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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 130
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 19 Janvier 2001
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'internet dans un fauteuil
Apple veut faire du Mac le centre de la "vie numérique"
Violence juvénile et facteurs de risques
Avenir
Un acier cent fois plus résistant à la corrosion
Matière
Une mémoire holographique réinscriptible
Espace
Découverte d'un immense amas stellaire dans l'univers
Trous noirs à l'horizon !
Vivant
Premiers essais cliniques de vaccins contre le cancer du cerveau
La consommation de poisson ou d'acides gras omega-3 diminue le risque d'accident vasculaire cérébral global
Le vice caché du prion de levure
La France traîne à poser des défibrillateurs cardiaques implantables
Les puces à ADN : des applications pour la recherche de nouveaux antibiotiques
Les téléphones cellulaires ne provoquent pas de tumeur au cerveau, selon une étude américaine
Hypertension et diabète sont associés au déclin des fonctions cognitives
La Grande Bretagne entre dans l'ère de la chirurgie assistéé par robot
Le gène impliqué dans la nutrition du maïs en fer a été identifié
Edito
Reconstruire la vie



Des chercheurs américains viennent de réaliser à quelques semaines d'intervalles deux percées remarquables dans le domaine de la biologie et de la maîtrise des mécanismes les plus fondamentaux qui gouvernent l'assemblage du vivant. Une équipe de chercheurs de l'Université de Portland (Oregon) travaillant pour l'Institut National de la Santé est parvenue à réaliser le premier primate transgénique. Pour réussir cette prouesse technique, les biologistes ont d'abord dû insérer un gène étranger dans plusieurs centaines d'ovules. A l'issue d'une fécondation artificielle, seuls quarante d'entre eux ont formé des embryons. Les chercheurs ont ensuite inséminé des femelles, dont cinq seulement ont pu mettre bas. Finalement, sur les trois petits ayant survécu, un seul s'est avéré porteur de la modification génétique. Ce premier singe transgénique, ( dont vous trouverez une photo ci-dessous ) né en octobre dernier, a été baptisé ANDi, acronyme inversé de "Inserted DNA". Cette première mondiale ouvre incontestablement d'immenses perspectives en matière médicale et le Professeur Gérald Schatten, qui dirige ces recherches, n'a pas hésité à déclarer qu'il s'agissait "d'un jour extraordinaire dans l'histoire de l'Humanité". Il a précisé que ce singe transgénique, "en raison de sa proximité biologique avec l'homme, allait devenir un modèle animal incomparable d'études des principales maladies frappant l'homme". Dans le même temps, une autre équipe américaine s'est attaquée à une énigme centrale de la biologie : Comment le corps humain peut-il être composé de cellules osseuses, musculaires ou sanguines alors qu'au départ, l'embryon est constitué de cellules pluripotentes, identiques et possédant les mêmes potentialités ? Un premier coin du voile vient d'être levé sur ce grand mystère du vivant par une équipe de chercheurs américains de l'Université Johns Hopkins, dirigée par John D. Gearhart. Ces recherches ouvrent sans doute, au même titre que celles sur le singe transgénique, une ère nouvelle dans l'histoire de la médecine et de la biologie. Ces chercheurs ont en effet réussi à reproduire partiellement, en laboratoire, la différenciation cellulaire opérée pendant la grossesse. Pour accomplir cet exploit, ces chercheurs américains ont d'abord retiré la couche externe d'un blastocyste, un embryon de quelques jours. Ce qui restait - un amas de cellules indifférenciées - a alors été transféré dans différentes boîtes de culture et s'est multiplié spontanément. Les boîtes contenaient toutes des éléments chimiques distincts et chacune devait favoriser l'éclosion d'un type particulier de cellule. C'est ce qui s'est produit : dans plus de la moitié des boîtes, les cellules se sont légèrement spécialisées, exprimant entre autres à la fois les caractéristiques génétiques typiques des muscles et des nerfs. Certes, les cellules obtenues ne sont pas parfaitement différenciées mais leur multiplication n'a pas entraîné, non plus, de mutations génétiques. Cette dernière constatation est essentielle car ces cellules sont destinées, à terme, à traiter de nombreuses maladies : elles doivent donc être stables d'un point de vue chromosomique pour éviter que les patients soient « infectés » par ces cellules étrangères. "Nous avons de bonnes raisons de penser, souligne le Professeur Gearhart, que ces cellules possèdent la capacité génétique de produire différents types de tissus en fonction de leur lieu exact d'implantation dans le corps". Les chercheurs américains ont également constaté que ces cellules n'étaient pas immortelles. Elles se divisent 70 à 80 fois puis meurent. Le Professeur Gearhart souligne que ce nombre de divisions est optimum, "suffisant pour produire un tissu mais insuffisant pour produire des tumeurs". La prochaine étape de ces recherches va consister à présent à implanter ces cellules chez l'animal pour voir si elles peuvent traiter certaines maladies neuro-dégénératives ou réparer certaines lésions de la moelle épinière. Bien que les résultats officiels ne soient pas attendus avant plusieurs mois, les résultats préliminaires semblent prometteurs. Enfin, dernière constatation des chercheurs, et non la moindre : cette nouvelle méthode de production de cellules est beaucoup plus rapide et facile à mettre en oeuvre que les autres méthodes utilisées jusqu'à présent. Il semble notamment possible de congeler et de décongeler facilement les cellules produites. Bien que ces recherches en soient encore à un stade préliminaire, il ne fait désormais plus de doute, à la lumière des premiers résultats obtenus, que la production artificielle et industrielle des différents types de cellules qui nous constituent deviendra une réalité d'ici une vingtaine d'années. Il deviendra alors possible de guérir définitivement, en utilisant directement les mécanismes les plus intimes du vivant, de nombreuses maladies mais aussi de réparer les lésions accidentelles à l'origine de tant de vies brisées. Mais lorsque l'homme, doté de ce pouvoir démiurgique, sera capable de construire à volonté en laboratoires organes et tissus, et peut-être après demain un organisme vivant complexe tout entier, nous devrons veiller à ce que cette extraordinaire puissance soit toujours utilisée pour lutter contre la souffrance et la maladie et non pour essayer "d'améliorer" l'espèce humaine, ou de créer une vie artificielle qui n'aurait d'autre finalité qu'instrumentale. Rappelons-nous toujours qu'un être humain est bien d'avantage que la somme de ses composants biologiques et sachons ensemble réfléchir avec sagesse et humilité à la meilleure façon d'utiliser cet immense pouvoir que nous sommes en train d'acquérir.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
L'internet dans un fauteuil
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Le groupe informatique américain Microsoft et le fabricant de meubles américain La-Z-Boy ont créé le premier fauteuil "branché", qui permet de regarder la télévision et de surfer sur l'internet, collé à son siège. Cet "e-fauteuil", baptisé Explorer, est équipé d'un récepteur WebTV, d'un clavier sans fil et de prises de connexion à l'internet pour un ordinateur portable, le tout intégré dans l'accoudoir gauche du fauteuil. Futurisme rimant avec confort, l'accoudoir droit reste libre, avec un espace permettant d'y poser un verre, une télécommande ou un programme télé. "Nous avons développé le fauteuil le plus avancé technologiquement. Chaque consommateur peut ainsi se sentir à l'aise avec la télévision interactive, le courrier électronique et l'internet", estime le responsable marketing de La-Z-Boy, Kevin Wixted. Le fauteuil est vendu entre 1.049 dollars et 1.299 dollars. L'acquéreur doit se procurer séparément écran TV et ligne téléphonique.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/010110/1/tvnq.html

