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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 782
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 16 Janvier 2015
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Egalement dans ce numéro
Avenir
Dali : le déambulateur intelligent
Matière
Le premier engrenage sans contact
Des cages d’azote pour stocker l’hydrogène
Découverte d'une nouvelle famille d'hydrures pour le stockage de l'énergie
Vivant
L'ibuprofène allongerait la durée de vie !
Le mécanisme de défense des bactéries livre ses mystères…
Découverte d'un nouveau mécanisme cellulaire d'élimination des protéines
Diabète et maladie d'Alzheimer : les liaisons dangereuses !
Le nouveau vaccin anti-pneumocoque confirme son efficacité
Prévention cardiovasculaire : le yoga aussi efficace que la marche…
TOC : un problème de connexions cérébrales ?
Greffe : un nouveau traitement pour limiter le risque de rejet ?
L'efficacité du vaccin antigrippal dépend aussi des gènes…
Une nouvelle voie thérapeutique contre la maladie d'Alzheimer
Le riz, nouvelle arme contre le choléra
Edito
2014 : un grand cru scientifique !



Comme chaque année, les grandes publications scientifiques, dont la célèbre revue « Science », ont révélé il y a quelques jours leur « palmarès » des principales avancées et découvertes de l’année 2014 (Voir Science). Si nous faisons la synthèse de ces différents classements, on constate que trois grands domaines scientifiques se partagent la quasi-totalité des grandes découvertes effectuées au cours de l’année dernière, l'Espace, les sciences de la vie et les cybersciences.

Dans ce « tiercé gagnant », le grand vainqueur est indubitablement l’Espace avec plusieurs découvertes majeures qui consacrent le grand retour de la conquête et de l’exploration spatiale sur le devant de la scène scientifique et technologique.

Le 6 août 2014, à l’issue d’un extraordinaire périple de plus de 6,5 milliards de kilomètres qui aura duré plus de 10 ans, la sonde Rosetta parvient enfin à proximité de la comète « Tchoury » et un peu plus de trois mois plus tard, le 12 novembre dernier, son module atterrisseur Philae, après 12 heures et un incroyable suspense, se pose enfin sur cette comète et commence son exploration. Bien que ce petit robot Philae n’ait fonctionné que quelques jours, avant de se mettre en sommeil pour de longs mois, il a eu le temps de transmettre une fabuleuse moisson d’informations sur cette comète venue du fond de l’Espace.

En utilisant ses différents spectromètres, dont ROSINA, Philae a notamment pu détecter la présence sur cette comète d'eau, de méthane, d’hydrogène mais également de formaldéhyde. Ces résultats inespérés vont probablement permettre des avancées scientifiques majeures dans la compréhension du rôle qu’ont pu jouer les comètes pour favoriser ou provoquer l'apparition de la vie sur Terre en apportant de l'eau et des molécules organiques. La quantité et la richesse exceptionnelle des informations transmises par Rosetta et Philae, qui devraient être complétées par une nouvelle moisson de données en 2015 lorsque Philae se réactivera, la comète « Tchoury » se rapprochant de plus en plus du Soleil, pourront aussi permettre de comprendre beaucoup mieux la genèse et la formation de notre système solaire.

2014 fut également marquée par d'extraordinaires avancées dans la connaissance et l'exploration de la planète Mars. Grâce au robot Curiosity, les scientifiques sont à présent certains qu'il y a eu de grandes quantités d'eau liquide sur cette planète. Curiosity a notamment permis de découvrir, après examen des roches et couches sédimentaires, que le cratère de Gale renfermait un grand lac de 155km de long, alimenté par des rivières pendant des dizaines de millions d'années. Il semble donc se confirmer que Mars a bien réuni, dans un lointain passé, des conditions physiques et chimiques propice à l’existence de la vie.

Curiosity a d'ailleurs détecté, fin décembre, d'étranges et inexplicables émanations de méthane ainsi que certaines molécules organiques provenant du sous-sol martien… Toujours en décembre dernier, la Nasa a lancé avec succès sa capsule Orion, premier vaisseau américain, depuis Apollo, conçue pour transporter des astronautes au-delà de l’orbite terrestre. Désormais, la question n'est plus de savoir si l'homme ira sur Mars mais quand aura lieu ce premier voyage historique !

2014 fut décidément une année exceptionnelle en matière d'exploration spatiale et de recherche de vie extraterrestre puisqu'une équipe de scientifiques a également découvert, grâce au télescope spatial de la Nasa, Kepler, la première planète de taille comparable à la Terre, baptisé Kepler-186f, qui est située dans la constellation du Signe, à 500 années-lumière de la Terre. Elle présente la particularité d'avoir une orbite dans la « zone habitable » de son étoile, c’est-à-dire à une distance où l’eau peut exister sous forme liquide.

