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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 692
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 08 Mars 2013
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Egalement dans ce numéro
TIC
Un brassard qui contrôle les objets à distance
Avenir
Un robot convivial pour aider les personnes âgées
Cancer : quand les nanoparticules tiennent la forme !
Deux cerveaux de rats interconnectés à distance !
Matière
Les plantes aquatiques : avenir de l'isolation thermique ?
Le nanotransistor 3D, avenir de la microélectronique ?
Un système de production d'énergie combinant éolien et hydrolien
Une avancée majeure vers la conversion du gaz naturel en produits chimiques
Des nanotubes pour exploiter à grande échelle l'énergie osmotique des mers
Produire du silicium en consommant dix fois moins d'énergie
La nanolight : une petite ampoule championne du monde d'efficacité
Vers des puces-mémoire à très basse consommation
Espace
La vie a-t-elle surgi du fond de l'Espace ?
Terre
Le déclin des pollinisateurs sauvages menace les rendements agricoles
Les volcans refroidissent-ils la Terre ?
Le réchauffement climatique aura un impact majeur sur les productions végétales américaines
Antarctique : le CO2 aurait été responsable du réchauffement dans le passé
Vivant
Découverte d'un type inconnu de cellules pluripotentes adultes
Dégénérescence maculaire : découverte de sept nouvelles mutations génétiques
Les personnes séropositives ont un risque accru d'infarctus
L'insuffisance cardiaque mieux comprise
La taille des organismes vivants est régie par des lois mathématiques
Vers un traitement personnalisé de l'asthme
Le diabète de type 2 double le risque d’insuffisance rénale aiguë
Feu vert de l’Union Européenne pour le nouveau traitement de Roche contre la forme agressive de cancer du sein
Une nouvelle thérapie contre le cancer du poumon
Les neurones transplantés peuvent vivre plus longtemps que le cerveau
Une protéine pour réduire les effets des traumatismes psychiques
L'alcoolisme encore responsable d'un décès sur six chez les hommes
Les enfants hyperactifs ont un risque de troubles psychologiques tout au long de leur vie
La technologie 3D s'impose dans le milieu médical
Première guérison au monde d'un enfant contaminé à la naissance par le Sida
Une "Google Map" du métabolisme humain
Vers une nouvelle classification de la maladie d'Alzheimer
Comment les insectes se protègent des virus...
Une nouvelle molécule anti-inflammatoire pour mieux traiter l'asthme
Insuline : l'activité physique fréquente mais modérée est la plus efficace
L’hypertension masquée : un phénomène gravement sous-estimé chez les seniors
Vers une détection précoce de l'autisme
Traiter efficacement un AVC grâce au cholestérol
L'Europe s'engage pour développer l'implant auditif du futur
Découverte d'une protéine atypique impliquée dans les maladies neurodégénératives
Les principaux troubles psychiatriques auraient des bases génétiques communes
Les traitements contre le VIH sont rentables pour la collectivité
Transplantation d'organes : identification d'une nouvelle cause du rejet
Mieux contrôler le stress pour prévenir la douleur chronique
Reflux gastro-œsophagien : une nouvelle option thérapeutique avec l'anneau magnétique
Un peu de vin rouge pour un cerveau en pleine forme !
Le virus du Sida augmente les risques de surdité
Recherche
Un concept de voiture autonome britannique à l'essai
Edito
Santé cardio-vasculaire : Quelle est la vérité pour le cholestérol ?



Depuis quelques semaines, une polémique scientifique se développe, après la publication de la thèse pour le moins controversée et contestable du Professeur Evin sur l’inutilité des statines dans la prévention du risque de décès par maladie cardio-vasculaire et sur la soi-disant absence de lien scientifique entre taux de cholestérol et risque cardio-vasculaire.

En science, il n y a pas de dogme et toute théorie, toute hypothèse, aussi solide soit-elle, est contestable et doit inlassablement être testée par des confirmations expérimentales toujours plus poussées, comme l’a magistralement montré le grand philosophe des sciences, Karl Popper.

Mais encore faut-il que cette remise en cause se fasse elle-même de manière rigoureuse et scientifique et sur des bases épidémiologiques et méthodologiques solides, car on ne peut comparer que ce qui est comparable !

Or, ce qui est gênant dans cette « affaire » des statines et du cholestérol, ce n’est pas l’hypothèse tout à fait respectable de son auteur mais le fait que, pour la justifier à tout prix, celui-ci balaie d’un revers de main toutes les études scientifiques très solides et sérieuses, publiées au cours de ces dernières années, dès lors qu’elles ne vont pas dans le sens de sa thèse qui est celle d’une inefficacité générale des statines en matière de prévention et du réduction de la mortalité cardio-vasculaire.

Sans vouloir alimenter cette polémique quelque peu surréaliste, on a pourtant du mal à croire que toutes les études montrant l’efficacité, sous certaines conditions, des statines en matière cardiovasculaire (études réalisées par des laboratoires et universités multiples et publiées dans les meilleures revues scientifiques mondiales) sont contrôlées par les laboratoires pharmaceutiques et sont, soit fausses, soit biaisées !

S’agissant de la prétendue absence de lien entre taux de cholestérol et risque cardio-vasculaire, il existe de nombreuses études convergentes, très solides et portant sur de vastes populations, qui montrent l’existence d’un lien incontestable entre un taux élevé de Cholestérol et le risque coronarien.

Deux études d’une ampleur considérable, l’étude MRFIT (356 222 Américains suivis pendant 10 ans) et l'étude Interheart, réalisée dans 52 pays sur 29 000 personnes et publiée en octobre 2008, ont formellement identifié 6 facteurs de risque cardio-vasculaire, parmi lesquels figure en bonne place l'élévation du taux de « mauvais » Cholestérol qui représente à lui seul 52 % du risque cardio-vasculaire !

S’agissant des statines, une récente étude, publiée par la revue Cochrane, publication indépendante qui ne reçoit aucun financement de l'industrie pharmaceutique, est venue fort à propos rappeler, sans en faire la panacée, l’efficacité indiscutable des statines, y compris en prévention primaire, c'est-à-dire avant la survenue d’un accident cardiaque (Voir article).

Cette méta-analyse, portant sur 18 essais contrôlés randomisés, conclut à une réduction de la mortalité, toutes causes confondues, par les statines et à l’absence de preuves de préjudice grave causé par une prescription de statine.

Cette étude confirme que les statines en prévention primaire diminueraient la mortalité toutes causes de 14 %, les événements cardio-vasculaires et les accidents vasculaires cérébraux de 22 %.

Selon ce travail rigoureux, « Les données scientifiques disponibles à ce jour montrent que la prévention primaire avec des statines est efficace et peut améliorer la qualité de vie des patients, y compris chez les personnes à risque faible et quel que soit le taux de cholestérol en début de traitement ».

Mais cette étude, prudente et mesurée, ne fait nullement des statines le traitement miracle et unique dans la prévention des maladies cardio-vasculaires et ce travail souligne fort justement « Qu'il serait utile de comparer l'ampleur de l'effet des statines et celle des interventions sur l'alimentation et l'exercice physique. »

Cette étude renvoie donc, à juste titre, dos à dos les deux positions extrêmes qui consistent à affirmer que les statines ne présentent jamais aucune utilité ou qu'il faut prescrire massivement ces médicaments à toutes les personnes en bonne santé ayant une élévation de leur taux de cholestérol.

Ce travail rappelle également de manière fort judicieuse l’importance majeure des choix de vie dans ce domaine de la santé cardiaque. A cet égard, il y a quelques jours, une étude espagnole très intéressante est précisément venue apporter de l’eau au moulin des scientifiques et médecins de plus en plus nombreux qui pensent que l’alimentation et le mode de vie constitue le premier facteur de protection et de prévention en matière cardio-vasculaire (Voir NEJM).

Cette étude a été réalisée sur 7 500 personnes, âgées de 55 à 80 ans et indemnes de maladies cardio-vasculaires. Ces sujets on été répartis dans trois groupes : un groupe témoin pratiquant un régime classique de prévention, pauvre en graisses, en sucre, en viande rouge et riche en fruits et légumes, un deuxième groupe sous régime méditerranéen avec une supplémentation d'huile d'olive et enfin, un troisième groupe, également sous régime méditerranéen mais avec cette fois une supplémentation de 30 grammes par jour d'un mélange de fruits secs riches en lipides.

Le résultat de cette étude est sans appel : une réduction de 30 % du nombre d'accidents cardiaques dans les deux groupes sous régime méditerranéen, par rapport au groupe-témoin. L’étude précise que cette protection s’ajoute aux effets bénéfiques des médicaments que les patients espagnols recevaient pour soigner leur hypertension et leur l'hypercholestérolémie.

L’étude souligne également que pour bénéficier de cet effet protecteur important, il est nécessaire de pratiquer ce type de régime dans sa totalité, car c’est l’interaction et la synergie positives entre les nombreux aliments, vitamines, minéraux et antioxydants qui permettent d’obtenir ces résultats.

Cette étude confirme donc pleinement les conclusions d’une autre étude publiée en décembre 2009 dans le Journal américain d’épidémiologie et intitulée « Risques cardio-vasculaires et régime méditerranéen » (Voir NCBI).

Cette étude montrait déjà que le régime méditerranéen permettrait de diminuer d’environ 40 % le risque cardio-vasculaire.

Dans ce travail, une équipe espagnole avait étudié pendant 12 ans, une population de plus de 40 000 personnes en bonne santé, âgées de 29 ans à 69 ans. Les chercheurs avaient analysé les habitudes alimentaires des participants et en avaient défini une échelle en 18 points mesurant le niveau d’adhésion aux différentes composantes de ce régime.

Les chercheurs avaient constaté qu’il y avait un lien direct entre ce niveau de respect du régime méditerranéen et la faiblesse du risque de troubles cardiovasculaires : une progression d’un point sur l’échelle d’adhésion au régime méditerranéen entraînait en effet mécaniquement une diminution du risque cardio-vasculaire d’environ 6 %.

Au final, les personnes qui pratiquaient en permanence un régime méditerranéen complet diminuaient de 40 % leurs risques cardio-vasculaires par rapport à celles qui n’observaient aucune des composantes de ce régime.

Historiquement, on sait, grâce aux remarquables travaux que réalisa le grand scientifique américain Ancel Keys de 1952 à 1980, que le régime crétois et, par extension, le régime méditerranéen, riche en acides gras polyinsaturés, en céréales, en fruits et en légumes frais et pauvre en viande et en graisses animales, peut réduire très sensiblement la mortalité cardio-vasculaire.

A la lumière de ces études et des nouvelles connaissances accumulées sur cette question au cours des dernières décennies, je crois donc qu’il est à la fois inutile, simpliste et dangereux, de vouloir à toute force, en matière de pathologies cardio-vasculaires, opposer la prévention, absolument nécessaire et qui passe par un changement radical de nos modes de vie, et la prise en charge médicale par les médicaments, dont les statines, lorsqu’elles sont prescrites avec discernement aux patients présentant un risque cardio-vasculaire avéré.

Il est en effet solidement établi sur le plan scientifique et médical que la prévention par le mode de vie et le traitement, par les statines correctement prescrites, loin de s’opposer, se complètent et se renforcent mutuellement.

L’épidémiologie des maladies cardio-vasculaires est une question complexe, qui implique de multiples facteurs génétiques, biologiques, psychologiques et environnementaux et nous devons apprendre à reconnaître cette complexité et à sortir des positions manichéennes et réductrices sur ce sujet.

