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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 261
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 17 Octobre 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'Institut Curie lance un dossier médical interactif, accessible via internet
L'OCDE chante les vertus du haut débit
Un ordinateur de la taille d'un grain de sable
La biométrie gagne les cartes à puce et le grand public
La télé sur internet fait ses premiers pas, sur un modèle encore incertain
Avenir
Des nanocristaux pour rendre les billets d'euro infalsifiables
Matière
Les processeurs du futur seront multi-OS
Les batteries du futur : les micromoteurs
Espace
Un univers fini dodécaédrique
Avec le succès de son premier vol spatial habité la Chine affirme ses ambitions de grande puissance technologique
Terre
Des champignons pour réduire le volume des boues des stations d'épuration
Vivant
Des singes parviennent à faire bouger un bras robotisé par la pensée
Bruxelles alloue 100 millions d'euros à 19 projets de lutte contre le cancer
Des scientifiques se penchent sur le risque d'attaque nucléaire
Cancer du sein : tamoxifène et letrozole réduisent le risque de rechute
Les antibiotiques pourraient aider dans le traitement de l'Alzheimer
Des sous-vêtements équipés de capteurs pour aider les cardiaques
Des médecins chinois conçoivent deux embryons humains par transfert nucléaire
Recherche
La NASA fait voler un avion grâce à un laser
Un ordinateur a la place du contrôleur aérien dans la tour de contrôle
Des poids lourds à moteur hybride moins polluant
Edito
Vers la médecine numérique



L'Institut Curie a lancé, le 10 octobre, un dossier médical informatisé, appelé Portalys, accessible via Internet aux médecins traitants extérieurs à l'hôpital. Les médecins partenaires peuvent consulter le dossier de leurs propres patients soignés à l'Institut Curie, l'enrichir, et dialoguer avec les spécialistes de l'Institut, a expliqué le professeur Pierre Bey, directeur de l'hôpital. Dans le cadre des réseaux de soins, des milliers de patients et de médecins devraient être concernés à terme par ce système de consultation du dossier médical informatisé et d'échanges d'informations. S'inscrivant dans le cadre du programme e-santé soutenu par le gouvernement, Portalys permet jusqu'à 500 connexions simultanées. Aujourd'hui, environ 35000 médecins extérieurs participent à la prise en charge d'un ou plusieurs patients de l'Institut Curie. Grâce à Portalys, ils peuvent désormais consulter les 65000 dossiers de leurs patients, dans les mêmes conditions que les médecins de l'Institut Curie, tout en respectant les critères les plus stricts de sécurité et de confidentialité. Ce système sécurisé, qui a bénéficié du soutien du ministère, a coûté près d'un million d'euros. Après plusieurs mois de tests menés, l'Institut Curie a commencé à informer les patients de sa mise en place. Les médecins extérieurs à l'institut ne peuvent accéder qu'au dossier de leurs propres patients et à condition que ces derniers aient donné leur accord. Le médecin utilise sa carte de professionnel de santé (CPS), ou un identifiant et un mot de passe, pour accéder au portail d'accès sécurisé Portalys. Ensuite un second système de sécurité contrôle le droit d'accès du médecin demandeur au dossier informatisé complet du patient (comptes rendus de consultations, d'examens, de soins, d'hospitalisation, radios et autres résultats d'imagerie...). Les patients n'auront accès à leur propre dossier que par l'intermédiaire d'une "personne accompagnante", comme leur médecin traitant. Concrètement, le médecin correspondant, à partir de son ordinateur personnel, en utilisant un navigateur Internet (http://portalys.curie.net), consulte le dossier de son patient comme s'il était à l'intérieur de l'Institut Curie, car il dispose des mêmes pages écran et en particulier d'un outil original : le Synopsis. L'objectif est de rendre plus facile l'accès aux informations sur l'ordinateur qu'en manipulant les pages du dossier papier. Grâce à une représentation graphique sur une échelle de temps, baptisée Synopsis, le médecin visualise l'évolution de la maladie, les actes pratiqués, les traitements, les consultations et hospitalisations, ce qui lui permet de naviguer dans les comptes rendus et les images comme dans l'Internet à partir de pages HTML. Après l'informatisation du dossier médical du patient à l'intérieur de l'hôpital, Portalys représente donc une nouvelle étape technologique permettant enfin de mettre ce dossier informatisé en partage avec l'ensemble des correspondants d'un établissement de soins et de répondre aussi aux enjeux du système de santé du XXIe siècle. Il serait particulièrement souhaitable que, dans le cadre du grand plan de modernisation sur 5 ans des hôpitaux publics annoncé récemment par le gouvernement, l'ensemble de nos établissements hospitaliers et des cabinets médicaux soient, d'ici 2008, interconnectés à l'aide d'un système équivalent à Portalys, permettant la transmission et la consultation à distance, via l'Internet, des dossiers médicaux informatisés de tous les patients, qu'ils soient ou non hospitalisés. La généralisation d'un tel système de dossier médical électronique consultable par le Web aurait en effet des effets très bénéfiques, en matière d'efficacité, de sécurité et de réactivité thérapeutiques et épidémiologiques et permettrait également d'améliorer de manière sensible le rapport coût-performances de notre système de santé. Enfin, la généralisation de ce système, combinée avec les nouvelles possibilités de télémédecine (télésurveillance et télétransmission des paramètres vitaux à l'aide de capteurs intégrés dans les vêtements), permettrait un développement considérable de la prévention personnalisée et de l'hospitalisation à domicile, notamment pour les personnes âgées en nombre croissant. A plus long terme, on peut imaginer que chaque personne portera sur elle, sous forme d'une minuscule puce-radio, l'ensemble de son dossier médical qui sera réactualisé en permanence et facilement consultable, selon différents niveaux de confidentialité prédéfinis, par les services d'urgence, le médecin ou l'hôpital. La carte Vitale 2, dont le lancement est imminent, préfigure cette évolution. Elle permettra de réserver une zone indépendante, de capacité suffisante pour gérer un carnet de santé électronique appelé "volet d'informations médicales". Ce carnet de santé se composera de deux parties. D'abord une section d'urgence comportera l'identification du titulaire, son groupe sanguin, ses antécédents, ses affections chroniques (asthme, diabète) et le nom d'un médecin traitant. Tous les professionnels de santé (médecins, pharmaciens...) pourront librement la consulter. Ensuite une section de suivi de soins, confidentielle, qui comportera les antécédents médicaux et chirurgicaux les plus pertinents, transfusionnels et anesthésiques, la trace des séjours hospitaliers et leurs diagnostics de sortie. Alors que le gouvernement vient de lancer le grand chantier de la réforme de l'assurance maladie et de la modernisation des hôpitaux, on voit bien que cette informatisation de l'ensemble de notre système de soins, tant sur le plan médical qu'administratif, est devenu un enjeu majeur de société et devrait permettre un accès personnalisé à des soins plus efficaces, moins coûteux et plus confortables pour les malades.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
L'Institut Curie lance un dossier médical interactif, accessible via internet
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

