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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 139
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 23 Mars 2001
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'e-book survivra-t-il ?
La télévision, la hi-fi et les jeux vidéo colonisés par les disques durs
La guerre du DVD fait rage
Matière
Circuits Asynchrones : Une Idée dont l'Heure est venue ?
Une pile à combustible domestique pour les Japonais
Terre
Le réchauffement de la Terre révélé par l'espace
Vivant
Utilisation de bactéries contre le cancer
Un médicament contre le cancer du sein bon pour les artères
Première greffe d'un coeur humain artificiel en Afrique du Sud
La dépression nerveuse augmente le risque de décès par crise cardiaque
Une nouvelle arme pour tuer les bactéries résistantes
Nouvel espoir pour le traitement de la myopathie de Duchenne
Cellules souches : les cultures suffisent
L'activité physique et intellectuelle protégerait contre la maladie d'Alzheimer
Un traitement anti-Prions envisageable d'ici 5 ans
Monologue de neurone
Le carnet de santé enfin en ligne
Les labos nous préparent une santé de génome
Chromosome humain artificiel
Le premier gène de prédisposition à la schizophrénie identifié
Dyslexie : troubles cérébraux similaires, malgré la diversité linguistique
Homme
Votre bébé a une chance sur deux d'être centenaire
Recherche
L'avion à hydrogène à l'étude
Edito
Internet à grande vitesse : le retard européen et plus particulièrement celui de la France menace notre compétitivité



D'après un sondage Harris Interactive mené auprès de plus de 187.000 internautes américains, les accès au Net à haut débit sont en train de privilégier la technologie DSL (Digital Subscriber Line) au détriment du câble. Même si la part du haut débit est encore faible (36.000 personnes sur les 187.000 interrogées) et même si le DSL connaît des problèmes (technique et service clientèle), la part de ce dernier progresse bien. Elle a grimpé de plus de 100 % entre avril 2000 et janvier 2001, atteignant 5 millions de foyers, tandis que celle de l'Internet par câble croissait "seulement" de 41 % sur cette période. Au final, les internautes utilisant les deux modes d'accès sont presque équivalents aux Etats-Unis. (voir http://www.technosphere.tm.fr/news_

internet/internetnews.cfm?id=6069). L' Europe pour sa part ne rattrape que lentement les USA en matière de foyers connectés au Net : dans un rapport, la Commission Européenne remarque qu'en Europe « l'utilisation d'Internet est surtout passive (recherche d'informations et téléchargement). Tout le potentiel d'Internet n'est pas encore entièrement exploité en termes de commerce électronique et autres services interactifs. » Mais la Commission insiste sur le fait que les connexions à haut débit ont seulement commencé leur pénétration sur le marché de l'Union. Seulement 1,1 % des foyers européens dispose d'un accès ADSL (Asymmetric Digital Subscriber Line), et les connexions par câble ne concernent que 7,8 % des ménages. Au total, moins d'un foyer européen sur 10 utilise l'Internet à grande vitesse, contre 2 foyers sur 10 aux USA, un retard qui pourrait avoir de sérieuses conséquences pour la compétitivité de l'économie et du commerce sur notre vieux continent. (voir http://www.01net.com/rdn?oid=141491). Aux USA, de récentes études confirment le retard européen dans ce domaine. Le rapport du cabinet d'affaires américain PriceWaterhouseCoopers, " European Economic Outlook » mérite à cet égard d'être consulté :

http://www.pwcglobal.com/gx/eng/ins-sol/spec-int/eeo/pwc_euro_ec_out-jan2001.pdf...). Ce rapport souligne qu' « il n'y a aucun élément montrant une accélération de la croissance de la productivité en Europe due aux technologies, alors que plusieurs études ont pu montrer que cela avait été le cas aux Etats-Unis à la fin des années 1990 ». L'étude de Goldman Sachs (« The IT revolution, new data on the global impact ») montre, pour sa part, qu'aux Etats-Unis, dans les années 1990, les gains de productivité ont été deux fois plus importants qu'en Europe. Enfin, Christian de Perthuis, expert au Bipe (Bureau d'information et de prévisions économiques), précise dans la revue Sociétal (premier trimestre 2001) que « ce redressement de la productivité américaine reflète, au moins partiellement, le formidable choc d'offres résultant de la diffusion accélérée des technologies de l'information ». La Commission européenne constate, pour sa part, dans son document eEurope 2002, que les entreprises et les citoyens de l'Union européenne ont été plus lents à adopter cette économie nouvelle que ce ne fut le cas aux États-Unis. Les indicateurs révèlent un retard des investissements dans la mise au point et l'introduction de nouvelles technologies par rapport aux États-Unis, même si on estime que leur contribution annuelle à la production de l'UE se situe entre 0,5 et 0,7 % depuis la moitié des années 1990. Les répercussions de ces investissements se ressentent dans l'économie toute entière. Cependant, la productivité horaire du travail a connu une croissance plus lente en Europe depuis la moitié des années 1990 et est encore inférieure à celle des États-Unis dans la plupart des États membres. Loin d'améliorer la situation, la position prise par les principaux pays européens pour le déploiement du téléphone mobile de troisième génération (UMTS) avec ses enchères et concours de beauté atteignant des coûts exorbitants risque d'approfondir encore le fossé qui est en train de se creuser entre l'Europe et les Etats-Unis. En effet, les sommes folles exigées par les Gouvernements européens sont autant de capitaux qui ne seraient plus disponibles (si les Gouvernements ne reviennent pas sur leurs aberrantes décisions) pour déployer rapidement les larges débits sur notre vieux Continent. Quand on sait par ailleurs, comme viennent de le confirmer plusieurs études récentes, tout le retard pris par la France dans l'usage d'Internet par rapport à ses principaux concurrents européens (Grande Bretagne, Allemagne, Pays du Nord...) il est grand temps que notre Pays prenne conscience qu'il doit, sans retard, faire un effort hors du commun, comme il en a parfois le secret quand une volonté consensuelle se dégage, si nous ne voulons pas qu'un fossé, que nous ne pourrions plus combler ultérieurement, se creuse avec les Pays les plus avancés de notre Planète. Il est plus que temps que l'Europe et plus particulièrement la France se donnent les moyens politiques et économiques susceptibles d'accélérer le développement et la diffusion des nouvelles technologies de l'information, non seulement dans les entreprises et le commerce, mais aussi dans nos foyers, nos administrations et nos écoles. Nous devons comprendre que le passage vers l'économie de l'information n'est qu'une étape dans un processus historique planétaire, plus vaste et plus fondamental, qui va aboutir, en moins d'une génération, à une civilisation globale de la connaissance. Au lieu de redouter cette extraordinaire mutation et de la subir, sachons la penser, la prévoir et l'accompagner.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
L'e-book survivra-t-il ?
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Face aux livres électroniques qu'on peut enfin manipuler à satiété, les jeunes et les adultes ont cependant la même attitude : c'est joli, mais est-ce vraiment utile ? « Pour les gros lecteurs, c'est l'outil idéal », répond un industriel du secteur. Soit. Mais débourser 5 700 francs pour un support dédié au livre électronique - comme le Cybook, de Cytale - reste prohibitif, même pour un « gros lecteur ». En effet, le Cybook est destiné à un usage unique : la lecture. Impossible de l'utiliser pour jouer ou pour écrire. Sa capacité de stockage est également réduite : 30 livres de 500 pages. Ainsi, lorsque l'on a fait le plein, il faut « ranger » ses livres électroniques dans une bibliothèque virtuelle, sur Internet. Mais les ouvrages achetés pour des livres électroniques sont au format open e-book. Impossible donc de les lire avec un PC. Si le support de lecture casse, qu'advient-il ? « Les e-book ne sont pas fait pour casser », répond-on sur le stand du constructeur. ans ces conditions, mieux vaut peut-être se tourner vers le téléchargement direct de livres numérisés sur PC ou PDA. C'est ce que proposent des sociétés comme e-Pocket, 00h00, Publibook, ou encore Olympio. Les catalogues de ces librairies nouvelle génération font cependant encore piètre figure : 97 titres pour e-pocket par exemple. Si les catalogues en ligne sont voués à s'enrichir très vite, le livre en téléchargement connaît toujours un problème : son prix. Un livre en ligne coûte en effet aussi cher qu'un livre traditionnel. « Tous les jours, on reçoit des mails d'internautes qui trouvent les prix trop élevés », raconte David Allouch, directeur général de Mobipocket. Ce constat fait sur le terrain s'est confirmé, le 16 mars, au premier sommet européen sur l'e-book : « Aux Etats-Unis, des études ont montré que les gens étaient prêts à payer un livre numérique la moitié de son prix papier », expliquait Jean-Pierre Arbon, vice-président Europe de Gemstar et fondateur de 00h00. Albin Michel envisage d'ailleurs de commercialiser des livres en ligne à un prix inférieur de plus de 70 % à celui du papier. En cassant ainsi les prix, Internet pourrait prendre le dessus sur le papier et le concurrencer sérieusement. Au détour des allées, les visiteurs du Salon du livre ont pu constater que tout était prêt pour vendre de la littérature sous forme électronique. Ainsi, les maisons d'édition françaises ont déjà entamé la numérisation de leur catalogue dans le but de vendre leurs livres en téléchargement. Les plus avancées sont Hachette et Vivendi Universal Publishing (VUP), qui proposent déjà un catalogue plus ou moins fourni de titres numérisés. Pour mettre ces livres sous forme numérique et protégée, les éditeurs ont principalement recours à trois acteurs : le français Mobipocket, Microsoft et Adobe. Mobipocket est compatible avec tous les assistants personnels (PDA) : Palm, Psion ou Pocket PC. La version pour ordinateur devrait sortir d'ici à quelques semaines. Microsoft, de son côté, possède le logiciel Reader, qui fonctionne sur les PC équipés de Windows et sur les PDA équipés du système d'exploitation Pocket PC. Enfin, le format PDF d'Adobe ne peut être lu qu'à partir d'un ordinateur. On peut télécharger ces livres soit sur les sites des éditeurs - comme 00h00.com, VUP ou Numilog - soit sur ceux des cyber-libraires. BOL, Fnac et Alapage possèdent tous, depuis peu, un rayon de littérature numérique. A l'autre bout de la chaîne, on trouve le support physique pour lire ces livres numériques. Le visiteur du Salon peut tester les supports dédiés comme le Cytale, de Cybook, ou l'eBook, de Gemstar, qui doit sortir en France à l'automne. Les livres électroniques se lisent également sur un ordinateur, un Palm, ou encore avec le nouveau PDA ebookman, de Franklin, présenté pour la première fois. Et même sur un téléphone portable, un service encore à l'état de prototype et développé par France Télécom Itinéris.