C’est à cette condition que nous pourrons faire progresser la connaissance sur cette question essentielle de santé publique de manière rigoureuse, vérifiable et argumentée, en restant dans le cadre d’évaluation et d’analyse que nous fournit la science et sans nous égarer dans des interprétations qui relèvent plus de l’opinion ou de la croyance que d’une connaissance objective et rationnelle, même si celle-ci est, par nature, toujours incomplète et toujours discutable.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Un brassard qui contrôle les objets à distance
Vendredi, 01/03/2013 - 17:12

Thalmic Labs, une jeune pousse canadienne, a développé un brassard qui pourrait bien être le "must" pour les cadeaux du prochain Noël. Baptisé MYO, ce brassard permet de contrôler un appareil connecté à distance par le simple mouvement du bras.

Ce brassard permet en effet de contrôler à distance ordinateurs et autres appareils connectés. Contrairement à d'autres dispositifs de contrôle de gestes, il n'a pas besoin d'une caméra pour capter les mouvements de l'utilisateur car il utilise une connexion sans fil Bluetooth.

Une technologie originale puisque le MYO, qui se porte à l'avant-bras, repère et interprète les mouvements en analysant les mouvements des muscles du membre supérieur sur lequel il est porté. Le brassard est ensuite capable de traduire ces gestes - d'un déplacement de l'ensemble du bras au simple claquement de doigts - pour formuler une commande via Bluetooth 4.0 à différents appareils connectés.

La vidéo de démonstration donne ainsi des exemples d'applications concrètes : pour piloter l'interface d'un lecteur de médias sur ordinateur ou d'une présentation Powerpoint, dans un jeu-vidéo ou encore pour diriger un drone. Elle pourrait s'imposer comme une alternative séduisante face aux différents dispositifs de reconnaissance de mouvements déjà existants comme le Kinect de Microsoft. MYO sera compatible avec les PC et les Mac et sa commercialisation est prévue fin 2013, avec comme slogan "Libère le Jedi qui est en toi", tout un symbole ! 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

EPT

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un robot convivial pour aider les personnes âgées
Lundi, 04/03/2013 - 14:44

Des chercheurs de l'Université de Salford, dirigés par Antonio Espingardeiro, ont mis au point un robot destiné à prendre soin des personnes âgées.

Baptisé du nom peu poétique de "P37 S65", ce robot étonnant et mutin peut notamment rappeler aux personnes âgées de prendre leurs médicaments et de faire leurs exercices. il sait également raconter de bonnes histoires. Il peut également, grâce à de nouveaux algorithmes du MIT, pousser un objet en bord de table pour l'empêcher de tomber.

Non seulement ce robot à le sens de l'humour, mais il peut également communiquer en permanence avec les proches et les médecins pour leur transmettre des informations médicales ou psychologiques utiles sur son "maître" humain.

Des expérimentations ont montré que ce robot peut améliorer la qualité de vie des personnes âgées et entretenir des liens sociaux avec la famille et les amis de la personne âgée.

"Face au vieillissement de la population, nous sommes confrontés à un choix difficile, soit employer davantage de personnes pour s'occuper des seniors, mais alors comment financer ces dépenses, soit accepter une baisse de la qualité des soins. Avec mon robot, je crois que nous pouvons éviter ce dilemme", souligne Antonio Espingardeiro, qui ajoute : "Ce robot complète et enrichit le travail des professionnels de santé tout en rendant de grands services aux seniors".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Redorbit

 

Cancer : quand les nanoparticules tiennent la forme !
Lundi, 04/03/2013 - 14:38

On le sait, en biologie, forme, structure et fonction sont intimement liées et il suffit parfois qu'une protéine soit simplement mal repliée pour qu'elle devienne pathogène, c'est le cas du prion.

Il en va de même en matière de cancer, comme le montre une étude de de l'Université de Californie à Santa Barbara (UCSB). Celle-ci prouve en effet qu'en modifiant la forme des nanoparticules utilisées comme vecteurs de médicament contre le cancer et qu'en préférant des nanofilaments aux nanosphères, on pouvait multiplier jusqu'à 10 000 fois leur efficacité thérapeutique.

Ces recherches dirigées par Samir Mitragotri, professeur de génie chimique, ont montré que des nanomédicaments en forme de filaments étaient plus susceptibles de bien cibler les cellules cancéreuses et moins enclins à s'accumuler dans le foie du patient.

Afin de créer ce nouveau type de nanovecteur, les chercheurs ont conçu des nanoparticules tubulaires. Ils les ont ensuite recouvertes de trastuzumab, un anticorps qui interfère avec un type spécifique de récepteurs de protéines et est utilisé pour traiter le cancer du sein de type HER2. Ils ont alors constaté que le trastuzumab agissait bien plus efficacement sur les cellules cancéreuses.

Comme le souligne le Professeur Mitragotri, "Cette nouvelle approche pourrait révolutionner la chimiothérapie. Nous nous sommes simplement inspirés de la nature qui nous rappelle à quel point la forme est importante et nous montre que les virus, les bactéries, les globules rouges ne sont pas sphériques, ce qui n'est pas par hasard".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

Deux cerveaux de rats interconnectés à distance !
Samedi, 02/03/2013 - 18:13

Des chercheurs de la Duke University, dirigés par Miguel Nicolelis, s'étaient déjà illustrés récemment en utilisant un implant électronique permettant de donner à des rats un «sixième sens», en l'occurrence celui de pouvoir sentir par le sens du toucher un faisceau de lumière infrarouge, normalement invisible pour cet animal. Ces scientifiques s'étaient également distingués dans la conception d'interfaces homme-machine pour personnes handicapées, ayant réalisé la première interface cerveau-cerveau.

Ils sont à présent parvenus à connecter les cerveaux de deux rats, séparés de 5 000 km, par voie électronique, puis à transférer une information motrice ou tactile de l’un à l’autre pour guider l’accomplissement d’une tâche simple.

Dans cette fascinante expérience, les chercheurs ont utilisé des rats « encodeurs » et « décodeurs ». Des rats encodeurs ont été entraînés à répondre à un signal visuel ou tactile, en appuyant sur la touche correspondante, ce qui leur permettait d’obtenir une récompense.

Les chercheurs ont ensuite enregistré l'activité cérébrale de ces rats encodeurs à l'aide d'un réseau de microélectrodes implantées dans leur cerveau. Ils ont enfin transmis ces informations, sous forme de microstimulations intracorticales (MSIC), aux aires corticales correspondantes chez un rat décodeur.

Le rat décodeur, ainsi "informé" des actions visuelles ou tactiles de son congénère encodeur, devait reproduire les mêmes actions en choisissant d'actionner différentes touches, ce qu'il a fait avec un excellent taux de réussite.

« Par ces expériences, nous avons pu établir un lien de communication direct d'un nouveau type entre des cerveaux et  montrer la validité du concept d'"ordinateur organique" », souligne le Professeur Nicolelis qui ajoute : "La prochaine étape de nos recherches sera d'essayer de construire un vaste réseau de cerveaux qui pourrait permettre l'émergence de propriétés et capacités nouvelles". 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BBC

Nature

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Les plantes aquatiques : avenir de l'isolation thermique ?
Mardi, 05/03/2013 - 14:29

Pour de nombreux habitants des zones côtières, les algues et plantes aquatiques échouées sur le rivage sont vues comme une nuisance à éliminer. Mais cette matière première abondante et gratuite pourrait trouver un vaste débouché inattendu : l'isolation thermique des bâtiments !

Les plages de la Méditerranée sont jonchées d'amas de feuilles de la famille Posidonia oceanica, plus communément appeléess posidonies, qui appartiennent à la famille des plantes à fleurs aquatiques, distinctes des algues.

Ces plantes possèdent des propriétés remarquables : pratiquement ininflammables, elles résistent à la moisissure et peuvent être utilisées comme matériau isolant, sans avoir besoin de traitements chimiques. On peut les utiliser aussi bien pour isoler les combles que les murs d'un bâtiment ou d'une maison. Les fibres de ces plantes ont une action thermorégulatrice et peuvent "respirer" en absorbant ou en restituant l'humidité ambiante, sans que ce processus nuise à leur capacité d'isolation.

L'Institut Fraunhofer, en collaboration avec des industriels comme NeptuTherm, X-Floc Dämmtechnik-Maschinen GmbH, Fiber Engineering GmbH et RMC GmbH, a mis au point un ensemble de techniques qui permet de nettoyer, de purifier, de sécher et de fractionner ces plantes aquatiques pour en faire un produit fini stable, performant et compétitif pour le marché immense de l'isolation thermique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Fraunhofer

Le nanotransistor 3D, avenir de la microélectronique ?
Lundi, 04/03/2013 - 15:32

Des chercheurs français du CNRS ont réalisé un nouveau type de transistor de taille nanométrique aux performances hors du commun.

Pour réaliser cet exploit, les chercheurs ont imaginé une nouvelle architecture en trois dimensions structurée autour d'un réseau vertical de nanofils dont la conductivité est assurée et contrôlée par une grille de seulement 14 nm de longueur, contre 28 pour les transistors des puces actuelles.

Ce composant est bâti autour d'un réseau dense de nanofils d'environ 200 nm de longueur reliant deux plans conducteurs. Une grille en chrome enserre chaque nanofil et contrôle le passage du courant. Cette architecture originale permet d'obtenir un niveau de commande du transistor très élevé. En outre, le mode de contrôle du courant dans le canal du transistor est compatible avec les systèmes électroniques actuels.

Mais le plus intéressant dans cette avancée est qu'on peut empiler ces transistors et en intégrer une grande quantité dans un minuscule volume, ce qui relance la course à la miniaturisation électronique.

Dernier avantage : la production de ce type de transistor ne nécessite pas l'utilisation de procédés lithographiques haute résolution très coûteux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nanoscale

Un système de production d'énergie combinant éolien et hydrolien
Lundi, 04/03/2013 - 15:27

A la suite de la catastrophe de Fukushima, le Japon mise résolument sur les énergies renouvelables et notamment sur l'éolien marin.

D'ici 2020, le Japon veut construire pas moins de 143 éoliennes marines flottantes, à 16 kilomètres des côtes de Fukushima. Ce parc éolien, qui représentera un Gigawatt de puissance une fois achevé, fait partie d'un plan national volontariste visant à accroître les ressources en énergie renouvelable après l'arrêt de 54 réacteurs nucléaires nippons. A titre de comparaison, ce parc géant japonais dépassera de 40 % la puissance installée du parc anglais "London Array" dans l'estuaire de la Tamise, où 175 turbines produiront 630 mégawatts de puissance en 2014.

Ces éoliennes marines seront construites sur des châssis en acier qui seront stabilisés par ballast et fixés sur le plateau marin, à 200 mètres de profondeur. Une fois cette ferme éolienne marine totalement achevée, elle produira autant d'électricité chaque année que deux centrales nucléaires.

Le responsable de ce projet, Takeshi Ishihara de l'Université de Tokyo, souligne que des simulations informatiques et des essais très poussés ont été réalisés pour permettre à ces éoliennes marines de résister aux cyclones, tsunamis et tremblements de terre.

Par ailleurs, à l'occasion du Wind Expo qui vient de s'achever à Tokyo, la firme japonaise MODEC a présenté un prototype de système de production énergétique hybride original, baptisé "skwid", qui combine énergie éolienne et hydrolienne. Ce système est doublement innovant car il a opté pour des éoliennes à axe vertical de type Darrieus (permettant de produire un tiers d'électricité en plus qu'une éolienne terrestre traditionnelle) et pour des hydroliennes à rotor de Savonius qui génèrent de l'électricité grâce au courants marins.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Techon

New Scientist

Une avancée majeure vers la conversion du gaz naturel en produits chimiques
Lundi, 04/03/2013 - 14:55

La firme américaine CERAMATECH a mis au point une membrane en céramique qui pourrait permettre d'exploiter le potentiel du méthane pour la conversion catalytique et décupler les possibilités d'utilisation du gaz naturel.