Une autre découverte majeure dans la compréhension des lois de l'Univers a été faite en mars 2014, avec la première observation, par les astrophysiciens du groupe Bicep2, des ondes gravitationnelles générées immédiatement après le big-bang. Mais cette découverte fondamentale, qui conforterait la théorie de la relativité générale d'Einstein, a été remise en cause quelques semaines plus tard par l'équipe du groupe de recherche Planck qui a démontré que le signal observé pourrait également  s'expliquer par des émissions de poussières de la voie lactée dont l'impact aurait été sous-estimé par les chercheurs de Bicep2. À ce jour, cette question n'est toujours pas tranchée avec certitude mais de nouvelles analyses réalisées à partir des dernières observations du satellite Planck pourraient permettre, au cours des mois à venir, de confirmer de manière plus solide l'existence de ces ondes gravitationnelles tant attendues.

Si l'Espace se taille la part du lion dans les avancées scientifiques de l'année dernière, les sciences du vivant, les neurosciences et la neuronique font également partie de ce palmarès 2014. Le neurobiologiste Jean-Pierre Changeux retient pour sa part plusieurs découvertes de premier ordre dans le domaine biologique et génétique. D'abord une nouvelle technologie de ciblage génétique qui permet d'effectuer sur des brins d'ADN des modifications très précises, grâce à des acides ribonucléiques qui servent de "guide" et d'une enzyme qui sert de "ciseaux" et de "colle" pour réaliser des "copier-coller" d'ADN d'une précision inégalée. Cette nouvelle technique, applicable chez les animaux comme chez les plantes, pourrait avoir multitude d'applications dans le domaine de l'ingénierie génétique.

Jean-Pierre Changeux retient également, parmi les grandes avancées biomédicales 2014, les nouvelles thérapies qui consistent à doper le système immunitaire et particulièrement les lymphocytes T, pour combattre les cellules cancéreuses. Cette nouvelle approche, de plus en plus fine et ciblée, est en train de révolutionner la prise en charge et le pronostic de certains cancers graves comme le mélanome.

Toujours sur le front du cancer, Outre-Atlantique, des chercheurs américains de la Mayo Clinic ont annoncé en mai 2014 qu'une femme de 49 ans qui luttait contre un cancer métastasé de la moelle osseuse, était en rémission totale, après l’injection d’une dose massive de virus modifiés de la rougeole. Cette piste thérapeutique des virus modifiés pour combattre le cancer semble extrêmement prometteuse puisqu'il y a quelques jours, une équipe de l'Inserm, basée à Toulouse, a révélé les premiers essais très encourageants, contre le redoutable cancer du pancréas, d'utilisation d'un virus modifié, dérivé d'herpès simplex.

Une autre découverte majeure en biologie a été la mise en évidence du rôle central du microbiome et du microbiote intestinal dans une multitude de pathologies. Les chercheurs estiment à présent qu'il existe au moins 15.000 espèces différentes de bactéries dans notre intestin et que l'ensemble de cette fleur microbienne représente un nombre cent fois supérieur à celui de l'ensemble des cellules constituant un corps humain !

De récentes recherches ont montré que la composition de ce microbiome variait de manière complexe tout au long de la vie, sous l'influence d'une multitude de facteurs liés à la génétique et au mode de vie. Mais on vient de découvrir un lien inattendu entre microbiome et cerveau. D'une part en comparant le comportement de souris avec ou sans flore intestinale, mais aussi en montrant une variation du microbiome avec des maladies comme l'autisme, la dépression ou l’anxiété.

En 2014, l'équipe américaine de Paul Patterson, biologiste à Caltech décédé en juin dernier, a notamment montré que certains déséquilibres spécifiques du microbiote pouvaient jouer un rôle déterminant dans l'apparition de certaines pathologies mentales et psychiatriques comme l'autisme ou la dépression.

Une autre découverte réalisée en 2014 par deux équipes américaines a fait sensation. Ces chercheurs ont en effet montré chez la souris que des transfusions de "sang jeune" pouvaient améliorer les performances cognitives de souris atteintes par la maladie d'Alzheimer. "Bien que nous ignorions encore de quoi il s'agit, il y a sûrement quelque chose de spécial dans le sang jeune qui permet d'améliorer de nombreux aspects du vieillissement", souligne Saul Villeda, de l'Ecole de Médecine de l'Université de Californie à San Francisco.

