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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 705
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 07 Juin 2013
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Egalement dans ce numéro
TIC
Le virus du Sida mieux compris grâce à un superordinateur
La reconnaissance faciale automatique contre le terrorisme
Avenir
Nanobiotix présente la preuve de sa nouvelle voie thérapeutique dans le traitement du cancer
Les nanodiamants auraient des propriétés antibactériennes
La première main bionique implantée en France
Un robot qui anticipe les gestes humains !
Matière
Un vélo électrique alimenté à l'hydrogène !
La consommation énergétique de la Chine ralentit enfin !
Terre
Climat de la France : un réchauffement de 3,8°C est à craindre d'ici la fin du siècle
Vivant
Les scanners dans l'enfance augmenteraient le risque de cancer
Un nouveau traitement contre le cancer avancé du poumon
De nouveaux traitements immunothérapiques contre certains cancers
Bactéries multirésistantes : pourquoi ne pas combattre le mal par le mal ?
Un vaccin expérimental contre le cancer du cerveau
Un nouveau traitement contre la leucémie lymphoïde chronique
Cancer du pancréas : vers un diagnostic plus précis
Peu de nouveaux médicaments présenteraient un bénéfice médical réel
L'aspirine réduirait le déclin cognitif postopératoire
Certains anti-inflammatoires pourraient doubler le risque d'insuffisance cardiaque
Une thérapie génique pour se protéger contre les maladies infectieuses
Des chercheurs japonais présentent leur vaccin contre le paludisme
Une nouvelle molécule contre la dépression
Être en forme vers la cinquantaine réduit les risques de cancer
Mobiliser le système immunitaire contre le cancer
Une nouvelle voie thérapeutique pour prendre en charge les AVC
Les surfaces en cuivre détruisent certains virus
Une nouvelle famille de médicaments contre le cancer de la prostate
Une enzyme ralentirait le déclin cognitif lié à l'âge
Les espèces rares jouent un rôle écologique majeur
Quand les singes regrettent leur mauvais choix …
Edito
Quelles sont les technologies qui vont vraiment changer le Monde ?



Au cours de ces dernières semaines, trois instituts réputés, Mc Kinsey, le MIT et le Forum économique mondial (WEF) ont publié coup sur coup leurs analyses prospectives respectives des technologies de rupture pour les années à venir. La comparaison de ces trois « palmarès » technologiques est riche d’enseignements et fait apparaître certains points de convergence mais également des différences d’appréciations notables quant à l’impact économique réel d’un certain nombre d’innovations scientifiques et techniques.

Le célèbre cabinet McKinsey a publié début mai une étude intitulée « Les technologies de rupture qui vont transformer la vie et l’économie » (McKinsey et Nytimes).

Dans cette analyse, McKinsey a sélectionné 12 « ruptures » technologiques qui doivent répondre simultanément à quatre critères : la rapidité de diffusion dans l’économie, l’étendue de l’impact économique en terme de salariés concernés, l’effet en termes de productivité et enfin l’impact innovant transversal que cette rupture entraîne dans les autres secteurs scientifiques et industriels.

Il est important de souligner que, selon McKinsey, ce sont les technologies numériques qui vont se tailler la part du lion au cours des prochaines années, en termes d’impact économique et social, puisqu’elles représentent à elles seules 7 des 12 technologies retenues.

Ces technologies numériques sont également celles qui devraient, de loin, permettre les ruptures économiques les plus importantes et entraîner le plus de création de richesse.

À cet égard, il est intéressant de constater la grande disparité d’impact économique entre les différentes technologies retenues par ce classement : selon McKinsey, la technologie classée en tête, l’Internet mobile, aura un potentiel économique aussi considérable à lui seul (10,8 trillions de dollars) que les effets économiques réunis des quatre technologies suivantes dans le classement, à savoir l'automatisation de la connaissance (5,2 trillions de dollars), les objets connectés (2,7 trillions de dollars), l’informatique en nuages (1,7 trillion de dollars) et la robotique avancée (1,7 trillion de dollars).

Quant aux sept dernières technologies de ce classement, les véhicules autonomes (0,2 trillion de dollars), la génomique nouvelle génération (0,7 trillion de dollars), le stockage de l'énergie (0,1 trillion de dollars), l'impression 3D (0,2 trillion de dollars), les matériaux avancés (0,2 trillion de dollars), l'exploration pétrolière avancée (0,1 trillion de dollars), et enfin les énergies renouvelables (0,2 trillion de dollars), on constate que l’addition de leur impact économique global atteint à peine l’impact économique de la robotique avancée et est six fois moins important que l’impact de la technologie phare, l’Internet mobile.

Cette grande disparité d’impact s’explique si l’on prend en considération le nombre de personnes qui vont rapidement être concernées dans leurs vies professionnelle et personnelle par la diffusion de ces différentes innovations.

Or, McKinsey considère que ce sont les trois premières technologies numériques de son classement, l’Internet mobile, l’automatisation de la connaissance et l’Internet des objets qui, démultipliant leurs effets réciproques, auront les conséquences les plus radicales sur la productivité et l’efficacité de l’économie mondiale dans son ensemble.

D’une manière un peu curieuse et à mon sens qui demandera à être vérifiée, la robotique avancée, bien qu’elle soit reconnue par cette étude comme une technologie à très fort potentiel économique et industriel, n’arrive qu’en cinquième position de ce classement.

On peut pourtant se demander, compte tenu du vieillissement démographique mondial sans précédent qui va se produire au cours des 30 prochaines années, et des immenses besoins médicaux sanitaires et sociaux qui en résulteront, si la robotique intelligente n’aura pas un impact au moins aussi important d’ici une génération, que l’Internet mobile ou la connaissance automatique.

De la même façon, on reste un peu dubitatif quant à la faible place accordée par ce classement aux ruptures technologiques liées aux matériaux intelligents et à la production, au transport et au stockage de l’énergie.

Il semble en effet assez probable que des révolutions technologiques majeures vont avoir lieu avant une dizaine d’années dans le domaine clé de l’énergie, à commencer par l’exploitation industrielle des hydrates de méthane sous-marin et de l’hydrogène naturel et par l’arrivée de cellules solaires organiques à haut rendement et à faible coût, autant de bouleversements technologiques dont l’impact économique global pourrait être bien plus important que celui prévu par l’étude de McKinsey.