Ces membranes céramiques à très haute performance pourraient déboucher sur un outil inductriel fiable et peu coûteux pour transformer le gaz naturel en benzène, un composant chimique qui est à la base de toute la chimie de synthèse.

Ce nouveau procédé pourrait ouvrir d'immenses marchés nouveaux pour le gaz naturel. Il pourrait également réduire la pratique du torchage du gaz naturel, qui gaspille environ 140 milliards de mètres cubes de gaz chaque année dans le monde, soit l'équivalent d'environ 20 % de la demande annuelle aux États-Unis. Cette technologie pourrait donc être utilisée au niveau de chaque puits pour produire des ubstances chimiques liquides bien moins coûteuses à transporter que le gaz.

La membrane CERAMATEC pourrait également permettre de chauffer le méthane à environ 800°C, en présence de catalyseurs, pour le transformer de manière rentable en hydrocarbures liquides, sans utiliser d'oxygène. Les spécialistes estiment que la conversion du gaz naturel pour produire de l'essence à faible coût est compétitive avec un prix du baril de pétrole au-dessus de 50 dollars.

Les travaux en cours, en collaboration avec CERAMATEC, sont soutenus par une subvention de 1,3 million de dollars.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT Technology Review

Des nanotubes pour exploiter à grande échelle l'énergie osmotique des mers
Samedi, 02/03/2013 - 17:51

Décidément, la mer est une source inépuisable d'énergie. Il y avait déjà l'énergie des courants marins (que l'on exploite avec des hydroliennes), l'énergie des marées (utilisée en France par l'usine de la Rance, unique au monde), l'énergie des vagues, encore au stade expérimental et l'énergie thermique des mers (qui utilise la différence de température entre les eaux de surface et les eaux profondes dans les mers tropicales).

Mais à présent, il faudra aussi, et de plus en plus, compter sur une nouvelle énergie issue de la mer : l'énergie osmotique. Cette forme d'énergie résulte de la mise en contact d'une source d'eau salée avec une source d'eau douce, via des membranes semi-perméables. L'énergie osmotique peut alors produire de l'électricité par deux voies différentes : d'une  part, la différence de pression osmotique entre l'eau douce et l'eau salée peut faire tourner une turbine ; d'autre part, on peut concevoir les membranes de manière à ce qu'elles ne laissent passer que les ions (éléments chimique porteurs d'une charge électrique), ce qui permet également de produire de l'électricité.

Le potentiel mondial global de l'énergie osmotique serait de l'ordre d'un Térawatt, soit l'équivalent de 1000 réacteurs nucléaires. Le problème, c'est que, jusqu'à présent, le rendement de récupération de cette énergie était très faible, de l'ordre de 3 Watts par mètre carré de membrane.

Mais des physiciens de l'Institut Lumière Matière (CNRS / Université Claude Bernard Lyon 1), en collaboration avec l'Institut Néel (CNRS), ont réussi pour la première fois à mesurer l'écoulement osmotique traversant un nanotube unique de Bore-Azote. En séparant de l'eau salée et de l'eau douce avec cette technique, ils ont pu produire à travers le nanotube un courant électrique d'une intensité d'un nanoampère, c'est-à-dire mille fois plus puissant que celui produit par les autres méthode d'exploitation de l'énergie osmotique.

Si l'on extrapole ces performances à grande échelle, une membrane de 1 m carré de nanotubes de Bore-Azote pourrait, en théorie, produire 30 000 kWh, de quoi alimenter en électricité une dizaine de foyers (hors chauffage). Il suffirait donc d'un hectare de ce type de membranes osmotiques pour alimenter en électricité tous les foyers d'une ville comme Toulon !

Reste à présent à évaluer la faisabilité d'une production industrielle de ce type de membrane en nanotubes de Bore-Azote.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Produire du silicium en consommant dix fois moins d'énergie
Vendredi, 01/03/2013 - 18:00

La société norvégienne DYNATEC et l'Institut de Technologie de l'Energie (IFE) ont mis au point un nouveau mode de production de silicium qui pourrait révolutionner l'industrie du solaire photovoltaïque.

La production de silicium polycristallin repose essentiellement sur une méthode vieille de 50 ans, le dépôt chimique en phase vapeur. Ce procédé, développé par Siemens représente plus de 80 % de la production mondiale actuelle de silicium polycristallin. Cette méthode consiste à chauffer à plus de 1000° un gaz contenant du silicium (silane), puis à le déposer sur un substrat, après évaporation.

Cette technique est très énergivore, d'autant plus qu'il faut également refroidir les parois du réacteur pour empêcher les dépôts indésirables. Comme le souligne Werner Filtvedt, responsable de ce projet de recherche, "C'est comme mettre un chauffage chauffé à blanc dans un congélateur !"

Le réacteur développé par DYNATEC et l'IFE permettrait de consommer 90 % moins d'énergie pour produire la même quantité de silicium. Pourquoi une telle économie d'énergie ? Simplement parce que, contrairement à ce qui se passe dans les réacteurs actuels, le dépôt a lieu dans chambre chauffée de l'extérieur, ce qui permet de réduire considérablement les pertes thermiques.

Les chercheurs ont par ailleurs réussi à réutiliser les gaz de centrifugation afin qu'ils pressent le silane contre la paroi chaude du réacteur, où le silicium est précipité. Ce procédé innovant permet une une réaction plus efficace en réduisant la production de poussière de silice non récupérable. Un prototype de réacteur industriel est prévu pour 2014.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

TU

La nanolight : une petite ampoule championne du monde d'efficacité
Vendredi, 01/03/2013 - 17:00

Les diodes électroluminescentes (LED en Anglais) sont en train de révolutionner l'éclairage à tous les niveaux : moins gourmandes en énergie et plus compactes que les ampoules à basse consommation, elles offrent un rendement lumineux équivalent et bientôt supérieur à ces dernières.

Autres points forts : les ampoules LED ont une durée de vie exceptionnelle, deux à cinq fois supérieure à celle des basse consommation et elles permettent une excellente restitution des couleurs, sans émettre d’ultraviolets. Enfin, ces ampoules se recyclent plus facilement.

C'est dans ce contexte porteur que trois ingénieurs sortis de l'Université canadienne de Toronto ont eu une idée...lumineuse. Ils ont conçu la NanoLight, une ampoule LED de 12 watts qui génère plus de 1.600 lumens, soit l'équivalent d'une ampoule incandescente de 100 watts.

Ces performances remarquables ont été obtenues grâce à un petit circuit imprimé souple qui a permis de concevoir une ampoule qui s'allume instantanément. En outre, la Nanolight émet de la lumière omnidirectionnelle et fournit un confort visuel supplémentaire.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

KS

Vers des puces-mémoire à très basse consommation
Vendredi, 01/03/2013 - 16:56

A l'occasion de la Conférence International Solid-State Circuit Conference 2013 qui s'est tenue à San Francisco, en Californie, le 20 février, le groupe Toshiba a annoncé le développement d'une technologie basse consommation innovante pour la SRAM, un type de mémoire vive, intégrée dans les smartphones et autres produits mobiles.

Cette nouvelle technologie réduirait la consommation d'énergie en mode actif et veille à des températures allant de la température ambiante à haute température. Des essais sur un prototype ont confirmé une réduction de 27 % de la consommation d'énergie en mode actif et de 85 % en mode veille à 25°C.

La SRAM est une mémoire volatile qui doit constamment être alimentée pour garder ses données. La nouvelle technologie de Toshiba ajuste plus finement le courant injecté dans ces mémoires et améliore ainsi leur rendement. Cette avancée technologique comprend également un dispositif vérifiant régulièrement la taille de la mémoire qui a besoin d’être alimentée, ce qui permet de ne réalimenter que les cellules contenant des données.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Phys

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Espace
Espace et Cosmologie
La vie a-t-elle surgi du fond de l'Espace ?
Mercredi, 06/03/2013 - 15:29

Selon des chercheurs américains, les "briques" élémentaires de la vie auraient pu être créées dans les poussières interstellaires et transportées ensuite vers la Terre par les comètes.

Les chimistes des Universités de Californie et d'Hawaii ont réalisé une expérience recréant les conditions physiques extrêmes dans l'espace lointain et ont découvert que de telles conditions sont susceptibles de créer des dipeptides complexes et notamment des paires d'acides aminés, composants essentiels de tous les êtres vivants.

Dans une chambre sous ultra-vide, refroidie à seulement 10 degrés au dessus du zéro absolu, les chercheurs ont reproduit une "boule de neige" intersidérale, un agrégat qui comprend notamment du dioxyde de carbone, de l'ammoniac et des hydrocarbures divers, tels que le méthane, l'éthane et du propane.

Après avoir bombardé cet ensemble à l'aide d'un faisceau d'électrons à haute énergie, pour simuler les rayons cosmiques dans l'Espace, les chercheurs ont constaté que ces éléments chimiques réagissaient pour former des composés organiques essentiels à la vie. Une analyse a confirmé la présence de molécules complexes, dont neuf acides aminés et au moins deux dipeptides, capables de catalyser l'évolution biologique sur la Terre.

Cette découverte suggère la possibilité que ces molécules, transportées par des comètes et des météorites, aient pu "ensemencer" notre Terre, déclenchant la formation des premières briques du vivant : protéines, enzymes et molécules encore plus complexes, tels que des sucres. "Il est fascinant de penser que les constituants fondamentaux de la vie sur Terre pourraient avoir une origine extraterrestre," souligne le Professeur Richard Mathies.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

UPI

 

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le déclin des pollinisateurs sauvages menace les rendements agricoles
Mardi, 05/03/2013 - 14:34

Deux études argentines montrent que le déclin des pollinisateurs sauvages risque de menacer à terme la productivité agricole et le rendement des récoltes.

La première étude réalisée par des chercheurs de l'Université nationale de Rio Negro a porté sur 41 types de productions agricoles situées sur six continents. Les scientifiques ont constaté que les insectes sauvages pollinisaient les cultures plus efficacement que les abeilles domestiques. Ces pollinisateurs sauvages induisent deux fois plus de fleurs fécondées qui se développeront en fruits ou en graines que les abeilles. Ce travail montre en outre que les abeilles domestiques ne pourraient jouer qu'un rôle subsidiaire en matière de pollinisation, sans pouvoir remplacer ces insectes sauvages.

L'autre travail a été effectué par des biologistes de l'Université de l'Illinois à partir des réseaux de plantes et de pollinisateurs recueillis sur une période de 120 ans. Ces recherches montrent que les services apportés par la pollinisation naturelle risquent d'être affectés à la fois par les perturbations des habitats naturels et par le réchauffement climatique.

Ces recherches montrent que l'efficacité globale de la pollinisation diminue depuis un siècle sous l'effet de multiples facteurs : disparition accélérée des espèces d'insectes, perturbations des périodes de floraison et enfin réduction des surfaces occupées par les plantes et les insectes.

Les auteurs de ces travaux rappellent qu'une protection de ces insectes et de leur habitat est indispensable pour assurer la maintien de la productivité agricole.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Les volcans refroidissent-ils la Terre ?
Mardi, 05/03/2013 - 14:06

Selon des chercheurs de l'université du Colorado à Boulder, les éruptions volcaniques et les émissions de dioxyde de soufre qu'elles provoquent seraient responsables de la stabilisation constatée de la température du globe depuis une dizaine d'années.