2014 fut aussi une grande année dans le domaine de la vie artificielle et synthétique, avec l'annonce, en mai dernier, de la création de la première bactérie synthétique dont le code génétique est constitué, non pas des quatre lettres habituelles (ACGT) mais de six lettres ! Cette équipe dirigée par Denis Malyshev et Floyd Romesberg, biologistes au Scripps Research Institute de La Jolla en Californie, précise que ces bactéries synthétiques ne peuvent se reproduire en dehors du laboratoire, mais pourraient permettre de créer des protéines sur mesure ayant des acides aminés "non naturels".

Dans le domaine des neurosciences, des chercheurs sont parvenus, en utilisant l'optogénétique, à modifier le fonctionnement de certains neurones et à manipuler spécifiquement des souvenirs chez la souris. Dans leurs expériences, ils sont parvenus à effacer des souvenirs existants et à les remplacer par de faux souvenirs. Cette avancée tout à fait majeure ouvre des perspectives vertigineuses en matière de traitements de certaines pathologies du cerveau des troubles mentaux mais pose également de redoutables questions éthiques…

La neuronique a également été à l'honneur en cette année 2014, avec la mise au point par une équipe d'IBM des premières puces neuromorphiques calquées sur l'architecture du cerveau humain. L'organisation du vivant est d'ailleurs devenue une source essentielle d'inspiration pour l'informatique et la robotique, comme le montre une autre innovation présentée en 2014 qui permet de faire collaborer de manière autonome des milliers de robots entre eux dans le but de leur faire réaliser des structures plus ou moins complexes.

2014 fut également l'année de la première implantation d'un cœur entièrement artificiel, conçu après 10 ans de recherche par la société française Carmat. Bien que le premier patient ayant bénéficié de cette prothèse soit malheureusement décédé deux mois et demi après sa transplantation, un deuxième malade a été équipé de ce cœur artificiel le 5 août à Nantes et son état reste pour l'instant satisfaisant.

Autre prouesse médicale et technologique, en février 2014, Dennis Aabo Sorensen, un Danois amputé de la main, a retrouvé le sens du toucher grâce à une neuroprothèse reliée aux nerfs de son bras. « C’est la première fois que nous parvenons à rétablir une perception sensorielle en temps réel avec un membre artificiel » a souligné Silvestro Micera, le neurologue qui a mis au point le prototype, fruit d’une collaboration entre l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) et plusieurs universités et hôpitaux italiens et allemands.

Encore plus impressionnant peut-être que cette prothèse sensorielle, Darek Fidyka, un Polonais âgé de 40 ans, est le premier patient au monde victime d'une déchirure totale de la moelle épinière à recouvrer l’usage partiel de ses jambes après une greffe de cellules nerveuses du nez, transplantées sur sa colonne vertébrale.

Mais si la science défriche les chemins de l'avenir, elle nous éclaire aussi sur notre lointain passé. Une magnifique découverte réalisée dans une grotte d’Indonésie l'année dernière a en effet montré la présence de peintures d'animaux datant de 35 000 ans. Il semblerait donc bien, contrairement à ce que l'on pensait jusqu'à présent, que l'art symbolique soit aussi ancien en Asie et sans doute dans d'autres régions du monde que dans les sites européens les plus remarquables, comme la célèbre grotte Chauvet. Face à ces découvertes extraordinaires, certains paléoanthropologues en viennent même à se demander si les premiers hommes ne maîtrisaient pas déjà la peinture pariétale il y a 70 000 ans, avant de quitter leur berceau africain pour partir explorer la planète… Ainsi va la science qui nous ouvre des voies toujours inattendues et imprévisibles vers l'avenir mais nous rappelle également que l'homme n'a cessé depuis la nuit des temps de s'émerveiller devant la splendeur de l'Univers et de vouloir en comprendre les mystères.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Dali : le déambulateur intelligent
Mardi, 13/01/2015 - 08:10

Dali est un nouveau déambulateur "intelligent", développé par le Département d'Ingénierie et de Science de l'Information de l'Université de Trente. Cet appareil est issu du programme du même nom "Devices for assisted living", financé par la Commission européenne à travers le 7e programme-cadre pour la recherche et le développement technologique, dont le but vise à étendre l'autonomie des personnes âgées au-delà de l'enceinte domestique.

Le projet qui s’est déroulé sur trois ans a impliqué 7 partenaires provenant de 6 Etats membres de l'Union européenne : l'Autriche, l'Espagne, la France, l'Italie, la Grèce et le Royaume-Uni. Le projet a été coordonné par l'Université de Trente et le consortium comprend : Visual Tools sa, Foundation for Research and Technology Hellas, University of Northumbria at Newcastle, Universita' degli Studi di Siena, Institut National de Recherche en Informatique et en Automatique, Indra software labs slu, Siemens - Austria.

