RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 252
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 18 Juillet 2003
Recommander  |  Désinscription  |  Lire en ligne
Egalement dans ce numéro
TIC
Montée de la menace de cyber-criminalité contre les entreprises
Des "cartes de vie quotidienne" bientôt en circulation dans 13 collectivités
Les bons vieux ordinateurs de bureau détrônés par les portables
La télévision sur ADSL bientôt concurrente du câble en ville ?
Matière
Le diamant : un joyau pour l'électronique haute température
Terre
Vers une division par 10 des émissions de dioxine entre 2002 et 2005
Mobilisation contre le réchauffement climatique
Vivant
Pays en développement : hausse dramatique des cancers
Vers une généralisation des fichiers médicaux informatisés
Première mondiale: des foetus handicapés opérés dans l'utérus en Allemagne
La dystrophine Dp71, une protéine-clé pour le fonctionnement système nerveux central
Un tiers des décès survenant avant 65 ans sont évitables
Maladies chroniques : l'observance en berne
Des tests sanguins permettent de diagnostiquer plus tôt la sclérose en plaques
Des prions dans votre ordinateur !
Les nanotechnologies au secours des systèmes vasculaires
Recherche
Un copilote à tout faire
Edito
Les nanobiotechnologies vont révolutionner l'exploration de la cellule



Pour comprendre ce qui se passe à l'intérieur d'une cellule vivante, les chercheurs en sont encore le plus souvent réduits à déchirer sa membrane et à la vider de ses constituants. La méthode reste efficace mais elle présent des limites intrinsèques car une grande quantité d'informations sont perdues à tout jamais au cours du processus. Or on pourrait utiliser des méthodes moins agressives. C'est un des objectifs que s'est fixé la NanoSystems Biology Alliance, un groupe de sept scientifiques de la côte Ouest des Etats-Unis, cela pourrait être possible grâce à la nanotechnologie. es chercheurs tentent de construire les nano-outils qui pourraient un jour suivre en temps réel la vie à l'intérieur de la cellule. Ces outils très prometteurs se composent de batteries de nanosondes capables de détecter des milliers de protéines sécrétées par une cellule. Afin de considérer une cellule comme un ensemble cohérent et non comme une juxtaposition d'éléments organiques, les chercheurs doivent imaginer des expériences d'un autre type en adoptant un point de vue entièrement nouveau, estime Jim Heath, spécialiste en nanotechnologie à l'Institut technologique californien, à Pasadena. Jim Heath et son équipe travaillent sur une puce au silicium d'un centimètre carré qui combinera plusieurs tests et qui pourrait être disponible dans un futur proche. La puce ressemble à un champ miniature où seraient alignées des rangées de cellules, chacune se logeant au creux d'un minuscule pore dans le silicium. Fusionnant avec la membrane cellulaire, le pore fait fonction de canal entre l'intérieur de la cellule et le monde extérieur. A proximité de ce canal se trouve une batterie de nanocâbles, des fils métalliques de quelques nanomètres d'épaisseur. Chaque nanocâble est recouvert d'une sonde biomoléculaire, comme un anticorps, qui se lie à une protéine cible. Quand elles traversent la membrane et se lient à une sonde, les protéines modifient la conductance électrique du nanocâble, mesurée à l'aide d'un détecteur relié à la batterie. Plusieurs équipes de chercheurs ont déjà utilisé des nanocâbles et des nanotubes de carbone pour détecter des protéines et des séquences précises d'ADN. L'aspect novateur, dans l'approche de Jim Heath, c'est que mille nanocâbles s'entassent sur quelques microns carrés - à peu près la surface d'une cellule. Pour parvenir à cette densité, Jim Heath et son équipe ont mis au point des nanocâbles semi-conducteurs d'un diamètre de 8 nm chacun et espacés de 8 nm, alors qu'on utilisait jusqu'à présent des nanocâbles de 20 nm séparés par des espaces de 40 nm. En principe, chacun de ces nanocâbles pourrait porter un anticorps ou un oligonucléotide différent, ou encore une courte séquence d'ADN permettant de reconnaître des séquences précises d'ARN (acide ribonucléique). "Avec une seule puce, nous pourrons réaliser mille expériences sur la même cellule", dit Jim Heath. A ce jour, le chercheur a élaboré des prototypes de puces ainsi que des méthodes pour recouvrir chaque câble d'un anticorps différent. Il a l'intention de peaufiner ses techniques dans les prochains mois et de commencer à tester la puce pour des protéines sécrétées par des cellules cancéreuses. Michael Roukes, lui aussi physicien, membre de l'Alliance et de l'Institut technologique californien, travaille avec Jim Heath sur une partie de la puce du nanolaboratoire destinée à déterminer les forces de liaison entre deux molécules, par exemple un récepteur moléculaire situé à la surface d'une cellule et un médicament. Des récepteurs cibles seront fixés à la puce, et le médicament à un cantilever. Le chercheur mesurera le changement d'élasticité du cantilever lorsqu'il modifiera le lien entre les deux molécules et calculera ainsi la force de ce lien. Charles Sawyers, un chercheur en cancérologie à l'Université de Californie, à Los Angeles, nourrit déjà des projets pour le nanolaboratoire. Il veut découvrir comment des cellules touchées par la leucémie myéloïde chronique (LMC) deviennent résistantes au Gleevec, un médicament relativement récent qui inhibe une enzyme impliquée dans la prolifération des cellules cancéreuses. Charles Sawyers estime que le nanolaboratoire permettra de repérer les gènes qui sont stimulés lorsque les cellules malades sont traitées à l'aide de ce médicament. "On pourrait étudier quelle est la première réaction de la cellule, une fois en contact avec le Gleevec", dit-il. Il espère que cette approche parviendra à révéler comment les cellules développent une résistance. Ces outils représentent un énorme potentiel. James Baker, qui étudie les systèmes de ce genre à l'Université du Michigan, souligne que les nanoparticules peuvent même être équipées de systèmes moléculaires chargés de diriger les médicaments vers une cellule. Ainsi, Baker a-t-il eu recours à des polymères sphériques connus sous l'appellation de dendrimères pour transporter dans une cellule du méthotrexate, un produit qui attaque certains types de cellules cancéreuses. Lors d'expériences en laboratoire réalisées sur des cellules tumorales, le méthotrexate a éliminé cent fois plus de cellules cancéreuses quand il était administré par le biais de nanoparticules que quand il était simplement ajouté à la culture des cellules. Enfin, il y a a quelques jours, des chercheurs du MIT sont parvenus, en utilisant des nanotubes de polymère biodégradable, à recrée artificiellement en laboratoire un système vasculaire fonctionnel. Une des conséquences les plus remarquables de cet essor foisonnant des nanobiotechnologies est le décloisonnement des disciplines scientifiques impliquées et la coopération de plus de plus étroite entre physiciens, chimistes biologistes et informaticiens. Il ne fait à présent plus de doute que d'ici 20 ans ces nouveaux outils vont bouleverser notre connaissance des mécanismes les plus intimes de la cellule (qui deviendront observables à l'échelle moléculaire et en temps réel) et vont ouvrir de nouvelles et extraordinaires perspectives thérapeutiques.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Montée de la menace de cyber-criminalité contre les entreprises
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Les dirigeants d'entreprises en France estiment que, durant les cinq prochaines années, leur société est susceptible d'être victime d'un acte de cyber-criminalité, selon une étude sur la fraude en entreprises dans le monde réalisée par PricewaterhouseCoopers. "En dépit de leur relative satisfaction sur les mesures prises, les dirigeants d'entreprises françaises ont estimé dans 77 % des cas que, durant les cinq prochaines années, le risque qu'une fraude se produise dans leur entreprise était égal ou supérieur à ce qu'il peut être à l'heure actuelle", note le cabinet dans son étude réalisée en 2002. Seulement 18 % pensent que ce risque va diminuer. Le taux le plus élevé de menace identifiée par les chefs d'entreprise concerne la cyber-criminalité (42 %), soit le même taux que lors de la précédente étude en 2001, souligne PricewaterhouseCoopers. Par comparaison, dans le monde, les entreprises sont seulement 33 % à avoir identifié ce risque avant tout, contre 37 % en Europe occidentale. Le second risque dans la hiérarchie des chefs d'entreprises français est celui du détournement d'actifs (19 %, contre 34 % dans le monde et 37 % en europe occidentale), puis celui de l'espionnage industriel (19%, contre 12 % dans le monde et 14 % en Europe occidentale), puis la contrefaçon (17 % contre 19 % dans le monde et 13 % en Europe), suivi de la falsification des comptes, de la corruption, du blanchiment et du vol. "La différenciation de la France par rapport aux autres pays provient vraisemblablement d'une bonne perception des mesures préventives, conjuguée à une certaine crainte vis-à-vis des risques liés à la technologie", note PricewaterhouseCoopers.

