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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 364
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 01 Décembre 2005
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Egalement dans ce numéro
TIC
Les blogs s'affirment comme un média de masse en France
Télécommunications quantiques : une étape décisive est franchie
Première mondiale au Japon : reconnaissance d'objet par le mobile
Avenir
Le robot QRIO se dote d'un troisième oeil !
Le robot japonais "Kiyomori" marche comme un être humain!
Matière
Vagues, soleil ou vent : le Portugal parie sur les énergies renouvelables
Espace
L'Univers est-il parsemé de boules de matière sombre ?
Des robots araignées pour construire une toile spatiale
Terre
2005 devrait être une des années les plus chaudes jamais enregistrées
Le Japon va explorer les entrailles de la Terre !
Vivant
Des cellules olfactives pour régénérer la moelle épinière
Grippe aviaire : tests "encourageants" d'un vaccin prototype
Un laboratoire chimique sur une micro-puce
Des scientifiques ont reconstitué une partie du génome du mammouth laineux
Un transfert direct d'ADN dans l'oeil pour traiter le glaucome
Lancement d'une borne pour tester son taux d'alcool en discothèque
Des souris et des hommes !
Maladie de Parkinson : une nouvelle thérapie utilise des cellules de l'oeil
La douleur chronique mieux comprise
Homme
Les étudiants canadiens peuvent télécharger leurs cours en vidéo par iTunes
Entreprises : vers le zéro papier
Publication au JO de l'Ordonnance relative aux échanges électroniques entre les usagers et les administrations
Recherche
BMW : le futur de l'automobile passe par la vapeur
Edito
Les robots d'intervention et de combat vont changer la nature des conflits



Dans une de nos récentes lettres, nous évoquions l'arrivée des robots dans le domaine de la sécurité

(Voir la rubrique Robotique de notre lettre 357).

Ces robots "Robowatch", équipés de GPS et de caméras, et truffés de capteurs, détecteurs en tout genre (mouvement, produits chimiques, chaleur...) peuvent déjà être utilisés dans diverses situations et missions de surveillance et sont très efficaces en raison de leur compacité, de leur rapidité et de leur autonomie. Mais il ne s'agit pas pour autant de robots de combat et leur rôle se borne, pour l'instant, à détecter et à signaler des intrusions.

Ces robots de combat et d'appui militaires, baptisés UVG (Unmanned Ground Véhicle ou véhicule terrestre sans pilote) commencent cependant à être expérimentés sur le terrain. L'armée américaine teste notamment l'un de ces véhicules robotisé dénommé "La Mule". Ce véhicule pèse 2 tonnes et, grâce à ses six énormes roues indépendantes, il peut circuler sur n'importe quel terrain. Lorsqu'il faut aller vite, il actionne son moteur diesel. S'il vaut mieux avancer lentement et en silence, c'est le moteur électrique qui fonctionne. La Mule est le premier véhicule robotique au service de l'armée américaine, capable de se déplacer toute seule, sans pilote ni télécommande. Elle est surmontée d'une grosse tête ronde translucide, bourrée de caméras, de micros, de capteurs, de radars, de sonars et de lasers.

Sa première mission sera d'accompagner les fantassins en opérations et de porter leurs paquetages - d'où son nom. Plus exactement, elle suivra un mini-émetteur logé dans la veste de l'un des soldats de son unité. Équipée d'une benne, elle pourra transporter des centaines de kilos d'armes, de vivres et de matériel. Les GI qui doivent parfois porter sur leur dos plus de 40 kg d'équipement seront ainsi plus agiles. Elle servira également de groupe électrogène, de purificateur d'eau et de détecteur de mines ou d'armes chimiques.

La production en série pourrait commencer dès 2012, pour un déploiement sur le terrain à partir de 2014. Le Darpa (Defense Advanced Research Projects Agency), l'agence de recherche scientifique du Pentagone, a confié les différentes parties du programme à plusieurs consortiums, réunissant des laboratoires publics, des universités, des grands fabricants d'armements et des petites start-up d'informatique et de robotique.

La Corée du sud a également décidé de développer un ambitieux programme de robots militaires. Dans un premier temps, les robots militaires auront deux rôles distincts. D'ici 2011, l'ADD (Agency for Defense Development) se chargera du système de mobilité du robot et de l'intégration de la technologie, tandis que l'ETRI (Electronics and Telecommunications Research Institute) développera la commande à distance et la sécurité de la technologie.

La Corée travaille sur deux types de robots, l'un est sur roues et l'autre sur pattes. La créature à huit pattes peut transporter des charges de 200 kg, et celle à six roues ou six pattes peut transporter des charges de 100 kg. Ces robots devraient êtres capables de porter au moins autant que leur poids et seront équipés de caméras de surveillance mais aussi d'une mitrailleuse afin de détruire les objets dangereux comme par exemple des mines. Le ministère de la défense a officiellement déclaré que la décision entre le robot à pattes et celui à roues sera prise à la fin de l'année prochaine. Le robot sera commandé à distance et connecté à un réseau de communication, qui permettra à une centaine de robots de s'échanger des informations.

L'arrivée d'UVG pleinement « autonomes », vers 2020, va d'abord bouleverser les règles de surveillance et de reconnaissance des zones de combat. Grâce à ses batteries de capteurs, un robot patrouillant inlassablement autour d'une zone sera plus efficace qu'une armée de sentinelles. Rien ne lui échappera. De même, un robot envoyé en éclaireur en territoire hostile pourra collecter des masses gigantesques d'informations sur les positions ennemies et les transmettre en direct à sa base arrière.

Enfin, à horizon 2025, l'armée américaine espère posséder, en sus des UVG autonomes, de véritables robots guerriers capables de prendre part aux combats. Il s'agira d'une gamme de blindés rapides de 2 à 10 tonnes. Il est déjà prévu de les équiper de fusils à longue portée, de mitrailleuses, de lance-grenades et de missiles à guidage électronique. Ils ne seront pas programmés pour une mission précise. Ils devront être capables de patrouiller dans une zone hostile et d'analyser des situations complexes.

S'ils repèrent une unité ennemie, ils se placeront eux-mêmes en embuscade et transmettront les informations au QG. Là, des officiers décideront de la suite des événements. Si les robots reçoivent l'ordre d'attaquer, ils se chargeront eux-mêmes de sélectionner les cibles prioritaires et déclencheront les tirs. Selon M. Omead Amidi, ingénieur en robotique de l'université de Carnegie-Mellon, cette division du travail est logique : « Dans vingt ans, les hommes resteront meilleurs que les robots pour reconnaître les formes et les objets. En revanche, les robots seront meilleurs que les hommes pour viser juste. »

Ce n'est pas un hasard si la montée en puissance de ces robots d'appui et de combats s'effectue alors que les conflits conventionnels, entre états et armées régulières, cèdent de plus en plus la place à la lutte antiguérilla et antiterroriste. Les américains ont compris depuis le désastreuse expédition en Somalie qu'il ne suffisait pas, dans une situation de guérilla urbaine, d'être plus puissant militairement, pour éviter de coûteuses pertes en vies humaines.

Cette prise de conscience est renforcée quotidiennement par la guerre en Irak dans laquelle les armes et moyens conventionnels montrent chaque jour cruellement leurs limites. Dans de tels conflits, les avantages de ces robots appui, d'observation et de combats pourraient s'avérer décisifs. Ces robots pourront s'infiltrer partout pour observer et transmettre aux combattants humains une foule d'informations précieuses qui leur évitera d'exposer inutilement leur vie. Ils pourront également, couplés avec la nouvelle génération de détecteurs chimiques ultra-sensibles, détecter les plus infimes quantités d'explosifs ou de gaz toxique. Jamais stressés ou fatigués, ces robots de combat pourront fonctionner nuit et jour sans se reposer, ou rester cachés sous des gravats pendant des semaines, puis repartir au quart de tour.

Cela signifie-t-il qu'à terme nous verrons des armées uniquement composées de robots partant seuls au combat, tandis que les humains resteraient tranquillement à l'arrière. Probablement pas car dans certaines situations de guerre, l'expérience et l'intelligence humaines resteront irremplaçables et ces robots auront pour mission d'accroître considérablement l'efficacité des combattants, et de les rendre beaucoup moins vulnérables mais ils ne pourront jamais totalement remplacer la présence de guerriers humains sur les théâtres d'opération militaires.