L'Institut Curie (Paris) a lancé, vendredi en présence du ministre de la Santé Jean-François Mattei, un dossier médical informatisé, appelé Portalys, accessible via internet aux médecins traitants extérieurs à l'hôpital. Les médecins partenaires peuvent consulter le dossier de leurs propres patients soignés à l'Institut Curie, l'enrichir, et dialoguer avec les spécialistes de l'Institut, a expliqué le professeur Pierre Bey, directeur de l'hôpital. Dans le cadre des réseaux de soins, des milliers de patients et de médecins devraient être concernés à terme par ce système de consultation du dossier médical informatisé et d'échanges d'information, a-t-il précisé. Portalys permet jusqu'à 500 connexions simultanées. Ce système sécurisé, qui a bénéficié du soutien du ministère, a coûté près d'un million d'euros. Après plusieurs mois de tests menés notamment auprès d'un réseau de gynécologues, l'Institut Curie a commencé à informer les patients de sa mise en place. Les médecins extérieurs à l'institut ne peuvent accéder qu'au dossier de leurs propres patients et à condition que ces derniers aient donné leur accord. Le médecin utilise sa carte de professionnel de santé (CPS), ou un identifiant et un mot de passe, pour accéder au portail d'accès sécurisé Portalys. Ensuite un second système de sécurité contrôle le droit d'accès du médecin demandeur au dossier informatisé complet du patient (comptes rendus de consultations, d'examens, de soins, d'hospitalisation, radios et autres résultats d'imagerie...). Les patients n'auront accès à leur propre dossier que par l'intermédiaire d'une "personne accompagnante", comme leur médecin traitant. Les médecins doivent s'informatiser, "ce qui nécessite un changement culturel", a reconnu le Pr Bey qui espère que ce type de réseau de communication s'étendra à d'autres établissements hospitaliers.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031011/1/3ftlf.html

L'OCDE chante les vertus du haut débit
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

L'OCDE vient de publier les travaux de son PIIC (comprenez Comité de la politique de l'information, de l'informatique et des communications) sur le thème : « Comment optimiser le haut-débit pour stimuler le développement économique et social ? » L'étude de l'OCDE souligne la dynamique qui accompagne le déploiement du haut-débit dans les 30 pays membres de l'OCDE (Allemagne, Japon, Italie, France, Etats-Unis, Suède, Australie...). Un marché de 30 milliards de dollars qui, avec 75 millions d'utilisateurs, a enregistré l'an passé une croissance de 53 % et devrait atteindre le cap des 82 millions de convertis dès la fin de l'année 2003. Partant de ce constat, le groupe de travail de l'OCDE souligne « le rôle indispensable » du secteur privé et de la concurrence entre, d'une part, les acteurs du marché des télécoms et, d'autre part, les technologies d'accès à haut-débit (DSL, câble, sans fil et satellite). Dans ce contexte, le rôle du gouvernement doit se borner à afficher une « neutralité technologique » et n'a plus vocation qu'à être un « utilisateur modèle » , comme c'est le cas en France avec le développement de l'administration électronique. L'OCDE rappelle enfin que l'on ne peut dissocier durablement, dans une perspective de croissance économique, le haut-débit (qui implique un état de connexion permanente à Internet) et la sécurité des réseaux.

OCDE : http://www.oecd.org/dataoecd/18/3/16234106.pdf

Un ordinateur de la taille d'un grain de sable
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Cinq universités écossaises se partagent le financement de 1,3 million de Livres (environ 1,9 million d'euros) allouées pour développer un ordinateur de la taille d'un grain de sable. Le projet Speckled Computing (speck : grain) a été développé par les universités d'Edimbourg, de Glasgow, de Napier, de St Andrews et de Strathclyde. Ces grains de semi-conducteur devront former d'ici quatre ans un cube d'un millimètre arête. équipe se fixe tout d'abord un niveau intermédiaire a atteindre dans deux ans : 5 mm3. Les grains devront intégrer un processeur de traitement du signal (DSP), des facilites de communications radio, une source énergie et des capteurs. Ils seront connectes en réseau, analyseront leur environnement et communiqueront ensemble. Chaque grain aura une puissance de calcul limitée, mais des milliers de grains travaillant ensemble pourraient fournir une puissance importante. Une application envisagée est un capteur médical qui se "vaporiserait" sur la poitrine du patient pour surveiller le cour du patient.

Electronics Weekly :

http://www.electronicsweekly.co.uk/issue/articleview.asp?

La biométrie gagne les cartes à puce et le grand public
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

La biométrie, technologie d'identification des individus à partir de leurs caractéristiques physiques, se tourne aujourd'hui vers des applications grand public comme les cartes à puces, grâce à la baisse du coût des matières premières, des puces et des scanners. Des groupes comme l'américain Identix ou le français Schlumberger Smart Cards and Terminals, dont les contrats étaient jusqu'ici seulement gouvernementaux ou militaires, se tournent vers des marchés comme la lutte contre la fraude aux cartes de crédits. Des techniques telles que l'identification d'un utilisateur par l'iris de l'oeil ou les empreintes digitales sont à l'étude. "Le prix de la puce va rendre la biométrie abordable", estime Derek McDermott, directeur-général du britannique ISL Biometrics qui précise que le prix d'une puce a chuté l'année dernière de 40 livres sterling (plus de 57 euros) à 4 livres. Cette évolution devrait dynamiser le marché qui pourrait en 2007 atteindre 4 milliards de dollars (plus de 3,4 milliards d'euros), contre 900 millions de dollars (plus de 772 millions d'euros) en 2002, selon de récentes études d'acteurs du secteur. ISL Biometrics a équipé plus de 60 hôpitaux britanniques de sa technologie de reconnaissance des empreintes digitales, précise McDermott. Environ 11.000 employés du National Health Service, le système de santé britannique, doivent poser leur doigt sur le petit support d'un ordinateur avant de pouvoir consulter des informations sur un patient ou d'accéder à la salle des médicaments, ajoute-t-il. ISL Biometrics a commencé à travailler avec de grandes banques et des groupes de la distribution intéressés par un niveau supplémentaire de sécurité dans les transactions sur internet ou sur d'autres réseaux de données. Actuellement, la plupart des achats avec une carte de crédit ne nécessitent qu'un simple mot de passe pour autoriser une transaction. Le système est vulnérable à des pirates qui dérobent les données sur un consommateur et en profitent, coûtant des milliards de dollars par an aux banques et au secteur de la distribution. Les entreprises spécialisées dans la biométrie entendent aussi se développer sur le marché des entreprises. Les grands groupes dépensent jusqu'à 350 dollars (plus de 300 euros) par an par employé pour gérer les mots de passe des ordinateurs, les employés appelant toujours les services techniques à l'aide pour retrouver un mot de passe ou en changer. De nouveaux appareils bon marché, comme des terminaux avec souris ou des cartes pour portables équipés de petits scanners pour reconnaître les empreintes digitales, sont développés. Dans un proche avenir, la plupart des téléphones mobiles et des appareils portables seront équipés des mêmes dispositifs, estiment les experts.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/031015/85/3g6f4.html

