RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 219
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 29 Novembre 2002
Recommander  |  Désinscription  |  Lire en ligne
Egalement dans ce numéro
TIC
La responsabilité des hébergeurs de nouveau en question
Une attaque terroriste pourrait paralyser internet
Haut débit : l' Europe progresse mais ne parvient pas à rattraper son retard sur les Etats Unis
Avenir
Espace
Paris - Sydney en moins de deux heures en 2022 grâce au superstatoréacteur ?
Terre
Vivant
Vers une chimio-prévention du cancer colorectal?
L'alcool dans les deux tiers des accidents mortels la nuit
SIDA : 42 millions de porteurs du virus dans le monde, selon l'ONU
La France optimiste mais isolée sur l'accès des pauvres aux médicaments
Eviter 100 000 cancers par an, c'est possible !
Mieux comprendre le "déficit en oxygène" pour mieux traiter le cancer
Les chercheurs en protéomique tentent d'harmoniser leurs efforts
Des injections pour raffermir les muscles affaiblis
Edito
Édito



2{Éditorial : Dramatique : si rien n'est fait, le Sida fera plus de morts que la seconde guerre mondiale2}

Le dernier rapport de l'ONU, publié le 26 novembre, sur le Sida vient nous confirmer que l'extension de l'épidémie du sida tourne à la catastrophe planétaire. Le Sida se propage rapidement dans de nouvelles régions du monde et a causé 3,1 millions de morts en 2002, selon le rapport de l'Onusida, le programme commun des Nations unies pour le VIH/SIDA, et de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le sida aggrave la famine en Afrique et menace de submerger l' Asie d'ici cinq ans, mais il manque toujours des milliards de dollars pour combattre ce fléau, indique l'Onusida. En 2002, 5 millions de personnes ont contracté le virus (VIH), ce qui porte à 42 millions le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde, précise le rapport. Tandis que le monde entre dans sa troisième décennie de sida, l'infection se propage au rythme de 14.000 nouveaux cas par jour, essentiellement (plus de 95% des cas) dans les pays en développement. Pour combattre sérieusement ce fléau dans les pays qui en ont le plus besoin, "il faudrait dix milliards de dollars par an, uniquement pour le sida et ce pendant dix ans", indiquait récemment le Dr Peter Piot, directeur exécutif de l'organisation. "A partir de 2007, il faudra quelque 15 milliards de dollars par an et ce niveau de ressources devra être maintenu pendant au moins dix ans encore", avertit maintenant l'Onusida, sachant qu'"on est loin du compte". L'Afrique subsaharienne continue à payer le plus lourd tribut - 3,5 millions de nouvelles infections en 2002 et 2,4 millions de morts -, alors qu'une "fraction minuscule" d'Africains bénéficient des traitements anti-sida. L'épidémie aggrave la famine sur le continent noir: "plus de 14 millions de personnes risquent de mourir de faim au Lesotho, au Malawi, au Mozambique, au Swaziland, en Zambie et au Zimbabwe", s'alarme le rapport. Sept millions d'ouvriers agricoles dans 25 pays africains sont morts du sida depuis 1985. En 2001 seulement, le sida a tué près d'un demi-million d'habitants dans les six pays, principalement agricoles, menacés par la famine, la plupart étaient dans leurs années les plus productives. "La famine est un exemple tragique de la manière dont cette épidémie se combine à d'autres crises pour créer des catastrophes encore plus grandes," souligne le Dr Piot. "Ce qui se passe aujourd'hui en Afrique australe illustre bien que le sida ne peut pas être traité isolément". L'impact de l'épidémie sur chaque secteur économique et social doit en effet être pris en compte, ajoute-t-il. En Asie, 7,2 millions de personnes vivent maintenant avec le VIH. Et ce chiffre pourrait dépasser les 18 millions d'ici à 2007, à moins que n'intervienne une "action concertée et efficace" de prévention et de prise en charge, prévient l'Onusida. Pour la première fois de l'histoire de l'épidémie, cette année les femmes représentent 50% de l'ensemble des personnes séropositives pour le VIH (58 % en Afrique), relève le Dr Piot. "L'Europe orientale et les républiques d'Asie centrale conservent le regrettable privilège de connaître l'épidémie de VIH/sida à la croissance la plus rapide du monde", selon le rapport. "L'injection de drogues sans respect de l'hygiène est le moteur d'une expansion très rapide de l'épidémie", selon la patronne de l'OMS, le Dr Gro Harlem Brundtland. C'est le mode de transmission principal en Europe orientale, dans plusieurs pays d'Asie, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord. D'amères expériences ont montré que le virus d'abord confiné à des petits groupes, comme les toxicomanes ou les homosexuels, passe ensuite à la population générale par l'intermédiaire des partenaires sexuels. Pourtant certaine exemples nous montrent que même une épidémie sévère peut refluer devant des interventions déterminées, souligne l'Onusida citant l'Ouganda ou le Cambodge, mais aussi de premiers signes de succès dans d'autres pays comme en Afrique du Sud où le nombre de femmes enceintes séropositives de moins de 20 an est tombé à 15,4% en 2001 contre 21% en 1998. "Nous pouvons empêcher 29 millions de nouvelles infections à VIH cette décennie si nous mettons en oeuvre un ensemble complet de mesures de prévention dans le monde d'ici à 2005", a assuré le Dr Piot. Une baisse de la prévalence a également été observée parmi les jeunes femmes des quartiers pauvres d'Addis-Abeba en Ethiopie: les niveaux d'infection parmi les femmes de 15 à 24 ans en consultation prénatale ont chuté de 24,2% en 1995 à 15,1% en 2001. En Ouganda, les infections récentes semblent en baisse dans plusieurs parties du pays, comme le montre la baisse régulière de la prévalence du VIH parmi les femmes enceintes de 15 à 19 ans. Ces tendances positives ne compensent toutefois pas encore la gravité de l'épidémie dans ce pays. Toutefois, c'est en Europe orientale et en Asie centrale que l'épidémie se propage le plus rapidement dans le monde. En 2002, on estime à 250.000, le nombre des nouvelles infections, ce qui porte à 1,2 million le nombre de personnes porteuses du virus. Jusqu'à 90% des infections relevées sont officiellement attribuées à la consommation de drogues injectables et près de 80% des nouvelles contaminations enregistrées entre 1997 et 2000, se sont produites chez les jeunes de moins de 29 ans. Dans les pays industrialisés, enfin, l'épidémie touche principalement les populations marginalisées et on observe une hausse des contaminations via des rapports hétérosexuels en Europe occidentale. L'ONUSIDA a en tout cas recensé près de 76.000 personnes infectées par le VIH en 2002 pour une population totale de 1,6 million de personnes vivant avec le VIH. Mais ce rapport de l'ONUSIDA ne révèle pas toute l'ampleur catastrophique de cette épidémie de Sida et à ce sujet il faut absolument lire l'article remarquable publié dans le dernier "Courrier International", et qui montre d'une manière implacable, en s'appuyant sur l'analyse du démographe américain Nicholas Eberstadt, que l'épidémie de Sida va atteindre 'ici 2025 une ampleur catastrophique en Inde en Russie et en Chine, au point de gravement compromettre le developpement économique des ces pays. L'auteur a retenu 3 scénarios, malheureusement crédibles, une épidémie "faible", "intermédiaire" et "forte". (voir article sur abonnement http://www.courrierinternational.com). Si l"on retient l'hypothèse de l'épidémie intermédiaire, les projections sont effrayantes : près de 200 millions de nouveaux cas dans les vingt-cinq prochaines années. Et une épidémie "grave" entraînerait plus de 250 millions de nouvelles contaminations. L'ONUSIDA estime que, depuis la découverte de la maladie jusqu'à aujourd'hui, environ 25 millions de personnes sont mortes du sida. Or, selon cette étude, en tablant sur une épidémie limitée, le sida ferait 43 millions de victimes dans ces trois pays au cours des vingt-cinq prochaines années et 105 millions dans le cas d'une épidémie d'ampleur intermédiaire.

