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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 195
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 17 Mai 2002
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'Allemagne veut mettre en réseau tous ses bureaux de vote
Piloter sa maison à distance
Le livre électronique loin d'être un best-seller
Sony réinvente le Palm
Terre
Pourquoi le niveau des océans monte-t-il ?
Vivant
Les infections de la petite enfance: bouclier contre la leucémie ?
Comment réduire d'un quart les accidents vasculaires cérébraux
Une rétine électronique améliore sensiblement la vue de grands déficients visuels
Il existe un lien entre le Q.I et la durée de l'allaitement
Identification d'une enzyme contrôlant la croissance cancéreuse
Aspirine : de nouveaux bienfaits découverts pour les maladies cardiaques
Les maladies cardio-vasculaires augmentent le risque de démence
Une méthode de fécondation à partir d'embryons congelés efficace à 82%
Comment préserver la force musculaire chez les personnes âgées ?
Cancer : mortalité en baisse mais nouveaux cas en hausse
Première publication du génome du charbon
Cultiver des microbes récalcitrants
Biotechnologies - Première puce à protéines en phase liquide
Des abeilles entraînées à détecter des explosifs
Fuji-Xerox développe un micro-transistor en ADN
La nicotine s'attaque à la production de neurones
Edito
La médecine régénératrice ouvre d'immenses espoirs



Depuis 5 ans, les avancées en biologie ont montré que l'irréversibilité génétique des cellules dites différenciées n'est plus aussi certaine. Contrairement à ce qui était admis il y a encore quelques années, on sait désormais que presque tous les types de cellules, et non les seules cellules embryonnaires, possèdent une étonnante plasticité cellulaire. De nombreuses perspectives thérapeutiques régénératrices voient le jour avec l'avènement des cellules-souches, embryonnaires ou adultes, et l'on peut penser que dans un avenir assez proche (c'est déjà le cas avec les greffes de cellules-souches hématopoïétiques), il sera possible de réparer n'importe quel tissu lésé. Récemment, un malade cardiaque de 74 ans, Jim Nichol, a été traité avec des cellules-souches adultes à l'hôpital John Hunter de Newcastle en Australie. Cet hôpital travaille sur l'utilisation de ces cellules pour stimuler la croissance de nouveaux vaisseaux sanguins dans le coeur de patients ne pouvant plus être soignés grâce aux méthodes conventionnelles d'angioplastie ou de pontage. L'équipe du cardiologue Suku Thambar a extrait des cellules souches provenant de la moelle de la hanche de Jim Nichol, les a cultivées puis réinjectées au niveau du muscle cardiaque. Il faut à présent attendre le résultat des études complémentaires sur six mois pour savoir si l'expérience est véritablement concluante. Le docteur Michel Levesque du Cedars-Sinai Medical Center de Los Angeles avait utilisé une méthode similaire pour traiter un patient atteint de la maladie de Parkinson. Il avait prélevé des cellules-souches adultes du cerveau du malade, puis les lui avait réinjectées. Deux ans après, l'homme ne présenterait plus de symptômes de la maladie. Ces exemples montrent que la biologie est en train de vivre une nouvelle révolution technologique, cinquante ans après la découverte de la double hélice d'ADN. Maurice Tubiana, Président de l'Académie nationale de médecine, en clôture du colloque sur les cellules-souches et la thérapie cellulaire qui s'est tenu à l'Académie des sciences, a d'ailleurs souligné récemment les possibilités nouvelles qu'offrent chaque jour les recherches sur les potentialités des cellules souches embryonnaires et adultes. Cependant, de nombreux mystères restent à éclaircir et la recherche sur la plasticité cellulaire n'en est qu'à ses débuts. On ne sait pas encore si les cellules-souches qu'on observe se différencier dans les organes (foie, cerveau, moelle épinière notamment) proviennent des organes eux-mêmes (réservoirs), de la migration des cellules-souches provenant d'un autre endroit, ou bien encore si elles ne dérivent pas d'une trans-différenciation provoquée par une réversibilité génétique (théorie émise par Neil Theise, du New York University Medical Center). Mais les observations et des preuves expérimentales accumulées depuis 5 ans par de nombreuses équipes de recherches confirment la réalité d'une plasticité cellulaire de nombreuses cellules (hématopoïétiques, hépatiques, neurales, etc...), c'est-à-dire la capacité à pouvoir de nouveau revenir à un état totipotent et pour, sous certaines conditions, se redifférencier en d'autres types cellulaires. La naissance de la brebis Dolly a mis en évidence que l'on était capable de reprogrammer le noyau d'une cellule adulte pour en faire un embryon capable de générer tous les types cellulaires. De même, les cellules-souches adultes, qui pourraient constituer une alternative aux cellules-souches embryonnaires, semblent être en mesure de fournir une réserve pour de nombreux types cellulaires (cellules-souches de muscle squelettique en cardiomyocytes, cellules-souches de cerveau en cellules hématopoïétiques, etc...). Alors que le débat éthique sur le clonage thérapeutique s'intensifie et que l'importation de deux lignées de cellules-souches embryonnaires vient d'être autorisée par le Ministère de la Santé, une nouvelle découverte scientifique vient encore de confirmer l'extraordinaire plasticité des cellules-souches adultes. Une équipe de chercheurs français, norvégiens et américains a réussi à reprogrammer et à transformer en éprouvette des cellules adultes humaines de peau en cellules nerveuses radicalement différentes (Nature biotechnology de mai 2002 http://www.nature.com/cgi-taf/dynapage.taf?file=/nbt/journal/v20/n5/index.html). Ces dernières se comportent comme des acteurs du système immunitaire ou du système nerveux sans passer par l'étape du clonage thérapeutique qui comporte de nombreux et sérieux risques de dérives éthiques, comme le clonage reproductif ou les risques de dérive marchande des ovocytes féminins. L'équipe d'Anne-Marie Hakelien, de l'université d'Oslo, et de Philippe Collas, a mis au point un procédé novateur à partir de fibroblastes qu'ils ont rendus perméables pour éliminer certains composants avant de les mettre en présence d'une « soupe » de cellules T du système immunitaire. Cette « soupe » contient des facteurs nucléaires qui ont été transportés jusque dans le noyau des fibroblastes. Ils se sont liés à l'ADN et ont réussi à réguler l'expression de certains gènes dans un sens radicalement différent. Cette transformation particulièrement impressionnante a perduré au moins deux mois. L'équipe a ensuite réalisé une opération similaire à partir de fibroblastes transformés cette fois à l'aide de précurseurs de neurones, en cellules porteuses de projections ressemblant à des débuts d'axones et synthétisant des neurofilaments protéiques. Si cette flexibilité cellulaire se confirme, elle pourrait constituer une alternative prometteuse au clonage thérapeutique et ouvrir une voie royale vers une médecine régénératrice, permettant d'obtenir à partir des propres cellules de peau d'un patient, des cellules dotées de propriétés radicalement différentes. La communauté scientifique est à présent persuadée que de tels outils seront la source d'innovations thérapeutiques qui bouleverseront la médecine de demain : capacité de régénérer les neurones dans les maladies neurodégénératives ou bien les cellules cardiaques après un IDM, remplacement des cellules pancréatiques déficientes dans le diabète, et bien d'autres applications encore. Notre pays a enfin pris la mesure de ces extraordinaires perspectives de réparation cellulaire, et des immenses enjeux économiques qui en découlent, en autorisant il y a quelques jours l'importation de cellules-souches embryonnaires. Cette décision était réclamée depuis novembre 2001 par de nombreux chercheurs français, dont quatre prix Nobel : G. Charpak, J. Dausset, F. Jacob et J.M. Lehn. Elle devrait permettre à la France de ne pas se laisser distancer dans la compétition scientifique internationale par les pays autorisant déjà la recherche sur les embryons surnuméraires (EU, GB notamment). Nous devons cependant être conscients que ces avancées extraordinaires de la biologie, caractérisées notamment par une maîtrise croissante des techniques de clonage, vont soulever dans un futur proche de redoutables questions éthiques dont les débats sur le clonage thérapeutique ne sont que les prémices. Les immenses espoirs soulevés par cette médecine régénérative vont susciter une pression économique et sociale très forte pour développer toutes les voies de recherche en matière de cellules-souches et de plasticité cellulaire. Nous devons donc rester très vigilants et veiller à ce que ces recherches prometteuses gardent une finalité thérapeutique incontestable et se poursuivent de manière transparente dans un cadre législatif et éthique précis et rigoureux.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
L'Allemagne veut mettre en réseau tous ses bureaux de vote
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Le gouvernement allemand veut mettre tous les bureaux de vote du pays en réseau "d'ici à 2006 au plus tard" afin de permettre aux électeurs de glisser leur bulletin dans n'importe quel local, a indiqué lundi à Berlin le ministre à la chancellerie Hans Martin Bury. Cette mise en réseau est un premier pas vers une plus large utilisation de l'internet lors des élections, a expliqué le ministre social-démocrate. La démocratie "en ligne" doit permettre une plus grande participation, selon M. Bury, qui s'exprimait à l'occasion d'un symposium de deux jours sur l'efficacité de l'Etat et auquel participent 2000 représentants du monde politique et de l'administration. A moyen terme, les autorités allemandes envisagent de permettre aux citoyens-électeurs de s'acquitter de leur devoir électoral en utilisant leur ordinateur personnel. Plusieurs difficultés doivent toutefois encore être surmontées dans ce domaine, a reconnu M. Bury. Il faut notamment que l'identité de la personne qui vote puisse être établie de manière certaine, tout en assurant la confidentialité de son choix, a-t-il souligné.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020513/1/2l3r7.html