En fait, le combattant de 2025 sera au centre d'un réseau numérique de combat constitué de plusieurs niveaux et types de robots. Il disposera, pour lui même, d'un exosquelette motorisé qui décuplera sa force, sa rapidité et son autonomie de déplacement. Mais il aura également à sa disposition toute une panoplie de robots, du microrobot à lancer (Throwbot) qui pourra être jeté comme une grenade par la fenêtre d'une maison tenue par l'ennemi, à la "Mule" de transport de vivres et de munitions, en passant par le mini-char de combat autonome et téléguidé et par le minidrone, capable de survoler la zone de combat et même d'explorer les bâtiments. Tous ces robots communiqueront entre eux en permanence et formeront un réseau numérique d'observation, de détection et de combat d'une redoutable efficacité. Ce système robotique saura bien entendu à tout moment où se trouve son soldat humain et pourra immédiatement l'assister en cas de blessure en lui délivrant les premiers soins et en l'évacuant automatiquement en cas de besoin.

Il ne fait nul doute que ces systèmes de combat constitueront pour nos démocraties des armes décisives face à des organisations criminelles et terroristes de plus en plus puissantes et déterminées. Il reste cependant que ces systèmes d'armes robotisées poseront de sérieux problèmes éthiques car il faudra bien décider de quelle capacité d'autonomie ils disposeront sur le terrain en matière de destruction et d'élimination des ennemis. Dans quelles circonstances et jusqu'où acceptera-t-on de conférer à des machines le pouvoir de tuer ? Tel est le redoutable débat éthique et démocratique qui va s'ouvrir au cours de ces prochaines années si nous voulons utiliser pleinement les potentialités de ces robots de guerre pour défendre notre civilisation et nos concitoyens des nouvelles formes de barbarie qui nous menacent.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Les blogs s'affirment comme un média de masse en France
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

La blogosphère n'a plus de complexe à nourrir. Reconnue, consultée, active, elle s'affirme en 2005 comme une occupation incontournable des internautes français, selon les données publiées par l'institut Médiamétrie. Désormais, près des trois quarts des internautes savent ce qu'est un blog. C'est plus de neuf internautes sur dix chez les 15-24 ans et plus de la moitié des plus de 50 ans. Chaque mois 6,7 millions de Français surfent au moins sur un blog, soit 28 % des internautes du pays. Et près d'un internaute sur dix, soit 2,2 millions de Français, ont déclaré au troisième trimestre 2005 avoir déjà créé un blog. Tous, pourtant, ne sont pas égaux devant le blog, qui comme de précédentes études l'ont déjà révélé se tient davantage par des femmes (54 %) et dans une large majorité par un jeune de moins de 24 ans (82 %), étudiant si possible (52 %).

Conséquence de cet engouement du grand public, il se crée en France une économie très active autour des blogs. Exemple avec Skyblog, champion national de l'hébergement de blogs, et qui n'a pas à rougir à l'international. Médiamétrie estime qu'en octobre, 3,4 millions d'internautes ont consulté au moins un blog mis en ligne par la plate-forme de Skyrock, soit deux internautes sur dix restant en moyenne plus d'une heure sur le site. Skyblog est suivi par Six-Apart, éditeur de TypePad, consulté par un internaute sur dix et d'Over-blog, quasi au même niveau. Tous trois sont loin devant Google, dont le service Blogger ne peut revendiquer que 140.000 visites sur ses pages. Cependant, même si les audiences globales deviennent conséquentes, rares sont les blogs en France qui connaissent encore des audiences comparables aux sites d'informations traditionnels. C'est le cas cependant de Pointblog, un blog dédié à l'actualité de la blogosphère qui pointe à 390.000 visites mensuelles.

Expansion

Télécommunications quantiques : une étape décisive est franchie
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Deux équipes américaines - l'une à Harvard, l'autre au Georgia Institute of Technology - sont chacune parvenues à piéger, un très bref instant, un photon dans un nuage d'atomes de rubidium.

Ces prouesses expérimentales - détaillées dans l'édition du 8 décembre de la revue Nature - marquent une étape importante vers la conception de vastes réseaux de communication quantique.

Dans les fibres optiques actuelles, l'information est transmise sous forme de pulsations lumineuses - c'est-à-dire de 0 ou de 1. Sur les lignes quantiques, les grains de lumière sont en eux-mêmes le support de l'information transmise, sous forme de bits quantiques ou "qubits". Cette information peut être, par exemple, l'état de polarisation du photon, c'est-à-dire l'orientation du minuscule champ électrique qui lui est associé.

Le principal intérêt d'un réseau quantique est la mise en oeuvre de protocoles cryptographiques incassables. Ces systèmes de cryptage reposent sur un principe fondamental de la mécanique quantique : il est impossible de détecter un photon, c'est-à-dire de lire l'information quantique qu'il transporte, sans le perturber - sans "changer son état quantique", disent les physiciens. Toute écoute d'une ligne quantique peut ainsi être repérée.

Des applications commerciales de ce phénomène existent déjà : deux entreprises - ID Quantique en Suisse et MagicQ Technologies aux Etats-Unis - sont capables de mettre en oeuvre de tels protocoles de cryptage, mais seulement sur des petites distances.

En revanche, sur de longues distances, l'atténuation des signaux lumineux le long des fibres optiques est un problème aujourd'hui largement insoluble, du moins pour ce qui est des communications quantiques. Sur une ligne optique classique, des "répéteurs" sont installés à intervalles de distance réguliers. Ils captent le faisceau de photons et en réémettent les pulsations avec une intensité renouvelée.

Cette opération est bien sûr impossible dans le cas d'une communication quantique : la captation et la réémission d'un photon en perturberaient "l'état quantique" et, donc, l'information qu'il véhicule. La mise au point de "répéteurs quantiques" est donc un préalable nécessaire au développement de communications quantiques sur de longues distances. Préalable au préalable, il faut apprendre à "attraper" un photon et le stocker sans perturber son état quantique. Puis lui permettre de reprendre sa course à 300 000 km/s, comme si rien ne s'était passé.

C'est précisément ce que sont parvenus à faire les scientifiques du département de physique de Harvard et ceux du Georgia Institute of Technology. Il s'agissait, dans les deux cas, de modifier les caractéristiques de "transparence" d'un nuage d'atomes de rubidium en le plaçant sous un faisceau laser.

"Ce laser intervient un peu comme un interrupteur, explique Thierry Chanière, chercheur au Georgia Institute of Technology et coauteur de l'une des publications. En modulant son intensité, on parvient à rendre le nuage atomique totalement transparent, ou au contraire opaque, au photon qui le traverse."

Lorsque le grain de lumière traverse la vapeur de rubidium, les chercheurs peuvent donc, en baissant l'intensité du laser de contrôle, ralentir considérablement sa course dans le nuage, jusqu'à l'y arrêter tout à fait. "Le photon est alors converti en excitation atomique", ajoute M. Chanière. Pendant un laps de temps de quelques millisecondes, les chercheurs peuvent alors décider de rallumer le laser : le photon est réémis. Surtout, il porte la même information quantique qu'à son entrée dans le nuage.

SD

Première mondiale au Japon : reconnaissance d'objet par le mobile
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Le géant japonais NTT teste en cette fin d'année 2005 une nouvelle technologie en première mondiale. Il s'agit de la reconnaissance d'objet par le capteur d'image du mobile, et les résultats de la reconnaissance servent à accéder à un service en ligne sur mobile. Cette technologie peut reconnaître des objets aussi bien plats (affiches, logo de marques) que volumineux (marchandises, etc). L'éditeur de jeux vidéos japonais Sega participe au test en cours, du 13 au 26 décembre, et des personnages de ses jeux vidéo (Sakura Taisen, Sonic The Hedgehog, et Mushi King) sont utilisés pour ce test. Cette technologie de reconnaissance d'objet 3D est le fruit des recherches du NTT Cyber Space Laboratories. Comment cela marche ? La technologie de reconnaissance d'objet travaille en premier lieu sur des possibilités de vision de l'objet, ses caractéristiques sont ensuite enregistrées dans un dictionnaire sur un serveur distant.