Quant aux effets sur la croissance économique, ils seraient eux aussi catastrophiques : En Russie, En cas d'épidémie limitée, les perspectives de croissance de la production par travailleur n'atteindraient même pas la moitié du taux prévu en l'absence du VIH. En cas d'épidémie intermédiaire, la production serait même inférieure en 2025 à son niveau de 2000. Pour l'Inde, au lieu d' une augmentation de 80 % de la production par personne en âge de travailler en l'absence de sida, une épidémie limitée réduirait les prévisions de croissance d'environ 40 % ; dans le scénario intermédiaire, la production par travailleur resterait inchangée. La Chine, elle, devrait, en l'absence de VIH, enregistrer une croissance de 50 % de la production par personne en âge de travailler. Une épidémie limitée diviserait ce taux par deux et, si l'on table sur le scénario le plus pessimiste, la productivité de la Chine reculerait sur cette même période. Face à ce fléau sanitaire, social et humain sans précédent, les discussions en cours à l'OMC sur les conditions dans lesquelles les pays pauvres touché par une grave pandémie (Sida, malaria, tuberculose) peuvent importer des médicaments à bas prix prennent évidemment une importance capitale. Cette négociation doit combler un vide juridique dans la déclaration de Doha (novembre 2001), qui précise les cas où une urgence sanitaire doit prévaloir sur le droit de la propriété intellectuelle en vigueur dans le commerce international. Cela se caractérise pour les médicaments par l'existence de brevets, qui assurent légalement à un laboratoire qui a découvert un nouveau médicament l'exclusivité de l'exploitation de ce produit pendant vingt ans. Au delà, il passe dans le domaine public et peut être copié. Dans ce cadre, les laboratoires du Nord détenteurs de brevets dénoncent le fait que des pays comme l'Inde, le Brésil ou la Thaïlande fabriquent des copies de médicaments (ou médicaments génériques), avant l'expiration du brevet, vendues bien moins chers que les originaux. Ce débat a éclaté sur la scène internationale lorsque 39 grands laboratoires pharmaceutiques ont intenté un procès à l'Afrique du sud, pays le plus touché par le Sida au monde, à cause d'une loi favorisant l'importation de médicaments génériques ne respectant pas les brevets. Face à l'émoi de l'opinion internationale, alertée par des ONG, les laboratoires ont finalement retiré leur plainte juste avant le procès, en avril 2001. Le texte de Doha entendait résoudre ce problème en stipulant qu'à partir de 2005, les pays producteurs de génériques (Inde, Thaïlande, Brésil...) devront se conformer au droit des brevets dans leurs exportations. Mais il ne précisait pas jusqu'ici les conditions exactes dans lesquelles un pays pauvre non producteur de médicaments et touché par une crise sanitaire grave peut importer des médicaments génériques. D'où la négociation en cours à l'OMC, sur laquelle le conseil général de l'OMC doit statuer les 10 et 11 décembre prochain à Genève. les 42 pays les moins avancés (PMA) devraient être éligibles. Le système pourrait être également ouvert à d'autres pays en développement (PED. L'Union européenne propose que les 145 membres de l'OMC soient concernés. Les Etats-Unis souhaiteraient en revanche que ces producteurs de génériques soient seulement des pays du sud (Inde, Brésil, Thaïlande). Le ministre délégué au Commerce extérieur, François Loos, s'est félicité mardi à l'Assemblée nationale de l'imminence d'un accord à l'OMC sur les conditions dans lesquelles les pays très pauvres peuvent, en cas de crise sanitaire, importer des médicaments génériques, moins chers que les originaux. La France, par la voix très ferme du Président Chirac, a clairement exprimé sa volonté de faire adopter à l'OMC un système de large exception au droit des brevets permettant à un pays pauvre touché par une crise sanitaire d'importer des médicaments génériques à bas prix. Cette conception s'oppose au système plus strict de dérogation préconisé par Américains, Suisses et Canadiens, qui défendent les grands laboratoires pharmaceutiques du Nord et souhaitent limiter davantage les possibilités d'utiliser les génériques, y compris en cas de crise sanitaire. Confrontée à ce désastre planétaire que représente le Sida la communauté internationale doit non seulement mobiliser tous ses moyens scientifiques, économiques et humains mais doit également faire prévaloir de manière absolue le principe d'urgence sanitaire et humanitaire sur toute autre considération économique et commerciale. Dans cette perspective il faut que tous les pays en voie de développement (et non les seuls pays les plus pauvres) touché par le Sida, ou toute autre une crise sanitaire grave, puissent importer en quantité suffisante des médicaments génériques. Il est également urgent de définir de manière claire et formel un principe universel d'assistance sanitaire qui pourrait faire l'objet d'une convention internationale. On pourrait enfin imaginer de prélever un petit pourcentage, redéfini chaque année par l'ONU, du Produit Mondial Brut (qui est de l'ordre de 40000 milliards de dollars par an), afin d'abonder, à un niveau financier suffisant, un fonds mondial entièrement consacrée à la prévention et de lutte contre les épidémies dans les pays en voie de développement. Face à une situation exceptionnellement grave, et sans précédent dans l'histoire de l'humanité, nous ne pouvons pas nous contenter d'utiliser les moyens d'action et de financement classiques et nous devons faire preuve d'une volonté et d'une imagination politiques nouvelles pour parvenir à éradiquer ou à maîtriser les grandes épidémies, qu'elles soient anciennes ou nouvelles comme le Sida. Les extraordinaires progrès des sciences du vivant et la connaissance du génome humain et demain du protéome nous donnent les moyens de combattre efficacement, et parfois d'éradiquer complètement, ces épidémies qui déciment l'humanité, souvent depuis la nuit des temps. Nous avons donc aujourd'hui l'impérieuse responsabilité politique et morale de tout mettre en oeuvre pour atteindre ce but.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
La responsabilité des hébergeurs de nouveau en question
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Le gouvernement Raffarin a finalisé la semaine dernière son «avant-projet de loi relative à l'économie numérique» et l'a envoyé aux différentes autorités habilitées à émettre un avis, telle que la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) ou l'Autorité de régulation des télécoms (ART). Francis Mer, le ministre de l'Économie et des Finances, avait annoncé la couleur fin octobre: présenter ce projet avant la fin de l'année. Le chef du gouvernement Jean-Pierre Raffarin avait ensuite confirmé ce calendrier, en dévoilant son plan d'action pour les technologies de l'information il y a deux semaines. Au final, Nicole Fontaine, ministre déléguée à l'Industrie devrait soumettre le projet de loi final en Conseil des ministres le 18 décembre, selon les informations de l'association Iris (Imaginons un réseau internet solidaire). Le texte sur l'économie numérique, qu'est parvenue à se procurer l'association militante, reprend en grande partie les dispositions contenues dans le projet de loi sur la société de l'information, que le précédent gouvernement n'a jamais eu le temps de présenter devant le parlement. Le projet de loi de Francis Mer est divisé en quatre grands titres. Le premier est consacré à la responsabilité des prestataires techniques vis-à-vis des contenus qu'ils diffusent, le second transpose la directive européenne sur le commerce électronique, le troisième traite des dispositions sur la cryptologie et la cybercriminalité et le dernier porte sur les systèmes satellitaires. L'article 2 du projet de loi, sur les prestataires techniques, est cependant déjà l'objet de vives polémiques. Conformément à ce que prévoit la directive sur le commerce électronique, celui-ci modifie la loi sur la liberté de communication du 1er août 2000, afin de supprimer toute obligation générale de surveillance pour les fournisseurs d'accès et d'hébergement. Il introduit pourtant en contrepartie une modification de taille de l'article 43-8, concernant la responsabilité des hébergeurs. En août 2000, le député socialiste Patrick Bloche avait provoqué un tollé auprès des professionnels du secteur: il demandait que l'absence de responsabilité civile et pénale des hébergeurs soit conditionnée au fait que ces derniers n'aient pas «procédé aux diligences appropriées» s'ils avaient été informés par un tiers de la présence de contenu illicite. Le Conseil constitutionnel avait censuré cet amendement, mais le gouvernement Raffarin en réintroduit l'esprit, dans une formulation différente. «Tout d'abord, il sépare le régime de responsabilité civile de celui de responsabilité pénale». Ensuite, dans les deux cas, il dégage l'hébergeur de toute responsabilité lorsqu'il n'a «pas eu effectivement connaissance d'une activité ou d'une information illicite» ou «agi promptement pour retirer les informations ou rendre l'accès à celles-ci impossible dès le moment où il en a eu connaissance». Le texte du gouvernement dégage également l'hébergeur de toute responsabilité civile dès lors qu'ils n'ont «pas eu connaissance de faits ou de circonstances selon lesquelles l'information ou l'activité illicite est apparente». Ce dispositif législatif doit ensuite être complété par deux autres projets. Le premier, élaboré sous la direction de Claudie Haigneré, s'attachera à favoriser la diffusion des nouvelles technologies, tandis que le second devra transposer plusieurs directives européennes sur les «communications électroniques» (le «paquet télécom »).