Piloter sa maison à distance
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

D'un coup de fil augmenter la température de son habitation à distance pour profiter d'un 18 o C douillet en rentrant de vacances ou actionner ses volets de son lieu de villégiature pour simuler sa présence et éviter les effractions : la nouvelle domotique - ces dispositifs qui permettent de commander de loin les fonctions de sa maison - présente enfin des tarifs grand public à la Foire de Paris. « On n'est plus dans un domaine élitiste, les premiers équipements d'HLM sont déjà prévus », explique Loïc Martin, conseiller en domotique. Pour 457 ? (3 000 F) d'installation, une opération qui s'effectue en quatre heures et qui se limite à un changement d'interrupteur, et un abonnement de 13,70 ? par mois (90 F), le mécanisme Omizzi que propose par exemple la société Legrand permet de disposer d'un système de télésurveillance et d'une commande automatique de l'éclairage. « C'est une double garantie en terme de sécurisation de son habitation, en plus de l'alarme avec appel téléphonique d'alerte, l'utilisateur peut allumer une ampoule et faire croire qu'il est chez lui », poursuit Loïc Martin. « Cela revient à 182,9 ? (1 200 F) par an là où les systèmes anti-intrusion sont vendus sept fois plus cher. » Cette disposition est évolutive puisque, moyennant 110 ? (721,55 F) de plus, on peut s'équiper pour commander en plus ses stores, sa chaudière ou son arrosage. Pour passer les ordres, il suffit d'un téléphone ou d'un ordinateur relié à Internet.

Parisien : http://www.leparisien.com/home/info/permanent/article.htm?

