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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 511
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 02 Avril 2009
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Egalement dans ce numéro
TIC
Orange prépare un service de news TV, radio et presse en ligne
Jura : le tableau numérique interactif entre à l'école
Bruxelles demande aux entreprises des TIC de réduire leur empreinte carbone
Matière
Fruges, premier site éolien de France
Une école qui produit de l'électricité à partir de l'énergie solaire
Les fermes solaires françaises veulent se faire une place au soleil
Le carburant de l'avenir : rouler grâce aux... déchets
Terre
Climat : l'Amérique enfin de retour
Climat : l'Europe doit se préparer à souffrir dans les années à venir
Vivant
Du sang sur mesure grâce à la génétique !
Commencer le sport tardivement prolonge l'espérance de vie.
Une super-pilule contre le risque cardiaque
Lancement d'une étude de l'air intérieur de 150 écoles et crèches
Une piste de traitement pour la trisomie 21
Recherche
Véhicule électrique : un consortium pour regrouper les initiatives
Le paquebot écolo du futur sera français
Edito
Les nanotechnologies vont révolutionner le stockage de l'énergie



L'essor des véhicules électriques bute encore sur les batteries actuelles qui, malgré de réels progrès, ne contiennent pas assez d'énergie pour faire rouler sur de longues distances nos voitures et nécessitent en outre de longs temps de rechargement. Mais les nanotechnologies sont en train de révolutionner les solutions de stockage embarqué d'électricité. Plusieurs laboratoires dans le monde travaillent sur des nanocondensateurs électrostatiques, qui augmentent par dix la capacité de stockage du classique condensateur électrostatique. Avec ce dispositif, il sera bientôt possible de stocker et de distribuer efficacement l'électricité récoltée grâce aux moyens alternatifs (solaire, vent etc.).

Gary Rubloff, directeur du NanoCenter de l'Université du Maryland, souligne que cette technologie offre "une haute densité d'énergie, d'une forte puissance et d'un rechargement rapide qui sont essentiels pour notre énergie future". Le chercheur insiste sur le fait qu'il s'agit d'une technologie pour la production de masse. Le but étant de réussir à appliquer des milliards de nanostructures dans une batterie. À long terme, il prévoit que la même nanotechnologie sera utilisée pour offrir une nouvelle façon de stocker les énergies renouvelables destinées à l'alimentation énergétique des usines. Mais également de pouvoir faire face à une demande croissante en énergie propre.

D'après des chercheurs du MIT, il sera bientôt possible de fabriquer à un coût raisonnable des batteries de téléphone ou d'ordinateurs qui se rechargent en quelques dizaines de secondes, tout en étant plus petites et plus légères. La technologie qu'ils ont mise au point ne change pas drastiquement des batteries actuelles que nous utilisons, les batteries Lithium Ion. En effet, le matériau utilisé est le Lithium Fer Phosphate, LiFePO4 et l'approche ne requiert que de simples changements dans le procédé de production de ce matériau déjà bien connu. Tout ça joue en faveur d'une commercialisation qui ne prendrait pas plus de deux ou trois ans, selon le responsable de la recherche Gerband Ceder.

Comme toutes les batteries Lithium Ion, le LiFePO4 absorbe et délivre de l'énergie par l'extraction simultanée et respectivement l'insertion d'ions Li+ et d'électrons. Ainsi, la capacité à fournir de la puissance et à se recharger dépend de la vitesse de déplacement des ions Li+ et des électrons à travers l'électrolyte et à travers le matériau des électrodes.

Les simulations faites par les chercheurs Byoungwoo Kang et Gerbrand Ceder montrent que les ions et les électrons se déplacent intrinsèquement vite, donc la limite à leur déplacement rapide dans les batteries actuelles se situe autre part : ils ont mis en évidence que les particules chargées se déplacent dans des sortes de tunnels à travers le matériau, dont les entrées et les sorties se situent sur la surface. Si les particules ne sont pas en face de ces entrées, elles ne peuvent pas se déplacer. Le LiFePO4 nanostructuré permet d'obtenir une mobilité importante des ions et électrons en surface du matériau. Un prototype de batterie de ce type pourrait se charger en moins de 20 secondes, contre 6 minutes avec un matériau non modifié.

La plupart des batteries commercialisées sont faites de Lithium Cobalt, mais le LiFePO4 ne souffre pas de surchauffe, ce qui a déjà entraîné la destruction d'ordinateurs portables ou autres baladeurs mp3. Même s'il est peu cher, le LiFePO4 n'a pas jusqu'à maintenant retenu l'attention car le Lithium Cobalt peut stocker plus de charge pour un poids donné.

Cependant, les chercheurs ont découvert que leur nouveau matériau ne perd pas sa capacité de charge avec le temps alors que les batteries standard ont une durée de vie plus limitée. Cela signifie que l'excès de matériau nécessaire pour les batteries standards pour compenser leur dégradation avec le temps ne sera plus nécessaire, rendant les batteries plus petites et plus légères avec des performances de charge et de décharge très importantes. Charger des batteries en quelques secondes au lieu de plusieurs heures va permettre un changement des habitudes quotidiennes, et donc permettra de nouvelles applications technologiques. En effet, la vitesse d'évolution de l'électronique est limitée par la capacité des batteries. Seulement 360W sont nécessaires pour charger une batterie de téléphone portable de 1Wh en 10 secondes.