Pour reconnaître l'objet par le mobile, avec l'aide d'une application Java à installer préalablement, l'application compare les données récoltées par le capteur d'image du mobile et celles qui sont au départ enregistrées sur le serveur. Une fois la corrélation établie entre l'image captée par le mobile et celle stockée sur le serveur, celui-ci envoie un lien URL au mobile, afin que l'utilisateur puisse se connecter à un site spécial ou télécharger du contenu. Dans le cas du test avec Sega, les personnages des jeux de Sega peuvent être reconnus par le mobile. Par le fait de prendre une photo avec son mobile de figurines ou d'images affichées sur l'écran du PC, les testeurs peuvent accéder aux sites mobiles de chaque titre. NTT imagine que cette technologie sera utilisée pour fournir des contenus à valeur ajoutée, comme outil de vente promotionnelle, ou pour fournir des informations sur des entreprises via leur logo.

Atelier

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Le robot QRIO se dote d'un troisième oeil !
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Le robot humanoïde de Sony "QRIO" a fait forte impression lors d'une récente démonstration au Japon. QRIO possède à présent un oeil supplémentaire sur le front qui lui permet de reconnaître plusieurs personnes simultanément. Il est capable d'avoir des conversations simples, il marche, danse, reconnaît les visages, les voix et peut courir à une vitesse de 14 mètres par minutes. Il se rattrape si on le pousse. Au cours de la démonstration, QRIO s'est approché d'un air désinvolte vers les spectateurs, rythmant sa démarche sur la musique. Il s'est alors adressé à l'assistance et s'est présenté : "bonjour à tous, je suis le QRIO de Sony". Laissez-moi vous présenter à mon nouvel oeil et mes bras améliorés." Joignant le geste à la parole, QRIO a alors démontré l'extraordinaire souplesse de ses mouvements en agitant les doigts et en ondulant les bras dans une breakdance endiablée!

"QRIO représente une nouvelle génération de robot qui va rendre possible une coexistence plus étroite entre les hommes et les robots " a souligné Katsumi Muto, responsable de la robotique chez Sony. "nous visons la réalisation de robots qui ne répondent pas simplement aux ordres mais possèdent une véritable autonomie et savent prendre des initiatives" a ajouté Muto.

QRIO a également montré sa capacité à identifier des cubes par taille et couleur, en les triant en les soulevant et en les empilant avec une étonnante dextérité. "Je me demande si je peux manipuler ce cube," a déclaré QRIO, s'interrogant lui-même sur la tâche qu'il était en train d'effectuer.

Les robots QRIO ne sont que quatre dans le monde pour l'instant et devraient être commercialisés en 2008-2009. Sony a néanmoins prêté ses robots au chanteur Beck, pour le clip de sa chanson «Hell Yes». Dans ce clip, on les voit exécuter une chorégraphie tellement fluide dans ses mouvements que ceux qui ont vu la vidéo (elle n'est pas encore diffusée) pensaient que des danseurs étaient cachés à l'intérieur.

Article @RTFlash

Reuters

Sony

Le robot japonais "Kiyomori" marche comme un être humain!
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Les performances du robot samouraï "Kiyomori", développé par la société nippone Tmsuk en collaboration avec le laboratoire de recherche d'Atsuo Takanishi, sont époustouflantes ! Ce robot possède 39 degrés de liberté, dont 14 degrés seulement dans les jambes, il mesure 1m60 pour 74kg. C'est actuellement l'unique robot qui marche vraiment comme un être humain. D'autres robots bipèdes très avancés comme par exemple le célèbre ASIMO, ne peuvent reproduire la souplesse de la démarche des humains parce que leurs genoux ne sont pas flexibles. Les êtres humains plient les genoux quand ils marchent, tout comme le nouveau robot samouraï. Grâce à ce petit détail, la démarche de ce robot ressemble vraiment à celle d'un être humain et non à celle d'un robot essayant d'imiter la démarche d'un être humain. De plus ce robot peut être commandé à distance, ce qui lui permettra de réaliser des actions qui pourraient s'avérer dangereuses pour l'être humain.

EG

Tsumk

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Matière
Matière et Energie
Vagues, soleil ou vent : le Portugal parie sur les énergies renouvelables
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Vagues, soleil ou vent, le Portugal entend exploiter toutes ses sources d'énergie renouvelable pour réduire sa dépendance vis-à-vis du pétrole et ses émissions de CO2 et a prévu d'y investir 2,5 milliards d'euros les prochaines années. 2006 verra à la fois l'installation dans le nord du pays de la première centrale houlomotrice - exploitant la force des vagues - à des fins commerciales, et celle de la plus importante centrale solaire au monde, dans le sud. La centrale houlomotrice sera installée au large de la ville de Povoa de Varzim, à 320 km au nord de Lisbonne, par un consortium portugais emmené par Enersis, filiale du cimentier Semapa.

Elle comprendra trois puissants générateurs, appelés Pelamis du nom d'un serpent de mer géant de la mythologie grecque, fournis par la société écossaise Ocean Power Delivery pour 8 millions d'euros et produira environ 2,25 mégawatts, de quoi couvrir les besoins de 1.500 foyers. Selon les explications de la compagnie, ces générateurs, dont un prototype installé en Ecosse a permis de mesurer les performances, sont composés de quatre cylindres semi-émergés, de la taille d'un wagon de train de marchandises, reliés entre eux par des charnières et d'une longueur totale de 120 mètres.

C'est la contraction des vérins qui se trouvent entre les cylindres qui produit l'énergie transportée ensuite par un câble sous-marin vers la côte pour y être raccordée au réseau électrique.

Si tout se passe bien, Enersis prévoit d'installer trente nouveaux Pelamis avant la fin de 2006. Ce parc de "serpents de mer hydroélectriques" occuperait 1 km2 et génèrerait 30 MW, alimentant ainsi 20.000 foyers. Le gouvernement portugais souhaite porter la capacité d'énergie houlomotrice à 50 mégawatts vers 2010. Mais selon l'Association portugaise pour les énergies renouvelables (APREN) les capacités en la matière du pays sont bien plus importantes, grâce à l'existence d'eaux profondes près de ses côtes qui multiplient la puissance des vagues. A terme, ce type d'énergie pourrait fournir quelque 20 % des besoins des 10 millions d'habitants, selon une étude du Centre d'énergie des vagues, organisme indépendant.

Parallèlement, le gouvernement a accordé en octobre dernier une licence pour l'exploitation de la plus grande station photovoltaïque au monde qui sera située près de Moura, en Alentejo, à 170 km au sud est de la capitale. Le projet sera mené à bien avec un investissement de 250 millions d'euros de la part d'AMPER, une société municipale créée à cet effet, par le groupe espagnol BP Solar Espana. 350.000 panneaux solaires seront installés sur 114 hectares avec une capacité de 62 mégawatts, de quoi couvrir les besoins de près de 21.000 foyers.

Le but du gouvernement est de porter la capacité de production d'énergie solaire à 150 mégawatts vers 2010, contre 2,3 MW actuellement. Par ailleurs les autorités ont lancé en septembre un appel d'offre international pour la construction de trois parcs éoliens d'une capacité totale de 1.700 mégawatts. Les experts notent que l'électricité provenant des sources d'énergie renouvelable n'est pas facile à stocker, la connexion au réseau d'électricité n'est pas simple et les délais pour l'obtention des licences d'exploitation sont longs. Mais le Portugal n'a pas le choix. Avec 58% d'électricité produite à partir du pétrole, il est l'un des Etats de l'Union européenne le plus dépendant des énergies fossiles et des plus pollueurs. Au terme du protocole de Kyoto, le Portugal a été autorisé à augmenter de 27 % ses émissions de CO2 jusqu'en 2012 par rapport à 1990. Mais selon les experts, il a d'ores et déjà largement dépassé cette limite - il en serait à 42 % - et pourrait avoir à payer plus d'un milliard d'euros en droits d'émission de CO2 s'il ne change pas de cap.

Wanadoo

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Espace
Espace et Cosmologie
L'Univers est-il parsemé de boules de matière sombre ?
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Deux théoriciens, l'Anglais Colin Froggatt et le Danois Holger Nielsen prédisent l'existence de boules de matière sombre de 20 centimètres de diamètre, disséminées dans l'Univers. Ces balles, qui pourraient peser environ 100 millions de tonnes chacune, seraient difficiles à détecter mais pourraient exister à l'intérieur des étoiles les plus lourdes. Les physiciens pensent ces boules seraient capables de libérer suffisamment d'énergie pour faire éclater les étoiles en supernova. En moyenne, il existerait une balle de matière sombre pour chaque volume de l'espace d'une taille équivalente à celle de notre système solaire. L'existence de la matière sombre a été initialement imaginée pour expliquer pourquoi les galaxies tournent beaucoup plus rapidement que ce qui peut être expliqué par la quantité de matière visible qu'elles contiennent.

