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RTFLASH Recherche & Technologie
NUMERO 253
Lettre gratuite hebdomadaire d’informations scientifiques et technologiques
Créée par René Trégouët rapporteur de la Recherche et Président/fondateur du Groupe de Prospective du Sénat
Edition du 25 Juillet 2003
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Egalement dans ce numéro
TIC
L'internet à haut débit investit les zones rurales
Le Rhône va utiliser le Wi-Fi en zone rurale pour le haut débit
Le successeur du code-barre débarque aux Etats-Unis
Une e-Toile est née
Le marché mondial des PC progresse de 10 %
Avenir
De nouvelles mémoires à base de nanotubes
Matière
De nouvelles cellules solaires flexibles
Espace
Virgo, nouvel outil de recherche pour traquer les ondes gravitationnelles
Des vols habités pour Mars dès 2018?
Un "jumeau" de notre système solaire découvert à tout juste 90 années-lumière
Terre
Les Européens misent sur le marché pour faire vivre le protocole de Kyoto
Vivant
La télémédecine au secours des urgences
L'hypertension gagne du terrain
Bientôt, des médicaments venus du large
Se vacciner contre l'allergie
Une meilleure protection pour les enfants de mère séropositive
Un régime riche en graisses augmente le risque de cancer du sein
Manger de la pizza réduit le risque de certains cancers
Le premier greffé de la langue va bien
Quand les virus ne peuvent plus se cacher
Les malfaiteurs peuvent être trahis par leur odeur
Un organe artificiel externe au secours des insuffisants rénaux
Edito
Lutte contre le Sida : et si c'était rentable de dépenser beaucoup d'argent pour sauver les plus pauvres



On se souvient qu'à l'issue de la déclaration de Doha, fin 2001, les grandes firmes pharmaceutiques mondiales avaient accepté, sous la pression de l'opinion publique internationale, la mise en place d'un nouveau cadre juridique et commercial permettant aux pays les plus pauvres de fabriquer et de distribuer, à un prix beaucoup plus abordable, les nouvelles générations de médicaments contre le SIDA. Mais en dépit de cette avancée, et comme l'a montré de manière éclairante le Professeur Moatti à l'occasion de la Conférence internationale sur le SIDA, il subsiste un blocage persistant des Etats Unis au niveau de l'OMC pour empêcher les exportations de génériques par les pays incapables de les produire eux-mêmes. Pour lever cet obstacle très dommageable, il est donc essentiel, comme le souligne le Professeur Moatti, que parallèlement à des pris différenciés entre le nord et le sud, la compétition du marché soit étendue à tous les fabricants de médicaments satisfaisant aux normes de qualité. Mais au delà de cette mesure indispensable, il faut souligner la pertinence et l'originalité de l'approche économique défendue par le Professeur Moatti en matière d'évaluation du coût humain global du SIDA. Le Professeur Moatti souligne en effet que le recours massif à des médicaments antirétroviraux s'avère tout à fait rentable à terme dans les pays les plus pauvres. L'utilisation généralisée de ces médicaments antirétroviraux est d'un rapport coût-efficacité remarquable dans ces PVD, surtout si l'on considère le coût, en années de vie sauvées, soit des adultes touchés par le VIH, soit des enfants qui vont être protégés à la naissance de la contamination maternelle. Il existe en effet un nouveau traitement préventif associant deux molécules qui permet de faire tomber le taux de contamination des nouveaux nés de 30 % à 6 %. Le Professeur Moatti souligne avec force que les études économiques "orthodoxes" qui tentent d'évaluer l'impact du SIDA sur la croissance économique des pays pauvres ont presque toujours ignoré ou sous-estimé un facteur pourtant capital : la perte catastrophique du capital culturel, éducatif et humain que constitue pour ces pays le décès prématuré d'adultes qui en sont les forces vives. Cette destruction du capital humain est si désastreuse qu'elle pourrait entraîner une division par deux du PIB de pays comme la Côte d'Ivoire ou l'Afrique du Sud dans seulement trois générations, si l'épidémie de SIDA n'est pas rapidement stoppée dans ces pays. Nous voyons donc, grâce à ce nouvel éclairage économique global, que le SIDA n'est pas seulement un fléau médical et social mais aussi une catastrophe culturelle et humaine d'une ampleur sans précédent pour bon nombre de pays pauvres d'Afrique notamment. Les états, les organisations internationales et surtout les grandes firmes pharmaceutiques, doivent intégrer cette nouvelle dimension humaine pour définir et mettre ne oeuvre, au niveau planétaire des politiques d'action plus volontaires et plus globales de lutte et de prévention contre le SIDA. Tel a été le sens du message de Jacques Chirac, le 16 juillet à l'occasion du Congrès international sur le SIDA qui se tenait à Paris. Le Président de la République a une nouvelle fois rappelé la nécessité de parvenir rapidement à un accord sur l'accès des pays pauvres aux médicaments au sein de l'OMC, avant la réunion ministérielle de Cancun en septembre. Selon l'Organisation mondiale de la santé, six millions de personnes ont besoin aujourd'hui dans le monde d'un traitement contre le VIH. "J'en appelle particulièrement à l'industrie pharmaceutique, qui est par excellence l'industrie de l'espoir. Pour elle, la confiance et le respect de l'opinion mondiale sont en jeu", a dit le président français. Cette position est aussi celle du nouveau Directeur général élu de l'OMS, Jong Wook Lee, qui fait de la lutte contre le SIDA une priorité absolue. S'il est aujourd'hui un but qui vaille à ses yeux, c'est de pouvoir se dire dans 5 ans qu'il est « l'un de ceux qui auront permis à des millions et des millions de personnes privées de soins, dans le monde, de recevoir un traitement pleinement efficace contre le VIH-SIDA. Alors que le SIDA est aujourd'hui perçu comme un problème ancien en comparaison du SRAS, alors que des solutions existent, elles restent inaccessibles à plus de 29 millions de patients en Afrique et en Asie. » Quarante cinq millions de personnes vivent aujourd'hui dans le monde avec le sida, une maladie qui cause 10.000 décès par jour, selon l'OMS. Au delà du devoir moral et humanitaire, nous devons par ailleurs comprendre qu'un effondrement économique provoqué par le SIDA dans de nombreux pays en voie de développement aurait à terme des conséquence économiques et politiques graves et durables pour nos pays développés. Ce combat international pour l'accès généralisé dans les pays pauvres aux antirétroviraux sous forme générique est donc scientifiquement, économiquement et moralement pleinement justifié et la France se doit d'être en pointe dans cette action qui sert l'intérêt de l'Humanité toute entière.