La télé sur internet fait ses premiers pas, sur un modèle encore incertain
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Les premières offres de télévision via l'internet haut débit sur ADSL arrivent aux consommateurs, mais leur succès n'est pas assuré, le potentiel de ce marché et le partage des recettes entre les opérateurs de télécoms et les chaînes fournissant le contenu restant très flous. Au Japon, le groupe d'investissement sur internet Softbank a lancé son offre via sa filiale télévision. A Taïwan, l'opérateur télécoms Chunghwa Telecom a obtenu sa licence de diffuseur et déploie ses services. A Hong Kong, deux fournisseurs d'accès internet ont aussi lancé leurs offres. En France, France Télécom et TF1 vont proposer leur service de télévision sur ADSL en décembre à Lyon et au printemps 2004 à Paris. L'opérateur Free prépare aussi une offre pour le début 2004. D'autres tests sont en cours en Italie et en Espagne. "Le démarrage commercial de la télévision sur ADSL sera significatif dans un ou deux ans pour les opérateurs et chaînes de télé", estime Alan Mottram, président de la division solutions fixes d'Alcatel, dans un entretien à l'AFP en marge du salon Télécom 2003 à Genève. L'équipementier français, premier fournisseur mondial de lignes ADSL, participe à des expériences de télé et de vidéo sur ADSL à Taïwan, au Japon, à Monaco. L'Asie, où la pénétration de l'internet haut débit est la plus forte, mène le bal de ces expériences. En Europe, elles vont progresser avec le développement du haut débit, selon M. Mottram. En revanche, aux Etats-Unis, l'avance du câble et les obstacles techniques pour amener des gros débits par ADSL dans les foyers freinent ces expériences, ajoute t-il. Selon l'institut d'études Idate, le parc mondial des décodeurs (set-top boxes) permettant de transmettre le signal ADSL jusqu'au poste de télévision ne dépasse pas les 300.000 boîtiers. "Qui détiendra l'accès au client final ? La réponse n'est pas encore connue. Certains fournisseurs d'accès voudront développer une offre complète sous leur marque en ayant acheté le contenu qu'ils diffusent. Mais c'est risqué en cas de problèmes", selon le responsable d'Alcatel. "La plupart des opérateurs devraient plutôt jouer le rôle de grossiste, en agrégeant des contenus sur le modèle du minitel ou de l'i-mode", ajoute M. Mottram. Dans ce cas, les recettes sont partagées entre les deux parties. Le mode de facturation reste aussi largement à définir. En Asie, la plupart des opérateurs proposent un bouquet de chaînes présélectionnées avec la possibilité d'obtenir d'autres chaînes à la demande moyennant un paiement complémentaire. A Monaco, le service de vidéo à la demande de Monaco Telecom est proposé sous trois formes: l'achat à la demande, l'accès forfaitaire à 5 films par mois ou l'accès illimité à tous les films pour 50 euros par mois. "L'une des clés du succès est d'avoir accès à un contenu de qualité, non seulement en étant en mesure de diffuser des grosses productions venues d'Hollywood mais aussi des contenus locaux", selon M. Mottram. Pour cela, il faut pouvoir garantir une excellente qualité de service et éviter le piratage. Si la sécurité n'est pas assurée, les diffuseurs seront réticents à proposer leur production et cela peut anéantir les projets, ajoute le responsable d'Alcatel.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031013/1/3fy9d.html

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Des nanocristaux pour rendre les billets d'euro infalsifiables
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Alors que l'on croyait, au moment de l'introduction fiduciaire de l'euro, que les billets de banque de la nouvelle monnaie européenne seraient infalsifiables, le contraire est rapidement apparu poussant ainsi la banque européenne a trouver de nouvelles méthodes pour garantir le caractère infalsifiable des billets. Une de ces méthodes pourrait constituer a incorporer des nanoparticules luminescentes dans les couleurs d'impression. L'entreprise hanséatique Nanosolutions GmbH a mis au point des nanopigments qui ne peuvent être excites par fluorescence que de façon sélective : les pigments ne prennent une couleur rouge ou verte qu'avec l'aide d'une source d'UV bien définie. Les caissiers et caissières munis d'une lampe a vapeur de mercure miniature pourraient ainsi rapidement déceler les faux billets. Les nanocristaux de phosphate de lanthane d'une taille de 7 nm émettent une lumière verte tandis que les nanocristaux d'oxyde de vanadium et d'yttrium émettent dans le rouge ; un contrôle précis de ces émissions montre qu'elles constituent une "empreinte digitale" d'une grande précision spectrale. Avec l'ajout éléments chimiques convenablement choisis, il est possible d'obtenir un spectre émission d'une précision telle que les faux billets peuvent être détectes rapidement et de façon sure. L'appareil de détection pourrait ainsi être intégré dans les caisses enregistreuses qui signaleraient automatiquement la présence de faux billets. Fernando Ibarra, directeur de recherche au sein de l'entreprise, estime qu'un tel système serait plus fiable que le principe de fluorescence actuel, pour lequel les pigments fluorescents se trouvent en vente libre dans le commerce. La Bundesdruckerei (imprimerie fédérale allemande) et l'imprimeur de billets Giesecke & Devrient prévoient de mener des tests avec le nouveau procède.L'entreprise Nanosolutions GmbH fut créée en 2000 et a monte une petite installation de fabrication de nanocristaux luminescents, produisant ainsi quelques kilogrammes par semaine.

Be Allemagne : http://www.be.adit.fr

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Matière
Matière et Energie
Les processeurs du futur seront multi-OS
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Jusqu'à présent, le "multi-système d'exploitation" sur une machine unique présente une difficulté majeure à la fois de gestion du processeur et de la mémoire, ainsi que des périphériques. Des solutions existent déjà, basées sur l'utilisation de logiciels de 'virtualisation': ils gèrent les affectations de la mémoire. Mais ils s'avèrent peu performants. Le projet d'Intel, nom de code 'Vanderpool', présenté à la revue New Scientist par Mike Ferron-Jones, responsable du marketing des technologies avancés de l'unité d'Intel à Hillsboro, dans l'Oregon, consiste à créer une ligne de microprocesseurs capables d'exécuter "nativement" les principaux systèmes d'exploitation. Bien évidemment, ce projet qui concerne en particulier Windows XP, Linux et Mac OSx, ne permettra pas de passer outre l'usage d'un logiciel de 'virtualisation', mais devrait améliorer et simplifier sensiblement leur usage. Les processeurs devraient exécuter ces logiciels de base via un 'hyper-OS': un système d'exploitation miniature, robuste et simple. De quoi offrir aux processeurs de PC d'accéder simplement aux systèmes d'exploitation alternatifs, sans pour autant abandonner Windows et les applications de Microsoft. La commercialisation des processeurs 'Vanderpool', prévue pour 2007 ou 2008, pourrait créer une rupture dans le paysage de la micro-informatique, et ouvrir une brèche où pourraient s'engouffrer les systèmes alternatifs.