Cette forme mystérieuse de matière n'émet ni n'absorbe de rayonnement électromagnétique ce qui explique l'emploi des mots "sombre" ou "noire" pour la caractériser - et ne peut être détectée que par son influence gravitationnelle sur la matière normale. Selon le modèle standard de la cosmologie, l'Univers est censé contenir environ 5 % de matière normale, 25 % de matière sombre et 70 % d'énergie sombre. La nature de ces matière et énergie sombres est le plus grand mystère de la cosmologie actuelle.

Le nouveau modèle, proposé par Froggatt et Nielsen n'exige aucune nouvelle particule ni interaction à rajouter au modèle standard. Le modèle prévoit également une proportion matière sombre / matière normale qui est conforme à la valeur obtenue par le satellite WMAP en 2003. Il suppose, cependant, l'existence "d'un vide alternatif" ayant la même densité d'énergie que notre propre vide normal.

Froggatt et Nielsen prévoient que les deux types différents de vide se sont dissociés en différentes régions de l'espace très tôt dans l'histoire de l'Univers, séparées par des "murs" de températures. Approximativement une seconde après le Big Bang, selon les chercheurs, ces murs ont formé des balles qui ont encapsulé la matière à l'intérieur de fragments de vide alternatif. Tous les nucléons pourraient avoir été capturés de cette façon, ce qui a conduit à la formation des premiers noyaux légers, tels que l'hélium, alors que les billes se contractaient rapidement.

Cette contraction a continué jusqu'à ce que les noyaux d'hélium fusionnent pour former des noyaux plus lourds et que l'énergie libérée dans les réactions en chaîne ultérieures ait expulsé les nucléons des balles. Selon le nouveau modèle, un sixième des nucléons ont été libérés de cette façon, ont pénétré le vide normal et sont devenus de la matière normale. Le reste des nucléons est demeuré piégé en tant que matière sombre à l'intérieur des balles du vide alternatif.

L'équipe des scientifiques pense que certaines de ces balles pourraient s'être rassemblées au coeur d'étoiles lourdes. A des températures et pour des densités suffisamment élevées, elles pourraient avoir commencé à absorber l'étoile, et à libérer suffisamment d'énergie pour la faire exploser en supernova. Les balles elles-mêmes pourraient avoir implosé ce qui pourrait expliquer la production de rayons cosmiques de très haute énergie à partir d'endroits apparemment vides de l'Univers.

PW

Des robots araignées pour construire une toile spatiale
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Selon les chercheurs de l'équipe des concepts avancés de l'ESA, des "araignées" robotisées pourraient être à la base de l'élaboration de grandes structures spatiales. Ces minuscules araignées mécaniques évolueraient sur des sortes de grands filets tendus dans l'espace en exécutant des petites tâches ou encore en s'alignant afin de constituer une antenne ou toutes autres constructions utiles. Le concept est connu sous de nom de satellite Furoshiki. Il pourrait révolutionner certaines utilisations des satellites telles que des télécommunications, la navigation ou l'observation radar de la Terre, en fournissant de grandes antennes spatiales peu onéreuses pouvant être lancées par des fusées relativement petites.

L'agence aérospatiale japonaise JAXA projette de tester un vaisseau spatial Furoshiki en janvier 2006. L'expérience sera lancée dans une configuration compacte à bord d'une fusée japonaise. Une fois dans l'espace, le satellite déploiera trois satellites-fils. Ceux-ci tendront alors un filet en forme de triangle, laissant le vaisseau-mère au centre. Une fois déployé, deux robots de la taille d'une main "ramperont" le long du filet jusqu'à des emplacements prédéterminés.

Le lanceur étant une fusée sonde, les satellites n'entreront pas réellement en orbite autour de la Terre. Ils seront placés sur une trajectoire suborbitale qui atteindra l'espace, puis retomberont et seront carbonisés dans l'atmosphère terrestre. L'expérience bénéficiera d'environ 10 minutes d'apesanteur. Pendant ce temps, le filet triangulaire de 40 mètres de long devra se déployer en 3 à 5 minutes et les robots auront 3 à 5 minutes pour rejoindre leur position à partir du vaisseau-mère.

De minuscules caméras embarquées sur les quatre satellites enverront des images du déploiement du filet et de la progression des robots. Leopold Summerer de l'ESA espère que l'expérience pourra démontrer qu'il est possible de se déplacer le long d'un très mince filet flottant et libre sous un mode contrôlé. Pour rendre cela faisable, l'équipe a élaboré un astucieux système de roues pour les robots, capable de s'agripper sur deux côtés de la structure afin de ne pas détendre le filet en l'absence de gravité.

Un autre aspect de l'expérience est l'alignement des quatre satellites dans l'espace et la transmission d'un signal synchronisé au sol. Chaque satellite doit connaître la position des autres et ajuster son signal radio en conséquence. Cette technologie a été développée à l'Université de Kobe au Japon. Cette expérience est un premier pas en vue de la conception de satellites qui pourront collecter l'énergie solaire en utilisant de grands alignements de panneaux, puis redistribuer cette énergie vers la terre. De tels satellites pourraient révolutionner l'alimentation en énergie terrestre, en fournissant de grandes quantités d'énergie propre. "Un satellite d'énergie solaire aurait besoin de structures énormes pour ses panneaux et antennes solaires. Ce sont les petites expériences comme celle-ci qui nous aideront à faire mûrir la technologie requise pour les construire", conclut Summerer.

ESA

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
2005 devrait être une des années les plus chaudes jamais enregistrées
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

La décennie qui s'achève est la plus chaude jamais enregistrée et l'année 2005 pourrait figurer au deuxième rang des années les plus chaudes, a indiqué l'Organisation météorologique mondiale (OMM), confirmant l'accélération des changements climatiques. Au cours de l'année 2005, la température moyenne à la surface du globe a dépassé de 0,48 degré celsius la moyenne calculée pour la période 1961-1990 (14 degrés), a précisé l'OMM dans un communiqué. L'OMM signale aussi un nombre "tout à fait exceptionnel" d'ouragans (26 en tout) aux Etats-Unis, dans les Caraïbes et en Amérique centrale. Par contre, il y a eu moins de typhons que d'habitude dans le Pacifique.

Toujours selon l'organisation, la température à la surface des eaux de l'Atlantique Nord s'est élevée à un niveau record, ce qui a fait fondre la banquise arctique dont la surface a été réduite de 20 %. La banquise a ainsi atteint sa plus petite superficie depuis qu'ont commencé les observations par satellite en 1979. 2005 est pour l'instant au deuxième rang des années les plus chaudes. Mais ce classement peut changer avant la publication des chiffres définitifs en février prochain : 2005 pourrait ainsi rétrograder jusqu'au huitième rang.

L'année la plus chaude reste 1998 (+ 0,54 degré au dessus de la moyenne). Le phénomène El Nino (déplacement des eaux chaudes équatoriales, du Pacifique Ouest vers le Pacifique central) s'était alors combiné avec l'accumulation des gaz à effet de serre (dioxyde de carbone notamment) émis par l'industrie et les automobiles. "Ce classement peut changer mais nous croyons fermement que 2005 figurera finalement parmi les quatre années les plus chaudes", a estimé le secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. "Elle devrait être l'année la plus chaude dans l'hémisphère nord et la quatrième du palmarès pour l'hémisphère sud".

Dans son rapport sur "l'état du climat mondial en 2005", l'OMM souligne aussi que "les dix dernières années (1996-2005), à l'exception de 1996, ont été les plus chaudes jamais enregistrées". Le monde a connu en 2005 les mois de juin et octobre les plus chauds, dépassant les températures record enregistrées en juin 1998 et octobre 2004.

Cette chaleur a été largement répandue sur l'Afrique, le Brésil, la Chine et les Etats-Unis notamment, constate l'OMM. 2005 devrait être l'année la plus chaude en Australie depuis le début des relevés météorologiques en 1910 tandis que l'Asie a connu aussi de très fortes vagues de chaleur. En Afrique de l'Est, la sécheresse a persisté du sud du Kenya jusqu'au Mozambique et au Zimbabwe, menaçant de famine des millions de personnes.