Apple veut faire du Mac le centre de la "vie numérique"
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Steve Jobs, le directeur général d'Apple Computer, veut faire de la gamme Macintosh l'élément central du nouveau "style de vie numérique" (digital lifestyle) qui conduira à la renaissance de l'industrie informatique. S'exprimant à l'occasion de l'ouverture du salon Macworld, Jobs a également annoncé le lancement en mars du système d'exploitation OS X, qui devrait constituer le fondement d'une décennie de développement dans le domaine du logiciel et avec lequel Apple espère compenser les pertes annoncées du premier trimestre 2001. "Nous ne pensons absolument pas que le PC ait entamé son déclin. Nous estimons qu'il évolue", a déclaré Jobs, promettant un retour en force de la marque après l'annonce en décembre dernier de ses premières pertes depuis trois ans. Il a par ailleurs dévoilé le nouveau Mac portable ultraplat, des ordinateurs aux performances améliorées plus aptes à concurrencer les architectures développées par Intel, une nouvelle gamme de logiciels dédiés au traitement du son et de la vidéo, ainsi qu'un graveur de DVD. "Nous sommes persuadés que le Mac peut devenir le centre de notre nouveau style de vie numérique", en pilotant musique, vidéo et le flot de données numériques qui envahit les foyers et les bureaux, a-t-il expliqué. Le système d'exploitation OS X sera commercialisé à partir du 24 mars prochain et équipera les ordinateurs de la marque dès juillet, a précisé Jobs. Au chapitre des logiciels, "iTunes", une application gratuite conçue pour faciliter le téléchargement de fichiers musicaux, la création de CD, la gestion d'une discothèque numérique et le transfert de morceaux compressés au format MP3 vers des lecteurs portables, a fait une entrée remarquée dans un secteur en plein essor. "La musique connaît actuellement une véritable révolution. Nous sommes en retard dans ce domaine mais nous allons combler ce retard d'un bond", a lancé Jobs, ajoutant que le lecteur-graveur de DVD "Superdrive" équiperait les machines cadencées à 733 Mhz.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/010110/2/tsnr.html

