de 110 GO est simplement atteinte par l'adoption d'une structure double face et double couche par face. Cette technique repose sur l'utilisation d'un laser à émission dans le bleu-violet d'une longueur d'onde de 405 nm et d'une méthode de localisation de type plateau/ravin. La principale différence avec les disques de 30 GO est la présence de marques d'enregistrements plus grandes pour palier a la perte de signal dans les couches basses du disque. Ces marques sont étirees en longueur, ce qui réduit a 55 GO la capacité de stockage des deux couches d'une même face. Toshiba effectue actuellement les tests d'enregistrement et de lecture, et ne dispose pas encore d'informations techniques publiques plus précises. Dans la course a la normalisation des DVD enregistrables de la prochaine génération, Toshiba a décidé de faire cavalier seul. Cette entreprise ne fait pas partie du récent consortium de 9 sociétés qui effectuent le développement conjoint du "Blu-ray Disc", un nouveau format d'enregistrement sur DVD d'une capacité de 27 GO par face. Toshiba a toutefois l'intention de présenter et de faire adopter cette technologie (pour les disques de 30 GO comme pour ceux de 110 GO) auprés du "DVD Forum", un groupement d'industriels ayant pour mission de normaliser les technologies relatives aux DVD.

BEJapon : http://www.adit.fr

Microsoft lance sa Xbox en Europe
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Microsoft a lancé le 14 mars la commercialisation de sa console de jeu Xbox sur l'ensemble de l'Europe, après l'avoir déjà fait aux Etats-Unis l'an passé et au Japon le mois dernier. La filiale hongroise de Microsoft a dit qu'il était prévu de vendre 1,5 million de consoles dans les trois premiers mois. Les machines vendues en Europe sont construites par une filiale de Flextronics International basée à Sarvar, en Hongrie. L'usine produira 15.000 consoles par jour, ce qui devrait suffire à satisfaire la demande prévue en Europe, a dit la filiale de Microsoft dans un communiqué, cité par l'agence hongroise MTI. Microsoft évalue le marché européen des jeux vidéo à dix milliards de dollars annuels. Comme pour la Dreamcast de Sega ou la PlayStation 2 de Sony, les magasins ont mis en vente la console dès minuit. La Xbox se présente précisément comme la concurrente directe de la console de Sony et de la GameCube de Nintendo, qui doit être commercialisée en Europe le 3 mai. Les visiteurs du CeBIT, la foire technologique de Hanovre, étaient déçus de ne pas participer à la fête. En effet, la Xbox était bien présente sur l'immense stand de Microsoft mais la grosse boîte noire à incrustations vertes était bien à l'abri derrière des vitres. "Je suis bien déçu de ne pas pouvoir l'essayer; c'est un salon technologique tout de même", déclarait un spécialiste des technologies de l'information. "Ce n'est pas ce que nous voulons promouvoir ici; c'est un salon commercial, pas un salon grand public", a expliqué une porte-parole du géant de Redmond. Certaines Xbox commercialisées au Japon présentaient quelques défauts de jeunesse, comme de rayer les CD de jeux, obligeant Microsoft à les changer. Le numéro un mondial des logiciels a jugé "fort peu probable" que des problèmes similaires se manifestent en Europe. Il compte avoir livré de 4,5 à six millions de machines dans le monde entier d'ici la fin juin. Microsoft entend bien faire pièce aux géants japonais qui ont pour l'instant le monopole absolu des consoles de jeux. Il s'est assuré pour cela la collaboration d'un grand nombre d'éditeurs et de développeurs de jeux qui oeuvrent aussi bien pour les consoles que pour les PC. "Halo", "Dead or Alive 3" ou encore "L'Odyssée de Munch" sont les principaux jeux à accompagner la sortie de la console de Microsoft, que ce soit aux USA, au Japon ou en Europe. La Xbox sera commercialisée au pays de 479 euros dans la Zone euro, soit à peu près comme la PlayStation 2 à ses débuts mais le prix de cette dernière a sensiblement baissé depuis.

CNET :