En ce qui concerne les ouragans, M. Jarraud a souligné qu'il n'y avait pas de preuve formelle d'un lien avec le réchauffement climatique causé par les gaz à effet de serre. "Pour l'instant, l'honnêteté scientifique oblige à dire que nous n'en savons rien", a-t-il noté. "Ce que nous savons avec plus de certitude par contre, c'est que le réchauffement climatique va provoquer des vagues de chaleur plus fréquentes", a-t-il ajouté. "A l'inverse, il y a aussi un risque de précipitations plus fortes dans des régions où les inondations peuvent poser un problème".

OMM

Le Japon va explorer les entrailles de la Terre !
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Une équipe de scientifiques dirigée par des Japonais va explorer les entrailles de la terre à des profondeurs jamais atteintes en espérant une avancée décisive dans la prédiction des séismes les plus dévastateurs, qui menacent notamment Tokyo à chaque instant. Le Japon, qui se trouve à la jonction de quatre plaques tectoniques, enregistre environ 20 % des tremblements de terre les plus violents dans le monde.

Le Chikyu (terre en japonais), un navire d'exploration sous-marine de 57.500 tonnes sorti du chantier en juillet, a fait escale dans le port de Yokohama (sud de Tokyo) à l'issue d'une première mission expérimentale dans les fonds marins du Pacifique. Le navire, qui a coûté 415 millions d'euros, lancera en septembre 2007 ses forages à grande échelle afin de recueillir les premiers échantillons du manteau terrestre jamais collectés. Quelque 150 personnes participeront à ce premier "Voyage au centre de la terre", tel que l'avait imaginé l'écrivain français Jules Verne au XIXe siècle.

Les chercheurs espèrent que les prélèvements du manteau terrestre livreront des informations sur les organismes primitifs, prémices de vie sur la planète, ainsi que sur le mouvement des plaques tectoniques à l'origine des séismes. Ce projet s'inscrit dans un programme international d'exploration océanique dirigé par le Japon et les Etats-Unis, auquel participent la Chine et douze nations européennes. "C'est un projet équivalent au Projet Apollo, sauf qu'il est souterrain", souligne l'un des scientifiques impliqués, Kan Aoike, en évoquant le programme américain de la conquête lunaire.

L'idée d'explorer les entrailles de la terre "avait germé il y a un demi-siècle mais avait échoué en cours de route, tandis que le Projet Apollo a été de son côté couronné de succès", a souligné M. Aoike. "Il s'agit donc de la seconde tentative sérieuse pour mener à bien une autre exploration-clé pour l'humanité", a-t-il ajouté.

Equipé d'un satellite, le Chikyu dispose un mât de forage de 121 mètres de haut capable de sonder à 7.000 mètres sous les fonds marins, soit trois fois plus profondément que les précédents navires du même type. "Ces (échantillons) peuvent nous donner différentes indications sur les évolutions climatiques, la position des continents, l'historique de la flore terrestre et le potentiel des fonds pétroliers", énumère Daniel Curewitz, un chercheur américain.

Mais le Japon tient particulièrement au forage des zones où les plaques tectoniques se chevauchent afin de pouvoir surveiller les séismes, souligne de son côté le chef de projet, Asahiko Taira. "J'espère que cette expérience contribuera à la prédiction des tremblements de terre, ce qui constituerait une avancée capitale pour la sismologie. Même si nous n'y parvenons pas, nous pouvons au moins collecter des données précoces sur la première secousse d'un séisme", a-t-il assuré. Tokyo, la plus grande mégalopole du monde, est à tout moment susceptible d'être frappée par un séisme majeur qui, le cas échéant, pourrait faire jusqu'à 13.000 morts, selon les études gouvernementales les plus récentes.

Pour sa première mission expérimentale, l'équipe du Chikyu a choisi des fonds sous-marins situés à 600 kilomètres au sud-ouest de Tokyo où, selon des experts, est prévu un séisme d'une magnitude de 8 sur l'échelle ouverte de Richter. En 1944 et 1946, plus de 2.000 Japonais trouvèrent la mort lors de deux violentes secousses suivies de tsunamis, dont l'épicentre avait été localisé dans cette région, point de friction entre deux plaques tectoniques, connu sous le nom de "dépression Nankai". Le Chikyu pourrait également explorer les abysses au large de Sumatra (Indonésie) d'où a surgi il y a un an le tsunami qui a dévasté les côtes des pays riverains de l'océan Indien.

MSM

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Des cellules olfactives pour régénérer la moelle épinière
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Après de essais très encourageants chez la souris, des chercheurs britanniques vont entreprendre un premier essai clinique chez des personnes souffrant de lésions de la moelle épinière. Une équipe de neurobiologistes dirigée par Geoffrey Raisman (University College de Londres) va lancer, au début de l'année 2006, une étude originale menée à partir des cellules de la fonction olfactive du système nerveux central.

Le projet britannique se fonde sur le fait que, lorsqu'un accident provoque la section des nerfs de la moelle épinière, on observe une série de réactions inflammatoires qui ont pour conséquence d'empêcher la réinnervation du territoire sectionné. L'analyse de ce phénomène avait, ces dernières années, conduit à la mise au point d'une série de protocoles expérimentaux visant à lutter contre les réactions inflammatoires. Cela laissait entrevoir que des personnes devenues paraplégiques ou tétraplégiques après un traumatisme médullaire - le plus souvent dû à la pratique d'un sport ou à un accident de la circulation - pourraient retrouver l'usage de leurs membres.

La technique mise au point par Raisman utilise les cellules gliales engainantes qui entourent les axones - ces prolongements de chaque cellule nerveuse - des nerfs olfactifs. Le rôle de ces cellules est essentiel à la fonction olfactive dans la mesure où celle-ci impose le renouvellement permanent des cellules nerveuses impliquées dans l'olfaction.

On sait aujourd'hui que les bulbes olfactifs sont le siège d'une production constante de nouveaux neurones à partir de cellules souches. Chez la souris, on estime que 80 000 de ces neurones sont produits quotidiennement, ce qui équivaut au remplacement de plus de 1 % de l'ensemble de ceux qui sont impliqués dans la physiologie du système olfactif. On pense ainsi que la totalité des cellules de l'épithélium olfactif sont remplacées tous les deux ou trois mois.

Le projet du professeur Raisman, qui avait identifié l'existence des cellules gliales engainantes il y a une vingtaine d'années, vise à utiliser les capacités physiologiques naturelles de ces cellules à des fins thérapeutiques. Il s'agit, concrètement, d'aller prélever, par voie chirurgicale des fragments de l'épithélium olfactif, au sein duquel on isolera les cellules gliales engainantes. Celles-ci seront ensuite purifiées et mises en culture avant d'être greffées au niveau de la section de la moelle épinière du malade chez qui elles avaient été prélevées. Les résultats expérimentaux obtenus chez l'animal montrent qu'une telle greffe cellulaire est suivie d'une repousse des axones et permet de retrouver les fonctions sensitives et motrices perdues.

Le Professeur Raisman expérimentera cette technique sur 10 patients, tous atteints de lésions de la moelle épinière provoquées par des accidents de motos. Comme les cellules viennent des patients eux-mêmes, il n'y a aucun risque de rejet par le système immunitaire. « Si ces essais sur l'homme sont concluants cela ouvrira de grandes perspectives pour traiter toutes sortes de lésions de la moelle épinière, y compris celles provoquant des surdités et des cécités aujourd'hui incurables. », souligne Raisman qui précise toutefois que cinq ans au moins seront nécessaires pour évaluer l'efficacité de cette technique prometteuse chez l'homme.

Guardian

Grippe aviaire : tests "encourageants" d'un vaccin prototype
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Le laboratoire français Sanofi-Aventis a publié les résultats préliminaires des essais cliniques d'un vaccin contre la grippe aviaire (souche H5N1), qu'il juge "encourageants" selon un communiqué. "Ce vaccin a induit une bonne réponse immunitaire chez un nombre significatif de volontaires", affirme le groupe pharmaceutique, ajoutant que "les résultats préliminaires ont montré la sécurité du vaccin et sa bonne tolérance chez les 300 volontaires sains ayant participé à l'étude."