Par ailleurs, certains économistes observent que depuis 20 ans, l’essentiel de la valeur créée par les technologies numériques s’est traduit par une baisse du prix des produits et non par une forte augmentation des revenus. Il n’est donc pas du tout certain que les technologies numériques restent à ce point dominantes, comme moteur de la croissance économique, par rapport à d’autres domaines d’innovation tout aussi essentiels pour la planète et ses habitants, comme les biotechnologies, les technologies de l’énergie et les technologies « vertes », liées à la restauration et à la valorisation de l’environnement.

Si l’on compare à présent le classement technologique de McKinsey avec ceux que viennent de publier le MIT (Technology Review), et le Forum économique mondial (Forum), on constate qu’un rééquilibrage très important s’opère en faveur des technologies énergétiques, des biotechnologies et enfin des technologies environnementales.

Dans le domaine énergétique, les classements du MIT et du Forum économique mondial convergent pour reconnaître comme technologies de rupture la nano-électronique organique qui devrait permettre de réaliser des cellules solaires photovoltaïques souples, peu coûteuses et très efficace en termes de rendement, ce qui bouleverserait évidemment la donne énergétique mondiale.

Autre domaine où des ruptures technologiques aux conséquences économiques majeures pourraient intervenir : la production de biocarburants à bilan carbone neutre et n’entrant pas en compétition avec les productions agricoles, qu’il s’agisse de carburants issus du bois ou produits à partir de culture industrielle d’algues marines.

Autre innovation dans le domaine de l’énergie considérée comme stratégique par ces deux instituts de recherche, les réseaux en grille, ou réseaux intelligents (smart grid), conçus pour gérer et intégrer l’ensemble des sources d’énergie renouvelable et capables de prévoir et d’ajuster en temps réel l’offre et la demande d’énergie.

Dans le domaine des biotechnologies, ces deux autres classements réhabilitent également certaines innovations scientifiques et techniques majeures, telles que la production d’aliments à haute valeur nutritive, grâce à l’utilisation de techniques génomiques permettant d’optimiser la production de protéines par un contrôle génétique très fin des productions agricoles.

La nanomédecine et les nanomédicaments sont également reconnus par ces deux classements en tant qu’innovation de rupture majeure, susceptible d’apporter des solutions thérapeutiques efficaces et personnalisées dans le traitement des grandes pathologies tueuses (cancer, maladies cardio-vasculaires et maladies neurodégénératives) et d’être à l’origine d’une nouvelle révolution médicale.

Enfin, ces deux classements réintègrent les technologies « vertes » et notamment celles qui permettent la dépollution, la purification et le dessalement de l’eau grâce aux énergies renouvelables ou à l’utilisation de bactéries génétiquement modifiées.

Même si personne ne conteste l’importance et l’impact de la révolution numérique en termes économiques, sociaux et culturels, il faut se garder de céder à un « réductionnisme numérique » et se souvenir que la longue histoire scientifique, technologique et économique des sociétés humaines a été régulièrement bouleversée par des découvertes et inventions totalement inattendues et qui n’étaient pas déductibles des technologies dominantes à une époque donnée.

On peut cependant s’étonner qu’aucune de ces trois études prospectives, sensées déceler les ruptures technologiques majeures qui s’annoncent, n’évoque dans ses prévisions certains sauts scientifiques qui sont à présent passés de l’ordre du possible à celui du probable, comme l’ordinateur quantique, l’optogénétique ou la fusion thermonucléaire contrôlée.

Il y a quelques jours, Google et la NASA ont ainsi annoncé qu’ils venaient de faire l’acquisition d’un ordinateur quantique fabriqué par la société canadienne D Wave (Scientific American et Nytimes).

Selon les premiers tests réalisés, cette machine serait capable de résoudre la plupart des problèmes 11 000 fois plus rapidement que les superordinateurs conventionnels. Ce gain de rapidité pourrait même atteindre un facteur 50 000 pour les calculs les plus complexes. La machine actuelle travaille sur 512 Qbits mais la NASA envisage de porter cette puissance déjà phénoménale à 2048 Qbits.

Si les performances de cet ordinateur quantique se confirment, c’est l’ensemble de notre civilisation qui s’en trouvera radicalement bouleversée. En effet, il deviendra possible avec des machines d’une telle puissance d’effectuer des calculs, modélisations et simulations qui sont aujourd’hui totalement hors de notre portée. En biologie par exemple, on pourra simuler l’évolution des structures et des phénomènes les plus complexes. La conception de nouvelles molécules thérapeutiques s’en trouvera révolutionnée.

De telles machines permettront également des pas de géant en matière de compréhension et de prévision du climat ou encore de conception de nouveaux matériaux aux propriétés inédites.

Si ces machines quantiques tiennent leurs promesses, l’intelligence artificielle partagée et accessible à tous deviendra une réalité et il sera alors possible d’exploiter avec une efficacité à peine concevable aujourd’hui les immenses ressources cognitives disponibles sur l’Internet.

L’optogénétique, pour sa part, est à la fois une discipline et une technologie apparues en 2005. Elle consiste à commander et à contrôler, grâce à des faisceaux lumineux de différentes longueurs d’onde, l’activité d’un groupe de cellules ou de certains gènes.

Cette technique a permis en quelques années de remarquables avancées dans la compréhension du fonctionnement de notre cerveau.

Il y a quelques semaines par exemple, des chercheurs de l’Université de Munich ont découvert, grâce à cette technique de stimulation lumineuse, que les ondes "lentes" de basse fréquence produites par notre cerveau au cours du sommeil profond, étaient produites par un petit groupe très localisé de neurones, situés dans le cortex cérébral (Voir Cell).

Mais l’optogénétique ouvre également une voie entièrement nouvelle en tant qu’outil thérapeutique : en 2010, des chercheurs américains de l’Université Duke ont notamment monté que l’optogénétique permettait de combattre efficacement l’état dépressif lié au stress chez la souris.

En avril 2012, une autre équipe américaine de l’Université de Stanford, dirigée par Karl Deisseroth, le « père » de l’optogénétique, a publié un article qui montre toutes les potentialités thérapeutiques de cette technique encore balbutiante dans le traitement de nombreuses maladies neurologiques ou psychiques, dépression, Parkinson, autisme… (Stanford).

Enfin, comment ne pas clore ce bref panorama des technologies de rupture sans évoquer la fusion thermonucléaire contrôlée qui doit être soigneusement distinguée de l’ensemble des réacteurs nucléaires actuels qui utilisent un autre principe, la fission nucléaire.

Cette technologie consiste à provoquer, comme cela se passe naturellement dans le soleil, la fusion d’isotopes d’hydrogène (le deutérium et le tritium), soit par confinement magnétique (dans des tokamaks qui tiennent leur nom de leurs origines russes), soit par confinement inertiel, en utilisant des lasers extrêmement puissants.