OINet : http://fr.news.yahoo.com/010316/44/11r0g.html

La télévision, la hi-fi et les jeux vidéo colonisés par les disques durs
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Penser pouvoir trouver un disque dur, symbole de l'informatique, dans un téléviseur ou une chaîne hi-fi tenait hier de la science-fiction. Aujourd'hui, sa présence dans les produits d'électronique grand public est une réalité. Dans les prochains mois, Sagem doit en effet proposer aux opérateurs de télévision numérique son nouveau décodeur IRD 5000 équipé d'un disque dur de 40 gigaoctets permettant d'enregistrer de quinze à vingt heures de programme. Aux Etats-Unis, un nouvel appareil, le PVR (Personal Video Recorder, ou enregistreur personnel de vidéo) a fait son apparition avec deux pionniers américains, TiVo et ReplayTV, suivis par Echostar.En 1999, 350 000 PVR auraient été vendus outre-Atlantique. Un chiffre encore modeste comparé aux ventes de magnétoscopes (60 millions d'appareils), mais qui témoigne de la réceptivité du consommateur pour ce type de produit dont les experts estiment le marché américain à 12 millions de PVR en 2003. Autre secteur: celui de la musique compressée au format MP3, qui donne lieu au lancement de systèmes capables de stocker une discothèque entière sur un disque dur. Quant aux consoles de jeux, elles ne sont pas en reste. La Xbox que Microsoft doit commercialiser en Europe début 2002 sera la première à intégrer un disque dur disposant d'une capacité de stockage de 8 gigaoctets. Trois applications hors informatique font ainsi appel à ce composant d'origine informatique. Le disque dur semblait en effet condamné à disparaître sous la pression des mémoires électroniques statiques sans mécanique de précision (mémoires Flash). Aujourd'hui, ses progrès fulgurants le placent au contraire en position idéale pour profiter de la vague numérique qui déferle sur l'électronique grand public. Même si son nom semble le désigner comme le successeur du magnétoscope, le PVR n'est pas encore prêt à balayer l'antique enregistreur de cassette vidéo apparu en 1975. En effet, le PVR ne permet pas encore de créer de véritables vidéothèques. Mais il révolutionne les modes de consommation des programmes télévisés, car il permet d'élaborer pour ses besoins une chaîne personnelle en puisant dans la grille des émissions reçues. La programmation des enregistrements, principale faiblesse des magnétoscopes, devient alors aussi simple que possible grâce au choix direct des programmes que l'on peut sélectionner dans une liste affichée sur l'écran du téléviseur. Souplesse ultime, il est possible d'interrompre le cours d'une émission suivie en direct et d'en reprendre plus tard le visionnage. Cette fonction de pause est rendue possible par l'aptitude du disque dur à lire et à... enregistrer simultanément. Mais l'avantage majeur du PVR réside dans la rapidité d'accès à son contenu. Il suffit de sélectionner à l'écran une émission enregistrée pour y accéder aussitôt. Mais pour envoyer définitivement le magnétoscope au musée, il manque aux PVR un système de stockage secondaire permettant l'archivage des émissions ou des films dans une vidéothèque personnelle. Le DVD enregistrable semble aujourd'hui le mieux placé pour remplir cette fonction. Un domaine où les Japonais prennent l'initiative. Fin 2000, Toshiba a annoncé au Japon la commercialisation du premier appareil associant un disque dur et un DVD-RAM. Pioneer, de son côté, a choisi une solution basée sur le DVD enregistrable, visant ainsi la simple substitution de la cassette par le DVD. Une option contestable, car ce support, idéal pour l'archivage, ne dispose pas d'une capacité unitaire rivalisant avec celle des disques durs. D'où une limitation de la chaîne personnelle, sauf à devoir changer de DVD en cours de soirée...L'émergence d'un compagnon idéal de la télévision dépendra donc du comportement des utilisateurs. S'ils privilégient la chaîne personnelle, ils se contenteront d'un PVR équipé d'un disque dur confortable et feront appel aux DVD enregistrés ou aux banques de films sur Internet pour pallier l'impossibilité d'archiver les programmes. S'ils considèrent indispensable de pouvoir constituer une vidéothèque, ils devront créer leurs propres DVD.