ZDnet : http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2126504,00.html

Avant Projet de loi sur l'économie numérique :

http://www.iris.sgdg.org/actions/len/len-apl.html

Une attaque terroriste pourrait paralyser internet
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Une attaque terroriste pourrait paralyser internet, selon une étude rendue publique mardi par des chercheurs de l'université de l'Ohio et qui paraîtra dans la revue Telematics and Informatics en février 2003. Ces chercheurs démontrent que les principales villes qui se servent d'internet continueront à y avoir accès dans la plupart des scénarios possibles même si le réseau sera probablement moins fonctionnel. Mais les petites et moyennes villes seront totalement déconnectées du réseau. "Si vous piquez une pieuvre, toutes ses tentacules vont se rétracter", explique Morton O'Kelly. "Le réseau internet a des tentacules connectées dans plusieurs autres villes. Si vous détruisez un important centre internet, vous détruisez aussi tous les liens qui sont connectés à lui". Tony Grubesic, co-auteur de l'étude, compare les conséquences d'un tel scénario avec celles que peut connaître le trafic aérien. "Si les conditions atmosphériques arrêtent ou retardent le trafic dans un aéroport, comme celui de O'Hare à Chicago, les passagers de tout le pays peuvent en ressentir les conséquences, même s'ils ne voyagent pas à destination de Chicago. Cela est vrai pour les réseaux internet". Les auteurs de l'étude notent qu'après les attentats terroristes du 11 septembre plusieurs zones autour de New York ont été privées d'internet et que plusieurs sites et portails sont restés silencieux pendant près de deux jours. Selon M. Grubesic, pour des raisons de sécurité les réseaux internet ne devraient pas être autant concentrés dans les grandes villes. Il prône donc une plus grande décentralisation d'internet.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/021126/1/2v6zm.html

Haut débit : l' Europe progresse mais ne parvient pas à rattraper son retard sur les Etats Unis
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Le haut débit, ADSL et câble, représentera un marché de 20 milliards d'euros en 2007 en Europe. C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par l'Idate sur le premier semestre 2002. Selon le cabinet d'études, si "la croissance reste forte sur les principaux marchés européens au premier semestre 2002, elle reste tout de même plus modérée qu'en 2001". Sauf au Royaume-Uni où la croissance dépasse les 50 % grâce, en partie, à l'ADSL (+ 420 % en un an) et au câble. La France et l'Espagne ont également connu des progressions importantes de 20 %. Le marché français "pourrait même connaître une accélération au cours du second semestre sous l'effet des baisses des prix impulsées par l'ART", soulignent les auteurs du rapport. En effet, France Télécom prévoit de dépasser les 1,3 million de lignes ADSL pour la fin de l'année (voir édition du 14 novembre 2002) qui, ajoutés aux internautes câblés, devraient porter le nombre d'utilisateurs du haut débit à 1,5 million en France fin 2002. Mais c'est l'Allemagne qui, avec près de 3,5 millions d'abonnés prévus pour la fin de l'année tient le haut de l'affiche. Chez nos voisins d'outre-Rhin, les connexions par câble sont quasiment insignifiantes et ce sont les services DSL qui tirent la croissance. Le phénomène se répète dans toute l'Europe à l'exception des Pays-Bas où le câble prédomine. Avec ses 11,3 % de foyers connectés au Net en haut débit, les Pays-Bas arrivent, avec la Suède (11,2 %), en tête des pays européens les plus familiers avec l'Internet rapide. Suivent l'Allemagne (7,4 %), l'Espagne (6,4 %), la France (4,7 %) et le Royaume-Uni (3,6 %). Si le haut débit s'installe enfin en Europe, il ne parvient pourtant pas à combler son retard sur les Etats-Unis malgré un écart de plus de 100 millions d'habitants en plus sur le Vieux Continent (sur 17 pays européens). Ainsi, selon les estimations de l'Idate, l'Europe comptera à la fin de l'année plus de 12 millions d'accès haut débit tandis que les Etats-Unis en recenseront 16 millions. En revanche, alors que l'usage de l'ADSL prédomine en Europe (9,4 millions), les Américains favorisent le câble (10 millions). Notons qu'en Europe, 88 % des utilisateurs de services d'accès haut débit sont des particuliers, contre 12 % pour les entreprises. Un marché grand public qui devrait intéresser les diffuseurs de contenus multimédias et vidéo... mais pas avant 2004. En France, TF1 étudie de près la diffusion d'un bouquet de chaînes télévisées via l'ADSL. Et si Free reste discret sur le sujet, sa Freebox (modem dédié aux lignes dégroupées du fournisseur d'accès) se destine à véhiculer des flux vidéo. Enfin, des services comme NetCine de MovieSystem, qui fournit notamment le portail haut débit de Club-Internet et de Noos permettent de visionner des longs métrages en streaming. Autant de services de grande consommation qui, en France, pourraient favoriser la création d'un marché viable dès 2003.

Vunet : http://fr.news.yahoo.com/021126/35/2v75d.html

Seagate promet des disques durs de 1 000 Go en 2004
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Les chercheurs du constructeur de disques durs Seagate viennent d'établir un nouveau record de densité de stockage. Ils sont parvenus à enregistrer plus de 100 Gbits (soit 12,5 Go) de données par pouce carré (une surface carrée de 2,54 cm de côté). Une densité atteinte avec la technologie d'enregistrement perpendiculaire qui consiste à disposer les bits magnétiques verticalement à la surface du disque, ce qui permet à la tête d'enregistrer et de lire davantage d'informations par secteur. Les débits offerts atteindraient ainsi les 125 Mo/s. Le record précédent était de 60 Gbits par pouce carré. Selon Seagate, cette technologie d'enregistrement perpendiculaire, en opposition à la technique actuelle d'enregistrement longitudinal, offre un fort potentiel pour l'avenir. "L'enregistrement perpendiculaire devrait permettre d'atteindre des densités d'un térabit par pouce carré, soit quelque 20 fois la densité des disques durs bénéficiant des dernières avancées technologiques actuelles ", déclare le Dr Mark Kryder, vice-président senior de la recherche chez Seagate. Selon lui, cela permettra de créer un espace de stockage de plus d'un téraoctet (1 To = 1 000 Go) sur un disque dur de 3,5 pouces. De quoi stocker 200 films au format DVD ou encore 400000 livres de 500 pages. Si Seagate vient de battre un record d'enregistrement perpendiculaire, le constructeur est encore loin des résultats obtenus avec une autre technologie maison qui consiste à chauffer la surface du disque au laser afin de stocker jusqu'à 6 To par pouce carré (voir édition du 3 septembre 2002). Mais cette dernière n'entrera pas en production avant 2007 tandis que les disques à enregistrement perpendiculaire pourraient être déployés sur le marché dès 2004.

Vunet : http://www.vnunet.fr/svm/actu/article.htm?numero=10385

IBM va construire les supercalculateurs les plus rapides du monde
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

IBM s'apprête à concevoir les deux supercalculateurs les plus puissants du monde, soit quatre cent soixante-sept mille milliards d'opérations en virgule flottante à la seconde (467 téraflops) pour un montant de 216 à 267 M$. Le premier des deux systèmes, nommé ASCI Purple, affichera une vitesse de calcul maximum de 100 téraflops contre moins de 40 pour l'ordinateur actuellement le plus puissant du monde, le NEC Earth Simulator 5120 japonais. Occupant tout un bâtiment en cours de construction en Californie, ce cluster de 196 unités pour un total de 12 544 microprocesseurs Power5, avec 2 petaoctets stockés sur disque, servira à simuler les explosions de bombes thermonucléaires. Le second supercalculateur, Blue Gene/L, utilisera dans sa version finale 130 000 processeurs tournant sur Linux pour atteindre une vitesse maximum théorique de 367 téraflops, quasiment dix fois les performances du plus puissant ordinateur actuel, et pas loin de cinquante mille fois celles du plus gros ordinateur installé en France il y a dix ans. Il traitera les données au rythme de 1 Tbit/s. Il sera utilisé pour des calculs portant sur des phénomènes intéressant les physiciens, tels que les écoulements turbulents ou ce qui se produit lors d'une explosion.

Monse Informatique :

http://www.weblmi.com/news_store/2002_11_22_IBM_va_construire_le_94/News_view

Avec 'MyLifeBits', Microsoft imagine le cerveau numérique
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Il y a parfois de curieuses coincidences... Tout en annonçant le lancement de son offre de stockage payante sur MSN.fr, Microsoft dévoile un ambitieux concept de cerveau numérique baptisé 'MyLifeBits'. Concrètement, MyLifeBits n'est qu'un simple disque dur "en ligne", capable de stocker tout ce que l'on stocke sur un disque dur classique comme des courriers, des documents, de la musique, des photos ou encore des vidéos personnelles. Mais 'ambition "philosophique" du projet est d'être une véritable prothèse, un cerveau numérique capable de donner accès à tout moment, à ses plus profonds souvenirs. En effet, la baisse du prix du stockage de données et les progrès en matière de compression de la vidéo par exemple pourraient un jour permettre de stocker l'équivalent d'une journée sur 1 Go de données, une vie sur à peine une vingtaine de tera octets... Relié à un médiaphone équipée d'une caméra, MyLifeBits pourrait ainsi enregistrer au fil de l'eau tout ce que l'on voit, tout ce que l'on entend, tout ce que l'on dit, etc... En attendant la concrétisation du projet, MSN.fr a lancé officiellement son offre "ExtraStorage". Facturée 29,95 ? par an, elle permet d'augmenter son espace de stockage de 2 à 10 Mo et de disposer de filtres anti-spam et anti-virus. A ce tarif, MyLifeBits attendra un peu...

