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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 224
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 03 Janvier 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
Internet est devenu un outil usuel dans les foyers américains
L'ART critique le projet de loi sur l'économie numérique
H.264 : les vidéos en qualité DVD sur Internet?
Les mails vidéo, bientôt en prime-time sur internet ?
Un robot miniature prêt pour l'exploration de Mars
Des DVD de 100 Go pour 2003 et de... 1500 Go pour 2010
Terre
Changements climatiques et paludisme : des liens inquiétants
Vivant
Vers la coloscopie "virtuelle"
Des ARN interférents contre le VIH
Prendre en charge les besoins spirituels du mourant
Des cellules souches congelées se conservent parfaitement pendant 15 ans
Des souris développent des cellules de rein d'homme et de porc
Des cellules du système nerveux cultivées à partir de moelle osseuse
Une étude suédoise questionne le darwinisme
Recherche
La Chine parie sur le train à sustentation magnétique
Edito
ARN : Le vrai gouvernement de la vie



Dans mon éditorial du 28-10-2002 intitulé "Une nouvelle révolution de la biologie", j'avais souligné l'importance de la découverte du mécanisme baptisé "ARN interférents", qui permet de "mettre en veille" certains gènes pathogènes responsables du déclenchement de graves maladies. Des travaux américains avaient en effet révélé l'existence de minuscules fragments d'informations génétiques, présents dans les cellules sous la forme d'ARN - la molécule qui traduit l'ADN en protéines - capables d'"interférer" dans la lecture de l'information biologique contenue dans l'ADN. (voir lettre 210 http://www.tregouet.org/ lettres/rtflashmail.asp?theLettre=236). Longtemps considéré comme secondaire dans le domaine de la recherche sur la cellule, l'ARN, un des deux acides nucléiques cellulaires, joue donc aussi un rôle dans l'expression des gènes, le développement embryonnaire et peut-être dans le cancer. Dans son édition du 20 décembre, le magazine "Science" salue cette avancée qui figure en tête du palmarès des plus grandes découvertes scientifiques de l'année en biologie (voir le revue Science du 20-12-2002)http://www.sciencemag.org/cgi/content/summary/298/5602/2296?etoc.

On a longtemps pensé que le rôle de l'ARN, acide ribonucléique, se bornait à transcrire les informations contenues dans l'ADN qui, lui, détient les instructions génétiques de la cellule. Jusque-là, on savait que certaines formes d'ARN recueillent les instructions venant de l'ADN puis les délivrent aux organites cellulaires capables de fabriquer des protéines, où d'autres ARN suivent les instructions et assemblent les acides aminés en protéines. Mais de nouvelles recherches montrent que l'ARN pourrait être beaucoup plus impliqué dans le processus. Cet acide nucléique pourrait notamment jouer un rôle important dans la division cellulaire, lui permettant de se dérouler plus doucement. Il pourrait aussi servir à débloquer la machine quand des morceaux d'ADN se positionnent mal. Un arrêt du travail de l'ARN pourrait même jouer un rôle dans l'apparition d'un cancer : une fonction à laquelle les chercheurs s'intéressent, dans l'espoir de l'ajouter à la longue liste des cibles dans la lutte contre le cancer et bien d'autres maladies. Alors que leur mécanisme d'action commence seulement à être exploré, ces ARN interférents ouvrent déjà de remarquables perspectives thérapeutiques puisqu'il y a quelques jours, des chercheurs américains de l'Institut de Technologie de Californie et du AIDS Institute de l'Université de Californie ont annoncé qu'ils étaient parvenus à protéger des lymphocytes T d'une infection par le VIH en introduisant dans ces cellules de courts ARN (voir article dans la rubrique médecine de ce numéro). "Science" salue par ailleurs les autres grands progrès effectués en matière de santé publique. La revue rappelle ainsi que, depuis le séquençage du génome humain en 2000, des chercheurs ont réalisé le séquençage du parasite du paludisme et celui du moustique qui le transmet. 2002 aura aussi vu le décryptage des génomes de la souris, du rat et d'une douzaine de microbes. Enfin, le 18 décembre dernier une équipe internationale annonçait le décryptage du génome du riz (voir @RTFlash 222). Dans un futur proche, d'autres séquençages sont prévus, notamment ceux du chimpanzé, du chien, de la vache et du poulet. Quant à la cartographie fine, complète et vérifiée du génome humain, elle devrait être terminée en 2004. Alors que la communauté scientifique s'apprête à célébrer en grand pompe à Lyon, en 2003, le cinquantenaire de la découverte de la structure de l'ADN par Watson et Crick, on mesure un peu plus chaque jour à quel point cette découverte a bouleversé la médecine et la biologie en nous ouvrant la porte sur un nouveau continent du vivant qui se révèle chaque jour plus vaste, plus riche et plus complexe, comme vient encore de le montrer une étonnante étude suédoise qui montre que l'expression de certains de nos gènes pourrait en partie dépendre de l'environnement (voir article dans la rubrique biologie de ce numéro). Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, l'homme commence à pouvoir agir sur les mécanismes communs fondamentaux qui gouvernent la vie dans son extraordinaire diversité. Face aux enjeux médicaux et biotechnologiques considérables que représentent les potentialités de la génétique et de la génomique, il est capital que notre pays consacre à ces recherches des moyens exceptionnels et en fasse un priorité absolue pour rester dans la compétition mondiale et maîtriser demain ces nouveaux outils qui révolutionneront la santé, l'agriculture et l'ensemble de l'économie.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
Internet est devenu un outil usuel dans les foyers américains
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Internet s'impose dorénavant comme une source essentielle d'information en matière de santé, de services publics et dans la préparation d'achats pour les foyers américains, selon une étude publiée le 30 décembre. Quelque 60 % des 2.000 personnes interrogées dans le cadre de cette enquête du centre de recherches Pew, du nom de la fondation Pew Charitable Trusts, disent utiliser le web régulièrement. Parmi ceux qui ont fait cette réponse, les deux tiers se sont mis à internet depuis trois ans et plus. Au moins 80% des internautes sondés en septembre et octobre disent chercher sur le web des nouvelles fiables, de l'information sur la santé et sur les services gouvernementaux. Presqu'autant (79%) disent chercher les sites susceptibles de leur apporter des informations sur un produit qu'ils comptent acheter. "Au fil des ans, les gens gagnent en expérience et en confort avec internet et ses possibilités", explique l'auteur du rapport, John Horrigan. "Les gens apprécient l'impressionnante offre d'informations en ligne et les nouveaux moteurs de recherches leur permettent de trouver ce qu'ils veulent", ajoute-t-il. Barry Wellman, un enseignant de l'Université de Toronto qui a écrit un livre sur le sujet, confirme que "le réseau des réseaux" est entré dans les habitudes de millions de Nord-Américains. "Il y a seulement cinq ans, internet passait pour quelque chose de très spécial, réservé à des privilégiés. Aujourd'hui, c'est systématiquement accepté dans la vie des gens, notamment chez les plus jeunes". Même si la diffusion d'internet reste encore faible dans certains pays, notamment là où l'accès au téléphone est limité, Caroline Haythornthwaite, une enseignante de l'Université de l'Illinois, co-auteur du livre de Wellman, affirme que les attentes du public constituent un puissant aiguillon pour l'expansion continue de la technologie.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/021229/85/2wrzc.html