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--159374-,00.html

La guerre du DVD fait rage
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Actuellement, les géants de l'électronique se livrent une véritable guerre autour du standard des DVD enregistrables. Pioneer vient de prendre de l'avance en proposant le DVD-R de 4,7 Go, car il s'agit de la 1ère solution de gravure de données et de réalisation de DVD vidéo à destination du grand public. Ce dernier pourra stocker et réaliser ses propres DVD. Le DVD-R n'est pas voué à copier les DVD vidéo de films commerciaux, il intègre un système anticopie. Les disques vierges de Pioneer seront commercialisés à 150 F l'unité. Le DVD-R devrait être suivi d'ici quelques mois par le DVD-RW, sa déclinaison "réinscriptible". Pioneer est soutenu par le DVD Forum, association qui réunit des industriels comme IBM, Dell, Intel ou Sony. De son côté Philips défend toujours son format de disques réenregistrables DVD+RW. Il s'apprête d'ailleurs à lancer en septembre un graveur grand public à 15 000 francs, qui sera présenté à l'occasion du salon CeBit fin mars à Hanovre. Philips est soutenu dans son combat par Hewlett-Packard. 3ème possibilité, le DVD-RAM supporté par Hitachi et Panasonic entre autres. Mais ce format est dédié au stockage de données et est incompatible avec les platines vidéo de salon.

Eurpinfos : http://www4.europeinfos.com/

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Matière
Matière et Energie
Circuits Asynchrones : Une Idée dont l'Heure est venue ?
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Aujourd'hui, pratiquement toutes les puces électroniques numériques ont une horloge interne qui joue le rôle central d'un métronome réglant le flot des calculs à travers le système. Pourtant, il est possible, et même à notre avis avantageux, de concevoir des circuits numériques sans horloges. De tels circuits sont appelés asynchrones. En fait, les tous premiers ordinateurs étaient asynchrones, en particulier le fameux ENIAC. Cependant, ces techniques ont très vite été abandonnées au profit des horloges dès que la complexité des circuits a commencé à croître, exposant l'absence de méthode fiable et efficace pour les circuits asynchrones. Mais le pendule a amorcé son retour. Les circuits intégrés numériques ont atteint une telle complexité que les techniques synchrones commencent à poser à leur tour de graves problèmes de fiabilité, robustesse, et consommation d'énergie. Entre temps, plusieurs laboratoires de recherche, en particulier Caltech, ont développé des méthodes sûres et efficaces pour les circuits asynchrones qui représentent désormais une alternative crédible. Une puce électronique numérique moderne est un système complexe exécutant un très grand nombre de tâches élémentaires qui contribuent ensemble au résultat final. Le problème est de garantir qu'une tâche ne reçoit et n'utilise le résultat d'une autre tâche que lorsque ce résultat est valide. Ce problème est résolu de façon relativement simple avec une horloge: toutes les tâches sont conçues de façon à durer moins que la période de l'horloge. Ce signal d'horloge de référence est distribué à toutes les cellules élémentaires du système qui l'utilisent pour décider quand le résultat précédent peut être lu. L'horloge résout simplement (mais seulement partiellement) un autre problème que les Anglo-saxons appellent hasard. Lorsqu'un circuit numérique calcule un résultat, les signaux digitaux qui ensemble codent le résultat peuvent prendre des valeurs intermédiaires invalides appelées hasards. Si les hasards se propagent à travers le système, le résultat final sera corrompu. L'utilisation d?une horloge garantit que les résultats intermédiaires invalides ne sont jamais observés. Malheureusement, à mesure que les circuits intégrés croient en taille, et que leur fréquence d'opération augmente, il devient de plus en plus difficile de distribuer un signal d'horloge de référence à travers tout un système en garantissant qu'un même signal arrive à toutes les cellules en même temps. De plus,la connaissance du temps d'exécution des circuits (nécessaire à l'utilisation des horloges) s'acquiert à un prix qui croît rapidement avec la complexité des systèmes. En effet, la miniaturisation poussée des circuits intégrés entraîne inévitablement une dégradation des paramètres physiques des circuits qui empêche une évaluation précise des délais. Confronté à ce problème, le concepteur de circuits a deux solutions: soit accepter des marges de sécurité réduites, ce qui rend les circuits plus fragiles, soit allonger la période des horloges, ce qui rend les circuits moins performants. Les techniques asynchrones que nous avons développées garantissent des circuits pratiquement insensibles aux variations de délais parce qu'ils ne demandent pas une connaissance des délais. Ils sont donc plus robustes en présence de paramètres physiques inconnus ou variables, tels que la température ou la tension d'alimentation. Ils se passent aussi complètement d'horloges et donc évitent les problèmes énormes que soulève leur implémentation. Mais c'est peut-être un autre avantage des circuits asynchrones qui va enfin convaincre l'industrie de s'y intéresser: les circuits sans horloge consomment moins d'énergie que les circuits traditionnels. Avec des consommations qui dépassent les 100 watts pour un microprocesseur synchrone, la réduction de la consommation d'énergie est devenue un problème urgent et épineux. Caltech s'est intéressé aux circuits asynchrones depuis la fin des années 1970 En 1989 Caltech a conçu et fabriqué le premier microprocesseur asynchrone au monde. Enfin plus récemment Caltech a conçu une version asynchrone d'un microprocesseur MIPS R3000. Avec 2 millions de transistors,une vitesse d'exécution proche de 200 MIPS et une consommation de 4 watts; ce projet est à ce jour le projet universitaire le plus important et le plus performant en matière de circuits numériques.

USA Microélectronique :

http://www.france-science.org/publications/microelectronique/welcome.htm

Une pile à combustible domestique pour les Japonais
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Ebara Ballard associée à Ballard Power Systems, a récemment dévoilé un prototype de générateur à piles à combustible PEM (membrane à échappement de protons) d'une puissance de 1 kW. Destiné au marché résidentiel japonais, il utilise le gaz naturel comme combustible et fonctionne selon le principe de la cogénération, production simultanée de chaleur et d'électricité. Ce générateur est constitué d'une pile à combustible, d'un réformeur - pour produire localement de l'hydrogène - et d'un réservoir d'eau chauffé par la chaleur dégagée par la pile. Le prototype possède un rendement électrique et thermique d'environ 42 %. A terme, il apportera aux habitations électricité, chauffage de l'espace de vie et de l'eau. Les quatre prototypes fabriqués seront testés par des utilisateurs comme Tokyo Gas, la plus importante compagnie de gaz naturel au Japon.

Industries&Techniques :

http://www.industries-techniques.com/site/quotidien/page.cfm?