New Scientist :

http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99994215

Les batteries du futur : les micromoteurs
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Les batteries utilisées par nos appareils électroniques portables doivent être rechargées régulièrement. Pour faire disparaître cette contrainte, le Dr Kyle Jiang et son équipe du département de Mechanical Engineering de l'université de Birmingham travaillent sur le développement d'un micromoteur à combustion interne. Ce micromoteur de quelques millimètres de longs, peut produire 300 fois plus énergie que des batteries ordinaires tout en ayant l'avantage être plus petit et plus léger. Grâce a ces moteurs, nos téléphones portables pourraient fonctionner pendant six mois avec une seule cartouche de combustible. Le Dr Kyle Jiang et son équipe sont les premiers a fabriquer des prototypes de micromoteurs. Pour réaliser ces premiers prototypes, ils ont adapté des techniques de lithographie UV et LIGA (lithographie, électroplastie et moulage) utilisées dans l'industrie des semi-conducteurs. Le Dr Jiang souligne que la difficulté était de réaliser un moteur aux dimensions suffisamment grandes. Un moteur dix fois plus petit aurait pu être fabrique beaucoup plus facilement mais la combustion n'aurait pas pu se produire dans une chambre de combustion aux dimensions inférieures a 1 mm. Les matériaux utilisés pour la fabrication de ce prototype devaient pourvoir supporter des températures de plus de 1000 °C. Des céramiques et des carbures de silicium ont été utilisés pour réaliser ces premiers modèles. L'équipe étudie maintenant la possibilité d'utiliser certains métaux, particulièrement le nickel et ses alliages. L'équipe travaille également sur le choix du combustible. Le propane semble être le plus approprié pour ces micromoteurs car en présence de platine, la combustion de ce gaz est spontanée ce qui évite l'utilisation d'un système d'allumage. Les applications de ces micromoteurs sont nombreuses autant civiles (relais de communications, appareils électroniques portables) que militaires (microdrone de reconnaissance).

Université de Birmingham : http://www.newscentre.bham.ac.uk/release.htm?

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Espace
Espace et Cosmologie
Un univers fini dodécaédrique
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Un quintette franco-américain de cosmologistes conduit par Jean-Pierre Luminet, de l'Observatoire de Paris (LUTH), vient de proposer une explication originale pour rendre compte d'un détail surprenant observé dans le rayonnement de fond de l'Univers récemment cartographié par le satellite WMAP de la NASA. Selon ces scientifiques qui viennent de publier leur étude dans la revue "Nature" du 9 octobre 2003, une anomalie particulière dans la texture lumineuse du fond de l'Univers pourrait en effet s'expliquer par une forme globale (une "topologie") très spécifique de l'espace. L'Univers pourrait être refermé sur lui-même, un peu à la manière d'un ballon de football dont le volume ne représenterait que 80% de l'univers observé! Selon le cosmologiste George Ellis, de l'Université de Cape Town (Afrique du Sud), qui commente cet article dans les "News & Views" de la revue Nature, il s'agirait là "d'une découverte majeure sur la nature de notre Univers". Les cosmologistes étudient la topologie de l'espace en analysant en détail les fluctuations de température du rayonnement cosmologique fossile . Le modèle cosmologique standard décrit l'Univers par un espace euclidien infini, en expansion perpétuelle accélérée sous l'effet d'une "énergie noire". Les données collectées par le satellite WMAP (Wilkinson Microwave Anisotropy Probe) de la NASA, qui a fourni récemment une carte très précise du rayonnement de fond, a permis de vérifier la validité de ce modèle d'expansion. Les fluctuations à petite et moyenne échelle (c'est-à-dire qui concernent des régions du ciel de petites et moyennes dimensions) sont bien compatibles avec l'hypothèse d'un espace euclidien infini. En revanche, à des échelles plus grandes, supérieures à 60°, les corrélations observées sont notoirement plus faibles que les prédictions du modèle standard, ce qui conduit à chercher une alternative. Les fluctuations de température du fond diffuscosmologique sont, pour l'essentiel, la conséquence des fluctuations de densité de l'univers primordial : un photon en provenance d'une région dense perdra une fraction de son énergie pour lutter contre la gravité et nous parviendra plus froid. A l'inverse, les photons émis par une région peu dense nous parviendront plus chauds. Les fluctuations de densité résultent, quant à elles, de la superposition d'ondes sonores se propageant dans le fluide primordial. L'équipe de chercheurs a récemment développé un modèle théorique pour reproduire l'amplitude de ces fluctuations qui peuvent être considérées comme des vibrations de l'Univers. Ils ont en particulier simulé différentes cartes à haute résolution du rayonnement fossile pour différents types de topologies de l'Univers et ont pu comparer ces simulations aux résultats de WMAP. Selon la topologie choisie, la répartition des fluctuations est différente. Ainsi, dans un espace euclidien infini, toutes les longueurs d'onde sont autorisées et les fluctuations doivent être présentes à toutes les échelles. Comme les ondes sonores, les fluctuations de température du fond diffus cosmologique peuvent être décomposées en une somme d'harmoniques sphériques. La première harmonique observable est le quadrupole (dont le nombre d'onde est l=2). WMAP a observé un quadrupole 7 fois plus faible que ce qui était attendu dans un Univers euclidien infini. La probabilité que cet écart se produise par hasard a été estimée à 0.2%. L'octopole (dont le nombre d'onde est l=3) est aussi un peu plus faible que la prédiction, 72% de la valeur attendue. Pour les plus grandes valeurs du nombre d'onde et jusqu'à l=900 (qui correspondent à des fluctuations de température sur de petites échelles angulaires) les observations sont en revanche remarquablement bien expliquées par la modélisation standard. La faible valeur du quadrupole signifie qu'il manque les ondes de grande longueur d'onde, peut-être parce que l'espace n'est pas suffisamment grand pour les supporter. Cette situation se compare à celle d'une corde vibrante fixée aux deux extrémités, sur laquelle la longueur d'onde maximale d'une onde sonore est égale au double de la longueur de la corde. Une explication naturelle de ce phénomène se fonde sur un modèle d'univers fini dans lequel la taille de l'espace impose une valeur maximum aux longueurs d'onde autorisées. L'espace proposé est l'espace dodécaédrique de Poincaré.

Alphagalileo :