Par ailleurs, cette technologie pourrait également bouleverser l'automobile : décharger une batterie en quelques secondes, c'est disposer de la puissance immédiate qui fait défaut aux véhicules électriques actuels. La charger en quelques minutes au lieu d'y passer la nuit permet d'envisager sereinement de longs trajets ; encore faut-il, bien entendu, que le réseau électrique fournisse une puissance suffisante pour permettre cette charge rapide.

En effet, 180kW sont nécessaires pour charger une batterie de 15kWh (batterie pour véhicules hybrides électriques) en cinq minutes, ce qui implique l'utilisation de stations d'énergie électriques pour recharger les voitures hybrides électriques. Certains constructeurs ont cependant déjà investi dans des batteries à charges rapide. Utilisant la technologie d'Altair Nanotechnologies, Phoenix Motorcars a construit un prototype de voiture électrique, autonome sur 160 km, pouvant être rechargée en seulement 10 minutes. Selon Ceder, de telles batteries pourraient être sur le marché d'ici trois ans.

On voit donc que les nanotchnologies, qui sont déjà en train de bouleverser la médecine, la biologie et l'électronique vont également permettre des ruptures technologiques décisives dans les domaines tratégiques de l'énergie et des véhicules propres.

Dans ce contexte, on ne peut que se réjouir du lancement, il y a quelques jours, du projet GIANT -Grenoble Isère Alpes NanoTechnologies, dont l'ambition est de faire de MINATECH un pôle scientifique mondial équivalent au célèbre MIT américain. Ce projet GIANT, qui est porté par les acteurs scientifiques et universitaires de la région, a été lancé en 2006, sous l'impulsion de Jean Therme, directeur du CEA (commissariat à l'énergie atomique) Grenoble.

Il repose sur l'alliance d'acteurs locaux du secteur de la recherche, des grandes écoles et des universités et du monde industriel (grandes entreprises tout autant que start-up), autour de trois axes : les micro et nanotechnologies, les nouvelles technologies de l'énergie et les biotechnologies. GIANT rassemble aujourd'hui 6 000 chercheurs et 6 000 étudiants. Les objectifs visés, à six ans, consistent à atteindre 8 000 chercheurs, 10 000 étudiants, 5 000 publications et 350 brevets par an, avec un budget annuel de 1 milliard d'euros.

Jean Therme, initiateur du projet et directeur du CEA Grenoble, a par ailleurs annoncé un futur "Minatec" de l'énergie qui devrait réunir 3000 chercheurs sur 100000 m2. Il aura vocation à soutenir la production de capteurs solaires, à élaborer les véhicules à basse consommation et à développer une filière de la batterie.

La France, qui a su développer un pôle de compétence et d'excellence de niveau mondial dans ce domaine des nanotechnologies, doit absolument poursuivre et accroître son effort au cours des prochaines années car il ne fait à présent plus de doute que les nanotechnologies vont permettre, dans cinq secteurs clés, l'environnement, les sciences de la vie, les technologies de l'information, l'énergie et les transports, des sauts technologiques majeurs.

René Trégouët

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat


TIC
Information et Communication
Orange prépare un service de news TV, radio et presse en ligne
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

C'est une sorte de Google News, le son et la vidéo en plus. Orange Labs vient de dévoiler ce que sera 24/24 Actu, un service en ligne d'agrégation d'actualités issues des plus grands médias français. Dans un communiqué, l'opérateur indique que le service permettra de « disposer immédiatement de l'ensemble des sources (TV, radio et presse en ligne) relatives au traitement d'un événement ...] et de bénéficier d'un poste d'observation complet, afin de se forger sa propre opinion ».

Vingt-quatre médias se sont associés à cette initiative, dont les chaînes BFM TV (*), Euronews, France 24, les radios BFM (*), Europe 1, Radio France, RMC, RTL et RFI et enfin les sites de La Tribune, L'Equipe, Le Monde...

Le site sera lancé le 15 avril prochain, d'abord en phase de bêta-test. L'ouverture à tous les internautes est prévue dans les prochains mois, le temps de peaufiner le service et de lui trouver un modèle économique satisfaisant pour les médias participants.

On se souvient que Google News avait suscité la colère des éditeurs au moment de son lancement, Google se refusant à rétribuer ces derniers et jugeant que le trafic renvoyé sur leurs sites était une juste compensation de la reprise de leurs contenus.

Orange avait une autre raison de collaborer étroitement avec les médias. Comme Google News, 24/24 Actu est censé hiérarchiser, sans intervention humaine, les actualités en fonction des sujets et de critères comme la fraîcheur de l'info. Mais pas seulement. Les reportages vidéo seront indexés et même chapitrés « avec accès direct au bon sujet » grâce aux informations fournies par les médias d'origine. Orange voit même plus loin. L'opérateur évoque ainsi le recours à des dispositifs de reconnaissance vocale et faciale pour classer encore plus finement les actualités.

[OINet

Jura : le tableau numérique interactif entre à l'école
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

« Qui vient faire ce croquis de paysage au tableau ? » Devant l'empressement de ses élèves, Claire Dupanloup, professeur d'histoire-géographie au collège Jules-Grévy, à Mont-sous-Vaudrey, glisse, comme pour les excuser : « Les sixième sont toujours enthousiastes... »

Mais quelques mètres plus loin, la classe de 3eB, en cours de mathématiques avec Gérard Goillot, affiche le même emballement devant un exercice sur les équations. À première vue pourtant, pas de quoi réjouir des ados de 15 ans. Sur le tableau blanc, les variables se succèdent. C'est justement ce tableau, bien éloigné de son ancêtre à craie, qui séduit les élèves. Car il est interactif. Et donc ludique. « C'est marrant, ça donne plus envie de travailler. Du coup, on apprend plus facilement », témoigne Pierrick. « On s'en sert comme d'un tableau classique, mais avec la facilité de revenir en arrière, d'enregistrer ce que l'on fait, de reprendre là où on en était la semaine précédente », explique l'enseignant. Grâce à une petite tablette, il peut même corriger les exercices depuis le fond de la salle.