Lorsque cette réaction de fusion a lieu, elle dégage une quantité d’énergie phénoménale, de l’ordre de 4 millions de fois supérieure, à quantité égale de matière utilisée, à celle que dégage le gaz ou le charbon ! En outre, cette technologie n’entraîne pas de déchets radioactifs à longue vie et n’émet pas de gaz à effet de serre.

Depuis 50 ans, les progrès dans la maîtrise de cette technologie ont été considérables et aujourd’hui les scientifiques espèrent atteindre dans quelques années l’équilibre énergétique, c’est-à-dire produire autant d’énergie par cette technique qu’il en a fallu pour générer cette réaction de fusion.

C’est tout l’enjeu du réacteur expérimental ITER, en construction dans le sud de la France à Cadarache. Ce réacteur, fruit d’une coopération internationale, doit permettre d’atteindre d’ici 2030 une maîtrise suffisante de cette technologie pour envisager par ce moyen une production massive et propre d’électricité à partir des années 2040.

On le voit, il n’est pas facile de prédire quelles seront les ruptures technologiques qui vont vraiment bouleverser notre vie d’ici 20 à 30 ans et une chose est sûre : la plupart des prochaines révolutions techniques n’ont pas encore été inventées et nous surprendront !

Mais, ce que nous devons comprendre, comme le rappelle avec force un grand nombre de scientifiques de haut niveau, comme Serge Haroche, notre récent prix Nobel de physique, c’est qu’il ne faut pas tomber dans une conception purement « utilitariste » et économique de la recherche scientifique.

Si la recherche et l’innovation ne peuvent évidemment s’affranchir des contraintes économiques et des exigences de rentabilité et de compétitivité, il est néanmoins indispensable, pour ne pas dire vital pour notre avenir, de continuer à prévoir des structures, projets et programmes spécifiquement dédiés à la recherche fondamentale et théorique de très haut niveau, s’inscrivant sur le long terme.

Ce type de recherche constitue en effet un investissement qui s’avère toujours gagnant car les grands sauts scientifiques conceptuels et théoriques finissent toujours par provoquer des ruptures technologiques majeures, comme le montre l’exemple de la physique quantique ou celui de la génétique.

Si notre vieux continent souhaite conserver son niveau de développement économique et social et son excellence scientifique, il doit d’urgence mettre en œuvre des grands projets de recherche, au financement garanti, non sur trois ou cinq ans, mais sur 10 ou 15 ans. C’est à ce prix que nous parviendrons à retrouver notre capacité d’innovation et notre compétitivité économique face aux nouvelles puissances émergentes qui, chaque jour, nous prennent des marchés et des emplois et affirment leurs ambitions mondiales.

Nous avons tous les atouts économiques, scientifiques et culturels pour gagner cette bataille de l’intelligence mais nous devons apprendre à nous dégager de la tyrannie de l’instant et de la rentabilité à court terme et savoir regarder plus large et plus loin pour relever les immenses défis qui nous attendent.

René TRÉGOUËT

Sénateur Honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Le virus du Sida mieux compris grâce à un superordinateur
Mercredi, 05/06/2013 - 16:22

Des chercheurs de l’Université de Pittsburgh, dirigés par Peijun Zhang et ses collaborateurs, ont réussi à décrypter la structure complexe de la capside qui protège le génome du virus du Sida.

Pour réussir cette prouesse, les scientifiques ont combiné de nombreux moyens d'analyse et d'investigation, dont la cryomicroscopie électronique et la   cristallographie à rayon X. Les chercheurs ont pu découvrir que cette capside était constituée de 216 hexamères et de 12 pentamères, tous composés de protéines identiques. Cette découverte est importante car elle pourrait déboucher sur de nouvelles voies thérapeutiques qui contourneraient les défenses de ce virus.

Si les chercheurs ont pu comprendre la structure de cette capside, c'est grâce à Blue Waters, un nouveau supercalculateur au Centre National for Supercomputing Applications de l'Université de l'Illinois. Cette machine extrêmement puissante, de la catégorie "pétaoctet" (qui réalise un million de milliards d'opérations par seconde), a en effet permis aux scientifiques de modéliser la structure de ce composant viral grâce à une simulation numérique impliquant 64 millions d'atomes.

Cette avancée dans la connaissance fondamentale du virus du Sida montre à quel point la bio-informatique est à présent devenue un outil d'analyse et de recherche décisif dans la compréhension des phénomènes et des structures biologiques complexes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

La reconnaissance faciale automatique contre le terrorisme
Mercredi, 05/06/2013 - 16:17

Des chercheurs de l'Université du Michigan ont pu identifier rapidement l'un des suspects impliqués dans les tragiques attentats du marathon de Boston, grâce à l'utilisation d'une nouvelle technologie de reconnaissance faciale automatique.

Cette technologie permet l'identification automatique de 99 % des visages filmés, à condition toutefois d'un minimum d'éclairage et d'un angle de prise de vue qui permette d'identification.

L'étude souligne qu'un bon système automatique de reconnaissance faciale fait gagner un temps précieux aux enquêteurs qui doivent rapidement arrêter les auteurs d'attentats, comme celui de Boston, et permet également d'éviter d'incriminer des personnes innocentes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MSU

^ Haut
Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Nanobiotix présente la preuve de sa nouvelle voie thérapeutique dans le traitement du cancer
Jeudi, 06/06/2013 - 14:22

La jeune société française Nanobiotix a développé une technique révolutionnaire en nanomédecine, destinée à ouvrir une nouvelle voie thérapeutique dans le traitement de certains cancers.

Le produit phare de Nanobiotix, NBTXR3, vient d'obtenir des résultats positifs au cours de l'évaluation intermédiaire des essais cliniques chez des patients atteints d'un sarcome des tissus mous.

Réalisés sur 27 patients atteints d'un sarcome des tissus mous, ces essais ont montré l'efficacité du traitement par injection du produit NBTXR3 administré avec une radiothérapie standard. Les Sarcomes des Tissus Mous apparaissent principalement dans les cellules grasses, les muscles et les tissus articulaires.

Ce traitement associant NBTXR3 et radiothérapie permet un ciblage et une destruction plus complète et plus efficace de ce type de tumeur.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nanobiotix

Les nanodiamants auraient des propriétés antibactériennes
Jeudi, 06/06/2013 - 14:10

On savait déjà que les nanoparticules pouvaient détruire certaines bactéries pathogènes, grâce à leur structure particulière et à leur composition à base d'atomes d'or, d'argent ou de cuivre.