http://www.alphagalileo.org/index.cfm?fuseaction=readrelease&releaseid=15580

Avec le succès de son premier vol spatial habité la Chine affirme ses ambitions de grande puissance technologique
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Plus de quatre décennies après l'Union soviétique et les Etats-Unis, la Chine est devenue mercredi le troisième pays à envoyer par ses propres moyens un homme dans l'espace, grâce au lancement réussi d'un vaisseau habité. Le président chinois Hu Jintao a salué le lancement, affirmant que cette mission était "la gloire de notre grande mère patrie". C'est un moment splendide dans l'histoire de ma mère patrie et c'est aussi le plus grand jour de ma vie". Tels sont les mots prononcés par le premier taïkonaute de l'histoire, jeudi matin, peu après son retour sur Terre. Le vocable "taïkonaute" a été inventé par les médias occidentaux à partir du chinois "taïkong" (espace), le terme chinois pour spationaute étant en réalité "yuhangyuan".Yang Liwei est revenu sans encombre après un vol en orbite de 21 heures, selon le gouvernement chinois, et a été immédiatement salué comme un "héros de l'espace". Le centre de contrôle du premier vol habité de l'histoire de la Chine a estimé que la mission était un "succès". La capsule transportant le colonel Yang Liwei a touché le sol en Mongolie intérieure dans le Nord de la Chine comme prévu à l'aube, selon l'agence Chine Nouvelle. Quelques minutes plus tard, le taikonaute est sorti de la capsule avant d'agiter la main et de se diriger vers les secours, souriant mais semble-t-il un peu hébété après avoir accompli 14 fois le tour de la Terre.Le Premier ministre chinois s'est immédiatement adressé au lieutenant-colonel Yang Liwei, 38 ans, pour le congratuler. Le gouvernement a précisé que Shenzhou 5, qui avait décollé mercredi d'une base installée dans le désert de Gobi, s'était posé à 6h23 heures locales jeudi matin (22h23 GMT mercredi). Le taïkonaute, qui a atterri à environ cinq kilomètres de sa cible, à quelque 500km au nord-ouest de Pékin, est en bonne forme physique, selon les autorités, et s'est envolé pour Pékin moins de deux heures après son atterrissage. Des milliers de personnes, gagnées par la fièvre de l'espace, se sont rassemblées dans la capitale pour fêter l'événement. En dépit du secret qui a entouré le décollage, le gouvernement a fréquemment proposé des aperçus du premier vol habité dans l'espace. Yang Liwei, astronaute depuis 1998, a parlé avec sa femme et leur fils âgé de huit ans, selon Chine Nouvelle. "Je me sens très bien dans l'espace et c'est vraiment splendide", a-t-il dit à son épouse, Zhang Humei, qui travaille également pour le programme spatial. Ce succès, qui couronne un programme lancé voilà onze ans, permet à Pékin de rejoindre le club très fermé des puissances spatiales. La Chine est en effet devenue, 42 ans après l'ex-Union soviétique et les Etats-Unis, le troisième pays à envoyer un homme dans l'espace par ses propres moyens. Le président russe Vladimir Poutine a d'ailleurs salué l'entrée de la Chine dans la "famille des puissances spatiales", estimant que cela contribuerait à préserver la paix et la stabilité, a annoncé jeudi le Kremlin. Plusieurs pays ont félicité Pékin, la NASA qualifiant ce lancement de "réussite importante dans l'histoire de l'exploration humaine". L'administrateur de la NASA Sean O'Keefe a souhaité à la Chine qu'elle poursuive avec succès son programme de vols habités. "Nous leur souhaitons du succès, et pour leur astronaute, un retour sans problème", a également déclaré la porte-parole du Pentagone Cheryl Irwin. La ministre française de la Recherche, Claudie Haigneré, a souhaité pour sa part un "partenariat" entre la Chine et les autres puissances spatiales. La réussite de ce premier vol spatial habité encourage Pékin à préparer d'autres projets, dont le lancement d'un laboratoire spatial et d'une station spatiale. Les responsables du programme spatial ont par ailleurs annoncé que le prochain vol de type Shenzhou aurait probablement lieu dans "une ou deux années", avant la fin de l'année 2005. Lors d'une conférence de presse, Xie Mingbao, l'un des responsables du programme, a en revanche souligné que la Chine n'envisageait pas de construire une "navette spatiale". Il a aussi précisé que le programme relatif aux vols spatiaux habités avait coûté jusqu'à présent 18 milliards de yuans (1,8 milliard d'euros). Shenzhou, ou "vaisseau divin", est basé sur le vaisseau russe Soyouz, même s'il présente d'importantes différences. Selon David Baker, directeur du magazine Jane's Space Directory. La Chine "passera très rapidement du vol habité à la station spatiale. Ce qu'Américains et Russes ont mis cinq ou six ans à faire, la Chine le fera beaucoup plus vite". "La station spatiale chinoise sera une version réduite de Mir", poursuit cet expert. Comme les Russes, les Chinois devraient procéder graduellement et rallonger petit à petit leurs durées de séjour dans l'espace. A la différence des simples vols habités, les stations spatiales ont une valeur scientifique. "Ces laboratoires font de bonnes observations du soleil, et Mir a réalisé d'importantes expériences sur l'apesanteur", relève Baker. A cause de ces possibles applications militaires, la présence chinoise dans l'espace commence aussi à inquiéter Washington. "A court terme, il n'y aura pas de tensions parce que les Etats-Unis savent que le programme spatial chinois a dix ou quinze ans de retard, mais ils observent de près tous ses résultats", selon Arthur Ding, spécialiste des questions militaires chinoises de l'Institut d'études internationales de Taiwan. M. Ding souligne le caractère dual de ces équipements. "Au stade de la planification, les Chinois intègrent le civil et le militaire". Il ajoute qu'"ils vont se concentrer sur les applications, comme les communications ou la navigation pour des bateaux civils ou des unités militaires, plutôt que sur la recherche fondamentale".

AP : http://fr.news.yahoo.com/031016/5/3g7i0.html

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Des champignons pour réduire le volume des boues des stations d'épuration
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

