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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 157
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 27 Juillet 2001
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Egalement dans ce numéro
TIC
Internet commence à intéresser les députés mais son usage reste limité
Le Japon teste des connexions internet ultrarapides en fibre optique
Présidentielles américaines : 6 millions de votes perdus
Le logiciel qui trace les PC volés
Les robots chirurgiens prennent du galon
Le robot de l'espace
La télévision numérique hertzienne fait exploser le PAF
Matière
Les transistors ne manquent pas d'air
Le meilleur écran du monde
Une solution pour l'électronique moléculaire
Vivant
Première : les cellules-souches d'un patient implantées dans son myocarde
Les cellules souches présentent un énorme potentiel thérapeutique
Cancer de la prostate : un essai de thérapie génique
Un nouveau traitement contre le cancer
Maladie d'Alzheimer : la recherche franchit 2 étapes importantes
Découverte d'un lien entre obésité et diabète
Le tabagisme passif est toujours dangereux pour les artères
Vieillissement : marcher pour garder votre cerveau en forme !
Du nouveau dans la division cellulaire
En l'homme, le prion est partout chez lui
Recherche
Le passager virtuel, cauchemar des conducteurs assoupis
Edito
Réchauffement de la planète : L'accord de Bonn n'est pas assez audacieux



La communauté internationale a conclu lundi à Bonn un accord qualifié d'historique en vue de sauver le protocole de Kyoto, après la décision du président américain George W. Bush de ne pas appliquer cet accord de lutte contre le réchauffement planétaire qu'il considère comme "fondamentalement défectueux". Après trois ans et demi de négociations et au terme d'une dernière réunion de 24 heures, 180 pays ont finalisé les modalités concrètes du protocole de 1997, que les pays industriels exigeaient de connaître pour ratifier et réduire leurs émissions polluant l'atmosphère. La commissaire européenne à l'Environnement, Margot Wallstroem, a aussitôt annoncé que l'Union européenne allait entamer son processus de ratification. Jan Pronk, le ministre néerlandais de l'Environnement, qui a présidé les discussions, s'est félicité que des "négociations mondiales aient permis de résoudre un problème global". Il faut rappeler que Kyoto impose 5,2 % de réductions d'émissions de six gaz à effet de serre dont le CO2 à 39 pays développés en 2008-2012 par rapport aux niveaux d'émission de ces gaz en 1990. Les pays du Sud ont seulement des obligations d'inventaires. La mise en oeuvre de ce Protocole de Kyoto bloquait sur trois questions : comment aider les pays du Sud à affronter le changement climatique et à se préparer à réduire leurs émissions sans compromettre leur développement; comment faciliter la tâche des pays du Nord dont les émissions ont augmenté jusqu'à 13 % dans la dernière décennie au lieu de diminuer ? Comment contrôler le respect des obligations ? Le compromis négocié à Bonn depuis le 16 juillet et finalisé en trois jours par les ministres de l'Environnement repose sur un marchandage entre les trois principaux camps des négociations : Union européenne, Umbrella (Canada, Australie, Japon, Russie et autres pays alliés traditionnellement des Etats-Unis dans les pourparlers climatiques), G-77 (pays en voie de développement). L'Union européenne a accepté de faire d'importantes concessions à l'Umbrella sur les puits de carbone qui avaient provoqué l'échec de la dernière conférence ministérielle, à La Haye, en novembre. Elle s'est résignée à une très large comptabilisation de ces phénomènes d'absorption du CO2 par les forêts et les sols agricoles. Pour obtenir l'accord du Japon, elle a dû en outre céder du terrain sur le caractère légalement contraignant du contrôle des engagements. En outre, faute de consensus sur l'aide au Sud, l'Union européenne, le Canada et quatre petits pays de l'Umbrella ont dû promettre de consacrer 410 millions de dollars par an d'ici 2005 pour aider le tiers monde à affronter le réchauffement et ses conséquences néfastes pour le développement. Mais en parlant d'une seule voie, et en défendant une position claire et cohérente, l'Union européenne a entraîné l'adhésion de l'ensemble des autres pays du monde, à l 'exception notable mais prévisible des Etats-Unis. On peut bien sur regretter les insuffisances et les lacunes de cet accord laborieux de Bonn mais comme le souligne Michel Barnier, Commissaire européen, "Par rapport à un problème global comme celui-ci, ou bien l'on avance même par petits pas, ou bien l'on fait du sur place. Je pense que cet accord est un bon accord même si c'est un compromis insuffisant, même s'il a fallu faire des concessions". Cette position pragmatique est aussi celle exprimée par Olivier Deleuze, au nom de la présidence de l'Union européenne, qui a déclaré "Je préfère un accord imparfait à un accord parfait qui n'aurait jamais été mis en vigueur". La grande inconnue reste à présent l'attitude américaine mais les Etats Unis, au nom de la realpolitik, vont devoir tenir compte du nouveau rapport de force internationale que traduit les accords de Bonn : désormais sur cette question planétaire fondamentale de l'environnement, et face à l'émergence salutaire d'une opinion publique mondiale, les USA, quelle que soit leur puissance économique et politique, ne sont plus en mesure d'imposer leurs vues au reste du monde. Les Etats-Unis, qui sont responsables de 36% des émissions mondiales de gaz à effet de serre prennent en outre le risque d'un isolement coûteux à long terme sur la scène internationale. Mais même si les 178 pays ayant pris part lundi à l'accord de Bonn ont laissé la porte ouverte à un possible ralliement des Etats-Unis, cette perspective semble improbable dans un proche avenir, selon la presse américaine et plupart des experts. Mais il est certain que cet accord de Bonn va considérablement accroître la pression sur l'administration Bush et la contraindre à mettre en oeuvre une nouvelle politique énergétique. La presse américaine souligne également le rôle des milieux d'affaires américains qui craignent qu'en l'absence de limites contraignantes les entreprises ne prennent du retard à investir dans les technologies propres. A cet égard, le vice-président de l'Association nationale de l'industrie manufacturière (NAM), Mark Whitenton, a déjà exprimé ses craintes que la mise en oeuvre du protocole de Kyoto soit susceptible de nuire aux multinationales américaines, contraintes d'opérer selon des règles différentes chez elles et à l'étranger. On peut donc penser, qu'à terme, les Etats-Unis, après avoir défini chez eux une nouvelle politique énergétique, rejoindront d'une manière ou d'une autre la communauté internationale et prendront toute leur part dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Enfin il faut souligner que cet accord historique de Bonn marque non seulement l'émergence d'une prise de conscience et d'une opinion publique planétaires en matière d'environnement mais aussi une nouvelle étape dans la mise en place d'un véritable pouvoir de régulation et de sanction mondiales, articulé désormais autour des 3 instances que sont l'organe de contrôle crée à Bonn, pour l'environnement, l'instance d'arbitrage de l'OMC, pour les conflits commerciaux, et le Tribunal Pénal International, pour la violation des droits de l'Homme. Progressivement, mais inexorablement, on voit donc se mettre en place un nouvel ordre juridique international qui dépasse l'intérêt des états et conquiert peu à peu une autonomie et un pouvoir de plus en plus grands. Nous devons donc nous féliciter de cet accord de Bonn et poursuivre inlassablement nos efforts pour que l'indispensable développement économique de la planète ne se fasse plus contre l'environnement, considérée comme une contrainte, ou un frein mais fasse, au contraire, du respect de l'environnement, le nouveau moteur de l'innovation technologique et de la compétitivité économique.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Internet commence à intéresser les députés mais son usage reste limité
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Les députés ont à présent tous accès à internet et certains l'ont totalement intégré parmi leurs outils de travail courants mais leur usage de ce moyen de communication dans l'action politique reste malgré tout limité, selon une enquête réalisée par le site netpolitique.net. La quasi-totalité des députés sont connectés dans le cadre de leur activité parlementaire : 89 % disposent d'une connexion dans leur permanence parlementaire en circonscription, 70 % le sont via leur bureau de l'Assemblée nationale, et 60 % disposent des deux. Au 1er Juillet 2001, 502 des 577 députés possédaient une adresse électronique. L'enquête montre une très forte corrélation entre l'équipement informatique des députés et l'attribution au début de la législature, en 1997, d'une dotation de 100.000 FF destinée à cet usage. Mais seulement 103 députés (56 de gauche, 44 de droite, 1 non-inscrit et 2 non spécifiés) ont répondu à un questionnaire que leur avait envoyé, par courrier électronique puis papier, netpolitique.net. "Parmi les usages courants du Net, la consultation du courrier électronique arrive largement en tête des usages pour près de 60 % des enquêtés", soulignent les enquêteurs. Viennent ensuite la recherche documentaire, la consultation de sites institutionnels, les informations générales et actualités puis l'animation d'un site propre. ". En revanche, le volume d'emails reçus par les députés reste sensiblement inférieur au volume quotidien que reçoit un salarié français, ce qui pour les enquêteurs "indique qu'à de rares exceptions, les députés français sont pour le moment encore préservés des campagnes de «spam lobbying» qui aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne submergent régulièrement les boites méls des parlementaires". En outre, seuls 85 députés disposent à l'heure actuelle de leur propre site internet, soit seulement 15%. Parmi les causes d'un si faible engouement, les enquêteurs invoquent notamment le coût financier d'un site internet, mais aussi la question de l'entourage humain: encore faut-il que les députés disposent de personnes compétentes près d'eux, au moins pour le suivi du site. Actuellement 53 % des sites ne sont mis à jour que de façon mensuelle, voire plus rarement encore. Le nombre d'internautes en France, estimé entre 8 et 12 millions, principalement urbains, peut sembler à certains députés, notamment ceux de circonscriptions rurales, encore limité face à un collège électoral de près de 40 millions d'électeurs, souligne l'enquête. A la question de savoir s'ils comptent créer un nouveau site ou modifier un site existant dans la perspective de la campagne électorale de 2002, 29 % des députés interrogés répondent négativement, 27 % répondent par l'affirmative et plus d'un tiers restent indécis. Lors de cette campagne, 40% estiment que le net jouera un rôle important et 4 % très important alors que 46% pensent que son rôle sera "peu important" et 5 % qu'il ne sera pas important du tout. Les auteurs rappellent que le coût d'un site peut être comptabilisé dans les dépenses de campagne électorales plafonnées à 250.000 FF, et que le flou juridique persiste sur les règles du code électoral applicable au net.