Violence juvénile et facteurs de risques
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

La mise en place de programmes destinés à réduire le temps passé devant la télévision ou les jeux vidéos permet de réduire les comportements agressifs ou violents chez les enfants. Ce résultat, qui provient d'une étude américaine menée pendant un an, soulève plus généralement la question du poids des différents facteurs de risques dans l'apparition de comportements violents chez les enfants. L'influence des médias sur le comportement des enfants a fait l'objet de nombreuses études. "Cependant, peu de solutions potentielles ont été évaluées", soulignent le Dr Thomas Rubinson (Université de Stanford) et ses collaborateurs. Publiée dans Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine, leur étude visait à mesurer les effets d'une diminution de l'utilisation de la télévision, des cassettes vidéos et des jeux vidéos. Un programme d'éducation de 6 mois a été mené auprès de 105 enfants américains scolarisés et âgés en moyenne de 9 ans. Ce programme était destiné à réduire le temps passé devant la télévision et les jeux vidéos. Un groupe contrôle était constitué d'enfants qui ne bénéficiaient pas de ce programme. Il était demandé aux enfants d'évaluer les comportements violents de leurs camarades avant et après la mise en place du programme et de décrire leur perception du monde. Les parents étaient également impliqués dans le programme et devaient signaler les comportements violents ou délinquants. Les comportements violents rapportés par les enfants (agressions physiques ou verbales) étaient moins fréquents chez ceux qui avaient suivi ce programme. L'avis des parents et d'observateurs semble confirmer cette tendance. Si les changements observés sont légers, ils n'en sont pas moins importants, soulignent les auteurs : "Même des effets légers ou moyens peuvent produire des bénéfices importants lorsqu'ils sont appliqués à une population dans un programme de santé publique". La réduction des comportements agressifs était généralement plus marquée chez les enfants les plus "violents" au début de l'étude. Un commentaire de cette étude, rédigé par le Dr James Garbarino (Université Cornell) souligne que la violence à la télévision est responsable de seulement 10 % des comportements agressifs des enfants et adolescents. "Il n'y a pas une cause

Caducée : [http://www.caducee.net/">à la violence], mais l'accumulation de facteurs de risque".

Caducée : [http://www.caducee.net/

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
Un acier cent fois plus résistant à la corrosion
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Une équipe du National Research Institute for Metals (NRIM) de la Science and Technology Agency (STA) au Japon, dirigée par Kazuyuki Sakuyara, a réussi a augmenter d'un facteur 100 la résistance à la corrosion d'un acier inox du commerce , le 316L, en réduisant sa teneur en phosphore de 260 ppm a 2 ppm. Le communiqué en anglais peut-être trouvé par le moteur de recherche du STA La technique utilisée par le laboratoire est à « creuset flottant froid », où le matériau destiné a la déphosphoration est maintenu en état de lévitation électromagnétique, rapporte le service scientifique de l'ambassade de France au Japon. Pour vérifier cette étonnante tenue, l'acier fut plongé dans un bain bouillant d'acide nitrique à 65%. Ce nouveau matériau pourrait ainsi être utilisé avec profit dans les équipements pour les industries chimiques ou nucléaires qui nécessitent une très bonne tenue a long terme des aciers dans des milieux très corrosifs. Une autre équipe de ce même laboratoire, dirigée par Saburo Matsuoka, a pu relier l'augmentation d'un facteur deux de la résistance a la fatigue des martensites ainsi obtenues, à leur structure microscopique. Les grains de carbure étaient, dans ce dernier cas, de taille très inférieure (quelques dizaines de nanomètres), et dispersés dans la matrice de façon beaucoup plus homogène, que dans les martensites traditionnelles. Ces deux travaux s'inscrivent dans le cadre d'un plus vaste programme, lance en 1997 par leNRIM, qui vise à doubler la résistance mécanique et la durée de vie des aciers.

Industries&Techniques : http://www.industries-techniques.com/

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Matière
Matière et Energie
Une mémoire holographique réinscriptible
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Un dispositif holographique original utilisant le niobate de lithium a permis a un groupe dirigé par Kenji Kitamura et constitue de deux équipes du NIRIM de la STA (National Institute for Research in Inorganic Materials, prochainement rebaptisé Substance and Material Research Organization) et de Pionneer Electronic Corp., de réaliser des enregistrements multiplex tri-dimensionnels permettant d'atteindre une capacité de l'ordre du Terabit sur une seule carte. 125 Megabits par point ont pu être enregistrés. De plus, le matériau peut être réinitialise sous ultraviolet. L'écriture est effectuée par la méthode des hologrammes bicolores, et la lecture nécessite seulement un éclairement a l'aide d'un faisceau de référence. Le matériau est réinscriptible. L'unité de lecture / écriture est elle-même de taille réduite (quelques centimètres de côtés).