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Le réchauffement de la Terre révélé par l'espace
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Les radiations émises par la Terre, telles que mesurées par un satellite et un vaisseau spatial, confirment pour la première fois de façon directe que notre planète se réchauffe. Lorsqu'elle reçoit les chauds rayonnements du Soleil, la Terre en absorbe une certaine quantité et renvoie des radiations infrarouges vers l'espace. Au cours de leur voyage, ces radiations, qui ne sont des photons, sont plus ou moins absorbées par les gaz qu'elles traversent. C'est en mesurant le degré d'absortion de ces photons que les chercheurs sont parvenus à en déduire la nature et la quantité de ces gaz. C'est ainsi John Harries et son équipe de l'Imperial College of Science, Technology and Medicine ont pu comparer les infrarouges d'origine terrestre mesurés par le vaisseau spatial Nimbus 4 en 1970 et le satellite ADEOS en 1997. Bien entendu, les chercheurs anglais ont pris en compte la différence de sensibilité entre les engins spatiaux pour pondérer leurs résultats. Ils se sont concentrés sur les radiations recueillies au dessus de l'Océan Pacifique et ont corrigé les données pour les débarrasser des effets dus aux nuages ou aux saisons. Ces travaux montrent trés clairement que les concentrations des gaz à effet à effet de serre - méthane, dioxyde de carbone, ozone et chlorofluorocarbones - ont nettement augmenté dans l'atmosphère terrestre au cours des dernières 27 années. Come le souligne le Professeur Harries "l'utilisation de cette méthode d'analyse spectrométrique de données spatiales ouvre des perspectives nouvelles et passionnantes en matière d'étude et de compréhension des mécanismes complexes de réchauffement climatique et régulation thermique, notamment en ce qui concerne l'effet rétroactif des nuages, encore mal connu." Ces chercheurs proposent d'envoyer des nouveaux instruments dans l'espace pour enfin mesurer objectivement l'évolution du niveau de concentration de ces gaz à effet de serre.

Brève rédigée par @RT Flash

Imperial College of Technology :

http://www.ic.ac.uk/templates/text_3.asp?P=2639

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Utilisation de bactéries contre le cancer
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Des chercheurs de l'université de Shinshu ont mis au point une technique qui utilise des bactéries dans le traitement du cancer. Ce sont des Bifidobacterium génétiquement modifiées portant le gène d'une enzyme qui convertit le précurseur d'un anticancéreux en produit actif. Les Bifidobacterium sont des bactéries bénéfiques naturellement présentes dans l'organisme. Préférant les environnements pauvres en oxygène, après leur injection, elles migrent vers le site tumoral ou la concentration en oxygène est de moins de 50 % de la concentration des tissus normaux. Lorsque le précurseur de anticancéreux est injecte chez le patient, il devient actif au contact des enzymes produites par les bactéries qui se trouvent dans la masse tumorale. Le procédé a montre son efficacité chez le rat. Les chercheurs attendent maintenant l'approbation du comité d'éthique de l'université pour lancer des essais cliniques chez l'homme dans 2 ou 3 ans. Les stratégies conventionnelles utilisent des vecteurs viraux pour délivrer des gènes anticancéreux, ce qui entraîne des risques. L'utilisation de bactéries sensibles aux antibiotiques est plus sure.

BE Japon : http://www.adit.fr

Un médicament contre le cancer du sein bon pour les artères
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Un médicament couramment utilisé pour traiter le cancer du sein, le tamoxifène, s'est révélé efficace pour la circulation chez les hommes souffrant d'une affection coronarienne. Selon les chercheurs de l'université de Cambridge (Grande-Bretagne), le tamoxifène permet également de réduire chez les hommes les taux de cholestérol et de triglycéride, ce qui pourrait ouvrir la voie à de nouveaux traitements. Des études précédentes avaient déjà montré que ce médicament réduisait le développement des facteurs de risques cardiovasculaires chez les femmes qui l'utilisait pour soigner leur cancer du sein. Les chercheurs ont effectué leurs tests sur 31 hommes souffrant de maladies coronariennes et divisés en deux groupes. Ceux qui ont été traités avec le tamoxifène pendant 56 jours ont vu leur capacité de dilatation des artères passer de 2,1 % au début de l'étude à 7,5 %. La dilatation des artères chez un homme de moins de 40 ans au passage du sang est d'environ 7 %, mais ce taux descend jusqu'à 3,5 % à 63 ans. L'amélioration du taux de dilatation provient de la baisse du cholestérol, mais "les effets du tamoxifène vont au-delà de cette diminution du cholestérol, ce qui suppose que d'autres mécanismes non encore élucidés interviennent", souligne le Dr James Metcalfe.

Brève rédigée par @RT Flash

Circulation : http://circres.ahajournals.org/

Première greffe d'un coeur humain artificiel en Afrique du Sud
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Des médecins du Cap ont procédé à la greffe d'un coeur artificiel sur un homme de 60 ans, ce qui représente une première en Afrique du Sud. Le patient semblait "se porter à merveille" après l'opération qui s'est déroulée du 17 au 18 mars dernier, a précisé dimanche Willie Koen, le chef de l'équipe chirurgicale interrogé par l'Association de la presse sud-africaine. L'équipe chirurgicale, composée de dix personnes, a laissé le coeur du patient en place et a greffé un second coeur artificiel en polyuréthane dessus, un organe dit "coeur de Berlin" mis au point au cours des vingt cinq dernières années en Allemagne. L'Afrique du Sud est le premier pays au monde à avoir procédé à la transplantation d'un coeur humain en 1967.

Csanté : http://www.csante.com/

La dépression nerveuse augmente le risque de décès par crise cardiaque
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Une forte dépression nerveuse augmente de trois à quatre fois les risques de décès par crise cardiaque chez les personnes de plus de 55 ans, indique une étude publiée dans la revue Archives of General Psychiatry. Cette étude a porté sur 2.900 personnes âgées de 55 à 85 ans et n'ayant pas de problèmes cardiaques. l'étude a montré que parmi ces personnes, les sujets dépressifs avaient quatre fois plus de risques de mourir des suites d'une affection cardiaque dans les cinq ans. Parmi les personnes qui souffraient de problèmes cardiaques au début de l'étude, les sujets dépressifs ont eu trois fois plus de risques que les autres de décéder d'une crise cardiaque. Ces résultats montrent que" la prévention et le traitement de la dépression doivent devenir un des objectifs majeurs pour des interventions destinées à réduire le risque de crises cardiaques mortelles", souligne l'un des auteurs de l'étude menée aux Pays-Bas, Brenda Penninx, de l'université de Wake Forest.

Brève rédigée par @RT Flash

Archives of General Psychiatry :

http://archpsyc.ama-assn.org/issues/current/rfull/yoa20038.html

Une nouvelle arme pour tuer les bactéries résistantes
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Des chercheurs américains dirigés par le Professeur Vincent Fischetti, de l'Université a mis au point une nouvelle méthode très prometteuse pour tuer des bactéries dangereuses comme les streptocoques, responsables de nombreuses infections qui favorisent également les maladies cardio-vasculaires. La nouvelle méthode utilise des enzymes produits par de minuscules virus, les bactériophages, qui infectent les cellules bactériennes, se dupliquent très rapidement et vont ensuite infecter d'autres bactéries. Ces enzymes, une fois répliqués, ont une extraordinaire capacité de dissolution du "mur bactérien" de cellules afin de s'échapper. Il suffit de très petites quantités d'enzymes pour tuer presque immédiatement les bactéries visées. Outre leur incroyable efficacité, les enzymes bactériophages sont également fortement spécifiques. Chaque type de bactérie a un bactériophage correspondant qui l'infecte. Il devient ainsi possible de tuer les bactéries dangereuses en épargnant les bactéries inoffensives. On mesure mieux la portée de cette nouvelle arme quand on sait que 20% de la population est porteuse du streptocoque du groupe A, qui se niche dans la gorge, et que chaque année 30% des enfants développent des infections de la gorge à streptocoque. Cette nouvelle biotechnologie, très peu coûteuse ( moins d'un Franc la dose ) pourrait être particulièrement indiquée dans les pays en voie de développement, où la fièvre rhumatismale est une cause importante de maladie de coeur chez les enfants. Dés que des bactériophages ont été découverts en 1917, les chercheurs ont pensé qu'ils fourniraient une voie pertinente pour détruire des bactéries. Ils ont bientôt constaté, cependant, que les bactériophages doivent se lier aux récepteurs spécifiques sur la surface des bactéries avant d'injecter leur ADN. Toute la difficulté consiste donc à donner à ces bactériophages les bonnes clés qui lui permettront d'entrer dans la cellule pour y tuer impitoyablement les bactéries indésirables.