AFP : http://www.larecherche.fr/afp/n030708070120.p9gzlw3w.html

Des "cartes de vie quotidienne" bientôt en circulation dans 13 collectivités
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Des "cartes de vie quotidienne" seront mises en circulation d'ici à 2005 dans treize collectivités locales dans le but de simplifier les démarches administratives et permettre l'accès, avec une carte unique, aux transports, aux loisirs ou encore à la vie scolaire. Parmi la soixantaine de dossiers reçus à la suite de l'appel à candidatures lancé en mars, treize villes, communautés de communes ou conseils généraux ont été sélectionnés par le ministère de la Fonction publique, le secrétariat d'Etat à la réforme de l'Etat et la Caisse des dépôts et consignations (CDC). La carte de vie quotidienne sera dans la plupart des cas une carte à puce, associée à un lecteur ou par contact à distance. Dans la communauté d'agglomération d'Amiens (170.000 personnes concernées), la carte "Passe-partout" sera compatible au porte-monnaie électronique Moneo et permettra d'utiliser les transports en commun, de payer le stationnement automobile, d'accéder aux équipements culturels et sportifs. Les scolaires et étudiants auront accès aux cantines avec cette carte. A Metz, outre la possibilité avec une seule carte de payer cantine scolaire, transports et manifestations culturelles, le projet est de conclure un partenariat transfrontalier avec le Luxembourg et l'Allemagne pour utiliser la carte à des fins de "fidélisation commerçants". La carte "Démocr@tics" de la municipalité de Vandoeuvre-lès-Nancy permettra d'accéder à distance à des services tels que la Caisse d'allocations familiales (CAF) ou l'Office public d'aménagement et de construction (OPAC) et rendra possible les consultations électroniques dans le cadre de la démocratie locale. Les 13 collectivités locales sélectionnées sont les villes d'Aix-les-Bains, de Parthenay, de Metz, du Havre, d'Issy-les-Moulineaux, les conseils généraux du Val d'Oise, des Yvelines, la commune de Castelginest (Haute-Garonne), la communauté de communes des Châtaigniers (Ardèche), la communauté d'agglomération d'Amiens, Lille Métropole, la Basse-Normandie (villes d'Alençon et d'Hérouville-Saint-Clair) et la communauté urbaine du Grand Nancy. Une enveloppe d'un million d'euros sera répartie entre les projets, abondée par le Fonds pour la réforme de l'Etat, le Fonds national d'aménagement et de développement du territoire, et la CDC. "Nous apporterons notre soutien technique et financier pour la généralisation" de ces expériences pilotes, a affirmé le directeur général de la caisse des dépôts, Francis Mayer, lors d'une conférence de presse mercredi. "Il y a sur le terrain énormément d'initiatives intelligentes qui ont la volonté de simplifier l'offre de services aux usagers. Nous espérons mutualiser ces expériences au bénéfice de tous les territoires", a souligné le ministre de la Fonction publique, Jean-Paul Delevoye. "Nous n'avons pas voulu définir un produit ficelé d'avance, mais plutôt un produit souple, innovant et à géométrie variable. Nous demandons aux collectivités de faire leurs propres propositions", a souligné Henri Plagnol, secrétaire d'Etat à la réforme de l'Etat. M. Plagnol a fait toutefois regretté le niveau "insatisfaisant de la diffusion de l'application du numérique dans l'administration française. Les produits sont conçus en partant de l'offre et non pas de la demande des gens, et l'approche en matière de numérisation est centralisée et trop dirigiste", a-t-il déploré.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030709/1/3as9n.html