St Japon : http://www.adit.fr

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Espace
Espace et Cosmologie
Découverte d'un immense amas stellaire dans l'univers
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Des astronomes américains ont découvert ce qui pourrait être la plus grande structure de l'univers visible: un immense amas de quasars et de galaxies situé à 6,5 milliards d'années-lumière de la Terre. La structure, qui comprendrait des milliards d'étoiles semblables au soleil, existait lorsque l'univers avait seulement un tiers de son âge actuel qui est de 10 milliards d'années. La lumière émise par l'amas a commencé son long voyage bien avant la naissance de notre système solaire. ''Nous n'avons rien trouvé de plus gros dans les manuels (d'astronomie)'', souligne Gerard Williger, qui a dirigé l'étude et l'a présentée lundi lors de la réunion de la Société américaine d'astronomie. Ce chercheur aux Observatoires nationaux d'astronomie optique travaille désormais pour la Nasa. La structure apparaît juste au-dessous du centre de la constellation du Lion. Elle s'étend sur une zone du ciel de deux degrés sur cinq, ce qui équivaut à quarante fois la taille de la pleine lune vue de la terre. ''Ce pourrait être une création du Big Bang'', estime Gerard Williger. La possibilité qu'une telle structure ait pu se former si vite après le Big Bang, met en question certaines théories traditionnelles de l'évolution de l'univers, souligne le chercheur. Il est en effet difficile d'expliquer comment la gravité a pu réunir un tel amas en un temps relativement court. Une nouvelle étude, qui porterait notamment sur la masse de l'ensemble, pourrait permettre d'y voir plus clair. La structure abrite au moins 11 galaxies et 18 quasars dans une zone où pour des raisons de densité, on s'attendrait à ne compter que deux ou trois quasars et peut-être quatre galaxies. Un quasar est une ''quasi-étoile'' qui a la particularité d'émettre un formidable volume d'ondes hertziennes, supérieur à celui d'une galaxie toute entière. L'équipe de Gerard Williger, utilisant le télescope de l'observatoire interaméricain Cerro Tololo, au Chili, a détecté indirectement les galaxies du superamas grâce à la lumière de quasars. Il y a d'autres amas dans l'espace, mais aucun aussi densément constitué que celui de la constellation du Lion, souligne l'astronome américain.

AP : http://fr.news.yahoo.com/010109/5/trc7.html

Trous noirs à l'horizon !
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Les trous noirs constituent un véritable défi pour les astrophysiens. Ces derniers ont en effet les plus grandes difficultés à prouver l'existence de ces montres cosmiques qui engloutissent la matière et la lumière des objets célestes qui se risquent trop près d'eux. Comme leur nom l'indique, les trous noirs n'émettent aucune lumière. Il est donc extrêmement difficile de les observer au télescope.C'est pourtant en étudiant des images prises par le télescope spatial Chandra X-Ray que les chercheurs du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics de Cambridge, dans le Massachusetts, ont réussi à apporter des preuves de l'activité des trous noirs. Ces astrophysiciens ont comparé les images de trous noirs avec celles d'étoiles à neutrons. Car lorsque qu'un objet céleste approche des uns ou des autres, son comportement diffère. Lorsque l'objet pénètre à l'intérieur d'un trou noir, il est aspiré vers son centre et disparaît aussitôt. Dans le cas d'une rencontre avec une étoile à neutrons, il est attiré en son centre mais ne disparaît pas : il émet d'intenses rayons de lumière avant d'exploser en libérant une importante quantité d'énergie. Les physiciens ont étudié le comportement de novae (des étoiles dont l'éclat peut s'accroître brusquement avant qu'elles ne s'éteignent lentement) situées à proximité de supposés trous noirs et d'étoiles à neutrons. À quatre reprises, ils ont constaté que la lumière émise par les novae disparaissait brusquement. Cette disparition met en évidence ce que les scientifiques nomment "l'horizon" des trous noirs, un terme qui désigne le point d'absorption de la matière et de l'énergie.

