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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 989
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 22 Février 2019
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Egalement dans ce numéro
TIC
Quand l'intelligence artificielle détecte des maladies rares...
La réalité augmentée s'impose dans l'urbanisme
Avenir
Des nanoparticules capables de cibler et tuer des cellules cancéreuses
Vivant
Les patients hypertendus auraient un microbiome sanguin particulier
Pour vivre longtemps, mangez plus de fibres !
Un bon sommeil et de l'exercice physique pour prévenir la maladie d'Alzheimer
Un premier facteur génétique identifié dans une forme atypique d'infarctus du myocarde
De nouvelles thérapeutiques pour restaurer la mémoire altérée par l'âge
Le vaccin de Sanofi Pasteur contre la dengue est autorisé dans l'Union européenne
Premiers résultats positifs pour un vaccin expérimental contre le chikungunya
Maladies de la rétine : la piste du fer pour préserver la vision
La baisse de la mortalité par cancer se poursuit aux Etats-Unis et en Europe
Mieux détecter la maladie d'Alzheimer grâce à l'IA
Détecter les cancers grâce à l'haleine
Recherche
Boeing dévoile un concept d’ailes d'avion ultra fines
Edito
ATTENTION : L'Europe doit réaffirmer ses ambitions spatiales !



En 2007, la Chine a envoyé sur la Lune sa première sonde, nommée Chang’e 1, pour étudier l’abondance de l’hélium 3 sur notre satellite. À cette occasion, elle annonçait tranquillement au monde un programme spatial particulièrement ambitieux qui, à l’époque, semblait relever de l’effet d’annonce, tant les objectifs annoncés paraissaient difficiles à atteindre en si peu de temps.

Que de chemin parcouru depuis par l’empire du milieu ! Il y eut la sonde Chang’e 2, de en 2010, qui a permis de réaliser une cartographie complète, en haute définition de la surface lunaire, puis Chang’e 3, en 2013, équipée du Rover d’exploration Yutu, qui fut le premier engin à se poser sur la Lune depuis la sonde soviétique Luna 24, en 1976.

Après avoir terminé l'année 2018 en affichant le plus grand nombre de lancements (39, contre 31 américains, 20 russes et 11 européens), la Chine entame cette nouvelle année 2019 de manière éclatante, puisqu'elle vient de réussir, le 3 Janvier, une nouvelle grande première mondiale en faisant alunir un rover (véhicule robotisé) sur la face cachée de la Lune.

Cet engin, conçu dans le cadre de la mission Chang'e 4 - du nom de la déesse de la Lune dans la mythologie chinoise, a été propulsé le 7 décembre par une fusée Longue Marche 3B depuis le centre de lancement de Xichang, dans le sud-ouest du pays. Avant de se poser sans encombre sur la face cachée de la Lune, il était en orbite autour de notre satellite naturel depuis le 13 décembre, afin de vérifier le bon fonctionnement de tous les systèmes de communication.

Commentant cet exploit, Francis Rocard, astrophysicien responsable du programme d’exploration du système solaire à l’Agence spatiale française (CNES), souligne que "Maintenant que les Chinois se trouvent sur la face cachée, ils vont pouvoir déployer des antennes puissantes écoutant l'espace profond, car de ce côté de la Lune, on est protégé de la pollution radio de la Terre ; ce qui ouvre tout simplement une nouvelle fenêtre sur l'Univers". Mais si l’intérêt scientifique de cette mission chinoise ne présente aucun doute, la mission Change 4 a également des objectifs non avoués bien plus larges, qui sont à la fois d’ordre économique et géostratégique.

Ce n’est pas par hasard si ce rover a aluni au milieu du bassin Aitken, un cratère qui présente la particularité de surplomber le manteau lunaire, ce qui devrait permettre des investigations géologiques très fines, et peut-être une évaluation beaucoup plus précise des potentialités d’exploitation minière énergétique de notre satellite.

Il faut rappeler que, contrairement à la face de la Lune toujours tournée vers notre planète, la face cachée reste très mal connue et n'a encore jamais accueilli de module d'exploration. On sait simplement qu’elle est très différente de la face tournée vers la Terre et qu’elle semble beaucoup plus accidentée et montagneuse. Il a d’ailleurs fallu attendre 1959 pour pouvoir examiner les premiers clichés de cette face cachée, pris à l’époque par une sonde soviétique.

Cette réussite chinoise est d’autant plus impressionnante qu’elle a dû relever de multiples défis techniques, à commencer par celui de la communication entre ce robot lunaire et la base de commandes chinoises sur Terre. Toute communication hertzienne directe entre la Terre et la face cachée de la Lune étant impossible, la Chine a lancé en mai dernier le satellite Queqiao, positionné en orbite lunaire de façon à relayer les ordres et les données échangées entre la Terre et le module. Autre défi de taille, ce robot d’exploration lunaire devait être d’une résistance à toute épreuve, pour être capable de supporter à la fois le froid extrême des nuits lunaires  -173 degrés Celsius - et la chaleur infernale +127 degrés Celsius - qui règne au contraire, pendant la journée, sur cette face cachée de la Lune.

La mission confiée à ce robot Chang’e 4 , revêt pour la Chine une importance particulière, car l’analyse de la moisson de données et d’informations que ce module va permettre de récolter sera déterminante dans la décision chinoise de construire une base permanente sur la Lune, d’ici une quinzaine d’années.

Mais la Chine n’a pas l'intention de s’endormir sur ses lauriers et compte bien poursuive imperturbablement sa feuille de route spatiale : Pékin veut lancer dès l’an prochain un Chang'e-5 pour recueillir des échantillons et les ramener sur Terre. Les Chinois comptent également lancer en 2020 trois nouveaux lanceurs (Longue Marche 5 bis, 7 et 8) et un Rover vers Mars, pour ne pas se laisser distancer par les programmes américains (Mars 2020) et européens (ExoMars). Enfin, la Chine, qui fait feu de tout bois en matière spatiale, veut réaliser dès 2028 le premier lancement de sa future fusée géante « Longue Marche 9 », un lanceur capable de déposer des taïkonautes sur la Lune en 2036.

La Chine a réalisé, l'an dernier, près du tiers  de tous les lancements d’engins spatiaux effectués dans le monde, devançant pour la première fois les Etats-Unis. Il est vrai qu’elle peut à présent s’appuyer sur son nouveau lanceur lourd, Longue Marche 5, qui  peut envoyer 25 tonnes de charge utile en orbite basse et 14 tonnes en orbite géostationnaire.