Neteconomie :

http://www.neteconomie.com/cache/index.php?/actus/20021122171652.html

TF1 va tester sa télé ADSL
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Depuis l'an dernier, TF1 travaille sur deux projets en matière de couplage Internet et télévision, dont Dream TV, qui allie un bouquet de chaînes TV numériques et une connexion ADSL. Un temps promis pour l'été, le projet a pris du retard mais les choses semblent s'accélérer. Un site dédié (Dream TV.tf1.fr) , dont l'existence a été révélée par le site spécialisé Hifocus.net, annonce que Dream TV est à présent en période de test. Un projet proche, par certains aspects, de celui tournant autour de la Freebox de Free. Le Studio Multimédia de TF1 et LDCom, son partenaire télécoms sur cette opération, proposent en effet à "200 collaborateurs permanents habitant l'ouest parisien

JDN : [http://www.journaldunet.com/0211/021125tf1.shtml">de] tester une nouvelle offre de télévision numérique diffusée par la ligne téléphonique". En fait, l'ouest parisien en question se résume au XVème arrondissement de Paris et à Boulogne-Billancourt. Heureuse coïncidence : les locaux de TF1 et de 9 Telecom, filiale de LDCom, se situent exactement au coeur de cette zone, e qui peut être fort utile pour un projet en test. Cette offre comprendra une connexion à 512Kbps et une "sélection d'une vingtaine de chaînes nationales et thématiques en qualité numérique et son digital", dont la liste sera communiquée ultérieurement, peut-on lire sur le site. Si les chaînes du groupe TF1 (TF1, LCI, Eurosport, TV Breizh, TF6, Série Club, Odyssée) y figureront à coup sûr, aucune indication en revanche sur d'autres chaînes, notamment celles présentes sur le bouquet TPS, dont TF1 est co-actionnaire avec M6. Par ailleurs, Dream TV doit permettre d'accéder à un catalogue de programmes audiovisuels et de films à la demande. D'une durée "initiale" de six mois (la date limite d'inscription étant fixée au 31 décembre), l'offre n'est proposée qu'aux collaborateurs "permanents" des deux groupes, qui ne doivent pas être déjà abonnés à une offre ADSL (car "la réception de Dream TV nécessite un raccordement spécifique à l'ADSL : le futur testeur ne doit donc pas être déjà titulaire d'un abonnement"). Ils devront en revanche remplir un mandat de dégroupage de leur ligne téléphonique. L'offre de test est gratuite et TF1 précise qu' "un décodeur et un modem (d'une valeur respective de 350 ? et 100 ?) seront prêtés durant la durée du test.

JDN : [http://www.journaldunet.com/0211/021125tf1.shtml

Le premier film d'animation européen entièrement réalisé en images de synthèse
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Pour la première fois, un film entièrement réalisé en images de synthèse naît sur le sol européen. 20 minutes de ce film en images de synthèse ont été présentées en avant-première au salon E-magiciens qui a eu lieu à Valenciennes du 20 au 22 novembre. Il semble être un très bel exemple de ce que l'animation peut apporter aujourd'hui au Septième art. Le scénario et les visuels du film, inspirés de divers univers de la science-fiction (d'Alien à la bande dessinée, en passant par l'heroic fantasy) sont sans doute plus originaux que ceux d'un Final Fantasy, sorti en 2001, simple adaptation d'une licence de jeu vidéo. Ici, Kaena est une pure création, qui a germé dans l'esprit de son auteur, Chris Delaporte. D'abord peintre, il s'est intéressé à la production de jeux vidéo, travaillant notamment à la conception graphique du jeu Heart of Darkness, véritable référence dans le domaine. Il crée ensuite, avec Patrick Daher avec qui il a travaillé pour Ubi Soft, Kaena. Il s'agit au départ d'un jeu vidéo mais rapidement le projet devient également un scénario pour le cinéma, Kaena la prophétie, auquel il participe. Quant au co-réalisateur du film, Pascal Pinon, c'est un passionné de cinéma d'animation. Il a collaboré à plusieurs longs métrages d'animation dont Astérix chez les Bretons pour Gaumont et Le Trésor de la lampe perdue pour Disney. Kaena sortira simultanément sur tous les écrans mondiaux en avril 2003. Le principal enjeu pour les créateurs de ce long-métrage était de réussir à livrer un film totalement professionnel tout en ayant à leur disposition des outils minimaux. Loin des studios américains aux logiciels ultra-perfectionnés, c'est sur des simples PC que Kaena s'est construit. Une belle prouesse pour des petits français entêtés et soucieux de montrer de quoi ils sont capables. "Il est évident que le challenge a motivé l'équipe" rapporte Pascal Pinon. Kaena la prophétie est le premier long métrage au monde entièrement réalisé sur des ordinateurs PC standards et avec des logiciels disponibles dans le commerce comme 3D Studio Max et ses plug-ins. Un travail pharaonique, puisqu'il représente environ 1400 plans et 129 000 images. 70 personnes, à Paris et également au Canada, ont participé à sa création, réparties en différentes structures spécialisées dans la modélisation, l'animation, la création des matières et des textures, les éclairages et les effets. Dans le sous-sol des locaux parisiens de la production, une ruche de 120 unités centrales montées en réseau était chargée de calculer 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 toutes les images. Au total, cette seule opération aura représenté plus de 65 000 heures de calcul. L'étape finale a consisté à transférer en film 35 mm toutes ces images, une à une, au moyen d'un imageur.

Le Monde :

http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3416--299840-0,00.html

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
L'ADN a trois bras pour la construction de nano-objets
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Un chimiste de l'université de la Ruhr-Bochum a crée une unité stable d'ADN ramifie a trois bras. Trois bras d'ADN simple brin sont tout d'abord relies, puis complètes pour former des doubles hélices. Une molécule appelée " Tris-Linker " vient alors s'arrimer a l'ADN a trois bras pour le stabiliser. Cette méthode de permet de synthétiser spécifiquement et en grande quantité cet ADN a trois bras qui sera utilise pour la construction de nano-objets (par exemple des tétraèdres), et la réplication de nano-machines.