Le déambulateur développé assiste les personnes âgées dans la navigation dans des environnements complexes et peut capter et traiter des informations dynamiques sur l'environnement de l'utilisateur : présence de personnes, anomalies...

L'utilisateur est alors guidé par le dispositif qui choisit les parcours les plus appropriés et identifie les situations à risque dans son environnement. Le déambulateur est destiné à permettre à la personne de se déplacer de manière autonome, c'est-à-dire sans être accompagnée par des infirmiers ou des membres de la famille dans les activités quotidiennes.

Ce déambulateur "du 3ème type" peut assister l'utilisateur en combinant trois modes différents : le mode visuel, affiché sur un support technologique (tablette), le mode oral et enfin le mode haptique qui indique le trajet en générant différents types de vibrations émises par les poignées de l'appareil.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

DALI

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Matière
Matière et Energie
Le premier engrenage sans contact
Jeudi, 15/01/2015 - 07:00

Des chercheurs de l'Université Carlos III de Madrid ont développé un mécanisme de transmission sans contact dans le cadre d'un projet européen coordonné par le Professeur José Luis Pérez Diaz, de l'Instituto Pedro San Juan de Lastanosa.

Cet engrenage d'un nouveau type, conçu dans le cadre du projet MAGDRIVE, consiste à transmettre le mouvement entre deux axes de rotation. Mais contrairement aux engrenages "classiques" qui utilisent deux roues dentées en contact ou une roue dentée et une crémaillère, cet engrenage fonctionne pour la première fois sans contact, grâce un système de "dents magnétiques" qui stabilisent les deux axes et assurent la transmission.

Outre la prouesse technologique que représente une telle invention, ses avantages pratiques sont nombreux : ces engrenages ne nécessitent pas de lubrifiant, l'absence de contact et donc de frottement entre les deux axes ne détériore pas l'engrenage et lui assure une durée de vie plus longue, la transmission peut en outre être réalisée à travers une paroi et sans bruit. En outre, une surcharge sur l'axe de sortie ne provoque pas la rupture de l'engrenage.

Cette technologie a également été mise en œuvre dans un environnement cryogénique et les chercheurs ont démontré que le dispositif pouvait fonctionner dans le vide et à des températures pouvant atteindre -240°C, en utilisant des aimants supraconducteurs, ce qui ouvre des applications potentielles dans l'industriel spatiale.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Phys

Des cages d’azote pour stocker l’hydrogène
Mardi, 13/01/2015 - 08:05

On sait depuis des siècles que l’azote joue un rôle majeur dans la croissance des plantes. Mais pour pouvoir s'affranchir des sources naturelles d’engrais, il a fallu attendre la découverte de la synthèse de l'ammoniac par le chimiste allemand Haber au début du siècle dernier.

Depuis cette avancée scientifique, de nombreux travaux ont porté sur les propriétés de l’hydrogène et de l’azote sous très hautes pressions. Une forme polymérique de l’azote a notamment pu être synthétisée en recourant à une pression de près d’un million de fois la pression atmosphérique, ce qui en fait le matériau avec la plus forte densité d’énergie stockée.

Parallèlement, les chercheurs ont beaucoup travaillé sur l’hydrogène métallique qui possède des propriétés exceptionnelles, comme celle de conduire l’électricité sans perte (supraconductivité) à température ambiante. Afin de combiner ces deux propriétés (forte densité d’énergie/température de supraconductivité élevée), les scientifiques ont travaillé sur les propriétés des mélanges de N2 et d’H2 sous fortes pressions.

Dans ce travail, les chercheurs américains, dirigés par Dylan Spaulding de l'Université d'Harvard, ont étudié différentes concentrations des mélanges N2-H2 sous pression. La structure du composé (N2)6(H2)7 s'est avérée particulièrement intéressante et  originale ; elle présente en effet de larges cages d’azote moléculaire entourant 14 molécules d’hydrogène. L’augmentation de pression (50 GPa) sur cette structure-cage favorise une réaction chimique entre les molécules d’azote et d’hydrogène et entraîne la formation d'un nouveau composé constitué d’azote et d’ammoniac ionisé.

Le cycle de pression a ainsi permis de synthétiser un matériau énergétique, l’hydrazine, utilisé en particulier comme carburant de fusées, en partant uniquement d’azote et d’hydrogène et donc sans polluant (ce qui n’est pas possible à pression ambiante). Ces résultats ouvrent ainsi une nouvelle voie pour la synthèse « propre » de matériaux énergétiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Découverte d'une nouvelle famille d'hydrures pour le stockage de l'énergie
Lundi, 12/01/2015 - 08:10

Une équipe de recherche de l’Université de Genève (UNIGE), dirigée par le professeur Radovan Černý, vient de mettre au jour une grande famille d’hydrures complexes dont les propriétés remarquables permettent le stockage de l’hydrogène en très grande quantité dans des solides et le développement de batteries et de lampes à diodes électroluminescentes (LED) plus performantes.