Des chercheurs tchèques de l'Université Charles ont montré que les nanoparticules de diamant pourraient avoir une action antibactérienne intéressante.

Ces travaux ont notamment permis d'observer que les nanoparticules de diamant ayant une taille moyenne de 5 nm pouvaient, à une concentration de 40 ng par cellule bactérienne, stopper la croissance de colonies bactériennes d'Escherichia coli.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Beilstein Journal

La première main bionique implantée en France
Jeudi, 06/06/2013 - 10:57

Des chirurgiens français ont, pour la première fois en France, réalisé la pose d'une prothèse partielle de main sur un jeune homme.

Ce jardinier qui travaille pour la ville de Melun a été victime en 2011 d'un accident du travail au cours duquel il a perdu trois doigts de la main droite, ne conservant que le pouce et l'index.

La main de ce jeune homme ne pouvant être reconstruite, les médecins ont proposé la solution d'une prothèse partielle amovible. Une fois muni de cette prothèse, le jeune homme s'entraîne quotidiennement avec un ordinateur pour maîtriser ses nouveaux doigts bioniques.

Cette prothèse fabriquée en Écosse par la firme "Touch Bionics" est munie d’électrodes qui convertissent les informations musculaires en signaux électriques, ce qui permet le mouvement des doigts. Après quelques semaines d'entraînement, ce jeune homme est à nouveau capable de manger seul et il devrait être en mesure de reprendre son travail le mois prochain.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

TB

Un robot qui anticipe les gestes humains !
Mercredi, 05/06/2013 - 17:03

Des chercheurs de l'Université norvégienne NTNU / SINTEF pour la science et la technologie ont mis au point un robot capable d'anticiper les gestes humains.

Grâce à ses capteurs, le robot est capable d'observer les mouvements de son interlocuteur humain et de les comparer à une base de données d'images vidéos. Il peut ainsi décider plus rapidement et plus efficacement de la meilleure attitude à adopter pour aider cette personne.

Concrètement, le robot peut accéder à une base de données qui contient plusieurs centaines de vidéos en 3D mettant en scène des humains effectuant des gestes quotidiens.

Le robot est lui-même équipé d'une caméra 3D, ce qui lui permet de réaliser une analyse des déplacements d'une personne se trouvant dans son environnement. Il peut ensuite classer les mouvements qu'il observe dans une catégorie prédéfinie d'action, comme s'asseoir, se lever, prendre un verre ou encore ouvrir un tiroir.

En réalisant une analyse contextuelle, combinée à une analyse heuristique, le robot parvient à prévoir l'objectif final de toute une série d'activités réalisées par son compagnon humain. Selon cette étude, le robot parviendrait à prédire ce type d'action dans 82 % des cas.

Cette avancée technologique et logicielle devrait d’avoir des applications dans de multiples domaines. Elle devrait notamment permettre de concevoir des robots qui seront capables d'assister plus efficacement les personnes malades ou âgées, en situation de dépendance ou de perte d'autonomie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science Nordic

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Matière
Matière et Energie
Un vélo électrique alimenté à l'hydrogène !
Mercredi, 05/06/2013 - 15:49

Pragma Industries, une jeune entreprise des Pyrénées-Atlantiques, vient de présenter un vélo à assistance électrique innovant, baptisé alter Bike, équipé d'une pile à hydrogène.

Cette pile très légère (moins de 400 grammes), permet de fournir au cycliste l'énergie nécessaire pour rouler. Elle se recharge grâce à de l'hydrogène stocké dans de petites cartouches.

Pour faire face aux pics de consommation, ce vélo peut fonctionner en mode hybride, grâce à une batterie au lithium qui se recharge à l'aide de la pile à combustible. Avec ce système très ingénieux, il n'est plus nécessaire d'enlever la batterie pour la recharger sur le secteur.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Bike europe

La consommation énergétique de la Chine ralentit enfin !
Mercredi, 05/06/2013 - 15:37

Selon la dernière étude ENERDATA, la consommation d'énergie de la Chine, qui augmentait de 8  à 10 % par an depuis une dizaine d'années, a fortement diminué en 2012 pour atteindre 4 %, alors que le PIB chinois a augmenté de 8 % l'an dernier.

Cette étude montre également que les principaux pays émergents, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud, consomment à présent davantage d'électricité que les pays du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Canada, Italie).

Selon ces travaux, les émissions de CO2 de la Chine connaîtraient également une nette diminution et seraient passées d'une hausse de 9 % en 2011 à une hausse de 3,5 % en 2012.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Enerdata

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Climat de la France : un réchauffement de 3,8°C est à craindre d'ici la fin du siècle
Jeudi, 06/06/2013 - 10:51

Selon une étude du CNRS (Laboratoire Sciences de l'Univers) publiée dans "Geoscience" et se basant sur 25 modèles climatiques mondiaux, le climat de la France pourrait se réchauffer de 3,8°C d'ici la fin du XXIe siècle, par rapport à la température actuelle, si l'augmentation des émissions humaines de gaz à effet de serre (GES) se poursuit au rythme actuel.

Cette étude montre que le scénario le plus sévère conduit à un réchauffement de 1,4°C d'ici 2050 et de 3,8°C d'ici 2100, par rapport à la situation actuelle.

Ce scénario pessimiste est malheureusement celui qui est en train de se réaliser, c’est-à-dire des émissions de CO2 qui continuent à augmenter chaque année de 3 %. Toutefois, l'étude souligne que des mesures énergiques visant à réduire plus fortement ces émissions de CO2 permettraient de contenir ce réchauffement dans une fourchette d'augmentation allant de 1,2 à 1,9°C.

L'étude prévoit par ailleurs "une diminution significative des précipitations en été, en particulier sur le sud de la France, et une faible augmentation en hiver, principalement pour le nord du territoire français".

Les chercheurs ont également cherché à dater, à l'échelle de la planète, quand pourrait être atteint le seuil d'un réchauffement de 2°C (par rapport à l'époque pré-industrielle), considéré comme la limite à ne pas franchir pour éviter des conséquences catastrophiques liées à un changement trop brutal du climat.

Ce seuil pourrait être atteint dès 2035 à 2040 pour le scénario le plus sévère et entre 2040 et 2050 dans un scénario plus modéré.