La Société d'assainissement urbaine et rurale (Saur) a présenté à Ouistreham, près de Caen, la première station d'épuration au monde mettant en application la réduction du volume des boues par l'utilisation d'un cocktail de champignons."MycET" (pour mycètes et Ecological Treatment) est un procédé jusqu'alors expérimenté en laboratoire qui passe au stade industriel, intégré dans une filière boue. Depuis cinq mois, 50 % de la station d'épuration de Ouistreham (station d'épuration traitant 240 tonnes de boues domestiques séchées par an, issues des eaux usées de 20.000 habitants) est équipé du procédé novateur. Le procédé a permis, selon Sylvie Fleury, responsable recherche à la direction du développement de la Saur, d'avoir, en rendement moyen sur cinq mois, l'élimination de 25 % du volume des boues d'épuration, véritable concentré de pollution extrait des eaux usées. Une économie certaine pour les communes dont les boues séchées sont ensuite utilisées pour l'épandage dans l'agriculture, une technique particulièrement coûteuse. Mycet est en fait un procédé biologique dérivé du processus d'utilisation des bactéries dans le traitement des eaux usées. Les ingénieurs de la Saur ont ainsi sélectionné des champignons et isolé les souches les plus intéressantes. Les souches mycéliennes ont ensuite été réunies dans un cocktail produit par une entreprise spécialisée dans la production de microorganismes, Biovitis. Les champignons sont ensuite cultivés, comme les bactéries, au sein d'un bioréacteur situé sur la station. Les champignons s'y développent et sont injectés de manière cyclique au sein d'un "écosystème qui privilégie le fonctionnement de ces champignons", une cuve de traitement mycélien aérobie, a précisé Sylvie Fleury. Mycet se présente ainsi comme une alternative économique et écologique à des processus chimiques comme l'utilisation de la chaux. "Les champignons filamenteux ont pour origine les boues d'épuration elles-mêmes", a expliqué à l'AFP Damien Grizard, responsable développement à Biovitis. Cette PME de 15 employés de Riom-ès-montagne (Cantal) est spécialisée depuis sa création il y a trois ans dans les produits de biomasse (bactéries, levures, champignons), dont les applications vont du fromage à la pharmacopée. L'utilisation des champignons, déjà envisagée par l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) pour filtrer les pesticides de l'eau, pourrait aussi voir une nouvelle application se développer car "les champignons filamenteux peuvent dégrader aussi le lisier de porc, un procédé qui est en cours de validation par l'agence de l'eau", a précisé Damien Grizard.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/031010/202/3fsrz.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des singes parviennent à faire bouger un bras robotisé par la pensée
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Des singes, dotés d'implants cérébraux, sont parvenus à faire bouger un bras robotisé uniquement par la pensée, une avancée spectaculaire qui pourrait permettre un jour à des personnes paralysées de réaliser des tâches similaires. Les résultats de cette expérience réalisée par des chercheurs de l'université de Duke (Caroline du Nord) ont été publiés lundi dans la revue scientifique américaine "PLoS Biology", diffusée sur Internet par la "Public Library of Science". Les chercheurs ont implanté une série d'électrodes minuscules dans le cerveau de deux singes, puis leur ont confié une manette qui contrôlait un bras robotisé. En échange d'une gorgée de jus de fruits, les singes se sont entraînés à manipuler la manette, pendant qu'un ordinateur enregistrait les signaux émis par leur cerveau. Dans un deuxième temps, la manette a été débranchée, et le bras robotisé, qui se trouvait dans une autre pièce, a été directement contrôlé par les singes, via les signaux cérébraux émis par les électrodes. Les primates ont donc fini par ne plus se servir du "joystick", comme s'ils savaient que leur cerveau contrôlait le bras robotisé, s'est enthousiasmé Miguel Nicolelis, qui a dirigé cette expérience avec l'équipe de neurologues de Duke. "Trois d'entre nous étaient dans la pièce et observaient la guenon, tard dans la nuit, et tout à coup la guenon a lâché la manette et s'est mise à jouer le jeu", a raconté Miguel Nicolelis. "La guenon a tout simplement compris qu'elle n'avait pas besoin de bouger la manette". "Nous ne pouvions pas en croire nos yeux, c'était comme si la guenon nous disait: 'croyez-moi, je peux le faire'. Elle était très heureuse, elle était très enthousiaste d'avoir pu le faire", a lancé le chercheur. L'autre singe a cessé, lui aussi, de se servir du joystick. "La femelle singe a soudain réalisé qu'elle n'avait pas du tout besoin de bouger son bras", ajoute Nicolelis dans un communiqué, précisant que l'expérience en cours, menée sur deux macaques Rhésus, était concluante dans les deux cas. Les singes "arrivent à corriger leurs erreurs et sont capables (d'imposer au bras articulé d'un robot des mouvements) d'une très grande précision, à partir de leur seule activité cérébrale pour reproduire les mouvements de localisation et de préhension de la main", explique-t-il. Des êtres humains ont déjà été équipés de tels implants cérébraux qui leur permettent, par exemple, de contrôler par la pensée le curseur d'un écran d'ordinateur. Toutefois, les implants utilisés dans l'expérience de l'université de Duke étaient plus petits et la tâche accomplie était plus complexe. Les chercheurs de Duke consacrent maintenant leurs études à des applications humaines, qui pourraient voir le jour d'ici seulement deux ans. "Ca pourrait faire un tas de choses, des fauteuils roulants, des ordinateurs, des prothèses de bras, et peut-être leurs propres bras", estime M. Nicolelis.

Brève rédigée par @RT Flash

Public Library of Science :

http://www.plos.org/downloads/plbi-01-02-carmena.pdf

Bruxelles alloue 100 millions d'euros à 19 projets de lutte contre le cancer
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

La Commission européenne a annoncé jeudi l'allocation de 100 millions d'euros à 19 projets de recherche destinés à lutter contre le cancer. Les projets retenus "étudieront le lien entre la génomique et le cancer, développeront l'imagerie, la radiothérapie et les essais cliniques pour le cancer du sein et la leucémie et contribueront à créer des bio-banques et des registres de cancer", a précisé l'exécutif européen dans un communiqué. Ce financement s'inscrit dans le sixième programme-cadre sur le financement de la recherche, qui doit affecter, entre 2002 et 2006, plus d'un milliard d'euros à la lutte contre les grandes maladies, dont 400 millions destinés à "l'élaboration de meilleures stratégies de lutte contre le cancer". A partir de mi-2004, la Commission lancera deux nouveaux appels à projets, qui porteront cette fois sur des sujets comme les "essais pré-cliniques, les nouvelles thérapies, les cancers dans les populations à risque, les cancers familiaux et les cancers rares, le contrôle immunitaire des tumeurs, la détection moléculaires et le traitement de la maladie à un stade très précoce". "Aucun pays ne peut travailler isolément et la recherche européenne sur le cancer pâtit trop souvent de la duplication des efforts et de l'absence de masse critique", a estimé le commissaire européen chargé de la Recherche, Philippe Busquin. "Un espace européen de recherche sur le cancer permettra d'exploiter les progrès de la science pour concevoir des diagnostics et des thérapies efficaces à un stade précoce pour les patients et transformer les progrès accomplis dans les laboratoires en avancées sur le plan clinique aussi rapidement que possible", a-t-il ajouté.

Commission européenne : http://europa.eu.int/rapid/start/cgi/guesten.ksh?

Des scientifiques se penchent sur le risque d'attaque nucléaire
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Réunis à Stockholm, des experts internationaux se sont penchés sur un des pires scénarios catastrophes: que faire si des terroristes parviennent à fabriquer une bombe à fission nucléaire et en font usage? Un diplomate spécialisé dans le domaine nucléaire et proche de la Commission internationale de protection radiologique (ICRP) a confié à un groupe de journalistes que cette question était l'un des problèmes abordés par la Commission lors de cette réunion. Prié de préciser ce que serait à son avis le scénario du pire dans le domaine nucléaire, il a répondu: "Une bombe atomique, même très mal faite". Après les attentats du 11 septembre 2001, l'Agence internationale à l'énergie atomique (AIEA) a exhorté tous les pays à renforcer encore les mesures de protection autour des sources radioactives pour empêcher que des terroristes ne s'en saisissent pour fabriquer des "bombes sales" (ou radiologiques), utilisant un explosif conventionnel pour disperser des particules radioactives. Mais l'AIEA a également toujours cherché à relativiser cette menace. D'une part parce qu'il est difficile de se procurer de l'uranium ou du plutonium et d'autre part parce que la fabrication de cet engin requiert des compétences techniques et scientifiques rares. Mais le diplomate interrogé ne partage pas cet optimisme. "Pensez-vous vraiment que cela puisse être difficile?" a-t-il demandé quand un journaliste a déclaré qu'il était presque impossible de trouver de la matière nucléaire. "S'il faut 25 à 35 kilogrammes d'uranium hautement enrichi pour fabriquer une bombe conventionnelle, il est possible d'en faire une moins efficace avec seulement quelques kilogrammes". "L'efficacité de l'explosion ne serait pas terrible, mais elle n'en produirait pas moins une réaction en chaîne", a-t-il expliqué, précisant qu'elle ne provoquerait sans doute pas le fameux champignon atomique. Sans donner de précisions, il a déclaré qu'un engin rudimentaire à fission nucléaire provoquerait des dégâts importants, par opposition à une "bombe sale" dont le but est davantage d'entraîner des réactions de panique. En décembre 1994, la police tchèque avait découvert à l'arrière d'une voiture à Prague 2,72 kg d'uranium fortement enrichi, ce qui reste la plus grosse prise mondiale de matière nucléaire. Elle avait été enrichie à 87,7% par de l'uranium-235, l'uranium fissile. Cette cargaison aurait été idéale pour fabriquer une bombe atomique. Le diplomate a expliqué que le métro londonien serait l'endroit idéal pour perpétrer un attentat à la bombe sale et que le matériau utilisé serait probablement la poudre césium-137, hautement radioactive. Ayant une consistance proche du talc, elle est utilisée par tous les hôpitaux. "Le métro est une arme de dispersion extraordinaire", a-t-il déclaré, en précisant qu'il n'y aurait qu'à libérer la poudre à l'arrivée d'une rame. "Le train jouerait le rôle d'un piston. Le césium se répandrait dans tout le métro. Rien ne se produirait d'un point de vue sanitaire, mais les gens seraient affolés." Reste que le césium peut avoir de graves conséquences. Une boîte remplie de cette poudre avait été retrouvée chez un ferrailleur de Goiania, au Brésil, en 1987, et provoqué alors la pire contamination depuis Tchernobyl. Quelque 249 personnes avaient été exposées, dix avaient été grièvement blessées et quatre autres avaient trouvé la mort. "Il n'y a jamais eu d'attentat à la bombe sale", a reconnu le diplomate, qui a toutefois estimé que ce n'était qu'une question de temps avant qu'une telle attaque ne se produise.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/031012/85/3fvpy.html