Netpolitique.net. : http://netpolitique.net

Le Japon teste des connexions internet ultrarapides en fibre optique
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Le deuxième opérateur japonais de télécommunications KDDI Corp a déclaré qu'il testerait des connexions internet ultra rapides en fibre optique à partir du mois de mars prochain. Le service baptisé FTTH (fibre to the home) délivrera des informations à environ 500 foyers à Tokyo et dans la région centrale du Tokai au rythme de 100 megabits (MB) par seconde, une des vitesses d'accès à internet les plus rapides. Le président de KDDI, Tadashi Onodera, qui a pris ses fonctions le mois dernier, a déclaré aux journalistes que l'entreprise prévoyait également de proposer des services de contenu tels que des vidéos et des films à la demande grâce à la nouvelle connexion. La majorité des foyers japonais disposent de connexions de 64 kilobits (K) par seconde à internet et les opérateurs se bousculent pour proposer un accès haut-débit plus rapide grâce à de nouveaux services tels que les lignes DSL (digital subscriber lines) sur les lignes téléphoniques existantes. Une ligne en fibre-optique de 100MB est plus de 1.500 fois plus rapide que l'accès 64K et la plupart des opérateurs, y compris l'ancien monopole historique Nippon Telegraph et Telephone Corp (NTT), proposent des services FTTH à dix megabits par seconde.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/010719/85/1h73j.html

Présidentielles américaines : 6 millions de votes perdus
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Un rapport universitaire américain estime à six millions le nombre de votes perdus lors des élections présidentielles américaines. Ce rapport a été rédigé par les départements de technologie des universités de Californie et du Massachusetts. il conclue avec consternation que plus de 6 millions de votes n'ont pas été pris en compte lors des élections à cause d'un matériel défectueux, de bulletins de vote peu clairs et d'erreurs d'enregistrement. Le rapport intitulé "Voting Technology Project" décrit les multiples dysfonctionnements techniques du système électoral pour aboutir à ce constat qui laisse rêveur : les cartes perforées utilisées dans la plupart des bureaux de vote et les systèmes de vote électronique via une machine sont tout particulièrement exposés aux pannes et aux erreurs techniques. Comme le souligne David Baltimore, le directeur de l'institut de technologie de l'université de Californie souligne : "Au XXIe siècle, nous devrions être capable de faire bien mieux que cela. Cet état des lieux permet aussi aux responsables de l'étude d'avancer des solutions. L'une d'elles propose de remplacer le système de cartes perforées et de machine électronique par un procédé de reconnaissance optique. Ce système pourrait permettre de sauver plus d'1,5 millions de votes lors de la prochaine élection présidentielle. Quant au vote par Internet, son utilisation est jugée trop risquée à cause des contraintes techniques qu'elle suppose, notamment en matière de confidentialité du vote, point essentiel.