Ce lanceur sera d’ailleurs mis à contribution par Pékin pour mettre en orbite le module de sa nouvelle station spatiale (CSS), qui devrait être opérationnelle en 2022. Elle succédera à la Station spatiale internationale, dont le fonctionnement devrait prendre fin entre 2024 et 2028. C’est le 6 novembre, à l’occasion du Salon aéronautique de Zhuhai, que la Chine a dévoilé une maquette grandeur nature des premiers éléments de cette future station spatiale, qui devrait être assemblée en 2022, et succéder à la Station spatiale internationale (ISS), qui sera définitivement mise hors service en 2024. La station spatiale chinoise (CSS), également appelée Tiangong (« Palais céleste »), aura une masse totale de 60 tonnes et pourra accueillir en permanence trois astronautes. La station sera composée de trois parties : un module principal long de près de 17 mètres (lieu de vie et de travail), et deux modules annexes (pour les expériences scientifiques). Officiellement, Pékin se dit ouvert à une large coopération scientifique internationale et a d’ailleurs invité les universités et entreprises publiques et privées à déposer des projets de recherche. Mais c’est bien sûr la Chine qui décidera seule, en fonction de ses intérêts, de la sélection des projets qui seront finalement retenus.

La Chine a également annoncé récemment un autre projet spatial digne d’un roman de science-fiction : elle veut lancer dans l'espace d'ici 2020 une « Lune artificielle », qui réfléchirait sur Terre la lumière du soleil durant la nuit et permettrait de réaliser des économies d'éclairage. Ce satellite équipé d'un grand miroir dépliable serait chargé d'illuminer la grande ville de Chengdu et devrait être huit fois plus lumineux que l'astre lunaire.

Après un premier tir d’essai, trois autres tirs sont prévus en 2022, a expliqué au quotidien Wu Chunfeng, le chef de la Tian Fu New Area Science Society, l'organisme responsable du projet. « La première Lune sera principalement expérimentale, mais les trois envoyées en 2022 constitueront le véritable produit fini. Elles auront un grand potentiel en termes de services à la population et d'un point de vue commercial », selon M. Wu.

En renvoyant sur Terre la lumière du soleil, cette « lune artificielle » qui évoluera à 500 km d'altitude, pourra faire économiser l'équivalent de 150 millions d'euros d'électricité par an à la ville de Chengdu si elle arrive à illuminer une superficie de 50 km2. Mais les autorités chinoises voient plus loin et précisent que cette source de lumière artificielle pourrait également être utilisée après des catastrophes naturelles, en déviant les rayons solaires vers des zones terrestres où l'alimentation électrique a été coupée.

Fin décembre, la Chine a en outre annoncé le démarrage, en un temps record, de son système de géolocalisation très performant Beidou, riposte au GPS américain et au Galileo européen. Après 19 tirs en 2018, la constellation Beidou inclut 33 satellites en orbite et en prévoit encore 11 l'an prochain, pour une mise en service complète en 2020. Pékin, fort de ses succès spatiaux à répétition, est à présent devenu un concurrent redoutable sur le marché spatial mondial, pour des entreprises privées comme Arianespace en Europe ou SpaceX aux Etats-Unis. Signe des temps, une fusée chinoise Longue Marche 2 a envoyé il y a quelques semaines deux satellites dans l'espace pour le compte de l'Arabie Saoudite.

Bien que la Chine garde le secret quant aux moyens affectés au secteur spatial, on estime que près de 200 000 personnes travaillent dans le secteur spatial en Chine, un effectif comparable à celui employé aux États-Unis. Quant au budget du CNSA, l’équivalent chinois de la NASA, il a été multiplié par dix au cours des quinze dernières années et atteindrait à présent plus de onze milliards de dollars par an,

Dans cette compétition spatiale internationale de plus en plus féroce, les Etats-Unis restent néanmoins un acteur incontournable, surtout depuis la fulgurante percée de SpaceX, l'entreprise fondée par Elon Musk. Avec 21 tirs en 2018, soit une part de marché de 18 % des lancements spatiaux, SpaceX est en effet devenue, contre toute attente, le numéro un mondial. Le 23 décembre dernier, la société a encore envoyé avec succès le premier des cinq satellites de navigation GPS de troisième génération pour le compte de l'armée de l'air, depuis le pas de tir de l'armée à Cape Canaveral.

Reste que la Chine comme d’ailleurs les Etats-Unis, la Russie et l’Europe vont devoir compter dans les décennies à venir avec un nouveau venu qui compte bien se hisser à un niveau d’excellence dans cette compétition technologique et stratégique : l’Inde. Le premier ministre indien, Narendra Modi, a annoncé, le 15 août dernier, que l’Inde enverrait sa toute première mission habitée dans l’Espace en 2022. L’Organisation Indienne pour la Recherche Spatiale a précisé que le coût de cette mission ne dépasserait pas les 1,4 milliard de dollars (880 millions d’euros) pour une durée de vol de sept jours.

L’Inde a en effet compris que la performance technologique seule ne suffisait plus et qu’il fallait également absolument réussir - en développant de manière remarquable de nouvelles technologies de recyclage des matériaux - à rendre les technologies spatiales plus accessibles et à réduire au moins d’un ordre de grandeur le coût des lancements et des missions. Et c’est exactement ce qu’elle a réussi à faire en 2014, quand elle est parvenue à mettre un satellite en orbite autour de Mars, pour un montant de « seulement » 74 millions de dollars (65 millions d’euros), soit un coût dix fois inférieur à celui d’une mission comparable de la Nasa, qui avait coûté 671 millions de dollars (593 millions d’euros).

Dans ce paysage spatial en plein bouleversement, l'Europe est malheureusement en perte de vitesse : Arianespace n’a réalisé que onze tirs cette année depuis Kourou, dont huit tirs de lanceurs européens, et trois tirs de Soyouz. Et aujourd’hui, le programme européen Ariane ne représente plus que 5 % des tirs dans le monde, soit l'équivalent de la part de lancements effectués par l’Inde, avec ses lanceurs PSLV/GSLV… Quant au pari d’Arianespace, qui a misé sur son futur gros lanceur Ariane 6 pour rester compétitive, il est loin d’être gagné, car l’Europe va devoir faire face à une nouvelle concurrence bien plus forte que prévue, tant de la part de la Chine et de l’Inde, qu’en provenance du secteur privé, avec l'arrivée prochaine de nouveaux lanceurs, comme la fusée New Glenn annoncée par le patron d’Amazon, Jeff Bezos.