Cancer du sein : tamoxifène et letrozole réduisent le risque de rechute
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Les femmes atteintes d'un cancer du sein traitées par du tamoxifène et du letrozole, un anti-oestrogène, présentent un risque de récidive quasiment diminué de moitié, selon une étude publiée jeudi sur le site du New England Journal of Medicine. Les résultats obtenus sont si éloquents que l'étude, qui concerne plus de 5.000 femmes présentant la forme la plus répandue de cancer du sein, a été interrompue à mi-parcours. Selon ces résultats, les femmes souffrant d'un cancer hormono-dépendant qui, en complément de cinq ans de tamoxifène, ont reçu du letrozole, présentent environ 40 % de récidive ou de métastase en moins que celles qui n'en ont pas reçu. Les oestrogènes favorisent la croissance de la moitié des cancers du sein, notamment chez les femmes les plus âgées. Le tamoxifène, le traitement de référence de ces tumeurs, est donné à la majorité des femmes touchées, une fois la tumeur retirée. Il empêche les oestrogènes de se fixer sur des récepteurs situés à la surface des cellules cancéreuses. Mais des études ont montré que l'action du tamoxifène s'épuisait au bout de cinq ans. D'où l'intérêt du traitement par le letrozole, qui bloque la production des oestrogènes. L'étude a été conduite par 18 médecins canadiens, américains et européens, travaillant dans des hôpitaux, des universités ou des centres anticancéreux.

NEJM : http://content.nejm.org/cgi/content/abstract/NEJMoa032312v1

Les antibiotiques pourraient aider dans le traitement de l'Alzheimer
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Un traitement constitué de deux antibiotiques peu coûteux semble s'avérer efficace pour ralentir la progression de la maladie d'Alzheimer, a annoncé un groupe de chercheurs canadiens. Des patients atteints d'Alzheimer à qui l'on a prescrit les antibiotiques doxycycline et rifampin sur une période de trois mois ont résisté plus longtemps au déclin des fonctions cognitives associé à la maladie qu'un groupe témoin qui prenait un placebo. Toutefois, les auteurs de l'étude, qui feront part de leurs recherches à l'assemblée annuelle de la Société américaine sur les maladies infectieuses, à San Diego, ainsi que leurs collègues américains estiment qu'il est trop tôt pour recommander aux proches de personnes atteintes de la maladie d'entreprendre le traitement. Les chercheurs font valoir que le nombre de patients traités, 82, est trop petit pour en tirer des conclusions définitives et qu'il faudra d'autres tests pour confirmer les résultats. La recherche en question a été dirigée par le Dr Mark Loeb, un expert en maladies infectieuses à l'université McMaster, de Hamilton, en Ontario.

Canada News : http://www.canada.com/news/sante/story.asp?

Des sous-vêtements équipés de capteurs pour aider les cardiaques
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Les malades du coeur pourraient bientôt acheter des sous-vêtements dotés de capteurs électroniques capables de détecter des anomalies dans leur rythme cardiaque et d'appeler une ambulance en cas d'urgence, selon des chercheurs de Philips Electronics. Les scientifiques du groupe néerlandais ont créé des capteurs prenant en compte des signaux du corps humain comme le rythme du coeur. Ces dispositifs peuvent être cousus sur les soutiens-gorge, les slips ou caleçons et sont reliés à un petit module avec une puce électronique gérant les signaux. "Ces capteurs détectent des signaux électriques du corps. Ils n'ont pas besoin d'être en contact avec la peau et peuvent être cousus dans des habits lavables en machine", explique un porte-parole de Philips Research. L'invention n'est pas uniquement destinée aux cardiaques mais à toutes les personnes intéressées par la médecine préventive, selon les chercheurs de Philips. D'ailleurs, selon l'un d'entre eux interrogé par la BBC, l'appareil fait la différence entre un incident cardiaque et l'accélération des battements du coeur lors d'un exercice physique. Quant aux vêtements ainsi équipés - principalement soutien-gorge, slip, caleçon et ceinture abdominale, ils peuvent être lavés à la machine et même repassés. La mise sur le marché de ce produit pourrait prendre plusieurs années car les différents acteurs intéressés comme les médecins, les opérateurs télécoms et les compagnies d'assurance vont devoir s'entendre sur la manière de les utiliser. Le module peut stocker trois mois de données et détecter les signaux anormaux, affirme Philips. En cas d'attaque cardiaque du patient, le système peut déclencher des alarmes de proximité ou se connecter sans fil à un téléphone portable. Le petit module devra être porté sur le corps, près des capteurs, et il est conçu pour se glisser dans une poche prévue à cet effet. Le produit a été développé car il permet de prévenir des maladies et d'améliorer l'état de santé d'une personne, précise Philips. Le numéro un de l'électronique grand public en Europe est un des principaux fabricants d'équipement médical pour les hôpitaux et considère le secteur de la santé comme l'un des plus prometteurs.

Philips :

http://www.research.philips.com/Assets/Picture/wrap_en_hd_press-info-666-668-246...