René TRÉGOUËT

Sénateur du Rhône


TIC
Information et Communication
L'internet à haut débit investit les zones rurales
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Avis aux vacanciers qui souffrent de l'isolement: grâce à de nouvelles technologies, l'internet à haut débit investit peu à peu les zones reculées, et permet de surfer ou de consulter son courrier électronique depuis un chalet d'altitude, le pont d'un bateau ou même le camping-car familial. Que ce soit par les lignes électriques, les satellites, ou une antenne posée sur une colline, de nombreuses entreprises s'attaquent au marché de l'internet à haut débit dans les zones rurales ou isolées des pays occidentaux. Ces modes d'accès alternatifs à internet, dont la fiabilité est en hausse et les prix en baisse, ont également réveillé la flamme de ceux qui rêvent de travailler à distance depuis leur maison à la campagne, notamment aux Etats-Unis. "Je doute que l'ADSL (haut débit via la ligne téléphonique) arrive un jour chez moi, et mon câblo-opérateur est en faillite", explique Carl Zetie, analyste au cabinet de conseil Forrester Research, qui travaille à domicile depuis sa maison de Waterford Glenn, un village à quelques heures de route de Washington. L'an dernier, Zetie a installé sur son toit une antenne de 30 centimètres. Pointée vers le relais principal de son fournisseur d'accès, distante de trois kilomètres, cette petite antenne lui permet de surfer sur internet à 1 mégabit par seconde, soit vingt fois plus vite qu'une connexion téléphonique classique. De nombreux problèmes techniques empêchent les fournisseurs d'accès d'apporter le câble et l'ADSL à la plupart des zones rurales. Aux Etats-Unis comme en Europe, 5 à 10 % des foyers et des entreprises sont ainsi privées de haut débit classique, et n'ont d'autre choix, selon les analystes, que d'adopter les systèmes alternatifs. L'internet par satellite est de moins en moins coûteux et complexe. Le fournisseur d'accès Europe Online, qui couvre le Vieux Continent, propose une offre à 150 euros par an, plus 100 à 300 euros pour l'antenne, pour un accès internet à 512 kilobits par seconde, soit l'équivalent d'une ligne ADSL milieu de gamme. Le satellite n'est pas parfait. Les utilisateurs se plaignent de coupures, notamment en cas de fortes précipitations. "Le satellite est un bon système, à condition de connaître ses limites", explique David Farmer, chef de projet chez One Northeast, une ONG britannique financée sur fonds publics pour apporter le haut débit aux zones rurales du nord-est de l'Angleterre. One Northeast a combiné accès par satellite et technologies sans fil à courte portée pour connecter 15 bourgs et 12 villages reculés, dont un pub de campagne. La nouvelle tendance, assurent les analystes, s'appelle le Wi-Fi. Cette technologie permet de surfer sans fil à haut débit dans un rayon d'une cinquantaine de mètres autour d'une borne d'accès baptisée "hotspot". Les "hotspots" se développent un peu partout, depuis les parkings du Texas jusqu'aux marinas de l'ultra-glamour Côte Amalfi, en Italie. La start-up italienne Nocable S.P.A. veut équiper 100 stations balnéaires d'Italie du Sud d'ici la fin de l'année. L'entreprise prévoit de facturer la connexion 9 euros de l'heure, et vise une clientèle de courtiers, qui pourront ainsi consulter les cours de la Bourse depuis le ponton de leur yacht. En Angleterre, Bob Grose, présentateur d'une émission de décoration diffusée par la BBC, s'est associé avec son ami Gordon Adgey, et a créé l'entreprise Buckfastleigh Broadband pour raccorder à haut débit l'idyllique campagne du Devon, au sud-ouest du pays. "Le projet est né de notre frustration", raconte Adgey. "Alors que le phénomène haut débit décollait à Londres, nous ne voulions pas en être exclus." Adgey et Grose doivent maintenant convaincre 100 de leurs voisins de payer 40 livres par mois (60 euros), ce qui correspond selon eux au seuil de rentabilité. Le haut débit rural intéresse également les compagnies d'électricité, qui fourmillent de plans pour apporter l'internet via les prises électriques, une technologie dite de courant porteur pas encore disponible à court terme, selon les analystes. Mais la compagnie United Power Line Council aux Etats-Unis, tout comme Scottish and Southern Energy au Royaume-Uni, mettent en avant la simplicité de cette technologie : une fois mise en service, il suffit de brancher son ordinateur à une prise de courant pour surfer à 1 mégabit par seconde, l'équivalent d'une ligne ADSL haut de gamme.

Reuters : http://fr.news.yahoo.com/030710/85/3at7g.html

Le Rhône va utiliser le Wi-Fi en zone rurale pour le haut débit
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Le conseil général du Rhône va déployer un réseau sans fil ("Wi-Fi", pour Wireless Fidelity) pour rendre l'Internet haut débit accessible dans les zones rurales, a-t-on appris jeudi 24 juillet auprès du conseil général. Par l'intermédiaire du Centre Erasme, entité du conseil général, et de l'association Rhône Sans Fil, créée pour l'occasion, le département compte toucher dans un premier temps une soixantaine de volontaires, "pour valider la faisabilité technologique et économique du projet", précise Patrick Vincent, chargé d'expérimentations au Centre Erasme. Le lancement de cette expérience doit avoir lieu vendredi au hameau de La Fournière, dans la commune de Saint-Clément-Les-Places (Rhône). "Nous voulons vérifier qu'après le déploiement, les coûts de fonctionnement et de maintenance seront couverts par les abonnements des utilisateurs, autour de 40 euros par mois", a-t-il ajouté. Le budget total de cette première expérience est d'environ 250.000 euros. Dans les prochaines années, une deuxième vague de déploiements aura pour objectif de "mettre le haut débit à la portée de 99,5% de la population" du département du Rhône.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030724/1/3bew6.html