Les bons vieux ordinateurs de bureau détrônés par les portables
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Au mois de mai dernier, les ventes d'ordinateurs portables ont pour la première fois dépassé celles des postes fixes aux Etats-Unis, selon une étude de marché réalisée par la société The NPD Group. Alors qu'ils ne représentaient que 25% des ordinateurs vendus en janvier 2000, les portables atteignent aujourd'hui 54%. Cette forte progression s'expliquerait par la politique agressive de baisse des prix pratiquée par certains fabricants comme Gateway Inc. et Hewlett-Packard et bien sûr l'allègement des composants qui permet un transport de plus en plus aisé. Par ailleurs les ordinateurs portables ne sont pas les seuls à avoir détrôné leurs prédécesseurs. La vente d'écrans plats à cristaux liquides (LCD) a également surpassé celle des moniteurs classiques utilisant des tubes cathodiques, avec 52% en mai 2003 contre 22% un an plus tôt.

SMJN : http://www.siliconvalley.com/mld/siliconvalley/6219887.htm

La télévision sur ADSL bientôt concurrente du câble en ville ?
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

La télévision sur ADSL, si elle est viable économiquement et techniquement, permettra aux bouquets satellites de s'attaquer aux villes où le câble règne pour l'instant en maître. Tant chez TF1 que chez Canal+, on s'active pour développer par le réseau téléphonique classique et la technologie internet un "TPS des villes" et un "Canal Satellite des villes". TF1 paraît actuellement le plus avancé : le projet DreamTV est actuellement expérimenté auprès de 200 foyers à Boulogne-Billancourt et à Paris. Canal+ mène des tests et, selon des sources du secteur, M6 serait elle aussi en train d'effectuer des expérimentations. Le groupe Lagardère, qui mise plutôt sur la télévision numérique terrestre (TNT) se montre bien plus tiède. Lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires, le 13 mai, Arnaud Lagardère avait déclaré qu'il faudrait attendre trois à cinq ans pour que la technologie soit au point. Alors que la TNT commence à peine à éclore, l'enjeu est de taille : les villes offrent en effet un énorme réservoir de téléspectateurs. "Ça revient à ouvrir la concurrence au câble", résume une source industrielle. Menacés sur leurs fiefs, les câblo-opérateurs sont montés au créneau la semaine dernière dans un communiqué commun pour rappeler qu'au total 170.000 abonnés à leurs services recevaient des chaînes par IP (protocole internet) sur leur ordinateur. Les abonnés de Noos ont déjà accès depuis plus de deux ans à deux chaînes d'information (i-télévision et CNBC) sur le site noos.fr et NC Numéricâble, filiale de Canal+, teste jusqu'à la mi-septembre une offre de cinq chaînes accessibles par internet sur ordinateur auprès de 15.000 abonnés. Pour lancer la télévision sur ADSL, les chaînes de télévision devront négocier avec des opérateurs télécoms pour l'adaptation des réseaux à leurs besoins au meilleur prix. Olivier Defoort, directeur adjoint des réseaux de NC Numéricâble, souligne qu'un câblo-opérateur dispose seul de la maîtrise technique complète de son réseau. Le nerf de la guerre sera le coût des DSLAM (Digital Subscriber Line Access Multiplexer) : ces matériels installés dans les centraux téléphoniques reçoivent le signal d'une chaîne en technologie multicast et le démultiplient sur chaque ligne téléphonique sur les deux ou trois derniers kilomètres d'un millier de foyers à chaque fois. Pour recevoir la télévision sur ADSL, il suffit de se munir d'un décodeur branché sur sa prise téléphonique. Il apparaît que la télévision sur ADSL offrira une qualité d'image comparable à la télévision par satellite. Reste à savoir si techniquement, cela pourra fonctionner. "Aujourd'hui les opérateurs téléphoniques ne sont pas sûrs d'avoir l'architecture et les capacités réseau qui conviennent au déploiement de la télévision multichaînes sur ADSL", explique Rodolphe Belmer, responsable stratégie et marketing chez Canal+. Le système de compression numérique utilisé par la télévision sur ADSL permet de ne se concentrer que sur les éléments de l'image qui ont changé, ce qui peut toutefois poser des problèmes dans la retransmission de matches de football par exemple, où l'image évolue rapidement. "La télévision sur ADSL est plus un effet d'annonce médiatique qu'autre chose", lâche Daniel Courcol, chef de projet de gestion de programmes chez NC Numéricâble. "Il est nécessaire de poser encore de multiples questions. Quelle est la limite du réseau ? Est-ce qu'ils vont pouvoir lancer 100 chaînes ?" Une fois réglés les problèmes techniques éventuels, il faudra savoir à quel coût par abonné pourrait se faire un lancement. Les acteurs du secteur évaluent actuellement à environ dix euros le coût de la télévision par ADSL, contre deux euros pour le satellite. La viabilité économique de la télévision par ADSL paraît en général située au milieu de cette fourchette, mais les chaînes interrogées se refusent à fournir de chiffres. "Il n'est pas exclu qu'on puisse dans nos modèles intégrer des baisses de prix des DSLAM qui nous montreraient qu'on pourrait atteindre un prix de bande passante plus raisonnable. Auquel cas on pourrait envisager un lancement dans les 12-18 mois", explique Rodolphe Belmer de Canal +. Eric Cremer, directeur marketing du Studio Multimédia de TF1, chef du projet Dream TV, souligne que le risque de base est bien moindre que celui du satellite, qui nécessitait un investissement fixe immédiat alors que TF1 pourrait positionner ses décodeurs DSLAM progressivement. "Il n'y aura pas de problème de rythme de déploiement", assure-t-il. Alors que le CSA a attribué début juin les fréquences des six multiplexes de six chaînes de la TNT, les grands groupes de télévision semblent hâter les préparatifs à leur alternative par l'ADSL. TF1 ne cache pas son opposition pour la TNT, jugée déjà obsolète, mais pour Canal+, l'une n'exclut pas l'autre. "Nous pensons que cela peut coexister", déclare Rodolphe Belmer. "Dans un cas, le vecteur sera internet, dans l'autre la télé gratuite. On ne va pas s'adresser à la même cible de clientèle".