Nature du 21 Novembre 2002. : http://www.nature.com/nature/

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
Paris - Sydney en moins de deux heures en 2022 grâce au superstatoréacteur ?
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Le 30 juillet dernier, l'australie a expérimenté une nouvelle technologie de propulsion spatiale qui pourrait bien révolutionner le transport aérien dans quelques décennies. L'engin australien, une fusée baptisée Terrier Orion Mk-70, est monté à 300 km à Mach 7,6, soit 7,6 fois la vitesse du son, propulsé depuis la base de Woomera, dans le sud de l'Australie, par de l'oxygène qu'il a absorbé au cours de sa trajectoire. La fusée est redescendue dix minutes plus tard. Au cours de ce vol les scientifiques ont réussi à faire fonctionner pendant 7 secondes un moteur à réaction révolutionnaire ce qui constitue la première étape vers la conception d'avions dépassant Mach 7, c'est-à-dire sept fois la vitesse du son (plus de 8 000 km/h). Pour avoir une idée des possibilités offertes par de telles vitesses, imaginez un vol Sydney -Paris effectué en deux heures, en comparaison des dix-huit nécessaires actuellement aux avions commerciaux. Il faudra cependant une bonne vingtaine d'années pour surmonter tous les redoutables problèmes techniques liés à cette nouvelle technologie et disposer de ces appareils hypersoniques. Pour les constructeurs d'avion, le problème qui se pose est celui du coût de mise en service de cette technologie. Ce moteur, un superstatoréacteur à combustion supersonique ou scramjet (supersonique à combustion ramjet), trouvera vraisemblablement ses applications initiales dans des lanceurs de satellites moins coûteux et plus performants. Et pour cause, à l'inverse des fusées traditionnelles, le superstatoréacteur brûle l'hydrogène puisé dans l'atmosphère et non pas celui transporté à bord. Qui dit moins de carburant dit augmentation du poids utile. Ce programme, baptisé HyShot et mené à l'université du Queensland, suscite un immense enthousiasme dans le secteur des vols à grande vitesse ou vols hypersoniques. Rappelons que le vol à propulsion des frères Wright en 1903, n'avait duré que douze secondes. Lors de l'expérience HyShot, le superstatoréacteur, d'une taille de 60 centimètres, fut porté par une fusée jusqu'aux limites de l'atmosphère terrestre, à 314 kilomètres d'altitude, avant d'être redirigé avec précaution vers la Terre, au moyen de ce que l'équipe d'Allan Paull, responsable des expériences sur les superstatoréacteurs au centre des vols hypersoniques de l'université du Queensland, appelle une "manoeuvre basculante". L'appareil est ensuite retombé grâce à l'attraction terrestre. Lorsqu'au retour il atteignit Mach 7,6 (environ 8 600 km/h), les paramètres expérimentaux indiquèrent qu'une petite quantité d'hydrogène injecté dans le moteur avait brûlé. Le véritable test s'est déroulé dans les dernières secondes du vol, avant que le superstatoréacteur et la fusée ne s'écrasent au sol. Un radar et quatre stations radio terrestres ont suivi le vol et surveillé les données transmises par les instruments se trouvant dans le moteur. Ces paramètres ont signalé un fonctionnement parfait, confirmant les résultats expérimentaux obtenus précédemment au sol dans une soufflerie spéciale. A présent, l'heure est à la planification et au financement d'un programme de 25 millions de dollars. Six vols menés sur cinq ans doivent conduire à la construction d'un appareil supersonique fonctionnant en vol libre. "La prochaine étape est de le faire accélérer et ensuite de le laisser voler, explique Allan Paull. Nous pensons qu'il va accélérer. Notre tâche consiste à observer la vitesse qu'il pourra atteindre et à voir comment le contrôler." L'idée d'un superstatoréacteur n'est pas nouvelle. Des efforts internationaux ont dû être fournis durant plusieurs dizaines d'années pour en arriver à ce stade. Le concept a beau être simple, cela implique un savoir-faire très pointu pour le mettre en application. La différence entre les réacteurs à combustion supersonique et les autres moteurs à réaction actuels tient au fait qu'ils sont conçus spécifiquement pour le vol hypersonique, c'est-à-dire le vol à une vitesse supérieure à Mach 5 (environ 5 600 km/h). Dans les turboréacteurs qui équipent aujourd'hui les avions commerciaux, l'hélice à pales multiples, clairement visible à l'avant du moteur, aspire l'air à l'intérieur de l'enveloppe où une partie est comprimée, mélangée au carburant de l'avion, puis brûlée dans la chambre du moteur. Le reste de l'air amené par l'hélice est éjecté à l'extérieur de la chambre pour produire une propulsion supplémentaire. Ces moteurs sont performants pour les vols subsoniques. Un Boeing 747 vole à environ 890 km/h en vitesse de croisière. Pour les vols supersoniques, les chasseurs à réaction sont munis de turboréacteurs, qui aspirent l'air, le compriment et le mélangent avec le carburant avant l'allumage. Le chasseur à réaction le plus rapide atteint Mach 2,5 (près de 3 000 km/h). Pour les vitesses proches de Mach 4 (environ 4 500 km/h), les statoréacteurs, à l'instar de ceux utilisés sur certains missiles modernes, sont plus efficaces. Les statoréacteurs sont des moteurs relativement simples et dépourvus d'organe mobile, mais ils ne fonctionnent qu'à vitesse supersonique. Il leur faut donc un propulseur. Sur certains missiles, un moteur-fusée propulse le projectile à une vitesse qui permet d'effectuer la transition avec le ou les statoréacteurs. A cette vitesse, l'air est apporté dans le système d'admission du moteur et comprimé par le seul mouvement avant, puis il est mélangé au carburant et brûlé. Le plus difficile est de ralentir l'air à l'entrée jusqu'à une vitesse subsonique pour permettre l'allumage dans la chambre à combustion. Ce ralentissement de l'air à l'admission crée des frictions et des échauffements. A des vitesses proches de Mach 6, l'air est trop chaud pour une combustion optimale, le statoréacteur atteint ses limites. C'est là qu'entre en scène le superstatoréacteur, à travers lequel l'écoulement d'air garde une vitesse supersonique. Selon certains chercheurs, il est possible grâce à ces moteurs d'atteindre Mach 8, voire Mach 10. Cependant, l'aérodynamique et la technologie de contrôle de la combustion d'un superstatoréacteur sont extrêmement complexes. Et, comme un statoréacteur, le superstatoréacteur doit être accéléré par un propulseur avant que l'hydrogène puisse brûler.

L'industrie aéronautique et aérospatiale mondiale s'est montrée très intéressée par la technologie des superstatoréacteurs. Le consortium international qui soutient les recherches de l'université du Queensland inclut la NASA, l'US Air Force, QinetiQ Group, une société scientifique et technologique britannique, le Laboratoire aéronautique national du Japon, le Centre aérospatial allemand et la Defence Science and Technology Organization d'Australie. Des entreprises américaines de l'aérospatiale, Astrotech Space Operations et GASL, font partie des groupes d'entreprises privées qui soutiennent le projet financièrement et par une assistance technique.

HyShot : http://www.mech.uq.edu.au/hyper/hyshot/

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Nouvelle preuve des bienfaits d'une moindre pollution au souffre
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

La réduction de la pollution au souffre peut diminuer considérablement la mortalité de causes respiratoires et cardiovasculaires, selon une étude menée à Hong Kong, paraissant dans le journal médical britannique The Lancet du 23 novembre. Une modification de la loi destinée à réduire les émissions de souffre, introduite à Hong Kong en juillet 1990, a conduit à l'utilisation de carburant à faible teneur en souffre. Le Pr Anthony Johnson Hedley et ses collègues de l'université de Hong Kong et de Londres (St George's Hospital Medical School) ont étudié l'évolution de la mortalité de causes variées durant les cinq premières années qui ont suivi la mise en oeuvre de cette mesure de santé publique. La diminution des concentrations ambiantes de dioxyde de souffre (SO2) s'est accompagnée d'une réduction moyenne annuelle de 2% de la mortalité de toutes causes confondues. Mais l'impact le plus important a été la réduction des morts de causes respiratoires, de près de 5%, et la réduction de 2% de la mortalité cardio-vasculaire. Selon leurs calculs, le gain en terme d'espérance de vie serait en moyenne de 20 jours pour les femmes et de 40 pour les hommes, note The Lancet. L'étude fournit une "preuve directe qu'un contrôle de cette source de pollution a des bénéfices immédiats et à long terme", commente le Pr Anthony Hedley.

Lancet :

http://www.thelancet.com/journal/vol360/iss9346/full/llan.360.9346.talking

La France émet encore trop de gaz carbonique
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

C'est une forme d'aveu d'échec. En annonçant la refonte du Programme national de lutte contre le changement climatique (PNLCC), lancé par Lionel Jospin voici presque trois ans, le gouvernement reconnaît que celui-ci n'a pas rempli sa mission. Car, sauf à passer à la vitesse supérieure dans la lutte contre l'effet de serre, jugé responsable du réchauffement climatique, la France ne parviendra pas à tenir les engagements qu'elle a pris dans le cadre du protocole de Kyoto, à savoir maintenir ses émissions de CO2 (dioxyde de carbone) et autres gaz nocifs d'ici à 2010 au niveau de 1990 (144 millions de tonnes d'équivalent carbone). C'est la Mission interministérielle de l'effet de serre (Mies) qui le reconnaît elle-même, dans le bilan annuel de ce programme gouvernemental, présenté aujourd'hui et demain à Lyon dans le cadre du salon de l'environnement Pollutec. Composé de cent mesures, ce plan a contribué à réduire les rejets de gaz à effet de serre de la France de 2,7 % entre 1990 et 2001. Une performance honorable, comparée à l'augmentation de 15 % constatée aux États-Unis au cours de la même période. Mais qu'on ne s'y trompe pas : cette évolution a été facilitée par la récession économique. Il reste qu'avec une croissance économique annuelle de 2,2 %, la poursuite des seules actions déjà engagées nous conduirait encore à une hausse d'environ 10 % des émissions globales. Et pour cause : « Les mesures mises en place à ce jour ne correspondent, en émissions évitées, qu'à moins de 10 % des mesures du PNLCC », regrette amèrement le Réseau Action Climat. Cette fédération d'associations mobilisées sur la lutte contre l'effet de serre « déplore plusieurs reculs : opposition française au projet de directive européenne harmonisant les taxes sur l'énergie, tentatives d'affaiblir le projet de directive créant des quotas de gaz à effet de serre dans l'industrie, remise en cause de certains projets ferroviaires, baisse du budget maîtrise de l'énergie de l'Ademe » (agence dépendant du ministère de l'Ecologie et chargée de délivrer des aides pour promouvoir notamment l'efficacité énergétique et les énergies renouvelables, NDLR). Il faut rappeler que le projet d'écotaxe énergie, qui a été censuré par le Conseil constitutionnel, devait représenter 40 % de l'objectif total du programme gouvernemental français. Il a été remplacé par des engagements volontaires de réductions d'émissions de la part des industriels. Dominique Dron, présidente de la Mies, n'exclut pourtant pas une nouvelle fiscalité en ce domaine, « qui doit s'inscrire dans le cadre des discussions communautaires de taxation de l'énergie et des permis négociables ». L'augmentation du fret ferroviaire, pourtant annoncée, est elle aussi restée lettre morte : sa part de marché a chuté de 9 % en 2001 en tonnes transportées. « D'autres mesures, qui ont été prises, n'avancent pas assez vite, relève Dominique Dron : c'est le cas de la réhabilitation de l'existant dans le bâtiment, où il est plus difficile d'intervenir que dans le neuf et, dans une moindre mesure, des plans de déplacement urbains. » Le plus inquiétant, c'est que de nombreux points noirs devraient inverser la tendance à la baisse des émissions à l'avenir. A commencer par le secteur des transports : non seulement c'est le plus polluant, avec 28 % du total des émissions françaises (il a déjà presque atteint son niveau prévu pour 2010) mais c'est celui dont le bilan devrait déraper le plus au cours des dix prochaines années (les prévisions tablent sur + 10,3 %). On connaît le poids des infrastructures et des lobbys liés à ce secteur. Moins connu, en revanche, est le rôle du secteur du bâtiment, résidentiel et tertiaire, dans ce processus. Au global, note le bilan, ces deux « secteurs à fortes inerties représentant ensemble 47 % des émissions nationales, montrent des évolutions préoccupantes ». En revanche, l'industrie, à qui incombe la majeure partie de l'effort effectué depuis 1990, a bien joué le jeu. Cela suffira-t-il à éviter une augmentation de la température de la planète de 1,5 à 6 degrés et une élévation du niveau des mers de 50 centimètres d'ici à 2100, comme le prévoit le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) ? Les climatologues répètent que même si tous les pays développés maintenaient en 2010 leurs rejets de carbone au niveau de 1990 comme ils s'y sont engagés, l'effet serait minime compte tenu de l'inertie des phénomènes atmosphériques. Il s'agit seulement d'un premier pas, déjà difficile à franchir.