Le successeur du code-barre débarque aux Etats-Unis
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Des puces informatiques de la taille d'une pointe de stylo et de minuscules antennes vont faire leur apparition cette année sur les emballages de produits vendus dans les épiceries et les pharmacies aux Etats-Unis. D'ici vingt ans, les experts estiment que cette nouvelle technologie baptisée "identification par fréquence radio" (RFID) devrait remplacer les codes-barres. La RFID transmettra des informations au commerçant, au fabricant et au consommateur. Un employé d'épicerie saura par exemple immédiatement si le lait vendu en rayon a passé la date de péremption avant que le client puisse l'acheter. Les magasins pourraient rapidement retirer des rayons les produits qui sont rappelés par le fabricant parce qu'ils sont impropres à la consommation ou présentent un défaut, ce qui serait particulièrement utile pour les médicaments. "Cela vous aidera à gérer beaucoup mieux votre inventaire", souligne Todd Andrews, porte-parole de la chaîne de pharmacies CVS, basée à Rhode Island, qui testera bientôt le système pour les médicaments vendus sur ordonnance. Les 4.000 enseignes CVS vendent des millions de médicaments sur ordonnance chaque année, mais de nombreux clients oublient de passer les prendre. "Avec la technologie RFID, le produit pourra peut-être 'dire': 'je suis ici depuis 10 jours et on n'est pas encore venu me chercher.' on pourra alors appeler le client", explique M. Andrews. La technologie reprend celle du code-barre, qui lorsqu'il est lu au scanner, permet au fabricant et au détaillant de suivre leurs inventaires. Une minuscule puce et une fine antenne fixées à une bouteille, une boîte, une conserve ou un paquet alerteront les vendeurs et les fournisseurs lorsqu'un produit est retiré d'un rayon ou d'un entrepôt. Un signal radio est envoyé à un lecteur électronique, qui livre ensuite un message à un ordinateur installé au magasin ou à l'usine. CVS et les sociétés Procter and Gamble et Gillette sont parmi les 100 entreprises qui ont investi 15 millions de dollars dans la recherche sur cette technologie. La RFID n'est pas nouvelle. Le système est déjà utilisé sur les cartes de sécurité que l'on passe devant un récepteur pour déverrouiller une porte ou qui permettent à un agent de sécurité d'avoir des informations sur son possesseur. Reste que les défenseurs du respect de la vie privée s'inquiètent déjà d'un risque de dérive. Marc Rotenberg, directeur exécutif de l'organisation Electronic Privacy Information Center, estime ainsi que les détaillants devraient avoir l'obligation de désactiver le système avant que le consommateur quitte le magasin. "Je ne pense pas que les gens veulent que leurs vêtements les espionnent", souligne-t-il. "Il est également clair qu'il pourrait y avoir des utilisations très envahissantes de cette technique si le commerçant l'utilise pour espionner ses clients après l'achat." Les chercheurs mettant au point des étiquettes RFID ont jusqu'ici limité la portée de détection des produits. Mais l'un d'eux, Sanjay Sarma, note qu'en ajoutant plus de fonctions sur la puce et en installant une batterie et une antenne plus longue, un récepteur pourrait lire sur une longue distance toute l'information contenue sur une puce, et connaître sa localisation géographique exacte. Les foyers équipés de récepteurs-lecteurs pourraient alerter leur propriétaire lorsque tel ou tel produit vient à manquer ou qu'un médicament est sur le point d'atteindre la date de péremption. Reliés à Internet, ils pourraient également renseigner les fabricants sur les habitudes de consommation de la famille.

Une e-Toile est née
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

L'équipe du projet e-Toile, piloté par le CNRS a présenté ses premiers résultats lors d'une conférence organisée à l'Ecole Normale Supérieure de Lyon. e-Toile constitue "le premier grand projet français de grille informatique à haute performance." C'est à dire en gros : une grille de calcul qui permet d'intégrer différentes applications pour le calcul intensif et le traitement de très grands volumes de données. Outil d'expérimentation, le projet e-Toile est soutenu par le Réseau national des technologies logicielles (RNTL). Il rassemble près d'une cinquantaine d'ingénieurs et de chercheurs du CNRS, de l'INRIA, du monde universitaire, des industriels du secteur informatique, dont Communication & Systems (CS) et Sun Microsystems France, et des utilisateurs académiques et industriels : CEA, EDF, IBCP, UVSQ/PRISM (Université de Versailles). Opérationnelle, la plate-forme e-Toile est interconnectée à différentes grilles informatiques européennes et internationales comme DataTag (Trans Atlantic Grid). Dans le détail, e-Toile inclut : "une plate-forme hétérogène de 7 sites géographiques, 10 grappes de serveurs (noeuds), 200 processeurs différents avec des systèmes d'exploitation d'accès, à 1 ou 2 Gigabits/seconde sur chaque site, fournis par le réseau à très haut débit VTHD (Vraiment Très Haut Débit)." Ce réseau expérimental IPV6, protocole Internet de nouvelle génération, a été mis en oeuvre par France Télécom R&D dans le cadre d'un projet du RNRT (Réseau national de recherche en télécommunications). Dans la pratique, une plate-forme telle que e-toile permet notamment "de transférer en temps constant (7,72s) de Rennes à Lyon, des images de 800 Méga octets résultant de coupes du cerveau." A l'avenir e-Toile sera associée à différentes projets français et européens pré-compétitifs dans le but "de mettre à disposition des développeurs un ensemble de composants modulaires de haut niveau pour grilles informatiques".

Le marché mondial des PC progresse de 10 %
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Malgré la crise irakienne, l'épidémie de SRAS et l'incertitude économique générale, le marché mondial des PC (de bureau, portables, stations de travail et serveurs) connaît une belle progression. Selon le cabinet d'études Gartner Dataquest, il s'est vendu plus de 32,8 millions d'ordinateurs au cours du deuxième trimestre 2003, soit une progression de 10 % - la première à deux chiffres depuis presque trois ans selon l'analyste - par rapport à la même période un an auparavant. Dell revient en tête de classement avec plus de 5,7 millions de machines vendues représentant 17,6 % de parts de marché. Avec un volume de ventes qui augmente de 29,5 %, le constructeur texan affiche la meilleure progression du classement. Il est suivi par HP/Compaq qui détient 16,1 % de parts de marché avec près de 5,3 millions de PC commercialisés, soit une progression de 12,1 %. Si IBM affiche également une belle progression à deux chiffres (13,4 %), il n'occupe que 6,7 % du marché avec moins de 2,2 millions d'unités distribuées. Big Blue est suivi par Fujitsu-Siemens qui progresse également de 10,8 % (1,3 million de machines et 4 % de parts de marché). Seul NEC perd des points (- 2,7 %) avec à peine 1 million d'ordinateurs vendus, ce qui permet au constructeur japonais d'occuper 3,1 % du marché. Comme d'habitude, les autres constructeurs et assembleurs représentent plus de la moitié des ventes de l'industrie informatique (52,6 % du marché avec 17,2 millions de PC achetés). Cependant, malgré une progression des ventes de 4,5 %, ces industriels voient leur part de marché diminuer puisqu'elle était de 55,4 % sur la même période en 2002. Les grandes marques semblent donc consolider leur position face à la multitude de constructeurs de moindre envergure. VNUNET : http://www.vnunet.fr/

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Avenir
Nanotechnologies et Robotique
De nouvelles mémoires à base de nanotubes
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Nantero, basée a Boston (Massachusetts), vient de mettre au point un prototype de puce construite à partir de centaines de millions de nanotubes et ayant une capacité théorique de 10 gigabits. Une fois que la technologie sera totalement au point, Nantero assure que les NRAM (Nanoscale random access memory) pourraient contenir plus de données que les types existants de RAM et seraient non volatiles (les données ne sont pas perdues lorsque l'ordinateur est eteint). Cette derniere caractéristique permettrait aux ordinateurs de démarrer quasiment instantanément. Nantero ajoute que ce type de mémoire serait bien plus rapide que les mémoires non volatiles existantes comme les mémoires Flash. La société croit aux avantages de cette technologie qui pourrait être produite avec des techniques de fabrication éprouvées de puces en silicium.

New scientist : http://www.newscientist.com/news/news.jsp?id=ns99993838

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Matière
Matière et Energie
De nouvelles cellules solaires flexibles
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Un groupe de chercheurs de l'université de Toin a Yokohama a développé une cellule solaire dotée d'une flexibilité telle qu'elle pourra être placée sur les rideaux ou les stores, et même les vêtements. Cette cellule est formée d'un substrat générateur d'électrons imprègne d'un électrolyte liquide pris en sandwich entre deux films de plastiques. Le substrat est formé à partir d'une mixture d'oxyde de titanium et de colorant. Les films plastiques restent colles entre eux par des liaisons extensibles et compressibles de TiO, l'électrolyte liquide ne s'échappe alors pas, même si la cellule est courbée. Les prototypes développes mesurent 8mm× et 330 microm d'épaisseur. Une feuille A4 de cellules solaires est capable de générer 4 W et de recharger un téléphone mobile en environ 5 h. Du fait, que le nouveau matériau a des films en plastique, il pourra être facilement produit en masse.