Brève rédigée par @RT Flash

CNN : http://www.cnn.com/2001/TECH/space/01/12/black.holes.ap/

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Premiers essais cliniques de vaccins contre le cancer du cerveau
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

En Grande Bretagne, un vaccin contre le cancer du cerveau vient d'être expérimenté sur deux femmes dans le cadre de la campagne de recherche sur le cancer (CRC) . Ce programme estime à 3000 le nombre de nouveaux cas annuels de cancer du cerveau et à 1.300 le nombre de décès provoqués par cette maladie chaque année. Ce vaccin vise à amplifier le système immunitaire des femmes contre le virus HPV, qui est responsable de la plupart des cancers du cerveau. Les essais portent sur 24 femmes de Manchester présentant toutes des lésions cervicales anormales. Ces femmes vont recevoir différentes doses de vaccin, et seront contrôlées six mois plus tard pour voir comment leur système immunitaire a répondu. Les résultats de cette étude sont prévus en 2002 et Henry Kitchener, professeur d'oncologie gynécologique à l'université de Manchester précise que " beaucoup d'espoirs reposent sur ce nouveau vaccin préventif contre le cancer du cerveau." " Si nous parvenons à développer un vaccin contre le virus HPV, cela sera un progrès considérable pour des femmes, en particulier dans le Tiers-Monde où le cancer du cerveau fait des ravages. " On estime que jusqu' à 50 % des femmes peuvent être atteintes par le virus HPV pendant leur vie. Dans la plupart des cas, il n'y a aucun symptôme évident, et HPV disparaît après quelques mois. Mais le virus peut rester indétectable dans le cerveau et se réactiver à tout moment. Le Professeur Jack Cuzick pour sa part, souligne l'intérêt de ce vaccin qui, selon lui, même administré longtemps après la contamination par le virus HPV, serait capable de renforcer suffisamment le système immunitaire des malades pour empêcher le cancer de se développer.

Brève rédigée par @RT Flash

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1114000/1114551.stm

La consommation de poisson ou d'acides gras omega-3 diminue le risque d'accident vasculaire cérébral global
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Une consommation importante de poisson ou d'acides gras polyinsaturés omega-3 est associée à une diminution du risque d'accident vasculaire cérébral global chez la femme, particulièrement pour celles ne prenant pas de l'aspirine régulièrement. Cependant, il n'y a pas d'association entre cette consommation et le risque d'AVC hémorragique. Les résultats de cette étude américaine sont parus dans le Journal of the American Medical Association. Quelques études prospectives ont montré une association inverse entre la consommation de poisson et le risque d'accident vasculaire cérébral (AVC). Cependant aucune étude n'a examiné la relation entre les sous-types d'AVC et la consommation de poisson et d'acide gras polyinsaturés omega-3. Afin d'étudier l'association entre consommation de poisson ou d'acides gras polyinsaturés omega-3 et le risque d'AVC, le Dr H. Iso et ses collaborateurs ont conduit une étude de cohorte prospective. Un total de 79.839 femmes âgées de 34 à 59 ans au début de l'étude (1980) ont été suivies pendant 14 ans. Les participantes n'avaient pas d'antécédent de maladie cardiovasculaire, de cancer, de diabète ou d'hypercholestérolémie et avaient répondu à un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires (incluant la consommation de poisson). Sur les 14 années de suivi (1.086.261 personnes-années), il y a eu 574 AVC : 119 cas d'hémorragie subarachnoïdienne, 62 cas d'hémorragie intraparenchymateuse, 303 AVC ischémiques (264 infarctus thrombotiques et 39 infarctus emboliques) et 90 AVC de type indéterminé. Comparé aux femmes qui consomment du poisson moins d'une fois par mois, celles qui en consomment une grande quantité ont un risque plus faible d'AVC global. Ainsi, le risque relatif d'AVC (ajusté par rapport à l'âge, au tabagisme, et à d'autres facteurs de risque cardiovasculaire) est de 0,93 (IC 95 % = 0,65-1,34) pour celles qui consomment du poisson 1à 3 fois/ mois. Ce risque est de 0,78 (IC 95 % = 0,55-1,12) pour celles qui en consommentune fois par semaine. Le risque relatif est de 0,73 (IC 95 % = 0,47-1,14) pour une consommation égale à 2 à 4 fois/semaine et il est de 0,48 (IC 95 % = 0,21-1,06) pour une consommation ≥ 5 fois/semaine. Une consommation 2 à 3 fois /semaine de poisson est associée à une diminution significative du risque d'infarctus cérébral thrombotique (Risque relatif = 0,49 ; IC 95 % = 0,26-0,93).