Mais pour en revenir à l’extraordinaire montée en puissance de la Chine en matière spatiale, il faut bien comprendre que Pékin ne raisonne pas à la même échelle de temps que l’Occident. Sa stratégie spatiale est une parfaite illustration de la théorie des "trois cercles". Le premier cercle relève de la puissance militaire et de la capacité économique à un horizon de 10 à 20 ans. Il s’agit de maîtriser des systèmes d’armes spatiales de pointe, comme les missiles antisatellites, ou encore les armes embarquées à faisceaux de particules, qui seront les seules à pouvoir intercepter et détruire demain les nouveaux missiles hypervéloces volant à plus de Mach 10, comme le missile russe Kinjal, qui bouleversent l’équilibre stratégique mondial.

Le deuxième cercle se déploie sur un horizon temporel de 20 à 50 ans ; il concerne l’exploration scientifique, puis l’exploitation économique des énormes ressources minières et énergétiques de la Lune, mais également de certains astéroïdes potentiellement accessibles. Rappelons que la Lune recèle une grande quantité d’hélium 3, un gaz non radioactif qui pourrait devenir comme une immense source d’énergie : les réserves lunaires de cet isotope de l’hélium, estimées à 100 000 tonnes, pourraient en effet couvrir l’ensemble des besoins énergétiques de notre planète pendant plusieurs siècles…

Enfin, le troisième cercle, à très long terme, 50 à 100 ans, concerne l’exploration du système solaire puis l’éventuelle colonisation de Mars, que la Chine n’a pas du tout l’intention d’abandonner aux Etats-Unis.

Comme elle a su le faire il y a vingt ans en lançant et en menant à bien le grand projet Galileo de positionnement par satellites, l’Europe, si elle veut encore compter comme puissance dans le monde de demain, doit absolument affirmer une volonté politique beaucoup plus forte et se donner les moyens humains, technologiques et financiers de rester dans cette compétition spatiale mondiale implacable qui ne va cesser de s’exacerber tout au long de ce siècle. Il en va de sa prospérité économique, mais également de sa souveraineté et de son existence en tant que puissance géopolitique.

René TRÉGOUËT

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Quand l'intelligence artificielle détecte des maladies rares...
Mercredi, 20/02/2019 - 06:57

Une équipe internationale de chercheurs a mis au point une intelligence artificielle capable d'identifier des maladies génétiques en utilisant la reconnaissance faciale. Les algorithmes se basent uniquement sur une photographie. Cette étude montre comment l'intelligence artificielle DeepGestalt identifie des phénotypes faciaux de maladies génétiques en utilisant le deep learning.

Plus de 17 000 images ont servi de base d'apprentissage au programme pour diagnostiquer quelque deux cents maladies. Dans plus de 90 % des cas, DeepGestalt a été capable d'identifier la maladie concernée, sur la base de la simple photographie d'un visage, en analysant des caractéristiques physiques spécifiques, des résultats supérieurs à ceux atteints par des professionnels.

De nombreuses maladies génétiques s'accompagnent de caractéristiques physiques, comme un nez plus court et un front plus grand pour la maladie de Williams par exemple, ou les yeux en amande pour la trisomie 21.

Pour les chercheurs, DeepGestalt est un outil de diagnostic très prometteur, s'il est utilisé à bon escient. Ces mêmes chercheurs soulignent toutefois les risques associés à ce système d'identification de la pathologie sur simple portrait.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

La réalité augmentée s'impose dans l'urbanisme
Mardi, 19/02/2019 - 19:51

La start-up française XXII a fait la démonstration au CES 2019 d'une application en réalité augmentée qu'elle a mis au point pour le compte d'Enedis. Elle permet aux techniciens du gestionnaire du réseau électrique français de voir les lignes électriques à travers le sol et ce avec une grande précision. Le résultat est un gain de 25 % sur le temps d'intervention par rapport aux plans papier utilisés jusqu'ici.

La maintenance du réseau électrique d’une ville n’est pas chose aisée. Pour réparer une panne, les techniciens doivent arpenter les rues à l’aide de plans papier, à l’écoute de défauts qui ne peuvent être perçus que lorsque des impulsions sont envoyées sur le réseau depuis une camionnette spécialisée. Ce type d’opération prend rarement moins de 4 heures et peut occuper une équipe jusqu’à deux jours.

Enedis a décidé de transformer la façon dont elle gère ces opérations grâce à la réalité augmentée. L’opérateur réseau a fait appel pour ce faire à la start-up XXII, fondée en 2015 à Paris et spécialisée dans les technologies immersives et l’intelligence artificielle.

Ils ont développé ensemble une application capable de convertir les plans 2D historiques d’Enedis en plans 3D, de calculer et ajuster leur position précise en temps réel à l’aide d’un smartphone et d’une balise GPS Trimble Catalyst, et de les afficher en réalité augmentée via un casque Microsoft HoloLens. Le tout réuni dans un casque de chantier.

Les bénéfices de ce nouveau système sont multiples. L’identification du réseau est plus rapide et plus fiable, avec la possibilité pour les techniciens de distinguer immédiatement les réseaux haute tension (HTA), basse tension (BT) et désaffectés. Cela évite également toute possibilité de confusion avec le réseau d’un autre concessionnaire.

La précision de la projection 3D est comprise entre 10 cm et 50 cm suivant la couverture GPS. Cela permet aux opérateurs de mieux localiser les zones sur lesquelles intervenir. Et en cas de perte de signal (par exemple dans un parking souterrain), les capteurs d’HoloLens peuvent prendre le relais.

Les 10 000 km de lignes électriques que gère Enedis dans la capitale sont cartographiés et stockés sur le casque, avec une limite d’affichage de 150 mètres vers l’avant et l’arrière de l’utilisateur pour respecter les limites de performance de l’appareil. Tout cela se traduit par une réduction du taux d’intervention d’une heure en moyenne, soit 25 %. Ce qui représente, pour une équipe de deux techniciens, une économie de 150 000 euros par an (à raison de 1500 interventions sur Paris).

L’innovation pour Enedis se trouve aussi du côté de la disponibilité en temps réel de l'information, avec des mises à jour instantanées qui garantissent une information fiable. A l’heure actuelle, cela prend entre 7 et 11 jours. S’ajoute à cela la possibilité pour le technicien de prendre et d’ajouter des photos à son rapport d’intervention. D’ici l’été, une évolution de l’application permettra d’afficher directement les défauts dans HoloLens. La gestion de l’élévation et de la profondeur des lignes est également en cours d’intégration.