Car plus qu'un simple tableau blanc relié à un vidéo projecteur, celui-ci a l'avantage de permettre une véritable interactivité, en offrant la possibilité d'utiliser toutes les fonctions habituelles d'un ordinateur. « Ça aide à suivre les matières que l'on n'aime pas trop. J'aimerais bien qu'il y en ait un en cours de SVT ! », s'exclame Indiana, 11 ans, en sixième.

Ecrire, dessiner, colorier, effacer, lire des vidéos ou naviguer entre le cours et des sites internet qui s'y rapportent... Avec le tableau interactif, tout devient possible. « J'aime bien, on peut faire beaucoup de choses, s'extasie Clément, 11 ans. Ça donne envie d'aller au tableau ! » « C'est sûr qu'après avoir connu ça, on n'a plus envie de retrouver nos vieux outils », renchérit Claire Dupanloup.

Au collège Jules-Grévy, deux salles de classe sont dotées de ce dispositif. Mais le principal, Patrice Trombone, rêve de devenir « établissement pilote » dans le Jura en équipant les treize autres le plus rapidement possible. Pour cela, il compte sur l'appui du député Jean-Marie Sermier, venu visiter le collège et séduit par ces tableaux interactifs. « Nous espérons obtenir une subvention qui pourrait nous permettre d'équiper toutes les salles dès la rentrée prochaine », confie le principal, qui estime le coût d'une telle opération à 26 000 euros.

A Mont-sous-Vaudrey, ce sont en fait des parents d'élèves qui sont à l'origine de ce projet. « Au début, l'idée était d'alléger le poids des cartables en projetant simplement les cours à l'aide de vidéo projecteurs dans les classes, afin d'éviter aux élèves d'avoir à apporter leurs manuels scolaires », raconte Claire Marshall, représentante de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). « De fil en aiguille, le projet a pris une tout autre dimension. » Sur l'ensemble du Jura, l'académie a financé l'achat d'une trentaine de ces tableaux interactifs.

Progrès

Bruxelles demande aux entreprises des TIC de réduire leur empreinte carbone
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Appelant de ses voeux un « New Green Deal » pour relancer la croissance en Europe, la Commissaire européenne à la Société de l'information, Viviane Reding, souhaite que les entreprises des secteurs de l'information et des nouvelles technologies montrent l'exemple en matière de réduction de leur empreinte carbone. Dans un message, elle leur demande de la diminuer de 20 % d'ici à 2015.

Un objectif que Bruxelles va également fixer à chacun des 27 pays membres d'ici à 2015, sachant que pour le moment, malgré de précédentes initiatives en la matière, on s'achemine au mieux vers 13 % de réduction à cette date.

Selon Viviane Reding, les secteurs de l'IT ont un grand rôle à jouer. D'une part, via la fourniture aux constructeurs immobiliers de systèmes de contrôle intelligents pour le chauffage, la ventilation, l'air conditionné et la lumière dans les nouveaux bâtiments, afin de mieux contrôler ces dépenses énergétiques, qui représentent 40 % de la consommation totale d'énergie en Europe.

D'autre part, en développant l'e-commerce et le télétravail, afin d'éviter des déplacements qu'elle juge inutiles ; Viviane Reding rappelle que le transport des biens et des personnes compte pour 30 % de la consommation énergétique au sein de l'Union Européenne. Elle suggère aussi aux citoyens et aux entreprises de l'UE des outils pour surveiller leur consommation et, le cas échéant, permettre de la réduire.

Enfin, la Commission européenne va lancer une consultation à l'échelle du continent pour sensibiliser les citoyens. L'objectif est multiple : recueillir des suggestions en matière de réduction de l'empreinte carbone, faire bon usage des « technologies vertes » et promouvoir le Green IT.

ZDNet

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Matière
Matière et Energie
Fruges, premier site éolien de France
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Le montage du plus grand parc éolien on-shore de France est en voie d'achèvement. Il comptabilise 70 éoliennes installées sur 16 sites dans le canton de Fruges, pour une puissance totale de 140 mégawatts, ce qui permettra d'alimenter 150 000 foyers. C'est le groupe Ostwind, entreprise familiale allemande, qui a été choisi par la communauté de communes en 2002 pour mettre en forme ses ambitions de projet éolien. Le chantier a démarré en janvier 2006 et deux ans plus tard, les habitants assistaient à l'inauguration du parc, avec 35 éoliennes achevées.

Aujourd'hui, c'est 60 machines de 65 à 85 mètres de haut qui ont été levées, dont 49 produisent déjà de l'électricité. « Le chantier est allé assez vite, même si nous sommes soumis aux aléas de la météo. Paradoxalement, il ne faut pas de vent pour lever une éolienne ! » souligne Fabrice Moebs, manager du projet. Ostwind a bénéficié du soutien de l'Apave, spécialiste français de la maîtrise des risques, pour les contrôles de sécurité, d'études des sols et de respect des cahiers de charges. L'entreprise allemande espère mettre les 70 éoliennes en production d'ici juillet 2009. Par contre, silence radio sur le coût total de l'opération, même si elle évalue la mise en service d'une machine à 3 millions d'euros. Le projet rapportera chaque année à la communauté de communes 2,5 millions d'euros de taxe professionnelle.