caducée : http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=1&idb=1851

Le vice caché du prion de levure
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Plus de vingt ans après les travaux de l'Américain Stanley Prusiner qui imagina le prion, le voile s'entrouvre sur les secrets de cette particule infectieuse du troisième type. Du mode de fonctionnement de la protéine prion, on ignore tout, ou presque. On sait un fait majeur: cette même protéine prion existe sous deux versions, l'une inoffensive, l'autre redoutable pour les tissus nerveux, provoquant alors des encéphalopathies spongiformes: variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, vache folle, tremblante du mouton... Ce qui fait la différence, c'est leur «repliement», leur structure spatiale. Mais jusqu'ici, nul n'avait réussi à visualiser cette organisation spatiale dont la modification est cruciale. Des chercheurs français viennent de franchir le pas: ils ont découvert la structure tridimensionnelle du prion de la levure (1). On sait depuis plusieurs années que ce micro-organisme produit une protéine qui se comporte comme les prions de mammifères: elle existe sous deux versions, distinctes par leur repliement spatial. «Sous sa forme anormale, on a constaté que le prion de levure s'assemble en fibres, explique Ronald Melki, responsable de ce travail au CNRS. Comme le prion humain pathologique.» Ce prion anormal est en outre capable de contaminer une levure saine. Autant de propriétés qui explique que cette protéine prion de levure, inoffensive pour l'homme, devienne un modèle pour l'étude de la formation des prions. L'équipe française a réussi, par cristallographie aux rayons X, à «voir» la forme normale du prion de levure. En attendant de la comparer à celle de la forme pathogène, ils ont déjà remarqué une région intrigante. Le prion normal comporte une petite région flexible, capable de tourner de 25°. Rien de surprenant puisque les protéines oscillent en permanence entre plusieurs formes sans pour autant être pathogènes. Mais les chercheurs s'interrogent. Cette partie flexible ne pourrait-elle pas être impliquée dans le redoutable changement de forme du prion? Et provoquer le basculement de la molécule «dans une forme d'où elle ne peut plus revenir et qui la pousse à s'agréger et former des fibres»? Pour en avoir le coeur net, les chercheurs vont tenter de modifier le prion de levure en éliminant la portion flexible suspecte. Ils sauront alors si, une fois amputée, la molécule perd son étrange aptitude à prendre une forme anormale. Dans ce cas, ils disposeraient d'une sérieuse piste pour tenter d'expliquer les causes de ce changement de forme si ravageur.

Libération :

http://www.liberation.com/quotidien/semaine/20010118jeuze.html

La France traîne à poser des défibrillateurs cardiaques implantables
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Les cardiologues ont dénoncé mardi l'important retard pris par la France dans le traitement de la mort subite, alors que la pose plus fréquente de défibrillateurs cardiaques implantables permettrait de sauver chaque année des milliers de vie. "Sur 50.000 morts subites annuelles, environ 10.000 sont dues à des contractions rapides et anarchiques du coeur (tachycardie ou fibrillation) qui pourraient être évitées grâce aux défibrillateurs", a indiqué le Pr Jean-Paul Fauchier, cardiologue au CHU de Tours et vice-président de la fédération française de cardiologie en présentant les XIèmes journées Européennes de la société française de cardiologie qui se tiennent à Paris de mercredi à dimanche. Petite merveille technologique, le défibrillateur cardiaque implantable a été mis au point en 1980 par le cardiologue américain Michel Mirowski. Depuis, au fil des années, il a perdu en taille mais gagné en résistance et en fiabilité. Miniaturisé à l'extrême, il se pose sous la peau, sans qu'il soit besoin d'ouvrir le thorax, et est relié au coeur par une sonde électrode intra-veineuse. L'appareil analyse en permanence l'activité du coeur et en régule constamment le rythme, grâce à de petites décharges électriques. Un avantage quand on sait qu'entre l'apparition des premiers symptômes et l'arrivée à l'hôpital, il peut s'écouler jusqu'à quatre heures et que les chances de survie de ces patients n'est que de 4 %. Selon son principal fabricant, le défibrillateur implantable est même capable de faire la distinction entre un changement de rythme provoqué par un effort de la vie courante ou un exercice sportif et une modification du battement qui, elle, risque de provoquer la mort. "Aujourd'hui, une étude démontrant l'intérêt de cet appareil serait refusée dans n'importe quel congrès tellement c'est évident", a souligné le Pr Fauchier. Les analyses de bénéfices ont toutes montré la pose d'un défibrillateur réduisait d'un tiers la mortalité des malades ayant déjà échappé à un arrêt cardiaque lié à un trouble du rythme par rapport à ceux qui prenaient seulement un médicament. En outre, le risque de mort des insuffisants cardiaques à "hauts risques" est réduit de moitié par la pose d'un tel appareil par comparaison avec les malades traités avec des médicaments régulant les troubles du rythme du coeur. Economiquement, les avantages ne sont pas négligeables non plus : "le défibrillateur permet de réduire de 90 % le nombre des hospitalisations de ces malades et, pour les 10 % restants, la durée de séjour est diminuée de moitié", affirme le Pr Fauchier. Selon ce cardiologue, le prix de l'appareil - 100.000 francs - est amorti en 18 mois alors que sa durée de vie excède maintenant cinq ans. Actuellement, la sécurité sociale ne rembourse pas ces appareils et leur pose est seulement assurée par les hôpitaux, sur un budget global qui n'est pas extensible. Cette situation fait que 90 % des installatations sont faites dans les hôpitaux publics, 10 % seulement dans les établissements privés, et que la France a pris un retard considérable sur ses voisins. Alors que les besoins estimés de la France seraient de 40 à 50 implantations par million d'habitants, la France n'en pose qu'une douzaine par million, guère plus que la Grèce, le Portugal ou la Belgique. Aux Etats-Unis, il s'en pose 125 par million d'habitants, et 50 en Allemagne. En France, un coup de pouce financier accordé par l'Etat sur deux ans à permis d'en poser 1.050 en 2000 et devrait permettre d'en implanter 1.400 cette année. "Mais cette aide n'est pour l'instant que temporaire", regrettent les cardiologues.