Brève rédigée par @RT Flash

Rockefeller University : http://www.rockefeller.edu




Nouvel espoir pour le traitement de la myopathie de Duchenne
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Des chercheurs américains de l'Université de l'Illinois sont parvenus à compenser le manque de dystrophine, responsable de la myopathie de Duchenne, en administrant à des souris une autre protéine, l'alpha 7 intégrine. Les animaux atteints par cette dystrophie musculaire produisent ces deux protéines en quantités anormales. Afin de mieux comprendre cette déficience, des chercheurs américains ont mené des expériences sur des souris présentant une carence musculaire en dystrophine. Ce nouveau traitement est basé sur le fait qu'un apport d'alpha intégrine peut compenser un déficit de dystrophine. Les chercheurs ont sélectionné des souris qui ne produisent pas ni dystrophine , une autre protéine. les souris non traitées ont toutes développé un affaiblissement la dystrophie musculaire, subies une perte de poids sévère et sont mortes en moyenne à de 12 semaines . Mais les souris génétiquement modifiées pour produire plus d'alpha intégrine n'ont pas eu de problèmes musculaires sévères, ont conservé une motricité normale et ont survécu jusqu'à 38 semaines. Les chercheurs américains souhaitent à présent mettre au point un nouveau traitement de la myopathie de Duchenne pour homme. Il pourrait agir à deux niveaux : déclencher une surexpression du gène qui code pour l'alpha 7 intégrine ou augmenter la durée de vie de cette protéine. Cette découverte offre un nouvel espoir aux garçons (1 sur 3 300) touchés par la myopathie de Duchenne, dont l'espérance de vie n'excède pas 30 ans. Le professeur Kaufman qui dirige ces recherches, souligne que " ces résultats sont très encourageants et permettre d'envisager de compenser ce manque de dystrophine, aux conséquences si graves, grâce à l'apport d'autres protéines." Le professeur Kaufman se montre toutefois prudent et précise qu'il ne faut pas attendre de nouveaux traitements de la myopathie de Duchenne chez l'homme avant au moins 5 ans.

Brève rédigée par @RT Flash

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1229000/1229302.stm

Cellules souches : les cultures suffisent
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Le débat fait rage sur l'utilisation des cellules embryonnaires pour régénérer des organes ou réaliser des greffes. Ainsi, la préparation de neurones foetaux, pour faire une greffe sur des cerveaux atteints de la maladie de Parkinson, se heurte à un obstacle majeur : le nombre de foetus nécessaires pour obtenir ces cellules et les problèmes éthiques engendrés. Un résultat récent présenté au congrès de l'Association pour l'avancement des sciences aux Etats Unis par l'équipe de Ole Isacson vient quelque peu éclaircir le tableau. Ces chercheurs ont réussi à greffer sur des souris, non pas des neurones foetaux mais des cellules souches embryonnaires en culture (donc qu'on pourrait produire en masse sans plus avoir à en prélever sur des foetus). Lesquelles cellules auraient le potentiel de remplacer les neurones déficients dans l'environnement adapté. Les chercheurs ont utilisé des modèles de souris dont les neurones dopaminergiques ont été détruits par une toxine, ce qui mime la dégénérescence de ces mêmes neurones dopaminergiques dans la maladie de Parkinson et permet d'en reproduire les principaux symptômes. La greffe de cellules a permis d'alléger ces symptômes et de se rapprocher d'un phénotype normal. D'autres chercheurs, notamment les groupes de McKay et de Raff, cherchent depuis longtemps les conditions expérimentales pour reprogrammer des cellules souches ou des cellules précurseur chez l'adulte en de nouveaux neurones. La synergie des deux approches est riche en promesses.

Science en ligne :

http://www.sciences-en-ligne.com/Frames_Actualites.asp

L'activité physique et intellectuelle protégerait contre la maladie d'Alzheimer
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Une nouvelle étude réalisée par le Professeur Robert P. Friedland, neurologue à l'Ecole universitaire de Médecine de Cleveland, et publiée par "Science" indique que les patients atteints de la maladie d'Alzheimer sont moins actifs entre 20 et 60 ans. En effet, ces personnes prenaient part moins souvent à diverses formes d'activités physiques ou intellectuelles. Les auteurs de cette étude indiquent que l'inactivité entre 20 et 60 ans pourrait être un facteur de risque favorisant la survenue de la maladie d'Alzheimer .Le Docteur Friedland a suivi 193 patients atteints de la maladie d'Alzheimer et 358 sujets contrôles. Un questionnaire a permis de mesurer les activités non professionnelles de ces personnes entre 20 et 60 ans. Les 26 activités étudiées étaient divisées en trois catégories : intellectuelles, physiques et passives. Il apparaît que les sujets témoins étaient plus actifs entre 20 et 60 ans que les personnes atteintes d'Alzheimer, même après pondération en fonction de l'âge, du sexe, des revenus et du niveau d'instruction. De plus, les différences entre les patients et les sujets témoins étaient plus importantes si l'on considère le temps consacré aux activités intellectuelles. "Nous en concluons que la diversité des activités et l'intensité des activités intellectuelles étaient réduites chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer comparé au groupe contrôle", souligne le Docteur Friedland.

Brève rédigée par @RT Flash

Science : http://www.sciencenews.org/20010310/fob1.asp

Un traitement anti-Prions envisageable d'ici 5 ans
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Le professeur Adriano Agguzzi, spécialiste des prions à l'Université de Zurich, pense qu'un traitement contre la maladie de la vache folle pourrait être mis au point d'ici 5 ans. Le Professeur Agguzzi qui travaille à l'Institut de neuropathologie de l'Université de Zurich pense que la stratégie visant à empêcher le prion de pénétrer le cerveau d'hommes ou de bovins infectés mais pas encore malades, est la plus prometteuse. « Cela sera possible dans cinq ans » estime t-il. Le développement d'un tel traitement devant aller de pair avec le développement de tests diagnostics. En revanche il est pessimiste quand à la possibilité de soigner des personnes déjà atteintes par la maladie.

Université de Zurich : http://www.unizh.ch/index.en.html

Monologue de neurone
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Pour s'y retrouver dans un milieu où des molécules le tirent et le repoussent, chaque neurone du cerveau en développement d'un embryon se parle à lui-même via des salves de calcium. À leur surface, les neurones d'embryons ont des récepteurs qui, en se liant avec des molécules "attirantes" ou "répulsives" aident la cellule à retrouver son chemin. Ce sont toutefois d'autres joueurs qui communiquent cette information du récepteur au reste de la cellule : les filopodes. Les filopodes sont des "extensions cellulaires" qui ressemblent à de longs doigts : placés au premier rang de la cellule, ils entraînent derrière eux le cône de croissance, la "vraie tête" du neurone. Dans un cerveau arrivé à maturité, en effet, le filopode mourra de sa belle mort tandis que le cône de croissance se transformera en bouton synaptique, la structure par laquelle le courant électrique passe d'un neurone à l'autre. En étudiant des neurones de grenouilles, Timothy Gomez et son équipe ont découvert que, dans le cerveau d'un embryon, les filopodes parlent aux cônes de croissance en leur envoyant des salves de calcium qui durent environ 300 millisecondes. En fonction des molécules dans lesquelles baignent les filopodes, ces salves seront plus ou moins rapprochées ce qui, à son tour, influencera les mouvements du cône de croissance.