Figaro : http://www.lefigaro.fr/sciences/20021126.FIG0137.html

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Vers une chimio-prévention du cancer colorectal?
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Un médecin danois, Hans Raskov, et le laboratoire danois Colotech A/S, ont annoncé lundi avoir mis au point une pilule prévenant le cancer colorectal, le type de cancer le plus fréquent au monde, qui sera testée cliniquement en mars 2003 auprès d'un millier de patients dans 4 pays européens. Ce médecin, spécialiste des cancers de l'intestin et colorectaux, a découvert un produit combinant l'aspirine - qui a un effet connu sur le cancer colorectal, mais aussi de graves effets secondaires - au calcitriol (formé de vitamine D) et au carbonate de calcium. "Je crois que nous pourrons, avec ce produit, diminuer de 50 %, voire 70 % le risque de ce type de cancer, et si nous réussissons dans nos tests, cela constituera une percée mondiale dans la prévention de ce type de cancer" a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse à Copenhague. Colotech A/S a obtenu un brevet mondial pour cette combinaison de trois substances, qui devrait être en vente en 2007, espère le Dr. Raskov. Le laboratoire entamera en mars prochain la phase III de ce produit, qui sera testé auprès de 1.000 patients en Allemagne, Danemark, Grande-Bretagne et Suède. L'inventeur danois a déclaré s'être inspiré d'une enquête aux Etats-Unis où on a prescrit de l'aspirine comme moyen de prévention de l'infarctus. Cette enquête sur quelque 10.000 patients suivis pendant 15 ans a montré que ceux qui avaient pris de l'aspirine avaient développé moitié moins de cancers intestinaux que ceux enrôlés dans le groupe de contrôle. Le médecin danois a trouvé que la quantité d'aspirine (responsable d'effets secondaires comme les saignements de l'estomac), pouvait être réduite en la combinant avec le calcitriol et le carbonate de calcium. 5 % de la population mondiale est atteinte de ce cancer dans le monde, et de 30% à 60 % meurent dans les 5 ans suivant leur maladie. Celle-ci touche plus de 3.200 personnes par an au Danemark, soit la fréquence la plus élevée en Europe du Nord, et environ 35 % meurent dans les cinq années suivant le diagnostic des médecins.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/021126/202/2v7q5.html

L'alcool dans les deux tiers des accidents mortels la nuit
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Les deux tiers des accidents mortels survenus de nuit sur les routes françaises sont provoqués par l'alcool au volant, selon une étude épidémiologique parue lundi. Cette étude, publiée par le mensuel "La Revue du praticien", a porté sur plus de 500.000 accidents corporels, dont 28.500 mortels, entre le 1er septembre 1995 (date à laquelle le seuil légal d'alcoolémie est passé à 0,5 g/litre) et le 31 décembre 1999. Elle confirme le lien maintes fois établi entre alcool et accidents de la route, mais étudie pour la première fois le rôle de l'alcoolémie dans tous les types d'accidents. La nuit, l'alcoolémie est positive dans 61% des accidents mortels et dans 67% lors des nuits de week-end. Plus des deux tiers des conducteurs qui ont provoqué un accident par perte de contrôle de leur véhicule, la nuit, avaient une alcoolémie positive. Le lien entre alcool et gravité de l'accident ressort clairement. Les tests étaient en effet positifs chez 10% des conducteurs ayant eu un accident avec blessures corporelles, 31% des conducteurs en cas d'accident mortel, 61% en cas d'accident mortel la nuit, 67% en cas d'accident mortel les nuits de week-end et 87,5% en cas d'accident très grave (3 tués ou plus) une nuit de week-end. "En d'autres termes, une alcoolémie supérieure au taux légal multipliait par 4 le risque d'avoir un accident, par 6 un accident avec blessures corporelles, par 20 un accident mortel, par 40 un accident mortel la nuit, par 50 un accident mortel les nuits de week-end", note la revue médicale. Contrairement à beaucoup d'idées reçues, le jeune âge n'est pas toujours en cause: "le fait d'être un conducteur jeune n'était pas en soi un facteur de surmortalité des accidents", selon l'étude, dirigée par Michel Reynaud (hôpital universitaire Paul Brousse, Villejuif).

Caducée : http://www.caducee.net/afp/edit.asp?id_depeche=12479

SIDA : 42 millions de porteurs du virus dans le monde, selon l'ONU
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

En 2002, l'épidémie de SIDA a causé plus de trois millions de décès et on estime que cinq millions de personnes ont contracté le virus de l'immunodéficience humaine (VIH) cette même année, ce qui porte à 42 millions le nombre de personnes vivant avec le virus dans le monde, selon un rapport sur l'épidémie mondiale du VIH/SIDA. Ce rapport annuel, rendu public mardi, souligne que l'Afrique subsaharienne, de loin la région la plus touchée, abrite 29,4 millions de personnes vivant avec le VIH/SIDA. Quelque 3,5 millions de nouvelles infections s'y sont produites en 2002 et l'épidémie a tué environ 2,4 millions d'Africains au cours de l'année écoulée. Dans quatre pays d'Afrique australe, la prévalence du VIH chez l'adulte a grimpé à des niveaux inimaginables, au-delà de 30%: au Botswana (38,8%), au Lesotho (31%), au Swaziland (33,4%) et au Zimbabwe (33,7%). Le rapport décrit aussi la manière dont les répercussions du SIDA sur les communautés agricoles ont diminué la capacité de ces dernières à survivre à la famine. "La famine est un exemple tragique de la manière dont cette épidémie se combine à d'autres crises pour créer des catastrophes plus grandes encore", a noté le Dr Peter Piot, directeur exécutif de l'ONUSIDA. Toutefois, certains nouveaux signes prometteurs indiquent que l'épidémie pourrait être maîtrisée: des tendances positives semblent s'implanter parmi les plus jeunes dans plusieurs pays. En Afrique du Sud, les taux de prévalence du VIH chez les jeunes femmes enceintes de moins de 20 ans sont tombés à 15,4% en 2001 (contre 21% en 1998). Une baisse qui suggère que les campagnes de prévention portent leurs fruits. "Nous pouvons empêcher 29 millions de nouvelles infections à VIH cette décennie si nous mettons en oeuvre un ensemble complet de mesures de prévention dans le monde d'ici à 2005", a assuré le Dr Piot. Une baisse de la prévalence a également été observée parmi les jeunes femmes des quartiers pauvres d'Addis-Abeba en Ethiopie: les niveaux d'infection parmi les femmes de 15 à 24 ans en consultation prénatale ont chuté de 24,2% en 1995 à 15,1% en 2001. En Ouganda, les infections récentes semblent en baisse dans plusieurs parties du pays, comme le montre la baisse régulière de la prévalence du VIH parmi les femmes enceintes de 15 à 19 ans. Ces tendances positives ne compensent toutefois pas encore la gravité de l'épidémie dans ce pays. Ailleurs, en Afrique occidentale et centrale, des profils de croissance plus menaçants portent ombrage aux taux relativement faibles de prévalence du VIH chez l'adulte dans des pays comme le Sénégal (moins de 1%) et le Mali (1,7%). On estime que la prévalence du VIH est supérieure à 5% dans huit autres pays d'Afrique occidentale et centrale, dont le Cameroun (11,8%), la Côte d'Ivoire (9,7%), le Nigeria (5,8%) et en Centrafrique (12,9%). Toutefois, c'est en Europe orientale et en Asie centrale que l'épidémie se propage le plus rapidement dans le monde. En 2002, on estime à 250.000, le nombre des nouvelles infections, ce qui porte à 1,2 million le nombre de personnes porteuses du virus. Jusqu'à 90% des infections relevées sont officiellement attribuées à la consommation de drogues injectables et près de 80% des nouvelles contaminations enregistrées entre 1997 et 2000, se sont produites chez les jeunes de moins de 29 ans. L'Ouzbékistan connaît une croissance explosive: dans les six premiers mois de 2002, on a enregistré pratiquement autant de nouvelles infections que durant toute la décennie précédente. En Amérique latine et aux Caraïbes, on estime à 1,9 million le nombre d'adultes et d'enfants vivant avec le VIH. Douze pays de la région (dont la République dominicaine et Haïti), plusieurs pays d'Amérique centrale tels que le Belize et le Honduras, ainsi que Guyana et le Surinam, ont une prévalence du VIH estimée à 1% ou davantage parmi les femmes enceintes. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, les données disponibles suggèrent une augmentation des taux d'infection à VIH et on estime que 83.000 personnes ont contracté le virus en 2002. Des flambées importantes d'infection à VIH parmi les consommateurs de drogues injectables se sont produites dans la moitié environ des pays de la région, notamment au Maghreb et en Iran. Dans ce pays, la majeure partie de la transmission du VIH se produit parmi les quelque 200.000 à 300.000 consommateurs de drogues injectables du pays, dont on pense que 1% environ vivent avec le VIH. Dans les pays industrialisés, enfin, l'épidémie touche principalement les populations marginalisées et on observe une hausse des contaminations via des rapports hétérosexuels en Europe occidentale. L'ONUSIDA a en tout cas recensé près de 76.000 personnes infectées par le VIH en 2002 pour une population totale de 1,6 million de personnes vivant avec le VIH.