L'ART critique le projet de loi sur l'économie numérique
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

L'autorité de régulation des télécommunications a critiqué dans un avis certaines des mesures prévues dans le projet de loi du gouvernement sur l'économie numérique, selon un communiqué. L'ART rappelle qu'elle avait été saisie pour avis sur ce projet et qu'elle avait formulé des observations lors de la séance de son collège le 3 décembre. Ces observations portent notamment sur le système juridique des services de communication en ligne et sur la mise en place d'un régime supplémentaire d'autorisation pour les systèmes satellitaires. L'ART relève que le texte présente les services de communication publique en ligne comme un sous-ensemble de la communication audiovisuelle. Or, la nature "mixte" de certains services internet peut "soulever des difficultés d'application" des mesures. C'est pourquoi l'ART "estime indispensable que le projet de loi délimite précisément les services de communication publique en ligne relevant de la législation audiovisuelle". L'Autorité indique en outre qu'elle émet un avis "totalement défavorable" sur la mise en place d'un nouveau régime d'autorisation par l'Agence nationale des fréquences pour les systèmes satellitaires. Le projet, s'il était adopté en l'état, "aurait pour conséquence d'instaurer un double mécanisme de régulation, qui serait source de complexité inutile, voire de contestations juridiques, au moment même où les nouvelles directives communautaires visent à harmoniser et à simplifier les régimes nationaux". Le projet de loi sur l'économie numérique, qui devait à l'origine être présenté avant la fin de l'année, vise à améliorer l'information des consommateurs, les règles régissant la publicité en ligne et la sécurité des échanges. AFP : http://fr.news.yahoo.com/021224/1/2wmv6.html

H.264 : les vidéos en qualité DVD sur Internet?
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

La compression vidéo vient de franchir un nouveau pas. L'International Telecommunication Union (ITU, organisme notamment chargé de standardiser les technologies en matière de réseaux de télécommunication) vient de valider un nouveau codec audiovidéo. Baptisé H.264/AVC (Advanced Video Coding), ou ISO/IEC 14496-10/MPEG-4 AVC, ce nouvel algorithme de compression/décompression intégrera le format vidéo MPEG-4 dans le courant de l'année 2003, probablement au deuxième trimestre. Selon ses concepteurs, un groupe d'experts américains et européens regroupés sous le nom Joint Video Team, il permettrait de réduire la taille des fichiers vidéo de 33 % de plus que ce qu'offrent les autres codecs. Une telle optimisation permettrait de diffuser en ligne des vidéos en qualité DVD plein écran à partir de liaisons de moins d'1 Mbits/s. Si les internautes qui disposent d'une telle connexion sont encore peu nombreux, le H.264 marque des points dans la compression vidéo puisque ce format utilise au final moins de ressources que ses "concurrents". Par ailleurs, le H.264 bénéficierait de capacités de récupération des données perdues propre au protocole IP. "Potentiellement", lit-on dans le communiqué de l'ITU, "cela pourrait permettre de diviser par deux les besoins en bande passante." Autrement dit, le H.264 pourrait offrir la diffusion en qualité DVD sur une liaison de type ADSL ou câble à 512 Kbits/s. Cependant, le H.264 se révèle plus gourmant que les formats actuels. Il nécessiterait deux à trois fois plus de puissance machine qu'avec le MPEG-2. Est-ce vraiment un problème quand les processeurs atteignent aujourd'hui les 3 GHz et les ordinateurs grands publics sont équipés de cartes graphiques surpuissantes? Quoi qu'il en soit, l'ITU ne réserve pas l'usage de l'H.264 au seul réseau Internet mais le destine à un ensemble de supports et de services. Ce nouveau codec permettrait ainsi de stocker plus de données sur l'actuel média DVD (une des politiques de développement du DVD Forum, voir édition du 6 mars 2002). Il pourrait également être exploité dans les services de visioconférence par Internet, sur postes fixes ou mobiles comme les téléphones. Bref, il ne reste plus au H.264 d'être adopté par les industriels. Vunet :