Le vaccin testé par Sanofi-Aventis est "prototype", c'est-à-dire destiné à préparer l'élaboration rapide d'un vaccin véritablement apte à lutter contre une éventuelle pandémie mondiale humaine de grippe aviaire, une fois celle-ci déclarée. L'étude a été réalisée en France, sur trois sites : les hôpitaux parisiens Necker et Cochin ainsi que l'hôpital de Garches (Hauts-de-Seine). "Les études suivantes, qui sont en cours de planification, seront réalisées avec le candidat vaccin produit à l'échelle industrielle, telle qu'elle sera mise en place en cas de pandémie déclarée", a précisé Sanofi-Aventis dans son communiqué. Le laboratoire a signé un accord avec le ministère de la Santé français en vue de produire avant la fin de l'année 2005 1,4 million de doses d'un vaccin contre la souche H5N1 du virus de la grippe aviaire. La société s'est également engagée auprès du gouvernement français à fournir "jusqu'à 28 millions de traitements pour la vaccination en cas de pandémie déclarée, une fois la souche virale responsable de la pandémie identifiée."

SA

PRN

Un laboratoire chimique sur une micro-puce
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Les chercheurs et les cliniciens qui emploient des traceurs radioactifs pour repérer, par imagerie médicale, et notamment par tomographie à émission de positron (PET), lésions, tumeurs et maladies sont confrontés à une difficulté majeure : la radioactivité de ces traceurs décroît très rapidement dans le temps et n'excède pas quelques minutes. En 2005, environ 3 millions d'examens cliniques dans le monde ont été pratiqués en utilisant la tomographie à émission de positron qui peut dépister à un stade précoce les cancers mais également la maladie d'Alzheimer. Mais en dépit de sa résolution, l'utilisation de cette technologie d'imagerie est limitée à cause du faible temps de radioactivité des produits de contraste et marqueurs injectés.

Pour résoudre ce problème récurrent, des chercheurs américains menés par Hsian-Rong Tseng (Université de Californie) ont conçu et réalisé une puce pas plus grande qu'une pièce de monnaie qui utilise toutes les ressources d'une technologie appelée à un grand avenir : la microfluidique.

Cette puce microfluidique contient un réseau de micro-canaux, de pompes, et de valves qui permettent d'automatiser la synthèse d'un grand nombre de substances chimiques tout en en accélérant cette synthèse par un facteur 10 en réduisant le volume de produits chimiques utilisés.

Grâce à cette technologie « micro-chimique » il sera bientôt possible de produire, directement dans le corps du patient, très rapidement et pour un coût réduit, une grande variété de molécules, ce qui va permettre d'augmenter considérablement le nombre de marqueurs utilisables en médecine et en recherche mais aussi d'étendre les examens d'imagerie médicale performants (comme le PET Scann) à une grande variété de pathologies, tout en en diminuant le coût d'utilisation.

Article @RTFlash

Nature

Science

Des scientifiques ont reconstitué une partie du génome du mammouth laineux
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Des scientifiques allemands ont annoncé avoir réalisé une première mondiale en reconstituant une partie clef du génome du mammouth laineux, qui leur a permis de déterminer que le plus proche parent vivant du pachyderme disparu était l'éléphant d'Asie. Cette performance a été rendue possible par une nouvelle technique qui a permis d'extraire de l'ADN utilisable à partir de seulement 200 milligrammes d'os trouvé dans le permafrost (sol gelé en permanence) sibérien, rapporte la revue scientifique britannique Nature dans son édition en ligne.

L'équipe dirigée par Michael Hofreiter, de l'Institut Max Planck de Leipzig, a pu, grâce à une technique d'amplification multiple par PCR (polymerase chain reaction) du matériel génétique extrait, reconstituer l'ADN mitochondrial du mammouth disparu. Les mitochondries, qui sont les centrales à énergie de la cellule, ont pour caractéristique de contenir uniquement un ADN d'origine maternelle, ce qui permet d'établir des arbres généalogiques ("phylogénétiques").

En comparant l'ADN mitochondrial d'un animal ancien avec celui d'espèces vivant actuellement, les scientifiques peuvent déterminer quand et à quel niveau de l'arbre la divergence avec l'ancêtre commun est intervenue. Il a ainsi été possible d'établir que le Mammuthus primigenius était plus proche de l'éléphant d'Asie que de l'éléphant d'Afrique, bien que l'allure générale de ce dernier rappelle davantage le géant disparu. La différence est toutefois minime. Les éléphants d'Afrique se sont détachés de leur ancêtre commun avec le mammouth il y six millions d'années. Les éléphants d'Asie ont suivi seulement 440.000 années plus tard. Un scénario étonnant, puisque c'est à la même époque que les humains, les gorilles et les chimpanzés ont entamé leur différenciation. Les mammouths laineux ont totalement disparu dès la fin du dernier âge glaciaire, il y a 11.000 ans. Ils n'ont pas résisté au réchauffement climatique et à l'avènement de l'Homme.

BBC

Un transfert direct d'ADN dans l'oeil pour traiter le glaucome
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Face à des maladies comme le glaucome ou la dégénérescence maculaire liée à l'âge qui privent peu à peu le patient de sa vision, les médecins disposent de peu de remèdes. L'apport, directement dans l'oeil, de protéines capables de lutter contre ces pathologies est l'une des méthodes expérimentales les plus prometteuses. Mieux : injecter le gène codant pour la protéine afin d'éviter des interventions répétées et gênantes. Des chercheurs de l'Inserm et du CNRS ont mis au point une technique de transfert d'ADN dans l'oeil qui permettrait de concrétiser cet espoir thérapeutique.

L'équipe de Francine Behar-Cohen (Inserm) et de Daniel Scherman (CNRS/Inserm) a administré de l'ADN codant pour une protéine anti-inflammatoire dans l'oeil de rats grâce à de faibles champs électriques. L'ADN circulaire, ou plasmide, a ainsi été transféré dans le muscle ciliaire lisse de l'oeil du rongeur, atteint par une inflammation intraoculaire. Chez les rats ainsi traités par «électrotransfert» les signes cliniques de l'inflammation avaient presque disparu.

Cette méthode fait l'objet d'un brevet déposé par l'Inserm. Elle permet de délivrer en quelques secondes le gène qui assurera ensuite une production durable de protéines thérapeutiques dans l'oeil, précisent les chercheurs, qui ont publié ces travaux dans le FASEB Journal.

Inserm

FJ

Lancement d'une borne pour tester son taux d'alcool en discothèque
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Un groupement de producteurs de boissons alcoolisées, Entreprise et prévention, et une société privée de sécurité ont présenté une borne éthylotest électronique pour que les clients des boîtes de nuit, principalement les jeunes, puissent mesurer leur alcoolémie. La machine, équipée d'embouts individuels jetables, mesure le taux d'alcool dans l'air expiré et un voyant rouge s'allume lorsque la dose légale (0,25 mg/l soit 0,5 g par litre de sang) est dépassée. Le conducteur sait alors qu'il ne doit pas prendre le volant à la sortie de la discothèque.

La mesure est bridée à cette norme légale et l'appareil ne permet donc pas les concours d'ivresse. L'appareil, certifié NF, sera commercialisé dès janvier 2006 par les vendeurs des marques adhérentes d'Entreprise et prévention au prix de 1.433 euros hors taxe avec 1.000 embouts (95 euros HT le lot supplémentaire). Les 500 premières commandes bénéficieront d'un tarif réduit, à 1.200 euros. La discothèque décidera elle-même du tarif pour le test, sous forme de jeton ou de pièce. La commercialisation et la maintenance seront assurées par la société Dräger, conceptrice du dispositif. "Ce projet marque l'engagement des producteurs de boissons alcoolisées dans la prévention de terrain et notre volonté d'associer les professionnels de la nuit à la lutte contre l'alcool au volant, notamment auprès des jeunes conducteurs", a déclaré Sylvie Hénon, présidente d'Entreprise et prévention. 46,8 % des décès survenus lors d'accidents de nuit sont imputables à l'alcool et 58,2 % des décès les nuits de week-end, selon les chiffres de la sécurité routière

AFP

Des souris et des hommes !
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

En injectant des cellules souches embryonnaires humaines (CSEh) dans le cerveau de foetus de souris, des chercheurs ont obtenu des souris possédant quelques cellules humaines dans leur cerveau. Loin de créer un rongeur à l'intelligence supérieure, cette expérience dirigée par Fred Gage, du Salk Institute, permet de démontrer que les CSEh deviennent bien des neurones fonctionnels. Cela pourrait aussi déboucher sur la création de nouveaux modèles animaux pour étudier des maladies neurologiques et tester des traitements.