EM

Une école qui produit de l'électricité à partir de l'énergie solaire
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Une école qui produit de l'électricité à partir de l'énergie solaire. C'est une première dans l'agglomération rochelaise, et c'est à la commune de Périgny que revient cette palme honorifique, qui témoigne d'un engagement dans la voie d'un développement durable. Le maire de Périgny, Guy Denier, se réjouit de cette initiative : « On se doit de trouver des solutions durables en matière d'énergie renouvelable, c'est dans l'air du temps. D'autant que d'autres projets sont en cours de validation dans la commune. »

Cent panneaux photovoltaïques ont déjà été installés sur les toits de l'école maternelle, située en face de Palmilud. Au total, 300 panneaux verront le jour sur une étendue de 313 mètres carrés. Les travaux reprendront pendant les vacances scolaires d'avril et devraient être finis à la rentrée. L'opération aura été plus que bénéfique puisqu'elle aura permis de rénover une toiture à la peine et de s'équiper de moyens dernier cri.

Avec une durée moyenne d'ensoleillement comprise entre 2 000 et 2 300 heures par an dans la région, l'initiative semble promise à une belle réussite. « À terme, les panneaux photovoltaïques représenteront une puissance totale de 32 kilowatts, soit l'équivalent de la consommation électrique d'une centaine de foyers », explique Martial Édouard, le responsable de Batener Systèmes, l'entreprise de Saint-Médard-d'Aunis spécialisée dans l'énergie écopositive qui a installé les panneaux. L'entreprise exposera ces nouvelles technologies à l'occasion d'un après-midi dédié à l'énergie solaire, pour expliquer aux minots la puissance de feu du soleil et l'intérêt de développer les énergies renouvelables.

SO

Les fermes solaires françaises veulent se faire une place au soleil
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Hérault, Charente-Maritime, Aude, Alsace... Ces derniers mois, les projets de fermes photovoltaïques se multiplient dans l'Hexagone portés par des opérateurs d'électricité, mais aussi des promoteurs indépendants. Un engouement qui pourrait permettre de combler le retard français en matière d'énergie solaire.

C'est une véritable fierté locale. Mise en service par EDF Energies Nouvelles en 2008, la ferme photovoltaïque de Narbonne (Aude) constitue la plus grosse unité de production solaire en France. Installée sur un terrain de 23 hectares mis à disposition par la ville de Narbonne, elle déploie 80 000 m² de panneaux solaires pour une puissance de sept mégawatts, soit la consommation annuelle de plus de 4 200 habitants. Un record national qui pourrait s'avérer bien éphémère pour les narbonnais. La commune de Montendre (Charente-Maritime), et ses 3 117 âmes, a en effet décidé en février de se lancer à son tour dans un projet de grande centrale solaire, en s'inspirant de l'expérience menée dans l'Aude. Prévue pour 2010, l'unité envisage les 8,8 mégawatts pour un investissement de 36 millions d'euros, assuré là encore par EDF.

Une initiative qui s'explique notamment par un ensoleillement annuel estimé à près de 2 300 heures dans le département. A tel point, que même les privés s'y mettent. Nouvelle venue sous le soleil charentais, la société Séchilienne Sidec étudie ainsi l'installation de parcs dans le pays royannais. Première cible : le secteur de Breuillet. D'ici quelques années, l'entreprise pourrait réaliser sur ses fonds un parc de 165 000 panneaux photovoltaïques sur une superficie de 35 hectares pour un investissement de 48 millions d'euros. De quoi couvrir les besoins électriques de 13 300 personnes et ramener dans les caisses de de la communauté d'agglomération de Royan-Atlantique près de 560 000 euros de taxe professionnelle. Un véritable don du ciel.

Cette dynamique d'installation se confirme aussi du côté d'EDF Energies Nouvelles qui s'est récemment félicitée d'avoir gonflé sa capacité solaire mondiale en 2008 de 0,9 à 20,8 mégawatts. De bons chiffres qui ne masquent pas pour autant le retard français dans la course au soleil. Un voisin comme l'Allemagne truste ainsi près de 50 % d'une puissance mondiale solaire estimée à 9,1 gigawatts en 2007. Tandis que le Japon, les Etats-Unis ou encore l'Espagne se positionnent aussi sur l'énergie solaire.

Sur ce marché, le nerf de la guerre reste le tarif de rachat de l'électricité photovoltaïque. En France, le prix du kilowattheure est ainsi fixé à 30 centimes avec une majoration de 15 centimes si l'installation est intégrée à un bâtiment. Une mesure qui permet de poursuivre le développement d'une énergie qui représente moins d'1 % de la production d'électricité mondiale.

CTR

Le carburant de l'avenir : rouler grâce aux... déchets
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Dans la campagne bucolique de l'Estrie, une usine, banale en apparence, révèle aussitôt qu'on y pénètre une structure fascinante, haute de cinq étages et hérissée de tuyaux, de roues, de cadrans : une bioraffinerie. Une poignée d'hommes et de femmes s'affairent en son ventre à produire le carburant de l'avenir, un pétrole vert fabriqué à partir... d'anciens poteaux électriques !