http://fr.news.yahoo.com/021224/35/2wm0u.html

Les mails vidéo, bientôt en prime-time sur internet ?
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Votre boîte de courrier électronique pourrait bientôt vous montrer famille ou amis vivant à l'autre bout de la planète serinant de sonores sérénades d'anniversaire, et vous devrez ce bonheur aux mails vidéo. Le lancement récent de services de mails vidéo (également appelés "v-mails" en anglais) bon marché permettant une meilleure compression des séquences filmées et la baisse des prix des webcams laisse imaginer un développement de ces messages multimédia dès 2003. "S'envoyer des photos est devenu une activité très très importante et c'est pourquoi je pense que (les mails vidéo) pourraient devenir une technologie très répandue", explique Jim Nail, analyste de Forrester à Cambridge, dans l'Etat du Massachusetts. Selon une étude publiée il y a peu par le cabinet de recherches Forrester Research, 94% des internautes envoient au moins un e-mail par semaine et 41% envoient des photos avec leur courrier électronique au moins une fois par semaine. Plusieurs fournisseurs d'accès à internet (FAI) parient sur le passage aux mails vidéo: AT&T WorldNet et Web TV, filiale de Microsoft aux Etats-Unis, BT Openworld en Grande-Bretagne ou encore Nifty, filiale du japonais Fujitsu ainsi que le portail internet Yahoo pour ne citer qu'eux. Quel que soit le service choisi, l'internaute devra s'équiper d'une webcam et d'un logiciel de mails vidéo. Certains FAI choisissent de facturer ce service sur une base mensuelle pour un nombre fixe ou illimité de messages multimédia. Par exemple, aux Etats-Unis, Video Express Email (www.videxusa.com) commercialise son service de vidéo illimité 6,99 dollars (euros) par mois. En choisissant l'abonnement annuel, à 99,99 dollars, l'internaute repartira avec une webcam offerte. D'autres, comme AT&T WorldNet et Yahoo, intègrent les mails vidéo dans leurs services de courrier électronique sans qu'il en coûte un centime de plus à l'internaute. Pour l'instant, America Online, premier fournisseur d'accès au monde, avec plus de 35 millions d'abonnés, réfléchit encore. Pour les spécialistes de l'internet, la messagerie instantanée couplée à la vidéo deviendra bientôt un service comme un autre. "Je pense que (ces services) vont faire leur entrée sur le marché et se développer pas mal", estime Fabrice Hamaide, P-dg de Talkway Communications, une société installée en Californie fournissant sa technologie de mails vidéo à neuf FAI, dont AT&T WorldNet. On compte à l'heure actuelle environ 100.000 abonnés aux services de "v-mails" de Talkway, précise-t-il. "Nous devrions assister à une très forte accélération sur ce marché au cours du deuxième semestre 2003". Selon Fabrice Hamaide, une fois qu'on y a goûté, il est difficile de se passer des mails vidéo. En moyenne, au cours du premier mois d'abonnement, un internaute envoie six mails vidéo. Mais dès le troisième mois, cette moyenne passe à 20, affirme-t-il.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/021221/85/2wifz.html