L'équipe de Fred Gage et Kinichi Nakashima a injecté 100.000 CSEh dans le cerveau de foetus de souris de 14 jours. Selon les chercheurs, qui publient leurs résultats dans les PNAS, une centaine de cellules a survécu et s'est intégrée dans le cerveau des rongeurs (qui en compte au moins 80 millions). Fait notable : ces cellules souches se sont transformées en neurones de la taille de ceux des souris, plus petits que les neurones humains, et se sont intégrés à leur environnement. Les chercheurs ont pu suivre le devenir des CSEh grâce à un marqueur fluorescent.

Savoir que des cellules souches deviennent des neurones fonctionnels est essentiel dans la perspective de futur traitement à base de CSE chez l'homme. A plus court terme ces souris au cerveau légèrement humanisé pourraient servir de modèle aux maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson.

Ce type de travaux consistant à mélanger des cellules humaines et animales dans les recherches sur les cellules souches et le clonage suscite toutefois des craintes sur le plan éthique. Après tout, les souris sont à 97,5 % identiques génétiquement à l'homme. "La crainte est que si on les humanise trop on risque de franchir une certaine limite", note Davis Magnus, directeur du Centre médical de Stanford pour l'éthique biomédicale. "Mais je pense que c'est loin d'être le cas avec cette étude", ajoute-t-il.

M. Gage explique que ses recherches publiées dans la revue "Proceedings of the National Academy of Sciences" visent à surmonter un obstacle technique majeur en matière de recherche sur les cellule souches: A quel moment exactement devrait-on injecter les cellules à un patient? Aucun humain connu n'a jamais reçu d'injection de cellules souches embryonnaires car on sait trop peu de choses sur la manière dont ces cellules "mûriraient" dans l'organisme. M. Gage souligne que pour l'instant ses recherches sont davantage destinées à comprendre la maladie qu'à trouver un traitement. Les spécialistes affirment que le seul moyen de faire progresser la science dans le domaine des cellules souches est de mélanger des cellules humaines et animales, car il est trop risqué à ce stade de mener des expérimentations sur l'homme. "Des expérimentations doivent être faites, ce qui signifie injecter des cellules humaines dans des cellules non humaines", souligne le Dr. Evan Snyder, un chercheur de l'Institut Burnham à San Diego.

SAI

PNAS

Maladie de Parkinson : une nouvelle thérapie utilise des cellules de l'oeil
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

La transplantation de cellules de la rétine dans le cerveau de personnes atteintes de la maladie de Parkinson a permis d'améliorer les symptômes de cette affection neuro-dégénérative. L'objectif de cette thérapie est de fournir au cerveau un apport constant de dopamine, le neurotransmetteur nécessaire au contrôle des mouvements qui fait défaut aux parkinsoniens. Les traitements actuels sont justement à base de L-dopa, le précurseur de la dopamine. Cependant, au bout de quelques années, les doses doivent être augmentées pour rester efficaces, ce qui provoque des dyskinésies chez les patients, des mouvements brusques et incontrôlés.

Certaines cellules de l'oeil produisent naturellement la L-dopa. Il s'agit des cellules épithéliales pigmentées de la rétine. L'équipe de Natividad Stover, de l'université de l'Alabama (Birmingham, USA), a injecté à six patients atteints d'un stade avancé de la maladie de Parkinson des cellules de la rétine prélevées sur des donneurs post-mortem. Deux ans après l'opération, les chercheurs n'ont observé aucun rejet de la transplantation. Ils notent une amélioration de la coordination des mouvements et un recul de la dyskinésie.

Archives of Neurology

La douleur chronique mieux comprise
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Des chercheurs canadiens ont découvert une protéine jouant un rôle majeur dans les douleurs chroniques consécutives à des lésions des nerfs, accidentelles ou liées à diverses maladies comme le diabète, le zona ou le cancer, touchant des millions de personnes dans le monde, selon la revue scientifique britannique Nature.

On savait que la première étape de ce processus douloureux au niveau des nerfs périphériques (branches nerveuses issues de la moelle épinière) passe par l'activation de cellules, désignées sous le nom de microglie, mais on ignorait comment ces cellules communiquaient avec les neurones. Les chercheurs, Yves De Koninck (Centre Université Laval Robert-Giffard, Québec, Canada) et ses collègues, ont montré que les cellules microgliales une fois activées sécrétaient puis larguaient une protéine ou signal chimique, appelé BDNF, qui altère les propriétés des neurones de la douleur dans la moelle épinière.

L'injection de cette protéine BDNF dans la moelle épinière de souris normales a déclenché une "allodynie", c'est-à-dire des douleurs provoquées par un stimulus qui normalement ne provoque pas de douleur, comme par exemple une caresse. Les chercheurs ont alors procédé à des manipulations pour bloquer ou intercepter ce message, la protéine BDNF, expédié par la microglie aux nerfs blessés et ils ont réussi à supprimer cet excès de sensibilité douloureuse, l'allodynie. Cette découverte ouvre la voie au développement de nouveaux diagnostics et traitements efficaces de cette forme chronique de douleur neurologique ("douleur neuropathique") que des médicaments comme la morphine n'arrivent pas toujours à soulager.

Nature

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Homme
Anthropologie et Sciences de l'Homme
Les étudiants canadiens peuvent télécharger leurs cours en vidéo par iTunes
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Les étudiants de l'Université Carleton d'Ottawa peuvent télécharger l'intégralité des cours grâce à iTunes, le site Internet de la compagnie Apple destiné à la vente de documents musicaux et vidéo pour l'appareil portatif iPod. Carleton dit être la première université dans le monde à offrir un cours vidéo complet qui peut être téléchargé à partir de iTunes et ensuite consulté sur un iPod, un cellulaire, une console Playstation de Sony ainsi que sur tout ordinateur personnel. «Les étudiants téléchargent les cours exactement comme ils le feraient pour une chanson, dit M. Burk. De nos jours, les étudiants s'attendent à pouvoir disposer de tout le nécessaire sur leur écran d'ordinateur.»

Ce qu'ils reçoivent, gratuitement, c'est l'intégrale de toute la durée d'un cours, tel qu'enregistré par deux caméras qui suivent les moindres faits et gestes du professeur. Un aiguilleur ou le professeur lui-même sont chargés de modifier les angles des caméras lorsque nécessaire, notamment pour des prises de vues en hauteur durant les expériences de laboratoire. Malgré le fait que la technologie permette aux étudiants de disposer de tout le contenu du cours sans mettre les pieds en classe, M. Burk insiste pour dire qu'il ne s'agit pas d'un moyen pour encourager la paresse mais d'un outil pour étudier.

Canoe

Entreprises : vers le zéro papier
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Pour réduire l'utilisation du papier, Esker propose à ses clients de remplacer leur processus de traitement des factures, par exemple, par un processus dématérialisé et informatique. La société lyonnaise a un logiciel, DeliveryWare, qui peut prendre en main les opérations dès la réception des commandes, qu'elles arrivent par fax, mail..., et les gère ensuite jusqu'à l'envoi éventuel du recommandé pour récupérer un paiement qui tarde. “Utiliser du papier et le manipuler, traiter et saisir des informations coûte de l'argent, et du temps et comporte un risque d'erreur, observe Emmanuel Olivier, Dg de la société. La solution que nous proposons aux entreprises est personnalisée et les clients ont le choix : soit on leur installe le logiciel, soit ils utilisent notre plate-forme.

Reste que la facture électronique, si elle a obtenu une reconnaissance juridique, n'est pas franchement entrée dans les moeurs. “Quand la dématérialisation n'est pas à l'ordre du jour, nous proposons une autre solution papier”, explique Emmanuel Olivier. Ainsi, en “sortie” de DeliveryWare, les informations peuvent être récupérées et couchées sur papier. Pour intervenir à ce stade aussi, Esker s'est équipée pour industrialiser impression, mise sous pli et envoi des courriers. Ainsi, sept millions de pages ont été traitées sur les neuf premiers mois de l'année et 250 000 pages sont imprimées par mois. “Nous voulons réduire l'utilisation du papier, pas le supprimer : ce n'est pas réaliste.”Et Emmanuel Olivier fait les comptes : “Si le projet de notre client consiste à remplacer un courrier physique par un e-mail, il économise 53 centimes de timbre et 10/15 centimes de papier, encre, imprimante, temps... S'il préfère externaliser la seule fabrication, il paie le timbre mais économise 30 % sur ces fameux 10/15 centimes. Dans le cas d'envois de recommandés, on réduit les coûts de 50 %. Pour un service de recouvrement de créances, l'impact peut être très fort...” Et il semble que les entreprises clientes soient intéressées tant par le bénéfice apporté en productivité que par la réduction de la marge d'erreur. “L'un de nos clients devait livrer, sur les chantiers, des tuiles aux artisans qui les lui commandaient, généralement, par téléphone. Le process générait tellement d'erreurs que, dans 2 % des cas, il était obligé de reprendre la commande et de la relivrer, raconte Emmanuel Olivier. Avec un serveur qui, une fois la commande enregistrée, demande à l'artisan de la confirmer, notre client est passé à 0,2 % de marge d'erreur”.