Il faut savoir que les émissions de gaz et de particules peuvent avoir des effets opposés. Si le CO2 et le méthane contribuent à augmenter l'effet de serre de l'atmosphère, les particules de dioxyde de soufre en suspension peuvent avoir l'effet inverse. Elles se comportent en effet comme de petits miroirs qui réfléchissent la lumière et la chaleur du soleil et les renvoient dans l'espace.

Cette étude, qui repose sur l'évolution des mesures de la transparence dans les couches de la stratosphère, montrent que, depuis 2000, cette transparence a diminué de plus de 5 %. Selon ces travaux, cette augmentation de l'opacité de la stratosphère serait principalement liée au dioxyde de soufre émis par les volcans et elle aurait réduit de 25 % le réchauffement climatique de la Terre depuis 2000.

Pour distinguer les influences respectives des émissions issues des volcans et de l'utilisation des énergies fossiles, les chercheurs ont fait tourner un modèle de simulation de 10 ans d'activité atmosphérique pendant une semaine sur un superordinateur qui a réalisé l'équivalent de 25 ans de calcul avec un ordinateur personnel.

Ces travaux devraient conduire à une réévaluation de l'impact sur le réchauffement global des éruptions volcaniques. Mais l'étude précise qu'il ne faut pas compter sur ces éruptions pour réduire l'effet de serre car la fréquence des émissions volcaniques obéit à des fluctuations chaotiques qui refroidissent ou réchauffent la planète, alors que les émissions de gaz à effet de serre provenant de l'activité humaine ne cessent d'augmenter.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

Colorado

Le réchauffement climatique aura un impact majeur sur les productions végétales américaines
Lundi, 04/03/2013 - 15:10

Selon une étude américaine réalisée à la demande du Département américain de l'Agriculture (USDA), le changement climatique accéléré en cours aura un impact majeur sur la capacité des végétaux à s'adapter à la disponibilité de l'eau des sols.

Ce travail important (plus de 1000 pages) a analysé une énorme quantité de données concernant les paramètres (température, qualité de l'air, qualité de l'eau, ...) modifiés par le changement climatique. Cette synthèse montre que les effets du changement climatique se sont considérablement renforcés depuis 5 ans.

Parmi les nombreux exemples présentés, on peut citer la production de maïs dans l'Iowa, largement détruite après les pluies diluviennes de 2011, le secteur de l'ostréiculture dans l'état de Washington, gravement atteint par l'acidification des océans et les récoltes de sirop d'érable dans le Vermont, très perturbées par les transformations rapides de la forêt. Le rapport pointe également les phénomènes climatiques extrêmes observés sur les côtes allant de la Floride au Maine.

Mais le pire reste à venir et cette étude prévoit des étés qui seront plus longs et plus chauds, avec plus de deux semaines de canicule en moyenne par an d'ici 2050. Les hivers seront, sans surprise, plus courts et plus chauds. Si quelques-uns des ces changements seront peut-être bénéfiques, la plupart seront néfastes ou même catastrophiques pour l'agriculture, l'économie et, bien sûr, pour la population.

S'agissant de l'agriculture, des périodes de croissance plus longues pour les cultures et la hausse sensible de la concentration de CO2 pourront augmenter les rendements de certaines cultures au cours des prochaines décennies. Mais ces gains risquent d'être plus qu'annulés par la multiplication des vagues de chaleur extrême, des sécheresses et des inondations désastreuses.

L'étude prévoit finalement une diminution sensible de la productivité agricole aux USA et souligne que l'accélération du changement climatique aura des conséquences économiques et financières considérables, bien que difficiles à évaluer.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

USDA

Phys

Antarctique : le CO2 aurait été responsable du réchauffement dans le passé
Samedi, 02/03/2013 - 17:42

Comprendre le rôle du CO2 dans l'atmosphère dans les changements climatiques passés nécessite une connaissance précise de la façon dont le niveau de CO2 a évolué dans le temps par rapport à la température.

Sur cette question importante, de précédentes études avaient conclu que la température antarctique avait commencé à monter des centaines d'années avant que la concentration de CO2 dans l'atmosphère ne s'élève.

Mais selon un nouvelle étude française, réalisée à partir de l'analyse de glaces issues de cinq forages en Antarctique par des chercheurs du CNRS, du CEA et des universités de Versailles et Grenoble, la concentration de CO2 dans l'atmosphère et la température en Antarctique ont augmenté simultanément à la fin du dernier âge de glace, il y environ 10.000 ans.

La glace des calottes polaires constitue de véritables "archives" de l'évolution climatique depuis 800 000 ans mais l'interprétation de ces données est délicate car les informations concernant le la température se situent à des niveaux différents, dans une même carotte glaciaire.

Il faut en effet rappeler que la température est enregistrée à la surface des calottes polaires, alors le dioxyde de carbone est retenu à environ 100 mètres de profondeur (cette profondeur variant selon les conditions climatiques).

Des précédentes études avaient calculé que la hausse du CO2 en Antarctique lors de la fin du dernier âge de glace avait commencé environ 800 ans après celle de la température. Si l'on admettait cette hypothèse, le dioxyde de carbone ne pouvait donc pas être à l'origine du réchauffement.

Mais l'équipe française a mis au point un nouveau modèle de tassement de la neige, qui évalue le décalage dans le temps en se fondant sur un isotope de l'azote contenue dans les bulles d'air. Selon cette méthode de calcul, "le CO2 et la température antarctique ont varié en même temps à la fin du dernier âge glaciaire, à 200 ans près".

Selon cette nouvelle hypothèse, il semblerait donc que le CO2 ait bien été responsable, au moins partiellement, du réchauffement.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

Science

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Découverte d'un type inconnu de cellules pluripotentes adultes
Mercredi, 06/03/2013 - 15:22

Les scientifiques de l'UCSF (Université de Californie-San-Fransisco), ont découvert, dans le tissu mammaire des souris, un nouveau type de cellules pluripotentes, capables de se différencier, comme les cellules embryonnaires, pour produire plusieurs types de cellules, comme les cellules cardiaques, cérébrales ou osseuses.

Cette découverte fondamentale est importante car les scientifiques croyaient jusqu'à présent que les cellules pluripotentes n'existaient pas dans l'organisme après le stade de développement embryonnaire.

Bien qu'une utilisation thérapeutique de ces cellules ne soit pas encore envisagée, elles pourraient, en théorie, générer de nouveaux tissus de "rechange", pour réparer des blessures ou de reconstruire des organes endommagés. Elles pourraient également être utilisées comme outil de recherche pour étudier comment les cellules deviennent pluripotentes et se régénèrent.

"La capacité de ces cellules adultes à produire de nombreux types de tissus différents nous a stupéfait", souligne le Professeur Tlsty qui dirige ces recherches.

L'UCSF est une université pionnière dans la recherche sur la médecine régénérative. L'an dernier, Shinya Yamanaka, qui travaille dans cette université, a remporté le prix Nobel de médecine pour sa découverte d'un moyen de reprogrammer des cellules cutanées humaines ordinaires en cellules-souches qui peuvent être utilisées pour mieux comprendre et traiter un certain nombre de maladies humaines.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

Dégénérescence maculaire : découverte de sept nouvelles mutations génétiques
Mercredi, 06/03/2013 - 15:16

Une équipe de recherche internationale intégrant des chercheurs de l'Inserm et du CNRS a découvert sept nouvelles régions du génome humain fortement impliquées dans le développement de la dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA), l'une des principales causes de cécité.

On sait déjà que certains facteurs, comme l’âge, les habitudes alimentaire et le tabac, augmentent les risque d'apparition de la DMLA mais les facteurs génétiques semblent également jouer un grand rôle et cette pathologie est d'ailleurs fréquemment héréditaire.

Cette vaste étude a analysé les données de 18 groupes de recherche provenant de plus de 17 000 individus atteints de DMLA et les a comparées à celles concernant 60 000 individus ne souffrant pas de DMLA. C'est ce travail de fourmi qui a permis d'identifier sept nouvelles régions génétiques associées à la maladie.

« Le défi que représente la complexité génétique de la DMLA a pu être surmonté par l’association de tous les centres travaillant sur cette pathologie cécitante dans le monde », explique Thierry Léveillard, directeur de recherche Inserm au sein de l’Institut de la vision.

Depuis 10 ans, 19 régions ont pu être identifiées pour leur implication dans le risque de DMLA. Fait remarquable, elles concernent de nombreuses fonctions biologiques différentes qui vont de la croissance cellulaire au contrôle du système immunitaire en passant par la perméabilité des vaisseaux sanguins.

Comme cela est le cas pour d'autres pathologies, comme le diabète, le risque de développer une DMLA dépend de nombreux gènes et cette avancée devrait permettre de révéler des mutations génétiques rares et spécifiques au risque de DMLA avec, à la clé, des espoirs de traitements plus efficaces.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Les personnes séropositives ont un risque accru d'infarctus
Mercredi, 06/03/2013 - 15:09

Des chercheurs américains, sous la conduite du professeur Matthew Freiberg, de la faculté de médecine de l'université de Pittsburgh (Pennsylvanie) ont montré que le risque d'infarctus augmentait de 50 % chez les personnes infectées par le virus du Sida.

L'étude, menée auprès de 82 500 anciens militaires, montre que le taux de crise cardiaque est de 2 pour mille chez les patients séropositifs âgés de 40 à 49 ans, contre 1,5 pour mille chez les séronégatifs. Chez les patients de 50 à 59 ans, ce taux est de 3,9 pour mille contre 2,2 pour mille chez les personnes séronégatives.

Après ajustement et pondération de tous les facteurs de risque, comme l'alcool, le tabac, l'hypertension et le cholestérol, les patients séropositifs présentent un risque de crise cardiaque augmenté de 50 % par rapport aux personnes séronégatives. "Dans tous les groupes d'âge, la fréquence des infarctus est nettement plus élevée chez les sujets séropositifs comparativement à ceux qui n'étaient pas infectés avec le VIH", souligne cette étude.

Plusieurs recherches ont déjà montré que l'infection par le virus du Sida provoque des réponses inflammatoires violentes qui contribuent à accélérer le vieillissement et rendre à rendre le sujet plus vulnérable aux maladies liées à l'âge.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JAMA

L'insuffisance cardiaque mieux comprise
Mercredi, 06/03/2013 - 14:12

On estime que 6 millions d'Américains souffrent d'insuffisance cardiaque, une maladie actuellement incurable. Mais les scientifiques de la Temple University School of Medicine (TUSM) ont découvert une étape clé du mécanisme biochimique à l'oeuvre dans cette pathologie, ce qui pourrait déboucher sur de nouveaux médicaments pour traiter efficacement cette affection.

«Les médicaments que nous utilisons actuellement pour l'insuffisance cardiaque ne sont pas très efficaces mais cela va peut-être changer», souligne Walter J. Koch, qui dirige ces recherches.

Les chercheurs ont en effet montré qu'une enzyme appelée GRK5 (G-protein kinase du récepteur 5) peut agir sur le noyau des cellules cardiaques par le biais d'un mécanisme de transport impliquant le calcium et une protéine appelée calmoduline. Ce mécanisme actionne alors des gènes spécifiques, ce qui, in fine, provoque une hypertrophie des cellules cardiaques et une insuffisance cardiaque.

On savait déjà que l'enzyme GRK5 était impliquée dans l'hypertrophie cardiaque mais on ignorait le détail de son mécanisme d'action. Cette découverte permet de mieux comprendre comment GRK5 provoque l'augmentation excessive de la taille des cellules cardiaques et comment on peut bloquer ce processus afin de mieux traiter l'insuffisance cardiaque.