Un robot miniature prêt pour l'exploration de Mars
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Un petit robot d'une soixantaine de centimètres et qui ressemble à un barbecue miniature pourrait prochainement permettre de répondre à une question qui taraude depuis toujours les spécialistes des planètes: y-a-t-il ou y-a-t-il eu un jour une forme de vie sur Mars ?La sonde Beagle-2, ainsi baptisée en hommage au navire qui a transporté l'explorateur Charles Darwin vers des mers inexplorées en 1832, sera lancée depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan, le 23 mai prochain, à bord de la mission Mars Express de l'Agence spatiale européenne (ESA). Dans leur laboratoire de l'Open university, à Milton Keynes, près de Londres, les scientifiques britanniques mettent la dernière main à ce petit laboratoire de géologie qui ne mesure pas plus de 65 centimètres et pèse 68 kilos. "Il s'agit d'un appareil entièrement conçu pour répondre à une question fondamentale: y-a-t-il une forme de vie quelque part dans le système solaire", explique Colin Pillinger, professeur de planétologie dans cette université britannique, en présentant la semaine dernière à la presse la petite sonde. A l'intérieur de la sonde, se trouve un bras robotique qui supporte toute une série d'instruments -une caméra, un microscope, un spectromètre, un détecteur de rayons gamma- destinés à repérer un échantillon de sol adéquat. Une véritable petite taupe artificielle, qui peut évoluer dans un rayon de 5 mètres autour de Beagle-2, s'enterre sous le rocher ainsi repéré et récupère un échantillon pour analyse par le spectromètre de masse. But de l'opération; collecter des échantillons non soumis à l'érosion et aux agressions de surface. "Il s'agit d'un laboratoire de géologie robotisé très sophistiqué", explique le chef de la mission Mark Sims (Université de Leicester). "On en attend des résultats scientifiques de premier ordre, même s'il ne trouve aucune trace de carbone", ajoute-t-il. La mission Mars-Express s'inscrit dans la perspective des programmes lancés par l'ESA pour explorer le système solaire à l'aide de sondes automatiques, plutôt qu'en travaillant sur des vols habités particulièrement dévoreurs en investissements, soulignent les scientifiques britanniques. Colin Pillinger se montre discret sur le coût du programme Beagle, mais reconnaît un montant "aux alentours de 30 millions de livres" (45 millions d'euros, dollars). Les initiateurs du projet lorgnent d'ailleurs du côté d'éventuels parraineurs commerciaux. "Mais ce n'est pas ce que les gens pensent. Il n'y aura pas des autocollants partout sur la sonde comme sur une voiture de Formule-1", tempère le scientifique britannique. Dans l'immédiat, il est déjà prévu que le groupe de "britpop" Blur accompagne la sonde sur la planète rouge: une courte séquence de neuf notes a été enregistrée dans un studio londonien et servira de signal à toutes les communications de l'engin avec la Terre. Quant à la mire servant à la calibration des caméras, elle est l'oeuvre d'un peintre britannique en vogue, Damien Hurst.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/021224/202/2wm7g.html

Des DVD de 100 Go pour 2003 et de... 1500 Go pour 2010
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Membre du consortium Blu-Ray Disc, Sony accélère le lancement de la future génération de DVD. Il a passé un accord de production avec une société nippone spécialisée dans la fabrication des diodes laser. Le Blu-Ray Disc est un format qui, à partir d'un laser violet de 405 nanomètres, permet de stocker jusqu'à 27 Go par couche et par face d'un DVD. Le Blu-Ray Disc, évolution potentielle du format de DVD actuel, pourrait débarquer dans le commerce dès l'année prochaine. Sony aurait passé des accords de commercialisation de diodes laser "Blu-Ray Disc" avec la société Nichia en vue d'une distribution aux constructeurs dès le premier trimestre 2003. Nichia est spécialisée dans la fabrication des diodes à laser bleu-violet. Fruit du travail d'un consortium de neuf entreprises (Philips, Thomson Multimédia, Matsushita, Sony, Hitachi, LG Electronics, Pioneer, Samsung et Sharp), le format Blu-Ray Disc devrait offrir jusqu'à 27 Go de stockage par face et par couche (soit plus de 50 Go par face) sur un disque de 12 cm de diamètre. Mieux, il offrira des débits d'enregistrement jusqu'à 36 Mbits/s (contre 4,7 Mbits/s sur les DVD actuels) s'alignant ainsi sur les besoins professionnels de la vidéo. Laser violet d'une longueur d'onde de 405 nanomètres (contre 650 pour le laser rouge), le Blu-Ray Disc entre en concurrence avec une autre technologie développée par Nec et Toshiba. Chargé de définir les standards du DVD, le DVD Forumn'a pas encore tranché. De son côté, un groupe d'entreprises et d'universités japonaises va se lancer dans la mise au point d'un DVD de 1,5 téraoctet. Soit l'équivalent de plus de 80 DVD vidéo. Ce nouveau support exploitera une technologie de stockage en 3D. Attendu pour 2010, ce DVD nouvelle génération se veut compatible avec les lecteurs actuels. Le consortium constitué de Matsushita, Ricoh, Pioneer, Mitsubishi et trois universités japonaises, se lance dans le développement d'un DVD capable de stocker jusqu'à 1,5 To (1 500 Go de données). Soit l'équivalent de plus de 80 DVD actuels. Ce futur disque optique exploitera une technologie de stockage en 3D qui permet d'enregistrer les données sur plusieurs couches avec différents angles de lecture, et non plus uniquement dans deux dimensions comme c'est le cas actuellement. Seulement l'organisme, dont les recherches démarreront au printemps 2003, ne prévoit pas de finaliser ses travaux avant... 2010. A cette date, un DVD (ou autre support de stockage) d'un téraoctet de données s'affichera peut-être comme un standard. Sauf que le groupe de recherche a pour ambition de maintenir la compatibilité avec les lecteurs DVD actuels.

