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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 87
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 03 Mars 2000
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Egalement dans ce numéro
TIC
Dix fois plus d'internautes européens en 2003
Mon bureau, c'est mon portable
Le FBI reconnait que son site a été attaqué
Coût de l'accès internet : Moins cher en France qu'aux Etats-Unis
L'ordinateur se cachera à l'avenir dans les coutures des vêtements
Une puce bionique pour contrôler l'activité des cellules
Robots de nouvelle génération : Les Japonais prennent une longueur d'avance
Dans l'oeil du robot !
Microsoft annonce un nouveau système pour ordinateurs de poche
DVD réenregistrable : vers un standard universel et totalement compatible
Les créatures virtuelles se fondent dans le monde réel
Lancement de la première radio personnalisée d'information
Avenir
La vitesse de la lumière ralentie à 1,5 km/h
Matière
Les puces magnétiques pourraient révolutionner l'électronique
Une algue pourrait produire en grande quantité de l'hydrogène
Vivant
Des rats paraplégiques remarchent
Un vaccin pour protéger les neurones a été testé avec succès chez le rat
Recul mondial de la mortalité cardio-vasculaire
Médecine : Le laser utilisé pour détruire les caillots de sang dans les artères
La moelle osseuse serait un meilleur point de repère pour détecter le cancer du sein
Lutter ensemble contre la mort subite cardiaque
Athérosclérose : les pouvoirs de l'interleukine
Paludisme: les mécanismes de résistance aux traitements élucidés
Maladie de Parkinson : une accumulation d'une protéine à l'origine
La génétique et l'embryologie volent au secours de Darwin
Des sucres impliqués dans la croissance tumorale
Homme
Ford, GM et Daimler-Chrysler regroupent leurs achats en ligne
La "nouvelle économie" tire la croissance américaine
La signature électronique fait son entrée dans le code civil
Recherche
Citroën commercialise une "voiture communicante", la Xsara Windows CE
Nokia parie sur internet dans les voitures en 2005
Edito
Les nouvelles frontières de la vie



Depuis toujours, l'homme s'est posé la double question de l'origine et de la nature de la vie. Les extraordinaires progrès intervenus dans les sciences du vivant depuis 50 ans viennent éclairer cette question essentielle et fascinante d'une lumière nouvelle. On se souvient des célèbres expériences de Miller à Chicago, dans les années 50, qui avait réussi à recréer en laboratoire les conditions de la "soupe primitive", qui existait sur Terre au moment de l'apparition de la vie, et qui avait montré que ces conditions étaient propices à la formation des acides aminés qui constituent les "briques" de base du vivant. Depuis 50 ans, la plupart des grands scientifiques se sont interrogés, dans des livres souvent devenus très célèbres, sur cette question de l'origine et de la nature du vivant. On pense bien sûr à Schrödinger et son fameux essai "Qu'est ce que la vie" publié en 1945, mais aussi à Monod avec "Le hasard et la nécessité" en 1970 ou encore à la "Logique du vivant" de François Jacob. Aux Etats-Unis vient de paraître un ouvrage, "Terre unique", co-signé du paléontologue Peter Ward et de l'astronome Donald Brownlee, qui rouvre la question de l'origine de la vie et du caractère unique ou non de cette vie dans l'univers. Ces deux scientifiques estiment en effet que l'émergence d'une forme de vie évoluée comme la nôtre est un formidable concours de circonstances, résultat d'un hasard particulièrement heureux. Ward et Browlee insistent bien sur le fait que leur thèse n'est pas que la vie est un phénomène exceptionnel, au niveau cosmique, mais qu'il a fallu des circonstances exceptionnelles pour que la vie, telle qu'on la connaît, apparaisse et se développe sur terre : une distance par rapport au Soleil assurant une eau liquide, une masse suffisante pour retenir l'atmosphère et les océans, une tectonique des plaques pour développer une diversité biotique, un satellite pour stabiliser les oscillations et ainsi limiter de trop grands écarts de température, une orbite stable et enfin une quantité suffisante de carbone. Il ne faut donc pas s'attendre à ce qu'il existe des êtres humains ailleurs que sur notre Terre. Pourtant, même en se bornant à l'étude de la seule forme de vie que l'on connaisse, celle reposant sur la chimie du carbone, deux découvertes récentes montrent que le débat est loin d'être clos. Il s'agit tout d'abord de la découverte, par des chercheurs australiens, dans le grès du fond des océans, d'organismes vivants d'une taille extraordinairement petite, comprise entre 20 et 150 nanomètres(voir article de la lettre 82, rubrique biologie “ Y a t-il une vie dans le nanomonde ? ” http://www.tregouet.org/lettre/index.html).Cette découverte étonnante est à mettre en relation avec l'observation de ce qui pourrait être de minuscules traces de vie fossilisées, observées il y a quatre ans sur une météorite provenant de Mars. L'autre découverte tout à fait troublante est due à l'astronome Sun Kwok, de l'Université de Calgary, au Canada (voir article de la lettre 80, rubrique biologie “la chimie au coeur des étoiles” http://www.tregouet.org/lettre/index.html ).Celui-ci, en mesurant le spectre de diverses étoiles à des stades de développement avancés, mais très voisins, a constaté que celles-ci synthétisent de grandes quantités de molécules organiques en quelques milliers d'années seulement. Ces molécules organiques qui constituent la base des sucres et des acides aminés pourraient être expulsées vers l'espace interstellaire. Elles entreraient donc un jour ou l'autre dans la fabrication de nouvelles planètes et l'on peut penser que si elles s'y trouvent en quantités importantes, cela ne peut que favoriser l'apparition de la vie. Que nous disent ces découvertes ? Que la vie telle qu'on la connaît est capable d'apparaître, de se développer et de perdurer dans des conditions extrêmes tout à fait extraordinaires. Il se pourrait donc que l'apparition de la vie, telle que nous la connaissons, soit en réalité un phénomène infiniment moins rare, au niveau cosmique, que nous l'imaginons. Bien entendu, comme le soutiennent Ward et Browlee, il est très peu probable que la vie ayant pu apparaître sur d'autres planètes ait suivi le même chemin évolutif jusqu'à l'homme car les conditions de son développement auront été différentes. Mais cela n'exclut nullement, sous la pression sélective, l'apparition de formes de conscience et d'intelligence supérieures. Enfin pourquoi exclure, si l'on considère les propriétés étonnantes d'auto-organisation de la matière, le développement de formes de vie et d'intelligence ne reposant pas sur la chimie du carbone ? En tout état de cause les récentes avancées de la science nous amènent à revoir notre conception du vivant et à intégrer sa double dimension nanoscopique et cosmique.

René TREGOUET

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Dix fois plus d'internautes européens en 2003
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

L'Union européenne comptera entre 170 et 220 millions d'internautes en 2003 grâce à l'internet mobile, estime le commissaire européen à l'Industrie, Erkki Liikanen. Les deux tiers des habitants de l'Union européenne devraient alors posséder un téléphone mobile, a-t-il également avancé. "Il existe aujourd'hui 20 millions d'internautes en Europe. Mais avec l'internet mobile, ce nombre passera à 170 voire 220 millions en 2003, parce qu'à ce moment, 65% des Européens auront un téléphone mobile, dont 85% seront capables de se connecter à l'internet", a déclaré Liikanen dans un discours dont le texte a été diffusé par ses services. "Il est probable que beaucoup de services de commerce en ligne et d'information aujourd'hui présents sur les PC passeront sur les téléphones mobiles et les assistants personnels numériques. L'Europe est bien placée pour profiter de cette ouverture des vannes vers l'internet", a-t-il ajouté.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/000224/32/94rf.html