BE Japon : http://www.adit.fr

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Espace
Espace et Cosmologie
Virgo, nouvel outil de recherche pour traquer les ondes gravitationnelles
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Un nouvel instrument de recherche, Virgo, devrait permettre d'accéder à une nouvelle astronomie, celle des ondes gravitationnelles, prédites il y a plus de 80 ans par Albert Einstein mais jamais détectées. Ce nouvel outil a été inauguré le 22 juillet par les ministres français et italien de la Recherche, Claudie Haigneré et Letizia Moratti, mercredi, à Cascina (Italie). Qu'il s'agisse de lumière, d'ondes radio, de rayonnements ultraviolet, infrarouge, X et gamma, l'Univers n'a été "vu" jusqu'ici qu'à travers un même rayonnement: le rayonnement électromagnétique. Avec Virgo, c'est un domaine inconnu que les scientifiques vont aborder, ouvrant peut-être une nouvelle "fenêtre" sur l'Univers. Depuis les années 1960, après avoir longtemps douté de leur réalité, les physiciens ont tenté sans succès de mettre en évidence ces ondes qui déforment l'espace-temps en mesurant les variations de longueur de cylindres d'aluminium massifs équipés de capteurs. Seule la technique de l'interférométrie peut permettre d'atteindre la sensibilité requise (10 puissance moins 21), ce qui revient à détecter une variation du diamètre d'un atome sur la distance Terre-Lune. C'est cette technique qui a été mise en oeuvre dans Virgo, sous l'égide du Centre national de la recherche scientifique (CNRS, France) et de l'Institut national de physique nucléaire (INFN, Italie). Virgo est constitué de deux bras orthogonaux de trois kilomètres de long, deux cavités résonantes qui comprennent, à leurs extrémités, l'un des miroirs de forte réflexivité et un laser de puissance, l'autre des miroirs et un ensemble de détection. Dans ces conduites de 40 cm de diamètre au vide très poussé, le même rayon laser, dédoublé, effectuera cinquante allers-retours et parcourra ainsi 150 Km, avant d'arriver au détecteur. Le moindre déphasage des deux faisceaux à l'arrivée constituera la preuve du passage d'une onde gravitationnelle. Virgo constitue un défi technique. En raison du caractère infinitésimal des signaux à capter, tout "bruit" doit être éliminé au maximum: il fallait donc une installation parfaitement "propre" pour ne pas perturber le trajet du rayon laser et un vide "spatial" régnera dans les deux bras. Il fallait aussi éliminer toute perturbation, d'origine sismique notamment et concevoir des miroirs à forte réflexivité et insensibles à la chaleur de la lumière laser. Dernier gros problème: le laser. Il a fallu des années avant de parvenir à mettre au point un laser très stable et puissant (une vingtaine de watts). Grâce à ces prouesses techniques, les astrophysiciens seront peut-être bientôt les témoins d'événements violents générateurs d'ondes gravitationnelles intenses tels que les supernovae (explosions d'étoiles), la fusion de couples d'étoiles à neutrons ou celle de deux trous noirs. Virgo pourrait aussi permettre d'"observer" des pulsars et, peut-être, le rayonnement gravitationnel fossile, issu du Big-Bang, et d'origine inconnue. "Toutefois, souligne Daniel Enard, directeur technique de Virgo, on aura la certitude d'avoir détecté une onde gravitationnelle que si un autre détecteur a également enregistré le même signal, quasiment au même instant."

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030719/202/3b60u.html

Des vols habités pour Mars dès 2018?
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

La Nasa travaille sur des moteurs propulsés par un combustible conçu à base de plasma qui permettrait des vols habités vers Mars dans un peu plus de 10 ans, a indiqué mercredi à San José l'astronaute américain d'origine costaricienne, Franklin Chang-Diaz. "Une version compacte d'un moteur propulsé par un combustible à base de plasma, pouvant supporter des températures allant jusqu'à 6.000 degrés, sera développé par la Nasa au cours du second semestre de l'année 2004", a expliqué Franklin Chang-Diaz. "Le moteur sera ensuite testé sur la station spatiale internationale et une mission habitée pour la planète rouge pourrait être programmée pour 2018", a ajouté l'astronaute. Franklin Chang-Diaz, âgé de 53 ans, qui dispose d'une double nationalité (costaricienne et américaine) est l'un des astronautes les plus expérimentés de la Nasa avec sept missions dans l'espace à son actif.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030716/202/3azu3.html

Un "jumeau" de notre système solaire découvert à tout juste 90 années-lumière
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Des astronomes anglais, australiens et américains pensent avoir déniché ce qui se rapproche le plus de notre système solaire, à seulement 90 années-lumière, dans la constellation de la Poupe. Il s'agit d'une planète similaire à Jupiter, de deux fois sa masse, qui tourne autour d'une étoile connue sous le nom de HD70642 selon une orbite circulaire de six ans. C'est en examinant les caractéristiques de la lumière émise par HD70642 grâce à un télescope depuis la Nouvelle-Galles du Sud (Australie) que l'équipe internationale a fait cette découverte. En effet, si une étoile possède un compagnon planète, ce dernier exerce, de par sa gravité, une attraction qui accélère et ralentit alternativement le mouvement de l'étoile, imprimant un profil particulier à la longueur d'onde de la lumière émise. A ce jour, plus de 100 planètes en orbite autour d'une étoile ont été détectées à des distances proches dans notre galaxie. Mais leur ellipse allongée les amène régulièrement très près de leur partenaire, ce qui les rend trop chaudes pour abriter la vie. La mise au jour du nouveau couple frappe particulièrement en raison de la ressemblance de HD70642 avec notre Soleil : même masse (à quelques pour cents près) et pratiquement même âge (4,8 milliards d'années). Il semble enfin qu'il n'existe aucune autre planète géante dans la zone, ce qui laisserait un espace libre où de petites planètes de type terrestre pourraient s'épanouir en toute tranquillité.

