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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 397
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 14 Septembre 2006
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Egalement dans ce numéro
TIC
Cours sur DVD en première année à la fac de médecine de Grenoble
Microsoft présente son nouveau moteur de recherche "Live Search"
Première application commerciale de l'e-Paper d'iRex
Les compagnies de téléphonie mobile planchent sur la 4G
Les militaires US auront bientôt la mémoire dans la peau
Un ordinateur capable de lire les émotions
Matière
Une hydrolienne pour les eaux profondes
Chaque foyer veut sa propre centrale électrique
Un village autrichien fait le pari de l'autosuffisance énergétique
L'Allemagne se lance dans l'énergie éolienne offshore
Un biocombustible dérivé du plancton
Espace
ISS : une étape-clé de l'assemblage s'achève
Vivant
Consommer des antioxydants pour vivre plus longtemps
Les signatures génétiques du cancer du colon et du sein identifiées
Mélanome : l'espoir de la thérapie génique
Les cellules cancéreuses poussées au suicide
Cancer de la prostate débutant : un choix difficile
Alzheimer : une protection par les jus de fruits et de légumes
Des souris génétiquement modifiées insensibles à la depression
Un surpoids même léger réduit sensiblement l'espérance de vie
Alcool : mortalité qui reste élevée en France malgré une baisse de la consommation chez les jeunes
Un nouveau marqueur biologique pour le risque d'infarctus
Homme
Free parie sur le très haut débit par la fibre optique et lance le "service universel gratuit"
Edito
Édito: Cinq ans après



Dans la nuit qui suivit le 11 septembre 2001 j'avais rédigé un éditorial que j'avais intitulé « Sachons garder la tête froide ». Nous reproduisons ce texte ci-dessous, juste après l'éditorial de ce jour.

Si vous disposez de quelques minutes, je vous invite à le relire avec attention. Ce texte écrit à chaud, alors que le Monde était encore sous la pression cauchemardesque d'un événement pourtant inimaginable quelques heures auparavant, m'a valu plusieurs centaines, sinon plusieurs milliers d'échanges, de mails, d'entretiens depuis cette date, tant les quelques réflexions de bon sens qui avaient surgi de ma plume sous la pression de l'instant se sont révélées, ultérieurement, comme particulièrement prémonitoires.

Cinq ans après, il faut reconnaître que l'Occident a enchaîné un ensemble de décisions qui ont fait reculer notre Monde. Soit nous aurions su, avec calme et intelligence, dominer la situation créée par ces attentats et alors notre civilisation serait sortie renforcée de cette épreuve, soit nous dégainions comme un cow-boy blessé et alors nous paierions très cher ce manque de sang-froid.

Malheureusement, c'est cette seconde voie, sans issue, qu'ont décidé d'emprunter les Etats-Unis d'Amérique, la plus grande démocratie du Monde.

Tant que cette nation dominante mais aussi avec elle l'ensemble de l'Occident ne reconnaîtront pas leur erreur, la violence ne fera que croître en Irak, en Afghanistan, en Palestine, au Liban et la haine trouvera de plus en plus de terreaux favorables dans l'ensemble de l'Islam.

Avant d'organiser le Monde comme si c'était toujours l'Autre qui a tort, l'Occidental doit perdre l'arrogance qu'il a trop souvent avec l'étranger.

Avec notre consumérisme, nos images, nous avons envahi l'ensemble de la planète : l'Occident a voulu imposer partout ses modes de vie.

Face à cette déferlante, les traditionalistes, qui pensent pourtant être les ultimes défenseurs de l'authentique et qui ne pouvaient plus s'appuyer sur des états forts, gardiens légitimes placés là par l'histoire, se sont souvent réfugiés dans les religions pour exprimer leur rejet de cette modernité imposée. Cela est vrai à Kaboul, à Karachi, à Téhéran, au Caire, à Alger, à Rabat mais aussi à La Courneuve, à Londres ou New York.

Face à cette montée des intégrismes, nos démocraties ne devaient surtout pas réagir en lançant des croisades comme l'avait fait la chrétienté il y aura bientôt un millénaire.

Et pourtant, c'est exactement ce qu'ont fait les Etats-Unis, la démocratie la plus puissante du Monde...

Et 5 ans après, Ben Laden, celui qui a organisé sinon imaginé et financé les attentats du 11 septembre, vient régulièrement narguer le Président de la première puissance du Monde sur les écrans de télévision et d'ordinateur, en gérant avec cynisme les moments choisis pour intervenir.

Chacune de ces apparitions attendues avec fanatisme par les populations les plus déshéritées des pays arabes est un véritable affront non seulement pour la première nation du Monde mais aussi, pourquoi le nier, pour l'ensemble de l'Occident.

La priorité des priorités, comme je l'avais déjà demandé avec angoisse il y a 5 ans, n'est pas de voir la première armée du Monde se transformer en matamore mais bien d'éliminer systématiquement et sans bruit tous ceux qui veulent détruire nos démocraties.

Or, le simple citoyen que je suis ne peut pas comprendre que la puissance la plus riche et potentiellement la mieux renseignée au Monde n'ait pas encore pu débusquer Ben Laden.

C'est là un mystère qui ne rassure personne et surtout qui ne fait pas diminuer ce pénible sentiment d'insécurité qui a envahi tant d'habitants de notre planète le 11 septembre 2001.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Cours sur DVD en première année à la fac de médecine de Grenoble
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

La faculté de médecine de Grenoble, qui n'arrive plus à gérer l'afflux d'étudiants, a effectué le 11 septembre une distribution gratuite de DVD dans le but de révolutionner le travail en première année, a indiqué le doyen de la faculté, Bernard Sèle, en présentant sa réforme. "Notre expérience est une première en France, elle intéresse toutes les universités confrontées comme nous à un afflux massif d'étudiants, pas seulement la médecine", a affirmé le doyen. Les 1.400 étudiants de première année ont assisté à une présentation du DVD, dont chaque étudiant a reçu un exemplaire contre l'engagement signé "de ne pas le reproduire à des fins lucratives".

M. Coutures, Médecin ayant participé à l'élaboration du DVD, précise : "Le projet n'est pas simplement une distribution de cours en DVD, mais une nouvelle pédagogie qui fonctionne sur quatre semaines: la première, l'étudiant apprend les cours sur DVD. La deuxième, il pose des questions au professeur par Internet. La troisième, au sein d'un groupe de 160 étudiants, il rencontre l'enseignant. Enfin, la 4e, il bénéficie d'un tutorat d'étudiants volontaires de 3e année, encadrés par des professeurs". La faculté a acheté 128 ordinateurs, mis à la disposition des élèves, et créé deux DVD totalisant 461 heures de cours. La réforme représente un effort financier de 370.000 euros. "Notre but n'est pas de faire des économies mais de mettre fin à la dégradation des conditions de travail des étudiants", a déclaré M. Sèle.

Les enseignants de la faculté ont eux décidé de jouer le jeu. «Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce système demande encore plus d'investissement de la part des professeurs puisqu'il y a une multiplication de cours interactifs dans des amphis plus petits pour mieux aider les étudiants», explique Emile Reyt, professeur d'ORL. L'utilisation des DVD s'inscrit dans le cadre plus large d'une réforme pédagogique nommée " MedaTice " qui s'appuie sur les Tice, technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement.