Mon bureau, c'est mon portable
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Grâce aux nouvelles technologies, beaucoup de salariés peuvent désormais être opérationnels n'importe où, chez eux, chez leur client, ou au gré de leurs allées et venues dans des " bureaux-hôtels " anonymes et interchangeables. Les 8 000 salariés d'IBM en Ile-de-France s'apprêtent à vivre une expérience sans précédent. Un, deux ou trois jours par semaine, ils peuvent désormais choisir de ne pas " aller au bureau ". Ils travaillent alors à domicile. Ou bien ils gagnent autour de Paris le plus proche des " immeubles de proximité " équipés par IBM de " bureaux partagés ". A la maison, avec leur ordinateur portable, ils disposeront, comme c'est déjà le cas pour les commerciaux, d'un accès téléphonique gratuit au réseau informatique de l'entreprise. Sinon, dans son " immeuble de proximité ", le salarié n'a qu'à s'installer à l'une des tables alignées dans des grandes salles. Il branche son ordinateur portable sur une prise pour se connecter au système informatique maison. Toutefois, pour ne pas complètement couper le cordon ombilical, au moins deux jours par semaine il doit se rendre à son lieu de travail habituel, appelé dans l'inimitable langage IBM son " port d'attache ". Contrepartie : il n'a plus de bureau à lui. Cette révolution suscite de grands débats au sein du géant de l'informatique, avec craintes et questions, espoirs et enthousiasmes... Après la vente de deux immeubles à Paris, IBM cherche à économiser des mètres carrés. " Mais ce n'est pas la seule raison, explique Jean-Marc Le Ber, un ancien directeur commercial aujourd'hui directeur du projet "mobilité". Beaucoup de salariés d'Ile-de-France se plaignaient de la durée de leurs trajets. Nous devions en tenir compte. " IBM compte également sur cette opération pour promouvoir son image " e-business " et accroître sa " réactivité vis-à-vis des clients ". Dans les expériences citées plus haut, les salariés se disent très satisfaits. Mais à grande échelle la suppression des bureaux soulève beaucoup de questions. Le travail va-t-il continuer à jouer son rôle socialisateur ? La culture d'entreprise peut-elle être portée par le seul intranet ? La vie collective n'est-elle pas menacée ? Autre question : l'autonomie est-elle un progrès pour tout le monde ? Ces évolutions vont-elles sonner pour autant le glas des entreprises matérialisées par des lieux géographiques ? Pas sûr, en tout cas en France. Même dans la " nouvelle économie ", tout le monde ne rêve pas de supprimer les bureaux. Question de culture ? Possible. En France, les travailleurs à distance sont beaucoup moins nombreux qu'aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne. Robert Rochefort, le directeur du Credoc (Centre de Recherches pour l'Etude et l'Observation des Conditions de Vie), explique bien comment la culture française aura du mal à s'accommoder d'un éclatement complet des lieux de travail d'une entreprise. Voilà qui nous permet d'espérer profiter quelque temps encore des joies de la vie de bureau et des cancans devant la machine à café.

(article résumé par @RTFlash)

Nouvel Obs : http://www.nouvelobs.com/economie/entrep1.html

Le FBI reconnait que son site a été attaqué
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

La police fédérale américaine a reconnu, une semaine après, avoir été victime le 18 février d'une attaque par "déni de service" identique à celles qui ont frappé les principales sociétés américaines du secteur de l'internet et du commerce électronique. Le Federal Bureau of Investigation (FBI) a reconnu le 25 février que son site était resté inaccessible pendant plus de 3 heures. Le FBI a donc été victime d'attaques par saturation de type DDoS (Distributed Denial of Service), qui consistent à bombarder un site d'un flux ininterrompu de requêtes provenant de sources non identifiées. Le FBI est précisément en train d'enquêter sur les attaques des 7, 8 et 9 février qui ont notamment paralysé Yahoo, eBay, Amazon, ETrade ou ZDNet. Le FBI a déjà subi une attaque du même type l'an dernier, laquelle avait entraîné une interruption du fonctionnement du site de plusieurs jours .

Brève rédigée par @RTFlash

Washington Post :

_ http://www.washingtonpost.com/wp-srv/aponline/20000225/aponline172046_000.htm

Coût de l'accès internet : Moins cher en France qu'aux Etats-Unis
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Dans sa Lettre de janvier 2000, l'ART (Autorité de régulation des télécommunications) démontre que la tarification des communications téléphoniques ne peut expliquer le retard de l'Internet en France par rapport aux Etats-Unis (12 % de taux de pénétration dans l'Hexagone contre 43 % outre-Atlantique). Selon l'Autorité, une heure de connexion à Internet ne revient qu'à 8,75 F en France, contre 11,5 F aux États-Unis. Pour arriver à ces chiffres, l'Autorité détaille son mode de calcul. Le coût moyen d'accès à Internet en RTC s'élève outre-Atlantique à 249 F par mois, dont 124 F mensuels pour les communications (comprenant la taxe fédérale, le forfait local et des services basiques souscrits par les consommateurs), et 125 F pour le fournisseur d'accès. Le mode RTC reste le moyen de connexion le plus usité outre-Atlantique : sur 84 millions d'abonnés à Internet en 1999, dont 54 millions de particuliers, seuls 1,5 million étaient connectés au câble et 400 000 à l'ADSL. L'autorité de régulation américaine, la FCC (Federal Communication Commission), fixe le prix de l'abonnement pour l'ensemble du territoire, tandis que les autorités de chaque Etat déterminent les tarifs des communications locales, qui peuvent donc varier d'un Etat à l'autre. L'internaute américain se connectant en moyenne 21 heures par mois, selon l'institut d'étude PriceWaterhouseCoopers, l'heure de connexion revient à 11,5 F. En effet, l'abonnement à l'un des 4 000 fournisseurs d'accès américains s'échelonne entre 0 et 180 F, pour une moyenne de 120 F (20 $, chiffres équivalents à ceux fournis par les études américaines). Selon l'ART, compte tenu des forfaits " 20 heures pour 100 francs " mis en place en France par certains FAI, ou l'abonnement mensuel moyen proposé par les autres (75 F), le prix d'une heure de connexion à Internet s'élève à 8,75 F en France.

ART : http://www.art-telecom.fr/

L'ordinateur se cachera à l'avenir dans les coutures des vêtements
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

A l'avenir, l'ordinateur de poche ne se portera plus en bandoulière, mais s'enfilera comme un vêtement et obéira à la voix, permettant à son propriétaire d'avoir les mains libres pour d'autres activités. C'est du moins ce qu'espère la société américaine Xybernaut, leader des "PC-vêtements", déjà disponibles et présentés au grand salon mondial de l'informatique, le CeBIT, qui se tient jusqu'au 1er mars à Hanovre (nord). Dans la poche de l'homme du futur se trouve un mini-ordinateur ultra léger mais puissant: il pèse 900 grammes et possède un disque dur de 8 gigabits. A son poignet est accroché un petit clavier-bracelet. Et sur sa tête: un casque équipé d'un micro, d'écouteurs et d'une caméra numérique. Grâce à un écran de 2,5 cm2 placé tout près d'un de ses yeux, dans une semi-monture de lunette, il peut visionner des documents. "Les applications du 'wearable computer' --l'ordinateur que l'on porte sur soi-- sont infinies. Elles ne sont limitées que par notre imagination", estime le patron de Xybernaut, Edward G. Newman. Pour l'instant, il est utilisé dans la maintenance. Ainsi, un technicien qui doit vérifier le bon fonctionnement de différentes pièces composant un avion n'a plus des tonnes de papier à transporter sur lui. Il lui suffit d'avoir le manuel dans son ordinateur de poche, qu'il consulte à tout moment grâce au petit écran placé à quelques centimètres d'une de ses pupilles. Guidé, il a les mains libres pour actionner des instruments. Il peut aussi servir à l'électricien lors d'une réparation dans un bâtiment. Equipé des plans des câbles installés dans les murs d'une maison, mémorisés sur son PC et visionnables à volonté, il se consacre au contrôle les fils électriques. Dans les secteurs de l'industrie, Xybernaut a déjà trouvé des clients. Mais il compte aussi se développer dans le tourisme. Il met ainsi au point un projet avec l'une des villes les plus visitées d'Allemagne, Heidelberg (sud-ouest). Equipé de son "wearable computer" détenant un plan de la ville, le touriste musarde d'une rue à l'autre, dans l'ordre qu'il désire. Dès qu'il s'arrête, la petite caméra qu'il a sur la tête communique au PC son emplacement et s'il le désire, un petit commentaire se fait entendre dans ses oreilles. Il peut même voir des images du même endroit aux siècles passés. Xybernaut a également pensé à utiliser son "PC-vêtement" comme interprète. L'homme du futur s'exprime dans un petit micro et l'ordinateur retransmet ses phrases dans une autre langue, sur des haut-parleurs ultra-légers placés sur ses épaules. Ce petit bijou technologique, autonome six à sept heures grâce à sa batterie, coûte 45.000 francs. Récemment, une jeune créatrice allemande de mode, Anna Maria Niemann, a conçu des vêtements intégrant parfaitement tous les éléments du "wearable computer". Créé il y a dix ans, Xybernaut a d'abord été développé grâce aux fonds de l'armée américaine. Entré en bourse en 1996, il n'a pour l'instant fait que des pertes, puisqu'il est encore dans sa phase de lancement. Mais, au 1er octobre, son action valait 1 USD. Elle coûte désormais 15 USD.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000226/101/9694.html

Xybernaut : http://www.xybernaut.com/

Une puce bionique pour contrôler l'activité des cellules
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Des chercheurs de l'Université de Californie à Berkeley (UCB) ont mis au point une puce bionique contrôlant électriquement l'activité de cellules. Sous l'effet d'une tension, les membranes de cette cellule se dilatent, facilitant les échanges de substances organiques entre l'intérieur de cette cellule et son environnement. En contrôlant la nature des cellules à stimuler, permettant ainsi de libérer dans l'organisme des substances thérapeutiques au moment opportun, cette technologie permettrait d'améliorer l'efficacité de certaines thérapies. "C'est un microprocesseur à base de silicone du genre utilisé dans n'importe quel ordinateur ou équipement électronique", a précisé le professeur Boris Rubinsky, membre de l'équipe de chercheurs. "J'estime qu'il s'agit d'un vrai microprocesseur bionique", a-t-il ajouté. Les chercheurs ont précisé que c'était la première fois qu'un tissu humain vivant était commandé par un signal informatique. Dans ce domaine scientifique en pleine effervescence de la bionique, il faut aussi mentionner les travaux de Cornell ou Caltech consistant à développer des neurones à la surface de circuits de silicium. Les chercheurs de Caltech font actuellement croître des neurones dans des microcavités reliées à des électrodes. Ils espèrent ainsi obtenir des réseaux neuronaux composés véritablement de cellules vivantes. Parmi les travaux récents les plus marquants dans le domaine bionique, il faut rappeler ceux menés à l'Institut Dobelle où récemment des chercheurs américains ont implanté à un aveugle 68 électrodes couplés à une caméra ce qui a permis de restaurer en partie sa fonction visuelle.