Le rapport "Voting Technology Project :

http://www.vote.caltech.edu/Reports/index.html

Washington Post :

http://www.washingtonpost.com/ac2/wp-dyn/A5117-2001Jul16

Le logiciel qui trace les PC volés
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Un logiciel au concept révolutionnaire vient d'être lancé au Australie. Il a été baptisé "PC Phonehome", en hommage à E.T, par la compagnie new yorkaise Codex Data Systems. Elle l'a lancé jeudi 19 juillet à Sydney, à l'occasion du salon Internet World qui s'est déroulé cette semaine en Australie. Son rôle est de commander à un ordinateur volé (portable ou de bureau), de contacter une base de surveillance dès qu'il est reconnecté à l'internet par son "nouvel" utilisateur. Lorsque l'ordinateur est mis sous tension, le logiciel est activé. Et ce, d'après son éditeur, même si le système d'exploitation a été reformaté. Une fois la machine volée, son propriétaire doit bien sûr contacter Codex pour que le logiciel sache qu'à la prochaine connexion internet, il faut donner l'alerte. L'ordinateur va alors se connecter à la base de données australienne Web Internet Network Security (WINS). La base transmet l'alerte à la police qui effectuera ensuite le traçage de l'appel d'origine, de quoi déterminer l'endroit où se trouve l'ordinateur volé. Selon Les Ralph, le responsable national de la base WINS, «la police rend alors visite à la personne abonnée à ce numéro, à savoir le voleur ou son client, et récupère la machine.» Le logiciel peut aussi servir à des fins de gestion du parc informatique par les structures de grande envergure, comme les administrations. Il peut leur permettre d'avoir un suivi permanent de leurs milliers d'ordinateurs. Le logiciel sera commercialisé en Australie au prix de 100 dollars australiens (environ 380 francs). Ralph pense qu'il peut permettre aux compagnies d'assurance d'économiser des sommes considérables.

Zdnet : http://fr.news.yahoo.com/010720/7/1har3.html

Les robots chirurgiens prennent du galon
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Une équipe de chirurgie orthopédique de Bordeaux a réalisé la semaine dernière ce qui est présenté comme une première en France: l'implantation d'une prothèse du genou, secondée par un robot chirurgien. «La patiente se porte bien», a déclaré lors d'une conférence de presse le docteur Daniel Gautier, qui a dirigé cette opération d'un nouveau genre. Pendant deux heures, la patiente de 70 ans a reçu une majorité des soins de la part de l'équipe médicale traditionnelle. Mais la structure osseuse de son genou a été découpée par un robot de modèle Caspar (contraction de "Computer Assisted Surgical Planning and Robotic"), fabriqué par la société allemande Universal Robot System (URS). Le robot a ainsi dégagé l'espace nécessaire à la pose de la prothèse. Avantage du système: sa précision, de l'ordre du dixième de millimètre. «Caspar est capable de fraiser une coquille d'oeuf sans rompre la membrane blanche», a ajouté le docteur Gautier. L'opération se déroule de la manière suivante. Le membre devant recevoir la prothèse est tout d'abord scanné afin d'en réaliser une représentation 3D en image de synthèse, comme l'explique URS. Une implantation virtuelle de la prothèse est ensuite réalisée sur ordinateur, afin de déduire le tracé et les coordonnées que devra suivre le robot pour sont fraisage. La préparation de l'opération est effectuée de manière classique, tout comme l'implantation de la prothèse. Le robot n'intervient que pour la découpe osseuse. Faisant ses débuts en France, ce type d'intervention est déjà pratiqué outre-Rhin depuis plus d'un an. Des utilisations de ce type de robot en neurochirurgie ou pour l'implantation de prothèses auditives sont également à l'étude. Autre première, cette fois mondiale: une équipe de l'Institut mutualiste Montsouris a réalisé début juin deux interventions également avec une assistance robotique. Le robot baptisé DaVinci, télécommandé par un chirurgien, a ainsi pratiqué une ablation du colon gauche et une autre du rectum. Le pilotage s'est effectué à partir d'un ordinateur via de l'imagerie 3D. Une première qui a coûté très cher puisque le robot, fabriqué par l'américain Altera, vaut la bagatelle d'un million de dollars.

Zdnet : http://news.zdnet.fr/story/0,,s2091904,00.html

Le robot de l'espace
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Ce satellite assistant personnel (PSA) est un droïde sphérique de 15 cm, qui volera, de façon autonome, dans la station spatiale internationale ou en orbite autour de la navette. Propulsé par six petits ventilateurs, il sera en mesure de se rendre très rapidement là où l'on a besoin de lui. L'agence spatiale américaine a équipé ce robot de nombreux outils, notamment d'une connexion de réseau sans fil aux ordinateurs de la navette, d'une reconnaissance vocale, d'un logiciel d'interprétation et de traduction, et d'un affichage à cristaux liquides. Il disposera même d'un appareil lui permettant de calculer la température et la pression de l'air ambiant ainsi que les concentrations de dioxyde de carbone. Les scientifiques pourront suivre et communiquer en temps réel avec les astronautes et superviser les opérations, depuis la terre, grâce à la caméra et au microphone installé sur le droïde. Dans certaines situations, notamment lors de missions de longue durée dans l'espace, le PSA pourra se substituer à l'homme. Les premiers tests sont prévus prochainement dans des avions K-135, capables de recréer les effets de l'apesanteur en effectuant des arcs paraboliques dans le ciel.

Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2411.asp

La télévision numérique hertzienne fait exploser le PAF
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

La TNT fait exploser le PAF! Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a lancé le 24 juillet l'appel à candidatures pour la télévision numérique terrestre (TNT), une nouvelle technologie qui devrait multiplier par cinq ou six le nombre de chaînes hertziennes en décembre 2002. ''Aujourd'hui, quand on n'est pas abonné à une télévision payante, on reçoit le soir cinq programmes de télévision gratuits, en clair. Avec la télévision numérique terrestre, on va passer de cinq à une quinzaine'', s'est félicité le président du CSA Dominique Baudis lors d'une conférence de presse. ''Jamais, en France, on n'aura vu un tel élargissement du paysage audiovisuel accessible dans des conditions économiques raisonnables''. A partir de Noël 2002, le téléspectateur devrait avoir le choix entre une mosaïque de 33 chaînes numériques terrestres grâce à ce procédé, qui permet de faire passer cinq à six canaux dans une fréquence, contre un seul actuellement. Une révolution technique qui devrait toucher les deux-tiers de Français qui ne sont pas abonnés au câble ou au satellite. L'objectif est de couvrir à terme 85 % de la population française. Sur les six bouquets de chaînes disponibles, dits ''Multiplex'', deux ont déjà été réservés au service public et aux télés locales, soit 11 chaînes. France 2, France 3, Arte, La Cinquième et la Chaîne Parlementaire en auront chacune une. France Télévision créera trois nouveaux programmes consacrés à l'information en continu, aux régions et à la rediffusion de ses émissions phares. Et les trois chaînes restantes iront aux télévisions locales, pour ''développer le numérique de proximité''. L'appel à candidatures ne porte donc que sur les quatre Multiplex restants, soit 22 chaînes. Les dossiers doivent être déposés avant le 29 novembre prochain. Les candidats retenus au ''concours de beauté'' seront désignés en mars et recevront en juillet 2002 l'autorisation d'émettre. Les opérateurs privés AB Groupe, Pathé ou Lagardère seraient déjà sur les rangs, outre les TF1, M6 et Canal+ qui rediffuseront simultanément en numérique leurs programmes analogiques. A charge pour le législateur de publier à temps le décret sur la TNT, avant la mi-octobre. Faute de quoi, le processus prendrait quelque retard. Ces fréquences ''seront attribuées pour dix ans, voire quinze ans'', a prévenu le chef du CSA. ''Il y a ceux qui monteront dans le train, il y a ceux qui resteront sur le quai. Maintenant, la balle est dans le camp de ceux qui ont des idées et des projets''. Mauvaise qualité d'image, offre de programmes médiocres ou accaparés par les opérateurs privés: les membres du CSA ont veillé à ne pas tomber dans les écueils traversés par cette technologie controversée dans d'autres pays européens. Un ''double équilibre'' sera donc assuré entre chaînes gratuites et payantes d'une part, entre privé et public d'autre part. ''En gros, une quinzaine de gratuites, une quinzaine de payantes'', a ajouté M. Baudis. Le régulateur a choisi de ne pas saturer les nouveaux canaux, créant 33 chaînes au lieu des 36 possibles. ''Il ne faut pas saturer les Multiplex, car on les sature aux dépens de la qualité et du son'', a souligné le président du CSA. Mais les téléphages en seront pour leur poche et devront investir près de 1.000ff (152,44 euros) dans un ''adaptateur''. Sans compter que près de la moitié des foyers résidant en immeuble collectif devront faire intervenir un antenniste, avec à la clé une facture estimée à 150ff (22,86 euros).

AP : http://fr.news.yahoo.com/010724/5/1hk8n.html

CSA : http://www.csa.fr/pdf/TNTpresse240701.pdf

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Matière
Matière et Energie
Les transistors ne manquent pas d'air
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Grâce à un mélange de silicium et d'air, des universitaires taiwanais sont parvenus à isoler efficacement les circuits intégrés. Une découverte qui devrait favoriser la miniaturisation des transistors. Pour empêcher les courants électriques de perturber le fonctionnement des circuits intégrés, il faut isoler les transistors. Selon la revue Nature, une équipe de l'université Tsing Hua de Taiwan est parvenue à trouver un isolant plus efficace que ceux actuellement employés, en mélangeant du silicium avec de l'air. Cette découverte ouvre la voie vers la miniaturisation des couches isolantes des pièces électroniques. Une opération jusqu'ici impossible. Car si les spécialistes parviennent à fabriquer des pièces électroniques de plus en plus petites, ils ne savent pas encore les isoler de manière efficace."À très petite dimension, quand on rapproche les éléments du circuit intégré, on assiste à l'apparition de courants électriques indésirables dus à la différence de potentiel électrique, explique Alain Chovet, professeur de micro-électronique à l'ENSERG (École nationale supérieure d'électronique et de radioélectricité de Grenoble). La finesse des couches isolantes finit par provoquer des effets tunnels : l'électricité traverse l'isolant et perturbe le fonctionnement du circuit. Comme on ne peut plus réduire l'épaisseur des couches isolantes, on doit changer leur composition."'est précisément ce que l'équipe taiwanaise a réalisé. Elle a mélangé du silicium avec de l'air. Celui-ci a l'avantage d'être bon marché, résistant à la chaleur et facile à manipuler. De plus, il constitue un très bon isolant. La silice poreuse ainsi obtenue est à la fois assez robuste et assez isolante pour équiper la prochaine génération de circuits intégrés miniaturisés. Détail non négligeable : on bouche les pores de la surface avec des hydrocarbures, qui ont la propriété de repousser l'eau. Ainsi préservée, la silice peut garder sa capacité d'isolation dans un environnement humide.