UG

MediaTice

Microsoft présente son nouveau moteur de recherche "Live Search"
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Microsoft a dévoilé, le 12 septembre, la version officielle de son nouveau moteur de recherche, Windows Live Search, destinée à concurrencer directement Google. Windows Live Search remplacera ainsi le moteur de recherche actuel de Microsoft, MSN Search, dans 47 pays et en 23 langues différentes. Avec sa nouvelle stratégie Live, dont le moteur de recherche est l'un des principaux piliers, Microsoft espère ainsi profiter de la manne générée par la publicité en ligne et dont Google tire la majorité de ses revenus. La compagnie souhaite augmenter ses parts dans la recherche puisqu'elle se situe actuellement en troisième position dans ce marché, loin derrière Yahoo! et Google, avec une moyenne de 3,8 millions d'utilisateurs par mois (Source NNR, 1er semestre 2006), derrière Google (15,3 millions d'utilisateurs) et Voila (4,8 millions).

«Avec Windows Live Search, je suis très confiant que nous pouvons arracher des parts de marché à nos concurrents», a expliqué Derrick Connell, directeur général du moteur de recherche chez Microsoft. Pour augmenter ses parts de marché, Microsoft mise sur une interface graphique améliorée et sur la possibilité pour les internautes d'effectuer des recherches très précises.

Les innovations apportées par Live Search sont donc la possibilité de personnaliser la page d'accueil du moteur de recherche grâce aux flux RSS et de créer son propre moteur de recherche grâce aux macros (plusieurs centaines de gadgets et de macros sont déjà disponibles sur le site Windows Live Gallery) Deux autres fonctionnalités sont proposées : la recherche d'images, un service développé pour le web 2.0, et Windows Live Local, un service en ligne associant annuaire et service de cartographie. Enfin, sur le plan de la mobilité, Live Search est disponible sur téléphone mobile .

Microsoft

Première application commerciale de l'e-Paper d'iRex
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

iRex, qui appartient au géant néerlandais Philips, nous promettait depuis quelque temps déjà un livre électronique qui se lirait exactement comme un livre normal, à cette différence près que son contenu pourrait varier en pressant simplement un bouton. Après plusieurs prototypes, il semble que le produit soit prêt à être commercialisé. iRex présente sa première interprétation commerciale du livre électronique, et s'appuie sur Linux pour en assurer le fonctionnement.

Même s'il reste plus encombrant qu'un classique bloc-note en papier, le livre électronique d'iRex est tout à fait opérationnel, et s'adresse davantage au monde de l'entreprise ou de l'éducation qu'à un usage strictement privé. D'ailleurs, son prix, fixé au lancement à 650 euros, en refroidira plus d'un.

Surnommé iLiad, ce livre électronique a pour vocation de remplacer tous les livres et manuels que nos chères têtes blondes sont obligées de transbahuter avec elles sur le chemin de l'école. En clair, iLiad est un cartable entier à lui tout seul. Doté d'un écran tactile, il peut également servir à la prise de notes, et reconnaît l'écriture manuscrite, pour peu qu'elle n'émane pas d'un médecin... Le logiciel MyScript de VisionObjects peut d'ailleurs être livré avec l'appareil. Il permet, entre autres choses, de remplir à la main des formulaires avant de les expédier par voie électronique à leur destinataire.

iLiad reconnaît les formats PDF, XHTML, TXT, APABI (caractères chinois), OEB (Open eBook) et MP3, entre autres. D'autres formats peuvent être inclus à la demande, dans un effort de personnalisation. Sous sa coque de 217 mm de long sur 155 mm de large (16 mm d'épaisseur), on retrouve un processeur XScale cadencé à 400MHz, 64Mo de RAM pour les opérations courantes, et 128Mo de mémoir Flash pour le stockage.

De quoi, si l'on en croit iRex, contenir les éditions de votre quotidien préféré pendant un mois, ou une trentaine de livres de taille moyenne. iLiad pèse 390 grammes, ce qui n'en fait pas vraiment un poids plume, mais son écran monochromatique SVGA (16 nuances de gris, en 160 dpi) affiche une résolution de 1024 x 768 pixels, pour des dimensions d'environ 15 cm sur 12,5 cm. La batterie du iLiad lui confère une autonomie d'une semaine à raison de trois heures d'utilisation par jour.

GNT

Les compagnies de téléphonie mobile planchent sur la 4G
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Les opérateurs mondiaux de téléphonie mobile et les fabricants de téléphones misent sur une nouvelle avancée dans les techniques de transmission pour relancer une croissance des communications mobiles que la technologie de troisième génération n'a pas fait décoller autant qu'espéré. Les transmissions mobiles de quatrième génération, baptisées 4G, devraient permettre aux utilisateurs de bénéficier de services équivalents à ceux disponibles aujourd'hui sur un ordinateur personnel équipé d'une connexion haut débit. "La 4G va rendre possible le haut débit pour l'envoi de données et d'informations centrées sur l'image alors que les technologies mobiles précédentes sont toutes orientées autour de la voix", explique Ali Tabassi, vice-président de l'innovation technologique chez l'américain Sprint Nextel.

Au cours des dernières années, les opérateurs mobiles ont dépensé des milliards de dollars pour rendre leurs réseaux plus rapides dans l'espoir de dynamiser leur chiffre d'affaires et compenser l'anémie de la croissance des communications vocales, grâce à de nouveaux services basés notamment sur la vidéo, la photo ou l'accès au Net. La croissance enregistrée dans l'utilisation de ces services de troisième génération (3G) a cependant été plus lente que prévu.

N'ayant pas encore réussi à s'imposer auprès du grand public, la technologie 3G, qui permet des communications vidéos et un accès à l'Internet sans fil, est désormais source d'inquiétude dans la mesure où le profit généré pourrait être inférieur aux énormes investissements consentis pour construire les réseaux. "La 3G a été un échec", tranche Kim Ki-ho, vice-président des réseaux téléphoniques du sud-coréen Samsung. "Le marché n'a pas répondu et la technologie est déjà obsolète". D'autres ne sont pas d'accord. "Nous commençons à peine à atteindre la courbe exponentielle en termes de transfert de données avec la 3G", a déclaré à Reuters Kristin Rinne, chargée de la technologie chez Cingular Wireless.

"Nous allons devoir prouver que nous pouvons offrir ces produits et services aux utilisateurs. Si nous n'y arrivons pas, la question de la 4G ne se posera même pas", a-t-elle ajouté.

L'Union internationale des télécommunications (UIT) définit la technologie 4G comme une technologie sans fil qui permet des débits de 100 mégaoctets par seconde lorsque l'utilisateur bouge et d'un gigaoctet par seconde lorsque celui-ci est à l'arrêt. En considérant le débit le plus élevé, il est possible de télécharger un film en 5,6 secondes et d'envoyer 100 chansons en 2,4 secondes, selon Samsung Electronics. Le spectre pour les services 4G sera attribué lors d'une conférence mondiale en octobre 2007 et le lancement commercial de la technologie est attendu à l'horizon 2010. Sprint Nextel a indiqué récemment qu'aux côtés de Samsung, Motorola et Intel, il investirait jusqu'à trois milliards de dollars dans les deux années à venir pour construire un réseau 4G utilisant la technologie WiMax.

Reuters

Les militaires US auront bientôt la mémoire dans la peau
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

La firme américaine VeriChip vient de signer un accord avec le Pentagone, afin de fournir les forces armées US en puces RFID, lesquelles seraient implantées sur tous les militaires envoyés sur des théâtres d'opération, et comporteraient, outre le nom et le numéro de matricule de l'intéressé, diverses informations médicales. La spécialité de VeriChip, ce sont les puces RFID, et sa dernière idée en date est d'en implanter de la taille d'un grain de riz sous la peau des personnels des forces armées américaines, afin de mieux traiter leurs blessures sur le terrain. Mais ce n'est pas sans risque.