(voir RTFlash 81/medecine, l'article "un oeil électronique pour aveugle")

Robots de nouvelle génération : Les Japonais prennent une longueur d'avance
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Les robots de compagnie comme Aibo, le chien métallisé de l'électronicien Sony, déjà dans le commerce, et P3, l'androïde marcheur de Honda, marquent un tournant parce qu'ils rendent réel le rêve de la machine humanisée, comme le montre une grande rétrospective organisée à Tokyo. Le Japon n'est pas seulement l'un des plus grands producteurs au monde de machines-outils et robots de tous types, avec plus de 400.000 exemplaires en activité dans l'archipel et une production supérieure à 60.000 unités par an. Ses intellectuels se posent aussi et depuis longtemps des questions sur le rôle des robots dans la société. "Le robot est devenu une présence réelle. L'existence d'un chien comme Aibo montre que nous avons besoin d'eux", explique à l'AFP Junji Ito, organisateur de l'exposition "50 ans de Robot-ism" ("comme robot et humanisme") qui se tient jusqu'à jeudi au Sogetsu-Kaikan, au centre de Tokyo. Sous le thème unificateur des robots, l'exposition forte de 1.200 pièces a aussi été conçue comme un festival multimédias avec les dernières oeuvres de créateurs japonais de premier plan du monde des mangas (bandes dessinées), de la sculpture (Maywa Denki), des arts graphiques et de l'animation. Le tout cohabite sans choquer avec les dernières merveilles de la technologie nippone comme la femme-cylindre TSMUK IV, commandée à distance mais presque aussi mobile et habile qu'un être humain ou le Guard Robo C2 (robot-vigile) de SOK, équipé de multiples censeurs pour détecter le moindre intrus. Kazuhiko Katoh, alias Monkey Punch, célèbre auteur de mangas, n'est pas surpris de ce voisinage harmonieux. "Nous avions l'habitude d'utiliser les robots pour fabriquer des produits, mais les robots de compagnie comme Aibo vont révolutionner nos relations. Nous allons pouvoir communiquer avec eux". Les industriels, déboussolés par près de dix ans de stagnation économique, sont eux aussi conscients de ces mutations et explorent avec audace cette nouvelle voie, comme l'illustre la présentation ces derniers mois d'un robot humanoïde capable d'imiter avec précision les mouvements d'un homme à ses côtés ou de R100 de NEC, cousin éloigné du célèbre R2D2 de la Guerre des Etoiles, corvéable à merci mais doté de son propre tempérament. "Les producteurs de robot fournissaient essentiellement les industries lourdes et l'automobile mais ces secteurs ont été fortement frappés par la récession, ce qui a obligé les industriels du robot à cultiver de nouveaux marchés", indique Hisashi Namioka, l'un des responsables de JARA, Japanese Robot Association. "Ils réorientent leurs production vers des robots de divertissement et utilisables à domicile", a-t-il ajouté. Dans ce contexte porteur, M. Ito qui a été l'organisateur de "Un siècle de design", lors de l'ouverture de la Maison de la culture japonaise à Paris, aimerait rééditer "Robot-ism" dans un lieu symbolique comme le centre Beaubourg à Paris. Il estime que le Japon, où les dessins animés ont commencé dans les années 50 en s'inspirant d'un robot à l'apparence d'enfant comme Astroboy (Mighty Atom au Japon, créé par Ozamu Tezuka "comme un miroir reflétant l'humanité"), a un message à faire passer "à l'époque de la civilisation numérique".

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000227/2/97j8.html

Dans l'oeil du robot !
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Le XXIe siècle, c'est sûr, sera robotique. Evoluant librement parmi nous, les ordinateurs seront communément dotés de vision. Mais comment percevront-ils le monde et leurs frères humains ? Et si nous nous mettions un peu dans leur peau...

VNUnet propose cette semaine un dossier complet sur l'intelligence artificielle.

Au sommaire :

Voir pour se déplacer

Des applications multiples

Rien n'échappe au Cyclope

Silence, le Homard calcule...

Des visages humains factorisés

VNUnet : http://www.vnunet.fr/VNU2/svm/dossiers/oeilrobot.htm

Microsoft annonce un nouveau système pour ordinateurs de poche
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Microsoft annonce le lancement avant le 30 juin d'un nouveau système d'exploitation, baptisé Pocket PC, destiné aux ordinateurs de poche. La firme de Seattle souhaite concurrencer son rival américain 3Com, très populaire sur ce terrain. "Il n'y aura pas de repos. Nous allons inonder le marché avec ce produit", a affirmé Brian Shafer à Reuters, à l'occasion du CeBIT de Hanovre. Le respect des délais n'est pas la meilleure qualité du géant du logiciel dans sa course pour la suprématie sur un marché qui change très rapidement. Le système d'exploitation, qui pourra être utilisé avec les appareils Casio, Compaq, Hewlett-Packard et Symbol Technology avait été annoncé pour janvier. Microsoft, qui s'est concentré dès l'origine sur le marché des ordinateurs "fixes", est en général considéré comme un acteur peu réactif en matière d'appareils mobiles. Le système d'exploitation développé par Palm domine le marché américain et, en Europe, où les appareils sans fils se sont engagés dans la voie de l'internet mobile, l'alliance de Symbian avec les principaux constructeurs de téléphones portables occupe déjà bien le terrain. Microsoft espère néanmoins que Pocket PC connaîtra une carrière plus brillante que celle de Windows CE, son prédécesseur. Alors que Windows équipe 95% des ordinateurs "fixes", Windows CE représente moins d'un tiers du marché des systèmes d'exploitation pour appareils mobiles. Qui plus est, ce logiciel a été décrié pour sa lenteur et sa gourmandise en ressources. En plus d'un procédé logiciel améliorant la lecture à l'écran, Pocket PC intégrera une technologie mise au point par Audible.com pour écouter la version audio de livres téléchargés sur internet depuis l'appareil portable. Il comprendra une large gamme de solutions permettant de conserver les pages téléchargées et de les lire hors connexion, ainsi qu'un service d'information développé par AvantGo. Les appareils sous Pocket PC pourront diffuser de la musique aux formats Windows Media Player et MP3, largement utilisés pour le téléchargement de morceaux audio sur le web.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/000224/32/94tg.html

DVD réenregistrable : vers un standard universel et totalement compatible
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Cinq grands groupes informatiques et de media ont démontré pour la première fois au monde vendredi au CeBIT de Hanovre l'enregistrement et la lecture sur plusieurs types de lecteurs d'un DVD-Réenregsitrable d'une capacité de 4,7 gigabytes, poursuivant ainsi leurs efforts pour établir ce standard. L'américain Hewlett-Packard, le néerlandais Philips et les japonais Ricoh, Sony et Yamaha ont affirmé à cette occasion que la technologie du DVD-RW (DVD-Réenregistrable) devrait s'imposer, grâce à sa compatibilité permettant de jouer ces disques optiques aussi bien sur des lecteurs de DVD-Video que sur des lecteurs de DVD-ROM équipant les ordinateurs. "Nous prévoyons qu'il existera 141 millions de ces lecteurs de DVD en 2001, qu'il s'agisse de DVD-Video ou de DVD-ROM, et nous avons voulu mettre au point un standard de DVD qui puisse être joué sur tous ces lecteurs", a affirmé John Stoffard, directeur général de Hewlett-Packard. Le DVD-RW, qui est en concurrence avec d'autres formats de DVD, comme le DVD-RAM développé par Hitachi et d'autres groupes, présente, outre sa plus grande capacité, l'avantage d'être compatible dans les deux sens, soulignent ses partisans: un DVD-RW peut être lu par un lecteur de DVD d'une génération précédente, et aussi par les autres types de disques optiques, comme les CD-ROM ou les DVD-Video, peuvent être lus sur les lecteurs de DVD-RW. Le groupe français Thomson Multimedia (TMM) vient d'annoncer son ralliement à la technologie des DVD-RW. Un accord sur un standard avant la mise sur le marché des premiers produits éviterait aux fabricants mondiaux de recommencer pour la technologie DVD la guerre des normes qui avait opposé pour les magnétoscopes les partisans du VHS et les partisans du système Beta.