Le projet est en phase pilote depuis deux mois à Paris, dans le 17e arrondissement. Il est utilisé par quatre techniciens. A terme, environ 250 casques pourraient être déployés par Enedis sur l’ensemble du territoire.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

L'Usine Digitale

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Des nanoparticules capables de cibler et tuer des cellules cancéreuses
Mardi, 19/02/2019 - 21:01

Des chercheurs italiens ont créé des nanoparticules piézoélectriques capables de générer du courant à l’intérieur d’un corps lorsqu’elles sont touchées par des ultrasons. Leur trouvaille pourrait essentiellement être utilisée dans le cadre d’un traitement contre le cancer. En effet, un des moyens les plus impactants lorsqu’il s’agit de se débarrasser des cellules cancéreuses, ce serait de les cibler une par une. Avec un petit courant électrique par exemple, cela aurait un impact négatif sur la pompe sodium-potassium, tuant ainsi la cellule. Seul problème, cette procédure élimine aussi des cellules saines.

Ce qu’a réussi l’équipe italienne ouvre une première voie vers un traitement efficace. Elle a été dirigée par Attilio Marino de l’Institut Italien de Technologie (IIT), Enrico Almici de l’Université Polytechnique de Turin. Leur technique est simple sur le papier, puisque les éléments piézoélectriques génèrent une charge lorsqu’ils sont pressés.

Alors en injectant des nanoparticules piézoélectriques dans un corps, en leur envoyant des ultrasons, associés à la pression que cela crée, des interférences ont lieu avec les ions de sodium et de potassium. Cependant, il faut cibler les cellules cancéreuses. Pour ce faire, Attilio Marino et Enrico Almici ont une astuce. Ils ont placé les nanoparticules dans un polymère plastique, puis ils l’ont enrobé d’anticorps qui vont se lier aux récepteurs d’un certain type de cellule cancéreuse.

Dans leur étude, les chercheurs se sont concentrés sur un cancer du cerveau assez agressif : le glioblastome multiforme (GBM). Les cellules cancéreuses libèrent des récepteurs de transferrine, alors ils ont ajouté des anticorps de transferrine. De cette manière, leurs nanoparticules vont se greffer directement aux cellules à éradiquer.

Néanmoins, pour atteindre le cerveau, et atteindre les cellules touchées par le glioblastome, il faut passer la barrière hémato-encéphalique. Elle protège le cerveau des toxines, des agents pathogènes et des hormones qui circulent dans le sang. Il s’agit donc d’un videur qui filtre tout ce qui entrera dans cette boîte très sélect qu’est le cerveau. Pour franchir cette barrière, les chercheurs ont dû avoir recours à des nanoparticules très petites : 300 nanomètres.

Dernière étape : la phase de tests. Pour la mener à bien, l’équipe a utilisé des tumeurs du cerveau créées en laboratoire. Elles ont bénéficié d’une barrière endothéliale, qui a le même fonctionnement que la barrière hémato-encéphalique.

Ensuite, ils ont injecté leurs nanoparticules. Ils les ont bombardées d’ultrasons, et ont également administré un médicament utilisé en chimiothérapie : le temozolomide. Les effets résultats sont très positifs. « La stimulation piézoélectrique chronique, en combinaison synergique avec une concentration subtoxique de témozolomide, a induit une sensibilité accrue au traitement de chimiothérapie et des effets anticancéreux remarquables, » a précisé Attilio Marino.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cornell University

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Les patients hypertendus auraient un microbiome sanguin particulier
Mercredi, 20/02/2019 - 20:38

Selon une étude présentée par des chercheurs de la Fédération de Cardiologie (CHU de Rangueil, Toulouse), les personnes hypertendues aurait un microbiome sanguin particulier, contenant des quantités non négligeables d’ADN bactérien du genre Pseudomonas.

Pour les chercheurs, en dépit des nombreux traitements antihypertenseurs disponibles, les complications de l’HTA tuent encore 9,4 millions de personnes chaque année et il est « de la plus haute importance de trouver de nouvelles stratégies diagnostiques et des traitements innovants de l’hypertension ».

Ils ajoutent que si jusqu’ici des travaux ont suggéré qu’il existait des liens entre le microbiome intestinal, l’immunité intestinale et la translocation bactérienne et la pression artérielle, la relation entre le microbiome circulatoire et la pression artérielle n’avait pas encore été exploré.

Pour tenter de découvrir si les patients hypertendus avaient un microbiome circulatoire spécifique, les chercheurs ont inclus 61 patients hypertendus sans maladie coronarienne qui ont été randomisés dans deux cohortes de respectivement 31 et 30 individus (témoins). Tous ont eu des mesures ambulatoires de leur pression artérielle et une analyse de l’ADN bactérien présent dans leur sang.

L’analyse était à la fois quantitative (PCR quantitative de l’ADN ribosomique 16s) et qualitative (séquençage métagénomique ciblé de l’ADNr 16S). Il en ressort que l’ordre des Pseudomonadales, les bactéries de la famille des pseudomonadaceae et le genre Pseudomonas sont significativement associés à la pression artérielle ambulatoire dans les deux cohortes.

Aussi, pour l’ensemble des patients, après ajustement pour l’âge, le sexe et l’indice de masse corporelle, les Pseudomonadaceae et le genre Pseudomonas restent corrélés à la pression diastolique nocturne. « Cette étude montre que des espèces du microbiome circulatoire sont associées à la pression artérielle et qu’il pourrait être intéressant d’évaluer le rôle du genre Pseudomonas comme biomarqueur sanguin de l’hypertension », indiquent les chercheurs.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medscape

Pour vivre longtemps, mangez plus de fibres !
Mercredi, 20/02/2019 - 20:32

Selon une vaste étude épidémiologique, le fait de manger de 25 à 29 grammes de fibres alimentaires par jour diminuerait de 15 à 30 % la mortalité toutes causes confondues. Cette méta-analyse a intégré 185 études observationnelles incluant les données de près de 135 millions personnes-années et de 58 essais randomisés comprenant 4 635 participants.

Les résultats de cette étude sont sans appel : la consommation d'aliments riches en fibres réduit de 16 à 24 % l'incidence des maladies coronariennes, des accidents vasculaires cérébraux, du diabète de type 2 et du cancer colorectal. Elle a aussi permis une diminution du taux de cholestérol et du poids corporel, donc des cancers liés à l’obésité : cancer du sein, endométrial, œsophagien et de la prostate. Les auteurs ont aussi montré qu'une augmentation de 8 g de fibres supplémentaires par jour entraîne une diminution de l'ordre de 5 à 27 % de la mortalité et de ces maladies non transmissibles.