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030708/85/3aon3.html

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Le diamant : un joyau pour l'électronique haute température
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Les chercheurs du Laboratoire de physique des solides et de cristallogenèse (CNRS - Université de Versailles, Meudon) viennent de montrer pour la première fois qu'il est possible d'obtenir un diamant de haute conductivité électrique véhiculée par des électrons. Ces résultats ont des applications directes dans le domaine de la micro-électronique. Ils font l'objet d'une publication dans le numéro de juillet de Nature Materials. Le diamant, en raison de ses propriétés physiques et chimiques exceptionnelles, est un semi-conducteur unique pour la fabrication de dispositifs électroniques et opto-électroniques*. Cependant, l'absence de diamant de type n** possédant des qualités électriques satisfaisantes a constitué jusqu'alors un sérieux handicap à leur réalisation. Les chercheurs du Laboratoire de physique des solides et de cristallogenèse viennent de démontrer pour la première fois qu'il est possible d'obtenir du diamant de type n de haute conductivité électrique à la température ambiante. L'opération consiste à diffuser de l'hydrogène dans du diamant contenant du bore. On obtient ainsi une conversion réversible de type p à type n. Les conductivités électriques de type n obtenues sont 10 000 fois plus élevées que celles obtenues par le procédé classique (incorporation directe de phosphore). Ces résultats ouvrent un vaste champ de recherche tant fondamental qu'appliqué. Les applications concernent principalement l'électronique haute température à base de diamant (transistors, diodes...) qui sera nécessaire dans le futur dans le domaine spatial, le domaine automobile, ainsi que dans les secteurs des télécommunications et de la distribution d'énergie. Ces travaux ont donné lieu à une demande de brevet déposé par le CNRS (06/12/2002).

CNRS :

http://www.cnrs.fr/cw/fr/pres/dyncom/communique.php?article=227

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Vers une division par 10 des émissions de dioxine entre 2002 et 2005
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Les émissions de dioxines des incinérateurs seront divisées par 10 dès 2006 par rapport au niveau déjà réduit de l'année 2002, en raison d'un durcissement des normes en 2005, a annoncé lundi le ministère de l'Ecologie et du Développement durable. Chaque unité d'incinération aura alors des émissions de dioxines inférieures à 0,1 ng/m3, selon un communiqué du ministère. Les objectifs à respecter pour les traitements des fumées des usines d'incinération d'ordures ménagères avaient été fixés par deux directives européennes de 1989 et un arrêté ministériel français du 25 janvier 1991. Ces règlements imposaient deux échéances pour la mise en conformité des usines existantes : fin 1996 pour les plus grosses et fin 2000 pour les autres. A la mi-2002, 36 usines d'incinération "continuaient à fonctionner en infraction avec la réglementation", et le ministère de l'Ecologie et du Développement durable "avait mobilisé les élus et les préfets concernés pour mettre bon ordre à cette situation. Au 31 décembre 2002, toutes les usines étaient soit arrêtées, soit en conformité avec la réglementation", précise le communiqué. Le parc des usines d'incinération en France est ainsi passé de 300 unités en 1998 à 123 en début d'année 2003. Cette mise en conformité s'est accompagnée d'une très forte diminution des rejets dans l'atmosphère de dioxines par les incinérateurs d'ordures ménagères : au total ils sont passés de 1.100 g en 1995 à 220 g en 2002. Les prévisions pour 2003 montrent une nouvelle diminution de ces émissions qui tomberaient à 115 g, en raison des nombreuses fermetures opérées en 2002. En raison de l'application, au 28 décembre 2005, des arrêtés du 20 septembre 2002, qui transcrit en droit national la nouvelle directive européenne du 4 décembre 2000, les émissions de dioxines des incinérateurs seront divisées par 10 par rapport à celles de 2002, dès 2006, selon le ministère. Une étude d'épidémiologistes français confirme la corrélation établie il y a trois ans entre le fait de vivre à proximité d'un incinérateur de déchets rejetant des dioxines et la survenue de cancers.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030630/202/3abmm.html

Mobilisation contre le réchauffement climatique
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