Cybersciences : http://www.cybersciences.com/Cyber/3.0/N2245.asp

Le carnet de santé enfin en ligne
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

En matière de e-médecine, le carnet de santé électronique, c'est le Saint-Graal. Le carnet de santé électronique, c'est un vrai " plus ". Une nouveauté révolutionnaire, utile à chaque patient en particulier et à la médecine en général. Un service pour lequel Internet représente un outil aussi précieux qu'irremplaçable. Un instrument dont la création devrait permettre non seulement de sauver des vies mais aussi de mieux soigner, moins dangereusement, en réduisant les coûts. Et ça, voilà longtemps qu'on le sait. Depuis que la Sécu s'échine, à grand renfort de milliards, à tenter d'inventer un moyen de retracer le parcours médical de ses assurés sociaux. Avec les deux échecs - aussi retentissants que coûteux - que l'on connaît. D'abord celui du carnet de santé papier et celui de la carte Vitale I, utilisée à ce jour par seulement 41 % des praticiens, dotée d'une puce aux ambitions des plus réduites puisqu'elle ne contient que des données administratives et ne permet de transmettre que des feuilles de soins. Restait donc à inventer l'impossible : un recueil de données médicales " multimédias, multisources et multinormes ", autrement dit, pouvant provenir de n'importe quelle origine (médecin, laboratoire, hôpital, radiologue, pharmacien) et s'inscrire quelle que soit leur forme (diagnostic oral, ordonnance écrite, compte rendu opératoire, clichés radios, IRM - imagerie par résonance magnétique - ou scanner, échographie sonore, protocole hospitalier, résultat d'examen), concernant un seul et même patient, facilement consultable par les praticiens autorisés à y accéder, mais totalement inaccessible à d'éventuels curieux malintentionnés. La quadrature du cercle informatique, en somme... Et c'est là qu'interviennent nos médecins hospitaliers. Ceux qui travaillent depuis longtemps à confectionner de vrais dossiers médicaux sur informatique, nominatifs et exploitables. Mais en Intranet seulement, sur le réseau interne à leur propre établissement, en se limitant aux informations et documents collectés dans leurs services, avec l'assurance qu'elles ne pourront être consultées de l'extérieur. Des médecins qui se sont dit, il y a environ deux ans, tout seuls, qu'ils pouvaient tenter de faire mieux. En connectant d'abord leurs fichiers et ceux des " réseaux de soins " avec lesquels ils étaient autorisés à travailler. Puis en s'attelant, là encore sans une subvention publique ni un encouragement de l'Etat, à la " sécurisation " de faux dossiers médicaux créés pour les besoins de ce qui était en train de devenir une passion, la plus folle de toutes leurs aventures médicales depuis l'époque de l'internat. Et c'est ainsi qu'est né @rcole ; d'un cocktail de nuits blanches, d'enthousiasme et de leçons d'informatique, prodiguées bénévolement par les jeunes médecins à leurs aînés. Arcole, pour " ARchives-COmmunication-LEcture ". Arcole, parce que ce premier " coffre-fort électronique " de données médicales, qui réussit l'exploit d'être à la fois multimédia, multisource et multinorme, est né à l'initiative du professeur Dominique Vadrot, chef du service radiologie de l'Hôtel-Dieu, dont les locaux donnent sur la rue d'Arcole. Arcole, aujourd'hui commercialement rebaptisé POL (Patient On Line), vient tout juste d'être agréé par la Cnil. Maintenant que la Cnil a donné son accord, l'expérience, pour l'instant limitée à Lens et à l'Hôtel-Dieu, va pouvoir être appliquée à de vrais dossiers médicaux, enrichis de données collectées par les réseaux de soins (cliniques privées, dispensaires, médecins libéraux) voisins des hôpitaux qui l'ont lancée. Ensuite, il y aura un projet de loi, en juin, " pour bien cadrer tout ça ". Puis des études de faisabilité visant à vérifier que la carte Vitale II (conçue à l'origine pour inclure " un volet de santé individuel lisible d'ici à trois ans en service hospitalier ") pourra ou non servir de " clé d'accès " au système. Et ce n'est qu'après, si tout va bien, que les assurés sociaux français devraient enfin commencer à bénéficier d'un véritable carnet de santé, à la fois complet, fiable et consultable rapidement, de n'importe où, en toute sécurité.

Figaro : http://www.lefigaro.fr/

Les labos nous préparent une santé de génome
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Des médicaments plus nombreux, plus efficaces, plus rapides à mettre au point: depuis quelques années, les progrès de la génétique font espérer une révolution de la recherche pharmaceutique. Aujourd'hui, ces promesses commencent à se concrétiser. Les premiers candidats-médicaments issus de la génomique - la science de l'identification des gènes et de leur fonction - atteignent en effet le stade des essais sur l'homme. Fin février, GlaxoSmithKline a révélé le succès de tests effectués sur un traitement destiné à éviter l'athérosclérose (pathologie entraînant le durcissement des artères) : ce produit prend pour cible une enzyme responsable de la formation des plaques d'athérosclérose, dont le rôle a été mis en évidence par la société Human Genome Sciences. En janvier, le groupe allemand Bayer et la société américaine Millennium avaient annoncé l'entrée en phase clinique du premier anticancéreux issu de leur collaboration dans la génomique. Plus avancé encore : le suisse Novartis en est au stade final d'essais sur une molécule qui bloque l'action de la protéine responsable d'une forme de leucémie chronique. Cette maladie est peu répandue, mais le produit pourrait aussi agir sur des protéines responsables d'autres cancers (sein, prostate), ce qui lui ouvrirait des perspectives plus larges. Le séquençage du génome humain, qui vient d'être réalisé en parallèle par le consortium public Human Genome et par la firme privée Celera, devrait renforcer ce flux de nouveaux médicaments. Avec l'annonce que le génome humain contient 30 000 gènes au lieu des 100 000 attendus, la fonction des gènes se révèle toutefois plus complexe à réaliser : chaque gène ne code pas une seule protéine, mais plusieurs. Pour comprendre totalement le mécanisme des maladies, les scientifiques vont donc devoir étudier les protéines : « La localisation des protéines, leurs modifications, les altérations même mineures de leurs interactions peuvent avoir des effets spectaculaires sur la physiologie cellulaire », note Craig Venter, patron de Celera. Il n'en reste pas moins que les gènes jouent un rôle important dans la plupart des maladies. « Même les maladies infectieuses comportent des facteurs génétiques », souligne Francis Collins, directeur de l'institut américain de recherche sur le génome humain, qui estime que le décryptage des gènes « va permettre de découvrir les composantes de la majorité des maladies ». Pour la première fois dans l'histoire de l'industrie pharmaceutique, les chercheurs sont en mesure d'identifier les gènes et les protéines qui mènent à une maladie, et cela va multiplier les pistes de nouveaux médicaments. La recherche classique remontait de la maladie jusqu'à la fonction déficiente, mais se contentait souvent de traiter les symptômes. La stratégie actuelle part du gène, analyse sa fonction et met ainsi en évidence des cibles d'intérêt thérapeutique : récepteurs qui enregistrent le message de l'ARN, enzymes qui contrôlent le processus métabolique, anticorps qui stimulent le système immunitaire, etc. Les médicaments qui agiront sur les cibles s'attaqueront à la cause même des maladies. Ces médicaments pourront être des gènes, des protéines, mais aussi des molécules chimiques classiques. « Les médicaments actuels agissent tout au plus sur 400 cibles biologiques. Même si nous n'avons que 30 000 gènes au lieu de 100 000, cela nous fait des milliers de nouvelles cibles à trouver », note Paul Rosteck, chercheur chez Eli Lilly. On estime pour l'instant que 5 000 à 10 000 le nombre de ces cibles présentent un intérêt thérapeutique. Mais la génomique ouvre surtout l'espoir de traiter des maux jusqu'ici incurables (comme la maladie d'Alzheimer) ou imparfaitement soignées (comme le cancer). . Un certain nombre des 300 anticancéreux qui sont en phase de développement sont issus de la génomique. Deux démarches existent. Les uns, comme Millennium, ont l'ambition de trouver un « supermédicament » qui agirait contre toutes les formes de cancer. Les autres cherchent à faire des anticancéreux « personnalisés », qui collent au profil génétique du malade. Déjà l'Herceptin, lancé par Genentech (Groupe Roche) en 1998 pour le cancer du sein à métastases, ne s'adresse qu'aux 30 % de malades présentant une altération d'un certain gène. Mais le processus va encore s'affiner: AstraZeneca s'est allié avec l'Institut Curie pour établir la carte d'identité génétique de chaque type de tumeur. Aujourd'hui on estime que 25 % des projets de recherche préclinique de l'industrie pharmaceutique dérivent de la génomique. Mais il reste encore beaucoup de travail à faire pour mieux comprendre l'action des gènes et des protéines, et pour trouver de nouvelles catégories de cibles vraiment innovantes. Le séquençage du génome humain n'est pas une fin, c'est un début.