La consommation de 25 à 29 grammes de fibres par jour était suffisante, mais les données suggèrent qu'un apport encore plus élevé pourrait offrir une protection plus grande. Pour chaque augmentation alimentaire de 15 grammes de grains entiers (très riches en fibres, NDLR) consommés par jour, le nombre total de décès et l'incidence des maladies coronariennes, du diabète de type 2 et du cancer colorectal, ont par exemple diminué jusqu’à 19 %.

En pratique, notons que l’apport journalier nécessaire en fibres est finalement considérable. Pour arriver à 25 grammes de fibres, il faut manger par exemple, en une journée : 100 grammes de pruneaux, 100 grammes de pois chiches, 100 grammes de figues sèches et 100 grammes de lentilles. Les principales sources de fibres sont les fruits, les légumes, les céréales, les légumineuses et les noix.

Chaque jour, les Français consomment en moyenne 20 grammes de fibres chez les hommes et 18 grammes de fibres chez les femmes. Un homme sur cinq (22 %) et une femme sur dix (12 %) seulement atteignent le seuil de 25 grammes par jour, soit le minimum recommandé par The Lancet.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Lancet

Un bon sommeil et de l'exercice physique pour prévenir la maladie d'Alzheimer
Mercredi, 20/02/2019 - 20:27

Des chercheurs de l'école de médecine de l'Université Washington (Saint-Louis, Etats-Unis) ont découvert un nouveau mécanisme biologique pouvant expliquer le lien entre une mauvaise qualité de sommeil et cette pathologie neurodégénérative, qui conduit à une détérioration progressive des capacités cognitives.

Selon leurs travaux, les personnes âgées ayant le moins de sommeil à ondes lentes - le sommeil profond, indispensable pour bien récupérer et consolider les souvenirs - sont aussi celles qui ont les niveaux les plus importants de protéine Tau dans le cerveau. Or Tau, qui s'accumule à l'intérieur des neurones, est l'une des deux protéines en cause dans la maladie d'Alzheimer (avec le peptide béta-amyloide qui compose les plaques séniles retrouvées autour des neurones).

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont analysé le sommeil de 120 personnes âgées de 60 ans et plus, atteintes ou non de troubles cognitifs. Les patients ont aussi bénéficié d'une imagerie cérébrale ou d'une analyse de leur liquide cérébro-spinal pour dépister la présence de niveaux anormaux de ces molécules. "L'accumulation de protéines Tau ne s'avère pas liée à la quantité de sommeil, mais bien à sa qualité", indique le neurologue Brendan Lucey, premier auteur de l'étude et responsable du centre du sommeil de l'Université Washington.

Ainsi, le fait de dormir longtemps, mais d'un sommeil léger est peu reposant, et de faire des siestes dans la journée pour compenser, s'avère particulièrement négatif. "Une diminution du sommeil à ondes lentes pourrait s'avérer un marqueur intéressant pour dépister la maladie avant, ou juste au moment où les patients commencent à en développer les symptômes caractéristiques, en complément des tests habituels", ajoute encore le chercheur. Le changement dans les habitudes de sommeil, avec l'apparition de siestes ou un allongement de leur durée, pourrait aussi être un signal d'alarme pour les professionnels de santé et les patients.

De la même façon, les scientifiques savent depuis déjà quelques années que l'activité physique est un bon moyen de prévenir les démences et de préserver la santé du cerveau. Des chercheurs canadiens, brésiliens et américains ont en effet montré que l'irisine, une hormone renforcée par l'exercice physique, joue un rôle important à l'intérieur de notre encéphale, notamment dans le fonctionnement des synapses qui permettent la communication entre les neurones. Et ils ont aussi pu constater que les malades d'Alzheimer présentaient généralement un déficit de cette hormone.  

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

WUSMSL

Un premier facteur génétique identifié dans une forme atypique d'infarctus du myocarde
Mercredi, 20/02/2019 - 20:20

La dissection spontanée de l'artère coronaire (SCAD) est une forme particulière d'infarctus du myocarde qui concerne majoritairement des femmes jeunes ne présentant pas les facteurs de risque cardiovasculaire classiques (surpoids, dyslipidémie…). Un premier facteur de risque génétique vient d'être identifié dans cette pathologie.

"Cette étude est fondamentale, car elle change la vision que nous avions de la SCAD", indique au « Quotidien » Nabila Bouatia-Naji (directrice de recherche INSERM/Paris Centre de recherche cardiovasculaire, Université Paris-Descartes), investigateur principal de l'étude.

Si les symptômes sont identiques à ceux de l'infarctus classique, la SCAD n'est pas due à une accumulation de lipides, mais à un déchirement au niveau de la couche interne de l'artère qui va être à l'origine d'un hématome et d'une obstruction de la circulation au niveau des artères coronaires. De façon inexpliquée, les patients sont, dans 80 à 90 % des cas, des femmes préménopausées.

Nabila Bouatia-Naji et son équipe avaient précédemment étudié la génétique de la dysplasie fibromusculaire (DFM), une autre forme atypique de sténose artérielle caractérisée par une obstruction des artères rénales ou carotides. "Nous avons identifié un facteur de risque génétique associé au risque de DFM au niveau du gène PHACTR1. Ceci a été une grande avancée pour comprendre la DFM, qui touche en priorité les jeunes femmes également", indique Nabila Bouatia-Naji.

Cette nouvelle étude a analysé l'association entre le gène PHACTR1 et la SCAD. Au total, 1 055 patients et 7 190 sujets non malades provenant de quatre cohortes (France, Royaume-Uni, États-Unis et Australie) ont été étudiés. L'analyse a mis en évidence une association significative entre la présence de l’allèle A du gène et la SCAD, avec un risque de SCAD accru de 67 % chez les porteurs de ce facteur génétique.

Une seconde analyse a porté sur 459 patients SCAD, dont environ la moitié présentait également une DFM. "L'association entre le variant et la SCAD était davantage marquée en l'absence de DFM, ce qui montre que ce facteur prédisposerait à ces deux pathologies de façon indépendante". Le risque de SCAD était augmenté de 90 % chez les patients sans DFM.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JACC

De nouvelles thérapeutiques pour restaurer la mémoire altérée par l'âge
Mercredi, 20/02/2019 - 07:18

Le Centre de toxicomanie et de santé mentale (CAMH) de Toronto, au Canada, a présenté de nouvelles molécules thérapeutiques qui semblent prometteuses pour inverser la perte de mémoire liée à la dépression et au vieillissement. Ces molécules non seulement améliorent rapidement les symptômes, mais semblent également  permettre une régénération cérébrale en amont.