"J'ai besoin de savoir si les vins de Champagne vont dans vingt ans se retrouver en Belgique sous l'effet du réchauffement climatique." La question, formulée par un conseiller municipal lors du colloque "Les élus face aux risques climatiques", qui s'est tenu les 23 et 24 juin à Paris au Muséum national d'histoire naturelle, démontre s'il le fallait que le "global change" fait désormais partie des préoccupations des élus locaux. Organisée par l'Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (Onerc) - un organisme rattaché à la Mission interministérielle de l'effet de serre (MIES) -, cette réunion voulait faire dialoguer climatologues, responsables de l'administration et décideurs locaux et régionaux sur les actions à engager pour réduire les gaz à effet de serre (GES). Les débats sur ce thème sont d'autant plus nécessaires que les pays industrialisés doivent diminuer de 5 % leurs émissions - notamment de gaz carbonique et de méthane - d'ici 2008 à 2012 s'ils veulent respecter les engagements pris à Kyoto. Le Parlement européen a définitivement approuvé, mercredi 2 juillet, l'instauration à compter du 1er janvier 2005, d'un marché européen des droits d'émission du gaz carbonique, afin d'atteindre l'objectif de réduction de 8 % des GES dans l'Union d'ici 2012. Un tel défi implique l'engagement de tous et particulièrement celui des élus, souvent confrontés à des phénomènes climatiques extrêmes (tempêtes destructrices, orages et crues catastrophiques, glissements de terrain) qui les dépassent et qui, demain, pourraient être plus catastrophiques encore du fait de changements climatiques. D'abord, les faits. Inquiétants pour Michel Petit, négociateur du GIEC et président de la Société météorologique de France, qui rappelle que, depuis les débuts de l'ère industrielle, "l'humanité s'est développée en brûlant les combustibles fossiles". Or "ces émissions dans l'atmosphère sont, insiste-t-il, en train de bouleverser le climat de la planète". Depuis 1871, la température a augmenté de 0,6 °C. Et si l'on continue sur le même rythme, ce réchauffement sera de 1,4 à 5,8 °C à la fin du siècle et de 2 à 3 °C en France. L'Organisation météorologique mondiale vient d'annoncer que le mois de mai 2003 avait été le plus chaud dans le monde depuis le début des relevés en 1880. Peut-on, cependant, attribuer les phénomènes climatiques extrêmes actuels au seul réchauffement climatique ? Les scientifiques sont prudents. Martin Beniston, directeur de l'unité de géographie de l'université de Fribourg (Suisse) et également négociateur au GIEC, constate que le nombre des tempêtes avec des vents de plus de 100 km/h est en légère diminution depuis 1950. Il ne semble pas non plus qu'il y ait une augmentation décelable des crues et des inondations exceptionnelles dans un lieu donné. Pourtant, "le réchauffement est enclenché, et cela ira beaucoup plus loin si aucune mesure n'est prise", rappelle Maurice Muller, chef du projet Gestion et impact des changements climatiques au ministère de l'écologie et du développement durable. Que peut-on faire ? Entamer, propose-t-il, "des actions de réduction des émissions de gaz à effet de serre, chaque fois que c'est possible", à la condition que ce soit financièrement supportables par les collectivités locales. Cela peut paraître modeste, mais les quelques actions qui ont déjà été menées ont montré une baisse légère des gaz à effet de serre. Ce n'est cependant pas suffisant, et les experts du ministère invitent les communes et les élus à réfléchir sur "les investissements lourds qu'ils devront quand même faire un jour", et à "intégrer la nouvelle donne climatique dans les réglementations existantes". Peut-être faut-il aussi, estime Serge Lepeltier, sénateur-maire de Bourges, mieux articuler les mesures locales avec la politique nationale. "Pour être efficace, on doit, dit-il, territorialiser notre action, et passer à des objectifs régionaux, départementaux et communaux." "L'échelon principal pour une information acceptée, c'est la ville, la commune et l'élu que l'on connaît le plus : le maire", insiste pour sa part Pierre Facon, adjoint au maire de Neuilly-Plaisance. Pas question, prévient-il, "de motiver les élus sans être dans leur logique de cheminement et proche de leurs préoccupations". Pour Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de l'écologie et du développement durable, le rôle des élus locaux et nationaux est bien essentiel pour amorcer une réduction des émissions de gaz à effet de serre grâce à la mise en place de mesures d'adaptation à un risque d'un genre nouveau. "Le plan d'action climat, qui sera adopté à l'automne", devrait, estime-t-elle, être "un instrument essentiel pour accompagner le processus de mutation de notre société vers une société plus économe en énergie et en carbone". Mais il ne pourra être efficace qu'en impliquant davantage les collectivités territoriales.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--326371-,00.html

De l'eau potable pour tous
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Cinq mille enfants meurent chaque année de diarrhées dans les pays en voie de développement, principalement en raison de l'eau qu'ils boivent. Un nouveau traitement chimique pourrait remédier à ce fléau. Il est capable de transformer quel liquide en une eau aussi propre que si elle sortait d'un robinet occidental. Surtout, il est disponible à très bas prix : selon l'étude réalisée par des chercheurs de chez Procter et Gamble, en Angleterre, et parue en juin dans the Journal of Water and Health, le produit devrait coûter environ 1 penny par litre d'eau traitée. Lors de tests réalisés au Guatemala, au Kenya, au Pakistan et au Bangladesh, les habitants ont utilisé des doses de 4 grammes de poudre à dissoudre dans dix litres d'eau sale. Il s'agit ensuite de filtrer l'eau à travers un linge pour ôter les plus grosses particules. D'après les chercheurs, vingt minutes suffisent pour détruire la majeure partie des germes. Philip K. Souter et son équipe ont testé leur produit sur différents pathogènes dont 14 types de bactéries, 2 virus et 2 parasites. La concentration des bactéries a été divisée par une centaine de million, la présence de virus a été divisée par dix mille et celle des parasites par mille. Les concentrations finales des germes toxiques ont largement atteint les valeurs guides de l'OMS.

Cybersciences : http://www.sciences-en-ligne.com/Frames_Actualites.asp

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Pays en développement : hausse dramatique des cancers
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Le nombre de cas de cancers va doubler d'ici 2015 dans les pays en développement. Selon une étude réalisée par l'Agence internationale de l'énergie atomique de Vienne en Autriche, ils compteront alors 10 millions de malades. D'après le Dr Bhadrasain Vikram, cancérologue à l'Albert Einstein College of Medicine de New York, « l'acuité du problème vient du fait que faute de moyens, la plupart des cancéreux dans les pays en développement ne pourront être traités par radiothérapie ». Car en effet, ces pays qui comptent 85 % de la population mondiale, ne possèdent qu'un tiers des appareils de radiothérapie. A titre d'exemple, l'Ethiopie ne dispose pour ses 60 millions d'habitants que d'un seul appareil ! Selon le Dr Vikram, il faudra investir 2,5 milliards d'euros au cours des dix prochaines années pour lutter contre le cancer dans les pays en développement. Cette somme représente aussi bien l'acquisition des matériels indispensables, que la formation des médecins et des personnels hospitaliers.