http://investor.cnet.com/investor/news/newsitem/0-9900-1028-9077390-0.html

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Matière
Matière et Energie
Nombreuses innovations technologiques au Cebit, le plus grand salon high-tech mondial
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Des images transmises par internet depuis un mini-studio TV dans une voiture ou un téléphone mobile-camera en forme de chronomètre: un nouvelle fois le CeBIT, le plus grand salon high-tech du monde, n'est pas avare cette année en innovations technologiques.Stationnée au stand du géant allemand de l'electrotechnique Siemens, l'interieur de l'"I-wagen" (l'"internet-voiture") attire touristes et professionnels: son mini-studio de télévision permet de transmettre directement par l'internet des images de haute qualité grâce a la technologie de téléphonie mobile de troisieme génération (UMTS). Des démonstrations a bord de la Mercedes "I-wagen" ont été effectuées dans la ville de Hanovre. Objectif: mettre en relief les avantages --rapidité de transmission, hautes qualités visuelles et sonores-- de la très coûteuse norme UMTS dont la mise sur le marche est annoncée a partir de la fin de l'année. La possibilité de regarder de la vidéo sur l'écran couleur d'un téléphone portable en constitue l'un des grands attraits, mis en avant par les fabricants tels le Finlandais Nokia, l'Americain Motorola ou le Suédois Ericsson pour leurs terminaux. Personne ne sait encore si l'UMTS sera un jour vraiment rentable et populaire. Mais au CeBIT, c'est l'une des coqueluches des visiteurs, a en juger par exemple par le nombre de badauds s'arretant au stand du groupe français d'électronique et d'équipements de télécommunications Sagem pour s'approcher d'un téléphone portable du futur diffusant en permanence une vidéo en couleur. Il s'agit en réalité d'une simulation. Autre innovation, le nouveau téléphone mobile de Nokia, dont la taille excède largement celle des appareils miniatures inondant le marche. Mais en l'ouvrant, le portable se transforme en ordinateur parce qu'il est équipé d'un assistant personnel (PDA) offrant de multiples combinaisons. Il sera commercialisé au cours du deuxième trimestre. Parmi les mobiles du futur, figure aussi un téléphone permettant de projeter sur un écran ou un mur des images pre-enregistrées grâce a un mini rétro-projecteur qui se fixe a l'extrémité supérieure de l'appareil. Mais c'est un autre appareil qui rencontre le plus grand succès au CeBIT. Ressemblant a un chronomètre, le "pendant phone" (équipé d'une attache pour être porte autour du cou) est équipé d'une caméra numérique en forme de gros point noir fixe sur le côté de l'appareil. Encore plus petit, le même appareil existe aussi sous forme de montre. Deux prototypes dont la date de commercialisation n'a pas encore été arrêtée. Le suisse Logitech présente de son côté un assistant personnel Palm équipé d'un clavier ayant la taille standard d'un ordinateur de bureau, mais dans une matière souple et imperméable permettant de le plier pour le fermer comme un porte-monnaie.

BE Allemagne : http://www.adit.fr

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le plus important effondrement de glace dans l'Antarctique depuis 30 ans
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Le réchauffement de la planète a provoqué le plus important effondrement de glace dans l'Antarctique depuis une trentaine d'années, ont déclaré mardi des experts américains, mettant en garde contre un risque de hausse du niveau des mers si le phénomène s'amplifiait. Une partie importante de la plate-forme glaciaire Larsen B, dont la formation remonterait à 12.000 ans, s'est effondrée sur une période de 35 jours, a indiqué mardi le Centre américain de données sur les neiges et les glaces (NSIDC). Situé sur la partie est de la Péninsule de l'Antarctique, Larsen suscite depuis plusieurs années l'inquiétude des scientifiques et serait victime des effets du réchauffement climatique. La zone qui s'est écroulée récemment représente 3.250 kilomètres carrés et contenait 720 milliards de tonnes de glace. Durant les cinq dernières années, cette étendue glacée a déjà perdu 5.700 km2 et ne couvre plus aujourd'hui que 40% de sa surface minimum antérieure. Selon le site internet du centre qui dépend de l'Université du Colorado, la dernière fracture de cette plate-forme d'une épaisseur de 220 mètres a commencé le 31 janvier dernier. "La partie écroulée s'est disloquée en plusieurs milliers d'icebergs, qui dérivent dans la mer de Weddell", précise cet organisme. "Il s'agit de l'événement de ce type le plus important de ces 30 dernières années dans la Péninsule, qui a connu une série d'effondrements. Ils sont attribués à un réchauffement climatique notable dans la région", dit le centre. Le NSIDC a précisé que le niveau de réchauffement était de l'ordre de 0,5 degrés Celsius par décennie et que cette tendance était observée depuis au moins la fin des années 1940. Depuis 1974 autour de la Péninsule, la superficie des sept plates-formes glaciaires a diminué d'environ 13.500 Km2. Selon le centre, la fonte de ces plates-formes a peu de conséquences immédiates sur le niveau global de la mer mais pourrait affecter la circulation des glaces au large du continent. "Les calottes glaciaires agissent comme des contreforts, ou des freins, pour les glaciers. Elles maintiennent à distance l'air marin plus chaud et modèrent ainsi la fonte en surface des glaciers et la rupture des glaces", observe le NSIDC. En novembre dernier, le responsable du département de glaciologie de l'Institut argentin de l'Antarctique, Pedro Skvarca, avait averti d'une possible dislocation de Larsen en raison de la douceur des températures printanières et d'une importante hausse de 20 % des pertes en glace de la plate-forme. Un chercheur du NSIDC, Ted Scambos, a pour sa part indiqué qu'elle s'était désintégrée en raison de la présence à la surface d'eaux stagnantes issues de la fonte au cours de l'été dernier où un réchauffement a été enregistré. L'eau accélère la fracture car elle s'infiltre dans les petites failles de la glace et creuse des sillons dans son épaisseur au point de la rompre. Dans une étude précédente publiée par le Journal of Glaciology, M. Scambos et d'autres chercheurs ont averti que des plates-formes étaient plus près de la rupture qu'on ne le pensait jusque-là."Des ruptures dans des endroits comme la plate-forme de Ross pourraient entraîner une augmentation du débit de glace venant de l'Antarctique et provoquer une hausse du niveau des mers", dit-il. "Ces découvertes établissent une relation tangible entre le réchauffement climatique et la désintégration récente à grande échelle de certaines plates-formes glacières de l'Antarctique. Le processus risque de s'étendre si les températures estivales dans l'Antarctique continuent de monter", ajoute le chercheur. La plate-forme de Ross, au sud de la Nouvelle Zélande, est la plus importante du monde avec ses 500.000 Km2. "S'il commence à y avoir une accumulation d'eau significative et en fin de compte une destruction de la plate-forme, la glace risque de se déverser à une vitesse beaucoup plus élevée au large de l'Antarctique. Cela provoquerait une élévation significative du niveau de la mer", avertit le spécialiste.