ENSER : http://www.enserg.fr

Nature : http://www.nature.com/nsu/010726/010726-5.html

Le meilleur écran du monde
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Ce sont les laboratoires américains de Sandia qui viennent de le présenter, laissant loin derrière les meilleurs écrans de TVHD : un écran de 3 mètres sur 4, affichant 20 millions de pixels . Selon les chercheurs, le nouvel écran offre une qualité d'image qui n'est plus limitée que par l'acuité visuelle du spectateur. Et le procédé devrait pouvoir être poussé jusqu'à 64 millions de pixels au début de 2002. La technologie ne menace pas les produits bruns conventionnels, y compris les écrans à projection directe de haut de gamme, mais est plutôt destinée à la visualisation scientifique la plus avancée. La recherche est du reste financée par deux programmes publics américains, l'initiative de calcul stratégique accéléré et le projet d'environnement visuel interactif pour la simulation d'armement, indiquant clairement l'objectif visé par ce développement. Mais les chercheurs ont d'autres applications en tête, depuis la micro-électronique jusqu'à la biologie et les nanotechnologies. La clé de cette technologie réside dans l'utilisation d'imagerie massivement parallèle. De la même manière que les laboratoires de Sandia ont été les pionniers des supercalculateurs en grappe, ils appliquent aujourd'hui la même logique au rendu d'image. A titre de comparaison, avec les techniques utilisées aujourd'hui par l'industrie du cinéma, il faudrait jusqu'à une demi-heure pour calculer une seule des trames qui s'affiche instantanément sur le nouvel écran. Pour réussir ce tour de passe-passe, les chercheurs calculent leur image en temps réel grâce à une grappe de 64 ordinateurs produisant une image en fait composée de 16 sous-écrans parfaitement coordonnés.

Usine nouvelle :

http://www.usinenouvelle.com/usn/site/frames/actualit/actua_j/breve.cfm?

Une solution pour l'électronique moléculaire
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Hewlett-Packard vient d'obtenir un brevet pour une technologie qui devrait faire sauter le verrou le plus important de l'électronique moléculaire, à savoir l'interconnexion entre des composants nanométriques et une électronique conventionnelle. En effet, si l'électronique moléculaire est sur la piste d'envol, elle a encore des problèmes sérieux à résoudre. En particulier, elle doit trouver le moyen de faire passer l'information gérée au niveau moléculaire jusqu'à des interfaces macroscopiques. De la même manière, l'un des problèmes-clé pour les micromachines est l'alimentation en énergie des structures miniaturisées à partir d'une source macroscopique. Dans les deux cas, l'interfaçage entre des technologies à des échelles différentes est au moins aussi complexe que les défis de base de chaque technologie. Le procédé de HP propose de repenser fondamentalement la manière dont on connecte des composants à l'échelle moléculaire. L'idée de base repose sur un constat: au niveau moléculaire, il n'est pas facile de fabriquer des connexions méticuleusement positionnées et calibrées. C'est pourquoi HP propose la création aléatoire d'interconnexions, par un procédé chimique à base de poudres “saupoudrées” entre les fils moléculaires et les connexions habituelles, puis d'utiliser des algorithmes mathématiques pour en jauger la distribution.

Usine nouvelle :

http://www.usinenouvelle.com/usn/site/pages/actualit/actua_j/general.cfm?

New Scientist :

http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99991043

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Première : les cellules-souches d'un patient implantées dans son myocarde
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Des chirurgiens de Rostock (nord-est) ont affirmé le 20 juillet avoir réalisé une première mondiale en implantant dans le myocarde d'un patient victime d'un infarctus des cellules-souches issues de sa moelle osseuse. Ils espèrent ainsi que les tissus du coeur détruits par l'infarctus pourront se reconstituer, ce qu'aucune thérapie ne permet pour l'instant, a expliqué l'université de Rostock vendredi. La transplantation a eu lieu il y a deux semaines sans complications à la clinique universitaire de chirurgie de Rostock et le patient a pu quitter l'établissement, a précisé le directeur de la clinique, Pr. Gustav Steinhoff. Quant à savoir si les tissus détruits parviendront à se reformer grâce à l'opération, on ne le saura qu'au cours des prochains mois, après examens, a-t-il ajouté. Il faudra également s'assurer qu'un nombre suffisant de vaisseaux sanguins se sont constitués, a-t-il souligné. "En cas de succès, c'est une percée internationale", a relevé le spécialiste. L'université compte reproduire l'opération sur une vingtaine de patients en vue d'une étude sur l'effectivité et la sécurité de la méthode, qui implique d'isoler des cellules multipotentielles issues de la moelle osseuse et censées permettre d'éviter les rejets. La méthode avait déjà été validée avec succès sur des animaux. Des médecins américains du New York Medical College avaient injecté dans le coeur de souris victimes d'infarctus des cellules-souches prélevées dans leur moelle osseuse. Après neuf jours, tissus et vaisseaux sanguins s'étaient reformés dans le myocarde.

AFP :

http://www.larecherche.fr/medecine/n010720181842.zjondg25.html

Les cellules souches présentent un énorme potentiel thérapeutique
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Les cellules souches, en particulier celles provenant d'embryons humains, présentent un énorme potentiel pour le traitement de maladies aujourd'hui incurables, ce qui justifie de poursuivre les recherches sur leurs applications thérapeutiques, selon un rapport scientifique publié mercredi. "A ce jour, il est impossible de prédire quelles cellules souches correspondent aux besoins de la recherche fondamentale et des applications cliniques. Les réponses résident manifestement dans la poursuite des recherches", écrivent les auteurs de ce rapport publié par les Instituts nationaux de la santé (NIH), basés à Bethesda (Maryland, est). Intitulé "Cellules souches:progrès scientifiques et directions futures de la recherche", ce rapport de 222 pages, rédigé à la demande du secrétaire américain à la Santé, Tommy Thompson, dresse l'état de la recherche médicale thérapeutique dans le domaine novateur des cellules souches. "Il va nous falloir faire davantage de recherche fondamentale afin d'en apprendre plus sur ces cellules. Nous ne connaissons même pas aujourd'hui les différences qui existent entre les différentes lignées", a expliqué le directeur de la politique scientifique aux NIH, Lana Skirball, lors d'une téléconférence de presse. La publication de ce rapport intervient à l'occasion d'auditions publiques cette semaine au Sénat sur ce sujet et au milieu d'un intense débat public sur l'opportunité de financer par des fonds publics les recherches sur les cellules souches. Le président George W. Bush doit annoncer dans les prochaines semaines une décision à ce sujet. La question suscite une controverse aux Etats-Unis car l'extraction des cellules souches embryonnaires - jugées plus prometteuses que les cellules souches adultes - nécessitent la destruction d'embryons ou la récupération de foetus avortés. Or M. Bush a insisté sur le fait qu'en raison de ses convictions religieuses et anti-avortement, il n'autoriserait pas le financement public de recherches si celles-ci devaient entraîner "la destruction d'embryons humains". Les recherches sur les cellules souches animales ne sont pas suffisantes car les modèles ne sont pas transférables chez l'homme, a estimé Mme Skirball. "Pour conduire des recherches sur les cellules souches embryonnaires humaines, on doit détruire des embryons humains", a-t-elle dit. Une solution serait d'isoler les cellules souches présentes chez l'adulte et de mettre au point des traitements qu'à partir de ces dernières. Mais, a rappelé Mme Skirball, les recherches ont montré qu'à ce jour la pluripotence des cellules souches adultes, c'est-à-dire leur capacité à évoluer en n'importe quelle cellule spécialisée, n'a pas été démontrée. Les cellules souches embryonnaires restent donc à ce jour le meilleur espoir des scientifiques, a-t-elle conclu.