On sait depuis des années que l’hydrogène représente un potentiel énergétique remarquable, à condition toutefois de savoir la stocker correctement et rapidement à un coût compétitif.

Ces chercheurs de l’UNIGE ont travaillé sur une catégorie particulière d'hydrures, les "pérovskites", qui reposent sur une même base cristalline. Les membres de cette catégorie d’hydrures ressemblent à leurs cousins composés à partir de l’oxygène et sont couramment utilisés dans des domaines comme l’électronique, le magnétisme, la luminescence ou encore le photovoltaïque.

Récemment, ces scientifiques sont parvenus à substituer, dans une composition, de l’oxygène par du boro-hydrure, une petite molécule composée de bore et de quatre atomes d’hydrogène (BH4). Ils ont ainsi augmenté la densité en hydrogène extrême du composé et rendu possible le stockage d’une très grande quantité d’énergie.

Ces nouveaux hydrures ouvrent la voie à de multiples applications du fait notamment de la simplicité de leur structure cristalline. Ces nouveaux composés devraient rapidement pouvoir être utilisés dans la fabrication d’électrolytes solides (piles, batteries) grâce à leur particularité structurelle.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

UNIGE

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
L'ibuprofène allongerait la durée de vie !
Vendredi, 16/01/2015 - 01:20

Selon une étude conduite par Michael Polymenis, biochimiste à l'Université Texas A and M, l'ibuprofène, un anti-inflammatoire non stéroïdien, pourrait contribuer à préserver la santé et à prolonger la vie, selon des expériences faites sur plusieurs espèces animales.

"Nous avons tout d'abord utilisé l'ibuprofène sur de la levure du boulanger, un modèle établi d'étude du vieillissement, et avons constaté un allongement de la vie de ces micro-organismes", explique ce chercheur. "Nous avons ensuite fait la même expérience avec des vers et des mouches drosophiles et avons également observé un allongement de la vie en bonne santé de ces animaux", poursuit-il.

Donné à des doses comparables à celles qui seraient administrées chez l'homme, l'ibuprofène prolonge la vie de ces micro-organismes, vers et mouches drosophiles de 15 % environ, soit l'équivalent chez l'homme d'une dizaine d'années et ce en bonne santé, précise le chercheur.

L'usage de l'ibuprofène, qui réduit les inflammations et les douleurs, est extrêmement répandu. Michael Polymenis a précisé que l'ibuprofène agissait sur la capacité des cellules de la levure d'assimiler le tryptophane, un acide aminé présent dans tous les organismes. Le tryptophane, un composant des protéines, est essentiel pour les humains et doit être apporté par l'alimentation.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Le mécanisme de défense des bactéries livre ses mystères…
Vendredi, 16/01/2015 - 01:10

Une équipe de recherche de L'Université Catholique de Louvain (UCL), dirigée par le Professeur Jean-François Collet, vient de réaliser une grande avancée  dans la compréhension des mécanismes de défense des bactéries aux antibiotiques. Pour qu'une bactérie survive, elle doit parvenir à garder intacts ses deux "murs d'enceinte". Si l'un de ses murs est abîmé, elle meurt. Les chercheurs se sont intéressés à la protéine RcsF présente entre ces deux murs de protection.

Ils ont observé qu'en temps normal, cette protéine est envoyée sur le deuxième mur d'enceinte. En revanche, en cas d'attaque (par un antibiotique, par exemple), la machinerie qui envoie RcsF sur le mur extérieur ne fonctionne plus. RcsF se trouve coincée entre les deux membranes d'où elle envoie un signal d'alarme. Grâce à cette alerte, la bactérie active ses systèmes de défense afin de résister à l'attaque antibiotique.

Mais ces chercheurs de l'UCL ont réussi à découvrir comment cette protéine RcsF parvient à sonner l'alarme. Concrètement, en cas de stress, coincée entre les deux murs, RcsF entre en contact avec une autre protéine, IgaA.

C'est l'interaction entre ces deux protéines qui permet de donner l'alerte. Sur cette base, il devrait être possible de développer de nouveaux antibiotiques, capables de court-circuiter ce système d'alerte, ce qui permettrait de mieux lutter contre les infections bactériennes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cell

Découverte d'un nouveau mécanisme cellulaire d'élimination des protéines
Vendredi, 16/01/2015 - 01:00

Les mécanismes moléculaires qui permettent le bon fonctionnement des êtres vivants font de nombreuses erreurs qui, si elles ne sont pas détectées et corrigées, peuvent avoir de graves conséquences. Par exemple, de nombreux cancers ont pour origine des erreurs de copie de notre matériel génétique.