NYT 04/07/03 :

http://www.nytimes.com/2003/07/04/science/04PLAN.html

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Terre
Sciences de la Terre, Environnement et Climat
Les Européens misent sur le marché pour faire vivre le protocole de Kyoto
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Les ministres européens de l'Energie et de l'Environnement, réunis pendant trois jours à Montecatini (Italie), ont mis l'accent sur le rôle des marchés des droits d'émettre du CO2 pour que les pays de l'UE se rapprochent des objectifs du protocole de Kyoto sur le climat.Bien que les chiffres montrent que l'UE s'éloigne de son objectif de réduction d'émission de CO2, le protocole reste selon eux "l'outil politique international" pour lutter contre le réchauffement climatique. Rejeté par les Etats-Unis, le protocole de Kyoto, dont l'entrée en vigueur en 2008 est suspendue à sa ratification par la Russie, impose une réduction dans les pays industrialisés des émissions de CO2 et de cinq autres gaz à effet de serre de 5,2 % (8 % pour l'UE) en moyenne en 2008-12 par rapport à 1990. Il prévoit des mécanismes qui permettront aux pays investissant dans le transfert de technologies vers les pays en transition (pays de l'est et ex-URSS) et les pays en développement de bénéficier de crédits d'émission. La Commission a ainsi proposé le 23 juillet une directive, qui intégrera ces modalités dans la bourse d'échanges que compte lancer l'UE dès 2005, trois ans avant l'entrée en vigueur du marché mondial d'échanges. La plupart des ministres ont loué l'efficacité attendue de ces mécanismes, qui doivent fortement réduire les coûts des entreprises européennes pour remplir leurs obligations. "Ce n'est que par ces transferts de technologie que les pays émergents pourront en outre être intéressés à un développement vertueux", a souligné le ministre italien des Activités productives Antonio Marzano. "Sinon la croissance de la Chine et de l'Inde rendront vains tous nos efforts de réduction". La commissaire à l'Environnement Margot Wallström a cependant rappelé que "si les pays européens appliquaient une série de 42 mesures identifiées par la Commission pour réduire les émissions de CO2, ils pourraient doubler leurs objectifs de réduction". "Ce n'est pas une question de faisabilité technique mais de volonté politique", a-t-elle estimé. Les Européens comptent également sur ces mécanismes de marché pour convaincre la Russie de ratifier le protocole le plus rapidement possible. "La ratification de la Russie doit être un élément prioritaire dans la politique étrangère de l'UE", a ainsi jugé le ministre danois de l'Environnement Hans Christian Schmidt. Avec la fermeture de ses usines les plus polluantes après l'effondrement de l'URSS, la Russie dispose d'une marge appréciable sur son quota et devrait pouvoir vendre plusieurs centaines de millions de tonnes de C02 sur les futurs marchés des droits d'émissions prévus par Kyoto. Mais la Russie comptait essentiellement sur les Etats-Unis pour vendre "ses droits à polluer" et juge en outre qu'elle pourrait dépasser en 2012 son quota. En complément de Kyoto et en attendant l'arrivée de nouvelles technologies comme celles à base d'hydrogène, Mme Wallström a souligné l'importance d'une utilisation plus efficace de l'énergie et de développer les sources d'énergies renouvelables (éolienne, solaire, etc...) encore peu utilisées dans les pays de l'UE. Elle a proposé qu'en 2020 les énergies renouvelables représentent 25 % de la production de l'UE, bien qu'il ne soit même pas certain que l'objectif de 12 % en 2010 (contre 6% aujourd'hui) puisse être atteint.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030720/202/3b7t5.html

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Vivant
Santé, Médecine et Sciences du Vivant
La télémédecine au secours des urgences
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Le GPRS peut-il sauver des vies ? De juin à août 2003, le SAMU 84 (Avignon), teste « Mobile Urgence Médicale », une solution pilote mise au point par France Télécom en partenariat avec la société de distribution de matériel médical CardioGap. Oubliés, les papiers, les crayons et les liaisons radio chaotiques : pour la première fois, les services du SAMU peuvent être informés en temps réel de l'état de santé d'un patient embarqué dans une ambulance et de ses conditions de transport pendant son transfert vers les urgences. Un exploit rendu possible par l'utilisation successive des technologies Bluetooth, GPRS, et ADSL. Dès la prise en charge du patient, et grâce à un terminal dédié (Mobimed 300), des capteurs et des électrodes permettent de visionner et d'enregistrer des données vitales : électrocardiogramme, pression artérielle... Ces données ainsi que des renseignements sur les antécédents médicaux du patient ou les conditions de l'accident sont ensuite transmis via Bluetooth à un Tablet PC (durci pour la circonstance). Avant d'être acheminées, par le GPRS et l'ADSL, vers le centre hospitalier le plus proche. Pour préserver la confidentialité et la sécurité des informations échangées à distance, la solution fonctionne sous VPN, un réseau privé virtuel, qui permet de crypter les informations et d'authentifier les intervenants. Ceux-ci ont également la possibilité de communiquer entre eux en temps réel. Le médecin qui se trouve dans l'ambulance peut donc bénéficier, au besoin, de l'assistance de ses confrères présents à l'hôpital. De plus, pour palier les déficiences de couverture du territoire du réseau GPRS, l'ensemble des information recueillies sont stockées puis ré-émises au cas où l'ambulance viendrait à traverser une « zone d'ombre ». Pour le D r Philippe Olivier qui dirige le SAMU 84, la solution « Mobile Urgence Médicale » est en l'état « convaincante, pérenne et fiable » . Une de ses principales applications touche, aujourd'hui, la cardiologie (infarctus du myocarde et syndrome coronarien aigu). Pour en bénéficier les services du SAMU devront souscrire un forfait GPRS de 30 Mo par mois. Mais au-delà du SAMU, cette expérience a vocation à être étendue, à terme, aux ambulances privées, ainsi qu'aux services des pompiers. Le bataillon des pompiers de Marseille devrait d'ailleurs se rendre prochainement dans le Vaucluse pour se familiariser avec ces nouveaux gestes qui sauvent. OINet : http://www.01net.com/article/213885.html

L'hypertension gagne du terrain
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

De nouvelles données épidémiologiques confirment le poids croissant de l'hypertension sur la santé publique des pays riches. Aux Etats-Unis, c'est aujourd'hui près d'un tiers de la population adulte qui souffre d'hypertension artérielle. Ce chiffre est extrait d'une publication sur prévalence de l'hypertension aux USA parue dans ledernierJAMA. Hajjar et al y examinent les données les plus récentes des études épidémiologiques américaines NHANES. Trois périodes sont détaillées : 1988-1991, 1991-1994 et 1999-2000. L'hypertension était définie par des valeurs de pression artérielle supérieures à 140/90 mm Hg. En1999-2000,28,7 % des participants souffraient d'hypertension, soit une augmentation de 3,7 % par rapport à 1988-1991. La population afro-américaine et les femmes étaient particulièrement concernées avec une prévalence de 33,5 % et de 30,1 % respectivement. L'âge était aussi un facteur de risque avec 65,4 % d'hypertendus chez les plus de 60 ans. Ainsi, 58 millions d'américains seraient hypertendus.