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_1880000/1880566.stm

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des prions dans le muscle
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Une équipe menée par Stanley Prusiner décrit dans la revue scientifique PNAS comment le muscle squelettique de souris peut propager des prions et les accumuler à des taux élevés. Ces travaux sur des souris expérimentalement infectées soulèvent une fois encore la question de la présence de prion dans le muscle du bétail infecté. Selon Prusiner et ses confrères, il est urgent de vérifier cette hypothèse, bien que les voies de transmission utilisées dans les expériences soient très différentes de celles relatives à la consommation humaine. On pensait jusqu'à présent que les prions pathogènes s'accumulaient principalement dans le cerveau et les tissus lymphatiques des animaux infectés. Les nouveaux travaux coordonnés par Prusiner indiquent qu'ils pourraient également se répliquer dans le muscle. Patrick Bosque, principal auteur de cette étude, et ses collaborateurs de l'Université de Californie à San Francisco ont travaillé sur des souris expérimentalement infectées par des homogénats de cerveaux de souris ou hamsters contaminés par des prions. Dans un premier temps, les chercheurs ont vérifié et confirmé que la protéine prion normale était bien exprimée dans le muscle des souris non-infectées. Suite à une injection intracérébrale d'homogénats de cerveau infecté, les auteurs ont montré la présence anormalement élevée de la protéine prion normale dans le muscle squelettique des souris. D'autres expériences ont permis d'établir que l'accumulation de la protéine prion normale dans le muscle ne résultait pas d'une contamination générale des organes à partir de prions dérivés du cerveau. Resultat important, Patrick Bosque et ses collaborateurs démontrent que la propagation de la protéine prion avait bien lieu dans certains muscles alors qu'elle était très limitée dans d'autres organes. "Nous montrons ici que les prions se propagent et s'accumulent dans le muscle squelettique d'une manière spécifique selon la région, et à un niveau bien supérieur à celui généralement admis", écrivent les chercheurs. Ces résultats expérimentaux doivent être interprétés avec beaucoup de précaution si l'on doit les replacer dans un contexte de santé humaine. Ils posent néanmoins le problème de la consommation par l'homme de viande provenant d'un animal infecté par le prion. A ce propos, l'équipe de Prusiner insiste sur deux points essentiels. Le premier concerne l'accumulation du prion dans le muscle qui est variable selon l'hôte et la souche de prion en cause. Deuxièmement, cette contamination humaine ne pourrait se faire que par voie orale, une voie "inefficace comparée aux inoculations intracérébrales utilisées pour les bioassays rapportés dans cette étude", écrivent les chercheurs. La présence éventuelle de prions infectieux dans les muscles pourrait considérablement faciliter le dépistage qui est à l'heure actuelle basé sur des analyses post-mortem. Avant tout, Prusiner et son équipe estiment qu'il faut d'abord s'attacher à déterminer si l'accumulation des prions dans le muscle squelettique existe bien chez des animaux infectés (scrapie du mouton, ESB...). La distribution hétérogène de l'accumulation dans les différents muscles nécessite à ce titre un examen complet sur chaque animal, concluent-ils. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) va procéder à des tests sur des muscles de bovins pour vérifier la possible présence de la maladie de la vache folle, a annoncé un scientifique. Marc Eloit, président du Comité d'experts à l'Afssa, a déclaré que l'agence conduirait des tests sur les muscles d'au moins un animal infecté par la maladie de la vache folle, l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB). "Nous allons faire des tests sur des bovins. Nous allons prendre au moins une carcasse d'animal retiré de la chaîne alimentaire", a-t-il expliqué. Cette décision intervient après la publication mardi matin d'une étude par les chercheurs de l'équipe du professeur Stanley Prusiner, de l'université de Californie, mettant en évidence la présence du prion dans le muscle de souris infectées. "On est pressé. Cet article soulève des questions. Les prélèvements vont être faits, on aura les résultats dans une semaine", a ajouté Marc Eloit. Jusqu'à ce jour, le muscle avait été classé dans la catégorie des tissus qui n'étaient pas considérés comme infectieux. Les chercheurs estimaient que le prion ne se propageait qu'au système nerveux des animaux.