De même, un mauvais repliement de certaines protéines neuronales entraîne la formation d’agrégats toxiques qui perturbent le fonctionnent du système nerveux et provoquent des maladies neurodégénératives, comme Alzheimer ou Parkinson. Mais heureusement, les cellules ont mis en place des mécanismes moléculaires complexes qui contrôlent la qualité des protéines et éliminent celles qui sont défectueuses.

Ces mécanismes sont localisés et mis en œuvre principalement dans le cytoplasme (compartiment des cellules où les protéines sont synthétisées). En travaillant sur plusieurs facteurs impliqués dans le contrôle de qualité des protéines, des chercheurs de l'Institut de Génétique et de Développement de Rennes ont découvert que certains d'entre eux étaient également localisés dans le noyau des cellules (le compartiment qui renferme le matériel génétique) et qu’ils permettaient de dégrader des protéines anormalement présentes dans ce compartiment.

Ces travaux ont également permis d'observer que, dans le processus de contrôle de qualité, les protéines interagissaient entre elles au niveau du noyau, ce qui entraînait l'ubiquitylation (l'étape précédant la dégradation) d'une protéine localisée par erreur dans le noyau.

En utilisant une technique de pointe développée à l'Université d'Heidelberg et utilisant le décalage de fluorescence des protéines, les chercheurs ont pu identifier une vingtaine de protéines dont la dégradation dépendait des facteurs de contrôle de la qualité localisés dans le noyau. Ils ont pu vérifier que plusieurs de ces protéines sont normalement localisées dans le cytoplasme et qu'elles s’accumulent au niveau du noyau lorsqu’elles ne sont plus dégradées. Les chercheurs pensent que ce système de contrôle de qualité pourrait être utilisé pour éliminer non seulement des protéines défectueuses, mais aussi les protéines localisées par erreur dans le noyau.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Diabète et maladie d'Alzheimer : les liaisons dangereuses !
Jeudi, 15/01/2015 - 07:20

Selon une étude américaine, un diabète mal contrôlé en milieu de vie augmente les risques de développer une maladie d’Alzheimer 20 ans plus tard.

Cette étude débutée en 1987 a porté sur un total de 157 892 personnes d’âge moyen. Elle montre que chez les diabétiques non contrôlés (équilibre glycémique non atteint), le déclin cognitif par rapport à des sujet sains est supérieur de 19 % au bout de 20 ans, ce qui équivaut à un vieillissement prématuré de cinq ans du cerveau. Ainsi, globalement, le déclin cognitif d’une personne de 70 ans chez qui un diabète s’est déclaré vers la cinquantaine est équivalent à celui d’une personne de 75 ans.

Ces travaux montrent que l’excès de sucre dans le sang finit par altérer le système vasculaire mais provoque également des dommages au cerveau, augmentant le risque de déclin cognitif et donc de démence comme la maladie d’Alzheimer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Annals of Internal Medicine

Le nouveau vaccin anti-pneumocoque confirme son efficacité
Jeudi, 15/01/2015 - 07:10

Depuis l'arrivée du vaccin anti-pneumocoque à 7 valences (VPC7), une diminution importante des méningites à pneumocoque a été observée dans tous les pays où la vaccination a été généralisée, particulièrement chez les enfants de moins de 2 ans.

En France, le VPC7 a été introduit en 2002 mais un taux de couverture élevé n’a été obtenu qu’en 2008 (86 %). En 2010, le VPC13 a remplacé le VPC7 avec une injection à 2, 4 et 12 mois, sans rattrapage pour les enfants plus âgés. En 2012, le taux de couverture était supérieur à 92 %.

Afin de mesurer l’impact de ces dispositions, le Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique a procédé à une enquête prospective grâce à un réseau actif depuis 12 ans qui inclut 227 services de pédiatrie et 168 laboratoires de microbiologie, sur l’ensemble du territoire français. De 2001 à 2012, parmi 4 808 méningites bactériennes, 1 406 ont été provoquées par un pneumocoque (29,2 %). L’âge médian des enfants était de 1 an (nouveau-né à 15 ans). Après l’introduction du VPC13, de 2009 à 2012, le nombre de cas de méningites à pneumocoque a diminué de 27,4 % et avant 2 ans de 28,2 %.