Le livre électronique loin d'être un best-seller
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Présenté comme une alternative pratique aux ouvrages traditionnels - couverture et pages papier - le livre électronique pourrait bien rester la plus grande oeuvre de fiction jamais inventée. Pour ses inventeurs, l'e-book allait également permettre à ceux qui le souhaitaient de s'auto-publier et d'échanger leurs créations à la manière du fameux site d'échange de fichiers musicaux en ligne Napster. Deux ans après leur apparition, seuls quelques succès viennent donner espoir au secteur, tandis que la plupart des écrivains préfèrent toujours publier sur papier, chez une maison d'édition traditionnelle. A l'instar de la bulle internet, l'enthousiasme des analystes pour le livre électronique, qui peut être téléchargé depuis internet puis lu sur un appareil portable, sur un ordinateur traditionnel ou imprimé, est complètement retombé. Les mêmes qui prévoyaient des lendemains radieux au concept n'osent même plus avancer de prévision pour le secteur. "Nous n'avons pas publié de prévisions pour le marché depuis deux ans car le marché ne va nulle part", déclare David Card, analyste chez Jupiter Media Metrix. "Le livre électronique était une idée stupide. Je suis très pessimiste concernant ce marché", ajoute-t-il. Autre aspect étonnant de l'histoire : des entreprises telles qu'Adobe Systems ou Microsoft, qui fabriquent les logiciels pour livre électronique, s'accrochent à ce marché malgré les pertes subies et insistent sur le fait que la croissance est soutenue voire qu'elle s'améliore. Récemment, d'importantes maisons d'édition se sont lancées dans l'électronique. Simon & Schuster, filiale de Viacom, a notamment décidé de mettre en ligne un des plus grands succès éditoriaux de tous les temps. L'éditeur a annoncé la semaine dernière qu'il allait diffuser ses 23 titres d'Ernest Hemingway en version électronique. "L'industrie du livre électronique n'a peut-être pas encore décollé, mais nous croyons fortement que cela fait partie de notre métier", a déclaré Kate Tetler, vice-présidente de la division en ligne de Simon & Schuster. La société, qui dispose déjà de quelque 1.200 titres en version électronique allant du manuel scolaire au roman, soutient que ses ventes ont augmenté d'une année sur l'autre de manière conforme à ses prévisions en interne, c'est-à-dire avec une croissance à deux chiffres. Mais Simon & Schuster comme d'autres éditeurs n'a pas publié officiellement ses résultats, ce qui entretient le mystère. Autre signe encourageant : AOL Time Warner, qui a récemment renoncé à ses propres publications électroniques, a signé récemment un partenariat avec un éditeur électronique extérieur. Et lorsque l'ancien conseiller à la Maison blanche du président Nixon, John Dean, a sorti sa théorie sur l'identité d'une "gorge profonde", il l'a fait au format électronique. Dean prévoit ainsi de publier en juin un livre électronique intitulé "The Deep Throat Brief" sur le site Salon.com. C'est bien la capacité de toucher un très grand nombre de gens grâce à internet qui rend si confiants les partisans de l'"e-book". Pour Nicholas Bogaty, directeur du forum ouvert du livre électronique (Open eBook Forum), l'industrie a du chemin à faire concernant le développement de normes communes et d'une technologie plus conviviale. Il ajoute que certains types de livres, tels que les ouvrages religieux, de référence ou de voyage se vendent déjà bien au format électronique. Les fictions aussi ont plus de succès qu'on ne le pense, bien qu'elles soient considérées comme le type d'oeuvre le plus difficile à vendre électroniquement, insiste-t-il. "Bizarrement, je pense qu'un des problèmes tient tout simplement aux prévisions exagérées", dit-il, "car cette industrie n'a cessé de croître depuis qu'elle existe". Adobe Systems, qui édite l'un des logiciels les plus populaires de l'e-book, estime entre 10.000 et 20.000 le nombre de titres publiés grâce à son logiciel.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/020512/85/2l2o2.html

Sony réinvente le Palm
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Dévoilé au mois de mars au Japon et aux Etats-Unis, le nouvel assistant électronique de Sony arrivera en France vers la mi-juin, à un prix avoisinant les 700 euros. Le Clié PEG-NR70V renouvelle totalement le genre des « compatibles Palm ». Et pas seulement parce qu'il intègre une petite caméra pour la prise de vue. L'originalité de l'appareil tient à sa conception. Une fois ouvert, l'assistant dévoile un écran couleur et un vrai clavier miniature. Après avoir fait pivoter l'écran de 180 degrés et l'avoir rabattu sur le clavier, on utilise le nouveau Clié comme un Palm classique. Une astuce qui permet de se servir du produit avec la même facilité, que ce soit pour saisir du texte ou pour consulter des données. Avec l'Origami, National Semiconductor s'était déjà fait l'apôtre de ce concept, mais son produit n'a jamais dépassé le stade du prototype. Sony met également l'accent sur la polyvalence de son dernier-né. Le nouveau Clié fait office de télécommande universelle (TV, Hi-Fi, DVD...), de baladeur MP3 et d'appareil photo numérique. La définition du capteur (100 000 points) est modeste, mais suffisante pour assurer le rôle de bloc-notes visuel. La prise de vues s'effectue très simplement en appuyant sur une touche spéciale. En revanche, les fonctions de communication (Bluetooth, Wi-Fi, GPRS) sont optionnelles et passent par l'ajout de modules d'extension au moyen du connecteur MemoryStick. Côté caractéristiques matérielles, le Clié est bien servi. Son écran couleur de 320 x 480 points est superbe, et il bénéficie du plus rapide des processeurs pour PalmOS (DragonBall SuperVZ à 66 MHz, de Motorola). La mémoire standard de 16 Mo en fait aussi l'un des « compatibles Palm » les mieux lotis en la matière.

OINet : http://www.01net.com/rdn?oid=183931&rub=3186

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Pourquoi le niveau des océans monte-t-il ?
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Alors que plus de 100 millions de Terriens vivent un mètre seulement au-dessus du niveau de la mer, et s'inquiètent de la montée du niveau des océans, les scientifiques s'interrogent toujours sur l'explication du phénomène. D'après les dernières estimations de l'IPCC, le groupe d'étude international sur les changements climatiques, le niveau s'est élevé de 15 cm au cours du 20ème siècle (la fourchette globale allant de 10 à 20 cm). Mais les données dont disposent les scientifiques ne permettent pas d'expliquer cette hausse, rappelle Walter Munk, de la Scripps Institution of Oceanography (Californie), dans un article publié par les Proceedings of the National Academy of Sciences. D'après l'analyse de Munk, la fonte des glaces continentales et polaires n'est responsable que d'une montée de 6 cm du niveau des océans. La dilatation thermique des eaux, également appelée effet stérique, et l'influence des mouvements de la croûte terrestre ne suffisent pas à expliquer les centimètres restants, selon Munk. Face à cette énigme, l'auteur se demande si les mesures du niveau de l'océan sont surestimées, si les océans absorbent davantage de chaleur qu'on ne suppose, ou si les glaces polaires fondent plus qu'on ne pense. A Dans un commentaire publié dans la même revue, Mark Meier et John Wahr soulignent que l'énigme est loin d'être résolue. « La vraie question est la suivante », écrivent-ils : « comprenons-nous suffisamment bien les causes de la montée du niveau des océans au 20ème siècle pour faire des projections sûres pour le 21ème siècle ?