P N A S : http://www.pnas.org/

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/020319/85/2iq6d.html

Mortelle pollution !
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

L'exposition prolongée aux fines particules véhiculées par la pollution atmosphérique constitue un facteur de risque éminent de cancer du poumon. Et donc une cause directe de mortalité. Le Dr Arden Pope, de la Young University à Brigham aux Etats-Unis, a cherché à mieux connaître la relation qui s'établit, sur le long terme, entre l'exposition aux fines particules et la mortalité. Son équipe s'est appuyée sur une étude lancée en 1982. Celle-ci recensait les causes de mortalité et les facteurs de risque de près de 500 000 Américains. Ces données ont été combinées à celles obtenues sur la pollution de l'air dans plusieurs zones urbaines des Etats Unis. La définition ici retenue pour les fines particules est l'existence d'un diamètre inférieur à 10 microns. Selon Pope, " chaque élévation de 10 µg/m3 de la pollution de l'air était approximativement associée à une augmentation de 4%, 6% et 8% de la mortalité totale, de la mortalité cardio-pulmonaire et de la mortalité par cancer du poumon ". Cette étude apporte la première preuve - et la plus manifeste jamais obtenue - que la pollution joue un rôle appréciable dans l'apparition de cancer du poumon. Elle constituerait même un facteur de risque important de mortalité cardio-pulmonaire.

American Medical Association : http://www.ama-assn.org/

Alzheimer : chronique d'une épidémie annoncée
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

La maladie d'Alzheimer va-t-elle déclencher la plus grande épidémie du XXIe siècle ? Les chiffres actuels sont déjà inquiétants. Aux Etats-Unis, plus de 4 millions de personnes sont frappées de cette grave dégénérescence du cerveau. En France, leur nombre est estimé à 420 000. «La progression est de 100 000 nouveaux malades par an», précise le Pr Jean-François Dartigues, épidémiologiste à l'Inserm (Bordeaux). Le mouvement s'amplifie avec le vieillissement de la population. Non seulement dans les Etats anciennement industrialisés, mais aussi dans les pays en voie de développement où l'espérance de vie s'accroît. Alzheimer est une maladie à part entière et non un phénomène de vieillissement accéléré. Elle ne touche d'ailleurs pas seulement les personnes âgées: 10% des patients ont moins de 65 ans. Un cas de 28 ans vient même d'être diagnostiqué ! La dégradation est longue et progressive. «Pendant une ou deux décennies, les lésions s'installent dans le cerveau sans manifestations extérieures, précise le Pr Bruno Dubois, neurologue à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris). Puis les premiers symptômes apparaissent sous la forme de troubles de la mémoire. Cette phase peut durer entre deux et cinq ans. La perte d'autonomie, caractéristique de ce qu'on appelle la démence, n'intervient qu'après. A cet enchaînement de symptômes correspond une dégradation parallèle du cerveau. Les progrès réalisés dans l'exploration du corps humain, notamment grâce à l'IRM (imagerie par résonance magnétique), permettent d'en retracer l'histoire fidèle. Les lésions commencent par affecter l'hippocampe, rouage cérébral essentiel à la mise en mémoire d'un fait. Par la suite, elles se diffusent dans les régions néocorticales, dites «associatives», où sont interprétées les informations reçues du système sensoriel (vue, ouïe...). Au dernier stade, le cortex moteur, qui commande la marche, la parole, la faculté de déglutir, est atteint. Ainsi disparaissent des millions de neurones et les synapses qui assurent leur communication. A l'origine de ces destructions, deux mécanismes biochimiques. D'une part, le dépôt sous forme de plaques d'un peptide appelé «bêta-amyloïde». D'autre part, la modification d'une protéine, du nom de tau, qui provoque une dégénérescence neurofibrillaire. Ces deux substances existent dans le corps à l'état naturel. Mais, dans l'Alzheimer, elles se transforment en déchets inassimilables. Pourquoi? Les deux processus sont-ils liés ou indépendants ? Des chercheurs canadiens viennent de mettre en évidence le rôle clef d'une autre protéine, la nicastrine. Combinée à certaines enzymes, les sécrétases, elle accélère la production de la très redoutée bêta-amyloïde. Cette découverte marque un nouveau progrès. Mais la cause originelle de la maladie reste inconnue. Le patrimoine génétique peut prédisposer à cette affection: 65% des porteurs d'un gène normal, présent dans le chromosome 19, sont sujets à des dégénérescences cérébrales. Mais les formes héréditaires de l'Alzheimer sont extrêmement rares et d'autres facteurs doivent intervenir pour déclencher la mort neuronale. Certaines études mettent en avant l'alimentation. La nourriture trop riche en graisses multiplierait par sept les risques de maladie. A l'inverse, l'absorption de substances antioxydantes - comme les flavonoïdes contenus dans les fruits et les légumes, mais aussi dans le vin et le thé - serait un élément protecteur. L'enquête Paquid, menée pendant dix ans par Jean-François Dartigues et Pascale Barberger-Gateau, le souligne. Faute d'une connaissance complète du processus de dégradation cérébrale, l'Alzheimer reste aujourd'hui incurable. «Les médicaments actuels agissent uniquement sur les symptômes et ne font que retarder l'évolution de la maladie», précise le Dr Patrice Brocker, gériatre au CHU de Nice. Mais, d'ici à cinq ou dix ans, les espoirs de guérison sont réels. Etant donné le marché potentiel, la mobilisation est générale, de la multinationale pharmaceutique à la petite start-up. Des dizaines d'équipes cherchent de nouvelles molécules. Dans plusieurs directions. Les unes visent à inhiber la production de sécrétase. D'autres veulent combattre la toxicité de la bêta-amyloïde. D'autres encore s'attaquent à la formation même des plaques séniles. C'est le choix du Dr Dale Schenk, de la société californienne Elan Pharmaceuticals: il a mis au point un «vaccin» capable de «nettoyer» le cerveau. Son action a été prouvée chez la souris. Chez l'homme, il faudra encore attendre un an pour que les premiers tests d'efficacité soient menés.