Le résultat de cette recherche constitue également une percée dans la compréhension des scientifiques sur le rôle des neurohormones dans l'hypertrophie myocardique, facteur majeur de maladies cardiaques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Eurekalert

La taille des organismes vivants est régie par des lois mathématiques
Mercredi, 06/03/2013 - 14:06

Des chercheurs suisses ont découvert une loi universelle de distribution de la taille des organismes vivants. Selon cette loi, la taille de ces organismes se distribuerait de façon identique au sein d’une même espèce, avec une même proportion de petits, de moyens et de grands.

Cette distribution de la taille résulterait de deux composantes : les facteurs environnementaux influençant la taille moyenne d'une espèce et les facteurs physiologiques caractérisés par une variabilité génétique par rapport à la taille moyenne.

Dans leurs travaux, les chercheurs ont étudié 14 espèces de micro-organismes aquatiques appartenant au règne des protistes. Ils ont constaté qu'au sein de chaque espèce, les tailles se distribuent de manière identique et que la connaissance de la taille moyenne d’une espèce permet de déterminer la proportion des individus  beaucoup plus grands ou beaucoup plus petits.

Cette répartition des tailles obéit à la loi statistique log-normale qui permet de calculer le décalage entre la valeur moyenne et la valeur la plus fréquente. Ces observations concernent à la fois les distributions de la taille au sein d’une même espèce et au sein de toutes les espèces dans un écosystème.

Si, dans un certain milieu, plusieurs espèces commencent à converger autour de la même taille, un principe d'autorganisation se déclenchera pour rétablir la loi de puissance, en agissant soit sur l’abondance de chaque espèce, soit sur sa taille.

Cette découverte conforte l'hypothèse de lois universelles qui régissent les écosystèmes naturels et les relations entre espèces.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

Vers un traitement personnalisé de l'asthme
Mercredi, 06/03/2013 - 14:00

Maladie du système respiratoire touchant les voies aériennes supérieures, notamment les bronches, l'asthme se définit comme une gêne respiratoire à l'expiration, causée par une réaction anormale à un ou plusieurs allergènes. Cette affection est la résultante de deux types de facteurs concomitants : congénitaux et génétiques, et facteurs psychologiques ou environnementaux. Actuellement, plus de 4 millions de Français seraient touchés par cette pathologie, et 15 000 seraient hospitalisés chaque année, suite à une crise aiguë. D’après les dernières données épidémiologiques, le nombre de personnes affectées par ce trouble a doublé en 10 ans, à travers le monde.

Chez les enfants, le traitement standard pour limiter les crises combine un inhalateur de stéroïdes et un médicament appelé le salmétérol. Toutefois, Brian Lipworth de l'Université de Dundee, en collaboration avec Somnath Mukhopadhyay de la Brighton and Sussex Medical School, a montré que chez certains jeunes asthmatiques, cette combinaison thérapeutique s’avérait inefficace, voire aggravait leurs symptômes. Pour mieux comprendre les raisons de ce phénomène, les chercheurs ont étudié les profils génétiques de ces enfants souffrant d'asthme mal contrôlé. Ils ont ainsi découvert que tous présentaient une variante génétique particulière (le génotype arginine-16 beta-2 receptor).

Afin d’améliorer la qualité de vie de ces jeunes asthmatiques, Brian Lipworth et ses collaborateurs ont comparé, chez 62 participants présentant la variante génétique, l’efficacité du traitement standard à un autre médicament nommé montelukast. Résultat : cette molécule est plus efficace contre cette affection et limite le nombre de crises. Cette étude précise que "Le montelukast est indiqué comme traitement en 2ème intention à la place du salmétérol chez les enfants asthmatiques porteurs de la variante génétique arginine-16 beta-2 receptor."

Ces recherches ouvrent la voie à un traitement personnalisé de l’asthme chez l’enfant en fonction de son profil génétique.

 Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

Clinical Science

Le diabète de type 2 double le risque d’insuffisance rénale aiguë
Mercredi, 06/03/2013 - 13:53

Une étude britannique portant sur 1 794 000 patients, dont 120 000 patients atteints d’un diabète de type 2, a montré que le diabète de type 2 multipliait par plus de deux le risque d’insuffisance rénale aiguë (IRA).

L’insuffisance rénale aiguë, contrairement à l’insuffisance rénale chronique, est généralement réversible et guérit le plus souvent. Elle se traduit par un arrêt brutal de la fonction rénale. On sait qu'il existe certains facteurs favorisants, tels que les infections, certains médicaments, les accidents vasculaires et certaines maladies, comme l'insuffisance cardiaque, l'hypertension ou le diabète.

Selon cette vaste étude, et après ajustement des autres facteurs de risque, le risque relatif d’insuffisance rénale aiguë chez les patients atteints d’un diabète de type 2 est multiplié par deux et demi.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCBI

Feu vert de l’Union Européenne pour le nouveau traitement de Roche contre la forme agressive de cancer du sein
Mercredi, 06/03/2013 - 13:49

La firme pharmaceutique Roche a annoncé le 5 mars que l’Agence européenne des médicaments (EMA) avait homologué le Perjeta (pertuzumab) pour le traitement de patientes atteintes de cancer du sein métastatique de type  HER2-positif, la forme la plus agressive de cette maladie. Le Perjeta est indiqué en association à Herceptin (trastuzumab) et au docétaxel chez des patientes atteintes d' un cancer du sein HER2-positif métastatique.

Ce traitement associant Perjeta, Herceptin et une chimiothérapie est le premier à prolonger significativement la survie par comparaison au traitement standard précédent, associant uniquement Herceptin à une chimiothérapie.

L’autorisation européenne intervient à la suite de l’étude de phase III CLEOPATRA qui a montré que le traitement combinant Perjeta, Herceptin et une chimiothérapie entraînait une prolongation de 6,1 mois (médiane) de la survie sans aggravation de la maladie ni décès ainsi qu’une réduction de 34 % du risque de décès par rapport au traitement associant uniquement Herceptin à une chimiothérapie.

Le Perjeta cible le récepteur HER2, protéine que l’on trouve en grandes quantités à la surface des cellules cancéreuses lors de cancer du sein HER2-positif. Un test diagnostique de dosage du récepteur HER2 est utilisé pour déterminer si une patiente présente une tumeur mammaire HER2-positive. Il semblerait que le Perjeta agisse de manière complémentaire à l'Herceptin, car les deux médicaments ciblent des régions différentes sur le récepteur HER2. Il semble également que la liaison du Perjeta au récepteur HER2 indique au système immunitaire de détruire les cellules cancéreuses.

Herceptin a été le premier anticorps monoclonal développé pour le traitement du cancer du sein HER2-positif et a prolongé la survie chez les patientes concernées, de sorte que ces dernières vivent désormais aussi longtemps que les femmes avec cancer du sein HER2-négatif.

Le cancer du sein est le cancer le plus courant chez la femme dans le monde. Chaque année, environ 1,4 million de nouveaux cas sont diagnostiqués et plus de 450 000 femmes décèdent de la maladie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Roche

Une nouvelle thérapie contre le cancer du poumon
Mardi, 05/03/2013 - 14:48

L'Institut catalan d'oncologie de Barcelone a récemment présenté les résultats d'une nouvelle technique pour le traitement du cancer du poumon, l'un des cancers les plus répandus, en particulier chez les hommes. Cette technique repose sur une radiothérapie dynamique à haute intensité, capable de cibler une très forte dose de rayonnement avec une précision maximale même dans les tumeurs pulmonaires très petites, sans endommager les tissus sains environnants. Pour délivrer un rayonnement plus puissant et plus précis, cette technique est synchronisée avec la respiration d'un patient.

"Cette méthode évite une intervention chirurgicale lourde et permet en outre de réduire le traitement à deux semaines, au lieu de sept habituellement", souligne Ferran Guedea, responsable du service d'oncologie à l'hôpital Bellvitige.

Les chercheurs envisagent d'utiliser cette technique chez les patients qui ne peuvent pas être traités chirurgicalement, en raison de leur âge ou de l'augmentation du risque causé par d'autres pathologies. "Il y a quelques années, seuls 30 % des patients traités par des techniques conventionnelles gagnaient deux années supplémentaires. Avec cette avancée thérapeutique, nous obtenons un taux de 70 à 80 % de survie", souligne Ferran Guedea qui précise que cette nouvelle technique a été testée sur plus de 70 patients depuis 2008.

S'appuyant sur ces résultats encourageants, les scientifiques veulent étendre à présent cette technique à d'autres types de cancers et notamment aux tumeurs du foie, des os et de la prostate.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Euronews

Les neurones transplantés peuvent vivre plus longtemps que le cerveau
Mardi, 05/03/2013 - 14:44

L'espérance de vie humaine a presque doublé depuis un siècle, grâce aux progrès scientifiques, techniques et médicaux mais, malheureusement, le vieillissement peut être associé à une diminution de la fonction cérébrale car, contrairement aux autres cellules du corps, la plupart de nos 100 milliards de neurones, en dépit d'une neurogénèse permanente dans certaines zones du cerveau, ne se reproduisent pas.

Mais une étude italienne suggère que la durée de vie maximale de certains neurones de mammifères n'est pas limitée par la durée de vie maximale de l'organisme dont ils sont originaires. Pour parvenir à cette conclusion, Lorenzo Magrassi et ses collègues ont transplanté des précurseurs neuronaux du cervelet de souris en développement dans le cervelet d'embryons de rat, en utilisant une souche qui peut vivre en moyenne près de deux fois plus longtemps que la souche de souris donatrices.

Les auteurs ont constaté que les cellules greffées se développaient dans les neurones du cervelet et s'intégraient dans les cerveaux des rats receveurs mais conservaient leur taille et leur forme initiales.

En outre, les cellules greffées ont survécu aussi longtemps que les rats receveurs, c'est-à-dire 36 mois, soit deux fois plus longtemps que la durée de vie moyenne des souris donneuses. Les résultats suggèrent que la durée de vie des neurones transplantés n'est pas génétiquement fixée et pourrait être liée au microenvironnement dans le cerveau des rats.

Les résultats suggèrent également que la longévité accrue ne signifie pas nécessairement que les individus vivant plus longtemps sont condamnés à épuiser leur "capital" neuronal.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medicalxpress

Une protéine pour réduire les effets des traumatismes psychiques
Mardi, 05/03/2013 - 14:39

Des chercheurs de l’Hôpital McLean, de la Faculté de médecine de l’Université Harvard, de l’Université McGill et de l’Hôpital général du Massachusetts ont découvert qu'il était possible, en bloquant certaines protéines avec de la rapamycine, de réduire ou de supprimer la peur et le stress provoqués par un événement traumatique.

Comme le souligne Vadim Bolshakov, Directeur du Laboratoire de neurobiologie cellulaire de l'Hôpital McLean, "Il s'agit d'une découverte fondamentale dans le domaine des neurosciences qui pourrait modifier radicalement la prise en charge des patients présentant un état de stress post-traumatique." 

Les chercheurs ont utilisé le mécanisme d'inhibition du transfert des signaux entre les cellules de l'amygdale, une aire cérébrale fortement impliquée dans les comportements liés à la peur. Dans ces travaux, des rats ont été soumis à des stimuli auditifs provoquant un événement traumatique. Les rongeurs ont ensuite été traités à la rapamycine, une molécule qui bloque la synthèse des protéines juste après la remémoration afin de contrôler les interconnexions neuronales dans le cerveau. Ce traitement a permis de diminuer très sensiblement les manifestations de peur de ces rats.

Cette découverte étonnante devrait permettre d'ouvrir « une voie thérapeutique nouvelle pour traiter les troubles anxieux et les phobies », conclut le professeur Bolshakov.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

L'alcoolisme encore responsable d'un décès sur six chez les hommes
Mardi, 05/03/2013 - 14:16

Selon une étude publiée dans la revue « European Journal of Public Health », la consommation d’alcool en France a été responsable de 49 000 décès en 2009, dont 40 % surviennent avant 65 ans.