Article rédigé par Gaël Orbois pour RT Flash

Sience Direct

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Les scanners dans l'enfance augmenteraient le risque de cancer
Jeudi, 06/06/2013 - 22:39

Une équipe australienne, dirigée par le professeur John D Mathews, de l'université de Melbourne vient de publier  la plus grande étude jamais réalisée concernant les effets des scanners passés dans l'enfance sur le risque global de cancer à l'âge adulte.

Cette étude s'est étalée sur 20 ans, de 1985 à 2005 et a concerné 11 millions de personnes.  Au total 680 000 de ces personnes ont subi au moins un scanner pendant la durée de l'étude.

Au cours de cette étude, les chercheurs ont enregistré  60 700 cas de cancers parmi la population étudiée, dont 3 150 cas se sont déclarés à la suite d'une exposition à un scanner.

Après pondération des différents facteurs de risque, ce travail montre que le risque global de cancer augmente de 24 % pour les participants qui ont été exposés aux radiations d’un scanner, par rapport à ceux qui n'ont pas subi ce type d'examen . Cette étude montre également que ce risque de cancer augmente de 16 % pour chaque scanner supplémentaire.

Compte tenu de ces résultats, les auteurs de l'étude recommandent aux médecins de restreindre autant que possible les indications de scanners chez l'enfant. L'étude souligne que bon nombre de ces examens radiologiques chez l'enfant n'ont pas de réelle justification médicale et pourraient être évités.

Cet article a été rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

BMJ

Un nouveau traitement contre le cancer avancé du poumon
Jeudi, 06/06/2013 - 20:42

Des chercheurs américains de l'université Emory à Atlanta (Géorgie), dirigés par le professeur Suresh Ramalingam, ont mis au point un nouveau traitement contre le cancer avancé du poumon qui cible une protéine clé pour la formation de nombreuses protéines nécessaires à la croissance des tumeurs.

La désactivation de cette protéine, appelée Hsp90, permet de bloquer en cascade plusieurs autres protéines nécessaires à la dissémination du cancer.

Dans cet essai clinique, cette nouvelle molécule anticancéreuse, baptisée Ganetespid a été expérimentée sur 250 malades. La moitié de ces patients a reçu un traitement combinant le Ganetespid et une chimiothérapie et l'autre moitié a bénéficié uniquement d'une chimiothérapie.

Les patients du groupe ayant bénéficié du Ganetespid ont eu une survie de 9,8 mois en moyenne, contre 7,4 mois dans l'autre groupe.

Cet écart de deux mois et demi peut sembler faible mais il est considéré comme significatif, compte tenu de la gravité de ces cancers.

Pour les patients ayant un cancer du poumon diagnostiqué au moins six mois avant le début du traitement, le gain de survie avec le Ganetespid et une chimiothérapie a été, par rapport au groupe témoin, de 67%, soit 10,7 mois, contre 6,4 mois.

"Il s'agit de la première étude clinique qui démontre l'efficacité d'un inhibiteur de la protéine Hsp90 chez des patients atteints d'un cancer avancé du poumon", précise le professeur Ramalingam.

Cet article a été rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

AACR

MCN

De nouveaux traitements immunothérapiques contre certains cancers
Jeudi, 06/06/2013 - 16:31

Des chercheurs de la firme pharmaceutique américaine  Merck ont mis au point un traitement immunothérapique expérimental qui a permis, à l'issue d'un essai réalisé sur 135 patients, de réduire de 38% les tumeurs chez des malades atteints d'un mélanome avancé, une forme grave de cancer de la peau.

Les scientifiques ont utilisé un anticorps, le Lambrolizumab qui bloque la protéine PD-1, dont l'activité permet à certains cancers de déjouer les attaques du système immunitaire.

Compte tenu de ces résultats encourageants, Merck a l'intention, d'ici la fin de l'année, de passer directement aux essais cliniques de phase trois pour tester l'efficacité du lambrolizumab chez des malades atteints d'un mélanome avancé ou d'un cancer du poumon.

De son côté, l'un des principaux concurrents de Merck, le laboratoire Bristol-Myers a obtenu, sur 100 patients, une réduction de 30 % des mélanomes, grâce à son anticorps, le nivolumab, qui stimule le système immunitaire.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MP

Bactéries multirésistantes : pourquoi ne pas combattre le mal par le mal ?
Jeudi, 06/06/2013 - 14:06

On le sait, en médecine le mieux peut parfois être l'ennemi du bien. Depuis 50 ans les décès par maladies infectieuses ont régressé de manière spectaculaire grâce aux antibiotiques. Mais depuis quelques années, en partie sous l'effet d'un usage excessif et trop systématique des antibiotiques, on a vu apparaître un nombre croissant de bactéries devenues multirésistantes, ce qui pose un redoutable problème de santé publique.

Rien qu'aux États-Unis, il y aurait chaque année 2 millions de personnes touchées par des maladies nosocomiales principalement provoquées par des bactéries devenues résistantes à tous les antibiotiques.

Face à ce nouveau péril médical et sanitaire, la résistance s'organise et les chercheurs explorent de nouvelles voies, comme les bactériophages, des virus destructeurs de bactéries qui peuvent s'avérer très efficaces mais qui sont d'une utilisation délicate.

Aussi, d'autres scientifiques, notamment à l'université du New Jersey, explorent une autre piste prometteuse qui consiste à utiliser certaines bactéries pour venir à bout d'autres bactéries devenues résistantes à tous les traitements.

Cette équipe dirigée par Daniel Kadouri a montré que deux bactéries, Bdellovibrio bacteriovorus et Micavibrio aeruginosavorus, avaient la capacité de pouvoir s'arrimer à d'autres bactéries, comme Escherichia coli, pour les détruire.

Ces chercheurs ont également montré que ces bactéries tueuses sont capables de venir à bout d'un certain nombre de bactéries pathogènes devenues multirésistantes, comme Acinetobacter baumannii, responsable de nombreuses infections nosocomiales.

Les premiers essais in vitro sur des cultures cellulaires montrent que ces bactéries tueuses de microbes détruisent sélectivement certaines bactéries pathogènes.

C'est donc une nouvelle voie thérapeutique très intéressante qui s'ouvre dans le combat incessant contre ces bactéries multirésistantes mais plusieurs années d'expérimentation sur l'animal seront encore nécessaires avant d'envisager les premiers essais cliniques sur l'homme.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PLOS

Un vaccin expérimental contre le cancer du cerveau
Jeudi, 06/06/2013 - 13:59

Des chercheurs de l’Université de Lund (Suède ) ont mis au point un vaccin thérapeutique qui stimule le système immunitaire pour que celui-ci combatte plus vigoureusement certaines tumeurs du cerveau résistantes aux traitements, comme le glioblastome.