Express :

http://www.lexpress.fr/Express/Info/Sciences/Dossier/alzheimer/dossier.asp?nom=o...

Un niveau correct de calcium dans l'alimentation réduirait le risque de cancer du côlon
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Dans le cas d'une alimentation pauvre en calcium, même une augmentation modeste de ce nutriment peut réduire de moitié environ le risque de cancer du côlon gauche, la partie du côlon qui aboutit au rectum, selon une étude américaine publiée mercredi dans le ''Journal of the National Cancer Institute''. Des chercheurs de l'université de Harvard ont analysé le régime alimentaire et les antécédents médicaux de 135.000 hommes et femmes qui ont participé à deux enquêtes séparées. Il est apparu que ceux qui consommaient 700 à 800 milligrammes de calcium par jour ont réduit leur risque de contracter un cancer du côlon gauche de 40 % à 50 %. ''Nous n'avons pas étudié les niveaux élevés de calcium et nous ne savons donc pas ce qu'il faut recommander pour des doses plus importantes,'' a souligné le Dr Kana Wu, principal auteur de l'étude. Les chercheurs ont répertorié 626 cas de cancer du côlon parmi 88.000 femmes et 399 cas chez 47.000 hommes, qui ont participé à une étude séparée. En comparant le régime alimentaire des sujets qui ont contracté la maladie avec celui des autres, les chercheurs ont déduit que des niveaux adéquats de calcium dans l'alimentation pouvaient réduire de manière significative le risque de cancer dans le côlon gauche, qui inclut le dernier segment du gros intestin. Le Dr Wu, qui travaille à l'Ecole de santé publique de Harvard, a souligné que les résultats avaient besoin d'être confirmés par d'autres recherches avant que l'on puisse tirer des conclusions définitives. Mais ''il est bon d'éviter une consommation de calcium très faible,'' ajoute-t-elle.

Journal of the National Cancer Institute :

http://jncicancerspectrum.oupjournals.org/cgi/content/full/jnci;94/6/405-b

Les défibrillateurs réduisent de 31 % la mortalité des cardiaques
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