JAMA : http://jama.ama-assn.org/cgi/content/full/290/2/199

Bientôt, des médicaments venus du large
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Dans quelques années, les armoires à pharmacie pourraient bien sentir l'air du large : tout en continuant à passer au crible la surface de la terre, chimistes et biologistes fouillent aussi les bords de mer - et même les abysses -, en quête de nouvelles molécules susceptibles d'être transformées en médicaments."Les océans - qui occupent plus de 70 % de la surface de la terre - constituent de gigantesques "soupes moléculaires" regorgeant de substances aux potentialités thérapeutiques multiples et variées", a souligné Christian Bailly, pharmacologue à l'Institut de recherches sur le cancer à Lille, à l'occasion du congrès Eurocancer qui vient de se tenir à Paris. Les mers abritent aussi les trois quarts des différentes formes de vie et un réservoir potentiel de médicaments quasiment vierge. D'autant que la variété des situations écologiques - atolls tropicaux, fosses océaniques, rivages à marées - et leur ancienneté - trois milliards d'années contre 400 millions d'années pour la vie terrestre - a fait se développer une bio-diversité extrême. "Pour survivre aussi longtemps, se reproduire, se défendre, attaquer ou coloniser leur espace", souligne le Pr Jean-Michel Kornprobst, chimiste, plongeur et spécialiste des substances marines à l'université de Nantes, les organismes vivants sous l'eau ont dû produire des substances dont la composition chimique est souvent radicalement différente de celle des molécules terrestres. Qui ont tout de même permis de fabriquer 40 % des produits utilisés en chimiothérapie. En raison de leur mode de vie, "fixés à la roche, sur des plantes ou d'autres animaux, ces organismes incapables de fuir devant les prédateurs ont développé d'autres méthodes pour déjouer leurs ennemis", souligne Jozée Sarrazin, océanographe à l'Université de Québec à Montréal (UQAM). Ces organismes, et ceux avec lesquels ils vivent associés, sécrètent à haute concentration des substances toxiques, répulsives ou indigestes pour leurs agresseurs qui en font de "véritables armes chimiques", ajoute-t-elle. "Les substances marines, souvent des armes défensives, paraissent très intéressantes, notamment en cancérologie", a indiqué à l'AFP la chercheuse Françoise Guéritte, de l'Institut de chimie des substances naturelles au CNRS. La première véritable découverte issue des fonds marins remonte à 1951. Il s'agissait d'une vulgaire éponge, Cryptothetya crypta, dont on s'est aperçu qu'elle contenait des substances chimiques particulièrement efficaces contre certaines formes de leucémies aiguës. L'éponge, qu'il faut aller chercher au fond des mers et que les chimistes ont heureusement su copier, s'est ainsi transformée en cytosine arabinosine, ou Ara C. Au fil des ans, la pharmacologie marine est devenue une discipline à part entière et de nombreux pays occidentaux ont ouvert des laboratoires, souvent avec succursales au bord des mers les plus exotiques. "Des centaines de composés anti-tumoraux d'origine marine ont été répertoriés et il ne se passe pas de semaine sans qu'un nouveau soit isolé, d'un animal marin, d'un mollusque, d'une éponge, d'une algue bleue ou de tout autre organisme aquatique", constate Christian Bailly. Les océans ont déjà enfanté un médicament contre l'herpès et le zona et toute une famille d'antibiotiques, les céphalosporines. Les progrès accomplis dans les techniques d'exploration de la "planète bleue" - nouvelles méthodes de collecte, outils de plongée profonde et aquaculture - ont permis cet essor. Mais ils constituent aussi un vrai danger pour les fonds marins, là aussi menacés de sur-exploitation. En attendant, la perspective de pouvoir un jour développer des "médicaments de la mer" ne laisse personne indifférent : "en Espagne, la société PharmaMar est propriétaire de plus de 3.000 composés marins et poursuit le développement de quelques molécules prometteuses, dont certaines sont déjà en cours d'essais sur l'homme", relève Christian Bailly.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030712/202/3aupz.html

Se vacciner contre l'allergie
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Les modifications génétiques pourraient-elle mettre un terme à l'une des allergies les plus fréquentes et les plus dangereuses ? C'est en tout cas ce que suggèrent les résultats d'une étude menée par des chercheurs américains et publiée dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology. Plus de 2 % de la population mondiale souffre d'allergie à cette arachide, qui fait partie des grands classiques servis en apéritif. Aux Etats Unis, on dénombre tous les ans une cinquantaine de décès. En raison des risques encourus, il n'existe pas de traitement de désensibilisation pour cette allergie. Hugh Sampson de l'école de médecine du Mont Sinaï de New York et ses collègues ont réussi à altérer par génie génétique des protéines allergisantes de cacahuètes. Ils ont ensuite créé une souche de bactéries Escherichia coli capable de les synthétiser. Une fois injectées dans l'organisme de la souris, via un vaccin, ces protéines sont reconnues par le système immunitaire, sans déclencher de réaction. Ainsi l'organisme finit par s'habituer et crée une tolérance à la cacahuète. Les souris anciennement allergiques peuvent ensuite se nourrir sans souci de cette arachide. D'ici un an, les chercheurs devraient commencer les essais cliniques sur l'homme.

Une meilleure protection pour les enfants de mère séropositive
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Durant des années, le traitement préventif de la transmission du virus du sida de la mère à son enfant est apparu comme la seule possibilité réaliste d'utiliser les médicaments antirétroviraux dans les pays pauvres. Aujourd'hui, parallèlement aux programmes mis en place pour empêcher la contamination à la fin de la grossesse ou lors de l'accouchement, il est possible de prévenir la transmission du VIH lors de l'allaitement maternel. C'est ce que démontre l'étude Simba ("Stopping Infection from Mother to Child via Breastfeeding in Africa" -Stopper l'infection de la mère à l'enfant par l'allaitement maternel en Afrique), rendue publique mercredi 16 juillet à Paris, lors de la clôture de la conférence internationale sur la pathogenèse et le traitement du sida. Le risque de contamination de l'enfant par le virus du sida dans le ventre de sa mère - si celle-ci est séropositive - est bien établi. Cette transmission a lieu en fin de grossesse avec une période critique qui est, lors de l'accouchement, le passage de l'enfant dans les voies génitales maternelles. Pour s'en affranchir, le recours à une césarienne est bien sûr possible, mais seulement dans les pays disposant de l'infrastructure nécessaire, ce qui exclut les pays du tiers-monde. Pour eux, une autre solution se profile, plus facile sans doute à mettre en oeuvre. Des essais menés dans les pays développés ont en effet montré qu'il était possible de prévenir avec une bonne efficacité cette transmission materno-foetale en prescrivant de la zidovudine (ou AZT) dans le dernier mois de grossesse, avec un complément de traitement après l'accouchement. Comme ce type de prévention n'est pas d'un coût trop élevé, il paraît réaliste de l'appliquer à une large échelle, en particulier en Afrique. Une deuxième molécule antirétrovirale, la névirapine, paraît également efficace. Elle a en plus l'avantage de ne nécessiter qu'une prise unique pour la mère et pour son enfant. Le laboratoire Boehringer Ingelheim a décidé de la donner gratuitement en Afrique. Dans cette indication préventive, plusieurs protocoles sont possibles avec les antirétroviraux. Le plus simple est la monothérapie par AZT ou névirapine, qui réduit la transmission du virus à un taux d'environ 10 % à 12 %, comme le confirment des données scientifiques dans toutes les régions d'Afrique. Le deuxième, plus efficace, fait chuter le taux de transmission du virus à 6 %, selon les données ivoiriennes, voire 2 % en Thaïlande. Il s'agit d'une monothérapie par l'AZT débutée à la 36e semaine, dans le cas de la Côte d'Ivoire, ou dès la 28e semaine, dans celui de la Thaïlande. Ce traitement est ensuite renforcé par une dose de névirapine donnée dans les quarante-huit heures suivant l'accouchement tant à la mère qu'à l'enfant. Ce dernier reçoit, en plus, de l'AZT pendant une semaine. En août, un projet dans ce sens, mené conjointement par l'ANRS et le programme MTCT Plus (Mother to Child Transmission Plus") de l'université américaine Columbia, va démarrer à Abidjan. Il s'agit d'introduire par le biais de la prévention de l'infection de l'enfant la trithérapie à l'échelle de la famille. Cette action va être étendue à douze autres sites, dont onze autres en Afrique. Car "chez les femmes les plus avancées dans la maladie, la trithérapie est certainement la meilleure des préventions de la transmission à l'enfant",rappelle le docteur Dabis. Une bonne partie des bénéfices de la prévention de la transmission du VIH de la mère à l'enfant risquent cependant d'être perdus du fait d'une contamination par le lait pour les enfants nourris au sein. Outre que l'allaitement maternel est un fait culturel en Afrique, les avantages sanitaires et économiques de cette pratique l'avaient longtemps fait chaudement recommander par les organismes internationaux. C'est dans ce contexte que les résultats de l'étude Simba, conduite dans les capitales du Rwanda et de l'Ouganda sous la direction du Centre international d'évaluation des traitements antiviraux (Pays-Bas), en collaboration avec l'Institut supérieur de santé italien, apportent des nouvelles encourageantes. Environ 400 femmes et nouveau-nés ont participé à cet essai. Après répartition aléatoire, les enfants ont reçu un antirétroviral, soit du 3TC, soit de la névirapine pendant quatre semaines. L'allaitement maternel exclusif constituait le mode d'alimentation dans 90 % des cas. Dans la période postnatale immédiate, le taux de transmission du virus était de l'ordre de 1 % et si l'on cumule les contaminations au cours des six premiers mois de l'enfant, le taux atteint 10 %. Certaines études antérieures ont montré qu'il pouvait monter jusqu'à 16 % en l'absence de traitement préventif. "La première des choses à faire serait donc, recommande Joep Lange, principal investigateur de l'étude et président de l'International Aids Society, de traiter les adultes infectés par trithérapie. Mais, au moins, peut-on proposer ce traitement préventif aux femmes séropositives qui désirent malgré tout allaiter leur enfant."