Ce vaccin thérapeutique utilise des cellules tumorales, génétiquement modifiées et incapables de se diviser, pour produire des substances qui activent le système immunitaire.

Les premiers essais sur la souris ont permis d'obtenir un taux de rémission de 75 % des tumeurs du cerveau et en associant ce vaccin thérapeutique avec la chimiothérapie, ce taux de rémission est passé à 83 %.

Compte tenu de ces résultats encourageants, les essais cliniques chez l'homme devraient commencer en 2014.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Lund University

Un nouveau traitement contre la leucémie lymphoïde chronique
Jeudi, 06/06/2013 - 13:55

À l'occasion du grand congrès américain de cancérologie de Chicago (ASCO), les laboratoires Roche ont présenté un nouvel anticorps qui améliore la prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique, une forme grave de leucémie qui se déclare en moyenne vers 70 ans et provoque 75 000 décès par an dans le monde.

Jusqu'à présent, le traitement standard de ce type de leucémie reposait sur une chimiothérapie éventuellement associée à des anticorps monoclonaux.

L’anticorps monoclonal mis au point par Roche est le rituximab. Celui-ci se lie à une protéine spécifique (l’antigène CD20) présente à la surface des cellules cancéreuses. Ainsi guidé, le système immunitaire peut détruire beaucoup plus efficacement et de manière sélective les cellules malignes.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Pharma Live

Cancer du pancréas : vers un diagnostic plus précis
Jeudi, 06/06/2013 - 11:03

À l'occasion des rencontres annuelles sur les maladies digestives aux États-Unis, des chercheurs de la clinique Mayo, dirigés par Massimo Raimondo, ont présenté une nouvelle technique de diagnostic qui permet de bien distinguer, grâce à un marqueur moléculaire spécifique, deux maladies dont les symptômes sont proches : le cancer du pancréas et la pancréatite chronique.

Concrètement, le patient subit une endoscopie digestive qui permet de repérer d'éventuelles lésions et d'effectuer des prélèvements en injectant une hormone qui stimule la sécrétion du liquide du pancréas. Ce liquide est ensuite analysé afin d'y détecter la présence éventuelle du marqueur moléculaire associé aux cancers du pancréas.

Cette nouvelle technique de diagnostic moléculaire pourrait également être utilisée pour surveiller les personnes dont le risque de cancer du pancréas est élevé.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Mayo Clinic

Peu de nouveaux médicaments présenteraient un bénéfice médical réel
Jeudi, 06/06/2013 - 08:00

Selon une étude publiée par le Comité fédéral allemand du médicament, parmi les nombreux médicaments récemment mis sur le marché, peu apportent de réels bénéfices par rapport à ceux déjà existants.

En Allemagne, une loi oblige depuis 2011 l'industrie pharmaceutique à démontrer le bénéfice médical et thérapeutique d'un nouveau médicament par rapport aux anciens médicaments déjà disponibles sur le marché et traitant la même pathologie.

L’étude allemande s'est concentrée sur les nouveaux médicaments utilisés contre les maladies cardiaques, le diabète ou encore les douleurs chroniques.

Parmi les 37 molécules nouvelles étudiées, l'étude considère que seulement 7 d'entre elles apportent un bénéfice médical supplémentaire réel. 14 médicaments présentent un bénéfice thérapeutique léger et les 16 autres médicaments n'apportent aucun bénéfice particulier pour les patients, par rapport aux médicaments déjà disponibles sur le marché.

Sans surprise, le syndicat allemand de l'industrie pharmaceutique a vigoureusement contesté les conclusions de cette étude, jugeant les critères scientifiques d'appréciation des nouveaux médicaments "irréalistes".

Il faut toutefois rappeler qu'en Allemagne, les deux tiers des médicaments étudiés obtiennent une évaluation médicale favorable, contre seulement la moitié dans les autres grands pays de l'Union européenne.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Spiegel

L'aspirine réduirait le déclin cognitif postopératoire
Jeudi, 06/06/2013 - 07:53

Des chercheurs suédois de l'institut Karolinska de Stockholm, dirigés par Niccolò Terrando, ont montré que la prise régulière d'aspirine pouvait avoir un effet protecteur contre le déclin cognitif qui touche certains patients ayant subi d'importantes interventions chirurgicales.

Selon ces travaux, l’aspirine déclenche la production de résolvines, des dérivés d’acides gras omega-3 qui permettent de protéger les neurones du déclin cognitif pouvant résulter d'une opération chirurgicale lourde.

Ces recherches démontrent que la production de molécules pro-inflammatoires, comme des cytokines, est fortement impliquée dans l'apparition et l'aggravation du déclin cognitif après une intervention chirurgicale, un phénomène contre lequel il n'existe pour l'instant aucun traitement.

De manière surprenante, il semble selon ces travaux qu'une seule dose d'aspirine soit en mesure de déclencher les résolvines D1 pour protéger le cerveau après l’intervention. Cette thérapie qui doit être pratiquée dans les 24 heures suivant l'opération, permet également une bonne récupération de la mémoire.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

FASEB

Certains anti-inflammatoires pourraient doubler le risque d'insuffisance cardiaque
Jeudi, 06/06/2013 - 07:46

Selon une vaste étude réalisée par des chercheurs britanniques de l'Université d'Oxford, les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) utilisés couramment pour traiter la douleur et l’inflammation augmentent légèrement le risque de crise cardiaque lorsqu'ils sont prescrits sur de longues durées.

L'étude précise toutefois que cette augmentation du risque d'infarctus est faible, puisque la prise d’une dose élevée de ce type de médicament pendant un an provoquera en moyenne trois infarctus supplémentaires pour 1000 patients.

Ces travaux confirment donc une précédente étude de 2011, publiée dans la revue Circulation, qui avait montré l'existence d'un risque augmenté de 55 % de décès par crise cardiaque, en cas de prise prolongée d'AINS.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Lancet

Une thérapie génique pour se protéger contre les maladies infectieuses
Jeudi, 06/06/2013 - 07:39

Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie sont parvenus à mettre au point une thérapie génique qui protège les souris contre différents virus de la grippe. En leur administrant une dose de virus adéno-associé, les chercheurs sont parvenus à immuniser des souris et des furets contre différents virus de la grippe, parmi lesquels H5N1 et H1N1, particulièrement dangereux.

Les scientifiques ont utilisé ces virus adéno-associés comme vecteur pour transférer des gènes qui sont non pathogènes et sont présents à l'état naturel chez l'homme.