La pose d'un défibrillateur, appareil électrique aidant à retrouver un rythme cardiaque normal, sur des personnes ayant déjà subi un arrêt du coeur réduit leur mortalité de 31%, selon une étude présentée à Atlanta lors du congrès annuel de l'American College of Cardiology. Cette étude, qui fera l'objet d'une publication dans la livraison du 21 mars de la revue The New England Journal of Medicine, a été menée sur 1.232 patients ayant survécu à au moins un accident cardiaque, par l'équipe du cardiologue américain Arthur Moss, du centre médical de l'université de Rochester (New York). De ce groupe, 742 patients ont bénéficié de la pose d'un défibrillateur. Après un suivi de 20 mois, le taux de mortalité des patients équipés d'un défibrillateur était de 14,2 % contre 19,8 % pour ceux qui n'avait pas reçu l'implant, soit une réduction de 31% de la mortalité des personnes équipées d'un défibrillateur. "C'est une contribution importante et majeure à la spécialité et cela donne de nouvelles normes thérapeutiques pour sauver des vies et améliorer la survie" après un accident cardiaque, a estimé le Dr Moss. "Actuellement, il n'y a pas d'autre traitement préventif pour les personnes à risque", a-t-il ajouté. Aux Etats-Unis, trois à quatre millions de patients remplissent les critères pour l'implantation d'un défibrillateur, selon la même source. Le vice-président américain Dick Cheney a bénéficié d'un tel implant à l'été 2001. Le défibrillateur interne peut sauver la vie du patient sujet à un arrêt cardiaque en soumettant son coeur à un choc électrique pour le forcer à reprendre un rythme et des fonctions normales. La mort par arrêt cardiaque touche en premier lieu les hommes de la soixantaine. Les jeunes adultes peuvent également être victimes d'un arrêt cardiaque provoqué par une montée d'adrénaline durant une activité physique intense. Le coût d'un défibrillateur est actuellement d'environ 20.000 dollars (23.000 euros).

Reuters :

http://story.news.yahoo.com/news?tmpl=story&u=/nm/20020319/sc_nm/health_heart_dc...

Arrêt cardiaque : L'amiodarone deux fois plus efficace que la lidocaïne
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Des chercheurs canadiens de l'université de Toronto ont démontré que les médicaments antiarythmisants à base d'amiodarone sont près de deux fois plus efficaces que ceux à base de lidocaïne pour maintenir en vie une personne victime d'un arrêt cardiaque, selon un article publié dans la revue New England Journal of Medicine. Tirant les conséquences de l'étude, les ambulances de Toronto emportent désormais de l'amiodarone pour les premiers secours pendant le transport à l'hôpital d'une personne victime d'un arrêt cardiaque. Plus de 250.000 Américains et 25.000 Canadiens sont victimes d'un arrêt cardiaque chaque année et seulement 10 % d'entre-eux survivent à une telle attaque, selon l'étude. Les victimes qui bénéficient d'une réanimation avec choc électrique (défibrillation) dans les cinq à sept minutes de l'attaque ont de meilleures chances de survie. Mais si la défibrillation est inefficace, les urgentistes administrent généralement un médicament de type antiarythmisant. Cette étude est, selon ses auteurs, la première à comparer les résultats de deux types d'antiarythmisants pour déterminer leur efficacité. La lidocaïne était traditionnellement préconisée en situation d'arrêt cardiaque. Les chercheurs canadiens ont examiné les cas de 347 patients qui avait subi un arrêt cardiaque et auxquels l'une des deux substances avait été administrée par les services d'urgence de Toronto. Il résulte de l'examen que près de deux fois plus de patients ont survécu après traitement à l'amiodarone comparé à ceux ayant reçu le traitement traditionnel à base de lidocaïne. "Le résultat signifie que nous pouvons maintenant dire à nos ambulanciers et urgentistes que l'amiodarone paraît être le médicament le plus efficace, sur la base des données dont nous disposons", a déclaré le cardiologue Paul Dorian du St. Michael's Hospital à Toronto, également professeur à l'université de la ville, qui a conduit l'étude.

New England Journal of Medicine :

http://content.nejm.org/cgi/content/short/346/12/884

Percée dans le traitement de l'artériosclérose
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Un ressort métallique recouvert d'un médicament, nouveau procédé révolutionnaire servant à maintenir les artères dilatées après une angioplastie, ouvre des perspectives très encourageantes pour traiter l'artériosclérose. Une étude rendue publique dimanche à Atlanta lors du Congrès du Collège américain de cardiologie souligne que ce procédé testé sur 43 patients pendant deux ans, a prouvé son efficacité dans 100% des cas, un résultat rarissime en médecine. Pour traiter l'artériosclérose dont souffrent de nombreux malades, notamment victimes d'infarctus, les médecins utilisent couramment des ''stents'', ressorts métalliques cylindriques (comme un ressort de stylo-bille) servant à dilater les artères bouchées. Le stent, inséré à l'endroit où l'artère se bouche, permet de conserver son diamètre, mais son efficacité est limitée, la croissance rapide du tissu cicatriciel remplissant à nouveau l'artère. Le nouveau procédé libère un médicament dans l'artère elle-même, à l'endroit de la lésion, et s'opposant à cette croissance tissulaire. Aujourd'hui, huit variétés différentes au moins de ces médicaments, font l'objet d'essais cliniques, et d'autres sont en cours de développement. Le premier de ces stents, fabriqué par la firme Cordis, testé au Brésil et aux Pays-Bas, était recouvert d'un immunosuppresseur, la rapamycine. Le Dr J. Edouardo Sousa de l'Institut de cardiologie Dante Pazzanese, à Sao Paulo, a présenté une étude menée pendant deux ans auprès de 43 personnes. Trois d'entre elles ont nécessité une intervention cardiaque à cause d'une aggravation de leur état mais toutes les artères réouvertes grâce au stent ne se sont pas rebouchées. Le Dr Jean Fajadet, du Centre du thorax à Rotterdam, aux Pays-Bas, a obtenu les mêmes résultats après sept mois d'étude. Aucun des 238 patients inclus dans son étude n'a présenté de ''resténose artérielle'' (bouchage de l'artère), alors qu'ils étaient 26 % avec les stents classiques. Ces résultats sont d'autant plus encourageants, qu'ils se confirment aussi pour les artères de petit diamètre, et chez celles des patients diabétiques connues pour se reboucher plus facilement. Ces stents devraient être mis sur le marché en 2003 aux Etats-Unis, une fois qu'une troisième étude confirmant les deux premières aura été réalisée.