Bien qu'elle ait obtenu une certification de classe II de la part de la Food and Drug Administration, la technologie proposée par VeriChip est tout de même relativement intrusive. L'opération doit se faire dans des conditions optimales de propreté, bien entendu, mais une fois en place, la puce... n'y restera pas forcément ! De même, elle peut occasionner des allergies, voire se détériorer dans certaines conditions de chaleur extrême, et rendre certaines imageries médicales inopérantes. Enfin, il convient de choisir soigneusement l'endroit où elle sera implantée, car en cas de perte d'un membre lors d'une explosion, par exemple, adieu les données...

VeriChip et la FDA ont conscience des risques, mais en ces temps où les forces armées américaines sont déployées aux quatre coins du monde, parfois sur des théâtres d'opération où le risque physique est omniprésent, la perspective de regrouper sur une simple puce RFID toutes les informations médicales relatives à un militaire est alléchante. Du fait qu'elle est inerte, autrement dit qu'elle n'émet aucun signal, la puce RFID ne peut servir à localiser la personne qui la porte ; elle n'a pas besoin non plus d'une source d'énergie pour fonctionner. Les informations qu'elle regroupe sont chiffrées, rassemblées dans une base de données requiert un identifiant et un mot de passe. L'implantation de ces puces auprès des forces armées américaines devrait commencer dans les prochains mois, sur la seule base du volontariat, au départ. Si l'expérience est probante, une généralisation est envisageable.

GNT

Un ordinateur capable de lire les émotions
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

L'Université de Cambridge, en collaboration avec MIT aux Etats-Unis, a développé un programme de reconnaissance émotionnelle. Grâce à un système de camera, le programme cible 24 points précis du visage tels que la pointe de nez, les sourcils, le coin de la bouche, etc. Vingt mouvements faciaux sont détectables, tels que hochement de la tête, froncement des sourcils, etc.

Ce programme pourra être utilisé dans la vente en ligne sur Internet et réagir en fonction de l'émotion du consommateur, ou dans l'enseignement en ligne afin de savoir si l'élève comprend le cours. Le professeur Robison de l'Université de Cambridge déclare : "Nous travaillons avec un grand constructeur automobile qui envisage d'utiliser ce programme d'ici cinq ans avec une camera intégrée dans le tableau de bord. Cette technologie pourra être utilisée pour la sécurité du conducteur, en détectant les moments de fatigue, de confusion, ou d'ennui...".

BE

RRE

^ Haut
Matière
Matière et Energie
Une hydrolienne pour les eaux profondes
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

La compagnie londonienne TidalStream met au point un nouveau type d'hydrolienne (une turbine sous-marine qui produit de l'électricité a l'aide des courants marins) dont la particularité est de fonctionner en eaux profondes. L'énergie des courants marins est l'un des secteurs les plus prometteurs en termes de R&D au Royaume-Uni, cependant la plupart des prototypes qui voient le jour sont des appareils opérant en eaux peu profondes. Or 90 % des ressources des courants marins sont situées dans des eaux d'au moins 40 m de profondeur. En particulier, le site de Pentland Firth entre le Nord de l'Ecosse et les Orkney Islands (iles Orcades) dont la vitesse du courant marin est de 1,5-2,2 m/s, la plus rapide du Royaume-Uni, a une profondeur de 60 m.

Dans des conditions aussi extrêmes, il est difficile, voire impossible, d'installer et d'entretenir des convertisseurs d'énergie à l'aide de plongeurs ou de sous marins. Ainsi TidalStream a mis au point un appareil, le Semi-Submersible Turbine (SST), qui consiste en des turbines montées sur une bouée colonne (bouée tubulaire semi submersible placée verticalement dans la mer), amarrée par ancrage au fond de la mer grâce à un bras pivotant. Ce bras pivotant sert lors de l'installation et de la maintenance des turbines. La maintenance s'effectue donc en surface, supprimant la nécessité de travaux sous-marins coûteux et dangereux.

Le prototype mis au point pour un SST opérant à Pentland Firth est un appareil composé de 4 turbines de 20 m de diamètre pour une puissance maximale totale de 4 MW. La comparaison de ce système avec une éolienne offshore est la suivante : l'éolienne doit posséder un diamètre de 100 m avec une vitesse du vent de 10 m/s pour avoir une puissance équivalente. De plus la base de l'éolienne, située à 25 m en dessous du niveau de la mer, est plus grande de 25 % que celle du SST. TidalStream estime donc que son système sera compétitif avec les éoliennes offshore et onshore. Le coût de l'électricité produite par le SST pourrait atteindre 0,03 livres/kWh (environ 0,044 euros/kWh). Le système a été validé par des essais qui ont eu lieu dans la Tamise. Le Dr John Armstrong, responsable du design du SST, pense que le système sera opérationnel en 2010.

BE

Tidalstream

Chaque foyer veut sa propre centrale électrique
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

A l'avenir, grâce aux recherches de l'institut Fraunhofer en technologies et systèmes céramiques (IKTS) de Dresde, chaque foyer sera susceptible d'être indépendant des sociétés énergétiques : avec un système de piles à combustible dans la cave, la maison sera entièrement fournie en chaleur ainsi qu'en électricité. Si l'électricité ainsi créée n'est pas consommée, elle pourra être vendue aux exploitants du réseau. Les chercheurs de la société Fraunhofer ont développé une technologie permettant de fabriquer les piles a combustible à partir de céramique. Un des avantages de la céramique est que ce matériau résiste à des températures très élevées (jusqu'a 850.C).

Par conséquent, pour des températures élevées, les piles à combustible peuvent remplacer d'autres sources d'énergie tels que l'hydrogène, le méthane, le diesel, le gaz naturel ou encore le biogaz. L'avantage des piles à combustible est leur haute efficacité. Avec la même quantité de matière première, elles produisent vraiment beaucoup plus d'énergie que tous les autres systèmes connus. Dans le cas de la pile développée par la Fraunhofer, il existe un autre avantage pour l'environnement : l'électricité est fabriquée sur place ce qui évite les pertes pendant le transport entre la centrale électrique et les foyers. Afin de mettre en oeuvre la production et la commercialisation de ces piles à combustible haute température, l'institut Fraunhofer IKTS a crée une Spin-in.

BE Allemagne

Un village autrichien fait le pari de l'autosuffisance énergétique
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Schenkenfelden, couronnée « commune la plus innovatrice d'Autriche » en 2005, cumule les honneurs et regorge d'idées. Depuis douze ans, elle a fait le pari de renoncer aux énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour exploiter au maximum les ressources environnantes de la nature : soleil, vent, eau et déchets végétaux. Trois ambitieux projets ont, depuis, vu le jour dans les années 1990 : énergie solaire, éolienne et réseau de chaleur par biomasse (matières organiques produites par les animaux et les végétaux). 45 % des 470 maisons du bourg dépendent aujourd'hui de ces énergies nouvelles pour le chauffage et l'électricité. Objectif d'ici à 2010 : passer à l'autosuffisance complète, tout en réduisant de 50 % les émissions polluantes (CO2) du village.