PNAS du 14-05-2002 : http://www.pnas.org/

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Les infections de la petite enfance: bouclier contre la leucémie ?
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Les infections de la petite enfance protégeraient contre la leucémie. Mais paradoxalement, pas contre les plus banales allergies. Ces infections ont ceci de bon qu'ils nous empêchent souvent d'attraper à nouveau la maladie, une fois arrivé à l'âge adulte: notre système immunitaire ayant déjà connu ce mal, il sait désormais comment le combattre. Mais une équipe française de l'INSERM vient de causer une petite surprise dans le British Medical Journal, en affirmant que même le risque de leucémie, ou cancer du sang, serait réduit. En comparant 280 enfants atteints de leucémie à 288 enfants "sains", il est ressorti que le nombre de cas de leucémies était inférieur de 70 % chez les enfants ayant eu à la fois des infections précoces répétées et un séjour prolongé en garderie. Ce résultat viendrait confirmer une hypothèse selon laquelle le risque de leucémie diminue avec la maturation du système immunitaire: parce que le système immunitaire aurait gagné plus rapidement de l'expérience, il protégerait mieux l'enfant contre la leucémie. Par contre une autre étude, danoise cette fois-ci, vient jeter une douche d'eau froide sur une autre hypothèse, selon laquelle une exposition fréquente aux infections pendant l'enfance diminuerait également le risque de développer des allergies (là encore, en vertu de la même logique: un système immunitaire plus expérimenté nous protégerait mieux). L'étude danoise, qui a suivi 889 femmes enceintes participant à une étude nationale sur les naissances, montre que les enfants qui ont eu des infections comme la rubéole, la varicelle et les oreillons avant l'âge de 7 ans, souffraient autant d'allergies que les autres. Le risque était même augmenté chez ceux qui avaient ces infections avant l'âge de 2 ans. Il faudra donc chercher ailleurs la source du nombre grandissant d'enfants souffrant d'allergies. Quant à la leucémie, l'idée de la maturation du système immunitaire mérite sûrement d'être approfondie, même si elle risque de ne pas tout expliquer.

ASP : http://www.sciencepresse.qc.ca/archives/2002/cap0605027.html

Comment réduire d'un quart les accidents vasculaires cérébraux
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Le Dr Bjorn Dahlof, de Göteborg, vient de rendre compte à Atlanta de ce qui est probablement le progrès le plus marquant réalisé depuis 30 ans contre l'hypertension artérielle, l'un des principaux facteurs de risque cardio-vasculaire qui soient. Après 5 ans de travail, les équipes internationales impliquées dans l'étude LIFE ont démontré une réduction majeure des risques d'accident cardio-vasculaire ou cérébral par rapport à l'aténolol. Lequel était considéré, depuis plus de 30 ans, comme le médicament de référence dans ce domaine. Jamais jusqu'alors aucune forme de traitement n'avait permis d'améliorer le niveau de protection apporté par ce béta-bloquant. Or comme l'a montré Dahlof, sur plus de 9 000 malades de 7 pays traités pendant 5 ans, le nombre " d'événements " ou de décès d'origine cardio-vasculaire a pu être diminué de 13 % par rapport à l'aténolol. Et surtout, le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC) s'est réduit de 25 %. Ce qui revient à en préserver un malade sur quatre ! Le losartan, qui a donné son nom à ce travail puisque LIFE signifie Losartan Intervention for Endpoint Reduction, n'est pas nouveau puisque 12 millions de patients dans le monde l'utilisent déjà. Mais cette capacité à prévenir les risques liés à l'hypertension artérielle est sans précédent dans ses conséquences. Car sur les 150 000 malades chaque année victimes d'un AVC dans un pays comme la France, cela revient à dire que plus de 35 000 pourraient être épargnés...

Lancet, 23 mars 2002 :

http://www.thelancet.com/journal/vol359/iss9311/full/llan.359.9311.editorial_and...

Une rétine électronique améliore sensiblement la vue de grands déficients visuels
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

La prothèse rétinienne Artificial Silicon Retina (ASR) peut être implantée sur des patients atteints de rétinite pigmentaire pendant au moins dix-huit mois et elle améliore les fonctions visuelles", a déclaré le docteur Alan Y. Chow, co-inventeur d'une puce photosensible et fondateur de l'entreprise Optobionics, le 8 mai, lors du congrès de l'Association for research aud ophtalmology qui s'est tenu du 5 au 10 mai à Fort Lauderdale (Floride). Cette déclaration fait suite à la réalisation de six greffes sur des patients, cinq hommes et une femme, dont l'acuité visuelle était comprise entre une aptitude au comptage des doigts de la main et la perception vague de la lumière. Trois premiers implants ont été posés en 2000 et suivis par trois autres en juillet 2001.Les patients ont reçu une ASR lors d'une opération durant environ deux heures. La puce implantée, qui mesure 2 mm de diamètre et 25 microns d'épaisseur, est dotée de 3 500 cellules photosensibles transformant l'énergie lumineuse en signaux électriques transmis au nerf optique par des électrodes. Le système est ainsi autoalimenté en énergie. Néanmoins, cette technique est contestée car elle ne permet de transmettre au cerveau que de très faibles signaux, du fait du rendement d'environ 20 % des composants photosensibles. L'opération chirurgicale consiste à pratiquer trois incisions dans le blanc de l'oeil afin d'aspirer le corps vitreux et de le remplacer par une solution saline maintenant la pression interne de l'oeil. Ensuite, le chirurgien pratique une ouverture dans la rétine où il injecte une solution saline qui décolle la rétine du fond de l'oeil. La puce est introduite dans la petite poche ainsi créée et l'introduction d'air dans la partie centrale de l'oeil force la rétine à recouvrir l'implant. Les résultats rendus publics par le docteur Chow concernent essentiellement la tolérance des patients qui ont été interrogés régulièrement depuis l'opération. S'il fait état de l'absence de rejet, l'inventeur de l'ASR reste très discret sur les améliorations de la vue qu'il qualifie simplement de "subjectives, objectives et persistantes".