Les 36 500 décès provoqués par l’alcool chez l’homme représentent 13 % de la mortalité totale masculine et les 12 500 décès chez la femme, 5 % de la mortalité totale féminine.

L'étude souligne que « L’alcool est une cause importante de mortalité prématurée, puisqu’il est responsable de 22 % (près d’un sur quatre) des décès entre 15 et 34 ans, 18 % (près d’un sur cinq) des décès entre 35 et 64 ans et 7 % des décès à partir de 65 ans ».

Les décès liés à l’alcool sont à 30 % des cancers (15 000 décès), à 24 % des maladies cardio-vasculaires (12 000 décès), à 16 % (8 000 morts) des maladies digestives et à 16 % également des accidents et suicides. 

Bien que la consommation moyenne d'alcool pur par habitant ait été divisée par deux depuis 50 ans, elle reste très élevée dans notre pays : 27 grammes d’alcool pur par adulte et par jour, ce qui correspond à presque trois verres d’une boisson alcoolisée par jour et par adulte...

La proportion des décès liés à l’alcool parmi les hommes en France (13 %) est ainsi bien supérieure à celle observée dans d’autres pays comme par exemple la Suisse (5 %), l’Italie (3 %) et le Danemark (1 %).

D’après plusieurs études récentes, il faudrait limiter la consommation d’alcool à un demi verre par jour pour limiter les risques pathologiques.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

EJUP

Les enfants hyperactifs ont un risque de troubles psychologiques tout au long de leur vie
Mardi, 05/03/2013 - 14:11

Une étude américaine, réalisée par des chercheurs du Langone Medical Center à New York, a montré, en suivant pendant 33 ans 135 enfants considérés comme « hyperactifs », que ces derniers atteignaient un moins bon niveau professionnel et social que la moyenne et avaient plus de risques de troubles  psychiatriques à l’âge adulte.

Ce travail, qui a tenu compte de l'évolution de la classification de ce type de troubles montre en outre clairement que les sujets souffrant de troubles de l'hyperactivité pendant leur enfance, connaissent à l’âge adulte des difficultés familiales et relationnelles plus grandes et notamment un risque de divorce multiplié par trois.

Ces sujets ont par ailleurs un risque d'hyperactivité à l’âge adulte quatre fois plus grand que les sujets normaux et un risque de toxicomanie trois fois plus important.

Ces travaux soulignent en conclusion qu'il est important de mettre en place un accompagnement prolongé pour ces enfants, afin de diminuer ces risques lorsqu'ils parviendront à l'âge adulte. 

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

NCBI

La technologie 3D s'impose dans le milieu médical
Mardi, 05/03/2013 - 14:01

Jusqu'à présent, les médecins étaient plutôt sceptiques quant aux avantages de la technologie 3D. Mais cela est en train de changer. Une étude allemande révèle que les chirurgiens plébiscitent à présent les systèmes de vision 3D avec et sans lunettes. "Bien que la technologie nécessite encore quelques ajustements, elle est en train de s'imposer rapidement et de devenir indispensable dans les salles d'opération, d'autant plus qu'elle ne nécessite plus le port de lunettes spéciales", explique le Docteur Ulrich Leiner, responsable des médias interactifs au sein du Heinrich Hertz Institute.

Les chirurgiens participant à l'étude ont testé quatre systèmes d'affichage différents : 2D, 3D avec et sans lunettes, et enfin un système de projection virtuel 3D. Les images étaient fournies par des caméras endoscopiques courantes.

L'exercice consistait, en utilisant une aiguille et du fil, à recoudre une plaie avec dix points de suture dans une cavité abdominale virtuelle. Les chirurgiens n'avaient pas une vue directe sur leurs mains, et dépendaient donc de l'écran. Les résultats montent qu'avec le système de lunettes 3D, l'intervention était 15 % plus courte, avec une précision sensiblement accrue.

Le modèle qui a fait le plus d'impression aux chirurgiens était le système, encore expérimental, sans lunettes, qui utilise la technologie d'"eye-tracking", c'est-à-dire de suivi du regard. Grâce à cette technique d'avenir,  les caméras suivent de manière distincte les deux yeux, et chaque œil voit une image séparée, ce qui permet, in fine, de produire une image 3D sans lunettes.

Selon cette étude, l'assistance chirurgicale 3D sans lunettes a vocation, en association complémentaire avec la commande vocale et gestuelle, à s'imposer rapidement en chirurgie mais également dans l'ensemble de la chaîne de soins.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Fraunhofer

Première guérison au monde d'un enfant contaminé à la naissance par le Sida
Mardi, 05/03/2013 - 13:55

A l'occasion de la 20ème conférence annuelle sur les rétrovirus et les infections opportunistes, qui vient de se tenir à Atlanta, des chercheurs américains du centre hospitalier universitaire Johns-Hopkins à Baltimore et des pédiatres de l'hôpital universitaire de Jackson (Mississipi) ont annoncé le premier cas au monde de guérison apparente d'un bébé contaminé à la naissance par le virus du Sida transmis par sa mère. Le virus reste toutefois encore présent dans l'organisme de l'enfant mais à un niveau si faible qu'il reste sous le contrôle du système immunitaire, sans qu'il soit besoin de recourir au moindre traitement antirétroviral.

Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont administré au bébé, dès les premiers mois, une  trithérapie antirétrovirale. L'enfant a à présent deux ans et demi et n'est pas malade car le virus n'est plus présent qu'en infime quantité dans son organisme.

Ces travaux confirment donc les résultats de l’étude française Visconti qui avait  montré, en 2012, que des patients séropositifs bénéficiant d'une trithérapie moins de trois mois après la contamination, étaient capables, après 3 ans de traitement, de contrôler leur infection sans aucun traitement.

Ces nouveaux résultats très encourageants montrent qu'il est possible, en traitant précocement les patients infectés, de réduire leur charge virale à un niveau si bas qu'on peut envisager plus tard de supprimer tout traitement.

Rappelons qu'une seule guérison de patient séropositif a été jusqu'ici confirmée dans le monde. Il s'agissait d'un homme atteint d’une leucémie qui avait bénéficié d'une greffe de moelle osseuse d'un donneur porteur d'une mutation génétique conférant une résistance à l'infection du VIH.

Cette avancée ouvre de grands espoirs pour les 330 000 enfants qui naissent chaque année dans le monde en étant infectés par le virus du sida, essentiellement dans les pays pauvres où seulement 60 % des femmes enceintes infectées parviennent à obtenir un traitement qui peut les empêcher de transmettre le virus à leurs bébés.

Comme le souligne la pédiatre Hannah Gay, de l'hôpital universitaire de Jackson, "Nous ne pouvons pas promettre de guérir les bébés qui sont infectés mais nous pouvons essayer d'empêcher la grande majorité des infections mères-enfants en proposant systématiquement aux futures mères un test de dépistage."

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

CBS

NYT

Une "Google Map" du métabolisme humain
Lundi, 04/03/2013 - 15:37

Une équipe internationale de recherche a publié la carte virtuelle la plus complète du métabolisme humain à ce jour. Baptisée Recon 2, cette carte pourrait permettre de mieux identifier les causes de maladies comme le cancer, le diabète, les troubles psychiatriques et les maladies neurodégénératives.

Le métabolisme correspond à la conversion de la nourriture en énergie et molécules ; il est déterminé en partie par la génétique, l'environnement et la nutrition.

"Cette recherche est une étape importante de notre compréhension du génome humain et de la façon dont celui-ci s'exprime différemment selon les individus", a déclaré le directeur de l'étude, Pedro Mendes, de l'Université de Manchester.

Ce nouveau modèle constitue un nouveau pas vers la médecine personnalisée où les traitements sont adaptés en fonction du profil génétique du patient. Comme le souligne Nicolas Le Novère, de l'Institut Babraham à Cambridge, "Il s'agit d'un modèle unique à ce jour qui relie la plus petite échelle moléculaire au niveau cellulaire complet. Il intègre plus de 8000 molécules, 7000 réactions chimiques, 65 différents types de cellules humaines et la moitié des 2.600 enzymes qui sont connus en tant que cibles de médicaments".

Néanmoins, les chercheurs soulignent qu'il reste un énorme travail à accomplir car Recon 2 n'a pris en compte que 1 800 gènes, sur les quelque 20.000 gènes répertoriés dans le génome humain.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medicalxpress

UM

Vers une nouvelle classification de la maladie d'Alzheimer
Lundi, 04/03/2013 - 15:20

En utilisant la technique des cellules pluripotentes induites (iPSC), des chercheurs japonais dirigés par les professeurs Haruhisa INOUE et Nobuhisa IWATA ont pu établir une nouvelle classification des maladies d'Alzheimer et montrer qu'il était envisageable de développer une stratégie préventive contre cette maladie neurodégénérative en recourant à l'acide docosahexaéonique (DHA), un acide gras de la famille des oméga-3.

On sait depuis 2010 et les travaux de chercheurs japonais de l'Université d'Osaka, que les formes oligomères de la peptide béta-amyloïdes sont particulièrement toxiques pour les neurones et semblent jouer un rôle-clé dans le déclenchement de la maladie.

Creusant cette voie de recherche, les chercheurs ont produit des neurones à partir de cellules pluripotentes induites provenant de patients atteints d'une forme congénitale de maladie d'Alzheimer liée à des mutations de la protéine précurseur de l'amyloïde (APP). Les chercheurs ont pu constater une accumulation de béta-amyloïdes dans les cellules issues de ces patients qui présentent une mutation héréditaire APP-E693Δ e.

Les chercheurs ont  également montré qu'il existait plusieurs types distincts d'Alzheimer se caractérisant par une différence de niveaux de production de peptides béta-amyloïdes. Il semble donc que l'on s'achemine vers une nouvelle classification des patients en fonction du type d'Alzheimer identifié, ce qui permettrait de leur proposer des thérapies spécifiques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cell

Kyoto

Comment les insectes se protègent des virus...
Lundi, 04/03/2013 - 14:48

On le sait, les insectes, comme les moustiques, sont les vecteurs de nombreux virus qui peuvent être dangereux pour l'homme, comme ceux de la dengue, du chikungunya ou du Nil occidental.

Ces animaux porteurs de virus sont eux-mêmes infectés de manière persistante, tout au long de leur vie. Pourtant, fait étonnant, ils ne présentent pas ou peu de symptômes de cette infection. Eclairant ce mystère, l’équipe Virus et interférence ARN, dirigée à l’Institut Pasteur par Carla Saleh, a élucidé le mécanisme original qui permet à ces insectes de contrôler leur infection virale.

Ces recherches ont montré que le virus exerce une action de stimulation de la réponse immunitaire antivirale initiale de l’hôte, réaction qui s'ajoute à la mobilisation normale du système immunitaire. C'est ce double processus qui permet à la cellule de garder un contrôle strict de la réplication du virus.

Autre découverte intéressante et surprenante : les virus analysés semblent capables de synthétiser des fragments d’ADN à partir de leur propre molécule d’ARN ! Mais ils n'utilisent pas cette remarquable propriété pour se multiplier contrairement à certains virus, qui utilisent cette production d’ADN issu d’ARN comme un mécanisme à part entière de réplication.

Les chercheurs ont découvert que ces virus utilisaient une enzyme de la cellule pour produire cet ADN. Mais l'insecte infecté est capable, en réaction à cette "invasion", de produire une double molécule d’ARN issue du génome du virus. c'est ce mécanisme qui déclenche une seconde réponse immunitaire beaucoup plus vigoureuse.