La Recherche :

http://www.larecherche.fr/medecine/n010718210542.nmpkfzi0.html

WP :

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/articles/A10256-2001Jul17.html

Rapport du NIH : http://www.nih.gov/news/stemcell/scireport.htm

Cancer de la prostate : un essai de thérapie génique
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Un premier essai clinique va etre lance au "Queen Elizabeth Hospital" par le "Cancer Research Centre" (CRC) de Birmingham pour traiter par thérapie génique des patients atteints de cancer de la prostate. Le vecteur adenoviral utilise contient la séquence codante de la nitroreductase, une enzyme capable de transformer en substance toxique un médicament dérive de la moutarde, le CB1954, développe au CRC. Dans une première phase, le vecteur sera administre a des patients qui doivent subir une ablation. Après l'opération, les tissus seront analyses afin de vérifier la sécurité du procédé et de déterminer les quantités de vecteur a administrer. Dans une deuxième phase, les médecins veulent traiter des patients aux premiers stades de la maladie espérant ainsi leur épargner l'ablation de la prostate. L'essai est ouvert pour traiter 30 patients. En raison des risques de dissémination des vecteurs génétiquement modifies, les patients sous thérapie génique seront complètement isoles pendant environ 2 jours dans des chambres spéciales. Le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes après le cancer du poumon, avec 21 000 cas chaque année en Grande-Bretagne. Il pourrait même passer en première position d'ici 2020 en raison de la diminution du nombre des fumeurs.

Daily Telegraph 27/06/01 :

http://portal.telegraph.co.uk/health/main.jhtml?xml=%2Fhealth%2F2001%2F06%2F25%2...

Un nouveau traitement contre le cancer
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Des scientifiques britanniques ont obtenu des résultats très encourageants en combinant un nouveau médicament, appelle Combretastatin, et de la radiothérapie. Dans les essais pré-cliniques sur des tumeurs humaines implantées chez la souris, les chercheurs du "Royal Free Hospital" de Londres ont observe 85 % de rémission complète à 9 mois. La Combretastatin, qui a été découverte dans l'écorce des buissons d'osier africains, détruit les capillaires sanguins qui se forment pour alimenter la tumeur. Ce médicament est déjà donne, seul, pour traiter certains cancers. Mais contrairement a ce qui été observe chez la souris (95 % de rémission, mais souvent suivi d'une rechute), la réponse n'a pas été très bonne chez l'homme. L'idée innovante dans ce traitement est de combiner ce médicament avec une nouvelle technique de radiothérapie, utilisant des anticorps sur lesquels sont accrochées des "têtes de missiles" radioactives. Le professeur Richard Begent, qui a mené l'étude, souhaite pouvoir commencer bientôt des essais cliniques chez l'homme. Si les essais sont concluants, le nouveau traitement pourrait être accessible, pour traiter la majorité des cancers solides, d'ici 5 ans.

ST Royaume Uni : http://www.adit.fr

Maladie d'Alzheimer : la recherche franchit 2 étapes importantes
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Aprés avoir donné des résultats encourageants chez la souris, les premiers vaccins contre la maladie d'Alzheimer vont être essayé chez l'homme aux USA et en Grande Bretagne. Les essais préliminaires sur 100 patients américains et anglais ont montré que le vaccin était sûr et bien toléré chez l'homme . Les chercheurs du groupe pharmaceutique Elan, vont à présent tester le vaccin sur 375 patients à travers des USA et l'Europe. Cette deuxième étape montrera si le vaccin est capable de freiner ou stopper l'évolution de la maladie Alzheimer chez l'homme. Les chercheurs d'Elan, se disent " extrêmement satisfaits" des essais en phase une qui ont prouvé que le vaccin était bien toléré par les patients. ces essais ont également permis de mieux comprendre les mécanismes par lesquels le vaccin agit sur les plaques amyloïdes existantes et empêche l'apparition de plaques supplémentaires. Le vaccin testé utilise une forme synthétique de la protéine amyloïde naturelle, le composant principal des plaques qui caractérisent la maladie. Les chercheurs ont constaté que ce vaccin provoquait une réaction immunitaire qui entraînait la réduction des plaques amyloïdes qui sont attaquées par les cellules gliales. Parallèlement à ces essais prometteurs, des chercheurs anglais du National hospital à Londres, ont développé une nouvelle technique de cartographie du cerveau leur permettant de mettre en évidence les prémices de la maladie d'Alzheimer et de suivre son évolution. Détecter les changements structuraux du cerveau avant même que les premiers symptômes apparaissent pourrait permettre le développement de stratégies thérapeutiques de prévention. Les scientifiques ont imaginer cette technique de cartographie du cerveau afin d'observer l'atrophie progressive (dégénérescence cellulaire) chez les patients présentant des signes précliniques. Ils ont mené une première étude chez quatre personnes atteintes avec signes avant-coureurs et porteuses de mutations génétiques identifiées. Ces personnes ont subi une série de scanner-RMN (résonance magnétique nucléaire) pendant cinq à huit ans. Tous ont développé la maladie. En outre, vingt individus avec un diagnostique probable d'Alzheimer et vingt autres participants contrôle ont, eux aussi, suivi cette série de RMN. Les médecins ont pu alors observer l'atrophie progressive dans des zones spécifiques du cerveau chez les patients soupçonnés, trois années avant même qu'ils ne présentent les premiers symptômes. Chez les malades avérés, l'atrophie s'est généralisée à pratiquement tout le cerveau. Le Directeur de recherche de la Société pour la recherche sur la maladie d' Alzheimer, le docteur Richard Harvey, souligne que la généralisation de cette technique d'imagerie pourrait ouvrir des perspectives thérapeutiques nouvelles dans le traitement de la maladie; " Au cours des prochaines années, nous pourrons suivre et mesurer en temps réel, dés les tous premiers stades de la maladie, l'effet des médicaments et vaccins sur le cerveau des patients" souligne avec enthousiasme le docteur Harvey.