Ce type de virus, une fois dans l'organisme, s'est montré capable d'activer un anticorps neutralisant les souches de virus grippaux.

"La grande innovation dans ces recherches est l'utilisation d'un virus adéno-associé comme vecteur d'un vaccin dans les voies nasales" précise Maria Lambris, professeure à l'Université de Pennsylvanie qui ajoute "Ces anticorps étaient jusqu’à présent essentiellement utilisés pour lutter contre le cancer et contre certaines maladies auto-immunes. Nos travaux montrent que ces anticorps peuvent également constituer des armes très efficaces contre les maladies infectieuses".

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

UP

Des chercheurs japonais présentent leur vaccin contre le paludisme
Jeudi, 06/06/2013 - 07:31

À l'occasion d'une conférence Japon-Afrique, consacrée au développement du continent africain, des chercheurs japonais de l'université d'Osaka ont annoncé la mise au point d'un nouveau vaccin contre le paludisme qui aurait un taux de protection de plus de 70 %.

Les scientifiques japonais soulignent que "L'effet de ce vaccin est plus important que celui de tous les traitements existants contre le paludisme". Le vaccin qu'ils ont développé a été baptisé BK-SE36 et dérive d'une protéine génétiquement modifiée découverte à l'intérieur du parasite vecteur de la maladie.

Le professeur Toshihiro Horii, qui a dirigé les recherches, a précisé que ce nouveau vaccin pourrait être sur le marché en 2018, sous réserve de confirmation de son efficacité par les études cliniques plus larges nécessaires.

Les premiers essais de ce vaccin, réalisés en Ouganda depuis 2010, auraient montré une efficacité de 72 % du taux de protection. Mais ce niveau de protection immunitaire devra être confirmé à long terme car plusieurs autres vaccins expérimentaux contre le paludisme se sont avérés finalement moins efficaces sur la durée qu'au cours des premiers essais sur l'homme.

Bien que la lutte contre cette maladie parasitaire transmise par les moustiques femelles du genre anophèle ait réalisé des progrès significatifs depuis 20 ans, grâce à la généralisation des moustiquaires imbibées d'insecticide et aux nouveaux médicaments issus de l'artémisinine, cette maladie provoque encore chaque année la mort de plus de 800 000 personnes dans le monde, dont une très grande majorité de jeunes enfants.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Japan Times

Une nouvelle molécule contre la dépression
Mercredi, 05/06/2013 - 22:21

Des chercheurs américains de la Northwestern University, dirigée par Joseph Moskal ont découvert une molécule ayant une structure proche de la kétamine , la GLYX-13, qui semble posséder des effets antidépresseurs semblables à cette dernière mais sans en avoir les effets secondaires. 

Selon cette étude, les antidépresseurs seraient inefficaces chez un tiers des patients présentant une dépression sévère car ces médicaments ne produisent leur effet qu'après plusieurs semaines.  La molécule découverte présente l'avantage d'améliorer rapidement les symptômes de la dépression majeure et la dépression bipolaire.

Selon les essais cliniques réalisés, cette nouvelle molécule aurait une action plus rapide, à quantité égale, que celle des antidépresseurs classiques et présenterait beaucoup moins d'effets secondaires que ces derniers (hallucinations, somnolence).

Les chercheurs veulent à présent vérifier si cette molécule agit sur certains récepteurs de la NMDA, comme cela est le cas pour la kétamine et si cette molécule peut avoir des effets thérapeutiques sur d'autres pathologies, telle que l'autisme ou la schizophrénie.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

Nature

Être en forme vers la cinquantaine réduit les risques de cancer
Mercredi, 05/06/2013 - 17:23

Selon une vaste étude réalisée sur 17 000 hommes, suivis pendant 20 ans, par des chercheurs de l’Université du Vermont dirigés par Susan Lakoski, une bonne condition physique à partir de 50 ans diminue sensiblement les risques ultérieurs de développer un cancer.

Dans ces recherches, les chercheurs ont commencé par classer en cinq groupes les participants, en fonction de leur performances physiques et sportives.

Les chercheurs ont ensuite analysé les données médicales des participants sur les 20-25 années suivantes pour identifier ceux qui ont développé un cancer du poumon (277 cas), un cancer colorectal (276 cas) ou un cancer de la prostate (2 332 cas), les trois types de cancers masculins les plus fréquents dans les pays développés. Les scientifiques ont constaté 347 décès par cancer et 159 décès par maladies cardiovasculaires.

Après ajustement des différents facteurs de risque (âge, poids, alimentation, tabagisme), les chercheurs ont calculé que les hommes présentant la meilleure forme physique avaient un risque de cancer du poumon réduit de 68 % et de cancer colo-rectal réduit de 38 %, par rapport aux hommes en mauvaise condition physique.

Autre indication, parmi les hommes qui développent un cancer, ceux qui ont une meilleure forme à 50 ans réduisent sensiblement leur risque de décéder des suites de cette maladie.

Pour le Professeur Susan Lakoski, "Ces résultats montrent à quel point la pratique régulière d'un exercice physique est importante dans la prévention du cancer. Il faut que les médecins insistent beaucoup plus sur cet effet bénéfique auprès de leurs patients".

L'étude montre enfin qu'une mauvaise condition physique, même si le sujet n'est pas en surpoids, augmente sensiblement le risque de cancer et de maladie cardio-vasculaire.

Les chercheurs rappellent toutefois qu'à partir de 40 ans, une personne qui souhaite commencer une pratique sportive régulière doit impérativement faire un bilan médical complet afin de connaître son niveau exact de condition physique.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

Asco

Mobiliser le système immunitaire contre le cancer
Mercredi, 05/06/2013 - 17:16

En présence d'un cancer, notre système immunitaire mobilise un type particulier de globules blanc, les lymphocytes T, qui participent également à la lutte contre les infections. Le problème, c'est que ces lymphocytes T finissent par exprimer à leur surface une molécule appelé PD-1. Or, cette molécule interagit avec une autre molécule, la PD- L1, située à la surface des cellules cancéreuses, ce qui a pour effet de « désarmer » ces soldats du système immunitaire.

Il est donc capital de parvenir à bloquer cette désactivation des lymphocytes T en empêchant par exemple la rencontre de ces deux molécules. L'un des moyens de parvenir à ce résultat est d'utiliser des anticorps contre PD-1 ou PD-L1.

À l'occasion du grand congrès mondial de cancérologie Asco, à Chicago, le laboratoire Bristol-Myers Squibb a présenté une étude concernant un anti-PD1.