C'est ainsi que s'instaure une sorte d'homéostasie subtile et complexe dans l'organisme des insectes infectés par un virus. Cet équilibre étonnant est "gagnant-gagnant" : le virus bénéficie d'un pouvoir de multiplication suffisant pour se propager et l'insecte parvient à garder le contrôle de la charge virale, en optimisant sa consommation d'énergie et surtout en évitant de succomber aux virus qui l'infectent !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Une nouvelle molécule anti-inflammatoire pour mieux traiter l'asthme
Lundi, 04/03/2013 - 14:33

Des chercheurs de l'Hôpital Brigham and Women (BWH) de Boston ont découvert une molécule qui contrôle les cellules responsables de la diminution de l'inflammation des voies respiratoires chez les patients atteints d'asthme, et leur découverte pourrait conduire à de nouveaux traitements bien plus efficaces pour les 300 millions de personnes asthmatiques dans le monde.

La molécule, baptisée lipoxine A4, joue un rôle-clé dans le contrôle de la réponse inflammatoire. Elle accomplit cette mission de deux façons en utilisant deux différents types de cellules immunitaires. D'une part, elle stimule les cellules tueuses naturelles pour qu'elles détruisent les cellules éosinophiles. D'autre part, cette molécule bloque également 2 types de cellules lymphoïdes impliquées dans l'inflammation en empêchant la sécrétion de molécules de signalisation cellulaire appelées interleukine-13.

Ces chercheurs ont travaillé sur les poumons et le sang de 22 sujets souffrant d'asthme. Ils ont pu montrer le rôle important joué par les cellules tueuses immunitaires et les deux types de cellules lymphoïdes dans l'inflammation bronchique chez les participants affectés par une forme sévère d'asthme.

"La plupart des patients atteints d'asthme sévère ont une inflammation chronique des voies respiratoires qui finit par être très invalidante malgré les traitements disponibles", souligne le Professeur Levy. Il ajoute que "Ces travaux dévoilent de nouvelles cibles cellulaires qui régulent l'inflammation, ce qui permettra le développement de nouveaux médicaments à base de lipoxine pour diminuer l'inflammation chronique de l'asthme mais aussi d'autres maladies. "

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Redorbit

Insuline : l'activité physique fréquente mais modérée est la plus efficace
Samedi, 02/03/2013 - 18:05

De nombreuses études épidémiologiques suggèrent que la durée d'un exercice physique est associée à une réduction du risque cardio-vasculaire, indépendamment de l'intensité de cet effort.

Selon une étude américaine, une activité physique de basse intensité, comme la marche, le bricolage ou le ménage, sur une longue période, améliore plus efficacement, chez des sujets sédentaires et à dépense d'énergie constante, l'action de l'insuline et des lipides plasmatiques que de brèves périodes d'exercices intenses.

Pour arriver à ces conclusions, l'étude a analysé l'activité de 18 sujets sains et minces, âgés de 21 ans et soumis au hasard à trois régimes d'activité physique différents, combinant différentes durées et degré d'intensité, pendant quatre jours.

Les analyses et bilans chimiques et sanguins ont montré que des exercices ponctuels intenses ne pouvaient pas compenser une sédentarité prolongée et notamment une position assise quotidienne de plusieurs heures. En revanche, des "micro-activités" constantes d'intensité modérée semblent plus efficaces en terme de protection cardio-vasculaire, et plus faciles à pratiquer.

Une étude finlandaise réalisée sur 3 300 personnes suivies pendant 25 ans avait pourtant montré en 2004 que  les diabétiques de type 2, qui étaient très actifs dans leurs loisirs, avaient un risque réduit de 30 % de mort due à une cause cardiaque, et que ceux qui étaient modérément actifs avaient un risque réduit de 15 % par rapport au groupe le plus sédentaire.

Activités physiques intenses mais courtes ou modérées mais plus étalées, le débat reste donc ouvert et de toute manière, rien n'empêche de pratiquer les deux types d'exercices !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PLOS

L’hypertension masquée : un phénomène gravement sous-estimé chez les seniors
Samedi, 02/03/2013 - 17:58

L’hypertension artérielle augmente avec l’âge et à partir de 60 ans, deux tiers des personnes sont hypertendues. Cette pathologie, qui touche plus de 10 millions de personnes en France, constitue un des principaux facteurs de risque d’accident vasculaire.

Avec l'arrivée récente des appareils électroniques de contrôle de la tension, les scientifiques ont découvert une nouvelle forme insidieuse d’hypertension artérielle, l'hypertension artérielle masquée. Sans qu'on en connaisse la cause, celle-ci se caractérise par le fait que la pression artérielle du patient est normale chez le médecin mais trop élevée à son domicile.

Cette étude a pu évaluer la fréquence de l’hypertension artérielle masquée dans une population de 1481 personnes âgées de 73 à 97 ans. L’étude a révélé que l’hypertension artérielle concernait 40 % des participants. Ceux-ci avaient une pression artérielle normale chez le médecin mais présentaient une hypertension lors des contrôles à domicile.

Les chercheurs ont également calculé que le risque chez ces personnes de développer une hypertension artérielle permanente était multiplié par 7, si elles étaient déjà traitées et par 17, si elles ne prenaient aucun médicament hypotenseur.

« Ces résultats soulignent l’importance de l’automesure de la pression artérielle à domicile chez les personnes âgées afin de diagnostiquer une hypertension artérielle masquée, par nature non détectable par le médecin, et montrent la nécessité de mettre en place des mesures pour baisser la pression artérielle et ainsi réduire le risque vasculaire » souligne le Professeur Christophe Tzourio.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NCBI

Hypertension

Vers une détection précoce de l'autisme
Vendredi, 01/03/2013 - 19:47

Selon une étude américaine réalisée par des chercheurs de la Yale School of Medicine, il serait possible de détecter dès 6 mois les premiers signes précurseurs de l'autisme. Une équipe dirigée par Katarzyna Chawarska, professeur de pédiatrie de la Yale School of Medicine, a analysé le lien entre les déficits de l'attention et le risque d'autisme chez les patients ayant des antécédents familiaux de la maladie.

Les résultats de l'étude indiquent une incidence plus élevée de l'inattention chez les nourrissons dont les parents ont connu eux-mêmes des troubles autistiques.

"Depuis plusieurs années, nous avons travaillé sur l'identification des signes précoces de l'autisme et n. Nous voulons comprendre comment des nourrissons qui risquent de développer plus tard un autisme modifient leur comportement par rapport aux autres enfants sans troubles", souligne le docteur Chawarska.

Cette étude a utilisé une technologie innovante de suivi de vision pour analyser les réactions de 67 enfants à risque et 50 nourrissons du groupe témoin. Les nourrissons ont été exposés à un film leur montrant une femme effectuant diverses tâches familières et les interpellant à certains moments. Les chercheurs ont constaté que les enfants ayant des antécédents familiaux d'autisme ont tendance à passer moins de temps à regarder la vidéo que les enfants sans prédispositions autistiques.

Cette découverte pourrait permettre de mieux détecter l'autisme chez les très jeunes enfants et d'améliorer la prise en charge de cette pathologie lourde.

Les troubles du spectre autistique (TSA) se manifestent en général avant l'âge de 3 ans et sont associés à des anomalies dans les interactions sociales et la communication. On estime qu'un enfant américain sur 88 est autiste et la prévalence de cette pathologie aurait été multipliée par 10 depuis 40 ans.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NIHM

YDN

Traiter efficacement un AVC grâce au cholestérol
Vendredi, 01/03/2013 - 19:32

Des chercheurs de l’hôpital Bichat et de l'Inserm ont montré les effets bénéfiques du bon cholestérol dans la réduction des complications hémorragiques liées à l'unique traitement disponible des accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Le traitement de référence pour les AVC consiste en l’injection intraveineuse d’un médicament, l'Actilyse, qui aide à dissoudre le caillot. Ce traitement ne fonctionne que pour quatre patients sur dix et uniquement si l’injection est pratiquée moins de 4 heures après les premiers symptômes d’AVC. Mais cette thérapie peut provoquer une hémorragie cérébrale fatale dans 5 % des cas.

Le traitement expérimenté utilise des lipoprotéines de haute densité (HDL). Leur rôle est d’évacuer le mauvais cholestérol présent dans les artères et de l'emmener jusqu'au foie. Les chercheurs ont montré chez le rat que cette thérapie réduirait de 90 % le risque de complication hémorragique.

Si cette découverte est confirmée chez l'homme, elle pourrait révolutionner la prise en charge de l’attaque cérébrale et offrir de nouvelles perspectives pour améliorer la guérison des patients victimes d’AVC. On pourrait même imaginer, à plus long terme, de produire par génie génétique des particules analogues aux HDL.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Stroke

L'Europe s'engage pour développer l'implant auditif du futur
Vendredi, 01/03/2013 - 19:29

Actuellement, un Européen sur six souffre d'un trouble auditif suffisamment grave pour affecter sa qualité de vie. Le handicap auditif a un impact fort sur la capacité d'une personne à communiquer et à nouer des liens sociaux et amicaux et les troubles auditifs sont un facteur de dépression, d'anxiété et d'isolement.

On distingue trois types de troubles de l'audition : la perte d'audition conductive, la perte d'audition neurosensorielle et la perte d'audition mixte. La perte d'audition neurosensorielle, liée à l'âge, correspond à une destruction progressive des cellules ciliées de l'oreille interne.

La perte d'audition est un fléau social qui coûte à l'Europe près de 213 milliards d'euros par an, soit 1000 euros par foyer et par an. Pour s'attaquer à ce problème majeur, l'Union européenne a lancé le projet NeuEar qui va durer jusqu'en 2015. Ce projet vise à concevoir un nouvel implant auditif performant et fiable qui permette une restauration de la fonction auditive plus poussée que celle offerte par les implants cochléaires actuels qui ont atteint leurs limites techniques.

Le projet NeuEar développe un prototype de l'implant capable de restaurer l'audition et de permettre une réelle régénération des neurones auditifs. En outre, ce projet ouvrira la voie à la thérapie régénérative sans utiliser d'électrodes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cordis

Découverte d'une protéine atypique impliquée dans les maladies neurodégénératives
Vendredi, 01/03/2013 - 19:24

Des chercheurs du Centre allemand sur les maladies neurodégénératives (DZNE) de Munich (Bavière), dirigés par Dieter Edbauer et Christian Haass, ont découvert une protéine responsable de certaines maladies génétiques du système nerveux, telles que la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et la démence fronto-temporale (DFT).

Une équipe du Centre de Recherche de l'Institut du cerveau et de la moelle épinière (CRICM) avait déjà découvert, l'an dernier, une répétition anormale de la séquence GGGGCC dans le gène C9ORF72, qu'elle pensait liée au déclenchement de certaines maladies neurodégénératives.

Les recherches allemandes confirment cette hypothèse et montrent que chez les individus sains, cette séquence est présente moins de 20 fois, alors qu'elle se répète des centaines de fois chez les malades atteints de maladies neurodégénératives.

Comme le souligne Dieter Edbauer, "Ce sont des protéines extraordinaires qu'on ne trouve pas habituellement dans l'organisme ; elles ne semblent pas avoir de fonctions utiles et ne sont pas dégradables, ce qui explique qu'elles puissent s'accumuler et former des plaques pathogènes qui finissent par endommager les cellules nerveuses."