Optobionics : http://www.optobionics.com/artificialretina.htm

Il existe un lien entre le Q.I et la durée de l'allaitement
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Une étude danoise réalisée sur une vaste cohorte d'hommes et de femmes, semble montrer, par deux méthodes d'évaluation différentes du quotient intellectuel (QI), une relation positive entre ce dernier à l'âge adulte et le temps pendant lequel les individus ont été nourris au sein. Plusieurs études ont déjà évoqué une possible corrélation entre le développement intellectuel des enfants et l'allaitement maternel, mais très peu ont évalué de manière statistiquement correcte, d'après les auteurs de celle-ci, les relations entre ce mode d'alimentation et l'intelligence à l'âge adulte. Erik Mortensen (Hôpital universitaire de Copenhague) et al ont suivi deux cohortes distinctes de personnes nées entre octobre 1959 et décembre 1961. Les participants ont été divisés en cinq groupes basés sur la durée de l'allaitement maternel, évaluée par une entrevue avec les mères. L'intelligence a été calculée d'après deux méthodes: l'échelle de Wechsler (WAIS) pour la cohorte mixte (à l'âge de 27 ans) et le Borge Priens Prove (BPP) qui a servi à la cohorte d'hommes, à l'âge de 18,7 ans. La durée de l'allaitement a été positivement corrélée à une augmentation du QI, quelque soit la méthode employée. En conclusion, les auteurs observent une relation évidente entre la durée de l'allaitement et le niveau du QI à l'âge adulte, par deux test indépendants et en tenant compte des différentes autres co-variables. Ils avancent trois types d'explications :

-* Une explication d'ordre alimentaire consistant à dire que certains nutriments stimulant le développement intellectuel sont présents dans le lait maternel et pas dans le lait de vache.

-* Le contact physique avec la mère et l'enfant durant l'allaitement est important

-* Des facteurs non identifiés relatifs à l'allaitement ou alors des variables non incorporées dans les analyses statistiques, expliquent ces observations.

JAMA 8 mai 2002 :

http://jama.ama-assn.org/issues/v287n18/rfull/joc11087.html

Identification d'une enzyme contrôlant la croissance cancéreuse
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Des chercheurs américains ont identifié une enzyme liée à la croissance des cellules cancéreuses, une piste pour la mise au point de traitements manipulant cette enzyme pour combattre le cancer, selon des travaux publiés le 15 mai. Cette étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Sciences décrit l'effet de l'enzyme (PRDX3) présente dans la mitochondrie fournissant l'énergie de la cellule. "Cette recherche suggère que nous pourrions être en mesure d'éradiquer les tumeurs en apprenant à contrôler cette enzyme", a expliqué le Dr Chi Dang, du Johns Hopkins Kimmel Cancer Center à Baltimore (Maryland), auteur de l'étude. "Les résultats montrent qu'une modification dans l'activation du PRDX3 peut modifier la croissance des tumeurs. Nous devons maintenant déterminer pour quels cancers cette voie d'accès est la plus importante et quels médicaments peuvent faire le travail", a ajouté le chercheur.

PNAS du 14-05-2002 : http://www.pnas.org/

Aspirine : de nouveaux bienfaits découverts pour les maladies cardiaques
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Connue pour ses bienfaits chez les malades du coeur, l'aspirine est également utile dans la prévention des maladies cardiovasculaires, selon une étude britannique. "L'aspirine est largement utilisée pour prévenir les attaques cardiaques et cérébrales, mais on pensait que ses effets étaient seulement attribuables à son action d'antiagrégant", a expliqué l'auteur de l'étude, le Dr Patrick Vallance, professeur de pharmacologie au University College de Londres. Les résultats de l'étude publiée le 15 mai aux Etats-Unis suggèrent que "certains effets de l'aspirine sont en fait dus à ses propriétés anti-inflammatoires, qui sont connues depuis 100 ans ou plus", affirme le chercheur qui publie ses résultats dans Circulation, la revue de l'American Heart Association. Le Dr Vallance et son équipe ont utilisé le vaccin de la typhoïde pour provoquer une inflammation chez 17 personnes en bonne santé, et déterminer si l'aspirine pouvait prévenir une modification du fonctionnement des vaisseaux sanguins. Les chercheurs ont découvert que le vaccin avait eu un effet inflammatoire qui culminait trois heures après l'injection et restait présent huit heures après l'injection chez les personnes ayant reçu un placebo, tandis que les personnes ayant reçu une dose d'aspirine de 1,2 gramme avant la vaccination ne subissaient aucun effet inflammatoire. Les chercheurs ont également mesuré la fonction endothéliale, permettant l'expansion des vaisseaux sanguins. Ils ont déterminé que les personnes ayant reçu un placebo montraient des signes de durcissement vasculaire jusqu'à huit heures après la vaccination, qui n'étaient pas présents chez les personnes ayant reçu la dose d'aspirine.

Circulation du 13-05-2002 :

http://circ.ahajournals.org/cgi/content/abstract/01.CIR.0000017863.52347.6Cv1?