L'usine de démonstration d'une dizaine de millions de dollars située à Westbury, près de Sherbrooke, marque un point tournant pour Enerkem. Elle concrétise la vision du professeur Esteban Chornet d'utiliser des matières organiques, peu importe que cette biomasse soit urbaine, forestière ou agricole, pour les transformer en carburant ou en produit chimique, le tout à une échelle industrielle. En gros (on vous épargne les détails techniques), il suffit, par exemple, d'utiliser le contenu du sac de poubelle pour le transformer en gaz. Celui-ci est ensuite synthétisé en éthanol. On peut aussi utiliser de la paille, du bois, des algues, etc.

Des chercheurs partout dans le monde se livrent une course effrénée afin de trouver une solution pour remplacer les hydrocarbures par d'autres substances pour fabriquer de l'énergie. Enerkem, une compagnie québécoise se trouve dans le peloton de tête.

Deux sociétés de capital risque américaines viennent d'y investir. La compagnie a un contrat de 25 ans avec Edmonton pour la transformation de déchets domestiques en biocarburant. Beaucoup de municipalités, qui discutent avec Enerkem, n'attendent pas que cette technologie verte fasse ses preuves.

On sait déjà que l'éthanol cellulosique contribue à la réduction des gaz à effet de serre en utilisant des matières premières qui produiraient du méthane lors de leur enfouissement et en se substituant, dans les voitures, au pétrole.

L'idée n'est pas totalement originale, le Japon et le Suède ont une expertise en la matière, mais le procédé d'Enerkem est plus écologique, puisqu'il utilise une approche thermochimique. L'usine sera autosuffisante sur le plan énergétique, en prélevant l'énergie à même le processus de transformation des déchets.

À Westbury, l'usine s'est installée à côté d'une scierie qui débite les poteaux électriques usagés. La scierie utilise le centre pour tailler des madriers, le reste, contaminé aux produits chimiques, est déchiqueté et acheminé dans l'usine par convoyeur. Les contaminants sont décomposés par gazéification ou neutralisés.

Cette technique de gazéification se distingue aussi par le peu d'eau qu'elle requiert en comparaison de la méthode traditionnelle de fermentation. Les matières résiduelles de l'opération servent ensuite d'agrégat pour le ciment ou la brique. Quant au CO2 qui résulte de l'opération, il est capté dans des bonbonnes pour une utilisation industrielle. Selon un rapport indépendant sur le cycle de vie, le processus global permet une réduction nette de plus de trois tonnes de CO2 par tonne de déchets traitée.

CP

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Climat : l'Amérique enfin de retour
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

L'envoyé spécial de l'administration Obama, Todd Stern, a rappelé à Bonn, où s'ouvrait la première session de négociations sous l'égide de la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (CNUCC), que sans la Chine notamment le résultat ne serait pas à la hauteur des alertes scientifiques sur la gravité du réchauffement. "Nous sommes engagés de toutes nos forces et avec ferveur dans le processus de négociation" du nouvel accord, a assuré M. Stern, remarquant qu'entre sa délégation et celle "d'avant", il s'agissait d'un "changement complet".

"Nous ne doutons pas du changement climatique, nous ne doutons pas de l'urgence, nous ne doutons pas du défi qui nous attend", a-t-il déclaré devant la presse avant de s'adresser aux délégués de 175 pays réunis jusqu'au 8 avril. "Nous revenons à la table (de négociation) avec énergie et engagement (...) mais nous ne ferons pas tout tous seuls", a cependant annoncé Todd Stern, qui conduisait déjà la délégation américaine sous Bill Clinton, lors de la conclusion du protocole de Kyoto en 1997. "Nous ne pouvons pas chevaucher seuls le cheval blanc et tout régler", a-t-il ajouté, conscient des énormes attentes que son arrivée suscite.

La première phase d'engagement de Kyoto expire en 2012 et l'accord de Copenhague dont les négociations se dérouleront en décembre doit assurer la relève. Pour M. Stern, "l'enjeu fondamental sera de réfléchir aux actions que pourront conduire la Chine et les pays en développement" dans ce futur régime. Jusqu'à présent, seuls les pays développés sont soumis aux contraintes de réduction du Protocole de Kyoto (sauf les Etats-Unis qui ne l'ont jamais ratifié). Mais cette fois les grandes économies émergentes sont appelées à s'engager sur des politiques qui ralentiraient l'envolée de leurs émissions.

L'UE vise une baisse de -30 % en 2020, comparé à 1990, dans le cadre d'un accord ambitieux. Obama a annoncé qu'il entendait ramener en 2020 les émissions américaines à leur niveau de 1990, soit une baisse autour de 15 % comparé à aujourd'hui. En dépit de l'enthousiasme soulevé par la nouvelle administration américaine, ce chiffre est jugé trop timoré, notamment par les Européens.

"Si vous considérez notre objectif, comparé au scénario « business as usual » (ndlr: si on ne fait rien), on n'est pas loin des 30 %, et le coût pour les Etats-Unis n'est pas loin de ce que son objectif coûtera à l'UE", s'est défendu Todd Stern. Le plus haut responsable du climat à l'ONU, Yvo de Boer, a toutefois espéré des "clarifications, y compris de la part des Etats-Unis". Par ailleurs, l'ONU s'est félicitée de l'idée du "forum sur le climat et l'énergie", annoncée par M. Obama et qui réunira dès fin avril les principales économies de la planète.