Expansion :

http://www.lexpansion.com/article_milieu.asp?id=827&rub=4

Chromosome humain artificiel
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Le centre de biologie de Szeged en Hongrie vient d'élaborer, in vivo, dans des cellules de hamster, un chromosome artificiel à base d'ADN humain. L'institut apporte ainsi la preuve, après des années de recherches, que la création de chromosomes artificiels chez les mammifères est applicable à l'homme. L'institut qui vient d'être déclaré centre d'excellence, abrite un laboratoire de génétique cellulaire dirigé par le Pr Hadlaczky. Son équipe développe depuis quelques années des techniques de création de chromosomes artificiels chez les mammifères. Ces chromosomes artificiels constituent un vecteur d'ADN tout à fait exceptionnel dont les qualités ont été testées sur la souris. Des animaux porteurs d'un chromosome supplémentaire artificiel ont ainsi été créés avec succès. Le chromosome supplémentaire est transmis à la descendance. Il permet d'introduire dans la cellule des séquences d'ADN plus longues que les autres méthodes. Le développement qui commence à en être fait : la production de protéines in vitro par culture cellulaire et la production de protéines in vivo pour des applications en thérapie génique. Ainsi que la création de mammifères transgéniques... Ils permettent d'envisager des transplantations d'organes offrant un facteur d'immuno-compatibilité satisfaisant pour des xeno-greffes.

Besok : http://www.besok.com/homme/actu/acth_bs_CF.cfm?id=6151

Le premier gène de prédisposition à la schizophrénie identifié
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Des chercheurs allemands du service de la psychiatrie de l'Université Maximilians, à Wuerzburg, ont identifié un gène qui semble jouer un rôle important dans le déclenchement de la schizophrénie catatonique, une forme particulièrement grave de cette maladie. Les chercheurs allemands ont choisi d'étudier la schizophrénie catatonique parce qu'il s'agit d'une maladie principalement héréditaire. Cette grave affection se caractérise par des épisodes psychotiques aigus avec des hallucinations, et des mouvements désordonnés du corps. C'est sur le chromosome 22 que les chercheurs ont constaté qu'un gène baptisé WKL1, produisait une protéine semblable à celles qui jouent un rôle crucial dans la transmission de l'influx nerveux. On sait que des altérations de ces protéines entraînent un désordre rare du mouvement appelé l'ataxie épisodique. Des mutations en ces protéines ont été connues pour causer un désordre rare de mouvement appelé l'ataxie épisodique. Les chercheurs ont constaté qu'une mutation dans le gène a apparu dans sept membres de famille avec la maladie, mais pas dans six autres qui n'a eu aucun symptôme de la schizophrénie. Un de professeur Peter Lesch des auteurs de l'étude a indiqué ils espèrent que leur découverte permettra le développement de nouveaux traitements de la schizophrénie, qui affecte 1% de la population. Mais professeur Lesch a bien souligné que ce gène n'intervenait que pour une forme spécifique de schizophrénie et qu'il restait beaucoup plus de travail à faire pour mieux comprendre les facteurs génétiques qui peuvent intervenir dans les autres formes de schizophrénie. il a également souligné, répondant ainsi aux craintes exprimées par les familles et associations de malades, qu'il faudrait veiller à ce que ces recherches ne conduisent en aucun cas à de nouvelles formes de discrimination et d'exclusion pour certaines maladies mentales dans lesquelles les gènes pourraient jouer un rôle déterminant.

Brève rédigée par @RT Flash

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1229000/1229281.stm

Dyslexie : troubles cérébraux similaires, malgré la diversité linguistique
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Les dysfonctionnements cérébraux liés à la dyslexie sont identiques chez les Français, les Anglais et les Italiens, même si leurs manifestations diffèrent selon les langues, selon une étude internationale à paraître vendredi dans la revue ''Science''. L'équipe de chercheurs, représentée en France par Jean-François Démonet (unité Inserm 455), a étudié 72 étudiants dyslexiques de langue maternelle anglaise, française et italienne, pour déterminer si la plus grande difficulté à écrire et à lire certaines langues aggravait effectivement les troubles cérébraux des dyslexiques. Les sujets étudiés ont tous obtenu des résultats similaires aux tests impliquant la mémoire phonétique à court terme, mais des performances différentes au test de lecture, selon leur nationalité, précise un communiqué de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Des examens complémentaires, qui permettaient de visualiser l'activité cérébrale pendant la lecture d'une suite de mots, ont établi pour leur part que ''tous les sujets atteints de dyslexie, quelle que soit leur nationalité, présentent, quand ils lisent, une activité cérébrale réduite au sein d'une même région du cerveau, située dans la partie inférieure du lobe temporal gauche''. les chercheurs ont fait appel à la tomographie à émission de positon (TEP). Il s'agit d'une technique d'imagerie du fonctionnement cérébral qui permet de visualiser les régions du cerveau où les flux sanguins et l'activité varient pendant qu'une tâche cognitive est réalisée. Le lobe temporal, situé de chaque côté du cerveau, près de l'os temporal, contient les centres de l'audition, du goût et de la mémoire. Ces travaux publiés dans la revue ''Science'' vont avoir de grandes conséquences sur les théories cognitives car ils démontrent 'l'existence d'une base universelle et commune pour la dyslexie', un trouble à l'origine encore inconnue, jugé purement psychologique pour les uns et exclusivement génétique pour les autres. L'Inserm insiste sur un autre enseignement de cette étude comparative, à savoir ''l'impact de la complexité de l'orthographe sur la faculté des dyslexiques à lire, donc sur la gravité du trouble et les difficultés à le diagnostiquer''. Trouble de l'apprentissage du langage écrit, la dyslexie affecte eniron un million d'enfants en France. Les personnes concernées présentent des difficultés à apprendre à lire et à écrire, inversant et confondant les lettres ou les syllabes des mots, voire s'exprimant difficilement. Ces dysfonctionnements, qui se manifestent chez des personnes à l'intelligence moyenne ou supérieure à la moyenne, ne résultent ni d'un retard mental, ni d'un trouble psychologique ou neurologique, ni d'une carence socio-éducative majeure.