Vunet :

http://www.vnunet.fr/svm/actu/article.htm?numero=10505&date=2002-12-20 Vunet :

http://www.vnunet.fr/svm/actu/article.htm?numero=10510&date=2002-12-23

^ Haut
Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Changements climatiques et paludisme : des liens inquiétants
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Le réchauffement de la planète accroît-il aussi le risque infectieux dans des régions jusque là épargnées ? Oui, car il dérègle l'écosystème et facilite la prolifération des bactéries, virus et autres champignons microscopiques. Ainsi le paludisme voit-il sa zone de diffusion s'élargir...Selon le Dr Jonathan Patz, de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health aux Etats-Unis, l'augmentation du nombre de cas de paludisme en Afrique orientale doit être mise en parallèle avec le réchauffement observé depuis plusieurs décennies dans la région. Peut-être parce que «le paludisme est une des maladies les plus sensibles aux changements climatiques », en raison de la nature propre de son vecteur, le moustique... Les germes pathogènes qui étaient inoffensifs par températures fraîches, ou même éliminés par les conditions hivernales, peuvent désormais envahir de nouvelles régions et trouver de nouvelles victimes. Le réchauffement climatique par exemple, aurait été à l'origine à Hawaï d'une épidémie de paludisme... aviaire. C'est-à-dire parmi les oiseaux. Une situation plus qu'inquiétante, et qui concerne l'ensemble des pays de la planète. Destination santé : http://www.destinationsante.com/home.cfm

^ Haut
Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
Vers la coloscopie "virtuelle"
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Parmi les cancers, celui du côlon occupe la seconde place aux Etats-Unis en matière de mortalité. Selon l'American Cancer Society, environ 143 300 nouveaux cas auront été dépistés en 2002, dont 56 000 personnes en décèderont. Si 90% des patients peuvent être soignés définitivement à l'aide d'une coloscopie et de l'ablation des polypes, les deux tiers des personnes âgées de plus de cinquante ans ne se soumettent pas aux examens de routine nécessaires aux dépistage de cette maladie, principalement en raison de l'inconfort que ceux-ci entraînent. Baptisée "coloscopie virtuelle", une nouvelle méthode de dépistage, consistant en une radiographie, permet de détecter 90% des polypes dépassant la taille d'un centimètre et 75% des polypes moins importants. Ces résultats ont été obtenus lors d'une étude menée sur 600 patients par le San Francisco Veterans Administration Medical Center. Avec un coût se situant entre 500 et 1 000 dollars, cette technique "virtuelle" apparaît beaucoup plus économique que la coloscopie classique facturée entre 1 000 et 2000 dollars. Aujourd'hui, une équipe du Massachusetts General Hospital et de la Harvard Medical School à Boston travaille sur une coloscopie virtuelle ne nécessitant pas de purgatif mais utilisant une solution qui "marque" les restes d'aliments subsistant dans l'intestin afin de les distinguer des polypes. L'efficacité de cette technique est de 85 à 88% pour la détection des polypes d'un centimètre. Quant aux radiologues du New York Medical Center, ils cherchent encore à réduire l'exposition aux radiations provoquées par la coloscopie virtuelle.

WSJ 18/12/02 :

http://online.wsj.com/article/0,,SB1040152715736553353,00.html?mod=technology%5F...

Des ARN interférents contre le VIH
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Des chercheurs américains sont parvenus à protéger des lymphocytes T d'une infection par le VIH en introduisant dans ces cellules de courts ARN qui réduisent l'expression d'un corécepteur cellulaire du VIH. Les ARN interférents ou 'small interfering RNA (siRNA)' sont de courts ARN double brin long d'une vingtaine de nucléotides. Ils ont capables de réprimer l'expression des gènes selon un mode spécifique de leur séquence. Le mécanisme de cette interférence n'est pas totalement élucidé mais il présente un potentiel énorme en recherche pour sa capacité à éteindre l'expression d'un gène relativement facilement comparé à la construction de lignées transgéniques. De la même façon, les siRNA sont également étudiés dans un cadre plus médical où ils pourraient contrer efficacement l'expression de gènes d'agents pathogènes. C'est dans ce contexte qu'un groupe de chercheurs de l'Institut de Technologie de Californie et du AIDS Institute de l'Université de Californie présente des résultats qui semblent valider le principe de l'interférence par ARN dans la lutte contre le VIH. Ils ont utilisé un vecteur lentiviral afin d'introduire des siRNAs capables de contrer l'expression du récepteur CCR5 dans des lymphocytes T. L'expression des siRNA spécifiques a conduit à réduire d'un facteur 10 l'expression de CCR5 à la surface des lymphocytes T. Parallèlement, lors d'un test d'infection des lymphocytes par le VIH, les cellules traitées par siRNA étaient trois à sept fois moins nombreuses à être infectées par le virus.

PNAS : http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/232688199v1

Prendre en charge les besoins spirituels du mourant
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

La spiritualité est une grande absente des revues médicales (et chirurgicales) internationales, l'âme se prêtant mal aux règles de l'investigation scientifique. Une fois n'est pas coutume, un de nos confrères a choisi de se pencher publiquement sur les besoins métaphysiques de ses patients en fin de vie et nous livre ses réflexions. La dimension spirituelle de l'accompagnement à la mort peut être divine, mais aussi concerner la famille, la nature et tout engagement ayant conféré une valeur à l'existence. La menace de perdre ces valeurs crée la détresse spirituelle du mourant. La technologie médicale a tendance à occulter la problématique du mystère de la mort en ne se concentrant que sur les aspects médicaux, accroissant ainsi la détresse morale du moribond, qui perçoit sa désintégration imminente. Il est donc capital de restaurer l'image de son intégrité sociale et affective en se souvenant que la douleur peut être à la fois