Les maladies cardio-vasculaires augmentent le risque de démence
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Une étude américaine a mis en évidence un lien entre l'existence d'une pathologie cardio-vasculaire et un risque accru de développer une démence. Cette étude a été présentée le 9 mai au congrès annuel de la Société américaine de Gériatrie. L'enquête, coordonnée par le Dr Anne Newman de l'Université de Pittsburgh s'est intéressée à l'association entre le risque de démence, de maladie d'Alzheimer et de démence vasculaire chez les personnes avec un antécédent cardio-vasculaire (infarctus du myocarde, angor, maladie vasculaire périphérique) ou en fonction de marqueurs cardio-vasculaires. « Nous avons trouvé que ceux avec une pathologie cardio-vasculaire avaient un risque de démence augmenté de 30 % et seulement partiellement explicable par les accidents vasculaires cérébraux », a déclaré le Dr Newman. « Bien que le risque relatif soit modéré, la prévalence élevée des maladies cardio-vasculaire couplée au risque élevé de démence chez les personnes âgées pourrait vouloir dire que la prévention cardio-vasculaire serait la meilleure mesure préventive que nous ayons contre la démence », a-t-elle ajouté. Cette étude faisait partie de la Cardiovascular Health Study qui a impliqué 5.201 personnes de plus de 65 ans en 1989/90 et 687 Afro-américains entrés dans l'étude en 1992/93. Ces sujets ont été étroitement suivis jusquen 1999. L'examen plus précis de 3.602 patients a montré que 480 d'entre eux ont développé une démence. La maladie d'Alzheimer était la plus fréquente avec 69 % des cas. Les démences vasculaires représentaient 11 % des cas et les démences mixtes vasculaires et Alzheimer 16 % des cas. « Le risque de démence était le plus élevé chez les participants avec une maladie artérielle périphérique », ajoute le Dr Newman. Le risque d'Alzheimer était aussi plus élevé dans ce groupe mais il s'expliquait en partie par la présence d'autres facteurs de risque de démence.

University of Pittsburgh Medical Center :

http://www.upmc.edu/NewsBureau/medsurg1/newman_dementia_study.htm

Une méthode de fécondation à partir d'embryons congelés efficace à 82%
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Le Pr Ermanno Greco, directeur du Centre de biologie et de médecine de la reproduction de l'hôpital européen de Rome, a annoncé le 13 mai la découverte d'une nouvelle technique de laboratoire permettant de "véritablement revitaliser" des embryons congelés et efficace dans 82% des cas. La méthode élaborée par le Pr Greco et son équipe - une première mondiale, selon les chercheurs italiens - consiste à pratiquer "un micro-forage au rayon laser dans la zone externe de l'embryon" et à "introduire une micro-pipette spéciale à l'intérieur pour aspirer, et donc retirer, les cellules dégénérées". "Nous avons pu constater que l'embryon congelé ainsi traité est en mesure de reprendre sa capacité normale d'évolution et donc de produire une grossesse de la même manière qu'avec un embryon dit +frais+", a expliqué le Pr Greco. Pendant la procédure de décongélation, les scientifiques italiens ont relevé que "la capacité d'évolution des embryons est compromise surtout en raison de la dégénérescence nécrotique de certaines cellules composant les embryons (les blastomères)". Ces cellules sont capables de libérer des substances toxiques qui altèrent les capacités évolutives et de réplication des cellules saines. "Normalement les embryons congelés ne possèdent pas la même capacité d'implantation utérine et donc de grossesse portée à terme que les embryons frais", a encore souligné le Pr Greco pour qui de nouvelles perspectives sont désormais ouvertes aux patientes comme aux spécialistes de la fécondation in vitro. "Déjà cent bébés sont nés parfaitement sains et d'autres sont en cours de grossesse" grâce à la nouvelle technique", a enfin indiqué le Pr Greco.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/020513/202/2l4jm.html

Comment préserver la force musculaire chez les personnes âgées ?
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Chez les plus de 70 ans, des exercices physiques réguliers une fois par semaine paraissent suffisants pour préserver une force musculaire compatible avec une certaine indépendance, indique une nouvelle étude. La perte de la masse musculaire ou sarcopénie est une des conséquences classiques du vieillissement. Dans un article publié dans le Journal of Gerontology, Scott Trappe (Ball State University) et ses confrères soulignent que le maintien de la force et du volume musculaire sont des paramètres importants chez les personnes âgées qui souhaitent conserver leur indépendance. D'après leur étude, « la force du muscle squelettique gagnée au cours d'un programme progressif de résistance peut être maintenue par un programme d'exercices physiques une fois par semaine » Ces résultats montrent donc que la fonte musculaire liée au vieillissement peut être modifiée par des exercices physiques ciblés. Il reste maintenant à évaluer les bénéfices de ces programmes d'entretien en termes de qualité de vie.

Journal of Gerontology :

http://biomed.gerontologyjournals.org/current.shtml

Cancer : mortalité en baisse mais nouveaux cas en hausse
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

La mortalité par cancer diminue régulièrement de plus de 1 % par an puis 1993 aux USA et le nombre de nouveaux cas est stable. Mais en raison du vieillissement de la population, le nombre de malades du cancer devrait doubler d'ici 2050, passant de 1,3 à 2,6 millions de personnes, selon le dernier rapport annuel de l'Association américaine contre le Cancer. Ce rapport précise que l'âge moyen d'apparition de la maladie est de 68 ans. Selon ce rapport la mortalité par cancer pourrait continuer à régresser aux USA grâce aux progrès de la prévention, des nouveaux traitements et aux modifications des comportements à risques liés au tabac à l'alcool et à une mauvaise alimentation.

ACS :

http://www.cancer.org/eprise/main/docroot/NWS/content/NWS_1_1x_Report_to_the_Nat...