Climat : l'Europe doit se préparer à souffrir dans les années à venir
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Sécheresses, inondations meurtrières, tempêtes : l'Europe va souffrir dans les années à venir du changement climatique, surtout les Etats du sud, et doit se préparer pour atténuer l'impact sur les populations, a averti la Commission européenne.

"Même si nous réduisons à zéro nos émissions de gaz à effet de serre, à ce stade, il n'est plus possible d'inverser la machine du changement climatique et ses conséquences sont irréversibles. Il devient donc urgent de se préparer", a prévenu le commissaire européen à l'Environnement Stavros Dimas au cours d'une conférence de presse. "Aucun pan de nos économies n'échappera à cela", a-t-il insisté.

"Les pénuries en eau affectent 14 de nos Etats, soit 100 millions de personnes. Depuis 1998, nous avons connu 100 grandes inondations qui ont fait plus de 700 morts, déplacé un demi million de personnes et causé pour 25 milliards d'euros de dégâts", a-t-il indiqué. "Ouragans, sécheresses, inondations, nous devons éviter que les extrêmes ne deviennent de plus en plus fréquents et graves", a-t-il insisté. Mais les efforts mis en oeuvre par les Européens risquent d'être insuffisants, a-t-il reconnu.

"Les scientifiques réunis récemment à Copenhague ont souligné que le réchauffement se poursuit à un rythme plus accéléré et leur message est qu'une réduction de 30 % des gaz a effet de serre pourrait ne pas suffire si nous ne voulons pas dépasser un réchauffement de 2 degrés celsius en 2050", a-t-il souligné.

L'UE s'est engagée à réduire ses émissions de 20 % en 2020 par rapport à leurs niveaux de 1990 et à porter cet effort à 30 % en cas d'accord international en décembre à Copenhague. Elle demande un effort comparable de la part des autres pays développés, mais pour l'instant, "aucun engagement n'a été pris", a regretté M. Dimas. Les Etats-Unis se proposent de réduire leurs émissions de 20 % par rapport à leurs niveaux de 2005, "ce qui n'est pas tout à fait ce qui a été prévu", car "cela signifie une réduction de 5-6 % par rapport à 1990", a noté M. Dimas.

AFP

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Du sang sur mesure grâce à la génétique !
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Des chercheurs de l'Etablissement français du sang (EFS) Alpes-Méditerranée sont parvenus pour la première fois à modifier génétiquement un groupe sanguin, une avancée qui va permettre de créer des échantillons de sang rare, a indiqué l'EFS, lors d'un point de presse. Au sein du laboratoire d'hématologie moléculaire, installé à Marseille et dirigé par Jacques Chiaroni, les Dr Claude Bagnis, Pascal Bailly et Sylvie Chapel ont réussi par transfert de gènes à modifier un groupe sanguin, en l'occurrence le groupe Kidd/JK, l'un des trente connus.

Grâce à cette découverte, il est désormais possible de générer artificiellement des échantillons de référence pour certains types de groupes sanguins très rares. "On modifie le groupe sanguin pour, à terme, créer des échantillons de sang dont on ne dispose pas", a expliqué le Dr Bagnis. Cela signifie que l'on est capable de "fabriquer du sang humain dont on choisit le groupe sanguin", a souligné le Pr Philippe de Micco, directeur scientifique de l'EFS.

Mais pour le moment, insiste ce dernier, il n'est possible d'en fabriquer qu'une infime quantité, juste suffisante pour réaliser les "réactifs biologiques" nécessaires à la réalisation des diagnostics de l'EFS. "C'est une étape mais on est encore très loin du compte, estime M. de Micco, interrogé sur la possibilité de créer un sang universel. Il ne faut surtout pas que les gens s'imaginent qu'ils n'ont plus besoin de donner leur sang". "Le don du sang reste incontournable pour encore longtemps, insiste le Dr Bagnis. Nous avons ouvert une porte mais cette porte donne dans un couloir avec d'autres portes".

A moyen terme, la création d'une "bibliothèque" des différents groupes sanguins pourrait servir à l'amélioration de la sécurité transfusionnelle. Cette étape essentielle entre le don du sang et son utilisation consiste à analyser la qualité du sang, détecter la présence éventuelle de virus et à déterminer la réaction du receveur (analyse immuno-hématologique).

GN

Commencer le sport tardivement prolonge l'espérance de vie.
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Les hommes très actifs à 50 ans gagnent deux à trois années de vie supplémentaires par rapport aux hommes peu ou pas actifs au même âge et une année par rapport aux hommes moyennement actifs. Le fait de démarrer l'exercice physique à 50 ans seulement ne semble pas modifier ce gain puisque, au bout de dix ans, les hommes devenus actifs tardivement arrivent à la même espérance de vie que les hommes actifs avant l'âge de 50 ans. Pratiquer une activité physique aurait alors un impact sur l'espérance de vie similaire à celui de l'arrêt du tabac.

L'étude a duré trente-cinq ans et a permis de suivre 2 205 hommes âgés de 50 ans en 1970. A cette époque, les participants ont rempli un questionnaire sur leurs activités physiques et loisirs afin de les classer dans des catégories de régularité. Des examens ont été à nouveau pratiqués à l'âge de 60, 70, 77 et 82 ans afin de mesurer les changements de pratique physique. Ces informations ont été corrélées avec d'autres informations, comme le poids, la pression sanguine, le taux de cholestérol, le fait de fumer et la consommation d'alcool.