AFP : http://www.actualinfo.com/fr/multimedia/depeche.cfm?depeche_Index=229244&cat=157...

Les créatures virtuelles se fondent dans le monde réel
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Mêler de manière indissociable objets virtuels et réels, tel est la nouvelle ambition des concepteurs de jeux vidéo qui, au lieu d'enfermer les joueurs dans un espace abstrait, cherchent à réaliser la fusion parfaite entre réel et virtuel. La 19e édition du salon Imagina, organisée début février à Monaco et à Paris par l'Institut national de l'audiovisuel (INA), a été l'illustration parfaite de cette tendance incarnée physiquement par Thad Starner, professeur au Georgia Institute of Technology d'Atlanta. En permanence, il porte des lunettes dont l'un des verres, s'il reste transparent, lui sert de véritable écran d'ordinateur intégré à son champ de vision. Pendant qu'il se déplace ou qu'il dialogue avec un interlocuteur, les données qu'il reçoit par radio via Internet défilent en permanence devant son oeil " transformé " en tube cathodique. Dans sa poche, une télécommande qui fait fonction de clavier et de souris lui permet de contrôler discrètement l'ordinateur fixé sur sa ceinture. A tout moment, il peut ainsi lire ses messages électroniques et y répondre tout en continuant à vaquer à ses occupations. Futuriste ? Pas tant que cela. Temple incontesté de l'informatique de demain, ce laboratoire travaille depuis des années sur l'ordinateur intégré à l'habillement (Wearable Computer). Imagina était donc l'occasion pour Thad Starner et le Médialab de présenter une partie de leur savoir-faire sur la " réalité augmentée et portable adaptée à un jeu personnel, intelligent et en réseau ", un concept résumé par l'acronyme anglais " Warping ". Ce dispositif magique est également capable de suivre les mouvements des objets réels lorsqu'ils sont manipulés sur ou au-dessus de sa surface. Les chercheurs ne se contentent donc pas de créer des doubles virtuels des objets. Ils leurs confèrent également une dynamique avant de les abandonner dans le cyberespace. A leurs gesticulations virtuelles, répondent celles, véritables, du joueur. Dans son casque, apparaissent les créatures artificielles qu'il doit détruire à l'aide de gestes. La démarche des équipes de l'université de Washington associée aux chercheurs du laboratoire japonais d'ATR International et de l'université d'Hiroshima, bien que moins ludique, s'inscrit dans la même recherche des applications de ce qu'il faut appeler la " réalité mixte ". " La superposition d'objets virtuels et réels peut considérablement améliorer la collaboration entre des personnes face à face ", assurent-ils. Le système suit en permanence la position de ce support dans l'espace pour ajuster l'inclinaison de la créature et parfaire l'illusion de sa présence sur la carte. Il est même possible d'associer deux objets virtuels. Si une clé apparaît sur une carte et que l'utilisateur trouve celle qui porte un ourson, les deux entités se combinent et l'ourson se met en mouvement comme si son mécanisme avait été remonté. Les chercheurs ont baptisé " Espaces partagés " ce projet qui a débuté en 1996. Ils insistent sur l'extrême simplicité d'utilisation du dispositif, qui n'exige pas le moindre apprentissage et se trouve ainsi à la portée de novices." L'interface de réalité mixte permet aux différents utilisateurs de se voir les uns les autres dans le monde réel en même temps qu'ils observent des images virtuelles en 3D situées entre eux. Cela favorise la communication naturelle entre les participants et la manipulation intuitive d'objets artificiels . " On imagine facilement une réunion de direction pour choisir le design d'un nouveau produit directement issu de l'ordinateur des concepteurs et qui n'existe même pas sous la forme d'un prototype réel..

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2077-43007-QUO,00.html




Lancement de la première radio personnalisée d'information
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Diora.com, la première radio personnalisée d'information en continu, accessible via l'internet et les téléphones mobiles, a été lancée le 2 mars à Paris. Conçue par des professionnels de la radio, Diora veut permettre aux internautes de se composer un programme à la carte en sélectionnant sur son site (www.diora.com) les chroniques qui les intéressent. Munis respectivement d'un code d'accès et d'un mot de passe, ils pourront écouter ces informations, traitées par des spécialistes, en se connectant sur l'internet ou en allumant leur téléphone portable. Soixante-cinq chroniques, axées sur l'actualité, l'économie et le sport, sont audibles à compter de ce jeudi. D'ici à 2003, la rédaction de cette radio espère couvrir tous les sujets et centres d'intérêts des auditeurs à travers un choix multiple de chroniques ou modules généralistes, thématiques et spécialisés. A son lancement, Diora.com produira environ 40% de ses contenus, avant de se transformer principalement en diffuseur à l'horizon 2004-2005. Dotée d'un budget de lancement de plus de 6 millions de francs (900.000 euros), qui sera porté à près de 60 millions de francs (9 millions d'euros) en juin 2000, cette start-up emploie quatorze personnes, dont onze journalistes permanents.

AP : http://fr.news.yahoo.com/000302/32/9c38.html

http://www.diora.com/

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
La vitesse de la lumière ralentie à 1,5 km/h
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Une physicienne danoise vient d'établir un nouveau record pour la vitesse de la lumière, réussissant à la ralentir à... 1,5 km/h. L'exploit, qui vient d'être rendu public lors d'une conférence aux États-Unis, bat le précédent record de 61 km/h enregistré il y a un an par la même équipe. La technique utilisée pour ralentir la lumière, qui exige qu'elle traverse un milieu très froid, pourrait un jour avoir d'importantes applications pratiques en télécommunications. L'expérience dirigée par Lene Vesergaard Hau, du Rowland Institute for Science et de l'Université Harvard, aux États-Unis, consistait à faire passer de la lumière dans un condensé de Bose-Einstein. Il s'agit, en fait, d'un groupe d'atomes que l'on a refroidis à une température quelques milliardièmes de degré au-dessus du zéro absolu. Dans ce milieu très froid, les atomes cessent pratiquement de bouger, s'étendent et empiètent les uns sur les autres, formant du coup une sorte de super-atome doté d'étranges propriétés. L'une d'entre elles, c'est que la lumière y est ralentie.

Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N1693.asp

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Matière
Matière et Energie
Les puces magnétiques pourraient révolutionner l'électronique
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Des chercheurs anglais de l'Université de Cambridge viennent d'annoncer la mise au point d'une nouvelle génération de puces magnétiques qui pourraient révolutionner l'informatique. Les chercheurs précisent que ce nouveau type de puce enregistre des données sous forme de champs magnétiques minuscules et que les prototypes actuellement testés sont jusqu'à 40.000 fois plus rapides que les puces électroniques utilisées aujourd'hui. Le Professeur Russell Cowburn a souligné les principaux avantages que cette nouvelle puce. " Il y a deux grandes différences entre nos puces et les puces actuelles. Le premier est taille: la plupart des puces électroniques existantes peuvent intégrer jusqu'à 6,6 millions de transistors par centimètre carré. Nous avons montré pour notre part la faisabilité d'un dispositif qui pouvant intégrer 5.5 milliards de transistors par centimètre carré et nous estimons qu'il sera possible, à terme, d'intégrer jusqu' à 250 milliards de transistors sur cette surface." " L'autre grand avantage est l'absence de consommation d'énergie. Les puces électroniques utilisent de l'électricité pour fonctionner, ce qui n'est pas le cas des puces magnétiques. " Le Professeur Cowburn est persuadé qu'avec leur rapidité phénoménale les puces magnétiques vont permettre à l'informatique d'effectuer un saut technologique majeur.