Pendant la même période, le nombre de cas dus aux 6 souches supplémentaires du VPC13 a baissé de 66,7 % alors que le nombre de ceux lié aux souches non vaccinales est resté stable. Cette étude confirme que le vaccin VPC13 a eu un impact positif certain, particulièrement chez les enfants de moins de deux ans.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medscape

Prévention cardiovasculaire : le yoga aussi efficace que la marche…
Mercredi, 14/01/2015 - 07:20

Selon une étude réalisée conjointement par des chercheurs de Harvard et de l’Université d’Erasmus, le yoga pourrait réduire sensiblement les facteurs de risques cardiovasculaires et serait aussi efficace en la matière que l'exercice physique, le cyclisme ou encore la marche rapide. Ces données, issues de l’analyse de près de 40 études scientifiques, publiées dans l’European Journal of Preventive Cardiology et retransmises dans le British Medical Journal, confirment les bénéfices anti-inflammatoires du Yoga et voient dans cette pratique une alternative tout aussi efficace pour les personnes qui ne peuvent pas pratiquer d’autres formes d’exercice.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs de Harvard et de l’Université d’Erasmus ont analysé 37 essais contrôlés randomisés impliquant, au total, 2.768 participants, âgés en moyenne de 50 ans, et ont comparé les facteurs de risques cardiovasculaires chez ceux qui pratiquaient le yoga au moins deux fois par semaine au minimum.

Résultat : une pratique régulière du yoga diminue de manière significative l'indice de masse corporelle (IMC), la tension artérielle systolique, le "mauvais"cholestérol (LDL) et la fréquence cardiaque. L'étude conclut que le yoga peut permettre les mêmes bénéfices cardiovasculaires que la marche ou le vélo.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BJM

TOC : un problème de connexions cérébrales ?
Mercredi, 14/01/2015 - 07:10

Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont découvert qu’une activité cérébrale trop importante dans le noyau caudé, le siège du contrôle des habitudes dans le cerveau, pouvait provoquer des troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Pour parvenir à ces conclusions, ils ont demandé aux participants à la recherche d’appuyer sur une pédale avec leur pied pour éviter de recevoir un choc sur le poignet. Ceux qui souffraient d’un TOC ont eu de la difficulté à cesser d’appuyer sur la pédale à la fin de l’exercice. Les scientifiques ont constaté que durant les tests, l’activité cérébrale dans le noyau caudé de ces participants était très importante.

Comme le souligne l’auteur principal de cette recherche, Claire Gillan, "Cette activité anormale pourrait également expliquer un certain nombre de troubles de santé mentale et de comportements addictifs, comme la consommation de drogue et d’alcool et même la boulimie. Ce que ces troubles ont en commun, c’est la perte de contrôle. Celle-ci peut-être causée par une mauvaise connexion entre les régions du cerveau qui contrôlent les habitudes et le cortex préfrontal qui contrôle habituellement notre comportement".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCBI

Greffe : un nouveau traitement pour limiter le risque de rejet ?
Mercredi, 14/01/2015 - 07:00

En matière de greffe, les médicaments anti-rejet présentent beaucoup d'effets secondaires et peuvent entraîner des complications parfois graves. Peu de progrès ont été réalisés dans ce domaine au cours des dernières années mais une équipe de l'Inserm vient de publier les résultats d'une recherche très prometteuse sur une nouvelle forme de traitement pour limiter le risque de rejet.

Le mécanisme de rejet d'un organe greffé repose sur un équilibre subtil entre plusieurs types de cellules : les lymphocytes T, qui défendent notre organisme en détruisant les corps étrangers, les virus, les bactéries et un autre type de cellules, appelées régulateurs, qui ont la capacité de freiner l'action des lymphocytes T et donc de limiter le risque de rejet.

En travaillant sur ces régulateurs, cette équipe de l'Inserm espère mettre au point une stratégie alternative aux traitements anti-rejet classiques. L'intérêt de leur méthode, c'est qu'elle repose sur deux médicaments déjà autorisés chez l'homme pour le traitement d'autres maladies. "Dans un premier temps, on a testé une molécule qui s'appelle l'interleukine 2 dont on sait qu'elle peut augmenter le nombre de régulateurs. On s'est rendu compte en testant cette stratégie seule, que l'effet thérapeutique était limité et que les greffons n'étaient pas acceptés. On a donc eu l'idée d'essayer d'augmenter l'effet de l'interleukine 2 en ajoutant une autre molécule (la rapamycine). Et l'association de ces deux molécules permet à la fois l'augmentation des régulateurs et le contrôle des lymphocytes T et donc d'aboutir au non rejet de la greffe", précise le Professeur José Cohen, coordinateur du centre d'investigation clinique en biothérapie à l'Inserm U959.

Les résultats de ces recherches sur la souris sont impressionnants : en matière de greffe de peau, rejetée au bout de dix jours en temps normal, la combinaison de ces deux molécules a permis à la moitié des souris de garder leur greffon plus de cinquante jours.