Pour être désigné comme "très actif", un homme doit pratiquer au moins trois heures de sport ou de loisirs actifs (jardinage...) par semaine : c'était le cas de près de la moitié des hommes de l'étude, à 50 ans. Les hommes actifs, pratiquant par exemple la marche ou le cyclisme, comptaient pour plus d'un tiers des hommes étudiés. 15 % n'étaient pas du tout actifs. La cinquantaine est considérée comme un "âge charnière" pour la santé des hommes. De nouvelles recherches doivent désormais montrer si l'activité physique après 50 ans est aussi bénéfique aux femmes.

MS

Une super-pilule contre le risque cardiaque
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Nous estimons que la +Polypill+ (nom donné à cette pilule, ndlr) a probablement le potentiel de réduire les maladies cardiaques de 60 % et les attaques cérébrales de 50 %", a estimé devant la presse le Dr Salim Yusuf, du Population Health Research Institute de l'Université McMaster (Ontario), coauteur de cet essai clinique baptisé TIPS (The Indian Polycap Study). Cette étude a été présenté lors de la 58e conférence annuelle de l'American College of Cardiololy (ACC), réunie à Orlando (Floride, sud-est).

"L'idée que les gens pourraient prendre une simple pilule pour réduire les risques cardiaques multiples suscite beaucoup d'exaltation car cela pourrait révolutionner la prévention des maladies cardio-vasculaires", a-t-il ajouté. L'étude, également publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, a été conduite en Inde avec 2.053 participants âgés de 45 à 80 ans et financée par le laboratoire indien Cadilla Pharmaceuticals, qui n'a eu aucun rôle dans la collecte des données. Il s'agit du premier essai clinique pour évaluer la tolérance d'un tel traitement combiné et déterminer s'il entraîne ou non une diminution notable du risque cardiovasculaire, ont expliqué les chercheurs, parmi lesquels figure le Dr Prem Pais du St John's Medical College à Bangalore en Inde, coauteur.

Durant une période de trois mois, ces cardiologues ont comparé les effets de la Polypill avec huit autres médicaments sur la tension artérielle, les taux de cholestérol ou encore le rythme cardiaque.

La pilule contient de faibles doses de trois médicaments contre l'hypertension (12,5 milligrammes de thiazide, 50 mg d'atenolol et 5 mg de ramipril) ainsi que 20 mg de simvastatin, un anticholestérol, et 100 mg d'aspirine, un anticoagulant, ont indiqué ces médecins.

Ils ont constaté une réduction importante du taux de mauvais cholestérol (LDL), de la tension artérielle et de la fluidité sanguine, soit un risque moindre de formation de plaque dans les artères ou de caillot. Les effets secondaires ont été les mêmes avec la Polypill qu'avec chacun des composants pris séparément.

Notant que la Polypill avait été très bien tolérée par les participants de l'étude, le Dr Yusuf a souligné que "cet essai clinique a été la première étape cruciale pour concevoir et conduire des essais cliniques étendus pour confirmer ces résultats". "Cette étude suscite l'espoir car la Polypill, en conjonction avec des efforts pour améliorer le régime alimentaire et encourager l'exercice, pourrait un jour réduire fortement le fardeau des maladies cardiovasculaires dans le monde", a estimé le Dr Christopher Cannon, un cardiologue à l'Université Harvard (Massachusetts, nord-est) dans un éditorial publié dans le Lancet.

Les pathologies cardio-vasculaires ont fait 17,5 millions de morts en 2005 dans le monde, soit 30 % du total, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Le faible coût de cette pilule s'applique parfaitement aux pays en développement qui comptent pour 80 % des cas, a noté le Dr Yusuf.

AFP

Lancement d'une étude de l'air intérieur de 150 écoles et crèches
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

La qualité de l'air intérieur va être mesurée cette année dans 150 écoles et crèches, a annoncé la secrétaire d'Etat chargée de l'Ecologie, Chantal Jouanno, dans une déclaration au Parisien. Pour savoir quel type de polluants nos enfants respirent au quotidien, nous allons lancer cette année une enquête dans 150 écoles et crèches", a-t-elle déclaré. "A terme, nous vérifierons la qualité de l'air intérieur dans 300 établissements accueillant des publics sensibles (crèches, écoles, maternités...), a précisé la ministre.

Dans le cadre du deuxième Plan national Environnement Santé (PNSE 2), qui sera présenté prochainement avec la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, "nous interdirons les produits (colles, vernis, solvants et désodorisants ...) contenant les substances les plus nocives", a indiqué Mme Jouanno.

En outre, "nous rendrons obligatoire l'étiquetage des matériaux dans lesquels se trouvent des composés organiques volatiles potentiellement dangereux", a-t-elle ajouté. L'Observatoire de la qualité de l'air intérieur mène régulièrement des études faisant apparaître une concentration importante de certains polluants liés aux colles, vernis, peintures etc... à l'intérieur des locaux, y compris scolaires. L'Observatoire recommande de renouveler l'air en aérant les pièces aux heures où l'air extérieur est le moins pollué.

AFP

Une piste de traitement pour la trisomie 21
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Il y a tout juste cinquante ans, le professeur Jérôme Lejeune démontrait l'origine génétique de la maladie également appelée syndrome de Down ou mongolisme. Elle est due à la présence de trois chromosomes au lieu de deux sur la 21e des 23 paires de chromosomes qui composent le génome humain. Le séquençage de ce chromosome effectué en 2000 a permis aux chercheurs de passer au crible les centaines de gènes qu'il contient avec l'espoir de déterminer ceux qui parmi eux pouvaient être en partie responsables de la maladie.