Brève rédigée par @RTFlash

BBC News http://news.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/newsid_656000/656685.stm

Une algue pourrait produire en grande quantité de l'hydrogène
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Des chercheurs américains viennent de présenter, devant le congrès de l'Association américaine pour l'avancement de la science, une nouvelle technique permet de faire produire à une algue de très grandes quantités d'hydrogène, un gaz considéré comme l'une des sources d'énergie de l'avenir. "Je pense que c'est l'équivalent de la découverte du pétrole", a souligné l'un de ces scientifiques, le Pr. Tasios Melis, de l'Université de Californie à Berkeley. Actuellement, l'hydrogène est produit à partir du gaz naturel, une source d'énergie non renouvelable. Les biologistes savaient que des algues telles que la Chlamydomonas reinhardtii fournissaient un peu de ce gaz, mais en quantités trop faibles pour être utilisables. Mais les chercheurs ont découvert qu'en plaçant cette algue dans un bain manquant de soufre, elle modifie son processus de photosynthèse et produit de l'hydrogène en grande quantité. Ils estiment qu'une simple petite mare à usage commercial pourrait fournir assez d'hydrogène pour alimenter une douzaine de voitures pendant une semaine. "A l'avenir, des installations industrielles et commerciales à petite échelle, ou même de plus grands établissements pourraient utiliser ce procédé", ont-ils noté. De nombreux experts sur l'énergie considèrent que l'hydrogène pourrait devenir la meilleure source d'énergie renouvelable pour remplacer les carburants fossiles. "L'hydrogène est tellement propre à brûler que ce qui sort du tuyau d'échappement est de l'eau pure. Vous pouvez la boire", a souligné le Pr. Melis. "Ce qui a manqué jusqu'à présent est une source d'hydrogène renouvelable", a-t-il ajouté. Dans le procédé présenté lors du congrès, les algues privées de soufre commencent à fournir de l'hydrogène vingt-quatre heures après le début du traitement. Pendant quatre jours, elles produisent ensuite environ trois millilitres d'hydrogène par litre de culture mais les chercheurs pensent qu'il est possible de multiplier par 10 ce rendement énergétique. Pour les garder en vie, du soufre est ajouté à l'eau dans laquelle elles vivent et elles reprennent leur photosynthèse normale. Puis, deux à trois jours plus tard, le processus peut être recommencé en supprimant le soufre. Maggie Mann, du laboratoire national d'énergie renouvelable au Colorado, est persuadé que cette technique de la biophotosynthese constitue une des voies les plus prometteuses pour produire de manière écologique ce carburant de l'avenir qu'est l'hydrogène. cette voie permet notamment d'utiliser directement l'énergie solaire pour produire l'hydrogène, sans devoir utiliser de panneaux solaires. A plus long terme Il sera peut-être être même possible de produire de l'hydrogène directement à partir des eaux usées grâce à une bactérie découverte par le Professeur Tadashi Matsunaga, de l'Université de Tokyo.

Brève rédigée par @RTFlash

BBC News : http://news2.thls.bbc.co.uk/hi/english/sci/tech/specials/washington%5F2000/newsi...

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des rats paraplégiques remarchent
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Des chercheurs espagnols ont réussi à faire marcher neuf rats paraplégiques dont la moelle épinière avait été sectionnée. Ils ont découvert, dans le système olfactif du rat, une cellule capable de régénérer les axones, ces fibres qui parcourent la moelle épinière et transmettent les impulsions au cerveau, comme un système de câble électrique. La détérioration de ces axones entraînent une paralysie incurable. Or les chercheurs espagnols ont transplanté la cellule en question sur des rats paralysés, les nerfs de la moelle épinière se sont reconstitués et les animaux ont retrouver l'usage de leurs pattes arrières, la sensibilité et le toucher. Le Conseil supérieur des investigations scientifiques espagnol a expliqué que l'expérience doit être tentée sur des primates avant de songer à l'homme. Cette découverte, publiée dans Neuron, ouvre de nouvelles perspectives dans la recherche d'un traitement pour les personnes atteintes de lésions de la moelle épinière.

Science&Avenir : http://quotidien.nouvelobs.com/sciences/20000225.OBS2392.html?1116

Un vaccin pour protéger les neurones a été testé avec succès chez le rat
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Des chercheurs américains ont mis au point un vaccin par voie orale qui a permis de protéger des rats d'attaques de congestion cérébrale et de l'épilepsie. Ce vaccin "a protégé sérieusement les rats contre les convulsions de l'épilepsie ou une congestion cérébrale pendant les cinq mois suivant son application par voie orale", souligne le principal auteur de l'étude, le Pr. Matthew During, de l'Université Thomas Jefferson à Philadelphie (Pennsylvanie, nord-est). Les chercheurs ont immunisé une centaine de rats avec ce vaccin qui vise une certaine protéine du cerveau, le receveur NMDA. Un mois plus tard, ils ont inoculé à une partie des rongeurs une neurotoxine qui provoque normalement des crises d'épilepsie. Ils ont alors constaté que seulement 20% des animaux avaient des convulsions, contre 70 % de ceux d'un groupe de contrôle. Chez d'autres rongeurs vaccinés, ils ont cherché à provoquer une congestion cérébrale en injectant un produit contractant les vaisseaux sanguins. "Nous avons mis en évidence une protection importante des cerveaux de ces rats, avec une réduction de 70 % du volume des attaques", c'est-à-dire que "cela ne les a pas empêchées de se produire mais les dommages faits au cerveau sont réduits de 70 %", précise encore le Pr During.

Brève rédigée par @RTFlash

Washington Post : http://washingtonpost.com/wp-dyn/health/A31076-2000Feb24.html

Recul mondial de la mortalité cardio-vasculaire
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Plus de la moitié de la baisse de la mortalité par maladies cardio-vasculaires observée dans le monde provient d'une amélioration de la prise en charge des patients, grâce en particulier à un plus grand nombre de prescriptions de traitements d'efficacité avérée dès les premiers stades de l'infarctus, selon une étude publiée samedi dans la revue médicale britannique The Lancet. Cette analyse apporte un éclairage sur les causes de la baisse moyenne de plus de 20 % de la mortalité par infarctus observée sur dix ans grâce à l'étude MONICA lancée dans les années 80, auprès de 7,2 millions d'hommes et de femmes (dont près d'un million en France) répartis sur quatre continents. Parus en mai 1999, les premiers résultats de la grande étude internationale MONICA, coordonnée par l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), ont montré ce recul significatif de mortalité cardio-vasculaire, notamment dans les pays de l'Europe du Nord. Les variations de certains facteurs de risques et des traitements utilisés dans les premiers jours d'un infarctus ont été étudiées. Près de 140.000 hommes et femmes de 35 à 64 ans ont été interrogés à travers le monde sur leur consommation de tabac. Leur pression artérielle, leur cholestérol sanguin et leur corpulence ont été mesurés. Entre 15 et 30 % de cette baisse de mortalité s'expliquent par une réduction des facteurs de risque comme la diminution du tabagisme, du cholestérol sanguin et de la pression artérielle. En revanche, l'augmentation de poids notée dans tous les pays, spécialement parmi les femmes, est préoccupante, selon les chercheurs français de l'équipe du Pr. Philippe Amouyel (INSERM, Lille). Durant la période de surveillance, la prescription de nombreux traitements à l'efficacité scientifiquement démontrée s'est accrue dans la plupart des pays. L'augmentation du recours à ces traitements explique plus de 50 % de la baisse de la mortalité par infarctus du myocarde dans le monde. Il s'agit essentiellement de médicaments pour éviter la formation de caillots sanguins comme l'aspirine (antiagrégants plaquettaires), pour les dissoudre et de médicaments contre l'hypertension comme les inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Les progrès rapides, apparus au cours des années 80 dans la prise en charge, et les traitements employés dans les premiers jours d'un infarctus, expliquent une grande partie de la baisse de la mortalité mise en évidence par le projet MONICA, relèvent les chercheurs Français. Ces résultats sont en faveur des campagnes de prévention visant à modifier les facteurs de risques, estime pour sa part Kari Kuulasmaa (Finlande), l'un des principaux auteurs de l'analyse.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/000225/54/953i.html

Médecine : Le laser utilisé pour détruire les caillots de sang dans les artères
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Des chercheurs américains ont mis au point une nouvelle technique utilisant un faisceau laser pour éliminer les caillots de sang à l'origine d'une attaque. cette méthode qualifiée de "très prometteuse" par le Pr. Wayne Clark, de l'Oregon Stroke Center à Portland. a été essayée avec succès sur plusieurs. "Nous avons rouvert totalement le vaisseau chez certains patients", a-t-il noté devant le congrès de l'Association américaine pour les congestions cérébrales (ASA) qui se tient à La Nouvelle Orléans (Louisiane). Dans le cas d'une congestion cérébrale, un caillot de sang bouche les artères carotides, qui conduisent le sang à la tête. Selon le Pr. Clark, les moyens mécaniques tels que le laser ou la succion du caillot seront à l'avenir les principales méthodes utilisées pour supprimer les caillots ayant causé une attaque. "Ces moyens mécaniques permettent de gagner un temps précieux en détruisant le caillot en quelques minutes au lieu de quelques heures" comme actuellement avec des médicaments, a-t-il dit. Pour éliminer le caillot avec la nouvelle technique, les médecins doivent introduire dans l'artère une sonde sur laquelle est monté le laser. L'ensemble est suivi jusqu'à l'obstacle bloquant l'artère et le laser est alors activé pour pulvériser le caillot.