Fierté des habitants de Schenkenfelden, le réseau de chaleur par biomasse (« Nahwärme ») a été inauguré en 1998. L'édifice, entièrement en bois, surprend par ses dimensions et son modernisme, derrière ses airs de grange proprette. Trois villageois bénévoles en ont la charge. « Tout est automatisé, sourit l'un d'entre eux, Joseph Wöss. Une simple visite de contrôle de temps en temps suffit amplement. » Derrière les deux brûleurs qui ronronnent, capables de produire 1 950 kW, un immense hangar de 40 m sur 16 abrite jusqu'à 3 500m3 de déchets de biomasse forestière. De quoi chauffer toute une année les 58 habitations du village qui en dépendent déjà. Les particuliers paient leur facture de chauffage directement au réseau de coopératives gérant les installations de biomasse en Haute-Autriche, Biomasse Verband. Il en coûte 1 200 à 1 500 euros par an, plus les frais de raccordement initiaux (3 500 euros).

Une grande partie des déchets sont fournis à 40 % par 34 agriculteurs locaux, qui collectent les rebuts de bois sur leurs propriétés et ont participé au cofinancement du projet. Le recyclage de ces déchets végétaux, pour lesquels la mairie a mis un broyeur à leur disposition, est une affaire lucrative. La municipalité leur paie 15 à 20 euros par mètre cube déversé. Deux menuiseries avoisinantes contribuent également à alimenter le réseau, mais leur bois, plus humide, est payé un peu moins cher, entre 12 et 15 euros par m3.

Une fois les déchets déversés dans la cuve de stockage, un jeu de vérins hydrauliques active la mise en mouvement du sol de l'installation, et les déverse progressivement dans les brûleurs, auxquels sont reliées des tuyauteries d'eau, opérant en circuit fermé. La chaleur parvient ainsi aux habitations du village. Au début de ce projet, l'investissement a été lourd : 1,8 million d'euros ont été engloutis dans la biomasse, dont 40 % provenaient de l'État et de l'Union européenne, 29 % de subventions régionales diverses, 13 % du Land de Haute-Autriche et enfin, 18 % du village lui-même, par les dons de ses entreprises et de certains habitants. « Il n'y a plus de subventions depuis 1998, précise Johann Pötscher. Nous sommes totalement autonomes financièrement. »

FEDARENE

L'Allemagne se lance dans l'énergie éolienne offshore
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

L'Allemagne, championne du monde des énergies renouvelables, se lance sérieusement dans la production en mer d'électricité à partir du vent, avec un premier grand champ d'éoliennes offshore désormais assuré de voir le jour en mer Baltique. Le ministre de l'Environnement de l'Etat régional du Mecklembourg-Poméranie occidentale (est) a remis la deuxième et dernière autorisation pour le parc Baltic I, qui doit être construit au large de la presqu'île de Darss en mer Baltique, a-t-il annoncé dans un communiqué.

"C'est le premier parc éolien offshore en Allemagne qui obtient la totalité des autorisations nécessaires", a précisé une porte-parole du ministère. D'autres projets existent, dont certains en mer du Nord, mais ils ont obtenu jusqu'à présent seulement une partie des autorisations. Les travaux de construction de Baltic devraient débuter fin 2007, a ajouté la porte-parole. Le parc, dont le coût est évalué à une centaine de millions d'euros, comptera 21 éoliennes, d'une puissance cumulée de 54 mégawatts. C'est suffisant pour produire l'électricité nécessaire à quelque 57.000 foyers. Pour rappel, 10,2 % de la production d'électricité allemande provenaient des énergies renouvelables en 2005, l'éolien restant la source d'énergie privilégiée avec 4,3 % de la production. D'ici 2020, le gouvernement espère de produire 20 % de son électricité à partir des énergies renouvelables.

Mais l'Allemagne entend rester également le leader mondial de l'énergie éolienne terrestre et s'en donne les moyens. Une éolienne d'une hauteur de 205 mètres et d'une puissance de 2,5 Mégawatt va être construite dans le Brandebourg. Il s'agira de la plus grande éolienne du monde avec un moyeu fixe à 160 mètres, soit 40 mètres de plus que les précédentes éoliennes et ceci pour une performance deux fois plus grande. Cette éolienne sera construite et exploitée par un consortium de trois entreprises sous la supervision du bureau Seeba Technik GmbH. L'installation sera établie à proximité du village artificiel de Bergbausee dans l'arrondissement de Oberspreewald-Lausitz.

LM

Un biocombustible dérivé du plancton
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Face à l'insuffisance de surfaces agricoles disponibles pour la production de biocarburants, le salut en matière de biocarburants viendra t-il de la mer ? Peut-être, si l'on en croit l'entreprise Bio Fuel Systems, qui a récemment présenté à Madrid une nouvelle génération de biocarburant renouvelable et permettant de lutter contre les émissions de dioxyde de carbone.

La matière première de ce nouveau biocombustible est un type de phytoplancton renfermant une concentration importante d'huile et possédant ainsi un grand pouvoir énergétique. La production de ce carburant est basée sur un processus naturel à savoir la photosynthèse. La culture de ces cellules végétales, qui se reproduisent par mitose, se réalise dans des circuits d'eau fermés, exposés à la lumière du soleil et en présence d'un air chargé en dioxyde de carbone afin d'optimiser leur développement. La proximité d'un site industriel émetteur de ce type de gaz représente une situation privilégiée pour ces cultures, dont l'action contribue ainsi à lutter contre l'émission de gaz polluants.

Une équipe de chercheurs de l'université d'Alicante a été chargée de définir les microorganismes les plus énergétiques et d'optimiser leur condition de culture afin d'atteindre des rendements de production élevés. Les expériences ont permis d'obtenir une concentration de 157 millions d'unités par millimètre d'eau. Par ailleurs, l'espèce cultivée est constituée de 20 % de matière grasse, pourcentage important en comparaison au 0,1 % de matière grasse que renferme la graine de tournesol. Le traitement du phytoplancton se réalise ensuite en utilisant un dissolvant organique et un photoconvertisseur (sur le point d'être breveté) pour séparer l'huile du reste des éléments destinés au recyclage.

Selon les estimations, ce biocombustible coûterait entre 25 et 35 centimes le litre, soit un euro en additionnant les impôts. Ce prix est comparable à celui du diesel. Mais l'avantage de ce carburant réside dans le fait qu'il ne pollue pas et contribue à lutter contre les émissions de dioxyde de carbone. La culture de microalgues nécessite également beaucoup moins d'espace que les autres cultures destinées à la production de biocarburant. Par ailleurs, les cellules se reproduisent en continu ce qui permet un renouvellement rapide entre chaque récolte.

D'après les experts, la productivité de ce procédé de production de biocarburants à partir d'algues pourrait atteindre 250 tonnes par km 2. Il suffirait donc de 52 000 kilomètres carrées (à peine un dixième de la surface de la France) pour obtenir 95 millions de barils de carburant par jour, ce qui équivaut à la production mondiale journalière de pétrole. La prochaine étape du projet, prévue dans environ 5 mois, consistera à raffiner le produit et à réaliser des tests sur véhicule. Selon le calendrier, le biocarburant sera ensuite commercialisable dans 14 à 18 mois.

BE Espagne

Université d'Alicante

^ Haut
Espace
Espace et Cosmologie
ISS : une étape-clé de l'assemblage s'achève
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Deux astronautes de la navette Atlantis, véritables mécanos de l'espace, ont accompli avec succès mais non sans mal, la deuxième sortie orbitale de la mission pour installer un module sur la Station spatiale internationale (ISS) dont une antenne solaire.