Vers une généralisation des fichiers médicaux informatisés
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Le Secrétaire des Health and Human Services, Tommy Thompson, a annoncé la mise en place d'un système électronique à l'échelon national qui permettra aux acteurs de la santé (hôpitaux, médecins, compagnies d'assurance) d'accéder, à tout moment et en tout lieu, au dossier médical informatisé de leurs patients. Pour ce faire, un accord a été passé avec le College of American Pathologists pour l'utilisation de son lexique médical, surnommé SNOMED, déjà adopté par 40 pays dans le monde. Par ailleurs, l'Institute of Medicine, affilié à l'Académie Nationale des Sciences, travaille sur un fichier médical standardisé. Une fois au point, probablement dès 2004, celui-ci sera distribué gratuitement à tous les professionnels de la santé qui en feront la demande, tout comme son pendant SNOMED. Grâce à ce nouveau système, les HHS espèrent diminuer le nombre d'erreurs médicales et diminuer les coûts de près de 100 milliards de dollars par an. A l'heure actuelle, moins de 5% des prestataires de santé américains et 10 % à 20 % des hôpitaux seulement utilisent des fichiers médicaux informatisés.

WSJ :

http://online.wsj.com/article/0,,SB105710432877844900,00.html?mod=alth%5Fhome%5F...

Première mondiale: des foetus handicapés opérés dans l'utérus en Allemagne
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

L'université de Bonn (ouest de l'Allemagne) mène depuis un an un type d'opération unique au monde qui consiste à intervenir sur des foetus atteints de handicaps lorsqu'ils se trouvent encore dans l'utérus de leur mère, rapporte l'hebdomadaire Der Spiegel. Huit foetus ont ainsi été opérés depuis juillet 2002. Trois d'entre eux sont morts, poursuit l'hebdomadaire qui précise que les naissances prématurées sont fréquentes. "Ces morts d'enfants nous rongent l'âme", a affirmé le pédiatre Thomas Kohl, qui mène les opérations. "Mais les parents ne nous en tiennent pas rigueur. Nous devons opérer plusieurs enfants avant d'arriver à des résultats", a-t-il poursuivi. L'opération consiste à introduire dans l'utérus de longues pinces et une caméra vidéo avec lampe à travers trois piqûres dans le corps de la mère, selon la méthode de l'endoscopie. Le liquide amniotique est ensuite prélevé pour être remplacé par du dioxyde de carbone. Le foetus est alors opéré dans cette sorte de bulle de gaz. Trois des foetus opérés souffraient de spina-bifida, une anomalie de fermeture de la colonne vertébrale, à l'origine de graves malformations. L'équipe du Dr Kohl a reçu de la Commission d'éthique de l'université l'autorisation de conduire trente nouvelles opérations au cours des prochains mois, poursuit le magazine. L'une d'entre elles s'effectuera directement sur un coeur.

AFP : http://www.larecherche.fr/afp/n030705172118.sibas9q4.html

La dystrophine Dp71, une protéine-clé pour le fonctionnement système nerveux central
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Une équipe de recherche française de l'Inserm coordonnée par Alvaro Rendon (Institut de la Vision, Hôpital Saint-Antoine - Inserm U-592), associée à des équipesisraélienne (Institut Weizmann) et allemande (Université de Leipzig), vient de découvrir le rôle de la dystrophine Dp71 dans l'équilibre du système nerveux central, en particulier de la rétine. La dystrophine Dp71 est une des 7 protéines connues codées par le gène DMD (responsable de la dystrophie musculaire de Duchenne). L'absence de cette protéine, la plus abondante dans le système nerveux central, rend en effet la rétine plus sensible aux troubles vasculaires, notamment à une ischémie rétinienne (diminution de la circulation artérielle dans un organe). Le fonctionnement des neurones ganglionnaires (1) se trouve alors perturbé, empêchant la transmission de l'information visuelle de l'oeil vers le cerveau. L'équipe de l'Inserm, coordonnée par Alvaro Rendon au sein du laboratoire dirigé par José Sahel, a découvert que certains de ces troubles du système nerveux sont dus à l'absence d'une autre protéine codée par le gène DMD, la dystrophine Dp71. Ces travaux ont été effectués sur un modèle de souris dépourvues de dystrophine Dp71, produit par l'équipe de l'Institut Weizmann (Pr. Yaffe et Nudel), en Israël. Cette protéine est la plus abondante dans le système nerveux et notamment dans la rétine. Son absence provoquerait la délocalisation de 2 autres protéines essentielles à son équilibre : le canal potassique (Kir4.1) et le canal aqueux (AQP4). Les protéines ayant besoin d'être localisées dans un lieu précis pour fonctionner, tout l'équilibre physiologique de la rétine se trouve alors perturbé. L'équipe de recherche a montré qu'en ce qui concerne la souris, la protéine Dp71 est exclusivement localisée dans la cellule gliale de Müller, située dans la rétine et indispensable au bon fonctionnement des neurones ganglionnaires. Lors d'un trouble ischémique, la circulation sanguine est diminuée, voire interrompue, ce qui induit une modification des constantes physiologiques. Les cellules gliales de Müller jouent alors un rôle prépondérant : elles sont chargées de rétablir, au sein de la rétine, l'équilibre physiologique perturbé. Ces troubles se retrouvent dans des pathologies graves, comme la rétinopathie diabétique ou le glaucome. De la même façon que, dans le muscle, la dystrophine participe à l'ancrage de canaux ioniques et des protéines de signalisation, la protéine Dp71 est responsable, dans la rétine, de la localisation précise de canaux ioniques et aqueux dans la cellule gliale de Müller. La découverte du rôle prépondérant de la protéine Dp71 pour l'équilibre aqueux et ionique de la rétine est une information capitale. Elle pourrait ouvrir des voies nouvelles dans des approches thérapeutiques des ischémies cérébrales ou rétiniennes. Une meilleure connaissance de son rôle bénéficiera aussi à d'autres maladies de la vision.