"À l'heure actuelle, il n'existe aucun médicament pour traiter les symptômes cognitifs tels que la perte de mémoire liée à la dépression, à d'autres maladies mentales et au vieillissement", souligne le Docteur Etienne Sibille, directeur adjoint de l'Institut de recherche en santé mentale de la famille Campbell à CAMH et principal auteur de l'étude. Celui-ci ajoute que "Ces résultats sont très prometteurs, car ces composés sont hautement ciblés pour activer les récepteurs du cerveau endommagés qui sont impliqués dans les pertes de mémoire".

Le Docteur Sibille et son équipe ont identifié les déficiences spécifiques des récepteurs des cellules cérébrales dans le système de neurotransmetteur GABA. Ils ont ensuite montré que ces déficiences étaient susceptibles de provoquer des dégradations de l'humeur et de la mémoire dans la dépression et le vieillissement.

Les nouvelles petites molécules présentées ont été conçues pour activer spécifiquement les cibles du récepteur. L'idée était qu'elles exerceraient un effet thérapeutique en "réparant" la déficience, ce qui se traduirait par une amélioration des symptômes. Ces molécules sont des variations moléculaires des benzodiazépines, une classe de médicaments anti-anxiété et sédatifs qui activent également le système GABA, mais ne sont pas très ciblés.

Une seule dose de ces nouvelles molécules a été administrée dans des modèles précliniques de perte de mémoire induite par le stress. Trente minutes plus tard, les performances de la mémoire sont revenues à des niveaux normaux. Dans une autre expérience impliquant des modèles précliniques de vieillissement, les pertes de mémoire ont été rapidement inversées et les performances ont augmenté jusqu'à 80 % après l'administration, atteignant essentiellement les niveaux observés chez les jeunes ou les premiers stades de l'âge adulte. Cette amélioration a duré plus de deux mois avec un traitement quotidien.

"Les cellules âgées ont retrouvé l'apparence des cellules cérébrales jeunes, ce qui montre que nos nouvelles molécules, non seulement améliorent sensiblement les symptômes, mais modifient le fonctionnement du cerveau", explique le Docteur Sibille.

Les premiers essais cliniques sur l'homme de ces médicaments potentiels devraient débuter en 2020 et, en cas de succès, les applications potentielles sont immenses. En effet, cette nouvelle classe de médicaments pourrait permettre de ralentir efficacement les pertes de mémoire liées à l'âge ou à certaines démences, comme la maladie d’Alzheimer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Karger

Le vaccin de Sanofi Pasteur contre la dengue est autorisé dans l'Union européenne
Mercredi, 20/02/2019 - 07:10

La Commission européenne a délivré une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le vaccin Dengvaxia, le vaccin de Sanofi Pasteur contre la dengue. L'autorisation de mise sur le marché suit la recommandation du 18 octobre 2018 du Comité des médicaments à usage humain (CHMP) de l'Agence européenne des médicaments d'approuver l'utilisation du vaccin contre la dengue dans certaines conditions.

Ce vaccin contre la dengue a été évalué dans le cadre d'études à grande échelle sur la sécurité et l'efficacité clinique portant sur plus de 40 000 personnes originaires de 15 pays et ayant fait l'objet d'un suivi pouvant aller jusqu'à six ans.

La dengue est une maladie tropicale transmise par un moustique et provoquée par le virus de la dengue, dont il existe quatre sérotypes (1, 2, 3 et 4). Elle entraîne des symptômes similaires à ceux de la grippe. Certains patients développent une forme grave de la maladie avec des saignements et des complications potentiellement mortelles. Le risque de maladie grave est plus élevé chez les personnes infectées une deuxième fois avec un virus de sérotype différent.

Le vaccin Dengvaxia est constitué de virus atténués (affaiblis) de la fièvre jaune contenant les antigènes des quatre sérotypes du virus de la dengue. Le vaccin Dengvaxia confère ainsi une protection contre ces quatre sérotypes.

Globalement, les études ont montré que le nombre de cas d'enfants atteints par la dengue était inférieur de 79 % s'ils avaient été vaccinés entre 9 et 16 ans. Des études supplémentaires ont montré que le vaccin est également efficace chez les personnes âgées de 16 à 45 ans.

Cependant, parmi les enfants âgés de 9 à 16 ans qui n'avaient pas été infectés par la dengue dans le passé, le risque de contracter une forme grave de la maladie, s'ils se trouvaient infectés par la suite, était plus élevé chez les vaccinés (deux cas supplémentaires pour 1 000 personnes vaccinées sur une période de cinq années) que chez les non vaccinés.

C'est pourquoi ce vaccin est uniquement destiné aux personnes âgées de 9 à 45 ans qui ont été infectées par le virus de la dengue dans le passé et qui vivent dans des régions où cette infection est endémique, c'est-à-dire dans lesquelles elle sévit tout au long de l'année. La survenue d'une infection préalable par un virus de la dengue doit être prouvée par un résultat de test positif.

Le vaccin est alors administré en trois doses à un intervalle de six mois. L'injection est réalisée par voie sous-cutanée, de préférence dans la partie supérieure du bras.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Mes Vaccins

Premiers résultats positifs pour un vaccin expérimental contre le chikungunya
Mercredi, 20/02/2019 - 07:03

La société Valneva (issue de la fusion en 2013 entre deux spécialistes des vaccins, le français Vivalis et l'autrichien Intercell), a révélé des premiers résultats positifs pour le premier essai chez l'homme (phase 1) de son candidat vaccin contre le "chik", une maladie transmise par différentes espèces de moustiques, notamment le moustique tigre, et contre laquelle il n'existe pas de protection. Si la plupart des personnes infectées à la suite d'une piqûre se rétablissent rapidement, certaines peuvent éprouver de fortes douleurs articulaires pendant des semaines ou des mois, et l'impact économique de la maladie est considéré comme extrêmement important.

Testé sur 120 personnes, le VLA1553 de Valneva a montré un taux de séroconversion (pourcentage des patients chez qui on constate la présence d'anticorps spécifiques au virus) de 100 % 28 jours après une injection unique. Aucun effet indésirable grave n'a été signalé.