Dan Burbank et le Canadien Steve MacLean ont mis fin à leur sortie orbitale après sept heures et 11 minutes, une quarantaine de minutes de plus que prévu. Leur mission était de procéder aux préparatifs nécessaires à l'activation du système de rotation de 360 degrés de l'antenne solaire pour qu'elle soit exposée au maximum aux rayons du soleil. Son envergure atteint 73 mètres.

Munis chacun d'un gros tournevis électrique, les deux astronautes se sont livrés à un exercice de mécano en enlevant notamment les plaques qui empêchaient le mécanisme de rotation de bouger dans la soute d'Atlantis lors du lancement. Leurs deux collègues Joe Tanner et Heidemarie Stefanyshyn-Piper, seule femme de l'équipage, avaient procédé lors de la première sortie de la mission à une quinzaine de branchements électriques et de câbles électroniques.

La nouvelle structure de l'ISS avait été préalablement mise en place le même jour et verrouillée au module P1, à l'aide du bras robotisé de la Station spatiale. L'installation du module P3/P4, de 15 mètres de long pour une masse de 16 tonnes, marque la reprise de la construction de l'ISS interrompue depuis l'accident de la navette Columbia en 2003 et jugée cruciale pour la préparation de missions habitées américaines sur la Lune et Mars.

Ce module de 372 millions de dollars avec notamment un antenne solaire, un mécanisme de rotation et un radiateur, devrait doubler la puissance électrique de l'ISS, permettant le fonctionnement des laboratoires européen Columbus et japonais Kibo qui seront installés ultérieurement. La station pourrait alors enfin accueillir six occupants, contre trois actuellement.

Décidée en 1984, la construction de la Station Spatiale Internationale a débuté le 20 novembre 1998 par la mise en orbite du module Zarya et sa construction devrait s'achever en 2010. 16 nations participent au projet : les États-Unis, 11 États de l'Agence européenne, le Canada, le Japon, le Brésil, la Russie. En octobre 2005, suite à l'échec du retour en mission des navettes spatiales américaines, la NASA a annoncée que 18 vols auraient lieu avant la fin de l'exploitation de la navette prévue dans quatre ans.

NASA

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Consommer des antioxydants pour vivre plus longtemps
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Une récente étude espagnole réalisée par l'Université de Madrid sur des souris a montré que la consommation d'aliments enrichis en antioxydants améliorerait significativement les fonctions immunitaires, et in fine, augmenterait l'espérance de vie de ces animaux. Les scientifiques ont étudié pendant quinze semaines deux groupes de souris, tous les deux composés au hasard de souris à vieillissement accéléré (SAM) et de souris à vieillissement non accéléré. Le premier groupe, dit de contrôle, a été nourri normalement et le second, dit expérimental et divisé en deux sous-groupes, a reçu pour l'un, des biscuits enrichis en antioxydants à 5 % et pour l'autre, des biscuits enrichis à 20 %.

Au bout des quinze semaines, les chercheurs ont constaté que les antioxydants avaient un effet plus prononcé chez les SAM que chez les souris à vieillissement non accéléré et que parmi les SAM, le groupe qui avait consommé des biscuits enrichis à 20 % avait connu une amélioration significative de son système immunitaire. En vieillissant, le corps humain combat plus difficilement les maladies, ce qui entraîne une augmentation des risques infectieux et des maladies dégénératives et affecte donc l'espérance de vie. D'où l'importance de maintenir le plus longtemps possible un système immunitaire en pleine forme.

SA

Les signatures génétiques du cancer du colon et du sein identifiées
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Les chercheurs ont identifié 189 gènes porteurs de mutations impliquées dans le déclenchement et la croissance des cancers du sein et du côlon. Ces travaux de longue haleine sont un avant-goût des résultats que devrait produire un important projet lancé aux Etats-Unis, le Cancer Genome Atlas, qui veut mettre au jour toutes les mutations génétiques impliquées dans les cancers humains.

L'équipe du Johns Hopkins Kimmel Cancer Center (USA) a passé au crible 13.000 gènes dans des échantillons de tumeurs colorectales ou de cancers du sein récupérés lors d'opérations chirurgicales. Afin de savoir si ces gènes étaient mutés, les chercheurs les ont comparés avec ceux de la carte du génome humain obtenue par le projet public de séquençage (Human Genome Project).

Les chercheurs s'attendaient à trouver une poignée de gènes altérés dans les tumeurs. Ils ont donc été surpris du résultat : ils ont identifié 189 gènes dont les mutations sont impliquées dans le déclenchement ou le développement des tumeurs. Seuls deux de ces 189 gènes sont communs aux cancers du sein et du côlon, tous les autres diffèrent.

Chaque type de cancer est donc une maladie bien particulière, nécessitant un traitement spécifique, soulignent les chercheurs. Allant plus loin, ils expliquent que chaque patient est différent. Ils ont en effet trouvé en moyenne une centaine de gènes mutés pour chaque cancer dont une vingtaine jouant un rôle crucial dans l'apparition de la tumeur.

C'est désormais maintenant que le plus dur commence : déterminer l'action de ces gènes altérés et si on peut trouver un moyen de les cibler. "Le grand nombre de mutations observées (...) donne une idée de ce qui nous attend et offre de nouvelles pistes intéressantes pour la découverte de médicaments contre les cancers du sein et du colon", estime le Dr. Francis Collins, de l'Institut américain de la santé (NIH).

On sait depuis longtemps qu'il faut une série de dysfonctionnements génétiques pour déclencher un cancer. En fonction du type de gène défectueux, les chercheurs peuvent déterminer si une tumeur peut devenir agressive et si un traitement particulier est susceptible d'être efficace. Découvrir ces gènes défectueux pourrait ainsi faire progresser le traitement de la maladie et même aider à prévenir les tumeurs.

JHKCC

Mélanome : l'espoir de la thérapie génique
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Des scientifiques américains de l'Institut national du cancer annoncent avoir sauvé deux hommes atteints d'un mélanome à un stade très avancé en manipulant génétiquement leurs propres globules blancs pour qu'ils s'attaquent à la tumeur. Une étape qualifiée de premier grand succès de la thérapie génique dans la bataille contre le cancer. Ces travaux sont considérés comme une avancée importante dans le traitement des cancers métastasés en phase terminale. L'Institut national du cancer espère d'ailleurs mettre en place des essais pour d'autres types de cancer, notamment le cancer du sein ou celui du côlon.

Les médecins ne peuvent prédire l'évolution à long terme de leurs patients. Le mélanome, le plus grave des cancers de la peau, qui tue près de 8.000 Américains chaque année, est réputé pour rechuter des années plus tard, alors que les patients se croient guéris.

La nouvelle technique reste très expérimentale, réclamant des années de recherches complémentaires. "Manifestement, il s'agit d'une première étape, nous devons être prudents pour ne pas donner trop d'espoir", a confessé le Dr Len Lichtenfeld, de la Société américaine du cancer. "Mais c'est très excitant", a-t-il ajouté. "Et c'est certainement la preuve que cette approche va marcher."

Les globules blancs, appelés lymphocytes T, détruisent les germes et autres tissus étrangers à l'organisme. Malheureusement, les cellules cancéreuses ressemblent à s'y méprendre à des cellules en bonne santé, rendant difficile leur différenciation par ces lymphocytes.

En 2002, le Dr Rosenberg a réussi une percée en découvrant un petit nombre de lymphocytes T anticancer dans l'organisme de quelques personnes atteintes de mélanome avancé. Il a littéralement retiré ces cellules du sang des patients et les a fait pousser en laboratoire, en nombre suffisant pour avoir une chance de détruire la tumeur. En supprimant le système immunitaire normal des patients pour faire de la place à celui cultivé en laboratoire, il a observé que la moitié des malades environ voyaient leur s'améliorer.