Brève rédigée par @RTFlash

New York Times : http://www.nytimes.com/aponline/a/AP-Stroke-Laser.html

La moelle osseuse serait un meilleur point de repère pour détecter le cancer du sein
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Ces nouveaux travaux viennent renforcer l'idée que la moelle osseuse serait un meilleur signe de rechute ou de guérison que les critères de prédiction jusqu'ici retenus : la taille de la tumeur et le nombre de ganglions lymphatiques envahis, considéré comme le reflet de l'étendue de la maladie. " Il s'agit de la deuxième étude mettant en évidence l'importance de la moelle osseuse ", observe le Dr Michael Osborne, directeur du Strang-Cornell Breast Center à New York. À ses yeux, " cette découverte pourrait considérablement améliorer les traitement du cancer du sein. " Généralement, la chimiothérapie est prescrite après la chirurgie aux patientes ayant des risques de récidive, c'est-à-dire à celles ayant une tumeur de grande taille ou encore des ganglions lymphatiques envahis. Mais la présence de ganglions n'est pas un bon critère de prédiction de l'espérance de vie. Dans 20 à 30% des cas, le cancer récidive au bout d'une dizaine d'années, même quand il n'y a pas de ganglion, alors que dans 40% des cas, les femmes n'ont toujours pas récidivé 10 ans après en dépit de la présence de ganglions. Ce travail a été conduit par le Dr Wofgang Janni et d'autres chercheurs de l'Université Ludwig Maximilians à Munich : 552 femmes atteintes de cancer du sein ont été suivies. Quatre ans après l'intervention chirurgicale, celles dont le cancer était déjà étendu à la moelle osseuse présentaient 4,2 fois plus de risques de mourir ou de rechuter que celles chez lesquelles aucune cellule cancéreuse n'avait été retrouvée dans la moelle. Alors que les femmes dont les ganglions étaient envahis avaient 2,9 fois plus de risques que celles dont les ganglions ne l'étaient pas. Le Dr Osborne doit bientôt achever l'étude qu'il a mené sur plusieurs centaines de femmes pendant dix ans, période cruciale de récidive. Selon lui, si son travail va dans le même sens que l'étude allemande, les médecins disposeront d'un nouvel outil thérapeutique. Les chercheurs allemands ont procédé, sous anesthésie générale, à une ponction de moelle osseuse dans le bassin de 552 femmes souffrant d'un cancer du sein: 36 % d'entre elles avaient des cellules cancéreuses au niveau de la moelle osseuse, soit 199 femmes. Parmi elles, 25 % sont mortes pendant l'étude, contre 6% seulement qui n'avaient pas de cellules cancéreuses dans la moelle osseuse

Journal de Montréal : http://www.journaldemontreal.com/Montreal_Monde/19173.html

Lutter ensemble contre la mort subite cardiaque
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

On estime aujourd'hui que la mort subite tue, chaque année, environ 50 000 personnes en France, 400 000 en Europe et 300 000 aux Etats-Unis. D'une manière générale, les spécialistes estiment que la mort subite correspond à près de 60 % de la mortalité d'origine cardiaque. Alors qu'il y a quelques années on parlait de mort subite pour des décès survenant dans les vingt-quatre heures qui suivaient un accident médical ayant conduit à un arrêt cardiaque fatal, ce délai a été réduit, ces dernières années, à moins d'une heure entre le début de la maladie terminale et la mort. Quels sont les symptômes qui doivent faire immédiatement penser à la mort subite ? Le malade ressent généralement une très vive brûlure accompagnée d'une forte sensation de serrement au niveau du thorax. Il est pâle, couvert de sueur, sujet à une profonde angoisse tout en restant silencieux. Si rien n'est entrepris, il sombre rapidement dans un état d'inconscience, puis arrête de respirer. Sans réanimation, son cerveau, privé d'alimentation sanguine, est le siège de graves lésions au bout de quatre minutes et la mort survient généralement après dix minutes. Cette mort subite peut, schématiquement, être due à une défaillance du muscle cardiaque, à un infarctus massif du myocarde privant le coeur de tout apport sanguin, ou encore à des désorganisations brutales du rythme cardiaque dénommées " tachycardie " ou " fibrillation ventriculaire ". Pour les spécialistes c'est cette dernière cause qui est, de loin, la plus fréquemment rencontrée et c'est, parmi les trois, la seule qui soit réversible, sous réserve qu'une réanimation puisse être mise en oeuvre en urgence. De tels troubles du rythme cardiaque peuvent avoir diverses origines. Ils résultent le plus souvent d'une interaction entre une pathologie cardiaque déjà existante (le plus souvent une affection coronarienne exposant au risque d'infarctus), l'apparition d'un mécanisme perturbateur du rythme lié ou non à un facteur déclenchant comme l'action d'un médicament ou la survenue d'un stress. L'amélioration spectaculaire des techniques diagnostiques de la cardiologie offre aujourd'hui aux spécialistes de cette discipline les moyens de dépister les personnes qui sont plus exposées que les autres au risque de mort subite. Parmi ces technologies, les spécialistes de cardiologie et de rythmologie soulignent l'avancée majeure que constitue, selon eux, la mise au point et la diffusion des défibrillateurs semi-automatiques (DSA). Ces appareils, qui sont conçus pour être utilisés par des personnes n'étant ni cardiologues ni médecins, permettent de délivrer en temps voulu un choc électrique qui, chez une personne à très haut risque de mort subite, permettra de traiter la fibrillation ventriculaire et de retrouver un rythme cardiaque normal. En d'autres termes, ces dispositifs offrent la possibilité de gagner les quelques minutes vitales qui séparent l'accident initial de l'arrivée des secours médicalisés et du transport dans une unité de soins cardiaques intensifs. Ce sont ces gestes qui peuvent, aujourd'hui, être complétés par l'usage des défibrillateurs semi-automatiques. Un travail conduit par l'équipe du SAMU et des sapeurs-pompiers de Lyon à partir de l'utilisation de ce type d'appareil et portant sur 66 cas de fibrillation ventriculaire a montré que la moitié des malades avait pu retrouver un rythme cardiaque normal, 27 d'entre eux ayant été admis en unité de soins intensifs et 14 étant vivants un mois après leur accident initial, dont 12 sans séquelles neurologiques graves.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2077-44229-QUO,00.html

Athérosclérose : les pouvoirs de l'interleukine
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Les maladies cardio-vasculaires sont la première cause de mortalité dans les pays développés ( 32 % de la mortalité en France), et l'athérosclérose est à l'origine de la grande majorité d'entre elles. Si les facteurs génétiques et environnentaux( tabagisme, obésité, hypertension) jouent un rôle indéniable dans l'athérosclérose, ce ne sont pas les seuls. Il semble en effet que les bactéries et les virus interviennent également dans la formation des plaques d'athérome ou dans la rupture de ces plaques qui est à l'origine de nombreux accidents cardio-vasculaires. Ce rôle important des bactéries et virus vient d'être confirmé par les travaux d'Alain Tedgui et Ziad Mallat, de l'INSERM, qui ont montré que ces agents infectieux provoquent de l'athérosclérose en l'absence d'une molécule intervenant dans le processus inflammatoire : l'interleukine 10( IL 10). L'équipe a travaillé sur des souris manipulées pour ne pas fabriquer de l'IL 10 et a constaté que ces souris, placées en milieu stérile, développaient des plaques d'athérome 3 fois plus grosses que les souris témoins pouvant produire normalement de l'IL2. Ces souris manipulées ont ensuite été exposées aux agents pathogènes de l'atmosphère et ont alors développé des plaques d'athérome 30 fois plus importante que celles des souris témoins. L'exposition aux agents pathogènes de l'air ambiant multiplie dons par 10 les plaques d'athérome chez les souris déficientes en IL10. A la lumière de ces travaux on peut donc penser que le niveau de production d'IL2 joue un rôle important chez l'homme dans l'apparition des maladies cardio-vasculaires. Si cette hypothèse se confirme l'IL10 pourrait constituer une nouvelle approche thérapeutique très prometteuse contre ce véritable fléau de société.

INSERM-Actualités : http://www.inserm.fr/servcom/servcom.nsf/titre/actualite

(article résumé par @RTFlash)

Paludisme: les mécanismes de résistance aux traitements élucidés
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Les mécanismes génétiques par lesquels le parasite responsable de millions de cas de paludisme dans le monde résiste aux traitements actuellement disponibles, viennent d'être éclaircis par des chercheurs australiens. L'équipe d'Alan Cowman de Melbourne (Walter and Eliza Hall Institute of Medical Research) montre que des mutations d'un gène, appelé "pfmdr1", de l'agent de la malaria, Plasmodium falciparum, lui confère une résistance aux médicaments actuels (méfloquine, quinine et halofantrine). Ces mutations génétiques ont également une influence sur sa résistance à la chloroquine ainsi qu'à l'artémisinine. Dans le monde, une personne meurt du paludisme toutes les 12 secondes et très souvent, la victime est un enfant. Le paludisme frappe encore 300 à 500 millions de personnes dans le monde, et en tue chaque année entre 1,5 et 2,7 millions, neuf fois sur dix en Afrique. En l'absence de vaccin, la résistance aux médicaments disponibles est devenue un grave sujet de préoccupation dans de nombreux pays.