INSERM :

http://www.inserm.fr/servcom/servcom.nsf/(Web+Startup+Page)?ReadForm&actualite

Un tiers des décès survenant avant 65 ans sont évitables
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

C'est encore une particularité française, que souligne Eric Jougla dans l'éditorial d'un numéro thématique du « BEH » consacré à la mortalité prématurée : le taux de mortalité évitable (avant 65 ans) est le plus élevé d'Europe pour les hommes et n'est dépassé pour les femmes qu'au Danemark et au Luxembourg. Après 65 ans, en revanche, tous les espoirs sont permis, puisque l'espérance de vie est alors la plus élevée de tous les pays de l'Union européenne. Sur les 110 470 décès survenus avant 65 ans en 1999, analysés par le Centre d'épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc-INSERM, Le Vésinet), un tiers (37 908) sont considérés comme évitables en raison de leurs causes liées à des comportements à risque : cancers du poumon (9 500), suicides (7 300), alcoolisme (7 000), accidents de la circulation (6 500), cancers des voies aéro-digestives supérieures (5 500). La mortalité évitable touche principalement les hommes (29 963 décès) avec des taux de décès neuf fois plus élevés que chez les femmes pour les cancers du poumon et six fois pour les tumeurs des VADS. Les cancers du poumon et des VADS sont d'ailleurs les principaux responsables des années potentielles de vie perdues (APVP, nombre d'années qu'un sujet mort avant 65 ans n'a pas vécues), selon l'étude de trois chercheuses de l'Institut de veille sanitaire : sur 482 000 APVP par an, les cancers du poumon sont responsables de 97 000 (dont 81 000 chez les hommes) et les cancers des VADS de 63 000. C'est encore une spécificité française : malgré une diminution depuis 1985, la France reste largement en tête des pays européens pour la mortalité prématurée par cancer. C'est surtout vrai pour les hommes, chez qui prédominent les cancers liés aux risques individuels (tabac, alcool). Pour les femmes, les décès prématurés sont davantage liés à l'accès au système de soins, puisqu'il s'agit de cancers (sein, utérus) qui peuvent être dépistés et soignés précocement ; si les Françaises ne sont pas mal placées parmi les Européennes, les inégalités sociales en matière de mortalité prématurée sont plus importantes en France que dans la plupart des autres pays développés. Mais l'ampleur des chiffres de mortalité évitable implique par définition une large marge de manoeuvre. Déjà, les taux de décès ont fortement baissé dans les années 1990, surtout avant 45 ans. Chez les hommes, preuve de l'utilité de la prévention primaire, les diminutions les plus importantes sont observées pour le sida, les décès liés à l'alcool et les accidents. Témoins de la difficulté de la lutte contre le tabagisme, en revanche, les décès prématurés par cancer du poumon (de 7 856 en 1989 à 8 035 en 1999) stagnent chez les hommes et augmentent chez les femmes (de 874 à 1 526). « La mortalité prématurée serait la conséquence de pratiques de santé à risque et d'un retard dans le domaine de la prévention primaire, résume Eric Jougla. Les risques de décès relativement faibles après 65 ans seraient la conséquence du fonctionnement satisfaisant du système de soins en France par rapport à d'autres pays. » Et de conclure sur l'intérêt de la mortalité prématurée comme indicateur du niveau de santé de la population et des problèmes à résoudre.

Quotimed : http://www.quotimed.com/information/index.cfm?

Maladies chroniques : l'observance en berne
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Asthme, maladies cardio-vasculaires, dépression... D'après une publication de l'OMS, dans les pays développés seulement un malade chronique sur deux respecterait son traitement. Et cette proportion serait plus faible dans les pays en développement. Dans un rapport sur l'observance des traitements au long court, les auteurs s'inquiètent de la faible observance des traitements prescrits aux malades chroniques du monde entier. Certains chiffres sont en effet particulièrement alarmants. Aux Etats-Unis, seulement un patient sur deux suit le schéma thérapeutique qui lui a été prescrit pour maintenir sa tension artérielle dans les limites de la normale. Partie intégrante de ce traitement, l'auto mesure de la tension semble poser un réel problème. Moins d'un malade américain sur trois l'effectue correctement. Au Royaume-Uni, cette proportion chute à... 7 % ! Dans le traitement de l'asthme enfin, les chiffres de l'observance ne dépassent pas 43 % ! Dans les pays en développement, les taux sont encore plus faibles. En Gambie et en Chine, seuls 27% et 43% des hypertendus suivent correctement leur traitement. Et dans certains pays, à peine plus d'un malade du SIDA sur trois respecte le schéma thérapeutique !L'OMS ne blâme pas pour autant les patients. « Nous avons les preuves que les prestataires de soins et les systèmes de santé sont partiellement responsables de la situation. Il faut donc trouver des mesures incitant à travailler dans ce sens » estiment en effet les auteurs.

OMS : http://

Des tests sanguins permettent de diagnostiquer plus tôt la sclérose en plaques
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Des scientifiques ont mis au point des tests sanguins qui est le premier moyen sérieux de savoir si un patient atteint de problèmes neurologiques tels que des picotements ou la vue trouble sera bientôt touché par la sclérose en plaque. Des chercheurs autrichiens ont étudié des malades possédant les symptômes possibles de cette maladie et ont trouvé que ceux qui développaient assez tôt dans leur sang deux types d'anticorps étaient 76 fois plus susceptibles d'être touchés par la maladie que ceux qui ne développaient qu'un seul de ces anticorps. Certains des symptômes initiaux de la sclérose en plaque peuvent être dus à d'autres causes comme une attaque ou une tumeur au cerveau. Plus encore, un tiers des patients qui possèdent ces symptômes initiaux guérit et ne développe jamais de sclérose; d'autres peuvent bien se porter pendant des années avant qu'une deuxième apparition soudaine ne montre qu'ils sont touchés par la sclérose en plaque. Jusqu'à maintenant, "personne n'était capable de prédire pour un patient ce qui se passerait dans le futur", a déclaré le chef des recherches, le docteur Thomas Berger du département de neurologie à l'Université d'Innsbruck. La sclérose en plaque est incurable. Mais le docteur Berger a expliqué que les tests sanguins pouvaient aider les médecins à décider d'un traitement initial.