physique, morale (anxiété), sociale (séparation) et spirituelle (crainte de mourir sans être pardonné par Dieu, ou fâché avec un proche..). Reconnaître tous ces types de souffrance est nécessaire à leur soulagement qui ne saurait être purement symptomatique. Un homme assailli par des angoisses métaphysiques ne peut être soulagé par des antalgiques et, parallèlement, il ne peut se mettre en paix avec Dieu s'il est en proie à des vomissements incoercibles. Le soignant doit s'enquérir des références religieuses du malade, et concourir à leur respect. La spiritualité est un composant essentiel du bien-être en fin de vie que le soignant doit aborder sans a priori et sans chercher à imposer son point de vue. « Mon commencement est dans ma fin », mais le mot « fin » signifie aussi bien terme qu'objectif vers lequel on tend (arriver à ses fins). L'homme parvenu au terme de sa vie peut considérer que la vie ne commence vraiment qu'à l'aube du dernier combat, en application du principe « en apprenant comment mourir, tu apprends comment vivre ». Une redéfinition de l'espoir est aussi utile à donner àlafamilleetaux amis éplorés. Tant que la vie a un sens, il y a espoir et c'est souvent cette déficience de sens qui est à l'origine du recours à l'euthanasie. Il faut dire aux sujets qu'ils sont en train de mourir pour les aider à quitter l'état de malade, et redéfinir l'espoir en termes adéquats avec les circonstances nouvelles; le soignant s'engage à les accompagner, à contrôler jusqu'au bout les symptômes désagréables, à assurer la réconciliation, le pardon et la mémoire, au besoin par la rédaction d'une biographie du mourant à partir de ses souvenirs enregistrés. Le soignant ne doit pas expliquer, mais comprendre, pas diagnostiquer, mais aider et témoigner. Il lui faut trouver des « ponts » pour communiquer avec certains malades difficiles et tenter de percevoir ce que le malade ressent, cette « empathie » étant l'alpha et l'oméga de ceux qui assurent les soins palliatifs.

Dr Jean Fred Warlin Journal International de Medecine : :

[http://visite:invite@www.jim.fr/abstract/data/bdc/base/1C/81/B3/CB/index.htmhtt... (avec l'aimable autorisation du Dr Sergyl Lafont - Directeur Médical - Laboratoires BioMérieux)

Des cellules souches congelées se conservent parfaitement pendant 15 ans
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Les cellules souches contenues dans le sang présent dans le cordon ombilical d'un nouveau-né peuvent se conserver, par congélation, en parfait état pendant au moins 15 ans, selon une étude rendue publique lundi aux Etats-Unis. Les auteurs de l'étude à paraître dans les Comptes rendus de l'Académie nationale des sciences (PNAS) concluent à l'intérêt de conserver, congelés, des cordons ombilicaux qui pourraient un jour être utilisés pour en prélever des cellules souches utiles pour traiter une maladie affectant son ex-propriétaire. Plus de 100.000 cordons ombilicaux sont à ce jours stockés dans des banques cryogéniques à travers le monde, selon les auteurs de l'étude menée sous la direction du Dr Hal Broxmeyer, de l'école de médecine de l'Université de l'Indiana, à Indianapolis. Ces résultats suggèrent que la durée de conservation des cellules souches dépasse largement la fenêtre de trois à cinq ans qui était jusqu'à présent jugée optimale par les spécialistes. Les cellules souches, adultes ou embryonnaires, sont considérées comme une piste d'avenir de la médecine réparatrice en raison de leur potentiel à produire tous types de cellules de l'organisme. Elles pourraient un jour être utilisées pour reconstituer des tissus attaqués notamment par le cancer, les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson. PNAS : http://www.pnas.org/papbyrecent.shtml

Des souris développent des cellules de rein d'homme et de porc
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Une équipe de chercheurs israéliens affirme avoir implanté sur des souris des cellules souches embryonnaires de rein d'homme et de porc qui se sont développées en petits reins semblant fonctionner. Les cellules souches de l'embryon peuvent produire différentes cellules au cours du développement du bébé. Mais le fait de recueillir ces cellules souches entraîne la mort de l'embryon, ce qui fait l'objet d'une polémique autour du procédé. Les chercheurs du Weizman Institute of Science ont donc utilisé des cellules issues d'embryons avortés, et non d'embryons vivants cultivés pour cet usage. Le travail de l'équipe dirigée par Yair Reisner suggère que des cellules souches similaires pourraient aussi produire des reins en état de fonctionnement si elles étaient transplantées chez l'homme, estiment les scientifiques dans l'article publié lundi sur le site Web du journal "Nature Medicine". L'équipe souligne que l'expérience n'en est qu'au stade pré-clinique et qu'il faudra plusieurs années avant d'envisager des applications pour l'homme. Elle précise aussi que les cellules souches humaines ont été obtenues à partir d'un embryon âgé de sept à huit semaines, tandis que l'âge idéal chez le porc semble être de trois semaines et demie à quatre semaines. Les cellules, si elles sont prises plus jeunes, se développent en structures rénales désorganisées, alors que, prises plus tard, le risque de rejet est accru. Le système immunitaire des cellules transplantées sur les souris avait été affaibli pour éviter un rejet de la greffe. Les reins transplantés étaient reliés au système sanguin de la souris mais produisaient de l'urine distincte de celle produite par les reins de la souris.