Ces données préliminaires positives ne comprennent certes pas de lecture du critère d'évaluation principal de l'étude, précise la société. Le protocole complet de l’étude comprend une vaccination supplémentaire (non pas pour renforcer l'effet mais pour vérifier, en fonction de la réponse immunitaire observée chez les sujets auparavant vaccinés, qu’ils sont bien protégés).

Les résultats formels comprendront aussi les données pour chacun des trois dosages testés, en vue de choisir le dosage final. Néanmoins, l'objectif de Valneva est de "faire entrer, le plus rapidement possible" le VLA1553 en phase d'essai pivot, en vue d'un enregistrement par les autorités de santé, notamment la Food and Drug Administration (FDA) américaine qui a accordé récemment un statut "fast track" (qui permet une procédure accélérée pour l'homologation d'un traitement).

Les données après une revaccination à six mois, attendues "d'ici le milieu de l'année", "se révéleront clés pour déterminer une potentielle accélération du développement du vaccin", a souligné le directeur médical Wolfgang Bender.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BFM

Maladies de la rétine : la piste du fer pour préserver la vision
Mercredi, 20/02/2019 - 06:52

Les maladies de la rétine sont une cause majeure de malvoyance et de cécité. Dans le cas d’un décollement de la rétine, la mort des photorécepteurs et la perte de vision permanente sont causées par la séparation de la rétine de sa couche externe pigmentée entre lesquelles s’immisce du liquide dit sous-rétinien (SRF).

L’incidence de cette pathologie chez l’adulte varie entre 10 et 55 pour 100 000 individus/an et est plus importante chez les personnes atteintes de myopie. Malgré les importants progrès réalisés dans les techniques chirurgicales, le “recollement” de la rétine ne permet pas une récupération visuelle totale et impacte fortement la qualité de vie. L’amélioration de la vision après une chirurgie du décollement de la rétine est donc un défi thérapeutique.

Le fer est un composant biologique important pour catalyser les réactions enzymatiques. Mais lorsqu’il est mal utilisé par l’organisme, il génère de mauvaises réactions et crée des composants cellulaires nocifs. C’est ainsi que la mort des cellules rétiniennes avec le fer est soupçonnée de se produire sous diverses formes de dégénérescence de la rétine. Cependant, aucune corrélation entre le fer et la fonction visuelle n’avait été montrée jusqu’à présent.

Dans cette nouvelle étude, des chercheurs de l’Inserm ont évalué la présence de fer dans l’œil comme marqueur prédictif du décollement de la rétine et comme cible thérapeutique de la maladie. Pour cela, ils ont mesuré la présence de fer dans la partie vitrée de l’œil et dans le liquide sous-rétinien des patients.

Ils ont alors montré que l’augmentation de la saturation en fer est corrélée à une mauvaise récupération visuelle. In vitro et in vivo, le fer induit une nécrose immédiate et une mort cellulaire (apoptose) retardée des neurones.

Des études précédentes ont montré, sans pouvoir l’expliquer, que dans divers modèles animaux le traitement par la transferrine exerçait des effets protecteurs sur les neurones de la rétine. Dans ce travail, les chercheurs démontrent que la transferrine, en identifiant les voies moléculaires impliquées, diminue à la fois l’apoptose et la nécrose induites par le décollement de la rétine.

Pour aller plus loin, les chercheurs ont donc testé l’hypothèse d’une supplémentation en transferrine comme traitement d’appoint à la chirurgie pour améliorer la qualité visuelle des patients.

A la fois sur des cellules de rétine humaine en culture et in vivo sur des modèles animaux, l’injection oculaire locale de transferrine semble préserver la rétine. De plus, même si elle est administrée tardivement alors que la maladie est déjà déclarée, la transferrine peut prévenir d’autres altérations rétiniennes ainsi que la mort cellulaire.

D’ores et déjà, la société Eyevensys, start-up issue du centre de recherche des Cordeliers, projette d’utiliser une technologie en phase clinique pour d’autres essais de thérapie génique, ceci afin de produire de la transferrine de façon contrôlée pour les maladies rétiniennes dégénératives.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Inserm

La baisse de la mortalité par cancer se poursuit aux Etats-Unis et en Europe
Mardi, 19/02/2019 - 21:05

Le taux de mortalité des suites d’un cancer est en baisse régulière aux Etats-Unis depuis 1991, année où il avait atteint son maximum avec 215,1 décès pour 100.000 habitants. En 2016, le chiffre était de 156 morts pour 100.000 Américains, indique le dernier rapport de l’ American Cancer Society, soit une diminution moyenne de 1,5 % chaque année.

Ces statistiques sont d’autant plus importantes que le cancer compte parmi les principales causes de décès aux Etats-Unis, aux côtés des pathologies cardiaques et des accidents, d’après une étude des Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Le cancer reste malgré tout présent et les spécialistes prévoient 1,7 million de nouveaux cas en 2019 et 600.000 morts des suites de ces maladies.

Mais si le taux de mortalité était resté à son niveau de 1991, ce sont 2,6 millions de décès supplémentaires qui auraient été à déplorer, estiment les auteurs du rapport. Les avancées médicales en matière de diagnostic et de prévention ainsi que des efforts accrus pour lutter contre le tabagisme ont permis de sauver ces vies et de faire chuter la mortalité de 27 % en un quart de siècle.

Reste que le déclin de la mortalité liée au cancer ne touche pas de façon égale l’ensemble de la population américaine. Par ailleurs, la diminution de la mortalité chez les hommes a été de 34 % contre 24 % chez les femmes. Ce phénomène s’explique notamment par le tabagisme féminin généralisé plus tardivement dans l’histoire. Le cancer du poumon fait d’ailleurs partie des pathologies les plus mortelles chez les hommes comme chez les femmes, avec les cancers colorectaux.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

WOL

Mieux détecter la maladie d'Alzheimer grâce à l'IA
Mardi, 19/02/2019 - 19:44

Une étude dirigée par Jae Ho Sohn, chercheur au département de radiologie et d’imagerie biomédicale de l’Université de San Francisco, en utilisant l'apprentissage profond, a réussi à utiliser l’intelligence artificielle pour identifier les premiers signes d’Alzheimer avec beaucoup d’avance.

« L’une des difficultés de la maladie d’Alzheimer est qu’au moment où tous les symptômes cliniques se manifestent et où nous pouvons poser un diagnostic définitif, trop de neurones sont déjà morts, ce qui la rend essentiellement irréversible, » a précisé Jae Ho Sohn. En identifiant la maladie bien plus tôt, elle serait bien plus simple à appréhender dans le temps.