Les chercheurs vont à présent essayer de trouver le moyen de bloquer l'action de cette protéine dont le mécanisme de synthèse est très original.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

DZNE

Les principaux troubles psychiatriques auraient des bases génétiques communes
Vendredi, 01/03/2013 - 19:13

Des chercheurs américains ont analysé le patrimoine génétique de 33 332 patients atteints de troubles envahissants du développement (ou troubles autistiques), de troubles du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH), de troubles bipolaires, de dépression majeure et de schizophrénie. Leur génome a été comparé à celui d’un groupe témoin composé de 27 888 personnes non atteintes de ces troubles.

Les scientifiques ont découvert que les cinq troubles avaient en commun des défauts sur les chromosomes 2 et 10 ainsi que sur deux gènes participant à la régulation du calcium dans les cellules du cerveau. L’un des gènes, baptisé CACNA1C, n’avait dans un premier temps été retrouvé que dans les troubles bipolaires et dans la schizophrénie.

L’étude précise que les gènes impliqués ne peuvent à eux seuls expliquer les causes de ces troubles mais qu'il existe néanmoins des variations spécifiques du polymorphisme nucléotidique associées à une gamme de troubles psychiatriques touchant les enfants comme les adultes. Il semble notamment que les variations des gènes activant les canaux calciques aient un impact majeur sur les risques de psychopathologies.

Les gènes étudiés provenaient de surcroît tous de personnes d’origine européenne, selon les auteurs de l’étude, qui estiment que les résultats pourraient être différents avec des personnes originaires d’autres régions. Ils espèrent également que les résultats de l’étude permettront un meilleur diagnostic des maladies psychiatriques.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Lancet

Les traitements contre le VIH sont rentables pour la collectivité
Vendredi, 01/03/2013 - 17:56

Une étude publiée dans la revue Science montre que les bénéfices médicaux et sociaux de l'extension des traitements antirétroviraux contre le VIH dans la province rurale du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud compensent largement leurs coûts pour la collectivité.

Ces chercheurs ont réalisé une analyse de l'essai HIV Prevention Trials Network 052 qui avait montré que les malades infectés par le VIH avaient un risque de transmettre le virus à leur partenaire réduit de 96 % en prenant des médicaments antirétroviraux.

Ce travail montre que depuis que les traitements ont été étendus à toute la région concernée, l'espérance de vie des adultes dans le KwaZulu-Natal a augmenté de 11 ans ! Le coût moyen de ces traitements étant de l'ordre de 500 euros, la rentabilité médicale et sociale de cette extension ne fait aucun doute.

Ces recherches ont également pu montrer que les bénéfices, en terme de survie, du traitement aux antirétroviraux, étaient 26 fois supérieurs au coût des traitements.

Cette étude confirme, s'il en était besoin, que l'extension des traitements antirétroviraux en Afrique permet, pour un coût modeste, de sauver de nombreuses vies mais également à terme, pour les systèmes de santé des pays concernés, de réaliser des économies importantes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

Transplantation d'organes : identification d'une nouvelle cause du rejet
Vendredi, 01/03/2013 - 17:21

Une équipe de recherche dirigée par Marie-Josée Hébert, du Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, a découvert une nouvelle cause de rejet chez certains patients greffés d'un rein.

Les chercheurs ont en effet identifié pour la première fois une nouvelle famille d'anticorps, les anti-LG3. Lorsque ces anticorps sont activés, ils provoquent  de violents rejets et entraînent un risque important de perte de l'organe.

L'équipe canadienne a montré que ces anti-LG3 réagissent contre la protéine LG3, qui joue un rôle important dans la réparation et la régénération vasculaire du rein greffé. « Pour ces patients, la sécrétion du LG3 par le nouveau rein stimule l'activité de ces anticorps qui attaquent et endommagent le système vasculaire du greffon, ce qui peut malheureusement entraîner la perte de l'organe transplanté », souligne la Professeure Hébert.

Cette découverte est importante car elle pourrait permettre de prédire le risque de rejet grave. Elle devrait également déboucher sur de nouvelles thérapies visant à bloquer les anticorps anti-LG3 avant la transplantation afin de réduire les risques de rejets.

Les chercheurs pensent également que cette découverte pourrait expliquer les raisons des rejets de certaines greffes de poumons et de foie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

AJT

Mieux contrôler le stress pour prévenir la douleur chronique
Vendredi, 01/03/2013 - 17:17

Des théories récentes suggèrent que la douleur chronique pourrait être en partie entretenue par des réponses physiologiques inadaptées de l'organisme face à un stress récurrent.

Une étude de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal (IUGM) a examiné les associations entre les niveaux de base de cortisol recueillies pendant sept jours consécutifs, les volumes de l'hippocampe et l'activation du cerveau à des stimulations thermiques administrées chez 16 patients souffrant de douleurs chroniques au dos et chez 18 sujets témoins en bonne santé.

Les résultats ont montré que les patients souffrant de douleurs chroniques au dos présentaient des niveaux plus élevés de cortisol que les sujets témoins. Chez ces patients, ce niveau élevé de cortisol a été associé au volume de l'hippocampe plus petit et à une douleur plus forte, comme le montre l'activité constatée dans le gyrus parahippocampique antérieure, une région impliquée dans l'anxiété d'anticipation.

Ces résultats confirment et éclairent les liens entre stress et  douleur chronique en montrant que la réponse endocrinienne provoquée par le stress induit des changements dans la fonction hippocampique qui peuvent contribuer à rendre la douleur persistante. Il serait donc indiqué, pour les personnes souffrant de douleur chronique, d'essayer de prévenir les effets aggravants du stress.

Ce travail ouvre de nouvelles voies pour les sujets souffrant de douleurs en leur proposant une gestion du stress par divers moyens comme la relaxation ou la méditation.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

Brain

Reflux gastro-œsophagien : une nouvelle option thérapeutique avec l'anneau magnétique
Vendredi, 01/03/2013 - 16:50

Une étude américaine montre qu'une nouvelle technique, l'anneau magnétique anti-reflux, donne de bons résultats dans la prise en charge des patients souffrant de reflux gastro-œsophagien (RGO) chroniques.

Il s'agit du dispositif LINX : un anneau magnétique anti-reflux implanté par laparoscopie autour du sphincter de l'œsophage. Testé chez des patients résistant au traitement médical, il normalise ou limite fortement l'exposition oesophagienne à l'acide.

Le reflux gastro-œsophagien est une affection courante, qui concerne jusqu'à 20 % des patients des pays occidentaux. Les traitements actuels reposent principalement sur les inhibiteurs de la pompe à protons mais ne soulagent que 60 % des patients. La fundoplicature chirurgicale, qui consiste à envelopper l'estomac, permet d'améliorer l'état des malades mais il s'agit d'un acte lourd et qui peut entraîner des effets secondaires.

Le dispositif LINX est constitué d'un anneau fait de microbilles en titanium, reliées par des cœurs magnétiques. LINX est placé autour de l'œsophage juste au-dessus de l'estomac par laparoscopie. Ce système permet de contrôler la remontée des reflux acides. Toutefois, les billes peuvent se séparer momentanément, permettant à la nourriture de passer dans l'estomac. Le système LINX été approuvé par la Food & Drug Administration en mai 2012.

Cette étude réalisée sur 100 patients souffrant de reflux gastro-œsophagien depuis une dizaine d'années et munis d'un anneau LINX, montre qu'après l'implantation, 64 % des patients obtiennent une normalisation de l'exposition œsophagienne à l'acide ou une réduction de plus de 50 % à un an.

Grâce à ce dispositif, la qualité de vie des patients a pu être améliorée chez 73 % d'entre eux et au bout de trois ans, 87 % des patients ont complètement arrêté le traitement médicamenteux. Dernier avantage de cette thérapie : aucun régime alimentaire particulier n'est nécessaire.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

NEJM

Un peu de vin rouge pour un cerveau en pleine forme !
Vendredi, 01/03/2013 - 16:44

Selon une étude réalisée par l'Hôpital Henry Ford de Detroit, le resvératrol, une substance présente à haute concentration dans le raisin et le vin rouge, aurait sur le rat un effet protecteur en matière de déclin cognitif et de perte d'acuité sensorielle.

«Nos travaux montrent l'efficacité du resvératrol en matière de prévention des processus inflammatoires, un type de réponse biologique que l'on retrouve dans de multiples pathologies, comme la maladie d'Alzheimer, le cancer, le vieillissement et la perte d'audition», souligne Michael D. Seidman, qui a dirigé cette étude à l'hôpital Henry Ford.

Ces travaux confirment que le mécanisme protecteur du resvératrol est lié à son effet sur l'enzyme cyclo-oxygénase-2 (COX-2, une des clés du processus inflammatoire), sur l'expression des protéines et sur la formation des radicaux libres qui joue un rôle important dans le métabolisme de la cellule.

Ces résultats suggèrent que le resvératrol peut exercer un effet protecteur, à la fois contre le déclin cognitif et la perte d'acuité sensorielle, grâce à l'inhibition de la COX-2 et de la formation de radicaux libres, bien qu'il soit probable que d'autres mécanismes inconnus soient également impliqués.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

HR

Le virus du Sida augmente les risques de surdité
Vendredi, 01/03/2013 - 16:39

En dépit des remarquables avancées dans les traitements contre le virus du SIDA (trithérapie et antirétroviraux), qui ont permis aux malades d’avoir une espérance de vie similaire à celle des personnes séronégatives, l'organisme fragilisé par le virus peut développer certaines maladies opportunistes mais également certains handicaps.

Des chercheurs taïwanais viennent de montrer par exemple que 84 % des séropositifs devront au cours de leur vie consulter un oto-rhino-laryngologue pour des problèmes de perte d’audition. Plus du tiers de ces patients souffrent d’une surdité sensorielle liée à différents facteurs : effet d’une co-infection virale ou bactérienne, effets toxiques des antirétroviraux sur l’audition ou impact de l’infection du VIH sur le nerf auditif.

Pour mesure l'effet du Sida sur l’appareil auditif, ces chercheurs ont étudié les dossiers médicaux de plus de 8 700  patients séropositifs et de 43 800 personnes-témoins. Ils ont ainsi pu montrer que les jeunes patients infectés par le VIH, et âgés de 18 à 35 ans, avaient deux fois plus de risques de surdité de perception par rapport au reste de la population. Aucun lien n'a cependant été trouvé entre le stade de la maladie et la probabilité de développer un trouble de l’audition.

Ce travail montre également que la prévalence observée chez ces jeunes est proche de celle observée chez les personnes de plus de 36 ans séronégatives, ce qui confirme que le sida accélère le vieillissement biologique naturel.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JAMA

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Un concept de voiture autonome britannique à l'essai
Mercredi, 06/03/2013 - 15:05

Des scientifiques de l’université d’Oxford, dirigés par le professeur Paul Newman, travaillent sur un concept de voiture autonome et interactive plus avancé que celui de Google, capable de s'adapter aux modifications brusques de l'environnement et des conditions climatiques, comme la neige, la pluie ou le brouillard.

Ce système qui fonctionne jusqu'à 65 km/heure, prendra la forme d'un module qui s'adaptera aux véhicules existants. Il est expérimenté sur une voiture électrique Nissan Leaf depuis 2011 et, selon les chercheurs, il serait capable de s’arrêter automatiquement pour laisser passer les piétons et saurait proposer au conducteur de prendre la main dans certaines circonstances.

Combinant radar et balayage 3D, ce dispositif peut établir en temps réel une carte virtuelle de l’environnement de la voiture bien plus précise et complète que celle fournie par un GPS. Ce système pourra en outre être alimenté et enrichi par les données provenant d’autres véhicules ou via l'Internet.

Paul Newman souligne cependant que "Ce système n'a pas pour but de donner une totale autonomie à la voiture. Il sait en revanche prendre le relais du conducteur quand l'environnement et les conditions de circulation le permettent."

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Guardian

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