AP :http://fr.news.yahoo.com/020318/5/2iote.html

Tabac : le double mécanisme de la dépendance
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Non seulement le cerveau est vite accro à la nicotine mais le sevrage est long, très long même. Des chercheurs de l'université de Chicago (USA) expliquent dans la revue Neuron d'aujourd'hui pourquoi nous sommes si faibles face à cette drogue. « Il aurait été difficile de trouver une meilleur drogue pour travailler sur la dépendance », affirme Daniel McGehee en parlant bien sûr de la cigarette. « Il suffit de quelques expositions pour que le cerveau se souvienne longtemps de la satisfaction que lui procure la nicotine, un phénomène renforcé à chaque cigarette supplémentaire. » On sait que la nicotine, une des poisons les plus violents qui existent, déclenche un phénomène de « récompense » pour le cerveau. La partie du cerveau chargée d'intégrer le phénomène de récompense permet d'apprendre et de répéter des comportements bénéfiques. Elle s'active par exemple quand on mange après avoir eu faim. Le neurotransmetteur associé à l'effet de plaisir est la dopamine, une substance dont le cerveau raffole. Le marché est simple : si le cerveau veut de la dopamine, il doit répéter le comportement qui lui en a procuré. Daniel McGehee et son équipe ont travaillé sur du tissu cérébral de rat. Ce sont eux qui ont montré que la nicotine induisait un message chimique (le glutamate) qui provoque la libération de dopamine. Aujourd'hui, leurs travaux montrent que la nicotine agit également sur des cellules nerveuses sensibles au GABA et qui inhibent l'action de la dopamine. Pendant une heure, la nicotine empêche leur fonctionnement, ce qui renforce encore l'effet de plaisir. Ceci explique que malgré les menaces de cancers, troubles cardio-vasculaires, bronchites chroniques, et autres terribles maladies, les fumeurs peinent à décrocher.

Science&Avenir :

http://permanent.sciencesetavenir.com/sci_20020314.OBS3978.html

Le déclenchement de l'accouchement reste encore un mystère
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