Pour réussir cette prouesse, bien qu’informatique, l’équipe de chercheurs s’est concentrée sur l’utilisation de PET scans. La raison est assez simple, ils permettent de suivre le niveau de glucose traversant le cerveau. Lorsqu’une cellule est malade, elle ne consomme plus de glucose, ce qui crée un indicateur plus que fiable. Cependant, impossible d’identifier cela à l’œil nu, ou avec les capacités d’un Homme.

Le taux de précision de l’algorithme créé par l’équipe de Jae Ho Sohn est impressionnant. 92 % lors du premier test et 98 % lors du second. En moyenne, la détection d’Alzheimer peut se faire 75,8 mois avant un diagnostic clinique. Cela prouve une nouvelle fois que les radiologues de demain seront des IA, et non plus des médecins.

D’autres projets se concentrent sur l’imagerie médicale, mais pour le cancer du sein cette fois. C’est le cas d’une IA de Google baptisée LYNA qui est capable de le détecter 99 fois sur 100. Un autre projet venant de DeepMind (toujours chez Google ) peut détecter plus de 50 maladies oculaires avec autant de précision qu’un médecin.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

RSNA

Détecter les cancers grâce à l'haleine
Mardi, 19/02/2019 - 19:38

Une équipe de chercheurs de l'université de Cambridge a commencé des essais pour un test de l’haleine capable de diagnostiquer la maladie en analysant les schémas de molécules présentes dans l’haleine.

Au Royaume-Uni, où l’essai a lieu, environ la moitié des cancers atteignent un stade avancé avant d’être diagnostiqués. En cause : la non-prise en considération de certains symptômes précoces comme les brûlures d’estomac ou les problèmes de digestion, qui sont confondus avec d’autres pathologies beaucoup moins graves. Pour les chercheurs, il y avait donc urgence à trouver une méthode peu coûteuse et facilement déployable pour détecter un cancer de manière précoce.

Ce nouveau test à l’essai est basé sur l’analyse de molécules appelées composés organiques volatils (COV), qui sont libérées lorsque des cellules de l’organisme effectuent des réactions biochimiques. Lorsqu’un cancer s’est développé, le comportement normal des cellules est modifié, entraînant une structure de COV différente. Les chercheurs pensent que cela peut être utilisé comme une aide pour alerter les médecins de la présence d'un cancer.

Aujourd’hui, l’équipe de recherche tente de déterminer si ce schéma peut être identifié dans l'haleine des gens, à l'aide de la technologie de la biopsie du souffle. Leur objectif est notamment de déterminer si différents types de cancer produisent différents modèles - ou signatures - pouvant être détectés à un stade précoce.

Pour le savoir, les chercheurs, dirigés par le Professeur Rebecca Fitzgerald de la MRC Cancer Unit de l’Université de Cambridge, prévoit de rassembler et d’étudier le souffle de quelque 1 500 personnes à l’hôpital Addenbrooke de Cambridge, au Royaume-Uni, d’ici 2021.

Certaines de ces 1 500 personnes auront été référées à l’hôpital par leur médecin parce qu’elles ont signalé des symptômes qui pourraient être lus comme des signes précoces de cancer. D'autres seront des patients sains. L'idée est de comparer le souffle de ceux chez qui on diagnostique ensuite un cancer à ceux qui ne le sont pas pour voir s'il existe des signatures spéciales offrant des indices révélateurs.

Parmi les personnes sélectionnées pour l’étude se trouve Rebecca Coldrick, 54 ans, qui souffre d'une affection appelée œsophage de Barrett et qui pourrait développer un cancer. "J'étais très contente de participer à l'essai et je souhaite contribuer à la recherche de toutes les manières possibles", a-t-elle déclaré à la BBC. "Je pense que plus il y aura des recherches pour surveiller des conditions comme la mienne et plus les tests de détection développés seront efficaces, mieux ce sera".

L'essai débutera avec des patients suspects de cancers de l'œsophage et de l'estomac, puis sera élargi aux personnes atteintes de cancers de la prostate, des reins, de la vessie, du foie et du pancréas au cours des prochains mois. "Intuitivement, le cancer du poumon semble être le cancer le plus évident à détecter dans l'haleine", explique le Professeur Fitzgerald.

"Mais à cause de la façon dont les métabolites sont recyclés dans le corps, beaucoup d'autres molécules volatiles dans d'autres parties du corps finissent aussi par respirer".

Selon elle, "nous avons un besoin urgent de développer de nouveaux outils, comme ce test respiratoire, qui pourraient aider à détecter et à diagnostiquer un cancer plus tôt, donnant ainsi aux patients les meilleures chances de survivre".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Cancer Research

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Boeing dévoile un concept d’ailes d'avion ultra fines
Mardi, 19/02/2019 - 21:10

Après avoir créé des ailes repliables pour son 777X, afin qu’il puisse mieux se faufiler dans les aéroports, Boeing vient de présenter un concept d’avion à ailes ultra-fines, les "Transonic Truss-Braced Wings" (TTBW).

Ces ailes ultra-minces de 52 mètres de long (elles aussi pliables) sont soutenues par des mâts. Elles sont destinées à des avions pouvant voler en vol subsonique, jusqu’à Mach 0,8 (980 km/h). Ce design permet d’optimiser l’aérodynamique et de réduire le son émis par l’appareil.

Boeing et la NASA étudient ce concept depuis plus de dix ans dans le cadre du programme SUGAR (Subsonic Ultra Green Aircraft Research). La recherche est axée sur des concepts qui réduisent le bruit et les émissions tout en améliorant le rendement. Le TTBW a été amélioré à plusieurs reprises pour pouvoir voler plus vite et plus haut. Sur cette dernière évolution, l'angle de balayage de l'aile a été optimisé pour améliorer la capacité de portance des mâts, ce qui augmente la vitesse de croisière de l’avion.

Le programme Sugar vise à créer des avions 71 décibels plus silencieux que les normes de bruit actuelles de la FAA (le gendarme aéronautique américain), qui émettraient 75 % d'oxyde d'azote et consommeraient 70 % de carburant de moins à l’horizon 2030 / 2040. Outre l’aérodynamique, le programme explore d’autres pistes d’amélioration : carburants de remplacement, avions électriques, nouveaux modes de propulsion et matériaux durables. Un avion commercial hybride, le Boeing Sugar Bolt, a été développé dans ce cadre.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Boeing

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