AFP :

http://www.afp.com/ext/francais/lemonde/sci/010116171129.ksjii0jp.html

Les puces à ADN : des applications pour la recherche de nouveaux antibiotiques
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Les puces à ADN sont devenues des outils largement utilisés dans le domaine de la recherche fondamentale mais également en cancérologie. Des travaux récents montrent que cette technologie trouve également des applications dans l'étude des effets globaux des antibiotiques.Le système des puces à ADN ("biochips" ou "micro-arrays") permettent le connaître rapidement le profil d'expression de plusieurs milliers de gènes en une seule étape. Appliqué à la cancérologie, ce procédé permet de d'identifier les gènes réprimés ou surexprimés selon le type tumoral, laissant envisager à terme un traitement personnalisé pour chaque patient. Des chercheurs de Hoffman-La Roche ont utilisé les puces à ADN pour étudier l'action globale de deux antibiotiques sur la bactérie Haemophilus influenzae. Les antibiotiques utilisés (novobiocine et ciprofloxacine) agissent sur la même cible bactérienne (DNA gyrase) mais selon des mécanismes différents. Les résultats montrent clairement que les deux antibiotiques modifient l'expression de groupes de gènes spécifiques et différents dont la fonction est inconnue ou supposée. Cette technique devrait permettre d'établir un nouveau type de classement des antibiotiques et aider au développement d'antibiotiques actifs sur des souches multirésistantes. Ces recherches ont été conduites par Gmuender et al. et ont fait l'objet d'une publication dans la revue Genome Research.

Caducée : http://www.caducee.net/

Les téléphones cellulaires ne provoquent pas de tumeur au cerveau, selon une étude américaine
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

L'utilisation de téléphones cellulaires ne provoque pas de tumeurs au cerveau, indique une étude publiée le 11-01-2001 dans le New England Journal of Medicine (NEJM). "Nos résultats ne soutiennent pas la théorie selon laquelle l'usage récent de téléphones cellulaires cause des tumeurs au cerveau", indiquent les auteurs de l'étude, travaillant notamment à l'Institut national du cancer (NCI). Les chercheurs ont examiné deux échantillons de près de 800 personnes, dont la moitié souffraient de tumeurs au cerveau. Comparés à ceux qui n'utilisaient jamais ou presque jamais de téléphones cellulaires, ceux qui s'étaient servis plus de 100 heures de ce type d'appareil avaient à peine une fois plus de risques de souffrir d'une tumeur: 0,9 fois plus pour un gliome, 0,7 fois plus pour un méningiome et 1,4 fois plus pour un névrome. Les auteurs de l'étude notent par ailleurs qu'il "n'y a aucune preuve que les risques soient plus élevés pour les personnes utilisant les téléphones cellulaires 60 minutes et plus par jour, ou pour celles qui s'en sont servis régulièrement pendant au moins cinq ans". Enfin, les tumeurs, lorsqu'il y en a eu, ne sont pas apparues de manière disproportionnée du côté de la tête où le téléphone était tenu en général par l'utilisateur. Les chercheurs soulignent toutefois en conclusion que les résultats de leur étude "ne sont pas suffisants pour évaluer les risques chez les personnes qui utilisent très souvent ces appareils sur une longue période".

Brève rédigée par @RT Flash

New England Journal of Medicine :