AP : http://fr.news.yahoo.com/021225/5/2wnb7.html

Des cellules du système nerveux cultivées à partir de moelle osseuse
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Des chercheurs américains ont réussi à cultiver des cellules du système nerveux à partir de cellules souches adultes extraites de la moelle osseuse, lors d'expériences sur des rats, selon une étude publiée aux Etats-Unis. Les chercheurs, qui présentent leurs travaux comme une première, expliquent que leur objectif à long terme est de déterminer si ces cellules souches neurales peuvent être transplantées à l'homme pour traiter les effets d'une attaque vasculaire cérébrale, une tumeur au cerveau ou les maladies d'Alzheimer et de Parkinson. Les résultats de l'étude sont publiés dans le numéro de décembre de la revue Experimental Neurology. Si ces résultats portent sur des rats, des données similaires ont été obtenues sur des tissus humains, affirme l'auteur principal des travaux, le Dr John S. Yu, qui co-dirige le programme d'étude des tumeurs au cerveau du Cedars-Sinai's Neurosurgical Institute à Los Angeles (Californie). Selon ces travaux, les cellules souches neurales cultivées ont pu produire des cellules nerveuses appelées astrocytes, neurones et oligodendrocytes. Les chercheurs ont établi que 48 heures après l'injection des cellules neurales dans les artères de rats affectés de lésions cérébrales ischémiques, les cellules transplantées ont atteint la partie du cerveau malade. Le but est de pouvoir un jour cultiver tous les types de cellules du système nerveux humain pour aller remplacer les cellules endommagées par différentes maladies neurodégénératives. Mais les différentes équipes qui travaillent dans ce domaine ont rencontré des difficultés à trouver une source de cellules souches capables de produire des cellules neuronales, sans avoir recours à des cellules souches embryonnaires, qui présentent un problème éthique car elles doivent être prélevées sur des embryons, provoquant leur destruction.

AP : http://fr.news.yahoo.com/021220/202/2wi3m.html

Une étude suédoise questionne le darwinisme
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Dis-moi ce que ton grand-père mangeait, et je te dirai si tu risques d'être cardiaque ou diabétique." La formule pourrait résumer les résultats surprenants d'une étude épidémiologique suédoise publiée récemment dans l'European Journal of Human Genetics. En étudiant la population d'une petite commune sur plusieurs générations, Lars Olov Bygren et ses collègues de l'université d'Umea, ont en effet mis en évidence un phénomène inattendu : l'abondance de nourriture disponible durant la petite enfance du grand-père est corrélée au risque pour son ou ses petits-fils de développer des maladies cardio-vasculaires ou un diabète. Pour nombre de généticiens, cette observation paraîtra choquante. Elle ressuscite en effet les thèses de Jean-Baptiste Lamarck (1744-1829), auteur d'une théorie de l'évolution des espèces stipulant que les caractères acquis par une espèce au cours d'une génération, par suite de l'influence du milieu dans lequel elle vit, étaient transmissibles à la génération suivante. Cette approche transformiste fut ensuite disqualifiée par les travaux de Darwin, pour lequel le moteur de l'évolution était la sélection naturelle due à la lutte pour l'existence. La génétique a depuis largement donné raison à Darwin. L'étude suédoise est donc intrigante. Elle montre que lorsque, avant son adolescence, l'aïeul avait bénéficié d'une grande quantité de nourriture, la mortalité par diabète était quatre fois plus élevée que la moyenne, tandis que, à l'inverse, une situation de famine ou de pénurie alimentaire durant cette période critique semble protéger les descendants directs des maladies cardio-vasculaire et du diabète. Ces phénomènes ont été mis en évidence grâce à l'étude de trois cohortes totalisant 320 individus nés en 1890, 1905 et 1920 dans la paroisse d'Overkalix, dans le nord du pays. Comment expliquer ces corrélations ? Les auteurs de l'étude écartent plusieurs hypothèses. Celle notamment d'un processus de sélection naturelle due à la famine, dont ils jugent improbable qu'il ait pu produire ses effets sur trois générations seulement. D'autant que les grands-pères mouraient en moyenne au même âge, quel que soit leur régime alimentaire durant l'enfance. Ils écartent évidemment les biais statistiques ou méthodologiques. On pourrait en effet se demander si des habitudes alimentaires particulières contractées durant l'enfance pourraient s'instituer en traditions familiales. Les statistiques restent de plus muettes sur les différences de statut social entre les familles étudiées."La suralimentation aurait pu se transmettre culturellement, reconnaît Lars Olov Bigren. Nous disposions seulement de données sur la nourriture disponible dans cette région reculée, mais pas sur les habitudes alimentaires des enfants, dont la transmission doit être faible." Les chercheurs suédois se concentrent sur une autre hypothèse qu'ils qualifient prudemment d'"analogie": les effets observés, qui se transmettent essentiellement sur la lignée paternelle, pourraient s'expliquer par des modifications induites par l'alimentation sur les gamètes mâles avant la puberté. Ils pourraient être liés au phénomène d'empreinte génomique, qui désigne le fait que certains gènes, selon qu'ils viennent du père ou de la mère, sont plus ou moins exprimés, voire parfois totalement silencieux. Ainsi, pour que les gènes se traduisent en protéines, il faut que les molécules d'ADN qui les constituent se déplient. Or un mécanisme - la méthylation - peut entraver ce dépliement. C'est, semble-t-il, le cas pour certains gènes impliqués dans le diabète. Se pourrait-il que la nutrition influe sur l'expression de ces gènes portés par la lignée mâle (dans les spermatozoïdes) et que ces modifications soient transmises aux générations futures ? Cette hypothèse, prudemment avancée par les Suédois, est explicitée par Marcus Pembrey, de l'University College de Londres, qui signe dans la même revue un commentaire dont le titre - "Il est temps de prendre l'héritabilité épigénétique au sérieux" - est en soi un programme. L'épigénétique, qui désigne des facteurs extérieurs à l'organisme susceptibles de modifier l'expression de son programme génétique, est déjà prise au sérieux : c'est même ce qui explique pourquoi les organismes pluricellulaires, dont toutes les cellules disposent d'un patrimoine génétique identique, l'expriment différemment pour former une grande variété de lignées et de tissus. A un autre niveau, l'influence de l'environnement et du mode de vie - tabac, nourriture - est manifeste dans l'apparition de maladies comme le cancer, qui peuvent avoir des composantes génétiques. Mais c'est de l'héritabilité de ces mécanismes, c'est-à-dire leur transmission d'une génération à l'autre, que les scientifiques se sont jusqu'à présent défiés."Une partie de la répugnance à accepter l'idée d'héritabilité épigénétique pourrait être liée à une méfiance vis-à-vis de toute hypothèse ayant un parfum lamarckien, écrit Marcus Pembrey. Mais la raison principale, c'est le manque d'observation convaincante chez l'homme et de mécanisme moléculaire plausible qui puisse être étudié expérimentalement." Marcus Pembrey présente cependant de tels mécanismes, récemment découverts, qui fonctionnent comme des commutateurs dans les cellules germinales masculines et sont sensibles à l'environnement - et que l'on pourrait qualifier de lamarckiens. Il rappelle que la maturation de ces cellules sexuelles s'accompagne de reprogrammations et que le facteur nutritionnel pourrait directement influencer la survie de lignées présentant un état épigénétique particulier."Une réplication indépendante des résultats suédois est nécessaire, conclut-il, mais ces observations devraient susciter des perspectives de recherche entièrement nouvelles."