AP : http://fr.news.yahoo.com/021126/5/2v7vo.html

La France optimiste mais isolée sur l'accès des pauvres aux médicaments
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

La France continue à afficher un bel optimisme sur la question de l'accès des payspauvres aux médicaments, alors qu'elle apparaît isolée sur ce sujet, y compris avec les pays du Sud, dans les négociations en cours sur le sujet à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC). Le ministre délégué au Commerce extérieur, François Loos, s'est félicité mardi à l'Assemblée nationale de l'imminence d'un accord à l'OMC sur les conditions dans lesquelles les pays très pauvres peuvent, en cas de crise sanitaire, importer des médicaments génériques, moins chers que les originaux. M. Loos, très mobilisé sur la question des médicaments ces dernières semaines, était revenu le matin même d'une visite de cinq jours en Inde, qui a montré que les options françaises pour réduire les ravages des pandémies dans les pays pauvres rencontraient peu d'écho. L'Inde est un cas d'étude intéressant sur le sujet, puisqu'elle dispose d'une industrie pharmaceutique générique performante, développée à partir de copies de médicaments vendus moins chers qu'au Nord, qui n'a pas empêché la persistance d'épidémies massives et dévastatrices (Sida, tuberculose, paludisme). M. Loos y a certes reçu le soutien de son homologue, Arun Shourie, dans sa volonté de faire adopter à l'OMC un système de large exception au droit des brevets permettant à un pays pauvre touché par une crise sanitaire d'importer des médicaments génériques à bas prix. Cette conception s'oppose au système plus strict de dérogation préconisé par Américains, Suisses et Canadiens, accusés par les ONG d'être le "bras armé" des grands laboratoires pharmaceutiques du Nord car il limite davantage les possibilités d'utiliser les génériques, y compris en cas de crise sanitaire. Dans sa campagne pour de larges exceptions, M. Loos pensait bien recevoir le soutien des grands laboratoires indiens. Mais ceux-ci lui ont fait savoir, lors d'un entretien à Delhi, leur préférence pour la "stricte application des accords Adpic" défendue par les Américains. Le ministre a ainsi découvert le changement de stratégie des grands industriels indiens, qui délaissent de plus en plus les génériques, leur activité d'origine, pour s'orienter davantage "vers la recherche et les médicaments brevetés, en vue d'aller concurrencer les laboratoires du Nord sur leur propre marché, plus lucratif que le Sud", a expliqué Ramesh Subrahmanian, directeur général d'Aventis Pharma India. D'où une certaine déception côté français, où l'on attendait sans doute plus d'implication des laboratoire locaux pour lutter contre des épidémies qui frappent jusqu'au coeur de leur pays, et ce commentaire aigre-doux d'un membre de la délégation accompagnant M. Loos: "Ce n'est pas avec les laboratoires indiens qu'on va réduire le Sida dans les pays du Sud !". Malgré les efforts de son ministre, la France apparaît également isolée dans les négociations en cours à l'OMC. La dernière réunion sur le sujet, qui avait rassemblé 25 ministres à Sydney le 10 novembre dernier, avait déjà jugé la position américaine comme la plus "prometteuse". Lundi à New Delhi, une source ministérielle indienne a indiqué que son gouvernement s'orientait lui aussi vers l'option défendue par les Etats-Unis, tout comme le Brésil et la Chine. Cette tendance a été confirmée par une source diplomatique américaine.

AFP : http://www.caducee.net/afp/edit.asp?id_depeche=12496

Eviter 100 000 cancers par an, c'est possible !
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

C'est un chiffre stupéfiant. Selon un rapport rendu public aujourd'hui aux Journées francophones de nutrition de Dijon, 100 000 cancers, soit près de 40 % des cas, pourraient être évités chaque année dans notre pays si les Français modifiaient un peu leurs habitudes alimentaires (240 000 nouveaux cas de cancers sont enregistrés tous les ans en France, et on compte 143 000 décès). Certes, les médecins et même les ministres de la Santé le répètent depuis quelques années : pour être en bonne santé et vivre vieux, il faut manger de tout, en quantité raisonnable, ne pas fumer, limiter la consommation d'alcool et faire de l'exercice physique. Mais ce qui est nouveau dans le document qu'un groupe de chercheurs français a présenté le 28 novembre, c'est le lien établi entre la consommation de certains aliments et le risque d'avoir ou au contraire de ne pas souffrir de telle ou telle tumeur dans sa vie. Ainsi, si les femmes consommaient plus de fruits et légumes (dans l'idéal 400 à 800 grammes par jour), on pourrait éviter près de la moitié des cancers du sein (17 000 cas par an). Nous en sommes loin. En moyenne, nos assiettes contiennent chaque jour 285 grammes de fruits et légumes, soit deux fois moins que la quantité requise. Autre exemple, contre le cancer du poumon, dont la cause principale est clairement le tabac, les experts estiment que, même chez des fumeurs, des régimes riches en fruits et légumes dès le plus jeune âge permettraient d'éviter 20 à 30 % des cas de ce redoutable cancer. Enfin, pour prévenir l'apparition du cancer colorectal (33 000 cas chaque année en France), l'alimentation joue un rôle primordial. « Les régimes riches en légumes, céréales et pauvres en viande, notamment en charcuterie, associés à une consommation modérée d'alcool et une activité physique régulière permettraient de réduire de 60 à 70 % l'incidence du cancer colorectal. » En France, 5 millions de personnes boivent trop d'alcool et il n'est donc pas étonnant que la France soit, en Europe, le pays où se déclarent le plus de cancers du foie et de l'oesophage, des tumeurs favorisées par l'excès d'alcool. Manger mieux et avec modération, le nouveau credo du monde médical pourrait se résumer ainsi : la santé est plus que jamais dans votre assiette.

Parisien :

http://www.leparisien.com/home/info/permanent/article.htm?themeid=513&articleid=...