La prochaine étape sera de tester ce traitement sur des porcs ayant reçu une greffe de foie. Si les résultats sont concluants, un premier essai clinique sur l'homme pourrait être initié d'ici un à deux ans pour tous les types de transplantation d'organes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

INSERM

L'efficacité du vaccin antigrippal dépend aussi des gènes…
Mardi, 13/01/2015 - 08:00

Selon une étude réalisée par une équipe de recherche rassemblant des chercheurs suisses et canadiens, une variante génétique détermine si un vaccin contre la grippe exprime toutes ses potentialités chez un patient.

Ces travaux ont montré que le gène identifié produisait un messager immunitaire, l' Interféron lambda, qui semble capable d'inhiber les producteurs les plus importants d'anticorps, dites cellules-B et cellules de plasma. La mutation génétique repérée réduit la production d'Interféron lambda, ce qui permettrait d'améliorer l'efficacité du vaccin, selon le directeur de la recherche, Adrian Egli, du département de biomédecine de l'Université de Bâle.

C'est en observant les patients ayant subi une transplantation d'organe et prenant des médicaments qui atténuent les réactions du système immunitaire que les chercheurs ont découvert ce lien étonnant. Chez ces patients, la vaccination a peu d'effet et ces recherches montrent que c'est à cause du rôle de ce gène de l'Interféron.

Ces résultats vont permettre de développer de nouveaux adjuvants pour les vaccins qui auront pour fonction de réduire les Interférons et de favoriser la production d'anticorps, ce qui devrait permettre de renforcer sensiblement l'efficacité des vaccins contre la grippe chez certains patients dont le système immunitaire est faible.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medical Xpress

Une nouvelle voie thérapeutique contre la maladie d'Alzheimer
Lundi, 12/01/2015 - 08:05

Des chercheurs britanniques de l'Université de Stanford ont montré qu'il était possible de prévenir et peut-être même de guérir la maladie d'Alzheimer en stimulant la réponse immunitaire du cerveau.

Les cellules nerveuses meurent quand les cellules qui sont censées protéger le cerveau des bactéries et virus cessent de fonctionner. Ces cellules, appelées "microglie", fonctionnent bien chez les sujets jeunes, mais on a découvert qu'une protéine appelée EP2 les empêche de fonctionner efficacement chez les sujets plus âgés.

Les scientifiques ont montré que, chez les souris, le fait de bloquer cette protéine permettait à la microglie de fonctionner à nouveau normalement et de contrer le processus de dégénérescence des cellules nerveuses et l'évolution vers la maladie d'Alzheimer.

Des souris génétiquement modifiées pour que la protéine EP2 ne puisse pas agir n'ont pas développé la maladie d'Alzheimer. Quant aux souris ayant développé la maladie, le blocage de la protéine permet d'enrayer le déclin de la mémoire.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Telegraph

Le riz, nouvelle arme contre le choléra
Lundi, 12/01/2015 - 08:00

Le choléra est provoqué par une bactérie, la Vibrio cholerae, qui infecte l'intestin grêle et génère des diarrhées sévères qui provoquent une déshydratation, voire la mort. Le traitement habituel consiste en une réhydratation orale, où le patient boit de l'eau mélangée à des sels et du glucose.

Bien que ce traitement soit efficace, il existait jusqu'ici une suspicion que le glucose aggrave la maladie. Des scientifiques de l'EPFL viennent de confirmer cette hypothèse en montrant que le glucose augmentait la toxicité de la bactérie du choléra. Ils ont également montré que remplacer ce dernier par de l'amidon pouvait réduire très sensiblement  sa toxicité.

Actuellement, la réhydratation orale permet de réduire à 1 % le taux de mortalité des malades du choléra. Mais comme la bactérie impliquée en consomme également, elle utilise du sucre pour amplifier l'expression de ses gènes et d'augmenter sa production de « toxine cholérique ».

L'équipe suisse, dirigée par Melanie Blokesch et Andrea Rinaldo, a pu montrer, en travaillant sur des données issues d'une épidémie récente de choléra en Haïti, que l'activité des gènes ainsi que la production de toxine cholérique étaient plus importantes quand la bactérie était nourrie au glucose, mais que celles-ci diminuaient en ayant recours à l'amidon de riz. En utilisant les données issues de l'épidémie apparue en 2010, ils ont développé un modèle mathématique de l'épidémiologie de la maladie. Ils l'ont ensuite modifié en incluant une thérapie de réhydratation orale basée sur l'amidon de riz plutôt que sur le glucose. Les résultats ont prouvé que cette alternative aurait permis de réduire de 30 % les cas de choléra sur l'île (375 000 au lieu de 520 000) pendant les 14 premiers mois de l'épidémie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Technologist

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