Première publication du génome du charbon
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Le bacille du charbon, utilisé dans des attaques bioterroristes qui ont fait cinq morts aux Etats-Unis à la fin 2001, a été décodé par des chercheurs américains, permettant d'établir l'anatomie de ce tueur pour mieux le combattre et remonter la piste des attentats. Les chercheurs, qui ont publié leurs résultats dans la revue Science, ont comparé le bacille du charbon utilisé pour contaminer du courrier en Floride avec la famille la plus courante de la bactérie, la souche Ames. Ils confirment que le charbon utilisé en Floride émane de la souche Ames, mais précisent qu'il comporte les traits de la bactérie isolée sur une vache au Texas en 1981. A l'époque, cette substance isolée avait été envoyée au laboratoire de l'armée américaine de Fort Detrick (Maryland) à des fins de recherche. Les petites particularités au sein de l'ADN de la bactérie du charbon utilisée dans la contamination de Boca Raton (Floride) constituent "les empreintes digitales génomiques" de cette bactérie, estiment les scientifiques de l'Institut pour la recherche génomique (TIGR) de Rockville (Maryland) qui ont mené l'étude, en collaboration avec des chercheurs de l'Arizona et de Grande-Bretagne. Ils ont transmis leurs résultats aux agents du FBI (sûreté fédérale) qui enquêtent sur l'ensemble des d'attentats au courrier piégé contenant la bactérie entre le 5 octobre et le 21 novembre, qui visaient des personnalités du monde politique et des médias. Les soupçons portent en priorité sur un ou plusieurs scientifiques du pays. Le séquençage du génome de la bactérie utilisée permettra désormais aux enquêteurs de la reconnaître et d'identifier ses variants, si un nouvel attentat au charbon devait être perpétré aux Etats-Unis ou ailleurs, selon les chercheurs.La connaissance du génome de la bactérie dans sa totalité aidera aussi les scientifiques dans la mise au point d'un vaccin et de moyens de détection rapide de l'infection qui, si elle n'est pas traitée par antibiotique, provoque généralement la mort.Une comparaison du génome de la bactérie retrouvée en Floride avec celui du bacille de la souche Ames dont le décodage avait été entrepris par une équipe de chercheurs à Porton Down (Grande-Bretagne) depuis 1999, a permis d'identifier 60 nouveaux marqueurs génétiques utiles pour distinguer l'origine de futurs attentats ou épidémies. Timothy Read, qui dirige la recherche sur le charbon au TIGR, prévoit de réaliser le séquençage d'au moins 14 autres souches ou isolats du Bacillus anthracis sur l'année à venir, en coopération avec le centre de recherche de l'Université de l'Arizona à Flagstaff qui détient déjà une bibliothèque de 1.200 isolats (substances isolées) du bacille. "Construire une banque de données détaillée de génomes des agents pathogènes importants permettra aux chercheurs d'identifier l'isolat le plus proche de la souche d'une nouvelle épidémie. Une telle banque de données accélèrerait considérablement l'enquête et pourrait décourager des attaques futures", écrivent les scientifiques. M. Read et son équipe prévoient de publier la séquence intégrale du génome du bacille du charbon dans une revue scientifique d'ici la fin 2002 car "la séquence génomique va doper les efforts pour mettre au point de nouveaux vaccins, médicaments et méthodes de dépistage", a estimé le professeur. Ce chercheur du TIGR voit dans le séquençage du charbon "un modèle de la façon dont la génomique peut être utilisée pour étudier les bactéries pathogènes". Une partie de la séquence génétique et d'autres informations sur le bacille du charbon sont publiées sur le site de institut (www.tigr.org), organisation à but non lucratif fondée en 1992, qui avait réussi le séquençage du génome complet du premier organisme vivant dès 1995.

Science du 9-05-2002 :

http://www.sciencemag.org/cgi/content/summary/296/5570/1002

Cultiver des microbes récalcitrants
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Le monde microscopique recèle de nombreux trésors encore inexplorés. Imaginez : sur les 100 000 à 1 million d'espèces microbiennes (virus, bactéries, levures...) existant sur Terre, les scientifiques ne savent cultiver que 1 % d'entre elles. Pour les 99 % restantes, tout ce que l'on sait provient de fragments d'ADN retrouvés dans le sol ou les océans. Plusieurs équipes de chercheurs prélèvent des échantillons de terre ou d'eau et en extraient des fragments d'ADN assez longs (de 50 à 80 gènes), appartenant à plusieurs micro-organismes. C'est la technique de la métagénomique. L'étude de ces génomes a permis d'entrevoir la fantastique originalité du monde microbien. C'est ainsi que Jo Handelsman, de l'université de l'Ohio, a découvert un antibiotique potentiel, la zwittermicine A. Quant à Edward DeLong et ses collègues de l'institut de recherche de l'aquarium de Monterey Bay, ils ont trouvé une protéine sensible à la lumière qui pourrait connaître des applications dans la construction d'ordinateurs optiques. Mais ce n'est qu'un début... On comprend mieux pourquoi l'équipe de Tammi Kaeberlein, de la Northeastern University de Boston, a cherché à tout prix à cultiver ces micro-organismes réputés incultivables. Les microbes en général, sont cultivés dans des boîtes de Pétri contenant un milieu composé d'agar (gélose) et d'éléments nutritifs (source de carbone, sels minéraux...). Mais ici, ni boîtes de Pétri ni milieu artificiel. Les chercheurs de Boston ont essayé de recréer un environnement naturel pour leurs organismes marins. Ils ont inventé un système de « chambres de diffusion », qu'ils ont immergées dans un aquarium contenant sédiments marins et eau de mer. Ces chambres comportent deux membranes. Leur fonction : séparer les cellules tout en maintenant la circulation des substances qu'elles produisent. Cette nouvelle technique leur a permis d'isoler deux nouvelles bactéries dont les séquences génétiques sont proches de Lewinella persica et de Arcobacter nitrofigilis. Pour Daniel Vaulot, de la station biologique de Roscoff, cette méthode constitue une avancée dans la mesure où elle permet d'« isoler des espèces réputées incultivables ». De plus, ces résultats montrent que « de nombreuses espèces microbiennes vivent probablement en consortium et ne peuvent être isolées indépendamment les unes des autres ». La technique de l'équipe de Boston permettrait donc d'obtenir des cultures pures tout en conservant un environnement familier dans lequel les cellules peuvent communiquer entre elles, à l'image de ce qui se passe pour les cellules d'un même organisme.

Figaro : http://www.lefigaro.fr/sciences/20020510.FIG0147.html

Science, 10 mai 2002 :

http://www.sciencemag.org/cgi/content/abstract/296/5570/1127

Biotechnologies - Première puce à protéines en phase liquide
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Qiagen a présenté à Forum Labo Biotech la toute première puce à protéines en phase liquide : le système LiquiChip Protein Suspension Array. Cette plate-forme d'analyse a été conçue pour la protéomique et la découverte de nouveaux médicaments. Basé sur un système de billes, ce dispositif permet de réaliser simultanément jusqu'à 100 analyses différentes sur un même échantillon. Les promoteurs du système LiquiChip mettent en avant la simplicité du protocole, sans étape de lavage, qui convient à tout type d'analyse d'interaction par fixation de protéine (interactions protéine-protéine, protéines-ADN...). Lors d'une expérience sur LiquiChip, les analytes en solution interagissent avec des molécules immobilisées sur des billes en suspension puis sont quantifiés par détection de fluorescence. Le principe fait alors appel à une molécule (spécifique de l'analyse) porteuse d'un fluorophore, dont l'émission lumineuse permet de quantifier l'interaction. La sensibilité de l'analyse est de l'ordre du picogramme. Les molécules peuvent être immobilisées sur les billes à l'aide de la technologie à base de protéines 6xHis-tag, d'une interaction biotine-avidine ou de toute autre chimie de couplage covalente. L'intérêt de la technique 6xHis-tag est notamment d'utiliser un seul et même ligand pour toutes les étapes de la purification à l'analyse, ce qui rend la mise en oeuvre encore plus directe.