Brève rédigée par @RT Flash

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1452000/1452295.stm

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1446000/1446516.stm

Découverte d'un lien entre obésité et diabète
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

L'obésité favoriserait le développement du diabète. Plus précisément, dans le tissu graisseux, il existe un gène qui commande la fabrication d'une hormone et qui prédisposerait à la forme la plus répandue du diabète. Telle est la découverte d'une équipe dirigée par les professeurs Philippe Froguel (CNRS-Institut Pasteur de Lille et Barts-London Genome Centre) et Takashi Kadowaki (université de Tokyo). "Ces résultats, qui montrent le rôle central du tissu graisseux dans la survenue du diabète, offrent des espoirs raisonnables de nouveaux traitements du diabète de type 2", parfois surnommé diabète gras, estiment les chercheurs dont les travaux paraissent dans le mensuel Nature Medicine d'août. D'après eux, "environ 30% du risque génétique de diabète au Japon est lié à des mutations du gène"APM1. Celui-ci déclenche la production de l'adiponectine (appelée aussi ACRP30), une hormone produite par la graisse et qui représente, selon le Pr Froguel, le "chaînon manquant entre l'obésité et le diabète". Les anomalies du gène ainsi découvertes diminuent la sécrétion de l'hormone et "multiplient le risque de diabète par 2 à 4". Par ailleurs, elles augmentent l'obésité abdominale, particulièrement dangereuse pour la santé, et prédisposent fortement à l'infarctus, principale cause de décès des diabétiques, selon des études complémentaires menées en collaboration avec le Dr Juan Ruiz (université de Lausanne). "L'hormone elle-même, ou des molécules augmentant sa production ou copiant son action, pourraient améliorer la prise en charge des diabétiques, ou même prévenir son apparition chez les obèses ayant une prédisposition familiale au diabète", commente le Pr Froguel. L'équipe a ainsi injecté de l'hormone fabriquée par génie génétique à des souris obèses. L'hormone a normalisé les taux de graisses dans le sang et dans le foie et corrigé l'insulino-résistance, anomalie biologique à l'origine du diabète, selon les chercheurs. D'après des travaux américains en cours de publication, l'administration d'adiponectine diminue fortement la glycémie (niveau du sucre sanguin) de rats diabétiques, et les tiazolidinediones, nouveaux médicaments anti-diabétiques bientôt disponibles en France, agissent notamment en augmentant la sécrétion de cette hormone chez l'homme. Le Pr Francis Vasseur (Lille) présentera les données génétiques concernant la France au Congrès européen sur le diabète à Glasgow, en septembre.

TF1 : http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,801401,00.html

Nature medicine : http://www.nature.com/nm

Le tabagisme passif est toujours dangereux pour les artères
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Le tabagisme passif même léger, comme par exemple une simple exposition de 30 minutes à la fumée de cigarettes, est dangereux pour les artères, affirment des chercheurs japonais dans une étude publiée le 25-07- dans le Journal of the American Medical Association (JAMA). Les Dr Ryo Otsuka et Hiroyuki Watanabe et leurs collègues de la faculté de médecine de l'Université d'Osaka (Japon) ont examiné les effets du tabagisme passif sur la circulation coronarienne de 30 sujets en bonne santé, se répartissant entre fumeurs et non-fumeurs. Ils ont constaté qu'une simple exposition d'une demi-heure à la fumée de cigarettes provoquait un dysfonctionnement des cellules endothéliales. Ces cellules tapissent les parois des cavités du coeur et des vaisseaux sanguins et favorisent la vasodilatation (augmentation du diamètre des vaisseaux) et donc l'accroissement du flux sanguin. "Ces données révèlent que le tabagisme passif temporaire réduit (le flux sanguin) chez les non-fumeurs mais ne l'affecte pas chez les fumeurs actifs. Cela fournir la preuve directe de l'effet nocif du tabagisme passif sur la circulation coronarienne chez les non-fumeurs", affirment les auteurs de l'étude. Cette étude illustre les conséquences néfastes du tabagisme passif pour le coeur. Le dysfonctionnement des cellules endothéliales est un signe précurseur de l'athérosclérose (rétrécissement et durcissement des artères). Elle montre l'importance qu'il y a à protéger quiconque de l'exposition au tabagisme passif, soulignent deux chercheurs américains, les Dr Stanton Glantz et William Parley, de l'Université de San Francisco (Californie). Selon l'Association américaine du coeur (AHA), les personnes exposées au tabagisme passif ont 30 % de risques en plus de mourir de maladies cardiovasculaires que celles vivant dans un environnement sans tabac.