Dans leur étude, Jean Delabar et ses collègues ont retenu le gène de la Dyrk1A, l'une des rares enzymes codées par le chromosome 21 présente dans le cerveau. Elle était un candidat idéal car on savait que sa présence en trois exemplaires peut à elle seule entraîner chez la souris comme chez l'homme un trouble du développement cérébral et de l'apprentissage comparable à celui des personnes atteintes de trisomie 21.

Pour réduire l'activité excessive de Dyrk1A, les chercheurs ont eu recours à un produit naturel et inoffensif très concentré en un inhibiteur de cette enzyme, le thé vert. Son utilisation s'est avérée efficace. La consommation quotidienne d'infusion de thé vert dès leur gestation a éliminé chez les souris malades tous leurs symptômes neurologiques. «Notre objectif est maintenant de confirmer cet effet du thé vert sur des modèles de souris plus proches de la trisomie 21 humaine», précise Jean Delabar. Chez l'homme, des études de toxicité devront d'abord être effectuées, car l'enzyme ciblée joue un rôle important dans le développement et le fonctionnement cérébral.

«Ce résultat est très encourageant, estime Jacqueline London, professeur dans le même laboratoire et présidente de l'Association française pour la recherche sur la trisomie 21 (AFRT). Grâce à ce travail et à d'autres également récents, nous disposons maintenant de plusieurs pistes pharmacologiques sérieuses pour influer le cours de la maladie et arriver à freiner l'instauration des handicaps.»

Grâce aux soins dont elles bénéficient, la longévité des personnes atteintes de trisomie 21 ne cesse de progresser en France et peut maintenant atteindre 70 ans. L'objectif des familles comme des chercheurs est de leur permettre de s'intégrer au mieux au sein de la population au lieu de les cantonner en établissements spécialisés. «Un traitement qui permettrait aux personnes trisomiques d'atteindre un QI de 70-80 serait déjà un progrès considérable, souligne Jean Delabar, car il leur permettrait de mener une vie autonome.»

PLOS

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Recherche & Innovation, Technologies, Transports
Véhicule électrique : un consortium pour regrouper les initiatives
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc Chatel a indiqué au Sénat, que le Pacte automobile permettra de "regrouper les initiatives" françaises en matière de véhicule électrique dans "un consortium". Aujourd'hui, des industriels réfléchissent, travaillent sur le véhicule électrique, mais il n'y a pas de mutualisation. Ces initiatives sont dispersées", a observé M. Chatel. Il a souligné que "le Pacte automobile prévoit de coordonner les actions et les initiatives au niveau national". "Nous allons, via un consortium, regrouper ces initiatives pour avoir une vraie solution de véhicule électrique française", a-t-il déclaré.

Pour M. Chatel, "on ne peut pas imaginer que la France (...) n'ait pas de solution électrique dans les années qui viennent". Le secrétaire d'Etat a rappelé qu'un "groupe de travail sur les infrastructures" d'alimentation électrique a été mis en place. La crise économique "ne doit pas masquer les problèmes structurels" du secteur marqués par "un changement d'attitude des consommateurs" qui optent pour des véhicules moins polluants, a-t-il souligné.

M. Chatel a assuré que la sous-traitance automobile "mobilisait toute l'action" du gouvernement et affirmé que les mesures du pacte automobile "sont à la hauteur" face à la crise, lors d'un débat ouvert par le sénateur socialiste du Loiret Jean-Pierre Sueur.

AFP

Le paquebot écolo du futur sera français
Vendredi, 03/04/2009 - 00:00

Les Chantiers de l'Atlantique, n'en finissent pas de surprendre. Ils ont présenté un paquebot d'un genre nouveau : le paquebot écolo. Le navire, baptisé Eoseas, est l'une des constructions imaginées par STX dans le cadre du programme Ecorizonmené depuis deux ans. L'objectif de ce programme est de trouver des solutions écologiques pour ces paquebots devenus de vraies villes flottantes et dont le marché ne cesse de croître.

Le Eoseas, long de 305m, est un pentamaran, c'est-à-dire qu'il dispose de cinq coques. Doté de cinq mâts, il offre 12440 m² de voiles semi-rigides et peut, avec des vents soutenus, avancer uniquement sous voile. Par vent faible, les voiles contribuent à 10 % de l'apport énergétique pour propulser le navire.

Autre innovation, ce paquebot "vert" est doté d'une centrale de trigénération au Gaz naturel liquéfié (GNL) avec stockage innovant du GNL, un système avancé de récupération de la chaleur, un traitement des eaux usées et une valorisation énergétique des déchets.

Un système de lubrification à air sous la coque fait par ailleurs gagner 17 % au niveau des frottements et fait donc réaliser des économies de carburant.

Outre la propulsion révolutionnaire, l'Eoseas présente des caractéristiques innovantes pour sa constuction, réalisée avec des matériaux récyclables ; et pour la gestion de l'énergie. Ainsi, le bâtiment - comme les plus récents gratte-ciel - dispose d'une double peau et de panneaux solaires. STX a d'ores et déjà déposé cinq brevets pour son paquebot du futur. Le navire, qui embarque 3311 passagers et 1089 membres d'équipages, pourrait voguer sur les mers d'ici 3 à 5 ans. Il devrait coûter 30 % de plus qu'un paquebot conventionnel.

LD

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