http://www.nejm.org/content/2001/0344/0002/0079.asp

Hypertension et diabète sont associés au déclin des fonctions cognitives
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Les personnes d'âge moyen souffrant de diabète et d'hypertension artérielle ont un risque plus élevé de voir leurs fonctions cognitives décliner, selon une étude américaine parue dans Neurology, le journal scientifique de l'Académie Américaine de Neurologie. Afin de réaliser une série d'évaluation neuropsychologiques visant à détecter les facteurs vasculaires associés au déclin des fonctions cognitives, une étude longitudinale, multicentrique et multiethnique a été entreprise par le Dr. D. Knopman de la Mayo Clinic à Rochester et ses collaborateurs. Un total de 10.963 personnes (8.729 sujets de race blanche et 2.234 individus de race noire), âgés de 47 à 70 ans, ont effectué deux séries de tests cognitifs séparées par une période de 6 ans. Les auteurs ont comparé deux tranches d'âge : ceux dont l'âge était inférieur à 58 ans et ceux qui avaient 58 ans et plus. La présence d'un diabète au début de l'étude est associée à un déclin plus important des fonctions cognitives pour les deux tranches d'âges étudiées. Par contre, la présence d'une hypertension artérielle est également associée à une diminution de ces fonctions mais cette association n'est vraie que pour la tranche d'âge ≥ 58 ans. Quel que soit la race, les auteurs n'ont pas trouvé de différences importantes dans les résultats. Enfin, le rapport au tabac, l'épaisseur de la paroi de la carotide, une hyperlipidémie et une médication par des anti-inflammatoires non-stéroïdiens ne sont pas associés au déclin des fonctions cognitives. Les auteurs en concluent que l'hypertension et le diabète sucré sont positivement associés au déclin des fonctions cognitives dans la population d'âge moyenne. Des programmes visant la prise en charge de ces affections avant l'âge de 60 ans pourrait diminuer le problème de la dégradation à un âge avancé de ces fonctions.

Caducée : http://www.caducee.net/breves/Default.asp

La Grande Bretagne entre dans l'ère de la chirurgie assistéé par robot
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Le système pilote de micro-chirurgie robotique Da Vinci, déjà exploité avec succès dans un certain nombre d'opérations cardiaques aux Etats-Unis, se démocratise !Ce système est constitué de minuscules bras robotiques permettant les mouvements chirurgicaux les plus microscopiques et des incisions grandes comme des trous de serrure. Il devrait être utilisé pour la première fois en Grande Bretagne avant la fin de cette année... Ce dispositif contrôlable d'une pièce voisine ou même d'un hôpital à distance, permet au chirurgien d'éviter tremblements manuels, fatigue excessive (en lui évitant d'être penché pendant des heures au-dessus du malade) et gestion plus minutieuse de l'opération. Il évite au patient un temps d'intervention chirurgicale prolongé...et lui offre par contre une diminution de son temps d'hospitalisation, une convalescence accélérée, une opportunité d'avoir de minuscules incisions et de réduire les possibilités de complications post -opératoires. Sachant que des milliers de personne à travers le monde ont besoin de dérivation ou de pontage coronarien, ce système a encore de beaux jours devant lui !

Brève rédigée par @RT Flash

BBC :

http://news.bbc.co.uk/hi/english/health/newsid_1106000/1106597.stm

Le gène impliqué dans la nutrition du maïs en fer a été identifié
Samedi, 20/01/2001 - 00:00

Le gène impliqué dans la nutrition du maïs en fer a été identifié par des scientifiques français et américains, découverte qui pourrait trouver des applications en agronomie et nutrition humaine, annonce la revue Nature à paraître jeudi. Ce gène, le "yellow stripe 1" (ys1/"bande jaune 1"), situé sur le cinquième chromosome du maïs, constitue une clef essentielle pour la compréhension des mécanismes moléculaires de la nutrition des plantes en fer, expliquent les auteurs de cette étude dirigée par Catherine Curie. Famille de plantes produisant la plupart des graines de consommation courante (maïs, blé, riz...), les graminées synthétisent dans le sol des petites molécules, les phytosidérophores, qui forment un complexe avec le fer. Ce complexe est reconnu et importé dans la racine précisément par l'ys1. Grâce à ce "transpondeur membranaire", le fer est assimilé et rend les plantes résistantes à la chlorose ferrique, déficience nutritionnelle qui atteint les plantes non graminées cultivées sur des sols calcaires. Plusieurs laboratoires dans le monde cherchaient à l'identifier en raison de son aptitude à rendre plus résistantes également les non-graminées (vigne, arbres fruitiers, légumes...). On pourrait ainsi augmenter le rendement des cultures, notamment sur les sols calcaires qui représentent un tiers des terres arables du globe, et répondre aux carences en fer de 30 % de la population mondiale. Huit gènes homologues du gène ys1 ont été découverts chez l'arabette des dames (Arabidopsis thaliana), plante proche des oléagineux comme le colza et modèle des généticiens, par ailleurs premier végétal dont le génome vient d'être entièrement décrypté. Cependant, relèvent les chercheurs, ces plantes ne synthétisent pas les phytosidérophores et intègrent le fer par un autre mécanisme. La fonction de ces gènes chez les non graminées reste donc à découvrir. Ces travaux sur le gène ys1 ont été menés, d'une part, au Laboratoire de biochimie et de physiologie des plantes à Montpellier (CNRS, INRA, Université Montpellier-2 et Ecole nationale supérieure d'agronomie) et, d'autre part, dans les départements de biologie de l'Université du Massachussetts, à Amherst, et de l'Université Yale à New Haven (Connecticut).

AFP :

http://www.afp.com/ext/francais/lemonde/sci/010117190635.sihefkhw.html

Nature : http://www.nature.com/nature/journal/v409/n6818/

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