AP : http://fr.news.yahoo.com/030710/5/3aram.html

Des prions dans votre ordinateur !
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Chauffés pendant quatre-vingt-dix minutes à 98 degrés, ils ne bronchent pas. Congelés à - 80 degrés, ils s'en moquent. Plongés dans des solutions acides, alcalines ou encore dans de l'alcool pur, les prions, dont certains sont responsables de la maladie de la vache folle, en ressortent frais comme des gardons. Voilà pourquoi l'Américaine Susan Lindquist propose de fonder sur eux l'étape ultime de miniaturisation concevable en nanoélectronique : celle de la molécule. En effet, pour ce genre de performances, les prions sont tout indiqués. Ils ont la capacité de s'autoassembler en une sorte de filament plus ou moins long et extrêmement solide. Quant à transporter le courant, qualité élémentaire pour ce genre d'application, il suffit de transformer le prion « nature », excellent isolant, en un prion plaqué or et argent, excellent conducteur. Bien sûr, reste l'idée dérangeante d'avoir des prions dans son ordinateur. Là, Susan Lindquist se veut rassurante. Ses prions à elle n'ont rien à voir avec ceux de la maladie de la vache folle et de Creutzfeldt-Jakob. Ils sont produits par des Saccharomyces cerevisae, micro- organismes plus connus sous le nom... de levure du boulanger. « Ils ne sont absolument pas infectieux pour l'homme et peuvent donc être manipulés en toute sécurité », assure la biochimiste. Bon vent donc à l'« électro- prionique ».

Le Point : http://www.lepoint.fr/sciences/document.html?did=132510

Les nanotechnologies au secours des systèmes vasculaires
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

Un système vasculaire fonctionnel a été recréé artificiellement en laboratoire par des chercheurs américains. C'est une première. Jusqu'à présent, seule la reconstruction de tissu comme la peau et le cartilage avait été réussie. « Pour recréer cette structure artificielle, nous avons pris modèle sur des vaisseaux vivants, explique Mohammed Kaazempur-Mofrad, le directeur des travaux à l'Institut de technologie du Massachusetts (MIT), puis nous avons optimisé le tout par ordinateur. » A partir d'un moule en silicone, son équipe a créé des tubulures de polymère biodégradable, qui jointes entre elles par des membranes poreuses forme un système vasculaire artificiel. Des cellules endothéliales, tapissant la totalité des vaisseaux sanguins in vivo, ont été injecté pour recouvrir l'intérieur de ce réseau artificiel. Pour l'extérieur, les chercheurs ont utilisé des cellules de foie ou de rein. Une fois les nanotubes dégradés, le système ressemblait à un réseau vasculaire normal, souligne le Pr Mohammed Kaazempur-Mofrad. Ce système simple à base de cellule du foie ou de rein a ensuite été implanté avec succès chez le rat. Cette méthode permet de fournir suffisamment d'oxygène et d'aliments aux cellules de foie ou de reins pour survivre. Avant d'arriver à recréer un organe entier, les scientifiques espèrent implanter à des lapins ou des cochons un réseau vasculaire artificiel beaucoup plus complexe. D'ici quinze ans si tout va bien, le Pr Mohammed Kaazempur-Mofrad espère pouvoir appliquer cette nouvelle technologie à l'homme.

Science&Avenir :

http://permanent.sciencesetavenir.com/sci_20030709.OBS3419.html

^ Haut
Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Un copilote à tout faire
Samedi, 19/07/2003 - 00:00

IBM a récemment présenté différentes technologies destinées à équiper les voitures, dont certaines pourraient faire leur entrée sur le marché d'ici 18 mois. L'objectif consiste d'une manière générale à fournir à l'automobiliste le maximum d'informations et améliorer le confort de sa conduite. Ainsi le tableau de bord devient-il une mine de renseignements sur l'état de la circulation, les conditions météorologiques, la localisation des aires de repos ou encore les morceaux de musique diffusés sur les stations de radio. La pièce centrale du dispositif est la voix ; à partir de quelques mots seulement, l'ordinateur doit comprendre et satisfaire les requêtes du conducteur. Mais si la technologie de reconnaissance vocale est maîtrisée depuis quelques années, les bruits causés par une fenêtre abaissée, une chaussée déformée ou le passage de camions rendent souvent les instructions peu claires pour le système informatique. Les ingénieurs d'IBM ont donc eu l'idée d'installer une mini-caméra au niveau du rétroviseur ou du pare-soleil, grâce à laquelle l'ordinateur peut interpréter les mouvements des lèvres de l'automobiliste et ainsi augmenter sa compréhension. La sécurité n'est pas non plus oubliée ; des systèmes d'alerte en cas d'endormissement, lorsque les yeux se ferment ou que la tête dodeline, ont également été développés.

CT :

http://www.chicagotribune.com/technology/chi-030627ibm,1,2246385

^ Haut
VOTRE INSCRIPTION
Vous recevez cette lettre car vous êtes inscrits à la newsletter RTFLash. Les articles que vous recevez correspondent aux centres d'intérêts spécifiés dans votre compte.
Désinscription Cliquez sur ce lien pour vous désinscrire.
Mon compte pour créer ou accéder à votre compte et modifier vos centres d'intérêts.
PLUS D'INFOS
Suivez-nous sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook
 http://www.rtflash.fr
back-to-top