Le Monde : http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3244--328053-,00.html

Un régime riche en graisses augmente le risque de cancer du sein
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Un régime alimentaire riche en graisses, et surtout en graisses saturées, peut multiplier par deux le risque de développer un cancer du sein chez la femme, avance une étude scientifique britannique qui confirme ce que les médecins soupçonnaient depuis longtemps sans avoir pu le prouver. La théorie d'un lien entre la consommation de graisses saturées - contenues dans les produits d'origines animales comme les produits laitiers ou la viande - et l'apparition d'un cancer du sein existe depuis les années 1970, sans que les scientifiques n'aient jamais pu la confirmer clairement. Mais l'étude réalisée par des chercheurs de l'université de Cambridge en Angleterre et publiée cette semaine par la revue médicale britannique "The Lancet" a employé une méthode plus efficace pour comprendre le rôle du régime alimentaire, observe le Dr Clio Riboli, qui dirige la division nutrition et cancer de l'Agence internationale de recherche sur le cancer des Nations unies. Les chercheurs ont en effet demandé à 13.070 femmes de remplir un agenda dans lequel elles devaient reporter tout ce qu'elles avaient mangé en une semaine, en plus du questionnaire sur leurs habitudes alimentaires. Cet agenda, plus précis que le questionnaire, a permis de mettre en valeur l'importance des graisses saturées dans l'apparition du cancer, alors que le questionnaire de fréquence alimentaire n'a pas révélé de résultats probants, à l'instar des recherches précédentes. Sur les 13.070 femmes interrogées par les chercheurs entre 1993 et 1997, 840 cas ont été retenus, dont 168 ont effectivement développé un cancer du sein, les autres étant bien portantes. Les chercheurs les ont réparties dans cinq groupes, selon la quantité de graisse ingérée chaque jour, et ont noté que les femmes consommant le plus de gras saturé étaient également celles qui étaient le plus susceptibles de développer la maladie. Parmi les 170 femmes du groupe de celles qui avaient le régime le moins gras, 24 avaient contracté un cancer (14 %), contre 35 sur les 170 qui en consommaient le plus (20 %). Une fois isolés les facteurs prédisposant au cancer comme le poids ou les calories consommées, les scientifiques ont calculé que le risque de développer un cancer était deux fois plus important pour les femmes qui consomment beaucoup de graisses saturées que pour celles qui en consomment le moins. Le cancer du sein est la maladie mortelle la plus fréquente chez les femmes des pays développés, qui ont entre 8 et 11 % de risques de contracter cette maladie au cours de leur vie.

Lancet :

http://www.thelancet.com/journal/vol362/iss9379/full/llan.362.9379.talking_point...

Manger de la pizza réduit le risque de certains cancers
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Manger de la pizza réduit sensiblement le risque de certains cancers, affirme une étude épidémiologique à paraître dans la revue International Journal of Cancer. L'enquête a été menée par l'institut pharmacologique de Milan (nord) auprès de 3.315 Italiens atteints d'une tumeur de l'appareil digestif ou de la gorge. Leurs habitudes alimentaires ont été passées au crible et comparées avec celles d'un échantillon de près de 5.000 patients atteints d'autres affections. Résultat, ceux qui consomment de la pizza une à plusieurs fois par semaine sont moins touchés par le cancer, que ceux qui n'en mangent jamais. Les risques d'une tumeur de l'appareil buccal, de l'oesophage et du colon diminuent ainsi respectivement de 34 %, 59 % et 26 %, selon les chiffres cités par le journal italien. "On savait que la sauce tomate pouvait être considérée comme un aliment protecteur contre certaines tumeurs, mais nous ne nous attendions pas à ce que la pizza, comme aliment complet, puisse apporter une protection aussi forte", a commenté Silvano Gallus, biostatisticien et coordinateur de la recherche. "Il n'est pas dit que le responsable de ce résultat soit seulement la pizza", a tempéré cependant l'épidémiologiste milanais, Carlo La Vecchia. Il rappelle que les bénéfices de la tomate sont connus depuis longtemps, car elle est riche en anti-oxydant. D'autre part, souligne-t-il, "la pizza pourrait simplement être un indice d'un style de vie et d'alimentation, à savoir la version italienne du régime méditerranéen", riche en huile d'olive, fibres, légumes, fruits, farine et autres produits échappant à une élaboration industrielle.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030720/202/3b7no.html

Le premier greffé de la langue va bien
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Une équipe de l'hôpital général de Vienne a réalisé le 1 juillet la première greffe de langue sur un être humain dans l'histoire de la médecine. Des greffes sur cet organe n'avaient été pratiquées jusqu'à lors que sur des animaux. Le patient, un homme de 42 ans, souffrait d'une tumeur maligne dans la bouche, qui a nécessité de lui enlever la langue et de lui en greffer une nouvelle. L'opération a duré près de quatorze heures. Le greffé se porte bien. S'il ne peut pas bouger la langue actuellement, il pourra à terme parler et manger normalement. Seul inconvénient : il n'est pas certain de retrouver la sensation de goût. Les risques d'infection demeurent élevés d'où des soins intensifs pendant les deux semaines post-opératoires. "Le foie et les reins sont des organes complexes mais la langue est juste un muscle, cela devrait marcher", a commenté le docteur Rolf Ewers, qui a dirigé l'opération. La langue n'ayant aucune fonction vitale, la réussite de la greffe reste difficile à établir, a précisé un autre membre de l'équipe viennoise. Les médecins surveilleront donc la couleur de l'organe pour s'assurer que les flux sanguins fonctionnent correctement.