INSERM actualités : http://www.inserm.fr/servcom/servcom.nsf/AP

Science : http://www.sciencemag.org/

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Votre bébé a une chance sur deux d'être centenaire
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Votre bébé a beaucoup de chance, il connaîtra peut-être le siècle prochain. Un nourrisson sur deux devrait devenir centenaire. Ce chiffre spectaculaire dévoilé par des démographes au Salon du Medec illustre la progression fulgurante de l'espérance de vie en France. Par ailleurs, une étude très complète donne enfin une photographie fine du paysage des centenaires français, en indiquant des pistes pour comprendre les secrets de leur longévité. Actuellement, l'espérance de vie en France des femmes est de 83 ans et celle des hommes de 75 ans, alors qu'elle n'était que de 60 ans au début du siècle. Et la progression va continuer à augmenter au cours du XXIe siècle, grâce à la diminution du taux de mortalité des personnes âgées. Cela s'explique par l'amélioration de leur qualité de vie et par les progrès de la médecine. « C'est en fonction de ces critères que l'on arrive à la conclusion qu'un enfant sur deux qui naît actuellement sera centenaire », explique Jean-Marie Robine, chercheur à l'Inserm et démographe à l'université de Montpellier. Les chercheurs sont allés de surprise en surprise. Sur le plan démographique, le cas de Jeanne Calment - décédée à l'âge de 122 ans - est exceptionnel. Actuellement, la doyenne a 114 ans, et le doyen a 111 ans. En tout, la France compte aujourd'hui 6 577 centenaires, contre moins d'une centaine au début du siècle. Sur le plan sociologique, le portrait type est celui d'une femme - ce n'est pas là une nouveauté -, issue du monde rural, ayant perdu son mari lors de la guerre de 1914-1918. « Le ou la centenaire est tout sauf un chanceux vivant dans un cocon, épargné par les difficultés de la vie », explique cependant Jean-Marie Riboire. De même, contrairement aux idées reçues, les centenaires n'ont pas été épargnés par les maladies, mais ont au contraire réussi à les vaincre. La piste génétique entre probablement en ligne de compte. Les centenaires étudiés dans le cadre de l'enquête ont plus souvent que la moyenne un gène spécifique connu pour protéger contre la maladie d'Alzheimer, une pathologie qui touche la majorité des personnes trés agées. Par ailleurs les centenaires sont tous des gens robustes, "en général doués d'un caractère à la fois gai et autoritaire », conclut Jean-Marie Riboire. Cette évolution démographique est également constatée aux USA et le bureau de recensement des États-Unis estime qu'il y a actuellement entre 69.000 et 81.000 centenaires américains. Selon John R. Wilmoth, chercheur à l'université de la Californie, Berkeley, ce nombre de centenaires devrait doubler tous les 10 ans. Le Professeur souligne qu'au cours des 150 dernières années, l'espérance de vie moyenne, mais aussi la durée maximum de vie ont constamment augmenté. Depuis 1969, l'âge maximum constaté a augmenté d' environ une année par décennie, si l'on étudie les données de la population suédoise de 1861 à 1999. La durée maximum de vie dans ce pays est maintenant de 108 ans. Les gens continuent à penser que le vieillissement entraîne automatiquement de plus en plus de maladies, mais c'est faux " souligne Thomas Perls de centre médical de Beth Israel Deaconess à Boston. Celui-ci souligne que, contrairement aux idées reçues, le vieillissement de la population s'accompagne globalement d'une diminution de la période de dépendance des personnes âgées. Autrement dit, on vit non seulement plus vieux mais on conserve de plus en plus longtemps une santé et une autonomie correctes. De plus en plus de chercheurs pensent cependant que pour vivre delà de 80 ans, il faut non seulement une bonne hygiène de vie mais également des gènes spécifiques qui restent à découvrir.

Parisien :

http://www.leparisien.fr/home/info/permanent/article.htm?articleid=15505578&them...

Science : http://www.sciencenews.org/20010310/bob2.asp

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
L'avion à hydrogène à l'étude
Samedi, 24/03/2001 - 00:00

Trente-cinq partenaires de l'industrie et de la recherche se rassemblent autour du projet d'avion propulsé par hydrogène liquide. Cet avion du futur, qui a pour nom Cryoplane fait l'objet d'un projet européen d'une durée de deux ans. Il jettera les bases des futures recherches qu'il sera nécessaire de mener pour développer les nouvelles technologies relatives. L'étude de cet avion répond à l'inquiétude liée à l'augmentation du trafic, conjointe aux questions d'environnement, voire même à la rarification des carburants fossiles. L'objectif du projet est d'analyser le nouveau système dans ses grandes composantes, l'architecture de l'avion devant être revue tant au niveau du stockage, que du système de combustion, que de la sécurité. L'avantage de l'hydrogènecomme carburant est de rejeter très peu de CO2, CO, SO2, de suie et d'hydrocarbures non brûlés, à condition qu'il soit produit, à terre, à l'aide d'énergies renouvelables . Quant aux NOx, les oxydes d'azote, le développement spécifique de chambre à combustion, avec préchauffage, devra limiter ses émissions. La minimisation d'oxydes d'azote par une " combustion pauvre " a été montrée dans le cadre du projet pilote EuroQuebec Hydrogène ainsi que par l'établissement universitaire d'Aix-la-Chapelle qui a fait fonctionner des turbines auxiliaires complètes avec de l'hydrogène. Pour des raisons de stockage, l'hydrogène doit être liquide et stocké à -253°C. A énergie égale, l'hydrogène prend quatre fois plus de volume que le kérosène, mais pèse 2,8 fois moins. Ce gain de poids sera cependant en partie absorbé par le système de réservoir et de combustion. Sur le plan de la sécurité, l'hydrogène présente un bien meilleur bilan que le kérosène. Pour convaincre et conjurer la mauvaise image donnée par l'incendie du dirigeable Hindenburg de 1937, cité au palmarès des catastrophes, le communiqué rappelle que 62 des 97 passagers ont survécu à l'incendie qui a enflammé les 200 000 m3 d'hydrogène, sans explosion. L'incidence réelle de la vapeur d'eau sur l'effet de serre. La vapeur d'eau dans la stratosphère est un fort contributeur de l'effet de serre. Elle n'y subsiste que pour une durée limitée (6 mois, contre 100 ans pour le dioxyde de carbone). Mais dans le processus de combustion de l'hydrogène, celle-ci est rejetée en quantité importante : 2,6 fois plus qu'avec le kérosène.

Industries et Techniques :

http://www.industries-techniques.com/site/quotidien/page.cfm?

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