Des médecins chinois conçoivent deux embryons humains par transfert nucléaire
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Grâce à une technique proche de celle qui est mise en oeuvre pour obtenir des animaux clonés, une équipe de médecins chinois de l'université Sun Yat-sen de Guangzhou a réussi à obtenir, avec la collaboration de médecins américains, la conception de deux embryons humains. Ces derniers ont été implantés chez une même femme qui a été victime d'une première fausse couche après 24 semaines de gestation puis d'une seconde, 5 semaines plus tard après avoir, entre temps, développé une infection. Pour soigner une femme chinoise âgée de 30 ans et souffrant de stérilité, les biologistes chinois ont fait appel à une technique élaborée aux Etats-Unis, par le docteur James Grifo (Université de New York). Ils ont d'abord réalisé une fécondation in vitro classique à partir d'un spermatozoïde et d'un ovocyte. Les médecins ont ensuite prélevé le noyau de l'embryon, fruit de la fusion des deux génomes masculin et féminin. Ce noyau est alors transféré dans un ovocyte provenant d'une femme différente et dont le noyau originel a été enlevé, selon la technique dite du "transfert nucléaire". Le nouvel embryon est mis en culture pendant quelques jours avant d'être implanté dans l'utérus de la femme chez qui on avait prélevé l'ovocyte initial. Le médecin et son équipe ont utilisé la méthode de l'électrofusion, consistant à soumettre les cellules à un champ électrique, permettant à celles-ci de fusionner sous l'action d'une brève impulsion d'un courant continu de haute tension, une technique largement utilisée pour le clonage animal. Selon les médecins chinois, ce procédé a été utilisé pour tenter d'obtenir une naissance chez une femme qui ne pouvait avoir d'enfant à cause d'anomalies physiologiques du cytoplasme de ses ovocytes. En plaçant, au tout premier stade de la fécondation, le noyau de l'embryon dans un autre environnement cellulaire, ils espéraient pallier cette pathologie et obtenir le développement normal de l'embryon puis du foetus. L'équipe chinoise annonce aujourd'hui qu'elle a pu induire de la sorte une gestation qui est presque arrivée à terme. Des tests génétiques pratiqués sur les foetus ont montré que leur ADN correspondait à celui des parents. "Il ne s'agit pas ici de clonage humain", a précisé le docteur Zhuang Guanglun, l'un des membres de l'équipe chinoise. De la même manière, le docteur Grifo estime irresponsable d'assimiler cette technique au clonage reproductif. Le Dr Grifo souligne que "des grossesses humaines viables peuvent être réalisées par transfert nucléaire" et que la méthode consistant à utiliser l'ovule énucléé d'une donneuse pour y implanter les noyaux de la mère et du père ne provoque pas de mélange d'ADN avec le patrimoine génétique de la donneuse. A la différence du procédé utilisé pour la création de Dolly le noyau qui fait l'objet du transfert n'est pas un noyau provenant d'une cellule prélevée sur un organisme adulte. Il s'agit bien ici du résultat de la fusion des patrimoines génétiques de cellules sexuelles mâle et femelle. Les embryons ainsi conçus ne peuvent être considérés comme le clone de l'un ou l'autre de leurs géniteurs.

NYT : http://www.nytimes.com/2003/10/14/science/14CELL.html

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
La NASA fait voler un avion grâce à un laser
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Une première pour la NASA: l'agence spatiale américaine a fait voler un petit avion mû à distance depuis le sol grâce à un rayon laser fournissant l'énergie nécessaire. Lors des tests menés dans un local clos le mois dernier dans un centre de la NASA en Alabama, l'appareil de 312 grammes et de 1,50 mètre d'envergure a effectué plusieurs tours dans les airs avant de se poser en douceur une fois le laser désactivé, a précisé l'agence jeudi. Lors du vol, le laser a suivi l'avion en visant des cellules photovoltaïques qui alimentent en énergie un minuscule moteur faisant tourner l'hélice. "L'appareil peut continuer à voler aussi longtemps que la source d'énergie, dans le cas présent un rayon laser, fonctionne", a souligné Robert Burdine, un responsable du programme de tests menés au Centre de vol spatial Marshall de Huntsville. Lors d'essais précédents cette année, l'énergie avait été fournie par un projecteur. De tels avions n'auraient pas besoin d'emporter du carburant ou des batteries, ce qui libérerait plus de place pour embarquer du matériel scientifique ou de communications. Selon les chercheurs, ils pourraient être utilisés pour des vols de longue durée pour étudier des phénomènes naturels, notamment les volcans en éruption, pour d'autres missions de surveillance ou pour servir de relais de communications. Ce n'est pas le premier avion à utiliser l'énergie laser. Une équipe de chercheurs japonais avait annoncé l'an dernier avoir réussi à faire voler un avion en papier par ce moyen.

AP : http://fr.news.yahoo.com/031010/5/3fs9g.html

Un ordinateur a la place du contrôleur aérien dans la tour de contrôle
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

BAE Systems a mis au point un système révolutionnaire pouvant gérer l'atterrissage d'un avion sans aucune intervention humaine. Le pilote a juste à choisir la piste sur laquelle il doit atterrir en appuyant sur un bouton dans le cockpit. Ce système devrait éliminer toute possibilité d'erreur humaine, économiser le carburant et améliorer la sécurité en vol. Le projet a coûte 76 millions de Livres (environ 110 millions d'euros). La moitie a été financée par l'Union Européenne. La société prévoit la mise en place du système en trois phases. La première phase qui consistait a déterminer la trajectoire la plus sure vers un point identifié par un contrôleur aérien a été validée en mars 2003. BAE Systems prévoit un essai grandeur nature en 2008. Elle envisage le remplacement de tous les contrôleurs aériens par ce système avant 2020. Les systèmes automatiques seront devenus nécessaires vu le volume du trafic aérien. Les contrôleurs seront toujours présents lors de l'introduction du système. Ils auront de moins en moins de tâches a faire, les décisions étant prises par l'ordinateur. Ce système éliminerait aussi les problèmes de la langue pour les pilotes étrangers. L'annonce de ce système et de ses implications pour le métier de contrôleur aérien a provoqué la réaction des syndicats de contrôleurs aériens. D'après eux, même si l'ordinateur est capable de tracer la trajectoire a suivre, le contact humain du contrôleur aérien a aussi un rôle rassurant pour les pilotes et les passagers.

Telegraph.co.uk : http://www.telegraph.co.uk/connected/main.jhtml?

Des poids lourds à moteur hybride moins polluant
Samedi, 18/10/2003 - 00:00

Les véhicules utilitaires et les poids lourds sont les moyens les plus utilisés pour effectuer le transport du fret en ville. La plupart de ces véhicules sont équipes de moteurs diesel. Si ces moteurs sont très efficaces sur route, cette efficacité chute brutalement lorsqu'ils fonctionnent a bas régime, en ville, augmentant les émissions polluantes. Les nouvelles directives européennes obligeront ces véhicules à diminuer drastiquement leur pollution lorsqu'ils circuleront en ville. Pour résoudre ce problème, l'Imperial College, l'Universite de Bath associé a plusieurs sociétés ingénierie britanniques et à la société de transport TNT, travaillent sur le développement d'un groupe motopropulseur hybride électrique et thermique pour ce genre de véhicule. Si le concept de moteur hybride n'est pas nouveau, la plupart des projets existants intéressent exclusivement aux automobiles. Un poids lourd a été équipé de ce nouveau système ou le démarreur et l'alternateur sont remplaces par un moto-générateur. Lorsque le véhicule circule à grande vitesse, ce moto-générateur remplace le volant et charge des batteries grâce au surplus énergie produit par le moteur. En ville, le moteur n'est plus utilisé et les batteries servent à propulser le poids lourd qui circule sans polluer. Le changement de mode de propulsion est pour l'instant effectue manuellement par le conducteur. Les ingénieurs travaillant sur ce projet espèrent rendre ce changement automatique. Les véhicules de livraison contiennent généralement des équipements capables de déterminer leur localisation. Un système électronique pourrait ainsi effectuer automatiquement le changement lorsque le véhicule entre ou sort d'une ville.

ICL : http://www.me.ic.ac.uk/hybridpower/about.html

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