Mieux comprendre le "déficit en oxygène" pour mieux traiter le cancer
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Deux millions de Français souffrent d'"hypoxie" ou "déficit en oxygène", un nombre en nette progression depuis dix ans. Les avancées scientifiques dans la détection de ce trouble, qui "ouvrent la voie" dans le traitement du cancer ou de l'insuffisance respiratoire, ont été au centre d'un congrès international qui s'est achevé, vendredi 22 novembre, à Lyon. Durant cinq jours, 300 chercheurs et médecins, membres de la Société internationale de chémoréception artérielle (ISAC), ont fait le point sur leurs recherches depuis leur dernier symposium, en 1999 à Philadelphie (USA). Ainsi, la détection "il y a deux ou trois ans", du déficit en oxygène au niveau cellulaire, et non plus seulement au niveau respiratoire, ouvre des perspectives dans le traitement du cancer", a déclaré à l'AFP le Pr Jean-Marc Pequignot, de l'Université Claude Bernard à Lyon. "Lorsque l'intérieur d'une cellule cancéreuse manque d'oxygène, soit elle s'adapte et la tumeur grossit, soit elle ne s'adapte pas et la cellule cancéreuse meurt ou ne peut se développer", explique le chercheur. Cette découverte du Pr Guy Semenza (Etats-Unis) est "très importante pour les recherches sur le système d'inhibition ou d'auto-destruction de la cellule cancéreuse", se félicite-t-il. Par ailleurs, les scientifiques ont "beaucoup progressé au niveau de la compréhension de la façon dont le cerveau analyse les informations provenant des +chémorécepteurs+, ces centaines de glandes situées près de la carotide et de l'aorte qui détectent les modifications de la composition chimique du sang", souligne le Pr Péquignot. Les chémorécepteurs "jouent un rôle majeur dans de nombreuses situations de la vie courante" où l'on doit faire face à un manque d'oxygène, que ce soit en faisant du sport, en montant en altitude ou en avion, souligne le médecin. Sur un sujet sain, le "cerveau réagit en stimulant la respiration et en augmentant le rythme cardiaque", ce qui entraîne un "rééquilibrage naturel". Mais, il n'en va pas de même pour les asthmatiques, les personnes atteintes de bronchite chronique, d'insuffisance respiratoire ou d'apnée du sommeil, voire d'apnée du nourrisson "qui peut retarder la croissance de l'enfant", note le médecin. D'où l'intérêt de mieux comprendre "les mécanismes d'ajustement cardiorespiratoire par les chémorécepteurs" pour développer de nouveaux traitements médicaux. L'hypoxie peut se produire avant même la naissance, rappellent les médecins qui tirent à nouveau la sonnette d'alarme sur le "tabagisme durant la grossesse". En accroissant le déficit en oxygène du foetus, il peut entraîner des séquelles notamment cardiaques et respiratoires chez l'enfant et avoir des conséquences jusque dans l'âge adulte".

AFP : http://fr.news.yahoo.com/021122/202/2v15m.html

Les chercheurs en protéomique tentent d'harmoniser leurs efforts
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Le génome humain, dont une description sommaire a été proposée en 2001, devrait être entièrement décrypté en 2003. Mais le plus difficile est encore à venir : identifier les protéines dont les gènes commandent la production, comprendre leur structure, leur mode d'expression et leurs fonctions, qu'elles soient normales ou pathologiques. C'est l'objectif, extrêmement ambitieux, que s'est fixé la protéomique, dont les acteurs se sont réunis du 21 au 24 octobre à Versailles, à l'occasion du premier congrès mondial de l'Organisation du protéome humain (HUPO). Créée il y a à peine deux ans, cette dernière vise à fédérer les efforts de recherche en protéomique, à fixer des priorités - l'étude de divers tissus sains comme le plasma, le cerveau ou le foie - et à doter les différents acteurs de méthodologies communes. La tâche est en effet immense. Car, si le génome humain est relativement modeste - il compterait environ 30 000 gènes -, le nombre de protéines dont il peut potentiellement commander la fabrication est beaucoup plus vaste. On compte ainsi pas moins de 29 structures différentes (isoformes) de l'albumine fabriquées à partir d'un gène unique, sans présager de formes encore inconnues. C'est qu'entre le gène et la protéine active interviennent une série de mécanismes qui peuvent modifier son expression et aboutir à des résultats différents, fonctions de l'environnement de la cellule, du tissu dans lequel elle s'insère, de la période de sa vie, de son état sain ou non. A l'inverse, des protéines peuvent activer ou inhiber certains gènes et commander en cascade la production d'autres protéines, ce qui complique encore la description des processus. La protéomique s'annonce donc comme la discipline reine de la post-génomique. Elle répond à un projet ancien, défini dans les années 1970, consistant à indexer toutes les protéines humaines. Faute d'outils permettant de mener ces analyses à haut débit, ce projet n'avait pu alors être mené à bien. "A l'époque, on partait d'une protéine pour voir si elle était impliquée dans une maladie, se souvient Raymonde Joubert-Caron, du laboratoire de biochimie des protéines et protéomique de Bobigny (université Paris-XIII). La protéomique a renversé cette approche : on part d'un tissu cancéreux, dans lequel on étudie les changements quantitatifs et qualitatifs des protéines, avant de remonter au gène." Cet exercice n'est possible, note-t-elle, que grâce aux banques de données du génome, auxquelles on peut comparer les fragments de protéines analysés. Le terme de protéomique date de 1994. Il est généralement attribué à un post-doctorant australien, Mark Wilkins. Au cours de la décennie écoulée, la priorité est allée à la génomique, qui, à travers la compétition entre secteur public et secteur privé - notamment la firme Celera Genomics Corporation, Craig Venter -, a en quelque sorte industrialisé les procédés et considérablement accéléré la description des génomes, végétaux, animaux et humain. Face à la génomique, la protéomique en est encore au stade artisanal. La raison principale en est que la protéine, contrairement à l'ADN constitutif des gènes et ses dérivés, est très fragile. En outre, on ne sait pas l'amplifier, c'est-à-dire la multiplier en réacteur. Pour détecter une protéine, il faut donc disposer d'une grande quantité de matériel. Même si l'électrophorèse en deux dimensions et la spectrométrie de masse, les deux outils de base de ce que les spécialistes appellent la "protéomique canal historique", ont considérablement progressé, la caractérisation des protéines au sein d'un tissu reste un processus délicat. En outre, les protéines membranaires, qui représentent, selon certaines estimations, 30 % du protéome et jouent un rôle fondamental dans les échanges cellulaires, sont très difficiles à extraire et à caractériser. Si les technologies restent imparfaites, elles commencent à donner des résultats, notamment en matière de diagnostic des maladies, les perspectives en termes purement thérapeutiques restant plus éloignées. La société Ciphergen se propose ainsi de "dresser des profils d'expression protéiques associés à une pathologie, explique Isabelle Buckle, directrice de la branche française de cette société britannique. C'est une approche pragmatique, on ne cherche pas forcément à comprendre le mécanisme, mais seulement la signature de la maladie." La protéomique "offre une méthode de recherche de marqueurs tout à fait fabuleuse", confirme Jean-Philippe Charrier, de BioMérieux, qui travaille sur la détection précoce des cancers de la prostate et du colon. Le protocole consiste, lors d'opérations chirurgicales, à prélever des cellules tumorales, des tissus sains et des échantillons de sang dans lesquels on étudie les compositions relatives des protéines. Et à déterminer, par analyse différentielle, celles qui, présentes dans le sang, portent le sceau de l'atteinte cancéreuse. L'objectif étant de les dépister ensuite dans des fluides, comme le sang, et d'éviter les biopsies, plus invasives. Le professeur Pierre Bedossa, anatomo-pathologiste à l'hôpital Bicêtre, spécialiste du cancer du foie, espère que des marqueurs protéiques seront identifiés d'ici deux à trois ans. "On enregistre 1 à 3 morts pour 10 000 biopsies, ce qui est loin d'être négligeable rapporté aux 600 000 porteurs de l'hépatite C en France susceptibles de développer cette maladie, indique-t-il. Des outils de dépistage seront donc très précieux."

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--299639-,00.html

Des injections pour raffermir les muscles affaiblis
Samedi, 30/11/2002 - 00:00

Des chercheurs de l'Université de Pennsylvanie, aux États-Unis, ont réussi à augmenter la masse et la force des muscles de souris atteintes d'une maladie musculaire par un traitement qui permet de contourner les problèmes occasionnés par la thérapie génique conventionnelle. Les chercheurs ont bloqué la myostatine, une protéine qui bloque la croissance musculaire, à l'aide d'anticorps spécialement confectionnés à cet effet. Cette découverte pourrait éventuellement représenter une stratégie thérapeutique pour une variété de maladies musculaires dégénératives mais aussi contre la fonte musculaire due au vieillissement, à certaines infections chroniques ou encore à l'immobilisation prolongée. L'injection des anticorps pourrait aussi être utile comme traitement d'appoint de l'obésité et du diabète. Il y a quelques années, des chercheurs de l'Université Johns Hopkins, aux États-Unis, avaient réussi à doubler, voire tripler, la masse musculaire de rongeurs grâce à une manipulation génétique du gène GDF8 qu'ils avaient altéré. L'administration, par de simples injections, du traitement présente l'avantage de pouvoir contourner certains problèmes de la thérapie génique.

Nature : http://www.nature.com/nature/

^ Haut
VOTRE INSCRIPTION
Vous recevez cette lettre car vous êtes inscrits à la newsletter RTFLash. Les articles que vous recevez correspondent aux centres d'intérêts spécifiés dans votre compte.
Désinscription Cliquez sur ce lien pour vous désinscrire.
Mon compte pour créer ou accéder à votre compte et modifier vos centres d'intérêts.
PLUS D'INFOS
Suivez-nous sur Twitter
Rejoignez-nous sur Facebook
 http://www.rtflash.fr
back-to-top