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--303578-,00.html

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Recherche
Recherche & Innovation, Technologies, Transports
La Chine parie sur le train à sustentation magnétique
Samedi, 04/01/2003 - 00:00

Le pari, pour l'Allemagne et la Chine, est immense. D'abord, sur le plan technologique, c'est la première fois au monde que le train à sustentation magnétique sera exploité à des fins commerciales, et cela dès la fin 2003, après de longs essais. Ensuite, politiquement, le dossier est ultrasensible : le premier ministre Zhu Rongji a mis toute son autorité morale pour imposer ce système qui ne pourra jamais être rentabilisé par les Chinois s'il n'est pas suivi d'autres réalisations. Pékin veut, grâce à cette première ligne test, pouvoir comparer sérieusement les mérites du Maglev et ceux du TGV japonais Shinkansen, qui sont en concurrence pour relier d'ici à 2010 la capitale chinoise et Shanghaï (1 310 km) en moins de cinq heures. Pour les Allemands, qui sont de loin le premier partenaire économique européen de la Chine (leur commerce, en volume, équivaut à trois fois celui de la France), et qui ont massivement investi à Shanghaï, un incident ou un accident du Maglev ruinerait la réputation de l'ensemble de leur industrie. Dans ce climat à haute tension, les Chinois comme les Allemands refusent le moindre contact avec la presse, avant ce premier «vol» à dix millimètres au-dessus d'une poutre. Les piliers et les poutres du viaduc, longues de 25 mètres, supportant la voie, sont achevés, et forment un long serpent de béton suspendu à huit mètres au-dessus du sol. Dans le paysage grisâtre de la banlieue shanghaïenne, fait de canaux, de rizières et d'immenses bâtiments industriels, le viaduc suit vaguement le tracé de la voie routière qui relie l'aéroport à Pudong, la zone maraîchère transformée depuis vingt ans par les Chinois en vitrine du XXIe siècle. La ligne du Maglev apparaît presque naturelle, dans le décor de science-fiction de Shanghaï, où les autoroutes urbaines s'envolent partout dans le ciel. La Chine, avec cet engin qui devrait circuler à 430 km/h, s'est offert un joujou d'avant-garde, qui confortera son image de nouvelle grande puissance mondiale. Un joujou hors de prix. Le coût total de l'investissement a été réévalué à 1,2 milliard d'euros, soit 120 millions d'euros de plus que prévus lorsque le contrat a été signé, le 23 janvier 2001. Tout le matériel roulant - quinze voitures qui composent cinq «trains» - a été vendu par le consortium Transrapid International (Siemens et Thyssenkrup), au prix de 14,5 millions d'euros par voiture. Chaque convoi du Maglev comporte trois voitures, deux wagons motrices et au milieu un wagon passagers de 107 à 110 places. Le montant du génie civil est évalué à 500 M?. Le kilomètre de voie du Maglev se révèle trois fois plus cher que celui d'une ligne TGV (environ 5 M?). Les Chinois, aidés par des PME allemandes qui leur ont vendu leur savoir-faire, ont construit la voie. S'y ajoute une gare terminus futuriste de deux étages, qui comportera même un musée, située à Longyang Yu, en plein Pudong.

Figaro :

http://www.lefigaro.fr/sciences/20021230.FIG0135.html

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