BOL

Publication au JO de l'Ordonnance relative aux échanges électroniques entre les usagers et les administrations
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

L'Ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005, relative aux échanges électroniques entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives, a été publiée au J.O n° 286 du 9 décembre 2005.

Cette ordonnance s'inscrit dans la démarche globale du Gouvernement de réforme de l'Etat, plus précisément dans ses aspects de simplification des démarches des usagers et de facilitation de l'accès de ces derniers aux services publics. Elle crée en effet les conditions d'un développement important et sécurisé de l'offre de services administratifs accessibles par voie électronique.

Le chapitre Ier précise le champ d'application de la présente ordonnance, qui est large, puisqu'il s'étend non seulement aux administrations de l'Etat, aux collectivités territoriales, à leurs établissements publics administratifs mais aussi aux organismes de sécurité sociale ainsi qu'aux autres organismes de droit privé gérant des services publics administratifs. Il précise également la définition de certains termes utilisés dans l'ordonnance. Les téléservices sont définis comme des systèmes d'information permettant aux usagers de procéder par voie électronique à des démarches ou formalités administratives.

Le chapitre II de la présente ordonnance fixe les règles ayant vocation à régir les échanges électroniques dans le cadre des procédures administratives.

L'article 2 permet aux autorités administratives de répondre par voie électronique aux demandes d'information qui leur parviennent par cette voie.

En vertu de l'article 3, toute autorité administrative devra traiter une demande ou une information transmise par voie électronique, dès lors qu'elle en aura accusé réception grâce à un procédé conforme aux règles fixées par le référentiel général de sécurité mentionné au I de l'article 9.

Ces échanges pourront également être rendus possibles par la création de téléservices (article 4).

L'article 5 fixe les règles de l'accusé de réception électronique, qui peut être précédé d'un accusé d'enregistrement, propres aux échanges par voie électronique.

L'article 6 prévoit que, lorsque l'usager doit produire à une autorité administrative une information émanant d'une autre autorité administrative, celle-ci peut être transmise directement entre ces autorités administratives, avec l'accord exprès de l'usager.

L'article 7 de la présente ordonnance crée un service public « consistant en la mise à disposition de l'usager d'un espace de stockage en ligne ». Cet espace aura vocation à accueillir les documents administratifs que l'usager souhaitera y déposer. Ce dernier aura la possibilité de les y déposer lui-même ou d'autoriser l'administration en étant l'auteur à effectuer le dépôt. L'usager pourra ensuite adresser, depuis son espace, des documents à des autorités administratives dans le cadre de ses démarches. Un décret en Conseil d'Etat fixera les modalités de l'exploitation de ce service. Les étapes de sa mise en place commenceront en 2006. En parallèle, une offre privée portant sur un service répondant aux mêmes objectifs pourra émerger, dans le respect des règles de sécurité et d'interopérabilité définies par les référentiels mentionnés au I de l'article 9 et à l'article 14.

Le chapitre III de la présente ordonnance crée les conditions permettant l'instauration de la signature électronique des actes des autorités administratives.

Le chapitre IV comporte des dispositions relatives à la sécurité des informations échangées par voie électronique entre les usagers et les autorités administratives et entre les autorités administratives. Le développement de l'administration électronique requiert, en effet, l'instauration d'un climat de confiance.

La sécurité des informations, tant au moment de l'échange qu'au moment de leur traitement ou de leur stockage par l'administration, sera garantie conformément aux dispositions d'un référentiel général de sécurité instauré par l'article 9 et dont les modalités de mise en oeuvre seront fixées par décret. L'ordonnance prévoit également, par son article 10, la mise en place d'une validation par l'Etat des certificats délivrés aux autorités administratives et à leurs agents dans des conditions fixées par décret. Cette disposition facilitera la reconnaissance, par les usagers, des certificats des agents et des serveurs des autorités administratives.

Le chapitre V de la présente ordonnance rassemble des dispositions relatives à l'interopérabilité des services offerts par voie électronique.

L'article 11 prévoit l'élaboration d'un référentiel général d'interopérabilité (RGI), établi après consultation des collectivités publiques et des parties intéressées. Ce référentiel sera constitué d'un ensemble de règles, répertoires, normes et standards qui s'imposeront à l'administration.

Dès lors qu'ils respecteront les exigences du RGI, les produits de sécurité et les prestataires de services de confiance qualifiés à un niveau de sécurité conformément aux dispositions de l'article 9 pourront également être référencés par l'Etat conformément à l'article 12. Le produit ainsi référencé pourra être utilisé par les usagers pour l'ensemble des téléservices pour lequel ce niveau ou un niveau de sécurité inférieur est requis. Cet article impose également aux agents publics chargés du traitement des informations contenues dans les systèmes d'information l'utilisation de produits référencés. Cela se traduira par l'utilisation d'une carte d'agent public qui leur permettra de signer des documents électroniques et, par le biais d'un référentiel d'habilitations, d'accéder à leur poste de travail et d'effectuer leur mission de façon sécurisée dans le cadre de procédures administratives dématérialisées.

L'article 13 modifie l'article 4 de la loi n° 94-126 du 11 février 1994 relative à l'initiative et à l'entreprise individuelle. Ainsi, l'envoi des déclarations des entreprises à l'administration par voie électronique ne se fera plus dans des conditions fixées par voie contractuelle mais selon les dispositions de la présente ordonnance. Seules les déclarations relatives à la création de l'entreprise, à la modification de sa situation ou, à la cessation de son activité, ainsi que les dépôts de documents comptables feront l'objet de conditions spécifiques fixées par décret en Conseil d'Etat.

L'article 14 fixe les délais dans lesquels les systèmes d'information doivent être mis en conformité avec les référentiels de sécurité et d'interopérabilité.

L'article 15 exclut du champ de la présente ordonnance les systèmes d'information relevant de la défense nationale.

L'article 16 fixe les modalités de l'application outre-mer de l'ordonnance.

Ordonnance n° 2005-1516 du 8 décembre 2005

Legifrance

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BMW : le futur de l'automobile passe par la vapeur
Vendredi, 02/12/2005 - 00:00

Puisqu'une des solutions à l'actuel problème de l'énergie est d'en dépenser moins, louons la nouvelle invention de BMW pour améliorer le rendement énergétique des moteurs existants. Le problème du moteur à combustion interne est qu'une grande partie de l'énergie disparaît sous forme de chaleur, en particulier via l'échappement et dans le circuit de refroidissement. Le système proposé par BMW consiste à récupérer cette chaleur et la recycler pour aider à la propulsion. Les tests au banc ont montré que sur un moteur 4 cylindres 1,8 litre, la consommation baissait de 15 % tandis que la puissance augmentait de 14 ch et le couple de 20 Nm grâce à ce que BMW appelle le "Turbosteamer", qu'on pourrait traduire par "Turbovaporisateur".

Le principe est celui du bon vieux moteur à vapeur. Les gaz d'échappement sont transférés dans un circuit primaire qui joue le rôle d'échangeur et vaporise le fluide contenu dans un second circuit. La pression générée est utilisée pour aider à la rotation du vilebrequin, et le reste de l'énergie est récupérée dans le circuit de refroidissement qui à son tour retourne dans le circuit principal. 80 % de la chaleur est ainsi recyclée aux dires de BMW.

Le système tourne sur banc à l'état de prototype, et sa taille permet d'ores et déjà en théorie l'adaptation dans le compartiment moteur d'un 4 cylindres. Mais ne vous précipitez pas chez le concessionnaire : l'objectif annoncé est d'avoir un système prêt pour la production dans moins de dix ans.

LBA

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