Mais peu de ces mélanomes fabriquent naturellement assez de ces cellules anticancéreuses. Les scientifiques ont donc décidé d'en fabriquer à partir de rien. Pour cela, ils ont prélevé des lymphocytes normaux, ceux qui ne reconnaissent pas les cellules cancéreuses, chez 17 patients atteints de mélanome avancé sans plus de possibilité de recours thérapeutique. Ces cellules ont été infectées en laboratoire. "On peut prendre n'importe quelle cellule normale chez vous ou chez moi ou chez n'importe qui, et la transformer en une cellule capable de reconnaître le cancer", explique le Dr Rosenberg.

Chez 15 des 17 patients, ceux qui ont été réinjectés, des cellules nouvellement tueuses ont pris racine et ont poussé en petite quantité pendant quelque mois. Mais chez deux d'entre eux, les cellules ont poussé en grande quantité pendant plus d'un an, tandis que la tumeur fondait progressivement.

NCI

Les cellules cancéreuses poussées au suicide
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Des chercheurs de l'Université de l'Illinois dirigés par Paul Hergenrother ont créé un composant synthétique qui pousse les cellules cancéreuses à s'autodétruire, rétablissant le mécanisme naturel d'élimination auquel échappent justement les cellules cancéreuses. L'apoptose est un processus de mort cellulaire programmée qui permet à l'organisme d'éliminer des cellules au fur et à mesure. Lorsque le cycle se détraque cela peut avoir des effets désastreux, comme dans le cas des cellules cancéreuses.

La plupart des cellules contiennent une protéine appelée procaspase-3 qui, lorsqu'elle est activée, se transforme en caspase-3, une enzyme qui conduit la cellule à la mort. Les chercheurs ont testé plus de 20.000 composés différents susceptibles d'activer la procaspase-3 chez les cellules cancéreuses. C'est ainsi qu'ils ont découvert PAC-1, un composé qui active la procaspase-3 des cellules cancéreuses et les conduit au suicide.

Les chercheurs ont vérifié son efficacité sur des cellules cancéreuses humaines ainsi que sur des modèles murins. Curieusement, le niveau de procaspase-3 est souvent plus élevé -jusqu'à 20 fois- dans les cellules des tumeurs que dans les autres cellules de l'organisme. Chez les souris atteintes d'un cancer le traitement à base de PAC-1 a permis de réduire la taille des tumeurs.

Les chercheurs espèrent à terme développer un traitement qui pourra s'adapter en fonction de chaque patient : en effet l'efficacité du composant dépend de l'écart qu'il y a entre le niveau de procaspase-3 des cellules cancéreuses et celui des cellules normales. Une mesure de cette protéine permettrait donc de doser le traitement. Plus la disparité est grande, plus le traitement pourrait agir efficacement tout en ménageant les autres cellules.

UOI

Cancer de la prostate débutant : un choix difficile
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Les Américains atteints d'un cancer de la prostate découvert très tôt sont confrontés à un choix difficile : d'un côté la chirurgie avec les risques d'impuissance qu'elle comporte, de l'autre une surveillance attentive qui ouvre la porte à une aggravation brutale de la maladie. D'autant plus que rien ne dit qu'un traitement chirurgical précoce soit une garantie de survie à long terme, et à l'inverse, que l'absence de traitement conduise obligatoirement à une aggravation de la maladie. A l'heure actuelle, il n'existe que peu de recherches comparant les effets des différents traitements : la chirurgie, les deux formes de radiothérapie ou la surveillance d'une tumeur de petit diamètre.

Mais deux nouvelles études soulignent que le manque de conseils donnés par les médecins américains a des conséquences : le traitement inutile de tumeurs débutantes, et des choix thérapeutiques conduits par la peur et une mauvaise perception. "Quand nous laissons le choix aux gens, c'est parfois plus difficile", a reconnu le Dr John Fiveash, radio-oncologiste, de l'Université de l'Alabama, à Birmingham, qui est le porte-drapeau d'un mouvement qui tend à faire changer les choses par le biais de cliniques spécialisées dans le domaine de la prostate.

Les patients doivent savoir que les cancers de la prostate ne se ressemblent pas tous, insiste le Dr John Wei, urologue à l'Université du Michigan. Dans un récent rapport, celui-ci expliquait qu'environ 55 % des hommes qui présentent un faible risque de tumeur sont traités à tort, inutilement exposés à des effets secondaires tels que l'impuissance ou l'incontinence urinaire. Les cancers de la prostate agressifs peuvent effectivement tuer. Mais le plus souvent, le cancer de la prostate est d'évolution si lente et est découvert à un stade si précoce, que les patients ont le temps de mourir d'autre chose avant que les symptômes n'apparaissent.

Pour ajouter à la confusion, les études sont contradictoires quant au bénéfice d'un traitement sur l'espérance de vie ou encore sur l'utilité de la surveillance de la tumeur, ce qui évite la survenue d'effets secondaires causés par le traitement. Un homme sur six est touché, mais seul un sur 34 en mourra, selon la société américaine du cancer.

Université du Michigan

Alzheimer : une protection par les jus de fruits et de légumes
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Selon une étude publiée dans « The American Journal of Medicine », les personnes qui boivent au moins trois jus de fruits ou de légumes par semaine ont une réduction de 76 % du risque de développer une maladie d'Alzheimer. Ce travail, appelé projet Kame, est une partie du projet Ni-Hon-Sea sur la maladie d'Alzheimer et la démence vasculaire dans les populations âgées d'Hiroshima au Japon, d'Oahu à Hawaii et de Seattle aux Etats-Unis. Le projet Kame a porté sur une frange de ces populations : 1 836 personnes non démentes de Seattle. Chez ces personnes, les chercheurs (Qi Day et coll.) ont pris en compte la consommation de fruits et de légumes et ont évalué les fonctions cognitives tous les deux ans pendant dix ans.

Après ajustement pour des facteurs confondants (tabagisme, éducation, activité physique, apport en graisses), il est apparu que les personnes qui boivent au moins trois jus de fruits ou de légumes par semaine ont un risque diminué de 76 % de développer une maladie d'Alzheimer par rapport à ceux qui en boivent moins d'un par semaine. Ce bénéfice est apparu particulièrement marqué chez les personnes porteuses de l'allèle epsilon 4 de l'apoE, marqueur génétique lié à une maladie d'Alzheimer à début tardif.

Les auteurs rappellent que, si l'incidence de l'Alzheimer est faible dans la population japonaise, elle est plus élevée chez les Japonais vivant aux Etats-Unis, approchant celle des Américains. Ce qui souligne l'importance des facteurs environnementaux. Quels sont les facteurs qui, dans les jus de fruits et de légumes peuvent être protecteurs ? Des études récentes ont écarté l'effet des vitamines antioxydantes (A, C et E). De bons candidats sont les polyphénols : des travaux in vitro et chez l'animal ont suggéré le pouvoir neuroprotecteur de ces antioxydants.

SD

Des souris génétiquement modifiées insensibles à la depression
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Maladie très fréquente des pays industrialisés, la dépression est souvent handicapante. Les médicaments, s'ils sont capables de soulager les symptômes de la majorité des patients, sont parfois inefficaces et rarement capables de guérir complètement la maladie.