Cette nouvelle voie immunothérapique est considérée comme très prometteuse par beaucoup de cancérologues et un autre anti-PDL1, baptisé MPDL3280A, développé par Genentech, a été testé sur 140 patients atteints de cancers avec métastases.

Cette thérapie expérimentale a provoqué une régression importante et durable de la tumeur chez 29 de ces patients atteints d'un cancer du poumon, d’un mélanome, d’un cancer du rein, d’un cancer colorectal ou d’un cancer gastrique.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

TSC

Une nouvelle voie thérapeutique pour prendre en charge les AVC
Mercredi, 05/06/2013 - 16:12

Dans une étude récente, des chercheurs de l'Université de Leicester, dirigés par Thompson Robinson, ont présenté une nouvelle technique de prise en charge des accidents vasculaires cérébraux.

Ces travaux ont montré que pour les patients atteints par une hémorragie intracérébrale, le type le plus grave d'AVC (un patient sur deux décède dans le mois qui suit), le fait d'abaisser la pression artérielle réduisait sensiblement le risque de handicap définitif et augmentait de 20 % les chances de bonne récupération.

Le Professeur Robinson souligne qu'un million de personnes en Grande-Bretagne vivent avec les séquelles d'un accident vasculaire cérébral.

"Les résultats de l'étude montrent que la réduction intensive de la  pression artérielle dans les 6 heures suivant l'apparition d'un AVC augmente les chances de survie et diminue les risques de séquelles graves", souligne le Professeur Robinson.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

NEJM

Les surfaces en cuivre détruisent certains virus
Mercredi, 05/06/2013 - 16:08

Une étude britannique réalisée par l'Université de Southampton et dirigée par Bill Keevil a montré que les surfaces en cuivre détruisent les norovirus, une famille de virus responsable d'un grand nombre de gastro-entérites très contagieuses qui affectent plus de 300 millions de personnes dans le monde. Ce type de virus se transmet par la nourriture, l'eau et par le contact avec une surface contaminée.

Selon cette étude, les alliages contenant au moins 60 % de cuivre se montrent particulièrement efficaces dans l'élimination de ce type de virus. Ces travaux recommandent donc la généralisation de l'utilisation de surfaces en cuivre dans les zones à haut risque de contagion telles que les hôpitaux, les transports en commun ou les bureaux.

L'étude précise que ce type de virus peut résister à de nombreux produits de nettoyage et de désinfection. L'utilisation de surfaces et de poignées en cuivre  constituent donc une option très intéressante pour briser cette chaîne infectieuse.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Medical Daily

Une nouvelle famille de médicaments contre le cancer de la prostate
Mercredi, 05/06/2013 - 16:03

Des chercheurs américains de l'Université du Texas, dirigés par le professeur Raj, ont découvert qu'ils pouvaient perturber la signalisation du récepteur des androgènes et bloquer ainsi le cancer de la prostate, en utilisant une nouvelle classe de médicaments appelés peptidomimétiques.

Ces médicaments bloquent la voie de signalisation nécessaire au développement des cellules cancéreuses de la prostate. "Nous espérons que cette nouvelle classe de médicaments va permettre d'ouvrir une nouvelle option thérapeutique et améliorer la survie pour les hommes présentant un cancer avancé de la prostate", précise le professeur Raj.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

UPI

Une enzyme ralentirait le déclin cognitif lié à l'âge
Mercredi, 05/06/2013 - 15:45

On sait depuis longtemps que la diminution de l'apport calorique global semble à la fois accroître la longévité et ralentir le déclin cognitif chez les mammifères. Néanmoins, les mécanismes génétiques biologiques de ce phénomène restent mal compris.

Une étude menée chez la souris par des chercheurs de l'Université du Wisconsin, du Massachusetts Institute of Technology et du Howard Hughes Medical Institute, a permis de révéler qu’une enzyme, la SIRT1, était fortement impliquée dans l'impact positif sur le cerveau d'une diminution de l'apport calorique global.

En comparant sur trois groupes de souris les effets de trois modes alimentaires différents (alimentation normale, restriction calorique de 30 % et alimentation normale plus activation de l'enzyme SIRT1), les chercheurs ont constaté que les souris ayant moins mangé et celles ayant mangé normalement mais avec leurs enzymes SIRT1 activées, présentaient un déclin cognitif sensiblement moins important que leurs congénères du groupe témoin.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JNN

Medical Daily

Les espèces rares jouent un rôle écologique majeur
Mercredi, 05/06/2013 - 09:33

Des chercheurs du CNRS, de l'Université de Montpellier et de l'INRA ont montré dans une étude que les espèces rares avaient souvent une fonction écologique irremplaçable.

Ces scientifiques ont découvert que les fonctions écologiques les plus précieuses sont le plus souvent l'apanage des espèces rares et que la disparition de ces dernières pourrait être catastrophique pour les écosystèmes concernés.

En étudiant et en comparant les caractéristiques fonctionnelles de 4 500 espèces vivantes différentes, les chercheurs ont montré que les espèces qui présentent des combinaisons exceptionnelles de traits fonctionnels sont essentiellement des espèces rares.

L'étude cite de nombreux exemples d'espèces rares possédant une fonction écologique exceptionnelle. C'est notamment le cas de la sapotacée, une espèce d'arbre présente dans la forêt tropicale de Guyane. Cet arbre possède une résistance au feu tout à fait exceptionnelle , ce qui lui permet de survivre, même en cas de graves incendies et de repeupler sa niche écologique. 

Ces travaux soulignent qu'il est capital de préserver ces espèces rares dont les fonctions écologiques sont particulièrement précieuses quand survient un brusque changement dans l'environnement.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

EUREKALERT

Quand les singes regrettent leur mauvais choix …
Mercredi, 05/06/2013 - 08:50

Selon une étude réalisée par des chercheurs américains de l'Université Duke, les singes manifesteraient des réactions émotives semblables à celles des humains lorsqu'ils prennent une décision qui leur est préjudiciable.

Ces singes, 23 chimpanzés, 15 bonobos, ont été soumis à une série d'expériences dans lesquelles ils  devaient choisir entre plusieurs possibilités plus ou moins risquées et assorties d'une récompense alimentaire ou au contraire d'une punition, sous la forme d'un aliment peu prisé par ces primates.

À l'issue de ces expériences, les scientifiques ont observé que ces singes manifestaient une grande émotivité lorsqu'ils avaient fait le mauvais choix, ce qui montre qu'il existe bien chez ces animaux, une dimension émotionnelle importante au moment de la décision et que le sentiment de regret n'est pas le propre de l'homme.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MNN

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