Brève rédigée par @RTFlash

Nature : http://www.nature.com/nature/journal/v403/n6772/abs/403906a0_fs.html

Maladie de Parkinson : une accumulation d'une protéine à l'origine
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Des chercheurs américains viennent de montrer, à l'aide de souris génétiquement modifiées, que l'accumulation d'une certaine protéine dans lecerveauseproduitdèsle début de la maladie de Parkinson et pourrait être impliquée dans de nombreuses maladies dégénératives du système nerveux. "Des études précédentes ont montré des taux plus élevés de cette protéine (l'alpha-synucléine) dans les cellules du cerveau des patients atteints de la maladie de Parkinson, mais il était difficile de déterminer si c'était la cause ou la conséquence de la maladie", a noté le principal auteur de l'étude, le Pr. Eliezer Masliah. Avec les résultats obtenus sur ces souris, "nous avons démontré que (cette protéine) est en fait impliquée dans le déclenchement de maladies telles que celle de Parkinson", a souligné le spécialiste de l'université de Californie à San Diego (UCSD). "Le développement des symptômes chez ces souris génétiquement modifiées ressemble à la progression de la maladie chez l'homme" et "cela nous fournit un nouveau modèle pour étudier la maladie de Parkinson et d'autres affections du même genre, telle que la maladie d'Alzheimer", selon le Pr. Masliah. Les souris souffrent des mêmes symptômes que les personnes atteintes de la maladie de Parkinson: elles présentent des dépôts d'alpha-synucléine dans les zones affectées par la maladie de Parkinson et ont des mouvements désordonnés. Un autre auteur de l'étude, Lennart Mucke, a estimé également que ces "résultats démontrent pour la première fois que l'accumulation d'alpha-synucléine provoque en fait un certain nombre d'altérations" chez les patients, "à savoir un amoncellement anormal de protéines dans les cellules du cerveau, une perte de certaines connexions entre les neurones et une déficience des capacités motrices". Cela "laisse entendre que bloquer l'accumulation d'alpha-synucléine pourrait aider à éviter ou à soigner la maladie de Parkinson et d'autres affections similaires", a-t-il ajouté.

AFP : http://www.actualinfo.com/fr/sciences/depeche.cfm?depeche_Index=221937&cat=14&f=....

La génétique et l'embryologie volent au secours de Darwin
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Les biologistes tournent aujourd'hui le dos à Darwin. Ils ne sont, évidemment, pas devenus créationnistes, mais ils estiment que la théorie darwinienne classique ne peut décrire que la moitié de l'histoire du monde vivant. Une génération nouvelle de biologistes est en train d'appliquer des solutions ultra-modernes aux problèmes soulevés par leurs collègues des époques antérieures à Darwin. La sélection naturelle de Darwin explique bien des détails : pourquoi, par exemple, les paons ont une longue queue magnifique, les orchidées des fleurs énormes ou plus petites. Mais les darwiniens ont tendance à négliger les " grandes " questions de la biologie : pour quelles raisons les paons sont-ils pourvus d'une queue (quel qu'en soit l'aspect) ; pourquoi les plantes portent-elles des fleurs ; pourquoi les vertébrés terrestres marchent-ils sur quatre pattes, et non pas sur six ou huit ; pourquoi notre tête possède-t-elle en double exemplaire les organes des sens ? Plus fondamentalement encore : comment se fait-il que tous les organismes multicellulaires - de la fourmi à l'éléphant - se développent de façon aussi efficace et fiable à partir d'une seule cellule microscopique, l'oeuf ? C'est le type de questions que posent même les enfants, et que les biologistes n'ont cessé de soulever avant Darwin. Existe-t-il des lois de la forme, ou des lois du développement ? Comment le développement d'un individu est-il lié à l'évolution ? Comment se fabriquent les bébés ? Ces interrogations - auxquelles la sélection naturelle a bien du mal à répondre autrement que par des affirmations vagues fondées sur une plausibilité subjective - sont au coeur de la biologie du développement et de l'évolution. La technologie de la génétique moderne a à ce point progressé que les chercheurs commencent, enfin, à pouvoir aborder ces grandes questions laissées en suspend par la théorie de l'évolution . En utilisant des machines automatiques pour étudier simultanément le comportement de tous les gènes d'un organisme, il est aujourd'hui possible de déterminer quels sont les gènes actifs d'une cellule de levure en train de se diviser. En utilisant les mêmes stratégies, on pourra bientôt observer comment ces mêmes gènes développent, à partir de bourgeons informes, les membres d'un être vivant et élaborent les traits les plus personnels et les plus expressifs du visage. Quand nous serons capables de décrire ces processus magiques en termes de réseaux (certes, très complexes) de gènes interactifs, peut-être les appréhenderons-nous mieux et serons-nous en mesure d'en corriger les erreurs. Peut-être aussi pourrons-nous inciter les génomes à faire d'autres choses. A modifier, par exemple, la conformation ou le nombre des membres d'un animal. Ou à concevoir des formes de vie entièrement nouvelles à partir de rien. Ce type d'ingénierie du génome donne une tout autre dimension au travail classique sur la génétique et représentera un défi technique et moral pour le XXIème siècle. Déjà, certains chercheurs estiment qu'ils seront bientôt prêts à créer en laboratoire des formes simples de vie, et soumettent cette perspective à la question éthique. Au-delà des quelques espèces bien-aimées des biologistes - mouche, souris, grenouille, etc. -, quelque trente millions d'êtres vivants attendent le décryptage de leurs gènes, représentant autant de continents obscurs au potentiel inexploité. Ce travail devrait présenter un autre avantage, celui de nous permettre de comprendre la façon dont le processus de développement a lui-même évolué. Nous serons, enfin, en mesure de répondre, par exemple, à la question de savoir comment une forme complexe de vie animale est apparue il y a cinq à six cent millions d'années. Ou comment il se fait que l'homme et le chimpanzé, qui partagent tant de gènes, ont un aspect et un comportement totalement différents. Le XXIème siècle sera celui d'une autre révolution dans la compréhension biologique, qui ira bien plus loin que la révolution darwinienne.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2077-43856-QUO,00.html

Des sucres impliqués dans la croissance tumorale
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Des chercheurs canadiens ont découvert un gène qui régule la croissance des tumeurs cancéreuses et des métastases. L'inactivation de ce gène inhibe la croissance tumorale et la formation de métastases chez des souris présentant des tumeurs mammaires. Cette découverte, publiée dans Nature Medicine du mois de mars, laisse entrevoir de nouvelles approches thérapeutiques pour le traitement du cancer. Cette étude a été dirigée par J. Dennis (Mount Sinai Hospital, Toronto, Canada). Les auteurs se sont intéressés à des glucides particuliers appelés glycanes. Les scientifiques ont découvert que l'expression des glycanes MGAT5 est élevée dans les tumeurs des cancers du sein, du colon et de la peau. Afin d'étudier la fonction de ces glycanes, ils ont crée des souris transgénétiques knock-out pour le gène Magt5 : ces souris, dépourvues de l'enzyme en question (MGAT5) sont incapables de synthétiser les glycanes-MGAT5. Ces souris apparaissent normales mais réagissent différemment lorsqu'elles sont exposées à certains facteurs extrinsèques. En effet, les scientifiques ont généré chez ces souris des cancers mammaires induits par un oncogène du poliomavirus (poliomavirus middle T oncogene) : la croissance des tumeurs mammaires et l'envahissement des poumons par les métastases étaient considérablement réduits chez ces souris, les auteurs indiquant une réduction de 80 à 95 % par rapport aux souris contrôles. Les glycanes MGAT5 favorisent les déplacements des cellules et la croissance tumorale in vivo. "C'est la première fois que nous avons été capables de montrer l'implication directe de glucides dans la développement de cancers", précise J. Dennis dans un communiqué de presse de l'Université de Toronto. "Cette étude et de prochains travaux portant sur les voies de signalisations affectées par les glycanes-MGAT5 nous indiquerons de nouvelles approches pour contrôler la propagation des tumeurs". Les souris dépourvues de glycanes-MGAT5 avaient également une meilleure réponse immunitaire, ce qui a pu favoriser le blocage de la croissance tumorale. Bien que ces travaux ne constituent que des résultats préliminaires à une éventuelle thérapeutique, des inhibiteurs de l'enzyme MGAT5 pourraient limiter la croissance des tumeurs et les maladies métastasiques.