Une équipe de l'Institut de pharmacologie moléculaire de Sophia-Antipolis (CNRS/Université de Nice) vient de déterminer une nouvelle cible pour de futurs traitements : un gène dont l'inhibition annihile les symptômes dépressifs. Les premiers résultats en laboratoire montrent que des souris ne possédant pas ce gène se comportent naturellement comme si elles étaient traitées chroniquement par des antidépresseurs.

"Chez l'homme, la dépression est fréquente : 20 % des femmes et 10 % des hommes font une dépression qui nécessite un traitement une fois dans leur vie", precise Press Michel Lazdunski, à la tête de l'équipe de recherche. "Cette dépression est le résultat de deux choses : des facteurs génétiques et des facteurs environnementaux liés au stress. Les deux sont nécessaires pour que cela se produise", a-t-il ajouté.

Si les antidépresseurs améliorent l'état des patients dans environ 70 % des cas, ils n'entraînent une rémission complète de la maladie que chez 30 à 40 % d'entre eux. De plus, près d'un tiers des sujets traités résiste aux traitements existants.

D'où l'importance de nouveaux traitements capables de prendre en compte les mécanismes de la dépression. C'est l'objectif des chercheurs français qui viennent de créer une lignée de souris génétiquement modifiées résistant totalement à la dépression, grâce à la suppression d'un gène correspondant à un canal ionique présent dans toutes les régions du cerveau impliquées dans cette maladie.

"Un canal ionique est une micro-machine qui crée de l'électricité dans le cerveau", explique Michel Lazdunski. "Il y a des centaines de types de micro-machines qui créent de l'électricité. Enlever l'une d'entre elles conduit à une résistance à la dépression".

Lui et son équipe ont observé que ces souris génétiquement manipulées se reproduisent, se nourrissent, grandissent et se comportent dans leurs activités de tous les jours comme des souris normales. Mais lorsqu'elles sont soumises à une variété de stress qui entraîne un état proche de la dépression, elles y résistent remarquablement, comme des souris normales qui auraient été préalablement traitées par des antidépresseurs.

Ce travail montre qu'on peut produire génétiquement une résistance à la dépression et permet donc de désigner une cible nouvelle pour la recherche de nouveaux antidépresseurs qui, en inhibant ce canal, mimeraient ce qui se produit dans l'élimination génétique.

NN

Un surpoids même léger réduit sensiblement l'espérance de vie
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Une importante étude réunissant plus d'un demi million de personnes a démontré un lien entre un surpoids même léger et la mort prématurée. Le surpoids et l'obésité sont définis selon le calcul de l'indice de masse corporelle (IMC). L'IMC se calcule par le rapport du poids (kg) sur la taille (m) au carré (poids/taille2). Si le rapport est compris entre 25 et 30, le sujet est considéré en surpoids modéré. Au delà de 30, le terme d'obésité est utilisé. Entre 18,5 et 25, le poids est considéré comme normal.

Aux Etats-Unis, un tiers de la population est obèse et un autre tiers est en surpoids. On y constate un début de réelle prise de conscience des dangers de l'obésité. Cette étude financée par le National Cancer Institute a été menée pendant 10 ans sur 527.265 américains âgés de 50 à 71 ans. 61.317 personnes participant à cette étude sont décédées entre 1995 et 2005, la période suivie. Cette étude a intégré un certain nombre de paramètres, notamment l'âge, le groupe ethnique, le niveau d'éducation, l'activité physique et la prise d'alcool. Les auteurs de l'étude, une équipe d'épidémiologistes du National Cancer Institute basée à Rockville dans le Maryland, ont également tenu compte des biais induits par les maladies chroniques et le tabagisme.

Pour le docteur M. Leitzmann, M.D., directeur de cette étude, 19 % des morts prématurées peuvent être attribuées à un surpoids. En comparant avec des personnes en bonne santé, un léger surpoids augmenterait les risques de mort prématurée de 20 à 40 % alors qu'être obèse multiplierait ces risques par 2 ou 3. Le docteur Hu, professeur de nutrition et d'épidémiologie à Harvard estime, qu'en moyenne, un léger surpoids raccourci la vie de 2 ans contre 5 à 7 ans pour une personne obèse.

BE USA

Alcool : mortalité qui reste élevée en France malgré une baisse de la consommation chez les jeunes
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

L'alcool continue de faire plusieurs dizaines de milliers de morts par an en France, même si sa consommation est en baisse, selon un "état des lieux" dressé dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) publié par le ministère de la Santé et l'Institut de veille sanitaire. En comptant les seuls "décès directement imputables à l'alcool", c'est-à-dire résultant de cirrhose (8.515), cancers des voies aérodigestives supérieures (10.481) et psychose alcoolique, l'Inserm (recherche médicale) en a recensé plus de 22.000 en 2002.

Mais 45.000 décès annuels pouvant avoir l'alcool comme "cause associée", dont 7.100 accidents et empoisonnements, 7.600 dus à des maladies cardiovasculaires et 16.000 à des cancers des voies aérodigestives supérieures (bouche, pharynx, oesophage, larynx), ont été comptabilisés en 1995, selon une autre étude. Près de dix millions de Français consomment de l'alcool au moins trois fois par semaine et 6,4 millions tous les jours. Près des trois-quarts des consommateurs quotidiens sont des hommes, rappelle l'Observatoire français des drogues et toxicomanies (OFDT), en soulignant que la consommation totale a été divisée par deux en près d'un demi-siècle.

Les différences entre générations sont marquées : parmi les usagers quotidiens d'alcool, 56 % sont des hommes et 23 % des femmes âgés de 65 à 75 ans, contre 5 % d'hommes et moins de 1 % de femmes entre 20 et 25 ans. Peu nombreux à boire chaque jour de l'alcool, les jeunes seraient plus fréquemment ivres que leurs aînés : 14 % des Français disent avoir été ivres au cours des douze derniers mois, mais la proportion grimpe à 48 % parmi les hommes de 20 à 25 ans et 20 % parmi les femmes de cet âge, selon le Baromètre santé 2005.

D'où la notion de "consommation problématique" à prendre comme indicateur, selon les chercheurs, plutôt que de se référer à la consommation régulière. Le premier objectif de la loi de santé publique du 9 août 2004 est de diminuer de 20 % la consommation annuelle moyenne d'alcool par habitant. Il faudrait la faire passer de 10,7 litres d'alcool pur par an et par habitant en 1999 à 8,5 litres d'ici 2008.

Exception faite des femmes enceintes, pour lesquelles la suppression totale des boissons alcoolisées est recommandée pour éviter tout syndrome d'alcoolisation foetale, les dangers d'une consommation d'alcool inférieure à 20 grammes par jour (moins de deux verres) semblent minimes.

De 20 à 50 grammes par jour, les risques de cirrhose et de complications cardiovasculaires (hypertension artérielle, accident vasculaire cérébral) sont accrus. A delà de 50 g/jour, ces risques sont amplifiés, et celui de développer un cancer des voies aérodigestives supérieures double par rapport aux non-consommateurs d'alcool.

La consommation d'alcool peut aussi s'avérer problématique chez les personnes âgées, plus vulnérables physiquement, surtout si elle est associée à la prise de médicaments psychotropes. La consommation à risque toucherait 2 % à 14 % de l'ensemble des plus de 65 ans, mais jusqu'à un quart des personnes âgées vivant en institutions. Plus de 2.200 décès annuels sur les routes françaises sont attribuables à l'alcool, selon l'étude SAM (2001- 2003), dont le BEH rappelle les conclusions.