TF1 : http://www.tf1.fr/news/sciences/0,,1115953,00.html

Quand les virus ne peuvent plus se cacher
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Virus et autres bactéries n'ont plus qu'à bien se tenir. Même en faible quantité, ils ne pourront plus passer inaperçus. En effet, des biocapteurs luminescents, mis au point par des chercheurs américains de l'Institut de Technologie du Massachusetts (MIT) permettraient de détecter rapidement la présence d'agents pathogènes. En modifiant génétiquement des lymphocytes B, Todd H. Rider, auteur des travaux, et ses collègues, ont amplifié leur capacité à reconnaître des agents pathogènes. Pour ce faire, les chercheurs ont introduit dans le noyau de ces cellules, le gène d'une protéine bioluminescente de méduse sensible à la présence de calcium, ainsi que ceux d'anticorps spécifiques à un ou plusieurs virus. Lorsque ces leucocytes sont mis en contact avec un virus, leur taux de calcium interne augmente rapidement et active la protéine, qui éclaire la cellule. Ces travaux, publiés dans la revue Science du 11 juillet 2003, arrivent juste au moment où le SRAS n'est plus qu'un mauvais souvenir. Cependant cette nouvelle méthode de détection pourrait servir dans un proche avenir à l'aide au diagnostic médical ainsi qu'à la surveillance des eaux et de l'alimentation.

Science&Avenir :

http://permanent.sciencesetavenir.com/sci_20030710.OBS3474.html

Les malfaiteurs peuvent être trahis par leur odeur
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Un délinquant peut être trahi par son odeur aussi sûrement que par ses empreintes digitales grâce à l'"odorologie", une technique scientifique venue d'Europe de l'Est et expérimentée sur le terrain après deux ans d'études de la Police technique et scientifique (PTS). Ces signatures olfactives, qui peuvent être décelées seules ou au milieu d'autres, aujourd'hui ou dans dix ans, sont "des molécules que chacun d'entre nous dépose là où il passe", précise un responsable de la PTS. "Chaque être humain possède une odeur spécifique, qui n'appartient qu'à lui", poursuit-il. L'"odorologie" a été mise au point il y a une quinzaine d'années en Europe de l'Est, notamment en Hongrie où la technique est désormais considérée comme un élément de preuve par l'instance judiciaire suprême. Sur une "scène d'infraction, un technicien muni de bandes d'un tissu spécial, recueille les traces odoriférantes laissées à tous les endroits où l'auteur est susceptible d'en avoir déposée", explique le responsable policier français. Ces bandes sont placées dans un bocal stérile, scellées, et stockées au siège de la PTS, à Ecully, près de Lyon dans le Rhône. Conservées dans ces conditions, l'odeur imprègnera le tissu "au moins cinq ans, et jusqu'à dix ans", permettant dans ce laps de temps de la comparer avec la "signature olfactive" d'un suspect. Interpellé, ce dernier devra tenir "pendant dix à quinze minutes" une autre bande de ce tissu spécial, à son tour placée dans un bocal stérile, selon le même protocole "extrêmement précis et rigoureux". A Ecully, un chien spécialement formé sera chargé de reconnaître entre plusieurs la bande dont l'odeur correspond éventuellement à celle relevée sur le lieu de l'infraction. En cas de résultat positif, le chien "s'arrête et se couche devant le bocal concerné." L'opération est renouvelée plusieurs fois avec les bocaux placés dans un ordre différent. En cas de résultat positif, un second chien est sollicité. S'il arrive à la même conclusion, la présence du suspect sur les lieux de l'infraction sera établie. En France, cela ne suffira cependant pas pour incriminer une personne d'un crime ou d'un délit. "Mais c'est un élément parmi d'autres, et cela nous aide", explique le policier français. Au début 2003, cette technique a été expérimentée avec succès sur le terrain. Des techniciens ont recueilli les odeurs laissées sur les sièges d'un véhicule impliqué dans une affaire criminelle. Une fois les suspects arrêtés, l'"odorologie" a été concluante pour l'un d'eux. "Des aveux ont confirmé" les soupçons, se félicite le responsable de la police scientifique. En France, un maître-chien et deux bergers allemands se sont rendus en Hongrie pour être formés, et un deuxième policier et ses bêtes viennent de partir à Budapest, ajoute-t-il. Des enquêteurs seront également formés dans les mois qui viennent dans différentes directions régionales de Police judiciaire, tant pour recueillir les traces que pour les exploiter.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/030713/202/3avff.html

Un organe artificiel externe au secours des insuffisants rénaux
Samedi, 26/07/2003 - 00:00

Aux Etats-Unis, 400 000 personnes souffrent de problèmes rénaux chroniques. Peu d'options existent à l'heure actuelle pour les soigner : dans les cas les plus graves la transplantation - mais les listes de demandeurs sont longues et les donneurs en nombre insuffisant -, et en attendant la dialyse, jusqu'à six fois par semaine. Dans ce contexte, les résultats d'un essai clinique pour un rein bioartificiel externe, mené l'hiver dernier, apparaissent encourageants. Le dispositif, mis au point à l'Université du Michigan après dix années de recherche, consiste en un étui contenant un milliard de cellules rénales humaines vivantes à l'intérieur de 4000 fibres de plastique creuses et translucides. Car si les machines à dialyse filtrent bien le sang, elles ne peuvent imiter les fonctions métaboliques d'un organe aussi complexe que le rein. D'où l'idée de confier la tâche aux cellules rénales elles-mêmes, selon une organisation aussi proche que possible de celle que l'on connaît in vivo. Au cours du premier test réalisé chez l'homme, 10 patients très sévèrement atteints ont bénéficié du nouvel appareil ; six ont survécu alors que leurs chances avaient été évaluées à guère plus de 10 à 20 %. A terme, ce rein artificiel externe pourrait être utilisé comme soutien temporaire à la dialyse traditionnelle afin d'améliorer la qualité de vie des patients et leur espérance de vie. En cas d'agrément de la Food and Drug Administration, la société Nephros Therapeutics, à qui a été confiée la phase de développement, prévoit une possible mise sur le marché d'ici trois ans. WSJ :

http://online.wsj.com/article/0,,SB105724026475789400,00.html?mod=alth_home_stor...

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