Caducée : http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=1&idb=408

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Ford, GM et Daimler-Chrysler regroupent leurs achats en ligne
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

General Motors et Ford ont décidé de regrouper les efforts qu'ils avaient chacun entrepris pour lancer un portail de gestion de leurs achats, et d'y associer le troisième géant de l'automobile, Daimler-Chrysler. Objectif : mettre en ligne toutes leurs relations avec leurs fournisseurs au sein d'un portail consacré au " business to business " (B2B). Dans la pratique, ce système de bourse d'échange permet de conduire des appels d'offres en ligne en tenant compte de divers paramètres. Un constructeur peut formuler la requête suivante : " J'ai besoin de 100.000 bougies avec telles spécifications qui doivent être impérativement livrées à telle usine dans exactement une semaine. " Les équipementiers peuvent répondre en fonction de leurs dispositions : " Je n'ai pas les bougies " ou " Je peux livrer les bougies, mais mes camions sont utilisés et cela vous coûtera plus cher en transport ", ou " J'ai les bougies et je peux livrer à temps ". Cette bourse d'échange réduit les coûts de transaction car ces discussions sont conduites en ligne à partir des informations recueillies sur les chaînes logistiques automatisées des équipementiers. Elle peut aussi intégrer un système automatique de facturation qui diminue les coûts de ce poste. Enfin, tout en diminuant les prix d'achat par un système d'appel d'offre, elle donne des opportunités aux équipementiers. Cette bonne exploitation des chaînes logistiques des partenaires et du constructeur devrait permettre de réaliser des économies de près de 1.000 dollars par véhicule. Renault et Nissan affirment également " faire partie de cet accord " et expliqueront cette semaine selon quelles modalités. Cependant, ces partenaires ne pourront pas conduire d'achats groupés de pièces automobiles, car cette pratique irait à l'encontre des lois antitrust américaines. Une étape essentielle vient néanmoins d'être franchie vers la commande en ligne des consommateurs et la construction à la demande, comme le fait Dell Computer pour ses micro-ordinateurs et ses serveurs.

Tribune : http://www.latribune.fr/Tribune/Online.nsf/Articles/20000228127803?OpenDocument

La "nouvelle économie" tire la croissance américaine
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Depuis 1995, le secteur des technologies de l'information a contribué à plus de 30 % de la croissance économique américaine, d'après les chiffres du gouvernement américain, rendus publics vendredi 25 février. L'informatique, le commerce électronique, les services télécoms, etc. ont représenté 8 % du produit intérieur brut (PIB) des États-Unis en 1999. Alan Greenspan, le directeur de la Federal Reserve Bank (la banque centrale américaine) l'a clamé haut et fort : " Les États-Unis vont établir dans quelques semaines le record de la plus longue période d'expansion économique de leur histoire (...) . Les innovations dans ce domaine " sont à la base de la productivité et de la croissance économique ", a ajouté le grand argentier des États-Unis. D'autres chiffres glanés çà et là témoignent de l'impact de la "nouvelle économie"sur la santé économique des Étas-Unis : en 8 ans, les entreprises ont multiplié par 12 leurs dépenses en matériel informatique ; en 1999, près de 45 milliards de dollars ont été investis en capital-risque (contre 3,7 milliards en 1990) ; début 2000, les valeurs du secteur technologique représentent 15 % de la capitalisation boursière de Wall Street (contre 5,5 % en 1964). Selon le département du Commerce, tous secteurs confondus, la croissance américaine (évolution du PIB d'une année sur l'autre) a affiché en 1999 un score de + 4,1 % et de + 6,9 % sur le seul dernier trimestre de l'année. L'agence Reuters rappelle que les États-Unis en sont à leur 107e mois consécutif ayant enregistré une croissance du PIB.

ZDNet : http://www.zdnet.fr/cgi-bin/a_actu.pl?File_ini=a_actu.zd&ID=13186

Département américain du Commerce : http://www.bea.doc.gov/bea/newsrel/gdp499p.htm

La signature électronique fait son entrée dans le code civil
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Après l'Allemagne et l'Italie, la France se met en conformité avec la directive européenne du 30 novembre 1999 sur la signature électronique. Le projet de loi visant à adapter le droit de la preuve aux technologies de l'information a été définitivement adopté à l'unanimité, mardi 29 février, par l'Assemblée nationale. Avec ce texte, c'est la reconnaissance de l'écrit numérique qui fait son entrée dans le droit français, au même titre que l'écrit sur papier. En seconde lecture, le sénat avait étendu la portée du texte aux actes authentiques (état civil, procès verbaux, actes notariés...). La nouvelle loi reste totalement neutre sur le plan technologique. Les dispositions techniques seront précisées prochainement par décrets d'application.

Internet professionnel : http://www.internet-professionnel.com/ip/actus/0/2152.html

Projet de loi sur la signature électronique/texte définitif adopté le 29-02-2000 :

_ http://www.assemblee-nationale.fr/2/2cra.htm

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Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Citroën commercialise une "voiture communicante", la Xsara Windows CE
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Le constructeur automobile français Citroën commercialise en série limitée un véhicule équipé d'un système de communication embarquée reliant le conducteur au monde extérieur par commandes vocales, Xsara Windows CE. Fruit d'un partenariat de trois ans avec Microsoft et Clarion, Xsara Windows CE est exposée au salon automobile de Genève pour son lancement officiel. Les constructeurs américains ont déjà présenté leurs projets en la matière mais Citroën est "le premier au monde" à commercialiser un tel véhicule, a indiqué son directeur général, Claude Satinet. Equipée d'un micro-ordinateur, logé dans l'espace d'un auto-radio classique, d'un téléphone portable Ericsson, d'un système de navigation par satellite GPS, et d'un lecteur de CD ROM, la voiture permet dès aujourd'hui de se connecter à L'internet, mais pour un usage limité au courrier électronique. Toutes les fonctions de communication se commandent à la voix, sans que le conducteur quitte la route des yeux ou lâche le volant. La voiture reconnaît des commandes telles que "allumer la radio, carnet d'adresses, rechercher X, téléphoner, lire courrier". Le conducteur peut se débrouiller avec une cinquantaine de mots simples, et s'il est en panne de vocabulaire reconnu, peut demander "que puis-je dire?", une voix synthétique énumérant alors les diverses fonctions. Un portail internet, developpé en coopération avec vivendi permettra aux heureux possesseurs de cette cyber-voiture de bénéficier d'un bouquet de services qui auront 3 finalités principales :

-* Accroître la sécurité dans ses déplacements grâce aux services d'assistance, de dépannage, d'aide à l'utilisation du véhicule et du télédiagnostic,

-* Faciliter sa mobilité en offrant la possibilité de préparer un trajet avec restitution dans la voiture ou sur son portable, d'accéder à de l'information trafic et navigation,

-* Apporter confort et plaisir dans ses déplacements avec des services pratiques tels que l'achat de musique en ligne, des informations touristiques et réservations (hôtels, musées, restaurants...).

Pour personnaliser tous ses services l'automobiliste disposera de son propre espace privé sur Internet et d'une adresse e-mail pour son véhicule. Le coût de ce système de communication est de l'ordre de 20.000 FF, soit 14% du prix final qui est de 146.500 FF. Fin 2002, 80 % des modèles Peugeot et Citroën pourront bénéficier de l'équipement permettant d'accéder à ce service. PSA estime qu'un million de véhicules équipés Peugeot et Citroën seront en circulation fin 2002.

PSA : http://www.psa.fr/indexEEF.html

Nokia parie sur internet dans les voitures en 2005
Samedi, 04/03/2000 - 00:00

Le groupe finlandais Nokia estime que toutes les voitures neuves posséderont au moins une adresse internet avant la fin de l'année 2005. Le numéro un mondial de la téléphonie mobile prévoit de lancer son premier modèle de "système télématique", terme choisi pour ce type d'équipement automobile, au second semestre de cette année. Un modèle de seconde génération devrait être proposé dès la fin 2001. "La première génération de 'télématiques' allie sécurité et information", explique Nokia. Par exemple, "les modèles télématiques équipés d'un système d'appel automatique en cas d'urgence, pourront appeler un centre spécialisé, si l'airbag se déclenche à la suite d'un accident", précise le fabricant. Par ailleurs, utilisant la technologie des téléphones portables et le GPS (Global Positionning System), la "télématique" permettra aussi au conducteur d'obtenir des informations pour éviter les embouteillages. Nokia annonce que ces équipements mobiles seront disponibles sur les modèles de voitures de Mercedes Benz, Audi et Ford.

Brève rédigée par @RTflash

Internet News.Com : http://www.internetnews.com/bus-news/article/0,1087,3_95012_Ext,00.html

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