Une autre étude, l'enquête nationale ESCAPAD 2005 (Enquête sur la santé et les comportements lors de l'appel à la préparation à la défense) menée auprès de quelque 30.000 jeunes métropolitains âgés de 17 ans, confirme que, chez les jeunes, la consommation d'alcool a elle aussi diminué, passant de 21 % à 18 % chez les garçons entre 2003 et 2005, et de 7 % à 6 % chez les filles. En revanche, les ivresses régulières, plus fréquentes chez les garçons, apparaissent en hausse, passant de 7 à 10%. Moins de la moitié des jeunes (45,8 %) disent avoir bu plus de cinq verres en une occasion au moins au cours des trente derniers jours, 2,2% déclarant avoir bu plus de cinq verres à dix occasions au cours du dernier mois. Ce comportement d'alcoolisation est plutôt masculin : 55,7% des garçons contre 35,5 % des filles ont bu au moins une fois plus de cinq verres, 3,6 % contre 0,7 % au moins dix fois.

BEH

OFDT

Un nouveau marqueur biologique pour le risque d'infarctus
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

Plus le niveau d'adiponectine dans le sang est faible, plus le risque que les vaisseaux coronariens soient endommagés est grand. Tel est le résultat qu'ont obtenu les Dr. M von Eynatten et J. Schneider du centre hospitalo-universitaire de Heidelberg et qui vient d'être publié dans le "journal of the american College of Cardiology". Dans le laboratoire d'endocrinologie et de métabolisme (dirigé par le Prof. P. Nawroth), ces scientifiques ont étudié la relation entre la concentration d'adiponectine dans le sang et la morphologie des vaisseaux sanguins endommagés par l'artériosclérose.

Pour ce faire, ils ont effectué une analyse des données de 247 patients âgés de 31 à 83 ans ayant subi une coronangiographie à la suite de problèmes cardiaques. Ils ont ainsi pu montrer une remarquable corrélation entre le taux d'adiponectine dans le sérum et la sévérité de la maladie. D'après le Dr. von Eynatten, "moins il y a d'adiponectine, plus les vaisseaux sont sclérosés et donc plus le risque d'infarctus est important". Selon lui, "l'adiponectine aurait un rôle de protecteur des vaisseaux coronariens".

Chaque année en Allemagne, 60.000 personnes meurent d'infarctus. La cause en est souvent une maladie cardiaque coronarienne : l'apport en oxygène dans les muscles cardiaques diminue car le sang est ralenti par des dépôts de tissus sclérosés dans les vaisseaux coronariens. Lorsque ces vaisseaux sont complètement bouchés, les muscles ne sont plus alimentés en oxygène et l'infarctus survient. L'identification d'un marqueur biologique permet donc d'améliorer grandement le diagnostic et pourra permettre, à l'avenir, de prévenir les infarctus.

Be Allemagne

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Free parie sur le très haut débit par la fibre optique et lance le "service universel gratuit"
Vendredi, 15/09/2006 - 00:00

L'opérateur Free a créé la sensation en annonçant le 11 septembre qu'il allait s'engager dans le déploiement de son propre réseau en fibre optique jusqu'au domicile de l'abonné et qu'il comptait également proposer un "service universel gratuit". L'objectif est de proposer au 1er semestre 2007 une déclinaison très haut débit de son offre ADSL. Le prix restera inchangé - 29,99 euros par mois -, mais le débit maximal de 28 Mbit/s grimpera à 50 Mbits/s. Un débit «symétrique» proposé «quelle que soit la distance vis-à-vis du répartiteur», précise Free. L'offre intègrera toujours de la téléphonie et des programmes de télévision HD plus étoffés.

L'opérateur va «cibler principalement les zones où la densité de détenteurs de Freebox est la plus importante». Le réseau fibre raccordera d'abord des domiciles situés à Paris, avant d'être progressivement déployé en banlieue parisienne et à certains quartiers de villes de province. L'objectif de Free est de toucher 10 millions de Français, soit 4 millions de foyers raccordables à l'horizon 2012.

L'investissement consacré pour le développement de cette architecture FTTH (Fiber to the Home) est estimé à un milliard d'euros. Il est vrai que chaque internaute connecté à la fibre optique représente une facture de 1.500 euros. Dans cette facture, 350 euros représentent les derniers mètres et la fourniture de la Freebox. Pour rentabiliser l'infrastructure, l'opérateur prévoit également de revendre des capacités réseau à d'autres acteurs du marché. «Dès que ce réseau sera opérationnel, Free engagera des discussions avec tous les opérateurs qui le désirent pour leur proposer, à des tarifs « convenables », une offre de location de fibres optiques jusqu'à l'abonné.» En pratiquant cette stratégie ouverte, Free souhaite également prévenir les risques que nombre d'immeubles se retrouve câblés plusieurs fois, par différents opérateurs.

L'initiative de la filiale du groupe Iliad bénéficie du projet "Paris numérique", qui prévoit de raccorder 80 % des immeubles en fibre optique d'ici à 2010. Pour encourager les opérateurs à investir, le maire de Paris Bertrand Delanoë a notamment baissé les redevances pour accéder aux galeries souterraines où sont déployées les fibres.

Autre annonce surprenante de Free : l'opérateur, par le biais de sa Fondation Free, entend rendre gratuit l'accès à Internet : c'est le "service universel gratuit" de Free. Dans chaque immeuble raccordé en fibre optique par Free, les foyers pourront, s'ils le désirent - et uniquement contre une caution pour le prêt du terminal Freebox optique - bénéficier d'une ligne téléphonique (sans abonnement), d'un accès à Internet bas débit et du bouquet TNT de base en qualité numérique. Free insiste sur la gratuité de cette offre, voulant "rendre gratuit au plus grand nombre l'accès à la société de l'information". Outre le fait que cette offre va abolir le monopole de l'abonnement téléphonique, elle risque de susciter un réel attrait auprès des syndics et propriétaires d'immeubles, qui se verront proposer gracieusement pour leurs occupants un accès triple play (téléphonie, télévision, Internet) contre l'autorisation de raccordement en fibre par Free de ces bâtiments.

Si Free est le premier, en Europe, à annoncer le lancement de son offre commerciale, d'autres opérateurs sont en train d'expérimenter le très haut débit par fibre optique jusqu'à l'habitant. France Télécom a annoncé en début d'année le déploiement graduel d'un réseau de fibre optique jusqu'à la maison - 100 mbps de débit - mais «pas avant 2008», pour un investissement «pas massif, mais progressif». Actuellement, les tests se poursuivent sur 1.000 logements. Ce projet de France Télécom a débuté dans quelques arrondissements parisiens et villes de banlieue, mais pour 70 euros par mois. Neuf Cegetel a récemment indiqué avoir lui aussi lancé des expérimentations de très haut débit optique. Et quelques autres petits opérateurs, comme Erenis et Citefibre, proposent déjà des offres commerciales locales.

Mais à la lumière de cette nouvelle annonce de Free, le plan de réseau optique de France Télécom prend d'un seul coup un sérieux coup de vieux et apparaît comme déjà dépassé avant même d'être réalisé. Les ambitieux projets de Free en matière de très haut débit optique pourraient bien avoir l'effet d'un véritable catalyseur et accélérer sensiblement la mutation, inévitable mais toujours reportée, du cuivre vers la fibre optique, seule technologie offrant une réserve de bande suffisante pour pouvoir amener dans les foyers, pour les décennies à venir, la myriade de nouveaux services numériques à forte valeur ajoutée qui pourra séduire les consommateurs.

Free

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