« La grossesse correspond à une séquence d'événements génétiquement programmés, qui ont pour but d'assurer au foetus une croissance optimale jusqu'au terme habituel de 40 semaines et demie de grossesse (à partir de la date des dernières règles) », pose en préambule Françoise Ferré. « Mais ces événements génétiquement programmés sont modulés par l'environnement dans son sens le plus large. » Toutes sortes de facteurs peuvent provoquer un accouchement prématuré. Pour la mère, il peut s'agir d'une infection, d'un étirement excessif du muscle utérin en cas de grossesses multiples de jumeaux ou de triplés, d'un problème de malnutrition (rare dans nos pays) et plus généralement de fatigue liée à un surmenage, sans oublier le stress. Quant au foetus, deux causes majeures l'exposent à la prématurité, une diminution de l'oxygénation (en cas de pré-éclampsie liée à une hypertension de la mère survenant uniquement durant la grossesse) et une infection maternelle, avec des microbes qui refluent par voie vaginale jusqu'aux membranes de la poche amniotique où baigne l'enfant. On connaît encore très mal les mécanismes qui régulent en fin de grossesse l'expulsion du tout-petit hors de l'abri maternel protecteur. Mais, aussi bien en cas d'accouchement normal autour de 40 semaines que de déclenchement prématuré, l'objectif du foetus est d'échapper à un milieu qui lui devient soudain hostile. Au moment de l'accouchement, se produisent deux mécanismes bien coordonnés au niveau de l'utérus : contractions régulières et rythmiques d'un côté, et, de l'autre, maturation du col utérin qui précède sa dilatation et son ouverture pour laisser passer l'enfant. Mais qui donne le signal des opérations ? Cela vient-il de l'utérus maternel, du placenta ou du foetus ? De multiples signaux ayant pour cible l'utérus participent au déclenchement de l'accouchement : oestrogènes et progestérone, facteurs de croissance, neurotransmetteurs, et cytokines - des molécules au rôle essentiel au niveau de l'immunité. Tous ces signaux, qui interfèrent les uns avec les autres, amènent l'organisme maternel à déclencher une réaction de rejet vis-à-vis du foetus alors que jusque-là la mère tolérait parfaitement cette « greffe » d'un organisme étranger. « Mais, comme aucun de ces facteurs ne joue un rôle déterminant, nous pensons que le signal vient plutôt du foetus et du placenta ou, plus globalement, de l'unité foeto-placentaire », indique Françoise Ferré. Son équipe s'intéresse aux villosités du placenta qui permettent l'apport de substances nutritives au foetus. Elles sont particulièrement riches en cellules chorioniques trophoblastiques. Ces cellules sécrètent toutes sortes de substances parmi lesquelles des neurotransmetteurs, similaires à ceux sécrétéspar le cerveau. L'équipe de Françoise Ferré s'intéresse particulièrement à l'un de ces neurotransmetteurs, la CRH, pour hormone de libération de la corticotrophine, qu'on retrouve aussi dans le cerveau et qui active la sécrétion des hormones de stress, celle des corticoïdes en particulier. Elle a montré que la CRH active l'axe hypothalamo-hypophysaire du foetus, avec des effets à deux niveaux, l'un sur le foetus qui, percevant un danger, accélère la maturation de ses poumons, l'autre sur l'utérus, en modulant sa motricité et peut-être même en déclenchant les contractions. Il existe donc un dialogue biochimique entre le placenta et le foetus. « La sécrétion de cette CRH par le placenta durant la grossesse démarre tôt en début de gestation. Mais les femmes qui accouchent prématurément ont des taux nettement plus élevés que celles qui ont leur bébé à terme avec un pic de sécrétion trois semaines avant l'accouchement », fait remarquer Françoise Ferré. Le dosage de la CRH pourrait donc permettre de détecter une femme à risques d'accouchement prématuré, et de la suivre plus attentivement pour mettre toutes les chances de son côté et du côté du bébé. Avec à plus long terme, la possibilité de trouver des antagonistes de cette CRH, qui bloqueraient ses effets négatifs et retarderaient la survenue d'une naissance prématurée.

Figaro : http://www.lefigaro.fr/sciences/20020318.FIG0123.html

Buvez du café, vous aurez moins de caries...
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Le café fait jaunir les dents ? Peut-être, en tout cas il permettrait surtout de prévenir les caries dentaires. Et pour une fois qu'on nous propose une bonne nouvelle...Un peu d'histoire naturelle, pour commencer. Le café est issu de la graine du caféier, un arbrisseau de la famille des rubiacées. Il en existe deux variétés, l'arabica et le robusta, l'une et l'autre dotées d'une action antibactérienne. En particulier contre le streptococcus mutans, une bactérie qui joue un rôle essentiel dans la survenue des caries. Toutes les variétés de café présentent également des propriétés antiadhésives. Gabriella Gazzani, de l'université de Pavie en Italie, a ainsi pu montrer que grâce à ces deux effets - antibactérien sur streptococcus mutans et anti adhésif - la caféine empêche les bactéries de coloniser l'émail dentaire.

Journal of Agricultural and Food Chemistry, :

http://pubs.acs.org/journals/jafcau/

Impact du stress sur le fonctionnement du cerveau
Samedi, 23/03/2002 - 00:00

Les chercheurs de l'Université Hébraïque de Jérusalem (Centre Roland des maladies neuro-dégénératives) et de l'Université Ben-Gurion ont mis en évidence, a partir d'expériences sur des souris, l'impact du stress dans la fabrication d'éléments d'ARNm (ARN messagers). Les ARNm transmettent l'information des gènes vers le mécanisme permettant la fabrication des protéines. Le stress entraîne des modifications dans la fabrication de ces éléments en particulier des neurones qui sont le résultat de protéines neuronales clefs. En particulier, le gène ACHE, dont la protéine acetylcholinesterase participe au contrôle du signal entre deux neurones, produit un ARNm après un traumatisme. Les ARNm, induits par le stress, produisent une évolution inhabituelle de la protéine acetylcholinesterase. Celle-ci, contrairement a la protéine,habituelle, ne peut etre intégrée dans les synapses pour assister la transmission de l'influx nerveux entre les neurones. L'activité électrique liée a ces phénomènes a été mesurée ; les résultats montrent qu'elle est plus forte chez des souris soumises a un stress plus important. L'étude montre que le stress initie une série d'événements qui inclut des changements dans la réplication des Arum et une modification conséquente de la protéine clef des transmissions neuronales qui a pour résultat une réponse électrique plus sensible.

BE Israël :

http://www.adit.fr

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