Brève rédigée par @RT Flash

JAMA :

http://jama.ama-assn.org/issues/v286n4/ffull/jtw10024.html

Vieillissement : marcher pour garder votre cerveau en forme !
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

L'activité physique réduit le risque de déclin cognitif chez les femmes âgées, indique une étude américaine menée auprès d'environ 6.000 femmes. Le bénéfice est visible même pour une activité modérée. Le Dr Kristine Yaffe et des collaborateurs de l'Université de Californie ont réalisé une étude prospective afin d'étudier la relation entre l'activité physique et le déclin cognitif chez les femmes âgées. Ce travail a fait l'objet d'une publication dans la nouvelle édition d'Archives of Internal Medicine. Plusieurs travaux avaient déjà indiqué que l'exercice physique était associé à une réduction de ce risque. Cependant, la plupart de ces travaux étaient des études transversales dont les résultats n'étaient par toujours ajustés en fonction de facteurs confondants. Cette nouvelle étude a été réalisée sur un groupe de 5.925 femmes de 65 ans et plus. Elles ne présentaient ni trouble cognitif ni limitation physique au début de l'étude. Leur activité physique a été évaluée à partir des distances totales parcourues à pied chaque semaine au cours d'exercices particulier et d'activité de routine. L'énergie dépensée en marchant, en montant l'escalier ou lors d'activités diverses a également été mesurée. Le suivi était de 6 à 8 ans. Les auteurs ont montré que celles dont l'activité physique était la plus importante au début de l'étude étaient celles qui étaient le moins enclin à développer un déclin cognitif au cours du suivi. En prenant en compte plusieurs facteurs confondants (âge, instruction, tabagisme, antécédents médicaux...), le risque de déclin cognitif s'est avéré inférieur chez celles qui marchaient le plus par rapport à celles qui marchaient le moins.

Brève rédigée par @RT Flash

Archives of Internal Medicine :

http://archinte.ama-assn.org/issues/current/rfull/ioi00861.html

Du nouveau dans la division cellulaire
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

Un nouveau mécanisme de contrôle de la division cellulaire, ou mitose, vient d'être découvert par des chercheurs anglais, selon une étude publiée dans la revue Nature. D'après Jonathan Millar, généticien à l'Institut national de recherche médicale de Londres, ce système biologique pourrait permettre de mieux comprendre comment les cellules se différencient et comment certaines deviennent cancéreuses. Lors de chaque mitose, des faisceaux - filaments de protéines - permettent d'ordonner les chromosomes et d'en diriger chaque exemplaire vers les futures cellules filles. Quand ce faisceau est mal agencé, et que les chromosomes sont mal guidés, un signal prévient la cellule d'arrêter sa division. Pour ces chercheurs, c'est un autre réseau de filaments protéiques, constitués d'actine, qui renseigne la cellule sur le positionnement des chromosomes. En bloquant l'assemblage des filaments d'actine, Millar et ses collègues ont retardé la mitose. Sur des levures mutantes, ils ont aussi identifié certains gènes et certaines protéines qui empêchent les protéines d'actine de se lier pour former les filaments. En l'absence totale de faisceau, la cellule, en général, meurt. Mais, dans certains cas, elle peut se diviser et donner naissance a des cellules cancéreuses, possédant un nombre incorrect de chromosomes. La cellule peut se diviser et donner des cellules filles n'ayant pas le même nombre de chromosome. Cette asymétrie serait très importante pour le développement, d'après Peter Deak de l'Université de Cambridge.

Nature : http://www.nature.com/nsu/010719/010719-21.html

En l'homme, le prion est partout chez lui
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

On se doutait bien que chez les malades atteints du nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ), les prions ne se nichaient pas seulement dans le système nerveux et les organes lymphoïdes, rate ou amygdales. Il se confirme que leur diffusion est assez large dans les tissus périphériques. Grâce à une technique dite d'immunoblot, permettant de détecter des quantités de prion jusqu'à 10 000 fois plus faibles que celles présentes dans le cerveau infecté, la protéine PrPsc (signature de la forme pathologique du prion) a été retrouvée dans d'autres tissus: rétine, nerf optique, glandes surrénales, rectum et thymus. Ces résultats, obtenus par le Britannique John Collinge, sont publiés dans The Lancet. Testé chez quatre malades décédés de vMCJ, le test a montré que - en dehors du cerveau - c'est dans les amygdales que le prion est le plus concentré. Un résultat qui confirme l'intérêt de prélèvements à ce niveau pour les études épidémiologiques. Les yeux (rétine et nerf optique) se sont aussi révélés positifs. L'examen des tissus dits périphériques a permis de retrouver la PrPsc au niveau des glandes surrénales, du rectum et du thymus chez l'un des patients. Et en faible quantité. L'appendice et le sang sont restés négatifs. Une autre équipe prestigieuse, celle de l'Ecossaise Moira Bruce, publie des données concordantes. Selon des expériences chez les rongeurs, les extraits de cerveau sont nettement plus infectants que les amygdales et les échantillons sanguins n'ont pu transmettre la maladie. «Ces résultats confirment ce que l'on pressentait, commente la Pr Jeanne Brugère-Picoux (vétérinaire à Maisons-Alfort). En fait, plus les tests sont sensibles, plus la liste des tissus positifs augmente.» Il n'est donc pas exclu que l'on trouve un jour du prion dans le sang. Pour autant, «la présence de prion en faible concentration ne prouve pas qu'il soit contaminant. La dose infectante reste inconnue».

Libération :

http://www.liberation.com/quotidien/semaine/20010721sams.html

Lancet :

http://www.thelancet.com/journal/vol358/iss9277/full/llan.358.9277.talking_point...

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Le passager virtuel, cauchemar des conducteurs assoupis
Samedi, 28/07/2001 - 00:00

La voiture qui parle, dont le succès pour le moins mitigé a fait la preuve de l'indépendance d'esprit des conducteurs, pourrait signer un retour remarqué dans les prochaines années. Les laboratoires d'IBM ont en effet mis au point un "passager virtuel" auquel a été confié la lourde tâche d'entretenir la vigilance du pilote, rapporte la revue New Scientist. Ce passager, oeuvre de Wlodek Wlodzimierz et Dimitri Kanevsky, deux chercheurs des équipes de Big Blue, n'est pas seulement doté de la parole mais de faculté de dialogue... et de nuisance. Aux questions qu'il pose, le conducteur se doit de répondre prestement et avec clarté, faute de quoi le système l'asperge d'eau glacée, ouvre grand les fenêtres ou déclenche une alarme sonore sans autre forme de procès. Impitoyable, il peut également se montrer sournois et farceur, changeant la fréquence de la radio pour évaluer la vigilance de sa victime, ou lançant des blagues auxquelles il est indispensable de s'esclaffer pour éviter une nouvelle sanction.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/010719/85/1h6jr.html

New Scientist. : http://www.newscientist.com/news/

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