Industries&Techniques :

http://www.industrie-technologies.com/article/page_article.cfm?

Des abeilles entraînées à détecter des explosifs
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Des scientifiques américains sont en train de travailler, à la demande du Pentagone, sur un moyen de dresser des abeilles à repérer des traces d'explosifs, ce qui pourrait permettre un jour de détecter ainsi des bombes, affirme le New York Times. Le projet, démarré il y a trois ans, en est encore à son stade initial mais a franchi une étape. Les abeilles ont d'abord été entraînées pour aider à repérer des mines, elle sont maintenant dressées à détecter un camion portant des traces d'explosifs. Le sens olfactif des abeilles, selon un laboratoire de recherche de l'armée de l'air au Texas, est sûr à plus de 99 pc, selon des essais récents. Ainsi, des essaims pourraient être placés près des points de contrôles de sécurité et beaucoup plus tard, les abeilles pourraient également servir à repérer des attaques biologiques ou chimiques, selon les chercheurs. Les chercheurs envisagent par la suite d'équiper les abeilles de transmetteurs gros comme un grain de riz. Elles pourront ainsi être suivies à la trace, ajoute le journal. Pour les récompenser, les chercheurs de l'université du Montana, également sur le projet, leur donnent du sucre. Les responsables du Pentagone reconnaissent que ces expériences peuvent susciter le scepticisme ou la moquerie mais sont sûrs qu'elles peuvent amener des résultats. Depuis 1998, le Pentagone a dépensé 25 millions de dollars sur ce projet et d'autres projets équivalents impliquant des animaux.

NYT : http://www.nytimes.com/2002/05/13/science/13BEES.html

Fuji-Xerox développe un micro-transistor en ADN
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Fuji Xerox Co. a mis au point un prototype de transistor d'ADN, dix fois plus petit que ceux présents dans les circuits intégrés les plus sophistiques. Si l'entreprise parvient a rassembler des transistors de ce type sur une puce, elle sera en mesure de produire des circuits beaucoup plus miniaturises que ceux en silicone. Le transistor en question utilise pour le moment de l'ADN de sperme de saumon. Les chercheurs sont parvenus a faire passer un courant dans une molécule de cet ADN grâce a trois électrodes reliées aux deux extrémités de la molécule et a son milieu. En modifiant le voltage de l'électrode centrale, ils contrôlent la conductivité de la molécule, démontrant la possibilité de l'utiliser comme transistor. Les électrodes aux deux extrémités sont distantes de dix nanomètres, et peuvent être encore rapprochées. Intel a pour sa part développé un prototype de puce en silicone de 90 nanomètres, ce qui semble être la limite physique de miniaturisation des circuits standards. Fuji-Xerox espère obtenir des transistors a base d'ADN artificiel compatibles avec les composants électroniques, avec a la clé un potentiel considérable de miniaturisation, et envisage les premières applications commerciales d'ici une dizaine d'années.

BE Japon : http://www.adit.fr

La nicotine s'attaque à la production de neurones
Samedi, 18/05/2002 - 00:00

Composant de la cigarette considéré comme responsable de la dépendance, la nicotine réduit la fabrication de nouveaux neurones, révèle, pour la première fois, une étude française publiée dans le numéro de mai de la revue américaine Journal of Neurosciences. Les travaux des chercheurs de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) ont été menés sur des rats, sur une région du cerveau --le gyrus dentelé-- ayant la particularité de produire de nouveaux neurones tout au long de la vie et d'intervenir dans les processus d'apprentissage et de mémorisation. Les effets stimulants de la nicotine sur les fonctions cognitives ont été depuis longtemps démontrés, mais il apparaît aussi qu'en situation de sevrage, les gros fumeurs subissent une altération des mécanismes d'apprentissage et de mémorisation. Ce qui laisse supposer qu'une exposition chronique à la nicotine a des effets délétères sur le cerveau perturbant les performances cognitives. C'est pour tenter d'expliquer cette observation, jusqu'alors non étayée biologiquement, que les chercheurs de l'INSERM ont choisi d'étudier la plasticité (les changements de fonction ou de structure) d'une région particulière du cerveau de rats. L'analyse des données recueillies sur ces rongeurs montre que la prise de nicotine réduit la fabrication de neurones, et ce d'autant plus que les rats se servent plus copieusement en nicotine. Lors de l'expérience, qui a duré 42 jours, le nombre des nouveaux neurones a décliné de plus de moitié entre le groupe des rats qui ne recevaient pas de nicotine, et ceux qui prenaient la dose médiane déterminée par les chercheurs (0,04 mg par kilogramme). De même, les biologistes ont constaté que l'expression d'une protéine caractéristique (la PSA-NCAM), normalement produite lors de la migration des neurones, était abaissée de 44% entre ces deux groupes. De plus, la mort cellulaire a augmenté de façon d'autant plus marquée que la dose de nicotine absorbée était élevée. Les doses de nicotine fournies aux rats sont proches de celles absorbées par les fumeurs, soulignent les auteurs de l'étude, Djoher Nora Abrous et Pier-Vincenzo Piazza, de l'unité INSERM 259 basée à Bordeaux et dirigée par Michel Le Moal. Jusqu'à présent, peu de travaux ont fait état d'effets négatifs de la nicotine sur le cerveau et ce composant a même, dans certains cas, été reconnu pour son action bénéfique sur le système nerveux et donc, sur les neurones.

Journal of Neurosciences du 1-05-2002 :

http://www.jneurosci.org/cgi/content/abstract/22/9/3656

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